Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, rémunération équitable des producteurs : à SIAL Paris 2026, la RSE n’est plus un discours, mais un levier de compétitivité. Le dispositif SIAL For Change récompense les entreprises qui prouvent qu’il est possible de concilier performance économique et impact positif.
Face à l’urgence climatique, à la pression sur les ressources et aux nouvelles attentes des consommateurs, la filière alimentaire entre dans une nouvelle ère. La transformation durable n’est plus une option : elle devient un impératif stratégique.
Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, juste rémunération des producteurs, inclusion sociale : partout, les entreprises repensent leurs modèles pour réduire leur empreinte environnementale tout en préservant leur compétitivité.
C’est tout l’enjeu de SIAL For Change, dispositif dédié à la responsabilité sociétale et environnementale, qui prend cette année une dimension renforcée au SIAL Paris 2026.L’espace réunit entreprises engagées, experts et professionnels autour de conférences, de retours d’expérience et de solutions concrètes pour accélérer la transition de la filière.
Un parcours RSE permet également aux visiteurs de découvrir, pendant les cinq jours du salon, des initiatives inspirantes venues de toute la chaîne alimentaire.
Récompenser ceux qui transforment
Avec le concours SIAL For Change, le salon met en lumière les entreprises qui placent la durabilité au cœur de leur stratégie, en partenariat avec The Foodies, initiative européenne soutenue par la Commission européenne.
Des grands groupes aux jeunes start-up, le palmarès 2026 illustre une conviction partagée : la durabilité n’est pas un coût, mais un moteur d’innovation, de création de valeur et de différenciation.
Dans la catégorie Grandes entreprises et ETI, le groupe français LSDH, implanté dans le Loiret et employant près de 2 500 collaborateurs, remporte le Grand Prix SIAL For Change 2026. Sa démarche couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : accompagnement des producteurs vers l’agroécologie, contrats agricoles de long terme pour une rémunération plus juste, intégration de plastique recyclé dans les emballages, bien-être animal et partage de la valeur avec les salariés.
Le coup de cœur de la catégorie revient au belge ARDO, spécialiste des fruits, légumes et herbes surgelés. Son programme d’agriculture régénératrice MIMOSA+, soutenu par 70 agronomes sur le terrain, combine gestion raisonnée de l’eau, valorisation des coproduits et emballages intégrant davantage de matériaux recyclés.
Les PME, laboratoires de la transition
Dans la catégorie PME et start-up, le Grand Prix revient à ORIGINE SRL, entreprise spécialisée dans les épices indonésiennes. Son modèle repose sur l’accompagnement de plus de 8 000 familles de producteurs vers l’agriculture régénératrice et l’agroforesterie.
Traçabilité numérique, achats directs, préservation des ressources et rémunérations supérieures au marché : une approche qui démontre qu’il est possible de concilier transparence, équité et rentabilité.
Le coup de cœur « Greener Planet » est attribué à la française INTACT, fondée en 2022 et implantée à La Baule. L’entreprise développe des protéines végétales et de l’alcool bas-carbone à partir de légumineuses. Son procédé d’extraction à sec est dix fois moins énergivore que les procédés conventionnels, avec une empreinte carbone pouvant être réduite jusqu’à 90 %.
Enfin, le coup de cœur « Circular Chain » récompense AFYREN, entreprise certifiée B Corp implantée dans le Puy-de-Dôme. Elle transforme des résidus de biomasse en acides organiques biosourcés destinés notamment à l’industrie agroalimentaire. Son modèle permet de réduire de 80 % l’empreinte carbone par rapport aux alternatives pétrosourcées et de recycler plus de 85 % de l’eau utilisée grâce à un circuit fermé.
Une leçon pour les filières du Sud
Au-delà des récompenses, SIAL For Change envoie un message clair : la transition durable n’est plus réservée aux grandes entreprises européennes. Elle concerne aussi les producteurs, les coopératives et les PME des pays du Sud, dont plusieurs dépendent fortement des ressources naturelles et des marchés d’exportation.
Pour les filières tunisiennes, huile d’olive, dattes, produits de la mer, agrumes ou produits du terroir, ces expériences ouvrent des pistes concrètes : agroécologie, valorisation des coproduits, traçabilité, conditionnement durable et rémunération plus équitable des producteurs.
À l’heure où les consommateurs exigent davantage de transparence et où les marchés internationaux durcissent leurs exigences environnementales, la durabilité pourrait bien devenir le prochain critère de compétitivité de l’agroalimentaire méditerranéen.
L’Accumulateur Tunisien ASSAD a réalisé un chiffre d’affaires de 63,96 millions de dinars (MDT) sur les neuf premiers mois de 2026, contre 80,15 MDT un an plus tôt, soit un recul de 16,19 MDT ou 20,2 %.
