Hammamet, capitale des musiques du monde pendant 34 jours
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Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.
M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.
Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.
M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.
Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.
Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.
Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.
Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.
Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.
L’article Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La cheffe du département des Finances a demandé aux banques et institutions financières de maintenir leur mobilisation en faveur du Trésor, en participant aux prochaines émissions de bons prévues jusqu’à la fin de l’année, sans toutefois s’écarter des règles prudentielles ni des seuils de solidité financière qui encadrent leur activité. En réponse, selon un communiqué diffusé par le ministère, les représentants du secteur ont confirmé leur volonté d’accompagner l’État dans la préservation des équilibres financiers du pays.
Contacté par l’agence TAP, l’analyste financier Arbi Ben Bouhali, spécialiste de la gestion d’actifs, situe cette rencontre dans une stratégie plus large : celle d’un exécutif cherchant à sécuriser davantage de souscriptions aux titres publics pour couvrir ses besoins des prochains mois. Alors que les marges de manœuvre en matière de financement restent étroites et que les dépenses de l’État continuent de progresser.
Il rappelle que cette initiative intervient peu après une autre réunion, entre le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et les patrons des banques commerciales, au cours de laquelle il avait au contraire plaidé pour davantage de crédits vers le secteur privé, jugés indispensables à l’investissement et à la croissance. Les banques se retrouvent ainsi tiraillées entre deux priorités difficilement conciliables : soutenir les finances de l’État et continuer d’irriguer le tissu économique.
D’après l’expert, ces tensions budgétaires trouvent leur origine dans plusieurs éléments cumulés : un déficit qui perdure depuis des années, une facture de subventions – énergie et produits de base – toujours plus lourde, et des rentrées fiscales insuffisantes, conséquence directe du poids de l’économie informelle, évaluée à près de 40 % de l’activité nationale. Ce phénomène priverait, selon ses calculs, le budget de l’État d’environ 12 milliards de dinars de recettes fiscales chaque année.
Sur le financement monétaire, il relève que la Banque centrale a injecté environ 25 milliards de dinars dans l’économie sur les trois dernières années, au rythme de 7 milliards, puis 7 milliards, puis 11 milliards, afin de répondre aux besoins de l’État. Une pratique que plusieurs institutions financières internationales ont régulièrement critiquée, y voyant un facteur de risque inflationniste.
Le secteur bancaire commercial n’aborde pas cette période dans une position confortable. M. Ben Bouhali souligne qu’il a déjà consenti plus de 33 milliards de dinars de financements à l’État sur la seule année 2025, tout en portant un stock de créances douteuses avoisinant les 19 milliards de dinars, soit 16 % de l’encours total des crédits. À cela s’ajoute une masse de liquidités estimée à 28 milliards de dinars circulant en dehors du circuit bancaire formel.
L’expert estime donc que si les liquidités disponibles continuent d’être massivement absorbées par les bons du Trésor, les banques verront leur capacité à prêter aux entreprises privées se réduire davantage – un mécanisme que les économistes désignent sous le terme d’« effet d’éviction ». Les conséquences pourraient se traduire par un ralentissement de l’investissement, de la production, et in fine de la création d’emplois.
Face à ce constat, Arbi Ben Bouhali estime que seules des réformes de fond permettraient de desserrer cet étau : maîtrise des dépenses publiques, révision du système de subventions, élargissement de l’assiette fiscale et intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel. Ces chantiers, précise-t-il, sont la condition pour alléger le recours de l’État à l’emprunt intérieur et redonner aux banques une marge de manœuvre en faveur du financement des entreprises.
En attendant, le gouvernement poursuit la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution de son budget, tandis qu’investisseurs et acteurs bancaires observent avec attention l’évolution de la politique budgétaire dans les mois à venir. Et ce, dans un climat marqué par des difficultés économiques persistantes à l’échelle nationale et une conjoncture internationale toujours incertaine.
Au final, l’enjeu central reste le même : trouver le point d’équilibre entre les impératifs de financement du Trésor et la préservation du financement de l’économie réelle.
L’article Emprunt intérieur : le gouvernement face au défi de l’équilibre entre Trésor et crédit privé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Poulina Group Holding a indiqué que le processus d’audit et de due diligence relatif à son projet d’acquisition de la totalité de la participation détenue par le fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or est actuellement en phase finale.
