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Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?

04. Juni 2026 um 08:50

Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande. 

Imed Bahri

Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.

«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.

Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.

Courriels d’hameçonnage et messages frauduleux

Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.

Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.

Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.

«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».

Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.

«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.

Un jeu du chat et de la souris sans fin

Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.

Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.

«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.

L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.

L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».

L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.

Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.

Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.

Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.

Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».

Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.

À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.

Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.

Une considérable capacité d’innovation

L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.

Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.

Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.

Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.

Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.

Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.

Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.

«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».

Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.

Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».

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Israël et le Liban concluent un cessez-le-feu

04. Juni 2026 um 07:46

L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.

D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.

A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…

Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.

Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…

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Gestern — 03. Juni 2026Haupt-Feeds

Trump à Netanyahou : « Tu es cinglé, tout le monde te déteste »

03. Juni 2026 um 10:35

La tension diplomatique entre Israël et les États-Unis est montée d’un cran suite à un échange téléphonique houleux durant lequel Donald Trump aurait remonté les bretelles à Netanyahou au sujet des frappes au Liban, et notamment à Beyrouth.

 

C’est dans son langage fleuri que Donald Trump s’en est pris d’une manière violente à Benyamin Netanyahou, sans doute le dirigeant étranger le plus proche de lui. Invité à sept reprises à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien appartient presque au premier cercle du président américain. Un lien forgé par des années de convergence politique, d’affinités idéologiques et de relations personnelles étroites.

« T’es complètement cinglé » 

Ainsi, le site américain Axios a rapporté, lundi 1er juin, une conversation téléphonique houleuse entre le président des Etats-Unis et le Premier ministre israélien. Citant un officiel américain, le média affirme que Donald Trump a vu rouge en constatant que Benyamin Netanyahou souhaitait bombarder Beyrouth, dans le cadre de l’offensive de l’armée israélienne contre le Hezbollah

« T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

Ce n’est pas la première fois que les échanges entre les deux dirigeants sont houleux. Le 19 mai dernier, ils avaient échangé au sujet d’un possible accord avec l’Iran lors d’un entretien téléphonique décrit comme particulièrement difficile. Selon une source citée par Axios, « Netanyahou était rouge de colère ». Le média rapporte également que Donald Trump aurait déclaré au cours de cette conversation que Benyamin Netanyahou « fera tout ce que je lui demanderai de faire » en ce qui concerne les décisions relatives à l’Iran.

L’équation libanaise

Étonnante remontrance adressée au dirigeant israélien, lui qui a su convaincre Donald Trump de s’engager dans le bourbier d’un conflit aux conséquences incertaines avec l’Iran.

Que lui reproche-t-il aujourd’hui ? De mener au Liban une offensive militaire devenue difficile à maîtriser contre la milice chiite du Hezbollah, officiellement pour assurer la sécurité des Israéliens vivant à proximité de la frontière libanaise. Depuis le 2 mars dernier, ces frappes ont fait quelque 3 400 victimes côté libanais et coûté la vie à 27 soldats israéliens. Elles ont également eu pour effet de compromettre les négociations avec l’Iran visant à mettre un terme à une guerre qui aura ébranlé l’économie mondiale et qui, localement, risque de faire perdre la majorité au locataire de la Maison Blanche alors que élections de mi-mandat approchent dans un climat économique tendu.

« A quelques mois des élections de mi-mandat, le timing n’est pas bon pour le républicain qui avait promis la destruction rapide du régime iranien », explique un analyste politique. Tout en ajoutant que « le président américain semble s’être fait avoir par la rhétorique de Netanyahou. Là où il pensait faire un bon coup géopolitique, il se retrouve embourbé dans une situation pire qu’avant avec le détroit d’Ormuz fermé, les prix de l’essence toujours aussi hauts et des mauvais sondages ».

Or le front libanais cristallise l’un des points majeurs de crispations dans les discussions : Téhéran refuse de signer tout accord avec les Américains tant que les hostilités israéliennes contre le Hezbollah libanais ne s’arrêtent pas.

Et c’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a été contraint d’endosser le rôle de pompier. Alors que le Premier ministre israélien menaçait, le 1er juin, de frapper la banlieue sud de Beyrouth, le président américain est intervenu en urgence en annonçant sur son réseau Truth Social un cessez-le-feu, coupant court à l’opération envisagée contre la capitale libanaise. Cette intervention n’a toutefois pas infléchi la détermination de Benyamin Netanyahou, qui a aussitôt réaffirmé sa volonté de poursuivre les opérations militaires dans le sud du Liban, où plusieurs frappes ont encore été menées lundi 1er et mardi 2 juin.

Surenchère

Au risque de défier « le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche » ? Sous la pression de l’aile la plus radicale de sa coalition, farouchement opposée à toute ingérence américaine dans le dossier libanais, Benyamin Netanyahou ne paraît pas disposé à céder aux injonctions de Donald Trump sur le dossier libanais.

« C’est le moment de dire non à notre ami, le président Trump », a ainsi lancé le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite nationaliste. Cette surenchère intervient alors qu’une nouvelle session de pourparlers entre Israël et le Liban s’est tenue à Washington, le 2 juin. Dans le même temps, le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense, Israël Katz, affichent des ambitions croissantes au Liban, envisageant d’étendre la zone d’influence israélienne jusqu’au fleuve Zahrani, situé à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Se tenir par la barbichette

Alors, s’agit-il d’un simple accroc diplomatique ou du début d’une rupture durable entre Donald Trump et le sulfureux dirigeant israélien ? À ce stade, il s’agirait davantage d’un regain de tensions entre deux alliés stratégiques que d’un véritable divorce. Car malgré leurs divergences ponctuelles, les liens qui unissent Washington et Tel-Aviv demeurent profonds : Israël reste largement tributaire du soutien militaire et financier américain; tandis que les États-Unis continuent de considérer l’État hébreu comme son bras armé au Proche-Orient.

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Netanyahu devient l’obstacle majeur à un accord USA-Iran

03. Juni 2026 um 09:53

Donald Trump répète depuis des semaines qu’il croit possible de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran. Mais la détermination d’Israël à poursuivre ses propres objectifs souligne le peu de contrôle dont dispose en définitive le président américain sur le règlement de cette crise.

