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Une première en Méditerranée : la Tunisie lance à Djerba un bateau 100 % solaire

27. Juni 2026 um 13:10

La Tunisie franchit un cap majeur dans la transition énergétique et la protection des écosystèmes marins. Le 29 juin 2026, à Ajim sur l’île de Djerba, le WWF Afrique du Nord organisera une démonstration inédite : la première sortie en mer d’un petit bateau de pêche entièrement propulsé par un système électrique alimenté par énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large intitulé « Décarboner la petite pêche en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Elle vise à accélérer l’adoption de solutions énergétiques propres dans le secteur de la pêche artisanale, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant les conditions de vie des pêcheurs.

La démonstration mettra en œuvre un dispositif intégré combinant trois éléments clés : un moteur de propulsion électrique adapté à la pêche côtière artisanale, une batterie rechargeable assurant l’autonomie des sorties en mer, et une station de recharge photovoltaïque alimentée par énergie solaire. Cette dernière sera mise à disposition des Groupements de Développement de la Pêche de Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et d’Ajim (gouvernorat de Médenine).

Ajim a été choisie pour accueillir cette première expérimentation en raison de la vitalité de sa communauté de pêcheurs, de l’engagement des acteurs locaux dans la transition énergétique et d’un potentiel solaire particulièrement élevé.

Une avancée inédite pour la pêche artisanale tunisienne

Il s’agit de la première démonstration opérationnelle en Tunisie d’un système de propulsion électrique solaire appliqué à un bateau de pêche artisanale. Une innovation qui apporte la preuve concrète qu’une alternative fiable, durable et économiquement viable aux moteurs thermiques traditionnels est désormais possible.

Au-delà de la dimension nationale, ce projet place la Tunisie parmi les pays pionniers en Méditerranée dans la décarbonation de la petite pêche. Il ouvre la voie à de nouvelles approches conciliant protection des milieux marins, lutte contre le changement climatique et développement d’une économie bleue durable.

Les retombées attendues sont importantes. Sur le plan économique, la réduction des dépenses liées au carburant constitue un levier direct d’amélioration des revenus des pêcheurs. Sur le plan environnemental, le projet contribuera à la diminution des émissions de CO₂, à l’amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières et à la réduction de la pollution marine liée aux hydrocarbures.

Il permettra également de limiter les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs thermiques, un facteur souvent négligé mais crucial pour les écosystèmes marins. Enfin, l’initiative devrait renforcer la résilience économique des communautés côtières et offrir un modèle reproductible à l’échelle nationale et méditerranéenne.

Une étape structurante pour la transition énergétique du secteur

Déployé sur douze mois dans le golfe de Gabès, le projet vise à démontrer la viabilité technique et économique des technologies propres dans la pêche artisanale. Il ambitionne également de développer des mécanismes de financement innovants pour faciliter leur diffusion à plus grande échelle.

Parmi les principaux résultats attendus figurent l’équipement de huit embarcations de pêche avec des systèmes de propulsion électrique solaire, le renforcement des capacités de plus d’une centaine de pêcheurs et d’acteurs institutionnels, ainsi que la production d’études techniques et économiques accompagnées de recommandations politiques pour soutenir la stratégie nationale de transition énergétique du secteur.

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Mercer Global Talent Trends 2026 : l’IA ne suffit plus, il faut repenser le travail

27. Juni 2026 um 12:33

Les entreprises investissent massivement dans l’intelligence artificielle, mais cela ne garantit pas automatiquement une hausse de la performance. C’est le principal enseignement de l’étude Global Talent Trends 2026 publiée par Mercer, réalisée auprès de près de 12 000 dirigeants, responsables RH, investisseurs et salariés dans 16 pays.

Le rapport montre que les organisations entrent dans une nouvelle étape de leur transformation. Après avoir concentré leurs efforts sur l’adoption des technologies d’IA, elles doivent désormais s’attaquer à un défi plus complexe : repenser la manière dont le travail est organisé. Selon Mercer, la technologie crée de la valeur uniquement lorsqu’elle s’accompagne d’une évolution des processus, des compétences et des modes de management.

Les résultats de l’étude illustrent ce paradoxe. Si 99 % des dirigeants prévoient de poursuivre leurs investissements dans l’intelligence artificielle, seulement 37 % estiment que leur organisation est réellement prête à en exploiter tout le potentiel. Dans le même temps, 62 % des dirigeants considèrent que la refonte du travail est devenue une priorité stratégique, signe que les entreprises prennent conscience que la transformation est avant tout humaine et organisationnelle.

 

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Chronique – Accord USA-Iran : Benjamin Netanyahou y laisse des plumes

27. Juni 2026 um 08:19

« Allié inconditionnel d’Israël et de son Premier ministre, le président américain pourrait signer la mort politique de Benyamin Netanyahou et sa défaite aux prochaines élections, après avoir hâtivement mis fin à la guerre et conclu un accord avec Téhéran », écrit le média américain, The Atlantic.

 

Et si le protocole d’accord arraché dans la douleur avec Téhéran constituait finalement le pire cauchemar du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou ? Ne se targuait-il pas d’avoir l’oreille du président américain et d’influer sur la politique étrangère de Washington, au point de bénéficier du privilège rarissime d’être reçu à sept reprises à la Maison Blanche ?

Mais c’était sans compter sur l’imprévisibilité de l’ancien promoteur immobilier, ni sur un principe fondamental de la Realpolitik qui gouverne les relations internationales : les alliances comme les choix géopolitiques obéissent d’abord au pragmatisme et à la défense des intérêts nationaux, bien davantage qu’aux affinités personnelles ou aux proximités idéologiques. Après tout, ne dit-on pas que « les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts » ? Bibi aurait tout intérêt à méditer cette maxime, souvent attribuée, à tort, au général de Gaulle.

Brimades et vexations publiques

Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette relation autrefois présentée comme privilégiée entre les deux hommes. La proximité avec Washington, que Netanyahou exhibait comme une preuve de son poids politique et un argument électoral, semble s’être retournée contre lui. Ce qui constituait hier encore un signe de puissance apparaît désormais comme le révélateur de son érosion d’influence.

Trump n’avait-il pas hésité, lors d’une une conversation téléphonique houleuse avec Premier ministre israélien sur le bombardement israélien du Sud de Beyrouth, à le traiter comme quantité négligeable ? « T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

Ajoutant à cela qu’afin de préserver l’accord en cours de négociation avec Téhéran, le président américain a en effet contraint le gouvernement Netanyahou à renoncer à des frappes de représailles contre l’Iran et exigé une modération de sa réponse aux tirs du Hezbollah, avant d’imposer un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement chiite le 19 juin.

Par ailleurs, en signe de défiance, le président octogénaire aura  également refusé que Tel-Aviv ait un droit de regard sur le protocole d’accord négocié par son administration avec l’Iran. La confiance ne semble plus régner entre les deux hommes ; loin de là.

Bref, « non seulement il a perdu la guerre avec l’Iran, mais il a aussi perdu Trump comme ami. Il est désormais isolé non seulement sur la scène internationale, mais enfermé dans un conflit majeur avec Trump », a asséné Aviv Bushinsky, ancien conseiller de Netanyahou.

Dilemme

Mais comment réagit le dirigeant israélien face à ce désamour qu’il n’a pas vu venir ? Va-t-il, pour sauver la face, se rebiffer contre le « diktat » américain ou est-il plus sage de plier l’échine en attendant le passage de l’orage ? Placé devant un dilemme existentiel pour son pays ainsi que pour son avenir politique, il se mure pour le moment dans un silence pesant. En a-t-il d’ailleurs le choix ?

Un dilemme que le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a parfaitement résumé lundi 22 juin au Parlement en ces termes : « soit un affrontement direct et destructeur avec notre plus grand allié, soit une capitulation servile face aux intérêts israéliens ».

Mais en attendant que le versatile président américain revienne à de meilleurs sentiments, Netanyahou devra justifier – devant l’opinion publique israélienne, à son électorat, et surtout devant son gouvernement composé de la coalition de droite, d’extrême droite et de partis ultra-orthodoxes avec à leur tête l’incontrôlable Bezalel Smotrich ou encore l’infréquentable Itamar Ben-Gvir – que lui qui se targue publiquement d’exercer une réelle influence sur les décideurs à Washington soit écarté brutalement et sans ménagement des accords avec l’Iran par l’homme qu’il désignait comme « le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche ».

