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Électricité : une hausse de production de 5 %… vraiment?

17. August 2026 um 14:14

Alors que les Tunisiens subissent une nouvelle vague de délestages et de coupures de courant à répétition en plein été, le bilan officiel de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONE) tente de rassurer avec des chiffres au vert.

Ainsi, à fin juin 2026, l’observatoire fait état d’une hausse de la production nationale d’électricité de 5 % pour atteindre 9 550 GWh (autoproduction renouvelable incluse), contre 9 058 GWh un an plus tôt. Mais sur le terrain, cette augmentation théorique ne suffit manifestement pas à masquer les fragilités d’un réseau à bout de souffle.

Dépendance persistante et transition renouvelable à la traîne

Malgré cette progression, le pays reste incapable d’assurer son autonomie énergétique lors des pics de consommation. Les achats d’électricité auprès de l’Algérie ont ainsi dû couvrir 10 % des besoins du marché local sur les six premiers mois de l’année.

Pendant ce temps, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) conserve un quasi-monopole archaïque, canalisant 91 % de la production nationale. Une hégémonie qui freine la diversification : la part des énergies renouvelables plafonne à un modeste 9,2 % de la production globale. L’effort repose encore largement sur les initiatives privées, avec 500 MW de toitures photovoltaïques installées par le secteur résidentiel et 130 MW dans l’industrie, le tertiaire et l’agriculture.

Surchauffe du réseau et recul de l’activité industrielle

Pendant que la pointe de consommation a bondi de 5 % pour atteindre 4 750 MW (contre 4 531 MW à fin juin 2025), la demande industrielle, elle, envoie des signaux inquiétants sur la santé économique du pays :

  • Industrie chimique et pétrolière : les ventes d’électricité s’effondrent de 5 %.

  • Matériaux de construction : recul des ventes de 2 %.

  • Consommation globale HT/MT : une baisse de 5 % des ventes pour la haute tension, compensée seulement par une timide hausse de 1 % en moyenne tension.

Seuls le secteur du papier/édition (+8 %) et le pompage agricole (+6 %) enregistrent une hausse d’activité — ce dernier chiffre traduisant surtout l’aggravation du stress hydrique et la nécessité d’irriguer davantage.

Flou artistique sur la consommation des ménages

Alors que la population paie le prix fort des pannes répétées, l’ONE admet à demi-mot son incapacité à mesurer la consommation réelle des ménages. Basées sur une facturation bimestrielle dont près de la moitié des montants est simplement « estimée », les statistiques officielles pour la basse tension (dont 75 % est absorbé par le résidentiel) restent approximatives.

Entre hausses de production théoriques, dépendance aux importations et opacité des données de consommation, le constat demeure amer : la gestion actuelle peine à garantir aux usagers et aux entreprises la continuité d’un service public pourtant fondamental.

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Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026

16. August 2026 um 10:12

Les estimations issues des comptes nationaux trimestriels de la Tunisie montrent que le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance au taux de 2,3% sur un an au cours du deuxième trimestre de 2026.

C’est ce que signale l’Institut national de la statistique (INS) dans son rapport périodique sur la croissance économique, ajoutant que le PIB en volume, au cours de la même période, et en glissement trimestriel, c’est-à-dire par rapport au premier trimestre de 2026, a augmenté de 1,4%.

S’agissant des variations trimestrielles, le PIB a enregistré une croissance de 1,4 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre de la même année.

Sur cette base, le PIB a enregistré une croissance de 2,4 % au cours du premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année précédente.

Les activités agricoles ont enregistré une accélération de leur croissance au cours du deuxième trimestre 2026, le volume de la valeur ajoutée du secteur progressant de 5,5 % en glissement annuel.

Ce secteur a contribué à hauteur de 0,51 point de pourcentage au taux de croissance de 2,3 % enregistré pour le PIB.

De même, les activités de services ont maintenu une dynamique de croissance positive au cours du deuxième trimestre de l’année en cours ; le volume de la valeur ajoutée a augmenté de 1,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025, contribuant pour 1,18 point de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+4,6 %), de l’information et de la communication (+3,5 %) et des transports (+1,7 %).