Comme le souligne Bloomberg, la dernière « crise » entre Trump et Netanyahu fait suite à la récente escalade militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban, qui a provoqué d’intenses échanges téléphoniques entre les deux dirigeants. Ils ont présenté des versions différentes de l’accord conclu, le président américain évoquant un cessez-le-feu plus large que celui que son homologue était prêt à déclarer.

Cette divergence de vues met en péril les fragiles négociations entre Washington et Téhéran. Ce dernier insistant sur le fait que le Liban faisse partie de tout accord de paix.

La décision de Téhéran de suspendre les négociations avec Washington fait suite aux menaces de nouvelles frappes contre Beyrouth proférées par Netanyahu. Israël affirme que sa campagne contre le Hezbollah est cruciale pour sa propre sécurité et celle de la région…

Rappelons que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre ensemble, en lançant des attaques conjointes contre l’Iran fin février. Mais des signes de dissension entre eux pourraient désormais compliquer les efforts de Trump pour y mettre fin. Selon un article d’Axios, la conversation téléphonique houleuse de cette semaine a notamment inclus des insultes de la part de Trump. Celui-ci accuse Netanyahu d’ingratitude.

Trump tente également de convaincre le monde, y compris les investisseurs du marché pétrolier, qu’il peut sortir d’un cercle vicieux de conflit.

Lorsqu’un cessez-le-feu provisoire a été conclu entre les États-Unis et l’Iran début avril, Israël a intensifié sa campagne au Liban, et l’Iran a alors menacé de se retirer des négociations. Trump s’est entretenu par téléphone avec Netanyahu, et le dirigeant israélien s’est engagé à mettre fin aux attaques – un scénario qui s’est plus ou moins répété ces deux derniers jours.

Les négociateurs américains et iraniens continuent également de s’attaquer à plusieurs autres points de blocage, notamment la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et l’avenir des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Les alliés des États-Unis dans le monde arabe et en Europe ont également appelé à la fin du conflit au Liban. Mais les combats se sont poursuivis durant la nuit, des attaques ayant été signalées des deux côtés. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et environ un million de déplacées.

Netanyahu a confirmé un cessez-le-feu préliminaire dans le nord du Liban, mais a clairement indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations dans le sud du pays.

La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a rapporté mardi 2 juin que le groupe avait reçu deux propositions de cessez-le-feu des États-Unis pour mettre fin aux hostilités avec Israël et a confirmé qu’il discutait de celle soumise par Donald Trump. Tout en insistant sur le fait qu’elle devait inclure un « cessez-le-feu complet et sans exception ».

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Vers l’intégration des armées américaine et israélienne

02. Juni 2026 um 09:00

Première étape pour faire passer l’aide encore plus dans l’ombre : le projet de loi NDAA 2027 du Congrès américain fusionnerait presque les forces armées des Etats-Unis et d’Israël. Avec la coproduction d’armes et l’intégration des réseaux militaires des deux pays, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.

Ben Freeman *

À un moment où l’opinion Etats-unisiene manifeste des niveaux sans précédent de méfiance envers le gouvernement israélien, le Congrès vient de proposer de lier les Etats-Unis à l’armée israélienne plus que jamais.

Cachée dans la version de la Chambre de la Loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour 2027, publiée la semaine dernière, se trouve la section 224, intitulée «Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël». Cette disposition ferait sans doute plus pour imbriquer l’armée Etats-unienne avec l’armée israélienne que les plus de 200 milliards de dollars (ajustés à l’inflation) d’aide militaire qu’Israël a reçus des Etats-Unis depuis sa fondation en 1948.

Vers une intégration militaro-industrielle

La section 224 pose les bases de la recherche et du développement bilatéraux, de la coproduction d’armes, d’entreprises communes, d’accords de licence et de toutes les formes de coopération du complexe militaro-industriel américano-israélien.

Les Etats-Unis et Israël travaillent déjà ensemble sur la défense antimissile, mais cette disposition étendrait considérablement la coordination à pratiquement tous les domaines des technologies de défense, y compris l’IA, le quantique, les systèmes autonomes, l’énergie dirigée, le cyber, la biotechnologie, et bien d’autres. Elle propose également «l’intégration des réseaux» et la «fusion des données». En d’autres termes, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.

Si elle était pleinement adoptée, cette proposition offrirait un niveau d’intégration militaro-industrielle plus élevé que celui que les Etats-Unis ont avec tout autre pays au monde. Ils ont bien sûr travaillé en étroite collaboration avec leurs partenaires de l’Otan sur la coproduction et les chaînes d’approvisionnement partagées, notamment par le biais du Plan d’action pour la production de défense. Et, en tant que premier vendeur d’armes au monde, les Etats-Unis fournissent des armes à des armées du monde entier. Mais il s’agit surtout d’une voie à sens unique, les Etats-Unis ne fournissant des armes à des acheteurs étrangers qui ne fabriquent qu’occasionnellement eux-mêmes des pièces pour ces armes, comme dans le cas de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35.

Une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis

La section 224 serait d’une tout autre nature. Elle fusionnerait les secteurs de la défense états-unien et israélien dans de multiples domaines essentiels pour les champs de bataille du futur, comme les systèmes autonomes et le cyber. Elle apporterait également une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis, au-delà de celle qu’Israël exerce déjà via le lobby israélien et son réseau solide d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Elle donnerait au gouvernement israélien l’opportunité d’étendre considérablement l’un des leviers d’influence les plus puissants de la politique états-unienne : les emplois aux Etats-Unis.

En développant ou en créant de nouvelles installations de coproduction comme celles qu’il possède déjà dans le Mississippi et l’Arkansas, le gouvernement israélien pourrait se targuer de fournir des emplois sur le sol états-unien, se garantissant ainsi des alliés parmi les membres du Congrès qui représentent les districts où se trouvent ces emplois.

Le résultat pourrait bien être un système politique états-unien encore plus sensible aux caprices d’un gouvernement israélien qui semble n’avoir aucun scrupule à entraîner les Etats-Unis dans des conflits militaires au Moyen-Orient.