Il devra également justifier que l’homme qui a fait du conflit avec l’Iran le pilier central de la politique de sécurité d’Israël, finisse d’accepter que l’Iran, l’ennemi « existentiel » dont il en fait une fixation depuis plus de 30 ans, sorte du conflit affaibli militairement mais la tête haute pour avoir tenu tête à deux puissances nucléaires.

Enfin, sur le dossier libanais, Netanyahou semble plus que jamais tiraillé. Doit-il se plier aux exigences de Trump, qui presse Tsahal de mettre fin à ses frappes contre le Hezbollah, le bras armé de Téhéran, et de se retirer du Sud Liban, ou écouter son propre camp, qui appelle à tenir bon au nom des intérêts supérieurs d’Israël ? Cette ligne dure s’est d’ailleurs exprimée publiquement : « L’accord de Trump ne nous engage pas », a lancé le 22 juin sur les réseaux sociaux Itamar Ben-Gvir.

Le Premier ministre israélien semble avoir tranché en affirmant que les forces israéliennes resteraient dans les zones de sécurité du Liban, de la Syrie et de Gaza « aussi longtemps que nécessaire », et qu’elles « conservaient la liberté d’agir contre les attaques ». Mais en a-t-il les moyens ?

Reprise de main

« Toute action militaire israélienne perçue à Washington comme une tentative de saboter l’accord se heurtera très probablement à une réponse ferme de la part des États-Unis », a déclaré un chercheur spécialiste de l’Iran à l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale (INSS) dans un article publié dans le quotidien Israel Hayom.

« Contrairement à ce qui se passait sous l’administration Obama, lorsque Benjamin Netanyahou pouvait tenter de contourner la Maison Blanche en mobilisant le soutien du Congrès et de l’opinion publique américaine, ces options n’existent pratiquement plus aujourd’hui », a-t-il encore ajouté.

Aujourd’hui, le président américain semble avoir définitivement repris la main. Fini le temps où Benyamin Netanyahou pouvait composer par téléphone les équilibres stratégiques de Washington à sa convenance. L’influence israélienne, longtemps exercée dans l’ombre mais avec efficacité, paraît désormais nettement affaiblie.

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La Tunisie devance la Grèce et l’Italie et s’impose en tête du concours mondial d’huile d’olive à Miami

26. Juni 2026 um 16:49

Avec 55 médailles au compteur, la Tunisie a dominé l’édition de la United States International Olive Oil Competition (USIOOC), organisée par le groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC). Une performance nette qui place le pays devant la Grèce et l’Italie, pourtant références historiques du secteur.

Dans le détail, les producteurs tunisiens ont décroché 38 médailles d’or et 3 d’argent en catégorie qualité, auxquels s’ajoutent 10 médailles d’or pour les bienfaits santé, ainsi que 3 médailles d’or et une d’argent pour les huiles aromatisées. Une moisson qui confirme un positionnement de plus en plus assumé: celui d’une huile d’olive tunisienne qui ne joue plus seulement la quantité, mais clairement la qualité.

Cette reconnaissance internationale arrive dans un contexte où les exportations tunisiennes d’huile d’olive sont en pleine accélération. Sur la campagne 2025/2026, le pays a exporté environ 295 000 tonnes, générant près de 3,64 milliards de dinars de recettes sur les six premiers mois. Des chiffres en forte hausse, avec une progression estimée à près de +49 % en valeur et +64 % en volume par rapport à l’année précédente.

Mais derrière ces performances, une réalité persiste! La Tunisie exporte encore massivement en vrac, ce qui limite la création de valeur locale. Autrement dit, le pays brille sur les volumes et la qualité, mais capte encore une part insuffisante du prix final sur les marchés internationaux.

Sur le plan mondial, les principaux débouchés restent concentrés. Espagne, Italie et États-Unis absorbent une grande partie des exportations tunisiennes, confirmant le rôle stratégique de l’huile d’olive dans les échanges agricoles du pays.

La compétition USIOOC, qui a réuni près de 150 échantillons issus de 14 pays, évalués par 12 experts internationaux, agit ici comme un baromètre du secteur. Et le signal est clair: la Tunisie n’est plus un simple acteur parmi d’autres, mais un concurrent sérieux sur le haut de gamme mondial.

Plus largement, ces distinctions s’inscrivent dans une dynamique globale portée par les compétitions du GIOOC, qui multiplie les événements en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient pour valoriser les meilleurs producteurs et structurer le marché international de l’huile d’olive extra vierge.

Au final, au-delà des médailles, c’est une tendance de fond qui se confirme! La Tunisie s’installe durablement dans le cercle fermé des grandes puissances oléicoles mondiales.

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50e édition du Festival de Dougga: patrimoine vivant et promesses artistiques

26. Juni 2026 um 15:53

Pensé comme un rendez‑vous d’exception, le 50e Festival International de Dougga réussit à conjuguer ambitions artistiques et contraintes opérationnelles. En marge de la conférence de presse du 26 juin 2026, le directeur du festival, Mokhtar Belatek, a rappelé que cette édition jubilaire a été élaborée à partir des attentes du public et des réalités financières, pour offrir une programmation équilibrée, à la fois festive et durable.

Sous les étoiles de Dougga, la direction a voulu faire dialoguer grands noms et talents locaux. L’ouverture avec Chayma Helali incarne ce choix : mettre en lumière une voix tunisienne pour affirmer la vocation du festival à révéler et soutenir les artistes du pays. Des figures établies comme Lotfi Bouchnak et Hakim côtoient des découvertes, garantissant une programmation riche en émotions, en diversité et en partage. Pour Mokhtar Belatek, Dougga doit rester un lieu de passage et de rencontres artistiques, loin de la routine et tourné vers l’avenir.

Sur le plan financier, l’édition 2026 a été pensée dans la rigueur : avec un budget maîtrisé, estimé entre 500 000 et 600 000 dinars, l’équipe a priorisé l’impact culturel et la pérennité de l’événement. Les choix de production ont visé l’efficacité sans sacrifier la qualité des spectacles, la logistique ni l’accueil des artistes et du public.

Le soutien de partenaires engagés, comme la Fondation Arts & Culture by UIB pour la troisième année consécutive, a permis d’amplifier le rayonnement de cette cinquantième édition et d’assurer des temps forts accessibles et mémorables. Ensemble, ils contribuent à faire de Dougga un écrin où patrimoine et modernité se rencontrent.

En somme, cette édition anniversaire apparaît comme une réussite mesurée : elle célèbre l’histoire du festival tout en préparant ses prochaines années, en conciliant découverte artistique, ancrage local et exigence de durabilité. Sous le ciel millénaire de Dougga, musique, patrimoine et émotions se donnent rendez‑vous pour offrir au public des soirées de partage et de célébration.

Mais une chose est sûre, Cette édition de Dougga illustre l’effort de concilier découverte artistique et représentations régionales malgré des contraintes budgétaires, posant la question essentielle : comment garder l’identité d’un festival historique tout en répondant aux attentes du public et aux standards d’un événement international ?

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Les marques automobiles de luxe diversifient leurs investissements en Afrique

26. Juni 2026 um 14:54

L’Afrique du Sud voit émerger une nouvelle destination du luxe. Longtemps concentrés au Cap, dans les vignobles du Western Cape ou dans les quartiers d’affaires de Johannesburg, les investissements haut de gamme se tournent désormais vers la côte nord du KwaZulu-Natal, selon l’agence ecofin. Cette région, bordée par l’océan Indien, attire de plus en plus d’acteurs internationaux qui misent sur un modèle combinant tourisme premium, immobilier de prestige et résidences sécurisées, selon les données de la même source.

Le dernier projet en date est porté par Tonino Lamborghini, designer italien et héritier de la famille fondatrice de la célèbre marque automobile, lit-on. En partenariat avec les développeurs du domaine Zimbali Lakes Resort et le groupe koweïtien IFA Hotels & Resorts, il prévoit la construction d’un hôtel de luxe de 200 chambres accompagné de 73 résidences de marque.