S’agissant des industries manufacturières, le volume de la valeur ajoutée a progressé de 0,9 % au cours du deuxième trimestre 2026, porté par la croissance de l’agroalimentaire (2,1 %), des industries mécaniques et électriques (1,6 %) et des industries diverses (3,7 %).

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets a enregistré un recul de 1,7 % de sa valeur ajoutée ; ce repli est principalement imputable à la baisse de la valeur ajoutée dans le secteur minier et dans celui de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse respective de 9,6 % et de 1,1 %.

Dans l’ensemble, le secteur industriel a enregistré une croissance de 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Celui de la construction a également affiché une croissance positive, le volume de la valeur ajoutée augmentant de 3,6 % en glissement annuel par rapport au deuxième trimestre de 2025.

La répartition du PIB par composante de la demande pour le troisième trimestre 2026 fait apparaître une hausse de 3,3 % du volume de la demande intérieure — incluant les dépenses de consommation et la formation brute de capital fixe (investissement) — par rapport au deuxième trimestre 2025 (en glissement annuel). Cette évolution positive a contribué à hauteur de 3,61 points de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

À l’inverse, le solde du commerce extérieur a contribué par une baisse de -1,33 point de pourcentage à ce taux de croissance du PIB. Cette situation s’est inscrite dans un contexte de progression de 10,4 % du volume des exportations de biens et services et de 11,2 % du volume des importations au cours de la même période.

Le rapport en arabe.

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La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA

15. August 2026 um 09:08

Dans un contexte électrique déjà tendu, avec les récents délestages qui se sont traduits par des coupures intempestives d’électricité en pleine canicule d’été, la Tunisie a-t-elle les moyens de suivre la cadence de développement des data centers à travers le monde… SANS production électrique à la hauteur de ses ambitions ? (Photo: DataXion).

Naamen Bouhamed *

La Tunisie vient de traverser, durant les 15 premiers jours de juillet 2026, un épisode de délestage électrique sans précédent dans son histoire. Bien que le pays affiche un taux d’électrification de 100 % à l’échelle nationale, ce qui le place parmi les nations les mieux équipées pour fournir une électricité fiable et sécurisée à l’ensemble de sa population, cette crise a révélé des fragilités structurelles insoupçonnées.

Ce délestage, provoqué par une combinaison de facteurs (vague de chaleur exceptionnelle, pic de consommation, et rupture de la connexion avec le fournisseur algérien) met en lumière les besoins actuels et futurs en production électrique. Ces besoins ne concernent pas seulement la vie quotidienne, mais aussi les exigences stratégiques du développement économique et industriel, alors que le pays ambitionne de devenir un acteur régional majeur de l’IA.

Production actuelle et défis à venir

La Tunisie produit actuellement 7 500 GWh (soit 7,5 TWh) par an, avec un déficit estimé à 1 500 MW en puissance installée pour répondre à la demande actuelle. Mais la question centrale est : que deviendront ces équilibres face à la montée en puissance des Data Centers ? 

Selon certaines projections, ces infrastructures pourraient absorber 30 à 50 % de la production nationale d’électricité, au détriment des besoins des populations et du tissu économique.

Comparaisons internationales : des signaux d’alerte

En Irlande, les data centers devraient représenter 30 % de la consommation électrique du pays d’ici 2028–2030, selon les projets en cours dans ce secteur.

La France, avec 264 data centers, consomme environ 8,5 TWh par an, soit 2 % de sa consommation totale, dont 90 % alimentés par le parc nucléaire.

La consommation électrique de Google est désormais proche de celle de la Grèce. En 2025, le moteur de recherche a signé un volume record de contrats d’énergie décarbonée (12 GW), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie.

Amazon, le premier acheteur mondial d’énergies renouvelables, investit également dans de petits réacteurs nucléaires (SMR) et revendique plus de 52 000 camions électriques.

Une demande mondiale en explosion

Selon le rapport thématique 2026 d’Omnegy, la consommation mondiale des data centers pourrait atteindre 950 TWh en 2030, contre 485 TWh en 2025 et 415 TWh en 2024, soit une hausse de 17 % par an.

La demande électrique des data centers progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation mondiale d’électricité.