Une relation de défense plus forte et moins transparente

Ce niveau sans précédent d’intégration militaire américano-israélien contraste fortement avec le modèle traditionnel d’aide à la coopération en matière de défense, dans lequel Israël se distinguait déjà comme le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine. Comme l’a exposé récemment une note de l’Institut Quincy, ce passage d’un modèle d’aide à un modèle d’intégration militaire a des implications troublantes, à savoir que ce passage supprimera les mécanismes de contrôle politique et diplomatique qui rendent la relation publiquement redevable de comptes, la faisant passer d’un vote annuel visible sur l’aide à une machinerie opaque d’acquisition de défense, où la surveillance est limitée et la responsabilité politique minimale. Le résultat serait une relation de défense à la fois plus profonde et moins transparente.

Tout cela survient à un moment où l’armée israélienne a utilisé à plusieurs reprises des armes états-uniennes lors de frappes qui ont violé le droit humanitaire international à Gaza, et alors qu’Israël a violé à plusieurs reprises les cessez-le-feu (tout comme les Etats-Unis eux-mêmes) dans la guerre inutile de l’administration Trump contre l’Iran.

Le fossé énorme entre ce que la plupart des états-uniens veulent et ce que le président fait concernant Israël, et ce que le Congrès propose ici, ne doit pas être ignoré.

Fossé grandissant entre actions d’Israël et intérêts américains

Seulement 30 % des personnes interrogées dans un sondage du New York Times/Siena de mi-mai estiment que Trump a pris «la bonne décision» en entrant en guerre contre l’Iran, 64 % déclarant que c’était une erreur. Un sondage de l’Institut des affaires mondiales publié plus tôt cette semaine a exploré plus en profondeur la psyché états-unienne concernant l’armement d’Israël, constatant que «seulement 16 % déclarent que les Etats-Unis devraient continuer à fournir des armes à Israël sans nouvelles restrictions. Trente-huit pour cent veulent cesser complètement de fournir des armes, et 24 % supplémentaires veulent conditionner les armes à leur utilisation».

Pourtant, la direction principale des deux partis reste largement pro-israélienne et continue de façonner le texte législatif de base avant que les amendements et le débat parlementaire plus large ne l’ouvrent à l’ensemble du corps législatif, comme c’est le cas avec cette disposition de la NDAA.

Bien que lentement, les courants au sein des deux partis changent, de plus en plus de membres prenant la parole contre le fossé grandissant entre les actions d’Israël et les intérêts des Etats-Unis. Par exemple, le sénateur Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) a écrit dans le New York Times que «le Parti démocrate a apporté un soutien réflexif et inconditionnel aux gouvernements israéliens, même lorsque leurs actions ont de plus en plus sapé les intérêts et les valeurs américaines.»

Du côté républicain, le représentant Thomas Massie (Républicain du Kentucky) et l’ancienne représentante Marjorie Taylor Greene (Républicaine de Géorgie) ont ouvertement dénoncé l’influence corrosive du lobby israélien — une position qui leur a peut-être, au moins partiellement, coûté leurs sièges au Congrès à tous les deux.

Que peuvent faire les autres membres du Congrès préoccupés par les actions déstabilisatrices d’Israël ? Arrêter la fusion militaro-industrielle américano-israélienne dans son élan.

Les législateurs devraient rejeter la section 224 de la NDAA pour éviter une intégration profonde avec l’armée israélienne à un moment où un nombre croissant d’Etats-uniens s’opposent aux actions d’Israël dans la région.

Traduit de l’anglais.

Source : Responsible Statecraft

Traduit par Tlaxcala

* Directeur du programme «Démocratisation de la politique étrangère» au Quincy Institute et auteur, avec William Hartung, de ‘‘The Trillion Dollar War Machine’’ (2025).

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Le désespoir de Netanyahu

01. Juni 2026 um 12:11

Parlant de l’invasion sanglante du Liban, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé le 31 mai un « changement radical de politique. » Sur le terrain, les envahisseurs israéliens progressent de plus en plus profondément à l’intérieur du Liban, atteignant des zones situées au nord du Litani où ils ont pris d’assaut le château de Beaufort.

Construit par les Croisés au milieu du XIIe siècle, le château de Beaufort surplombe le fleuve Litani. C’est la deuxième fois que les troupes israéliennes s’emparent de cette forteresse. La première fois remonte à la guerre 1982 déclenchée par Menahem Begin et Ariel Sharon… Au temps des drones et des missiles, la prise de cette forteresse ne revêt aucune importance militaire ou stratégique pour les envahisseurs. Cela n’a pas empêché Netanyahu de se vanter que « la conquête du château prouvait qu’Israël était plus uni et plus fort que jamais. »

La réalité est que Netanyahu est dans un état désespéré. C’est ce désespoir qui le pousse à engager son pays dans le bourbier libanais dans lequel il s’est englué en 1982 et en 2006 et duquel Israël se retira défait, humilié, la mort dans l’âme et la queue entre les jambes.

De nombreuses raisons expliquent le grand désespoir qui afflige Netanyahu et le pousse à cette fuite en avant suicidaire non seulement pour lui, mais pour le pays qu’il prétend diriger et défendre.

Tout d’abord, et malgré l’étrange intervention de Trump auprès du président israélien Isaac Herzog pour obtenir que son ami soit gracié, c’est-à-dire lavé des crimes de corruption dont il est accusé, Herzog a refusé la grâce et la justice a répondu ‘niet’ à la demande de grâce formulée par le corrompu lui-même, invoquant « l’intérêt national ».

Ensuite, il ne reste que trois mois pour les élections, prévues en septembre prochain. Plus l’échéance électorale arrive, plus Netanyahu est angoissé de se voir défait et, à la suite de sa défaite hautement probable, menotté et jeté en prison.

Une autre raison du désespoir de Netanyahu est l’énorme fossé entre les nombreux fronts ouverts (Gaza, Cisjordanie, Liban, Syrie, Yémen, Iran) et une armée épuisée, au bout du rouleau et dont les stocks en matériel de guerre et en munitions se réduisent de jour en jour. Une situation décrite par le chef d’état-major israélien en ces termes : « Pour pouvoir combattre sur les fronts que nous avons ouverts, il nous faut six armées… »

Mais la principale raison du désespoir de Netanyahu vient de la tournure désastreuse pour Israël et les Etats-Unis de la guerre contre l’Iran et sur laquelle il comptait pour transformer son pays minuscule en « une grande puissance régionale » et concrétiser son rêve du « Grand Israël du Nil à l’Euphrate ».