Au-delà du prestige associé au nom Lamborghini, le projet traduit une tendance de fond: les grandes marques ne se limitent plus à leur activité historique et investissent désormais l’immobilier de luxe pour valoriser leur image. Les logements pourraient atteindre près de 100 000 rands le mètre carré, soit environ 6 000 dollars, pour une valeur globale estimée à près d’un milliard de rands.

Le tourisme international accélère la transformation

Quelques kilomètres plus au nord, un autre projet d’envergure renforce cette dynamique. Le groupe français Club Med prépare l’ouverture de son premier village de vacances en Afrique du Sud, à Tinley Manor. L’établissement, dont l’ouverture est annoncée pour juillet 2026, représente un investissement supérieur à deux milliards de rands, ce qui en ferait l’un des plus importants projets touristiques jamais réalisés dans le pays.

L’arrivée de Club Med dépasse la seule création d’un nouveau complexe hôtelier. Grâce à son réseau commercial mondial, l’enseigne devrait contribuer à accroître la visibilité internationale de cette partie du littoral sud-africain et attirer une clientèle étrangère à fort pouvoir d’achat.

Une alternative au marché du Cap

Si Le Cap demeure la référence nationale en matière d’immobilier de prestige, la hausse continue des prix pousse une partie des investisseurs à explorer d’autres marchés. La côte nord du KwaZulu-Natal entend tirer parti de cette évolution en proposant des résidences plus spacieuses, un climat subtropical, un accès direct aux plages et des infrastructures modernes.

Les grands domaines résidentiels fermés, appelés estates, constituent le cœur de cette stratégie. Ils associent sécurité, équipements sportifs, espaces verts, commerces de proximité et services destinés à une clientèle recherchant un cadre de vie premium. Ce modèle séduit aussi bien les familles que les investisseurs, les télétravailleurs ou encore les Sud-Africains installés à l’étranger qui souhaitent revenir dans le pays.

Parallèlement, plusieurs programmes immobiliers développent des modèles hybrides mêlant résidence principale, location saisonnière et investissement locatif, permettant aux propriétaires de rentabiliser leur bien pendant les périodes où ils ne l’occupent pas.

Une montée en gamme à nuancer

Ces projets témoignent de la volonté du KwaZulu-Natal de s’imposer comme une nouvelle destination du tourisme et de l’immobilier haut de gamme. Ils s’inscrivent dans un contexte favorable, porté par la reprise du tourisme sud-africain. En 2025, le pays a accueilli plus de 10,4 millions de visiteurs internationaux, soit une progression de près de 18 % sur un an. Le tourisme représente aujourd’hui plus de 8 % du PIB national et fait vivre directement près d’un million de personnes.

 

 

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Les Émirats arabes unis et la diplomatie climatique: de l’héritage des fondateurs aux partenariats d’avenir

26. Juni 2026 um 12:16

Le changement climatique n’est plus une problématique réservée aux scientifiques et aux spécialistes. Il constitue désormais une réalité qui affecte directement la vie des populations à travers le monde. De l’eau dont dépendent les sociétés à l’énergie qui soutient les économies, en passant par la sécurité alimentaire, pilier de la stabilité des nations, les défis climatiques s’imposent aujourd’hui dans tous les aspects de la vie quotidienne.

C’est dans ce contexte que les Émirats arabes unis considèrent que la réponse à ces défis ne saurait se limiter au développement de solutions technologiques. Elle nécessite également un renforcement de la coopération internationale ainsi que la création de partenariats efficaces, capables de construire un avenir plus durable et plus prospère.

Pour les Émirats arabes unis, cette orientation ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’inscrit dans une vision établie dès la création de l’union. Le défunt Cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, a posé les fondements d’une approche reposant sur la protection de l’environnement, la préservation des droits des générations futures et la recherche d’un équilibre durable entre développement économique et sauvegarde des ressources naturelles.

De cet héritage est née une trajectoire nationale qui a fait de la durabilité un élément central de l’identité des Émirats et de leurs choix stratégiques de développement.

Aujourd’hui, les Émirats arabes unis consolident leur position parmi les acteurs internationaux les plus engagés dans les domaines de la durabilité, des énergies renouvelables et de l’action climatique. Leur rôle ne se limite pas à la mise en œuvre d’initiatives nationales ambitieuses ; il s’étend également au soutien des efforts internationaux visant à apporter des solutions concrètes aux défis communs auxquels le monde est confronté.

Dans ce cadre, la diplomatie climatique émirienne s’est distinguée par sa capacité à promouvoir le dialogue, à bâtir des partenariats et à fédérer les efforts internationaux. Dans un monde marqué par la diversité des priorités et des besoins de développement, les Émirats arabes unis ont choisi d’agir comme un trait d’union entre les nations, convaincus que les défis mondiaux exigent une action collective et une responsabilité partagée.

Cette approche s’est pleinement illustrée lors de l’accueil, par les Émirats arabes unis, de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), qui a constitué une étape majeure dans l’évolution de l’action climatique internationale.

Les Émirats ont réussi à rassembler les États et les différentes parties prenantes autour d’une vision commune fondée sur la confiance, le dialogue et la recherche du consensus. Cette dynamique a contribué à renforcer l’ambition collective et à faire progresser les efforts internationaux vers des mesures plus efficaces face au changement climatique.

Ces travaux ont abouti à l’« Accord des Émirats », considéré comme une avancée historique dans le processus de gouvernance climatique mondiale et une illustration de l’importance du consensus international dans la gestion des défis communs.

La véritable portée de cette réussite réside non seulement dans les résultats obtenus, mais également dans le message qu’elle a adressé à la communauté internationale : les progrès dans la lutte contre le changement climatique ne peuvent être réalisés par la division, mais par la coopération, la confiance mutuelle et des partenariats solides. Cette conviction guide l’action des Émirats arabes unis dans leur approche des grands enjeux mondiaux.

Les efforts des Émirats reflètent également la conviction que les questions liées au climat, à l’énergie, à l’eau et à la sécurité alimentaire sont aujourd’hui étroitement interdépendantes. Leur traitement exige des solutions intégrées et une vision globale de l’avenir.

Le pays considère par ailleurs que la protection du climat est indissociable de celle de la nature et de la biodiversité. Des écosystèmes sains constituent un levier essentiel pour atteindre les objectifs du développement durable et renforcer la capacité des sociétés à s’adapter aux transformations environnementales.

Dans cette optique, les Émirats arabes unis accordent une importance croissante aux solutions fondées sur la nature, notamment à travers la protection et la restauration des mangroves, dont le rôle est essentiel pour la préservation de la biodiversité, la protection des zones côtières et la lutte contre les effets du changement climatique.

L’engagement des Émirats ne se limite pas à la question climatique. Il englobe également celle de l’eau, considérée comme l’un des principaux défis du XXIe siècle.

À cet égard, les Émirats arabes unis se préparent à accueillir, en partenariat avec la République du Sénégal, la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Cette responsabilité témoigne de la confiance accordée par la communauté internationale au rôle des Émirats dans la promotion d’une gestion durable des ressources hydriques et dans le développement de solutions innovantes au service d’un avenir plus résilient et plus prospère.

Conscients que l’efficacité de la diplomatie se mesure également à son impact concret sur la vie des populations, les Émirats arabes unis veillent à accompagner leurs initiatives internationales par des projets de développement et des investissements stratégiques favorisant la transition vers une économie durable.

Dans cette perspective, les entreprises émiriennes poursuivent leurs investissements dans les énergies propres à travers le monde, convaincues que le développement durable représente une opportunité de coopération, de croissance partagée et de prospérité commune.

En Tunisie, le projet de production d’électricité à partir de l’énergie solaire développé par la société AMEA Power dans le gouvernorat de Kairouan constitue une illustration concrète de cette vision.

Au-delà de son importance économique, ce projet met en lumière le potentiel considérable de la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables. Il contribue au renforcement de la sécurité énergétique du pays et à l’élargissement du recours aux sources d’énergie propre, tout en soutenant les objectifs nationaux de développement durable.