La société précise que, sous réserve de conclusions favorables de cette étape, elle passera à la deuxième phase de l’opération, consistant à formuler une offre engageante.
Cette mise au point a été publiée à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF), dans le cadre du suivi de cette opération.
Poulina Group Holding a également affirmé qu’elle tiendra le marché financier informé de l’évolution du projet d’acquisition.
L’article Land’Or : Poulina Holding entre dans la phase finale de la due diligence en vue d’une offre engageante est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), rattachée à la Plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, octroie une garantie de 13,05 millions d’euros à AEOLUS SAS (France). La couverture s’étend sur 20 ans. Cette garantie finance une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW. Le projet se situe à Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. L’installation sera raccordée au réseau électrique.
Le Groupe de la Banque mondiale précise que la garantie soutient l’investissement d’AEOLUS. Cette société est une filiale de Toyota Tsusho Corporation (Japon). AEOLUS participe au développement de Scatec Khobna PV Power SARL. Cette entité construit, détient et exploite la centrale. Le projet inclut également des infrastructures électriques. Il prévoit notamment 12 kilomètres de lignes aériennes à haute tension. La production de la centrale sera vendue à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Un contrat d’achat d’électricité encadre cette vente. Sa durée atteint 25 ans.
Le projet réunit plusieurs acteurs internationaux. SCATEC (Norvège) participe à son développement. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) contribuent à son financement. L’Union européenne apporte aussi un soutien. Elle intervient via un mécanisme de garantie et une subvention du Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+). NEXI (Japon) fournit une couverture de réassurance. Il s’agit de l’agence japonaise de crédit à l’exportation. La Tunisie cherche à renforcer sa sécurité énergétique. Elle vise aussi une meilleure efficacité énergétique. Le pays veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie. Il mise pour cela sur les énergies renouvelables. La MIGA avait déjà soutenu AEOLUS en 2024. Elle avait accordé une garantie de 18,45 millions d’euros. Ce financement concernait des centrales solaires à Sidi Bouzid et Tozeur. Il s’agit du quatrième projet solaire indépendant garanti par la MIGA en Tunisie.
La production électrique tunisienne repose encore largement sur les combustibles fossiles. Ceux-ci représentent environ 94 % de la production nationale. La Tunisie vise une transformation progressive de son mix énergétique. Elle prévoit d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale lance une plateforme en 2024. Cette plateforme regroupe les outils de garanties sous la MIGA. Elle propose un guichet unique. Les clients choisissent plus facilement l’instrument adapté à leurs besoins.
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Dans cette sélection, la Tunisie est représentée par Solo, documentaire d’Amine Boukhris coproduit avec le Qatar et la France. Le film suit Akram, 27 ans, dont le parcours est marqué par une rupture familiale à l’adolescence lorsqu’il rejoint l’organisation terroriste Daech en Syrie. De retour en Tunisie, il tente de se reconstruire à travers le rap. À l’aube de la paternité, il est confronté à son passé et à la nécessité de s’en affranchir.
Autre projet distingué, Les Sœurs du Rap, développé par Olfa Ben Achour dans le cadre d’une coproduction tuniso-qataro-française, bénéficie d’une bourse de développement dédiée aux séries dans la région MENA. Le projet explore la place des femmes dans le rap, un milieu historiquement masculin, et met en avant des rappeuses du monde arabe qui cherchent à imposer leur voix.
La sélection de cette édition dépasse le seul cadre tunisien et englobe de nombreux pays de la région MENA, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, la Palestine, le Soudan, l’Irak, la Jordanie, le Liban, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, les Émirats arabes unis, la Somalie et Djibouti. Des projets venus d’Europe, d’Amérique du Nord et des Caraïbes complètent la liste, avec des participations issues de France, d’Espagne, du Canada et de Cuba.
Organisé deux fois par an, au printemps et à l’automne, le programme du Doha Film Institute s’est imposé comme un dispositif majeur de financement du cinéma indépendant dans le monde arabe et en Afrique du Nord. Il combine soutien financier direct et accompagnement artistique et technique, en ciblant en priorité les premiers et deuxièmes films, tout en accompagnant également des cinéastes confirmés. Les aides sont réparties sur 14 catégories de bourses et de mentorat.