Netanyahu rêvait depuis 40 ans de cette guerre qui, dans son monde illusoire, serait le moyen magique qui ferait disparaitre comme par enchantement tous les obstacles qui se dressent face aux folles ambitions du projet sioniste.

Et quand il a pu enfin trouver un président américain qui lui ferait sa guerre contre l’Iran, son rêve se transforma en cauchemar à deux reprises. La première fois en juin 2025, quand l’Iran riposta de manière si dévastatrice pour Israël et si inattendue par Trump et Natanyahu que celui-ci pria celui-là d’arranger un cessez-le-feu avec les Iraniens.

La deuxième fois, février-mars 2026, le cauchemar de Netanyahu est plus grand encore. Après plus de cinq semaines de combats et des conséquences dévastatrices pour les agresseurs, c’est l’Iran qui émerge de la désastreuse mésaventure israélo-américaine comme une vraie grande puissance régionale. Il utilise contre les agresseurs une arme qui s’avère plus efficace que l’arme nucléaire : le détroit d’Ormuz…

Avec un Iran plus fort et plus défiant qu’il n’a jamais été, Netanyahu, désespéré et la mort dans l’âme, voit son projet de domination du Grand-Moyen-Orient et d’expansion des frontières d’Israël « du Nil à l’Euphrate » s’effondrer comme un château de cartes.

Enfin, Netanyahu est désespéré face aux voix de personnalités influentes en Israël qui commencent à s’exprimer de plus en plus fort pour réclamer le retour à « la politique préconisée par Ben Gourioun ». D’après la presse israélienne qui se fait l’écho de ces voix, « Ben Gourioun affirmait qu’Israël est un petit pays avec une petite armée et n’a pas les moyens de conquérir d’autres terres. Il nous faut vivre à l’intérieur de nos frontières et mettre sur pied une armée défensive et non offensive. »

Ses successeurs, de Menahem Begin à Benyamin Netanyahu, ont tous pris le contre-pied du « conseil de sagesse de Ben Gourioun ». Le réveil est cauchemardesque pour le peuple israélien et ses dirigeants.

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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

31. Mai 2026 um 12:41

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Flottille pour Gaza : Scandale après la diffusion d’une vidéo humiliante de militants propalestiniens

21. Mai 2026 um 08:51

La diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir d’une vidéo montrant des militants européens de la flottille « Sumud » agenouillés, les mains attachées et la tête au sol, a déclenché une vague de critiques internationales.

Les images ont été publiées après l’interception par l’armée israélienne des embarcations qui tentaient de rejoindre Gaza. L’affaire a rapidement pris une dimension diplomatique, poussant même le gouvernement israélien à prendre ses distances.

Une vidéo qui choque jusqu’aux alliés d’Israël

Sur les images diffusées sur la chaîne Telegram du ministre israélien, des dizaines de militants apparaissent maintenus au sol dans le port d’Ashdod après leur arrestation. Une militante est également montrée plaquée au sol par les forces israéliennes.

En fond sonore, l’hymne israélien accompagne la scène tandis qu’Itamar Ben Gvir déclare : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous ».

Selon le quotidien français Le Monde ce type de vidéos impliquant des détenus palestiniens circule régulièrement depuis le 7 octobre 2023, sans provoquer de réactions majeures en Israël. Mais la présence de militants européens a cette fois entraîné un tollé international.

Netanyahu embarrassé par l’initiative de Ben Gvir

L’affaire a suscité des réactions diplomatiques jusque dans les cercles proches des alliés d’Israël, notamment aux États-Unis. D’après Le Monde, même des responsables américains ont exprimé leur malaise face à ces images.

Plusieurs pays, dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Irlande, la Turquie et l’Australie, ont également condamné le traitement infligé aux militants propalestiniens, qualifié d’« humiliant », « inhumain » ou « inacceptable ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait également désavoué l’initiative de son ministre, cherchant à limiter les répercussions politiques et diplomatiques de cette séquence largement relayée sur les réseaux sociaux.

Une nouvelle tension autour du blocus de Gaza

La flottille « Sumud » tentait de rejoindre Gaza afin d’acheminer de l’aide humanitaire et de dénoncer le blocus imposé à l’enclave palestinienne.

Après l’arraisonnement des bateaux par la marine israélienne en Méditerranée, plusieurs militants ont été arrêtés puis placés en détention par les autorités israéliennes.

Cette nouvelle affaire ravive les critiques contre la politique sécuritaire menée par Itamar Ben Gvir, figure majeure de l’extrême droite israélienne, déjà régulièrement accusée par des ONG et organisations internationales de cautionner des traitements humiliants envers les détenus palestiniens.

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L’entité sioniste a déplacé près de 40.000 Palestiniens en Cisjordanie, selon l’ONU

09. Mai 2026 um 12:17

Les Nations unies affirment qu’environ 40.000 Palestiniens ont été déplacés en Cisjordanie par l’entité sioniste depuis le début de l’année 2025. Dans un point de presse à New York, un responsable onusien a également fait état de démolitions et d’attaques ayant touché des civils, dans un contexte de tensions persistantes sur le terrain.

Des milliers de déplacés selon l’ONU

Selon le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, les opérations et violences signalées en Cisjordanie auraient entraîné le déplacement d’environ 40.000 Palestiniens depuis le début de 2025.

Lors d’une déclaration à la presse, il a également indiqué que des démolitions de maisons, survenues durant la première semaine de mai, auraient provoqué le déplacement de 42 personnes, dont 24 enfants.

Une situation humanitaire sous pression

Le responsable onusien a évoqué la poursuite d’attaques et d’incidents impliquant des civils et leurs biens dans plusieurs zones de Cisjordanie. Selon ses déclarations, des actes de violence et des démolitions continueraient d’être signalés dans un contexte sécuritaire tendu, affectant directement des familles sur place.