Les relations entre les Émirats arabes unis et la Tunisie reposent sur des bases solides de respect mutuel et de coopération constructive. Aujourd’hui, les secteurs de la durabilité, des énergies renouvelables et de l’économie verte ouvrent de nouvelles perspectives pour approfondir ce partenariat au bénéfice des deux pays et de leurs peuples.

En conclusion, la durabilité est bien plus qu’un ensemble de politiques ou de projets. Elle représente une vision de l’avenir et une responsabilité envers les générations futures.

C’est cette vision que les Émirats arabes unis continuent de promouvoir sous la conduite de Son Altesse le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, Président de l’État, à travers l’investissement dans le capital humain, le renforcement de la coopération internationale et la construction de partenariats capables de façonner un avenir plus prospère, plus innovant et plus durable pour tous.

Car la véritable mesure du progrès réside dans la capacité à transmettre aux générations futures un héritage fondé sur la prospérité partagée, la préservation des ressources naturelles et la coopération entre les nations

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Tabagisme – Amen Allah Messadi : « Le facteur temps joue contre nous »

26. Juni 2026 um 10:58

Les systèmes de santé africains ne peuvent plus se permettre d’ignorer les alternatives au tabac. C’est le message qu’Amen Allah Messadi, président de l’Association tunisienne de traitement des brûlures et des plaies (ATTBP), a adressé aux décideurs du continent : face aux fumeurs incapables de décrocher, la réduction des risques n’est plus une option — c’est une nécessité médicale et économique.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin en marge du congrès Technovation Smoke-Free organisé à Rabat sous l’égide de Philip Morris International, tenu le 24 juin 2026, le spécialiste s’est exprimé sans détour : « Les systèmes de santé se doivent d’adopter cette option comme une alternative réaliste et accessible, tant pour le patient que pour les sociétés africaines, afin de limiter les dommages considérables engendrés par le tabac. »

Sur le plan clinique, le Dr Messadi tranche une confusion qu’il juge coûteuse : la nicotine crée la dépendance et agit sur les vaisseaux sanguins et le rythme cardiaque, mais c’est la combustion qu’il désigne sans ambiguïté comme « le problème le plus grave et le principal responsable » des pathologies létales, au premier rang desquelles le cancer broncho-pulmonaire.

Un cancer que l’Afrique n’a tout simplement pas les moyens de traiter à grande échelle. Le continent, rappelle-t-il, « ne dispose pas des capacités économiques et logistiques nécessaires pour supporter ces charges financières colossales » — des coûts qu’il qualifie d’« exorbitants et très lourds » pour des systèmes hospitaliers déjà saturés.

Sa prise de position n’est pas abstraite. Ancien chef du service de réanimation des grands brûlés, le Dr Messadi a été confronté de longue date à l’insuffisance respiratoire chronique d’origine tabagique. Plus récemment, ses travaux sur la cicatrisation des plaies complexes l’ont conduit à une autre certitude : le tabac sabote directement la guérison du pied diabétique, des ulcères veineux et artériels, et des escarres, en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus.

La Tunisie dispose pourtant d’un arsenal de sevrage — gommes, patchs, acupuncture, consultations hospitalières gratuites. Le problème : leur adhésion reste, selon le médecin, « très faible » au regard de l’ampleur du phénomène. Laisser les fumeurs « s’enliser dans des trajectoires à haut risque » faute d’alternatives innovantes ne lui semble ni tenable ni éthiquement défendable.

Président de l’Association panafricaine des plaies et de la cicatrisation, le Dr Messadi avertit que « le facteur temps joue clairement contre nous » et classe la lutte antitabac parmi les « défis stratégiques urgents », bien au-delà du périmètre d’une seule spécialité. Il voit dans le congrès de Rabat « une plateforme essentielle de rapprochement scientifique et d’échange d’expériences entre médecins et décideurs en Afrique », et appelle à une formation médicale continue permettant d’ancrer la distinction combustion/nicotine dans les pratiques — « le véritable début de la solution », selon ses mots, pour transformer durablement la réalité sanitaire du continent.

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Une ministre suédoise assiste à une réunion européenne avec son bébé…

26. Juni 2026 um 10:52

Un bébé de trois mois a été installé au cœur d’une réunion des ministres européens du climat à Luxembourg, un geste rare qui a immédiatement fait réagir les observateurs institutionnels. L’initiative revient à la ministre suédoise du Climat, Romina Pourmokhtari, qui a choisi d’assister à la session avec son fils Adam, mettant en lumière une réalité encore peu normalisée dans les sphères de pouvoir : la conciliation entre maternité et fonctions de haut niveau.   Romina Pourmokhtari venait tout juste de reprendre ses fonctions après un congé parental. Son choix de venir accompagnée de son bébé, tandis que son conjoint est lui-même en congé parental.

La Suède, laboratoire social de la parentalité partagée

Dans Suède, le congé parental atteint environ 16 mois, avec une particularité clé : une partie est réservée à chaque parent et ne peut être transférée. Ces “mois du père” ont été conçus pour encourager un partage plus équitable des responsabilités familiales.

Ce modèle est régulièrement étudié par des organisations internationales comme l’OCDE, qui souligne que les politiques de congé parental bien pensées améliorent à la fois la participation des femmes au marché du travail et le développement de l’enfant. Selon l’OCDE, les pays qui encouragent le partage du congé parental affichent généralement des écarts de genre plus faibles en emploi et en revenus.

Au-delà de l’événement, la situation touche un débat mondial : comment permettre aux femmes de poursuivre leurs ambitions professionnelles sans renoncer à la maternité ? Les données du rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) montrent que les femmes restent encore pénalisées par les interruptions de carrière liées à la maternité, en particulier dans les postes à haute responsabilité. Dans de nombreux pays, la pression implicite reste forte : choisir entre progression professionnelle et présence auprès des enfants. Pourtant, plusieurs études récentes montrent que les environnements de travail flexibles et les politiques de soutien à la parentalité augmentent la rétention des talents féminins et réduisent le risque de burnout parental..

La scène impliquant la ministre suédoise relance une question simple mais structurante : pourquoi la présence d’un bébé dans un cadre professionnel devrait-elle encore surprendre ? Dans les pays nordiques, cette idée est déjà moins taboue. La flexibilité des horaires, le télétravail et les politiques de parentalité partagée ont contribué à réduire la frontière rigide entre vie privée et vie professionnelle.

Des recherches du World Bank Group montrent d’ailleurs que les politiques favorables aux familles contribuent directement à la croissance économique à long terme, en améliorant la participation des femmes au marché du travail et en réduisant les pertes de productivité liées aux abandons de carrière. La présence du bébé Adam dans une réunion ministérielle dépasse donc l’anecdote. Elle agit comme un signal politique : il est possible d’imaginer des environnements professionnels où maternité et responsabilité ne s’excluent pas. La ministre suédoise a d’ailleurs défendu l’idée que les politiques publiques doivent aller au-delà de la durée du congé parental, en intégrant davantage de flexibilité et un meilleur accès à des solutions de garde abordables.

 

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Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! »

26. Juni 2026 um 10:26

Lors de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à une refonte de la stratégie de développement économique du pays, insistant sur la nécessité de dépasser les comparaisons régionales.

Dans une intervention centrée sur le long terme, il a estimé que la Tunisie devait rompre avec la logique de comparaison systématique avec ses voisins, déclarant notamment : « Arrêtez de nous comparer au Maroc ». Tout en soulignant que la course à l’investissement ne doit plus être vécue comme une confrontation extérieure permanente, mais plutôt comme une « course entre nous-mêmes » afin d’être à la hauteur des propres capacités de la Tunisie.

Fethi Zouhaier Nouri a souligné que l’investissement ne dépend pas uniquement des dispositifs législatifs ou des réformes institutionnelles, mais relève avant tout d’un « état d’esprit ». Il a estimé que le principal défi de la Tunisie réside dans la valorisation de son potentiel économique encore sous-exploité.

Le gouverneur de la BCT a appelé à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de renforcer la productivité, stimuler l’innovation et accroître la création de valeur locale. L’objectif, selon lui, est de transformer la stabilité macroéconomique récemment consolidée en croissance durable.

Une dynamique d’investissements en progression

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé que la Tunisie demeure un pays attractif pour les capitaux étrangers. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint plus de 3,5 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse de plus de 30 % sur un an et dépassant les objectifs fixés.