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Cette opération, a vu BlueFive prendre une participation significative dans Sidra Capital, le gestionnaire d’actifs islamiques basé à Djeddah appartenant à Al Murjan, tandis qu’Al Murjan a acquis une participation importante dans BlueFive786, la branche d’investissement conforme à la charia de BlueFive basée à Singapour.
La plateforme combinée vise à développer des produits d’investissement conformes à la charia, notamment des dispositifs de retraite et d’épargne , à travers le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Asie du Sud-Est, avec un accent particulier sur l’Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, Brunei et Singapour.
L’ensemble représente une taille significative : BlueFive Capital gère environ 15 milliards de dollars, tandis que le portefeuille élargi de BlueFiveSidra atteint 3,8 milliards de dollars.
Sur le plan de la gouvernance, le fondateur et directeur général de BlueFive Capital, le Tunisien Hazem Ben-Gacem, présidera les comités d’investissement et exécutif de BlueFiveSidra après la finalisation de la transaction. BlueFive ouvrira un bureau à Riyad afin de travailler aux côtés de Sidra Capital pour la gestion et l’exécution des investissements en Arabie saoudite.
L’année a déjà été particulièrement active pour BlueFive Capital. Le fonds a déployé ses capitaux à un rythme soutenu, prenant des participations dans une société de leasing automobile, soutenant la start-up de livraison autonome CargoX, réalisant le plus important investissement du consortium ayant acquis la participation de Porsche dans Bugatti, clôturant un fonds multi-milliardaire dédié aux investissements technologiques aux États-Unis et en Europe, et prenant des participations dans Gulf General Insurance, cotée à la bourse de Tadawul, ainsi que dans la société de mobilité Massar Solutions.
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Le virus était apparu à bord d’un navire de croisière effectuant une traversée touristique de l’océan Atlantique en direction du pôle Sud.
Le virus « Hanta » est une maladie virale qui se transmet le plus souvent par contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Il peut provoquer, dans certains cas, un syndrome pulmonaire grave.
L’article Virus Hanta : Tedros Adhanom Ghebreyesus annonce la fin de la flambée épidémique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.
Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.
L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.
Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.
Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.
Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.
Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.
L’article 27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Ce bilan montre que l’activité déclarative globale a connu une forte progression, le nombre total de déclarations de soupçon étant passé de 446 en 2020 à 1334 en 2025. Toutefois, la part spécifique des dossiers liés au financement du terrorisme demeure très minoritaire, représentant entre 1 et 2 pour cent des notifications annuelles. Après un creux en 2023 et 2024, l’année 2025 a enregistré une recrudescence avec 24 déclarations ayant donné lieu à 18 rapports judiciaires.
Les banques et l’Office National des Postes constituent les principaux contributeurs à la détection des flux suspects, représentant la quasi-totalité des transmissions. Les motifs d’alerte les plus fréquemment invoqués sont l’existence d’un lien avec une personne suspecte, des mouvements inhabituels sur les comptes, l’usage excessif d’espèces et l’incapacité des clients à justifier la provenance des fonds. Le rapport souligne également une forte corrélation entre les réseaux de financement du terrorisme et la criminalité de droit commun, les infractions fiscales et le trafic illicite de migrants étant les deux principaux délits associés.
L’analyse des instruments financiers révèle une évolution sensible des méthodes sur la période. Entre 2020 et 2022, les virements depuis l’étranger et les transactions en espèces dominaient à parts égales. Entre 2023 et 2025, si l’usage des espèces reste prépondérant, on observe une montée en puissance des transferts interbancaires locaux et l’apparition des portefeuilles électroniques, signe d’une mutation technologique des vecteurs de transfert. Le rapport identifie par ailleurs des profils types parmi les personnes suspectées : il s’agit majoritairement d’hommes âgés de 31 à 40 ans, de nationalité tunisienne et résidant en Tunisie. Sur le plan professionnel, les ouvriers, les Tunisiens résidents à l’étranger et les chômeurs sont les catégories les plus représentées.
Du côté des personnes morales, deux secteurs d’activité concentrent à eux seuls plus de la moitié des cas : le commerce international et les associations caritatives, suivis par le bâtiment et les travaux publics. La grande majorité de ces structures sont des entités résidentes tunisiennes et leurs gérants sont presque exclusivement de nationalité tunisienne. Le rapport met en garde contre les associations dont les dépenses, notamment en voyages et en hôtels dans des pays à risque, ne correspondent pas à leur objet social, ainsi que contre les sociétés récemment créées ou inactives qui enregistrent soudainement d’importants mouvements financiers.