L’ONU souligne que ces dynamiques contribuent à fragiliser davantage la situation humanitaire dans la région, déjà marquée par des déplacements récurrents et des tensions prolongées.

Dans ce cadre, les Nations unies appellent régulièrement à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire dans les territoires concernés.

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Gaza : La flottille Global Sumud interceptée, accusations de “kidnapping” contre Israël

30. April 2026 um 12:15

Une nouvelle escalade s’est produite en mer Méditerranée autour de la bande de Gaza. La flottille humanitaire Global Sumud Flotilla a été interceptée jeudi 30 avril par la marine israélienne dans les eaux internationales. L’incident, impliquant des centaines de militants de plusieurs nationalités, relance les tensions autour du blocus imposé à l’enclave palestinienne.

Une interception contestée en eaux internationales

Selon les organisateurs de la Global Sumud Flotilla, plusieurs navires militaires israéliens ont encerclé la flottille alors qu’elle naviguait en eaux internationales.

« Des navires militaires israéliens ont illégalement encerclé la flottille […] et ont lancé des menaces d’enlèvement et de recours à la violence », ont affirmé les organisateurs.

Le contact aurait été perdu avec onze embarcations, tandis que des témoignages évoquent l’usage de lasers et d’armes pour contraindre les passagers à se regrouper à bord.

Les organisateurs évoquent 211 personnes interceptées, dont 11 Français, issues de 48 délégations. De son côté, le ministère israélien des Affaires étrangères affirme que la marine a intercepté « environ 175 militants » provenant de plus de 20 bateaux.

Une flottille partie de plusieurs ports européens

La flottille, composée de plus de cinquante bateaux, avait quitté ces dernières semaines plusieurs ports européens, notamment Marseille, Barcelone et Syracuse.

Selon les organisateurs, les navires se trouvaient à l’ouest de la Crète au moment de leur interception.

La bande de Gaza est soumise à un blocus imposé par Israël depuis 2007, dans un contexte de tensions persistantes avec le mouvement Hamas.

Ce n’est pas la première opération de ce type. À l’automne 2025, une précédente flottille avait déjà été interceptée, suscitant de vives réactions internationales, notamment de la part d’organisations comme Amnesty International.

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L’Allemagne et l’Italie bloquent toute suspension de l’accord UE-Israël

22. April 2026 um 14:02

Berlin et Rome ont rejeté toute idée de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, malgré les appels croissants en ce sens. Cette position intervient dans un climat diplomatique tendu lié à la situation au Moyen-Orient. Elle met en évidence des divergences persistantes au sein de l’UE sur la conduite à adopter.

Une fin de non-recevoir face aux appels à suspension

Plusieurs États membres et responsables européens plaident pour une réévaluation, voire une suspension de l’accord UE–Israël, invoquant des considérations politiques et humanitaires. Toutefois, l’Allemagne et l’Italie ont clairement exprimé leur opposition à toute remise en cause de ce cadre de coopération.

Ces deux poids lourds européens estiment que l’accord reste un levier essentiel de dialogue et qu’une suspension risquerait de fragiliser davantage les canaux diplomatiques existants.

L’accord d’association UE–Israël régit les relations commerciales, politiques et scientifiques entre les deux parties. Il constitue un pilier des échanges économiques et un instrument clé de coopération dans plusieurs domaines stratégiques.

Pour Berlin et Rome, maintenir cet accord permet de préserver une influence européenne dans la région, dans un contexte géopolitique particulièrement instable.

Une Europe divisée sur la ligne à suivre

Cette prise de position illustre les fractures internes au sein de l’Union européenne. Alors que certains pays prônent une ligne plus ferme vis-à-vis d’Israël, d’autres privilégient la continuité du dialogue et la stabilité des relations.

Ces divergences compliquent l’adoption d’une position commune, alors que la pression internationale s’intensifie pour une réponse européenne plus claire.

La question de la suspension de l’accord UE–Israël devrait rester au cœur des discussions européennes dans les prochaines semaines. Entre impératifs diplomatiques, enjeux économiques et considérations politiques, l’UE peine à dégager une ligne unifiée face à une crise qui continue de polariser ses États membres.

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Cessez-le-feu provisoire annoncé entre Israël et le Liban

16. April 2026 um 18:13

Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé entre Israël et le Liban, marquant une tentative de désescalade après des semaines de tensions à la frontière sud. Présentée comme une avancée diplomatique, cette trêve reste toutefois limitée dans le temps et entourée de fortes incertitudes.

Selon les premières informations, il s’agit d’un arrêt des hostilités d’une durée d’environ dix jours. L’objectif est de contenir les affrontements, en particulier ceux impliquant le Hezbollah, principal acteur militaire non étatique dans la zone frontalière. Cette pause doit également permettre de relancer les discussions diplomatiques, dans un contexte régional particulièrement volatile.

Des contacts directs et rares

Dans le même temps, des contacts directs, rares, ont été engagés entre responsables libanais et israéliens, notamment à Washington. Ces échanges visent à poser les bases d’un arrangement plus durable, incluant la sécurisation de la frontière et la réduction des risques d’escalade. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus de normalisation, encore moins d’un accord de paix formel.

Le principal obstacle demeure la position du Hezbollah, qui rejette toute entente issue de ces négociations. Cette opposition fragilise considérablement la portée de la trêve, dans la mesure où le mouvement contrôle une part importante de la dynamique militaire au sud du Liban. En pratique, cela signifie que toute désescalade dépendra autant des décisions politiques que des équilibres sur le terrain.

Les divergences entre les parties restent profondes. Israël insiste sur la nécessité de neutraliser la menace du Hezbollah et évoque le maintien d’une zone tampon le long de la frontière. De son côté, le Liban met en avant le respect de sa souveraineté et exige un cessez-le-feu complet sans conditions.

Tensions entre Israël et l’Iran

Au-delà de la relation bilatérale, cette séquence s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les tensions entre Israël et l’Iran. Le territoire libanais apparaît ainsi comme un espace de confrontation indirecte, ce qui complique toute tentative de règlement rapide.