Le rapport du Capgemini Research Institute, “AI meets the grid: shaping the data center power play’’, mené auprès de dirigeants de l’énergie et des data centers dans 21 pays, souligne :

– l’augmentation rapide de la demande d’électricité ;

– les contraintes croissantes pour les gestionnaires de réseaux ;

– l’essor de la production d’énergie sur site ;

– l’évolution du mix énergétique (renouvelables, gaz, SMR) ;

– le potentiel de l’IA pour optimiser les réseaux électriques.

Moratoires et résistances aux États-Unis et en Europe

A New York, la gouverneure Kathy Hochul a décrété un moratoire sur les data centers de plus de 50 MW. On recense aujourd’hui 86 moratoires dans 35 États américains.

Au Texas, en août 2026, le gouverneur Greg Abbott a ordonné un examen de tous les projets de data centers en attente de raccordement, et suspendu l’ensemble des nouveaux projets. La file d’attente pour le raccordement dépasse 474 GW, dont 90 % pour des data centers — soit plus de cinq fois la demande maximale jamais enregistrée par le réseau texan en plein été.

En France, deux décisions judiciaires récentes ont marqué les esprits : à Alixan (Drôme), suspension du permis de construire du projet Sesterce (1,5 milliard d’euros, 40 à 80 MW) par le tribunal administratif, en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental ; et au Bourget (Seine-Saint-Denis), annulation du permis de construire d’un projet similaire : Segro.

L’ Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), dans sa 5e enquête annuelle intitulée “Pour un numérique soutenable, alerte sur:

– une hausse de 38 % de la consommation électrique des data centers en trois ans, atteignant 2,7 TWh en 2024 (+12 % sur un an) ;

– des prélèvements d’eau de 575 000 m³ en 2024, en quasi-totalité potable, générant des conflits d’usage locaux.

La pollution provoquée par les géants du numérique

Selon une enquête du Monde (juillet 2026) :

– Google a vu ses émissions totales augmenter de 82 % depuis 2019, atteignant 18,8 millions de tonnes équivalent CO₂ en 2025, malgré un engagement de réduction de moitié d’ici 2030 ;

– Amazon a enregistré une hausse de 58 % sur la même période, avec 80,85 millions de tonnes équivalent CO₂, malgré une promesse de neutralité carbone pour 2040.

Et la Tunisie dans cette course ?

Les investissements dans les data centers en Afrique sont estimés à plus de 9 milliards de dollars d’ici 2031.

La Tunisie ambitionne d’en capter une part significative pour devenir une porte d’entrée de l’IA en Afrique et dans le monde arabe. Mais à quel prix ?

Qu’en est-il de l’état des lieux des data centers (existants ou en projet) en Tunisie ?

Un data center de 1 MW équipé de refroidisseurs à eau peut consommer jusqu’à 68 000 litres d’eau douce par jour.

La Tunisie prévoit de porter la part de l’eau dessalée à 28 % d’ici 2028, puis 35 % d’ici 2030. Mais ces investissements publics posent question : Qui paiera ? À quel coût ? Les financements seraient-ils suffisants ?

Les data centers dédiés à l’IA redessinent toute la chaîne de valeur de l’électricité. La question stratégique est la suivante :

Faut-il investir massivement dans des infrastructures physiques (data centers) qui coûteront des milliards, avec un retour sur investissement risqué ? Ou faut-il plutôt miser sur le capital humain ? Ou faut-il miser sur un mix-hybride ?

La Tunisie dispose d’un vivier d’ingénieurs talentueux, reconnus dans le monde entier. Plutôt que de rivaliser sur les infrastructures lourdes, ne devrait-elle pas :

– renforcer ses besoins propres stratégiques en data centers ;

– renforcer ses écoles d’ingénieurs ;

– former une nouvelle génération d’experts en IA ;

– offrir des perspectives d’emploi à forte valeur ajoutée ;

– développer une filière d’énergies propres (solaire, nucléaire au thorium) ?

L’électricité est le facteur clé de cette course. Mais la valeur ajoutée ne réside-t-elle pas davantage dans les compétences que dans les bâtiments ?

Proposition de stratégie alternative : la Tunisie pourrait valoriser ses ingénieurs et ses centres de formation publics et privés. Elle pourrait également développer massivement l’énergie solaire et explorer une filière nucléaire innovante, notamment les réacteurs à sels fondus au thorium, sans déchets radioactifs à base d’uranium.