Enfin, la CTAF a illustré son analyse par trois études de cas concrets, décrivant notamment l’utilisation de mandats internationaux par un président d’association pour alimenter son compte personnel, le détournement d’une structure caritative à des fins de financement d’agences de voyages dans des zones sensibles, et l’exploitation de transferts de faible montant émanant de pays à risque vers des bénéficiaires sans lien de parenté avec les émetteurs. Parmi les signaux d’alerte à surveiller, la commission insiste sur l’absence de justificatifs économiques, la réception de fonds en provenance de juridictions sensibles, la réticence des clients à fournir les documents requis, ainsi que le recours croissant aux portefeuilles électroniques et aux transferts interbancaires de faible montant. Environ seize pour cent des personnes signalées étaient déjà inscrites sur une liste de sanctions financières, ce qui souligne l’importance de la coopération interinstitutionnelle et de la vigilance des établissements financiers dans la lutte contre ces circuits opaques.
L’article Financement du terrorisme : 69 dossiers devant la justice, la CTAF passe au crible 104 alertes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La réunion, organisée au siège de l’Union régionale du travail de Gafsa sous la présidence de Wajih Zidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et des entreprises publiques, a débuté par une minute de silence en hommage à Hatem Henchiri et Lassaad Sediri, décédés dans cet accident survenu dans la délégation de Mdhilla. Le Conseil a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’un message de soutien aux personnes blessées.
Selon le Conseil, cet accident s’inscrit dans une série de défaillances liées à la sécurité et aux conditions de production dans le secteur minier. Il a demandé que la santé et la sécurité au travail soient traitées en priorité.
La réunion intervient dans un contexte de tensions sociales que le Conseil décrit comme prolongées au sein des entreprises minières de la région de Gafsa, notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et la SNTM. Le Conseil affirme que ces entreprises font face à des blocages dans l’application d’accords déjà signés, ainsi qu’à des retards de versement des salaires.
Le Conseil sectoriel des mines a formulé cinq revendications. Il demande l’application intégrale et immédiate des accords et procès-verbaux signés, le versement des salaires sans retard, l’accélération du traitement des dossiers professionnels et sociaux en suspens, la mise en place d’un dispositif de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’une intervention de l’autorité de tutelle sur les causes structurelles de la situation. Le Conseil a indiqué maintenir son attachement au dialogue social. Et ce, tout en appelant les travailleurs et les structures syndicales à l’unité en cas de persistance des blocages.
L’article Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.
Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.
Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.
Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.
Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.
L’article Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce mardi à l’issue de l’audience, la libération de Wadii Jari dans une affaire liée à une condamnation en première instance à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction.
La cour a également fixé la prochaine audience au 6 octobre 2026, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).
L’affaire porte sur l’appel du jugement rendu le 26 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis, qui avait condamné Wadii Jari, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Slim Zouita, ancien directeur technique de la Fédération, à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité.
Wadii Jari est détenu depuis le 25 octobre 2023 et purge par ailleurs une peine de trois ans de prison dans une autre affaire.
L’article Tunisie : décision de libération de Wadii Jari en attente est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Les accusés sont poursuivis dans une affaire liée à leur gestion des affaires municipales durant la période concernée. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment l’exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, le préjudice causé à l’administration, la violation des réglementations applicables à ces opérations en vue d’obtenir un avantage ou de causer un préjudice, ainsi que le faux et usage de faux.
L’article Tunisie : rejet des demandes de libération de Zied El Héni est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.
À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.
Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.
De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.
Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.
Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.
Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.
Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.
L’article Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Organisée par EY Tunisie en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie – Côte d’Ivoire le 30 juin 2026. Réunis simultanément à la EY Tower de Tunis et à Abidjan autour du thème « Secteur de la grande consommation en Afrique : bilan, perspectives et opportunités IA », les participants ont assisté à des démonstrations concrètes de produits développés en interne. De la refonte totale de la visibilité digitale au contrôle qualité en usine, l’expert a démontré que la fiabilité de ces technologies, souvent contestée, est désormais mature dès lors qu’elle est rigoureusement encadrée par l’humain.