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En l’état, la trêve en cours relève davantage d’une désescalade tactique que d’un tournant stratégique. Faute de compromis sur les questions de fond, notamment le rôle du Hezbollah et la sécurité de la frontière, les perspectives d’un accord durable entre le Liban et Israël restent incertaines.

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Meloni suspend le renouvellement de l’accord de défense avec Israël

14. April 2026 um 11:30

Le gouvernement italien a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de coopération en matière de défense avec Israël, selon une déclaration attribuée à la Première ministre Giorgia Meloni, rapportée en marge du salon Vinitaly à Vérone.

« En considération de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël », a indiqué la cheffe du gouvernement devant la presse.

Un contexte diplomatique et géopolitique tendu

Cette décision intervient dans un contexte diplomatique et géopolitique tendu, marqué par des débats croissants au sein de plusieurs pays européens sur leurs relations militaires et stratégiques avec Israël.

Selon les éléments communiqués, il s’agirait d’une suspension du mécanisme de reconduction automatique de l’accord, ce qui pourrait ouvrir une phase de réévaluation des modalités de coopération bilatérale entre Rome et Tel-Aviv.

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La Première ministre italienne a également profité de son intervention pour évoquer d’autres dossiers internationaux, notamment la guerre en Ukraine et les enjeux énergétiques liés aux approvisionnements en gaz, appelant à la prudence dans la gestion des équilibres stratégiques.

Aucune précision supplémentaire

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée pour l’instant sur la durée de cette suspension ni sur ses implications concrètes pour les programmes de coopération militaire en cours entre les deux pays.

Cependant, il faut savoir que l’accord de défense entre l’Italie et Israël ne se limite pas à un cadre diplomatique symbolique. Il encadre concrètement la coopération entre les deux pays dans les domaines militaire et industriel, notamment à travers l’échange de matériel de défense, des programmes de formation et des exercices conjoints, ainsi que des partenariats entre industries d’armement.

Ce dispositif, renouvelé jusqu’ici de manière automatique, facilite également les exportations d’équipements militaires et les transferts de technologies sensibles, tout en reposant sur une logique d’équilibre des acquisitions entre Rome et Tel-Aviv. Sa suspension automatique introduit désormais une dimension politique dans un mécanisme jusque-là essentiellement technique.

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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace de frapper les infrastructures civiles iraniennes

03. April 2026 um 12:12

La guerre au Moyen-Orient connaît un nouveau tournant dangereux. Le président américain Donald Trump a menacé ce vendredi de frapper directement des infrastructures civiles stratégiques iraniennes, notamment des ponts, centrales électriques et installations énergétiques, si Téhéran ne cède pas aux exigences de Washington.

Selon plusieurs médias internationaux, cette nouvelle sortie intervient après une série de messages offensifs publiés par le locataire de la Maison Blanche, qui a évoqué des frappes « extrêmement dures » contre des sites essentiels au fonctionnement du pays.

Reuters rapporte que la menace vise explicitement les ponts et les centrales de production électrique, alors que d’autres déclarations antérieures avaient déjà mentionné les puits pétroliers et les usines de dessalement.

Une menace qui fait craindre une escalade majeure

Cette rhétorique alimente les inquiétudes d’un embrasement régional plus large, alors que les hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuivent depuis plusieurs semaines.

Des experts en droit international humanitaire rappellent que les infrastructures indispensables à la survie des civils — comme l’électricité, l’eau potable ou les ponts permettant l’acheminement des secours — bénéficient d’une protection stricte au regard des Conventions de Genève. Plusieurs observateurs estiment que de telles frappes pourraient être assimilées à des crimes de guerre si elles visaient délibérément des objectifs civils.

Téhéran menace de riposter

Face à cette pression, l’Iran a déjà averti qu’il pourrait viser à son tour des infrastructures énergétiques et hydrauliques dans la région si ses propres installations étaient attaquées.

Le bras de fer dépasse désormais le seul terrain militaire : les marchés pétroliers restent sous tension, notamment autour du détroit d’Ormuz, pendant que la communauté internationale redoute une aggravation de la crise humanitaire et économique.

Cette nouvelle séquence confirme que le conflit entre dans une phase de surenchère stratégique, où la menace contre les infrastructures civiles devient un levier de pression politique autant qu’un risque majeur pour les populations.

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Peine de mort pour les Palestiniens : L’indignation des complices

Depuis des années, les mêmes pays qui s’offusquent aujourd’hui ont regardé, livré, tu. Leur scandale du jour ne rachète rien.

La Knesset a voté. 62 voix contre 48. La peine de mort est désormais légale pour les Palestiniens en Israël. Et dans les heures suivantes, les capitales européennes ont sorti leurs communiqués. Préoccupation. Inquiétude. Appel au dialogue.
On connaît la musique.
Ce qui est nouveau, ce n’est pas le crime. C’est le papier.

La mort sans tampon, ça ne choquait pas

Les Palestiniens mouraient avant ce vote. Ils mouraient en nombre, sous les bombes, dans des hôpitaux détruits, dans des files d’attente pour de l’aide alimentaire qui n’arrivait pas. Au moins 70 000 tués en deux ans. Sans procès. Sans délibéré. Sans qu’aucune capitale européenne ne convoque son ambassadeur israélien en urgence.
Les tribunaux militaires qui jugent les Palestiniens affichent un taux de condamnation supérieur à 99 %. Ce chiffre existait hier, avant-hier, il y a dix ans. Personne n’en a fait un titre. Personne n’a exigé de sanctions.
Ce qui choque aujourd’hui, c’est la formalité. Le vote. L’article de loi. Comme si la mort administrative était plus scandaleuse que la mort réelle.

Ben-Gvir portait un nœud coulant à la boutonnière. Personne n’a bougé.

Ben-Gvir arborait un badge en forme de nœud coulant à la Knesset lors du vote. Une épinglette. En direct. Assumée. Il a fêté le résultat avec une bouteille.
Ce n’est pas une image symbolique qu’on vous décrit. C’est ce qui s’est passé, en public, devant les caméras du monde entier.
Et le monde a géré.
Il gère depuis des décennies. Il a géré les expulsions, les colonies, les blocus, les assassinats ciblés, les destructions d’infrastructures civiles. Il a géré avec des accords commerciaux, des livraisons d’armes, des vetos au Conseil de sécurité et des visites d’État impeccablement protocolaires.