Hors secteur énergétique, ces investissements ont permis la réalisation de 921 opérations et la création de plus de 14 000 emplois. Les principaux investisseurs étrangers restent la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’objectif fixé pour 2026 est d’atteindre 4 milliards de dinars d’IDE.

Le gouverneur a mis en avant plusieurs secteurs stratégiques pour la croissance future, notamment les énergies renouvelables, l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les start-up. Il a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à avoir adopté un cadre juridique dédié aux jeunes entreprises innovantes à travers le Startup Act.

En conclusion, Fethi Zouhaier Nouri a insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique. Selon lui, la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et le renforcement des réserves en devises constituent les fondements de la compétitivité nationale.

Il a rappelé que la banque centrale ne crée pas directement de richesse, mais qu’elle joue un rôle essentiel dans l’instauration de la confiance, condition indispensable à l’investissement et à la croissance. Face aux mutations de l’économie mondiale, il a appelé l’ensemble des acteurs — État, banques, entreprises et investisseurs — à transformer cette stabilité en moteur durable de développement économique.

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Le Kenya numérise la traçabilité de ses exportations horticoles

26. Juni 2026 um 08:41

Le Kenya a lancé un Système national de traçabilité horticole (NHTS) pour suivre les fruits, légumes et fleurs destinés à l’exportation depuis les exploitations agricoles jusqu’aux marchés étrangers. Cette plateforme numérique doit permettre de mieux contrôler les produits, de simplifier les procédures d’exportation et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Mis en service le 23 juin par l’Autorité agricole et alimentaire (AFA), le NHTS regroupe les démarches de licence, d’enregistrement et de certification phytosanitaire au sein d’une seule plateforme. Les exportateurs peuvent ainsi effectuer une partie de leurs formalités en ligne, avec un système destiné à améliorer la transparence et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

Cette initiative intervient alors que les contrôles sanitaires se renforcent, notamment sur le marché européen, principal débouché des produits horticoles kényans. En 2024, le Kenya Plant Health Inspectorate Service (KEPHIS) a recensé 43 interceptions liées à des ravageurs, 77 interceptions pour des anomalies documentaires et 80 notifications pour dépassement des limites maximales de résidus de pesticides, contre 50 un an auparavant.

À travers cette plateforme, les autorités espèrent réduire les risques de rejet des cargaisons, renforcer la conformité des exportations et préserver la compétitivité de la filière horticole. Deuxième source de recettes agricoles à l’exportation après le thé, l’horticulture a rapporté 202,4 milliards de shillings kényans (1,56 milliard de dollars) en 2024. Les fleurs coupées ont représenté 47,5 % de ces revenus, contre 46 % pour les fruits et légumes. Le gouvernement prévoit également d’étendre progressivement ce système de traçabilité à d’autres filières agricoles, notamment le maïs, la noix de coco et le macadamia.

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Décryptage – Quand produire devient un acte de résistance

26. Juni 2026 um 06:00

Un pays où l’on demande aux entrepreneurs de courir avec des chaînes aux pieds

Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la Tunisie d’aujourd’hui. Chaque discours officiel célèbre l’investissement, l’initiative privée, l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois. Chaque programme économique insiste sur la nécessité de renforcer le tissu productif national. Chaque responsable reconnaît que l’État ne peut plus être le principal employeur du pays et que l’avenir repose sur la capacité des entreprises à créer de la richesse.

Pourtant, sur le terrain, une autre réalité se dessine. Une réalité faite de trésoreries exsangues, de marges laminées, de procédures administratives complexes, de financements difficiles à obtenir, de retards de paiement chroniques et d’une concurrence parallèle qui semble parfois bénéficier d’une forme d’impunité économique.

Dans les ateliers de cuir de Monastir, dans les petites usines de textile du Sahel, dans les commerces de Sfax, dans les entreprises artisanales de Kairouan ou de Nabeul, le même sentiment revient avec insistance : celui d’être devenu un survivant plutôt qu’un entrepreneur.

La récente alerte lancée par Mehdi Barbouch, président de la Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises, ne constitue pas une simple revendication corporatiste. Elle traduit un malaise plus profond, celui d’un tissu économique qui a le sentiment de porter une charge devenue disproportionnée par rapport à ses capacités.

Au fond, la question est simple : comment une entreprise peut-elle continuer à produire, investir et recruter lorsqu’elle se trouve simultanément prise en étau entre une fiscalité pesante et une concurrence qui échappe aux règles ?  C’est toute l’économie tunisienne qui se trouve résumée dans cette interrogation.

 

L’entreprise tunisienne : la grande oubliée des débats économiques

Les macroéconomistes aiment parler des grands agrégats : croissance, inflation, déficit budgétaire, balance commerciale ou dette publique. Pourtant, derrière ces chiffres se cachent des femmes et des hommes bien réels. Il y a ce chef d’atelier qui hésite à renouveler ses machines. Cette commerçante qui réduit ses stocks par peur d’une baisse de la demande. Ce petit industriel qui reporte un recrutement malgré des commandes suffisantes. Cet artisan qui travaille davantage pour payer ses dettes que pour développer son activité.

Toutes ces situations individuelles finissent par former une réalité collective. Or, depuis plusieurs années, les PME tunisiennes accumulent les chocs. La révolution, les crises politiques, la pandémie, l’inflation mondiale, la hausse des coûts énergétiques, les tensions sur les matières premières et le ralentissement économique ont laissé des traces profondes. Beaucoup d’entreprises n’ont jamais réellement retrouvé leur niveau d’activité d’avant 2020.

Leurs réserves financières se sont épuisées. Leurs capacités d’investissement se sont réduites. Leurs marges de sécurité ont disparu. Dans un tel contexte, chaque nouvelle contrainte produit un effet amplifié. Ce qui aurait été supportable dans une phase de croissance devient insoutenable dans un environnement de stagnation.

 

Lire également : Wided Bouchamaoui : « Les contraintes de temps et de moyens nous mettent à rude épreuve »

 

La fiscalité : lorsque la contribution devient une punition

L’impôt est l’un des piliers de toute société moderne. Ibn Khaldoun nous le rappelle depuis plus de six cents ans. Sans fiscalité, il n’y a ni écoles, ni hôpitaux, ni infrastructures, ni sécurité, ni services publics. Mais l’histoire économique montre également qu’il existe une frontière subtile entre contribution et confiscation.

Lorsque les prélèvements deviennent excessifs par rapport aux capacités réelles des acteurs économiques, ils cessent de financer la croissance pour commencer à la freiner. La Tunisie semble aujourd’hui dangereusement « proche de cette limite ». Certains esprits éclairés (trop) pensent qu’on l’a dépassée. Le problème ne réside pas uniquement dans le taux d’imposition. Il réside dans l’accumulation. Impôts sur les bénéfices. Retenues à la source. Acomptes provisionnels. Cotisations sociales. Taxes diverses. Pénalités. Formalités administratives. Contrôles multiples. Chaque élément pris séparément peut sembler justifiable. Mais leur combinaison produit un effet de saturation. L’entreprise finit par consacrer une énergie considérable non pas à produire ou à innover, mais simplement à rester conforme.

Cette situation crée une forme de fatigue économique. Une fatigue qui ne se mesure ni dans les statistiques ni dans les bilans comptables. Mais qui se lit dans les regards de nombreux entrepreneurs. Ils ne parlent plus de croissance. Ils parlent de survie.

 

L’économie parallèle : la concurrence qui ne joue pas selon les mêmes règles

Mais si la pression fiscale est lourde, elle devient presque insupportable lorsqu’elle coexiste avec un marché parallèle omniprésent. C’est là que réside l’une des plus grandes contradictions tunisiennes. L’entreprise formelle supporte toutes les charges. L’entreprise informelle en supporte peu ou pas. Et pourtant, les deux se retrouvent sur le même marché.

Le résultat est prévisible. Comment rivaliser avec un concurrent qui ne paie ni TVA, ni CNSS, ni impôt sur les bénéfices, ni coûts réglementaires ? Comment expliquer à un artisan qu’il doit respecter toutes ses obligations lorsque son voisin peut vendre le même produit à un prix inférieur de 20 %, 30 % ou parfois davantage simplement parce qu’il échappe au système ? Cette situation ne crée pas seulement une distorsion économique.