Pour guider la transformation des entreprises clientes d’EY, six axes technologiques majeurs ont été recommandés, à savoir le document understanding, l’IA générative sous ses facettes chatbot et chatbox, la maintenance prédictive couplée au dynamic scaling, le contrôle qualité augmenté, le développement logiciel augmenté et l’exploitation des smart data pour la segmentation et la recommandation stratégique. Parmi ces priorités, le changement de paradigme dans la visibilité digitale constitue un enjeu immédiat pour la grande consommation.
Les habitudes des consommateurs évoluent, et la recherche d’information classique liée au référencement SEO cède progressivement la place à des requêtes formulées auprès d’agents conversationnels génératifs. Cette bascule impose le passage au GEO, le Generative Engine Optimization, pour mesurer et renforcer la visibilité d’une marque auprès des IA, incluant l’analyse de sentiment des utilisateurs. Cette empreinte digitale, appelée « brand AI », sert désormais de critère à des acteurs du capital-investissement pour évaluer la santé perçue d’une entreprise avant de la placer dans leur radar.
Sur le plan opérationnel, la technologie de compréhension automatisée de documents, ou document understanding, offre des applications directes dans la finance et la gestion qualité. Une démonstration a mis en scène un outil d’EY analysant une facture altérée par des annotations manuscrites et des chiffres ajoutés, prouvant la fiabilité du système. Cette maturité permet de contrecarrer les réticences liées au non-déterminisme de l’IA, à condition qu’une équipe encadre le processus. Dans l’agroalimentaire, cette fonction peut être déléguée à des agents spécialisés nourris des spécifications existantes, afin d’alléger l’important effort humain requis par les documents de conformité.
En usine, le contrôle qualité augmenté s’inscrit dans le cadre de l’industrie 4.0 grâce à l’inspection automatique des produits en sortie de chaîne. Une illustration vidéo a montré le système classer des pièces et leur attribuer un score de conformité. À titre d’exemple, une pièce électronique validée à la vente a obtenu un score proche de 90, tandis qu’une autre, fissurée, a été rejetée avec un score de 23. Ce processus permet aux entreprises d’auditer la vidéo et le raisonnement de chaque décision, et génère des rapports automatiques via des agents dédiés, à condition d’injecter au préalable les standards définis par l’entreprise dans le système.
Pour remédier à la surcharge des équipes informatiques face aux tickets et aux feuilles de route, l’augmentation des équipes de développement logiciel s’appuie sur des agents spécialisés reproduisant une structure classique, comprenant un agent d’architecture logicielle, un agent de développement et un agent de contrôle qualité du code. Les démonstrations ont illustré la conversion de projets écrits dans des langages vieillissants comme le COBOL ou Saras, toujours utilisés par les banques et assurances, vers des technologies modernes intégrant le big data. Face à la rareté des développeurs COBOL sur les marchés tunisien et africain, cette plateforme parallèle accélère la transition en permettant notamment de cartographier en un clic les dépendances entre les programmes d’un projet avant son automatisation.
Ilyes Karoui a rappelé que l’omniprésence de l’intelligence artificielle impose de la traiter comme un objet de développement de produits et de plateformes à part entière. Les réticences légitimes sur sa fiabilité peuvent être maîtrisées par un encadrement rigoureux des processus, au même titre qu’un délivrable humain intègre une part d’erreur. Cette orientation vers l’intelligence artificielle est par ailleurs confirmée par les résultats du baromètre présentés par les intervenants précédents, témoignant de l’engagement affirmé des industriels sur ce segment.
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L’événement a été organisé par EY en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’Ivoire. Il s’est tenu le 30 juin 2026 de manière simultanée à la EY Tower de Tunis et dans un hôtel à Abidjan. Les résultats ont été présentés successivement par Amira Jamoussi et Rabeb Boudhrioua, toutes deux associées chez EY.
Le baromètre met en évidence en premier lieu une forte dynamique d’investissement. Une proportion de 96 % des dirigeants interrogés déclare avoir l’intention de maintenir ou d’augmenter sa stratégie d’investissement dans son pays sur la période 2025 et 2026. Cette tendance apparaît encore plus marquée au Maghreb où 74 % des répondants anticipent une hausse de leurs investissements. Cette orientation est notamment liée au développement démographique et à l’expansion urbaine de la région, deux facteurs qui encouragent les entreprises à renforcer leurs capacités de production et à diversifier leur offre.