Ainsi, la Tunisie deviendrait un acteur majeur des énergies propres en Afrique, tout en offrant une expertise très recherchée. Elle préserverait ses ressources en eau et en électricité pour des usages prioritaires : agriculture, industrie, et besoins stratégiques nationaux en IA.

Talon d’Achille de la Tunisie : la fuite des talents

La souveraineté numérique ne se construit pas sans ingénieurs. La Tunisie forme parmi les meilleurs talents de la région, mais plus de 60 % des diplômés en informatique, et notamment les plus compétents, quittent le pays dans les cinq ans suivant leur formation.

Donc, aucune infrastructure nationale ne sera durable sans salaires compétitifs, incitations fiscales et parcours attractifs de carrière dans la fonction publique numérique.

Le paradoxe est saisissant : le pays mise sur le capital humain pour sa stratégie IA, mais ce capital fuit à l’étranger. Dans la course à l’IA, la Tunisie est déjà un vivier de talents pour les géants mondiaux, sans bénéficier de la valeur ajoutée sur le plan local.

A suivre…

* Expert en développement international, Ceo Alwen International – France.

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Tunisie : le déficit énergétique s’envole à 7 milliards de dinars

14. August 2026 um 13:57

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie s’est fortement creusé au premier semestre 2026. Il est passé de 5,175 milliards de dinars à fin juin 2025 à 7 milliards de dinars à fin juin 2026, soit une hausse de 35%, en tenant compte de la redevance sur le gaz algérien exporté.

Selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié vendredi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines, cette évolution intervient dans un contexte marqué à la fois par une progression des échanges énergétiques à l’import comme à l’export.

Les exportations de produits énergétiques ont augmenté de 38% en valeur, tandis que les importations ont progressé de 36% sur la même période.

Le pétrole, le dollar et les volumes au cœur de l’évolution

Les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie restent particulièrement sensibles à trois principaux facteurs : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar et les cours du Brent.

Le Brent constitue en effet la référence pour l’indexation des prix du brut importé et exporté ainsi que pour ceux des produits pétroliers.

Au cours du mois de juin 2026, les cours du Brent ont ainsi enregistré une hausse de 14 dollars par baril par rapport à juin 2025. Cette progression s’explique notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, ainsi que par les risques qui pèsent sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz.

Un dinar quasi stable face au dollar

À l’inverse, le taux de change du dinar tunisien face au dollar américain, principale devise utilisée dans les échanges de produits énergétiques, est resté quasi stable en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.

L’évolution du déficit énergétique apparaît ainsi principalement liée à la dynamique des échanges et à l’évolution des cours internationaux du pétrole, dans un contexte où la facture énergétique continue de peser lourdement sur les équilibres commerciaux de la Tunisie.

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Énergie en Tunisie : 400 entreprises concentrent 70% de la consommation industrielle

11. August 2026 um 18:33

Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique, une grande partie des économies possibles se trouve dans seulement 400 entreprises. L’exemple d’une cimenterie ayant investi 40 millions de dinars pour économiser 15 millions par an montre l’importance du potentiel encore disponible.

Sur près de 5000 établissements industriels recensés en Tunisie, 400 grandes entreprises absorbent environ 70% de la consommation énergétique du secteur. Ces données ont été communiquées, mardi 11 août 2026 à la TAP, par Mohamed Ali Safi, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Ces grands consommateurs dépassent chacun 800 tonnes équivalent pétrole par an. Selon le responsable, les programmes d’audit énergétique obligatoire et de cogénération menés auprès des entreprises concernées ont permis de réduire leur facture énergétique d’environ 30% et leur consommation d’énergie primaire de 35%.

Cette concentration signifie qu’une action ciblée sur seulement 8% des établissements pourrait produire des effets importants à l’échelle de l’industrie. L’enjeu concerne à la fois la maîtrise de la demande nationale, les coûts de production et la compétitivité des entreprises.

Une cimenterie économise 15 millions de dinars par an

L’ANME cite notamment un projet de récupération de chaleur résiduelle réalisé dans une cimenterie tunisienne. L’investissement, estimé à 40 millions de dinars, a permis d’économiser environ 15 millions de dinars par an et de réduire de 30% la consommation électrique de l’usine.