 

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Elle crée une crise morale

Car derrière les chiffres se cache une question de justice. Les économistes institutionnalistes, bien après Ibn Khaldoun, à commencer par Douglass North (1), ont démontré que les économies prospères reposent sur des règles appliquées équitablement à tous. Lorsque les règles cessent d’être universelles, la confiance s’effondre. Et lorsqu’une société perd confiance dans ses institutions économiques, l’investissement recule inévitablement.

 

Le drame silencieux des entreprises qui meurent debout

Les statistiques officielles évoquent souvent plusieurs centaines de milliers d’entreprises actives. Mais les chiffres administratifs racontent rarement toute l’histoire. Beaucoup d’entreprises existent encore juridiquement. Leur patente est ouverte. Leur registre de commerce est valide. Leurs déclarations continuent parfois d’être déposées. Mais leur activité réelle est réduite à une fraction de ce qu’elle était autrefois. Elles survivent. Elles ne vivent plus. Elles attendent. Elles espèrent. Elles repoussent l’échéance.

Le danger est là. Une économie ne s’effondre pas nécessairement dans un fracas spectaculaire. Elle peut se dégrader lentement, presque silencieusement. Atelier après atelier. Commerce après commerce. Entreprise après entreprise. Jusqu’au jour où l’on découvre que les capacités de production ont disparu. Que les savoir-faire se sont perdus. Que les emplois se sont évaporés. Et que reconstruire coûte infiniment plus cher que préserver.

 

L’État, créancier exigeant et débiteur retardataire

Parmi les paradoxes les plus frappants figure celui des relations entre les entreprises et l’administration. Certaines PME réalisent des travaux pour des organismes publics. Elles livrent. Elles exécutent leurs contrats. Elles respectent leurs engagements. Puis elles attendent. Parfois plusieurs mois. Parfois davantage.

Pendant ce temps, les échéances fiscales continuent de tomber avec une régularité implacable. L’entreprise doit payer un État qui ne l’a pas encore payée. Cette situation relève presque de l’absurde économique.

John Maynard Keynes rappelait qu’une entreprise ne disparaît pas nécessairement parce qu’elle perd de l’argent. Elle disparaît souvent parce qu’elle manque de liquidités. Autrement dit, parce qu’elle ne dispose pas de trésorerie suffisante pour faire face à ses obligations immédiates. Dans un pays où les difficultés de financement sont déjà importantes, les retards de paiement publics deviennent un facteur supplémentaire de fragilisation.

 

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Le secteur de la chaussure : autopsie d’un déclassement

Il fut un temps où le cuir et la chaussure représentaient une fierté industrielle tunisienne. Les ateliers travaillaient pour les marchés européens. Les exportations progressaient. Les savoir-faire se transmettaient de génération en génération. Aujourd’hui, de nombreux ateliers ont disparu. D’autres fonctionnent en dessous de leurs capacités. Certains ont définitivement fermé leurs portes. Bien sûr, les transformations du commerce mondial expliquent une partie du phénomène.

Mais la concurrence des circuits parallèles a joué un rôle majeur. Le secteur de la chaussure raconte finalement une histoire plus large. Celle d’une économie qui voit progressivement certains de ses piliers historiques s’éroder sous l’effet combiné de la mondialisation, de l’informalité et des fragilités internes.

 

La grande question tunisienne : qui créera les emplois de demain ?

Au fond, le débat dépasse largement les PME. Il concerne l’avenir du modèle économique tunisien. Chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. L’administration publique ne peut plus les absorber. Les finances publiques ne le permettent plus. Les entreprises privées deviennent donc le principal espoir de création d’emplois.

Mais comment demander aux PME de recruter davantage lorsque leur principale préoccupation est de préserver leur propre survie ? Comment espérer davantage d’investissement lorsque les entrepreneurs peinent déjà à maintenir leur activité ? Comment attirer les jeunes vers l’initiative privée si ceux qui entreprennent donnent l’impression de mener un combat permanent ?

L’histoire économique est pourtant claire. Aucun pays ne s’est enrichi durablement sans un secteur privé dynamique. Aucun miracle économique n’a été construit contre les entrepreneurs. Tous ont été construits avec eux.

 

Réconcilier l’État et l’entreprise

La véritable urgence tunisienne n’est peut-être pas budgétaire. Elle est institutionnelle. Il s’agit de reconstruire la confiance. Une confiance qui passe par une fiscalité plus équilibrée. Par une lutte effective contre les circuits parallèles. Par une administration plus rapide. Par des délais de paiement raisonnables. Par un accès au financement mieux adapté aux réalités des PME. Par une digitalisation intelligente qui simplifie plutôt qu’elle ne complique. Car derrière chaque entreprise qui ferme se cache un drame humain.

Des salariés qui perdent leur revenu. Des familles qui perdent leur stabilité. Des jeunes qui perdent un espoir d’emploi. Des territoires qui perdent une partie de leur vitalité économique. La Tunisie possède encore un formidable potentiel entrepreneurial. Des artisans talentueux. Des PME résilientes. Des entrepreneurs capables d’innover malgré les difficultés.

Mais aucune économie ne peut demander indéfiniment à ses forces productives de porter seules le poids de ses déséquilibres. Car lorsque produire devient un acte de résistance, lorsque respecter les règles devient un désavantage concurrentiel, lorsque l’entrepreneur se transforme en survivant, le danger n’est plus seulement celui de quelques faillites supplémentaires. C’est celui d’un pays qui risque, progressivement, de décourager ceux dont il a pourtant le plus besoin : ceux qui créent la richesse, investissent dans l’avenir et donnent du travail aux autres. Et lorsqu’une nation commence à perdre ses bâtisseurs, elle finit toujours par compromettre une partie de son propre avenir.

 

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Références :

(1) Douglass C. North (1920–2015) est un économiste américain, colauréat du Prix Nobel d’économie en 1993. Il est le père fondateur de la nouvelle économie institutionnelle. Ses travaux majeurs, tels que Institutions et Le processus du développement économique, reposent sur deux piliers : Les institutions : Il les définit comme des « contraintes conçues par l’homme » (lois, droits de propriété, coutumes) qui structurent les interactions. L’intérêt personnel : Il explique que le développement et l’innovation naissent d’un calcul individuel. Ses recherches démontrent que la croissance économique à long terme dépend de la création d’institutions incitatives protégeant l’innovation, un concept qu’il a notamment utilisé pour expliquer l’émergence de la Révolution industrielle en Grande-Bretagne

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG).

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Tunisie-Pays Bas 1-3: Un léger mieux et une sortie en catimini

26. Juni 2026 um 03:00
Tunisie-Pays Bas 1-3: Un léger mieux et une sortie en catiminiPar Mohamed Kilani Tunisie – Pays Bas 1-3 (m-t 0-2) Stade: Arrowhead Stadium, Kansas City, Etats-Unis Arbitre: Katia Garcia Mendoza (Mexique) Buts: Skhiri (csc 3’), Brobbey (7’), Ben Slimane (csc 62’) pour les Pays Bas; Mastouri (54’) pour la Tunisie.  Averissement: Khedira (Tunisie) Tunisie: Dahmen, Valéry, Talbi, Ben Hamida (Achouri 68’), Abdi, Khedhira (Ben Ouannes 68’), Skhiri (cap), Mejbri, Ben Slimane (Haj Mahmoud 68’), Gharbi (Chaouat 75’), Mastouri ( Tounekti 90’). L'équipe de Tunisie a l'habitude de disputer en Coupe du monde le dernier match du groupe tout en étant éliminée. En 2022, elle réalisa une performance notable en battant la France ...

TIF 2026 : plus de 900 entreprises et 446 millions d’euros d’investissements italien en Tunisie

25. Juni 2026 um 12:31

La coopération économique entre la Tunisie et l’Italie entre dans une phase plus ambitieuse, portée par une volonté commune de transformer les échanges existants en véritable plateforme industrielle tournée vers l’Afrique. C’est le message central porté lors de l’ouverture du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), organisé à Tunis par la FIPA-Tunisia.