Ces chiffres figurent dans les indicateurs d’activité du troisième trimestre, établis à partir de la comptabilité générale, de la comptabilité matières et des relevés bancaires. Ils sont provisoires et n’ont fait l’objet ni d’un audit ni d’une revue limitée par les commissaires aux comptes. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires s’établit à 22,81 MDT, contre 28,82 MDT au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 6,01 MDT ou 20,9 %. Cette contraction tient à l’export. Le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger atteint 21,37 MDT sur neuf mois, contre 37,81 MDT un an auparavant, soit une baisse de 16,44 MDT ou 43,5 %. Au troisième trimestre, il passe de 13,29 MDT à 7,37 MDT. La société explique ce repli principalement par des contraintes réglementaires qui ont affecté les flux d’importation de sa filiale algérienne BAA au cours de la période. Elle affirme que ces contraintes n’ont aucun lien avec sa performance commerciale.
Le marché local est resté stable. Le chiffre d’affaires local ressort à 42,59 MDT sur neuf mois, contre 42,34 MDT, soit une hausse de 0,6 % (+0,25 MDT). Au troisième trimestre, le tableau des indicateurs affiche 15,44 MDT contre 15,53 MDT un an plus tôt. Le commentaire de la société évoque pour sa part une évolution de 2,0 % sur ce trimestre, un écart que le document n’explique pas. En 2025, le chiffre d’affaires annuel s’était élevé à 111,96 MDT, dont 57,72 MDT sur le marché local et 54,24 MDT à l’export.
Le volume de production s’élève à 404 740 équivalents batterie standard sur neuf mois, contre 593 314 un an plus tôt, soit une baisse de 31,8 %. Sur le troisième trimestre, il est de 142 631 unités, contre 188 083. ASSAD indique maintenir un taux de marge brute supérieur à 40 % au terme des neuf premiers mois de 2026.
L’endettement global atteint 71,68 MDT au 30 septembre 2026, contre 73,91 MDT un an plus tôt (-3,0 %). Il est en baisse de 1,4 MDT par rapport au 31 décembre 2025, où il s’établissait à 73,07 MDT. La dette à moyen et long terme recule de 36,5 %, à 9,22 MDT contre 14,52 MDT. La société précise avoir honoré l’ensemble de ses échéances sans recourir à un nouveau financement à moyen et long terme. Les crédits de gestion progressent de 5,2 %, à 62,46 MDT contre 59,39 MDT. Selon la société, ils ont été mobilisés pour financer par anticipation la constitution des stocks destinés à couvrir la demande et l’activité attendues au quatrième trimestre.
Les investissements s’élèvent à 0,94 MDT sur neuf mois, contre 1,06 MDT un an plus tôt (-11,8 %). Ils sont intégralement composés d’investissements corporels et incorporels, la société n’ayant réalisé aucun investissement financier sur les deux périodes.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau ont souligné l’importance de consolider la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.
Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée à Bagdad, en Irak, les 17 et 18 octobre 2026.
Renforcer la coopération universitaire
Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de multiplier les échanges d’expertise et d’expériences entre les établissements d’enseignement des deux pays, de soutenir la mobilité étudiante et de faciliter l’accès des étudiants bissau-guinéens aux universités tunisiennes.
Ils ont également évoqué les possibilités offertes par les programmes de bourses d’études disponibles, afin de favoriser les parcours universitaires des étudiants de Guinée-Bissau en Tunisie.
Dynamiser les échanges commerciaux et les investissements
Sur le plan économique, les deux ministres sont convenus d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints. Ils ont notamment souligné l’importance de mettre en œuvre les accords bilatéraux existants et de renforcer la participation des opérateurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et salons commerciaux et d’investissement.
Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les opportunités disponibles et de faciliter les contacts directs entre investisseurs tunisiens et bissau-guinéens.
Dans ce contexte, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser la mise en place de partenariats entre les entreprises du continent.
Il a également souligné l’importance de renforcer l’intégration économique africaine et les investissements entre pays africains, ainsi que de poursuivre la concertation et la coordination dans le cadre de l’Union africaine, au service du développement durable.
Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.
Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.
Renforcer la coopération agricole et hydrique
Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.
Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.
Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.
La promotion internationale des dattes au programme
Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.
À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.
Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.
La moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées, à des oligarques ukrainiens et à des entreprises occidentales, notamment européennes. On comprend mieux, en sachant cela, les raisons de l’obstination desÉtats de l’Union européenne (UE) à poursuivre la guerre entre l’Ukraine et la Russie, tant que ce sont les Ukrainiens qui meurent sous les bombes russes et qui voient leur pays détruit.
Habib Glenza, à Lödz.
Deux rapports secrets, le premier de The Oakland Institute et le second la chaîne Telegram ukrainienne, Rezident, ont révélé que la moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées au profit d’oligarques ukrainiens et d’entreprises occidentales, notamment européennes, ce qui explique les vraies raisons de la poursuite du conflit russo-ukrainien et surtout de l’opposition des pays de l’UE à la paix en Ukraine. En effet, la défaite de l’Ukraine suite à un arrangement entre Poutine et Trump signifierait une perte des terres bradées à des entreprises européennes. Aussi l’UE mise-t-elle sur une victoire de l’Ukraine pour préserver les intérêts des entreprises européennes dans ce pays. Par conséquent, l’UE s’endette pour soutenir l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Cependant vaincre un pays très vaste qui compte 17 millions de km2 et qui possède un arsenal nucléaire de plus de 6000 ogives est utopique.