Le montant investi aurait ainsi été récupéré en moins de deux ans. Les études techniques évaluent à 80 mégawatts le potentiel cumulé de projets comparables dans l’ensemble du secteur cimentier.

La récupération de chaleur consiste à capter l’énergie thermique dégagée par les procédés industriels afin de la convertir notamment en électricité.

Des garanties pour financer les projets

Une convention avec la Société tunisienne de garantie prévoit un mécanisme couvrant 75% du principal des crédits, moyennant une commission ne dépassant pas 2%. Le dispositif vise principalement les PME confrontées aux difficultés de financement et de mobilisation de fonds propres.

Les équipements d’efficacité énergétique peuvent également bénéficier d’une TVA réduite à 7% et de droits de douane ramenés à 10%.

L’échéance du carbone européen

La Tunisie développe parallèlement une feuille de route industrielle de décarbonation. Une aide du Fonds de transition énergétique peut couvrir 70% du coût des études de comptabilité et d’empreinte carbone, dans la limite de 70.000 dinars. La plateforme numérique « DecarboTech » permet aussi aux entreprises de réaliser une première autoévaluation.

Ces mesures doivent notamment aider les exportateurs à répondre aux exigences du mécanisme carbone européen, entré dans sa phase définitive le 1er janvier 2026. Le ciment, les engrais, le fer, l’acier et l’aluminium figurent parmi les secteurs concernés.

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Le secteur automobile allemand va mal

08. August 2026 um 07:14

Face à la montée irrépressible des voitures chinoises et à la crise énergétique induite par le boycott européen du gaz bon marché russe, certains constructeurs automobiles allemands sont obligés de licencier une partie de leur personnel qui n’est pas lié à la production, d’autres vont jusqu’à licencier des ouvriers de production.

Habib Glenza, à Lodz.

L’effondrement de l’économie allemande a commencé après la décision de l’UE de boycotter le gaz russe, très bon marché. Cette décision lourde de conséquences rentre dans le cadre des sanctions européennes à l’encontre de la Russie. Les droits de douane imposés par Trump et la guerre au Moyen-Orient ont littéralement mis à genoux la première économie européenne, jadis prospère grâce à l’énergie russe bon marché.

Entre-temps les voitures chinoises ont envahi le monde entier avec des prix qui défient toute concurrence.

Pour réduire le coût de production, certains constructeurs allemands sont obligés de licencier une partie du personnel qui n’est pas lié à la production, d’autres vont jusqu’à licencier des ouvriers de production.

Le constructeur BMW prévoit de supprimer 8 000 emplois d’ici fin 2027. C’est l’entreprise qui a annoncé son plan de licenciements qui commencera à être mis en œuvre à partir d’octobre 2026 et s’achèvera à la fin de l’année prochaine.

Un plan de départs volontaires pour réduire les coûts de production 

Les personnes concernées par cette suppression sont tous les employés des usines du constructeur munichois en Allemagne qui n’occupent pas des postes directement liés à la production. Autrement dit, les victimes directes seront les employés de bureau. L’idée est d’offrir à près de la moitié de son personnel en Allemagne la possibilité d’adhérer à un plan de départs volontaires et ainsi d’atteindre l’objectif de 8 000 emplois en moins.

Un plan de réduction des effectifs qui permettra à BMW de réaliser des économies substantielles, le constructeur estimant qu’il réduira ses coûts de personnel 

Actuellement, selon les données publiées par le Wall Street Journal, environ 84 000 des 154 000 employés de BMW travaillent en Allemagne. BMW rejoint ainsi la liste croissante des entreprises du secteur automobile, qui traverse en Allemagne l’une de ses pires périodes.

Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes suppriment des emplois           

Le constructeur automobile munichois emboîte le pas à d’autres comme Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes, qui ont annoncé ces derniers mois des plans de réduction d’effectifs.

Le principal facteur déclencheur de cette crise dans le secteur automobile allemand est le marché chinois, devenu l’un des principaux concurrents des entreprises allemandes.

Les droits de douane imposés par les États-Unis et la crise au Moyen-Orient aggravent également les difficultés auxquelles est confronté le secteur, l’un des piliers historiques de l’économie allemande qui, ces derniers temps, subit des coups de plus en plus durs et s’effondre de plus en plus.