Cet optimisme se traduit également dans les stratégies de développement des entreprises. Une part de 84 % des organisations privilégie la croissance interne, notamment à travers la création de nouveaux points de vente ou de nouvelles lignes de production. Par ailleurs, 64 % des entreprises envisagent la recherche de partenariats à l’international. Une option particulièrement répandue en Afrique de l’Ouest, afin de répondre à des besoins de financement, d’acquisition de compétences ou d’accès à de nouvelles technologies. Les programmes de réduction des coûts sont envisagés par 41 % des entreprises. Tandis que seulement 22 % privilégient la croissance externe par le biais de rachats de réseaux de franchise ou de création de joint ventures.
La dynamique commerciale apparaît également positive. Selon le baromètre, 69 % des entreprises interrogées anticipent une hausse ou une forte hausse de leur chiffre d’affaires dans les années à venir. À l’inverse, 11 % seulement prévoient une baisse ou une contraction de leur activité. Cette évolution repose sur trois principaux leviers identifiés dans l’étude.
Le premier levier concerne le digital. Même si la part du commerce électronique reste encore limitée dans ces marchés, les consommateurs sont aujourd’hui fortement connectés. En Côte d’Ivoire, l’usage des paiements via les applications de mobile money s’est largement développé. Alors que ce phénomène reste encore moins répandu en Tunisie, avec une tendance attendue à la progression. Les consommateurs utilisent également de plus en plus des outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT ou Claude pour s’informer sur les produits et les marques. Ce qui fait du digital un point central de contact entre entreprises et clients.
Le deuxième levier repose sur la montée en puissance des produits locaux. Après une période durant laquelle les produits importés, notamment européens, étaient perçus comme une référence en matière de qualité, le développement de l’industrie agroalimentaire locale et les efforts d’innovation ont permis de structurer une offre nationale plus solide. Cette évolution favorise un intérêt croissant pour les produits fabriqués localement, notamment en Tunisie et en Côte d’Ivoire.
Le troisième levier est lié à la sensibilité accrue des consommateurs aux prix. Dans un contexte économique sous pression, les ménages sont de plus en plus attentifs aux mécanismes promotionnels et ajustent leurs comportements d’achat en fonction des opportunités. Cette évolution constitue à la fois une contrainte et un levier stratégique pour les entreprises.
Du côté des priorités commerciales et marketing, le renforcement des circuits de distribution arrive en tête. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et plus largement en Afrique subsaharienne, le marché traditionnel représente encore environ 90 % de l’activité. Cela place la distribution au centre des enjeux concurrentiels, notamment à travers le travail avec les grossistes, semi grossistes et détaillants ainsi que le développement de la distribution numérique. La présence renforcée sur les canaux digitaux constitue également une priorité, tout comme la diversification et le lancement de nouveaux produits. Cette dernière orientation est jugée particulièrement pertinente en raison de la relative faible densité des assortiments dans la grande distribution malgré une disponibilité accrue de l’espace en rayon. L’amélioration de la compétitivité prix vient compléter ces axes stratégiques.
L’adoption des technologies constitue un autre enseignement majeur du baromètre. Une proportion de 79 % des répondants prévoit d’adopter une ou plusieurs technologies dans les années à venir. L’intelligence artificielle arrive en première position avec 40 % des réponses, portée par sa notoriété et la diversité de ses applications. La robotisation des processus représente 27 % des réponses au niveau régional et constitue la technologie la plus citée au Maghreb avec 31 %, notamment pour automatiser des tâches répétitives. L’intelligence artificielle générative est citée par 20 % des répondants. Tandis que l’internet des objets recueille 12 % des réponses, avec des usages plus spécifiques mais à fort potentiel.
Les domaines d’application de ces technologies sont principalement l’amélioration de l’expérience client, citée par 24 % des répondants, ainsi que l’analyse du comportement des consommateurs, mentionnée par 20 %. Ces deux axes permettent d’ajuster les stratégies commerciales et marketing dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La prévision de la demande est citée par 15 % des entreprises, traduisant un intérêt croissant pour l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et de la gestion des stocks. Enfin, 14 % des répondants mettent en avant le suivi en temps réel de l’activité, notamment dans l’industrie agroalimentaire.