Enrico Maria Bagnasco, CEO de Sparkle et président de Confindustria Assafrica & Mediterraneo, a mis en avant la profondeur des relations économiques entre les deux pays. Plus de 900 entreprises italiennes sont aujourd’hui actives en Tunisie, opérant dans des secteurs clés comme le textile, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’agroalimentaire et le numérique. Une présence qui, selon lui, traduit un partenariat stable et de long terme.

Il a insisté sur les facteurs qui soutiennent cette dynamique, notamment la proximité géographique, la qualité des compétences tunisiennes et les accords commerciaux avec l’Union européenne. Il a illustré cette proximité par une image marquante : « un vol Rome–Tunis est plus court qu’un Rome–Milan », soulignant une réalité logistique qui renforce l’attractivité du pays. Les données évoquées montrent également l’intensification des flux d’investissement italiens à l’international, avec 446 millions d’euros enregistrés au premier semestre 2025 sur certains marchés, un indicateur utilisé pour illustrer la capacité des entreprises italiennes à se déployer à l’étranger et à consolider leur présence dans des économies partenaires comme la Tunisie.

Au centre du discours, une orientation stratégique revient avec insistance : faire de la Tunisie un hub industriel et logistique vers le continent africain. « Nous devons travailler ensemble pour faire de la Tunisie une plateforme conjointe de développement vers l’Afrique », a déclaré Enrico Maria Bagnasco, appelant à renforcer les projets industriels communs et les chaînes de valeur partagées. Cette vision s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, qui renforce la coopération italienne avec plusieurs pays africains, dont la Tunisie, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture.

Le secteur numérique occupe également une place stratégique dans cette coopération. L’entreprise Sparkle, présente en Tunisie depuis plus de 50 ans, assure environ 50 % du trafic international du pays, confirmant le rôle central des infrastructures digitales dans la compétitivité économique et l’ouverture internationale de la Tunisie. Au-delà des investissements, le discours a mis l’accent sur la formation et le transfert de compétences. Les initiatives italiennes intègrent des programmes de formation technique et managériale visant à renforcer l’autonomie des talents locaux et à accompagner la montée en valeur de l’écosystème industriel tunisien.

 

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Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent »

25. Juni 2026 um 12:22

La 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), rendez-vous majeur des acteurs mondiaux de l’investissement, se déroule ce jeudi  25 juin 2026 à Tunis. Organisé par FIPA-Tunisia sous le patronage du Ministère de l’Économie et de la Planification et en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, ce forum offre une plateforme stratégique d’échanges, de networking et de création de partenariats entre investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprise, institutions publiques et partenaires de développement.

Présent lors de cette matinée, Wamkele Mene, le secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné lors de son allocution l’importance du thème de cette édition, qui fait écho à la mission de la ZLECAf. Il a salué l’engagement de la Tunisie, l’un des premiers pays à signer et ratifier l’accord, et a insisté sur le rôle du pays comme plateforme pour dynamiser le commerce intra‑africain et attirer les investissements.

Il précise dans ce contexte :  » Nous nous réunissons à un moment où l’économie mondiale fait face à des défis sans précédent. En effet, le capital se montre prudent, les investisseurs hésitent et le commerce est fragmenté. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont morcelées. De plus en plus, les industriels et les producteurs recherchent des partenariats régionaux pour établir des chaînes d’approvisionnement alternatives et garantir la résilience pour notre continent et pour la Tunisie en particulier. Cela signifie que nous devons renforcer et construire notre autonomie économique en créant des chaînes de valeur en Afrique, sans pour autant nous déconnecter du reste du monde. »

Il ajoute : « Notre mission est de développer nos économies et nos marchés, de bâtir des partenariats, d’accroître notre capacité de production et d’échange, et de lever les obstacles intra‑africains à l’investissement et au commerce. Pendant plus de 70 ans, le continent africain a été caractérisé par la fragmentation des marchés, la petitesse des marchés nationaux, la coexistence de 42 monnaies, des frontières réglementaires denses et des économies qui restent trop dépendantes de l’exportation de matières premières non transformées vers les marchés traditionnels du Nord. En réponse à ce constat, nos chefs d’État et de gouvernement, au sein de l’Union africaine, ont décidé d’accélérer le commerce intra‑africain en instituant la ZLECAf. « 

Comme il l’a précisé lors de son discours d’ouverture, la Tunisie est déjà activement engagée dans les échanges au sein de ce cadre. 42 entreprises tunisiennes pionnières ont satisfait aux exigences réglementaires nécessaires pour pouvoir commercer dans ce cadre ; ces entreprises couvrent la production manufacturière, la production d’engrais, l’agriculture et l’exportation de produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ouverte aux affaires et la Tunisie, bien entendu, est ouverte aux affaires ; elle est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent, via ses infrastructures et grâce à la ZLECAf. « 

« La ZLECAf présente une proposition de valeur et d’investissement : un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes avec un PIB combiné estimé à 3,4 billions de dollars américains. Cela signifie que, lorsque vous investissez en Tunisie, vous avez accès aux marchés des 49 autres pays et bénéficiez d’un accès préférentiel à ces marchés dynamiques et à forte croissance en Afrique.

En 2024, le commerce intra‑africain a atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi nous avons confiance dans l’avenir de notre continent et dans le rôle de la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique » a-t-il poursuivi.

Wamkele Mene a souligné la capacité d’exportation de la Tunisie et son expérience : « La Tunisie a été parmi les premiers partenaires à conclure un accord préférentiel avec l’Union européenne. Ce qui en a fait l’un des plus grands pays exportateurs en Afrique vers l’UE et le 10e fournisseur de vêtements de l’Union européenne. La Tunisie compte plus de 260 entreprises exportatrices réalisant plus de 2,5 milliards de dollars d’exportations. Soit plus de 14% des exportations nationales dans le cadre des zones de libre‑échange. »

Il a également rappelé que la ZLECAf ne concerne pas uniquement les biens commerciaux. « Elle porte aussi sur l’économie numérique, l’autonomisation des petites et moyennes entreprises et l’intégration des femmes et des jeunes dans le commerce. Du point de vue de l’investisseur, elle vise à faciliter l’investissement intra‑africain — qui représente aujourd’hui moins de 4 % et à renforcer la protection juridique des investissements via le protocole sur l’investissement applicable. Les règles de protection de l’investissement et d’ouverture des marchés existent ; le marché est là. La main‑d’œuvre la plus jeune du monde sera en Afrique d’ici 2050. D’ici 2050, une personne sur quatre vivra en Afrique. Les projections estiment le PIB africain à 16,2 billions de dollars, positionnant alors le continent comme l’une des plus grandes économies mondiales. Il ne s’agit pas seulement d’une architecture plus vaste pour le commerce ; c’est une opportunité de marché dynamique et à forte croissance. Parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, six se situent en Afrique. »

« Bien sûr, nous devons surmonter des défis précis : le coût du transport et de la logistique, le coût des infrastructures, le coût élevé du financement du commerce, le coût des paiements et transactions intra‑africains, et l’absence d’une infrastructure de paiement continentale qui permettrait aux PME comme aux grandes entreprises d’échanger à des tarifs compétitifs et à des millions d’Africains de profiter d’un marché de 1,4 milliard de personnes » a-t-il encore souligné.

Il conclut : « La Tunisie apporte une nouvelle dynamique et de nouvelles opportunités pour l’Afrique. Il s’agit d’un modèle d’intégration économique important que nous construisons. Et nous sommes convaincus que la Tunisie joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’intégration économique en Afrique. C’est un pays où investir, c’est aussi investir dans l’avenir du continent et tirer parti du marché africain. »

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Allemagne : légère amélioration des perspectives économiques 

25. Juni 2026 um 12:03

Les perspectives économiques allemandes se sont légèrement améliorées en juin, atténuant les inquiétudes concernant les effets indirects de la guerre des Etats-Unis contre l’Iran sur la première économie européenne.

L’indice des anticipations des entreprises de l’Institut Ifo du mercredi 24 juin a progressé à 84,1, contre 83,9 (chiffre révisé) le mois précédent. Ce résultat reste toutefois inférieur à l’estimation médiane des analystes interrogés par Bloomberg, qui s’établissait à 84,8. Parallèlement, l’indice mesurant la conjoncture actuelle a affiché une amélioration plus marquée.