L’indignation sélective est une forme de complicité

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont appelé à l’abandon du texte, le jugeant discriminatoire. Discriminatoire. Le mot est lâché.
Mais où était ce diagnostic quand un extrémiste juif qui assassinerait un Palestinien n’aurait pas été concerné par cette loi — ni par aucune autre, dans les faits ? Où était l’indignation face à une justice structurellement à deux vitesses, documentée, certifiée, archivée par des dizaines d’organismes internationaux depuis 1967 ?
Elle n’existait pas. Ou plutôt si — elle existait, rangée dans un tiroir, sortie uniquement quand le coût politique devenait trop visible.
Les condamnations verbales sont sans effet. Il faut des sanctions. Ce n’est pas une position radicale. C’est du bon sens. Mais le bon sens dérange quand on a des intérêts à protéger.

Ce vote ne change pas la condition palestinienne. Il change votre confort.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères dénonce une tentative de donner une apparence légale à des exécutions extrajudiciaires. En clair : on habille en loi ce qui se pratiquait à l’air libre. Ce qui était honteux devient légal. Ce qui était tu devient assumé.
Pour les Palestiniens, le résultat est le même depuis longtemps.
Pour les chancelleries européennes, ce vote est un problème de communication. Il rend visible ce qu’elles préféraient flou. Il nomme ce qu’elles préféraient taire.
Leur scandale d’aujourd’hui ne rachète pas leurs années de silence. Il les documente.
Les Palestiniens étaient condamnés à mort bien avant lundi soir. C’est vous qui avez signé le verdict.

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Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens : Une justice d’exception assumée

30. März 2026 um 19:57

La Knesset a adopté ce lundi 30 mars une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables de meurtre dans un cadre qualifié de « terroriste » par les autorités israéliennes. Le texte a été approuvé par 62 voix contre 48 — une majorité confortable pour un tournant sans précédent dans la politique pénale de l’État hébreu.

Une loi taillée sur mesure contre les Palestiniens

Derrière la terminologie sécuritaire, la réalité juridique est sans ambiguïté : selon la formulation même du texte, la peine capitale peut s’appliquer à un Palestinien qui tuerait un Israélien, mais en aucun cas à un Israélien qui tuerait un Palestinien. Le critère retenu — avoir causé la mort d’un citoyen israélien dans le but de « nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif » — rend la loi, dans les faits, exclusivement applicable aux Palestiniens, comme l’ont reconnu aussi bien Amnesty International que l’ONG israélienne B’Tselem.

La méthode d’exécution prévue est la pendaison. Et pour les Palestiniens jugés par les tribunaux militaires d’occupation en Cisjordanie, aucun recours en grâce ni en appel ne sera possible, avec une exécution pouvant être conduite dans un délai de 90 jours. Les condamnés seraient détenus en isolement total, sans visites familiales, avec un accès à leur avocat uniquement par visioconférence.

Une rupture historique voulue par l’extrême droite

Depuis 1948, Israël n’a procédé qu’à une seule exécution — celle d’Adolf Eichmann en 1962. Cette loi, portée par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, met fin à plus de six décennies de relative retenue pénale. Le Premier ministre Netanyahu l’a soutenue, s’inscrivant dans une surenchère sécuritaire qui accompagne la guerre à Gaza depuis octobre 2023.

Une condamnation quasi-universelle

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont publié une déclaration commune exprimant leur « profonde préoccupation » et qualifiant la loi de « discriminatoire de fait ». Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, l’a dénoncée comme une violation flagrante du droit international, soulignant le « risque inacceptable d’exécuter des innocents » dans un contexte où les procès militaires israéliens ne garantissent pas une procédure équitable. Amnesty International a, de son côté, qualifié ce texte d’outil supplémentaire au service d’un système d’apartheid.

Les organisations de droits humains rappellent que cette loi s’inscrit dans un contexte plus large : depuis octobre 2023, des organisations documentent de manière généralisée la torture, les violences sexuelles, la privation de soins et la famine infligées aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes — autant de pratiques que certains qualifient déjà d’exécutions lentes.

Au-delà de son application future, cette loi envoie un message politique clair : la vie d’un Palestinien et la vie d’un Israélien n’ont pas la même valeur devant la justice israélienne. C’est ce qu’ont résumé, sans détour, aussi bien les diplomates européens que les défenseurs des droits humains. Pour un État qui se revendique seule démocratie du Moyen-Orient, l’incongruité est totale.

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L’Espagne ferme son espace aérien aux avions de combat américains impliqués en Iran

30. März 2026 um 11:10

L’Espagne a franchi un nouveau cap dans sa prise de distance avec l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon plusieurs médias espagnols publiés ce lundi, Madrid a décidé de fermer totalement son espace aérien à tout vol militaire lié, directement ou indirectement, aux opérations américaines, y compris les survols et l’usage des bases de Rota et Morón pour des missions offensives.

Un veto qui va au-delà des bases militaires

Cette décision marque un durcissement de la position du gouvernement de Pedro Sánchez, qui avait déjà refusé début mars l’utilisation des bases militaires espagnoles par l’aviation américaine pour frapper l’Iran.

Désormais, le veto s’étend aussi au simple transit aérien au-dessus du territoire espagnol, obligeant les appareils américains à contourner la péninsule ibérique pour rejoindre le Moyen-Orient. Les seuls cas exemptés seraient les situations d’urgence.

Une décision à forte portée diplomatique

Madrid justifie cette mesure par son refus de participer, même indirectement, à une guerre jugée contraire au droit international, faute de mandat explicite de l’ONU, de l’OTAN ou de l’Union européenne.

Le ministre de l’Économie Carlos Cuerpo a défendu cette ligne en affirmant qu’elle s’inscrivait dans la continuité de la position espagnole : ne pas contribuer à une guerre déclenchée unilatéralement.

Impact logistique pour Washington

Sur le plan opérationnel, cette fermeture complique la logistique américaine. Des avions ravitailleurs KC-135 et certains bombardiers stratégiques ont déjà été redéployés vers la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, allongeant les routes et augmentant les contraintes de mission.