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

25. Juli 2026 um 20:37

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

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BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen

22. Juli 2026 um 12:58

Angesichts der zunehmenden Stromausfälle und der wachsenden Kritik an der Außen-Kommunikation der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) hat eine Gruppe junger Entwickler eine partizipative App Mehr

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Deutscher Porzellanriese BHS Tabletop will sich in Tunesien ansiedeln

22. Juli 2026 um 11:25

Mit der Ansiedlung der deutschen Unternehmensgruppe BHS Tabletop sollen in Tunesien mehr als 500 Arbeitsplätze entstehen. Der Hersteller hochwertiger professioneller Porzellanprodukte plant dort eine Investition Mehr

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Erneuter großer Stromausfall in Tunesien: Eine Nacht voller Hitze, Angst und Wut

15. Juli 2026 um 17:36

Eine schwüle Nacht, ganze Städte im Dunkeln, stillstehende Aufzüge, Einwohner ohne Informationen und dringend benötigte Rettungskräfte. In der Nacht vom Dienstag, den 14., auf Mittwoch, Mehr

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La Tunisie lance son premier classement des entreprises les plus performantes sur le plan énergétique

01. Juli 2026 um 11:26

Comment distinguer une entreprise réellement performante sur le plan énergétique d’une autre qui se contente d’afficher de bonnes intentions ? C’est à cette question que veut répondre le Grand Prix de la Performance Énergétique (GPPE), officiellement lancé lundi 29 juin 2026. Présenté comme une première en Tunisie, ce nouveau dispositif entend mesurer, comparer et récompenser...

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Commerce extérieur : ce que nos déficits et nos excédents disent de l’économie tunisienne

23. Juni 2026 um 09:15

À fin mai 2026, le déficit commercial tunisien a atteint 10,42 milliards de dinars, un record pour les cinq premiers mois de l’année. Derrière ce chiffre se dessine pourtant une réalité plus nuancée. Les statistiques du commerce extérieur montrent une économie capable de dégager des excédents industriels et agricoles sur plusieurs marchés, mais toujours dépendante...

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Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse : la vulnérabilité de la Tunisie s’aggrave

18. Juni 2026 um 16:33

Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse, déficit commercial qui se creuse et facture pétrolière toujours plus exposée aux tensions géopolitiques : les chiffres révélés par le ministère de l’Industrie confirment que la vulnérabilité énergétique de la Tunisie continue de s’aggraver. Le ministère vient de publier son rapport sur la conjoncture énergétique à fin...

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Wasserversorgung: Unterbrechungen und Störungen – So entwickelt sich die Lage!

08. April 2026 um 16:25

Das Tunesische Observatorium für Wasser (Observatoire Tunisien de l’Eau) gab bekannt, dass im Laufe des Monats März 2026 insgesamt 167 Unterbrechungen und Störungen in der Mehr

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Gafsa setzt auf Windkraft – eine Premiere im Süden Tunesiens

13. Januar 2026 um 17:52

Die Energiewende erreicht im Süden des Landes eine neue Etappe. Am Dienstag, 13. Januar 2026, fand am Sitz der Provinzverwaltung von Gafsa eine Arbeitssitzung statt, Mehr

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Kairouan: Photovoltaikanlage von Metbassta (Sbikha) geht in Betrieb

18. Dezember 2025 um 15:31

Am 16. Dezember 2025 wurde in Metbassta, Sbikha, im Gouvernorat Kairouan eine neue Photovoltaikanlage mit einer Leistung von 100 MW in Betrieb genommen. Es handelt Mehr

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SONEDE: Gigantischer Plan zur Erneuerung der Wassernetze für 2026-2030

24. November 2025 um 18:27

Angesichts eines alternden Netzes und steigender Anforderungen bereitet SONEDE ein nationales Modernisierungsprogramm der Wassernetze vor. Betroffen sind mehr als 59.000 km Leitungen, mit erheblichen Investitionen Mehr

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Kairouan: Solarkraftwerk Sbikha geht Ende November 2025 ans Netz

07. November 2025 um 14:18

Im Herzen des Gouvernorates Kairouan steht Tunesien kurz vor einem wichtigen Schritt in seiner Energiewende. Die 230 Megawatt-Photovoltaikanlage von Sbikha, die größte des Landes, wird Mehr

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