« Les entreprises perçoivent un environnement commercial moins incertain », a déclaré Clemens Fuest, président de l’Ifo, dans un communiqué publié mercredi. « Les entreprises allemandes espèrent une désescalade des tensions géopolitiques », a-t-il ajouté.

Ces chiffres contrastent avec les données publiées mardi, qui montraient une détérioration inattendue de l’activité économique ce mois-ci. La chute de confiance due au conflit au Moyen-Orient ayant entraîné le plus fort recul du secteur des services depuis 2022.

En effet, après un bon début d’année, l’économie allemande est en difficulté. La Deutsche Bundesbank prévoit une croissance de seulement 0,5 % pour l’ensemble de l’année, un chiffre nettement inférieur à « l’année de croissance » promise par le chancelier Friedrich Merz avant le début du conflit avec l’Iran.

De plus, l’augmentation des dépenses de défense et d’infrastructure fonctionne désormais davantage comme un « coussin de sécurité » que comme un levier pour relancer la croissance.

Les entreprises ressentent déjà la pression. BMW AG a récemment émis un avertissement sur ses résultats, soulignant que la guerre affecte négativement le moral des consommateurs dans le monde entier.

Lire aussi : BMW annonce une baisse de 29 % de ses bénéfices

Par ailleurs, la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux d’intérêt pour la première fois en près de trois ans constitue un obstacle supplémentaire pour l’économie. Et malgré les progrès réalisés dans les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, les marchés anticipent toujours une nouvelle hausse des taux en 2026.

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La Tunisie confie la digitalisation de sa propriété industrielle à la Corée du Sud

25. Juni 2026 um 08:11

L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) lance son nouveau système numérique de la propriété industrielle, réalisé en coopération avec l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l’Office coréen de la propriété intellectuelle (KIPO).

La cérémonie de lancement a été présidée, mercredi 24 juin 2026 à Tunis, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat – chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie -, Slah Zouari, qui a salué un projet illustrant, selon lui, « la solidité de la coopération tuniso-coréenne et le niveau avancé du partenariat bilatéral dans l’accompagnement de la transformation numérique de l’administration tunisienne, rapporte un communiqué du ministère ».

Cette plateforme numérique ambitionne de centraliser et d’intégrer l’ensemble des procédures et services liés à la propriété industrielle, tout en simplifiant les démarches administratives, en réduisant les délais de traitement et en facilitant l’accès à l’information. Elle vise également à renforcer l’efficacité, la transparence et l’interaction entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation, notamment les entreprises, les chercheurs, les innovateurs et les porteurs de projets.

Le ministère s’engage à poursuivre la modernisation du système national de la propriété industrielle et à en assurer la pérennité, selon Zouari, assurant « ce secteur constitue un levier stratégique de développement économique, en favorisant l’innovation, en stimulant l’investissement, en renforçant la compétitivité des entreprises et en facilitant l’intégration de l’économie tunisienne dans les chaînes de valeur mondiales ».

S’inscrivant dans la continuité des efforts engagés depuis 2023 pour moderniser le système national de la propriété industrielle, ce projet marque une nouvelle étape dans la digitalisation des services publics. Les participants ont pris connaissance, à cette occasion, des principales fonctionnalités du nouveau système, des différentes phases de sa réalisation ainsi que de ses perspectives d’évolution, mettant en évidence les avancées réalisées par la Tunisie pour aligner son dispositif de propriété industrielle sur les standards internationaux et répondre aux défis des mutations technologiques.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Corée en Tunisie, Lee Tae-won, du président du KIPO, Byeong-sam Kang, de la directrice du bureau de la KOICA en Tunisie, Ilwoo Nam, ainsi que du directeur général de l’INNORPI, Nafaâ Boutiti, aux côtés de représentants d’institutions tunisiennes et coréennes et d’experts du secteur.

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Antonio Tajani à Tunis : Le partenariat italo‑tunisien au cœur du Forum économique

24. Juni 2026 um 20:30

Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani est arrivé aujourd’hui à Tunis pour le Forum d’affaires tuniso-italien aux côtés de la cheffe du gouvernement Sarra Zaaafrani Zenzri au siège de l’Utica.

Environ 600 participants et représentants tunisiens italiens entreprises, associations patronales et institutions ont participé au forum.

Antonio Tajani a souligné l’importance stratégique du Forum économique italo‑tunisien, organisé à un moment crucial pour les échanges bilatéraux. Malgré des difficultés logistiques liées au port, les entreprises italiennes et tunisiennes affichent une volonté forte de coopération.

Antonio Tajani a rappelé les plus de soixante ans d’histoire commune entre les deux pays, depuis l’Antiquité de Carthage jusqu’aux liens contemporains qui voient de nombreux Italiens s’installer en Tunisie et vice versa, ainsi qu’une large pratique de la langue italienne parmi les Tunisiens. Ces proximités humaines et culturelles, a‑t‑il dit, confirment que le lien italo‑tunisien demeure solide et porteur.
Sur le plan politique, il a appelé à travailler ensemble pour créer de la valeur ajoutée et surmonter collectivement les obstacles qui entravent le développement des partenariats.

Du point de vue économique, il a rappelé les capacités de la Tunisie et évoqué la nécessité de projeter ce partenariat vers l’avenir, en particulier en direction du continent africain, « un enjeu commun » riche en ressources et opportunités, malgré des défis sociaux persistants.

M. Tajani a proposé la mise en place de guides pratiques pour faciliter les relations commerciales bilatérales et a identifié plusieurs secteurs prioritaires : tourisme, agriculture, énergie, et technologies. Il a salué l’avancée du projet Elmed et sa transition vers la phase de réalisation, estimant que ce projet et les centres d’innovation inaugurés récemment constituent des leviers pour la coopération technologique et industrielle.

Trois mots‑clés doivent, selon lui, guider cette coopération : formation, transfert technologique et compétitivité. Le gouvernement italien se dit prêt à accompagner la Tunisie sur l’aspect formation, y compris par des programmes de formation en Italie, afin d’encourager les jeunes tunisiens et italiens et de préparer l’avenir commun.

Il a également évoqué la possibilité de transformer une partie de la dette tunisienne en investissements (à hauteur de 70 millions d’euros évoqués) pour financer des projets structurants et créer des opportunités durables. Il a enfin rappelé que le sport, au‑delà de ses valeurs sociales, représente un secteur économique et d’investissement pertinent pour la Tunisie.

En conclusion, le ministre a réaffirmé la volonté d’établir un partenariat solide et durable entre l’Italie et la Tunisie, centré sur l’innovation, l’énergie et la formation, et tourné vers l’exploration des opportunités en Afrique et sur les marchés régionaux.

Antonio Tajani a clôturé sa visite par la découverte d’une rétrospective photographique sur les 70 ans de relations diplomatiques entre l’Italie et la Tunisie. L’exposition retrace sept décennies d’échanges politiques, économiques et humains entre les deux pays.

Plusieurs accords sont prévus  lors du forum : Ice signe avec Cepex pour l’échange d’informations et l’organisation conjointe d’événements visant à attirer des investissements ; Cdp, Sace et Simest concluront un partenariat avec la Chambre tuniso‑italienne de commerce et d’industrie pour soutenir l’internationalisation des entreprises en Tunisie ; la Ctici et l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (Ubci) annonceront la création d’un desk Italie au sein de la banque. Comites Tunisie et Utica lanceront un recensement des compétences et des parcours de formation des jeunes italo‑tunisiens résidant en Tunisie pour faciliter leur insertion sur les marchés du travail tunisien et italien..

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

24. Juni 2026 um 18:08

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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Recordman du monde, blessé et abandonné : le cri de détresse de l’athlète paralympique Amenallah Tissaoui

24. Juni 2026 um 14:34

Il venait de repousser les limites de son sport. Une nouvelle fois. Lundi 22 juin 2026, sur une piste d’athlétisme aux États-Unis, Amanellah Tissaoui a réalisé ce que peu d’athlètes parviennent à accomplir dans une carrière entière : battre un record du monde. Pour la troisième fois cette saison, le spécialiste tunisien du 1500 mètres...

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