Sur le plan opérationnel, le baromètre observe une amélioration globale des processus d’approvisionnement, de production et de distribution, particulièrement au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Dans le Maghreb, 38 % des répondants déclarent une stabilité de leurs processus opérationnels et 44 % une amélioration, soutenues par des investissements dans des projets d’industrie et de transformation digitale. En Afrique de l’Ouest, 86 % des entreprises interrogées indiquent une stabilité ou une amélioration de leurs processus, dans un contexte de développement des infrastructures. En revanche, en Afrique centrale et australe, 24 % des répondants signalent une dégradation de leurs processus opérationnels, une situation attribuée aux conditions économiques et politiques ainsi qu’à des difficultés d’accès aux devises.
L’étude qui sert de base à ces résultats couvre 22 pays de la région Afrique francophone. Elle est structurée autour de trois zones géographiques comprenant le Maghreb, dont la Tunisie, l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, ainsi que l’Afrique centrale et australe. Elle analyse également trois sous secteurs de la grande consommation. Le premier concerne l’agroalimentaire avec l’agriculture, l’élevage, la pêche et les industries agroalimentaires. Le deuxième porte sur la distribution avec la grande distribution, le commerce de détail, la distribution sélective, les grossistes ainsi que les cafés et restaurants. Le troisième enfin regroupe les autres biens de consommation incluant les cosmétiques, les détergents, les équipements domestiques, les jouets et l’électronique.
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Le concessionnaire officiel de Renault et Dacia en Tunisie, ARTES versera un dividende de 0,400 dinar par action à ses actionnaires. C’est ce qu’annonce l’entreprise à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire qui se tenait le 24 juin 2026.
La date de détachement du coupon est fixée au 22 juillet 2026. Le paiement du dividende versé par ARTES interviendra le 24 juillet 2026.
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Les 72 matchs de la phase de groupes de la Coupe du monde ont attiré 4 644 549 spectateurs et produit 215 buts. Soit les chiffres les plus élevés jamais enregistrés à ce stade de la compétition, avec une moyenne de trois buts par match.
L’affluence totale dépasse de près d’un million de spectateurs le précédent record établi lors du Mondial 1994 aux États-Unis, qui avait réuni 3 587 538 spectateurs. En matière de buts, l’édition 2022 au Qatar n’en avait compté que 179 en 64 matchs, avec une moyenne de 2,8 par rencontre.
Une nuance s’impose néanmoins : la moyenne par match reste inférieure à celle de 1994, avec 64 508 spectateurs contre 68 991. Et ce, en raison du nombre bien plus élevé de rencontres disputées dans le cadre du nouveau format élargi à 48 équipes.
Sur le plan symbolique, le capitaine canadien Alphonso Davies est entré dans l’histoire en devenant le 1 000ᵉ joueur du tournoi, lors de son entrée en jeu en seizièmes de finale face à l’Afrique du Sud. Les fan zones officielles des trois pays hôtes — États-Unis, Canada et Mexique — ont quant à elles accueilli plus de 5,5 millions de visiteurs.
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La valeur des exportations tunisiennes vers les marchés du COMESA passe de 1,9 milliard de dinars à environ 2,86 milliards de dinars. Et ce, après avoir atteint un niveau record de plus de 3 milliards de dinars en 2023.
Lors du lancement des travaux du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre a également indiqué que les importations en provenance des pays du COMESA ont progressé de près de 39 % au cours de la même période. Elles passent de 1,69 milliard de dinars en 2019 à plus de 2,06 milliards de dinars en 2025. Malgré le recul conjoncturel enregistré en 2020 en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.
Samir Abid estime que cette évolution reflète une intégration accrue de l’économie tunisienne dans l’espace économique du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il précise que la Tunisie poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires et de l’investissement, renforcer la numérisation des services commerciaux et simplifier les procédures, conformément aux objectifs du COMESA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, ces mesures permettent de renforcer la capacité des entreprises tunisiennes à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et continentales.
Par ailleurs, le ministre du Commerce souligne que ces indicateurs témoignent de l’importance croissante des marchés du COMESA en tant que partenaire économique de la Tunisie et reflètent le potentiel existant pour développer les échanges commerciaux et les investissements, ainsi que pour renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés africains.
En outre, il a ajouté que la Tunisie poursuivra la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires, à travers l’adhésion du secteur privé, des institutions financières et des institutions spécialisées du COMESA. Et ce, afin de renforcer l’investissement, de soutenir les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises et d’élargir la zone de libre-échange du COMESA conformément aux objectifs de la ZLECAf.
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