Cette décision espagnole accentue ainsi les fractures au sein des alliés occidentaux sur la gestion du conflit iranien, tout en envoyant un signal politique fort à Washington.

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Guerre contre l’Iran : Ultimatum repoussé, renforts militaires et timides ouvertures diplomatiques

27. März 2026 um 09:44

Le conflit opposant les États-Unis et leurs alliés à l’Iran connaît une nouvelle phase d’incertitude. Donald Trump a décidé de repousser une nouvelle fois son ultimatum visant les centrales électriques iraniennes, tout en maintenant une pression militaire accrue dans la région. Entre renforts de troupes, signaux diplomatiques et initiatives internationales, la situation reste hautement volatile.

Ultimatum repoussé : Trump temporise sans renoncer à la menace

Le président américain a annoncé un nouveau délai dans un message publié sur Truth Social : la date d’éventuelles frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes est désormais fixée au lundi 6 avril.

« À la demande du gouvernement iranien (…), je reporte de dix jours la date prévue pour la destruction de centrales électriques », a-t-il déclaré, affirmant également que les discussions “se déroulent très bien”, malgré les critiques des médias.

Ce report s’inscrit dans une séquence de revirements rapides : un ultimatum initial de 48 heures exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, suivi d’un premier délai de cinq jours, annoncé après l’évocation de négociations « fructueuses », puis ce nouveau report de dix jours, sans mention cette fois du détroit stratégique.

Ce changement de ton traduit une stratégie oscillant entre pression militaire et ouverture diplomatique, sans clarification des conditions exigées par Washington.

Renforcement militaire : Washington prépare ses options

En parallèle, les États-Unis accélèrent leur dispositif militaire au Moyen-Orient. Selon le Wall Street Journal, la Maison Blanche et le Pentagone envisagent le déploiement d’au moins 10.000 soldats supplémentaires dans les prochains jours.

Ces renforts viendraient s’ajouter aux 5000 marines déjà présents, ainsi qu’aux unités de la 82e division aéroportée, déjà positionnées dans la région.

L’objectif est clair : offrir davantage d’options militaires à Trump, notamment en cas d’échec des négociations. Les troupes pourraient être déployées à proximité de cibles stratégiques iraniennes, comme l’île de Kharg, essentielle pour les exportations pétrolières.

Selon plusieurs sources, ce dispositif laisse entrevoir la préparation possible d’une opération terrestre, ce qui marquerait une escalade majeure du conflit.

Premiers signes d’ouverture diplomatique

Malgré la montée en puissance militaire, des canaux diplomatiques semblent s’activer.

Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a indiqué que des discussions directes entre Washington et Téhéran pourraient avoir lieu très prochainement, probablement au Pakistan.

Jusqu’ici, les échanges se limitaient à des contacts indirects via des intermédiaires. L’Iran aurait déjà transmis des propositions écrites, signe d’un possible début de négociation structurée.

Cette évolution est perçue comme une fenêtre diplomatique fragile, alors que le risque d’escalade reste élevé.

Pression internationale : la Russie saisit l’ONU

Sur le plan international, la crise suscite de vives réactions. La Russie a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue à huis clos.

Moscou dénonce les frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements éducatifs et de santé. Cette initiative vise à accentuer la pression diplomatique sur Washington et ses alliés, tout en repositionnant la Russie comme acteur clé dans la gestion de la crise.

Entre menaces de frappes, renforcement militaire et reprise de contacts diplomatiques, le conflit entre les États-Unis et l’Iran entre dans une phase critique. Le report de l’ultimatum au 6 avril ne marque pas un apaisement, mais plutôt un sursis stratégique, laissant place à des négociations encore incertaines.

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Trump menace South Pars et tente de contenir Israël face à l’Iran

19. März 2026 um 08:13

La guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran depuis le 28 février 2026 a connu une nouvelle escalade majeure mercredi 18 mars, avec, pour la première fois, des frappes directes sur des infrastructures gazières partagées dans le Golfe.

Israël frappe South Pars, l’Iran riposte sur le Qatar

Israël a frappé la partie iranienne du gigantesque champ gazier de South Pars gas field, dans le sud de l’Iran. Ce site, partagé avec le Qatar — où il est exploité sous le nom de North Dome à Ras Laffan Industrial City — est le plus grand gisement de gaz naturel au monde.

En représailles, l’Iran a lancé des missiles sur les installations qataries de Ras Laffan, causant, selon Doha, des dégâts importants sur l’un des principaux terminaux mondiaux de gaz naturel liquéfié.

La double posture de Trump

Depuis Truth Social, Donald Trump a affirmé que les États-Unis n’avaient pas été informés à l’avance de la frappe israélienne — une version contestée par des sources médiatiques américaines.

Dans le même temps, il a posé une ligne rouge claire : aucune nouvelle frappe israélienne sur South Pars ne sera tolérée, sauf en cas de nouvelle attaque iranienne contre le Qatar. Dans ce cas, Washington pourrait détruire « l’intégralité » du site avec une puissance « jamais vue ».

Un embrasement régional

En réaction à la frappe sur son infrastructure gazière, le Qatar a déclaré persona non grata des attachés iraniens liés à la sécurité et au militaire.

L’Iran a intensifié ses actions dans le Golfe, déclenchant des alertes aux Émirats arabes unis et au Koweït, qui affirme avoir intercepté des drones. L’Arabie saoudite a, de son côté, durci le ton et évoqué des mesures en réponse aux actions iraniennes.

Le bilan humain s’alourdit

En Iran, le bilan dépasse désormais 1 440 morts et 18 700 blessés depuis le début des frappes américano-israéliennes.

Au Liban, les frappes israéliennes contre le Hezbollah ont fait 968 morts, dont 116 enfants, depuis le 2 mars.

En Israël, 14 personnes ont été tuées par les attaques iraniennes, et 13 soldats américains ont perdu la vie depuis le début du conflit.

Statement from President Trump on South Pars Gas Field: pic.twitter.com/YrjhDdGTxP

— The White House (@WhiteHouse) March 19, 2026

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