La Russie possède un complexe militaire qui fabrique toutes ses armes grâce à une énergie abondante et bon marché et à ses propres usines d’acier, contrairement à l’Ukraine qui dépend entièrement de l’aide militaire occidentale et surtout des armes et du système satellitaire américain Starlink. Sans l’aide financière et militaire des pays occidentaux, l’Ukraine s’effondrerait au bout des quelques mois
Contrairement aux politiciens européens, Donald Trump a finalement compris que le conflit russo-ukrainien ne rapporte aux États-Unis que des dépenses, évaluées jusqu’à ce jour à plus de 150 milliards de dollars, entre-temps l’économie chinoise avance à pas de géant sans que la Chine tire une seule cartouche. Pour lui, l’intérêt américain passe avant tout.
Des terres agricoles cédées par l’Etat à des investisseurs étrangers à bas prix
Les législateurs ukrainiens ont permis la vente de terres agricoles à des investisseurs étrangers sans restriction, permettant désormais aux entreprises et aux particuliers étrangers de devenir propriétaires d’une part importante des terres arables du pays, rapporte la chaîne Telegram ukrainienne Rezident. Il est déjà connu que trois entreprises ont acquis 17 millions d’hectares de terres ukrainiennes, soit plus de la moitié de toutes les terres agricoles du pays (42,7 millions d’hectares). Sachant que les terres en temps de guerre sont vendues à des entreprises étrangères à des prix considérablement réduits.
«En fin de compte, voilà ce que nous avons aujourd’hui : plus de la moitié des terres arables ukrainiennes ont été bradées à des entreprises étrangères, car c’est, premièrement, l’un des rares actifs qui peut rapporter un peu d’argent, et deuxièmement, cela garantit que les entreprises feront du lobbying pour leurs actifs auprès des gouvernements occidentaux. Même si l’on suppose hypothétiquement que le conflit cesse maintenant, l’Ukraine a déjà cessé d’être la propriétaire de ses terres. Ce qui se passe est une méthode purement coloniale, caractéristique du monde occidental», résume la chaîne Rezident.
En Ukraine, Volodymyr Zelensky a pris ses fonctions de Premier ministre en mai 2019, peu de temps après l’approbation de la loi originaire de la réforme agraire de mars 2019, ce qui a permis la vente de terres agricoles mais n’a pas envisagé d’acquisition ou de transfert aux paysans. Sous son mandat, il a assoupli la «Loi de réforme agraire» en juillet 2021, permettant aux particuliers d’acheter des terres agricoles, qui représentent 70 % du pays et qui sont des plus fertiles au monde. Il a permis également la vente de «terre noire» (engrais favorable à l’environnement, qui empêche le compactage du sol, etc.). De plus, la loi définit que seuls les particuliers peuvent acheter jusqu’à 100 hectares. La Banque mondiale et le FMI ont fait pression pour que les terres puissent être acquises par des étrangers, ce qui permettrait à l’Ukraine de bénéficier de futurs prêts.
Le gouvernement de Zelensky a développé la deuxième étape de la réforme agraire, en janvier 2024, sous cette pression, permettant aux investisseurs individuels et aux entreprises étrangères d’acheter jusqu’à 10 000 hectares de terres. Ceci a suscité de vives critiques, principalement de la part d’agriculteurs de taille moyenne en Ukraine. Ils soutiennent qu’une grande partie du territoire est entre les mains de citoyens et d’entreprises étrangères (Monsanto, Dupont, Cargill, Black Rock, Blackstone et autres), pouvant être source d’incertitudes quant à l’avenir de l’État, à son intégrité territoriale et aux intérêts des gens ordinaires, puisque l’agriculture joue un rôle important dans l’économie de l’Ukraine.
Cela pourrait conduire à une réduction de la place de l’agriculture dans l’économie du pays, à une perte d’emplois, à un déplacement de la population de son habitat, à la détérioration économique et au manque de contrôle de la part de l’État sur la gestion de la terre. D’autre part, les investisseurs étrangers n’y voient que leurs avantages et leurs bénéfices, mais de telles transactions peuvent générer des conséquences dangereuses pour le pays.
Un autre problème central serait la perte de contrôle des ressources stratégiques de l’État. La terre a non seulement une valeur historique et culturelle, mais c’est aussi le facteur de production le plus important, qui a une relation directe avec l’économie nationale et la garantie de la sécurité alimentaire du pays.
La plupart des détracteurs de cette deuxième étape de la réforme agraire, qui permet la vente des terres à des étrangers, souligne la nécessité d’établir des mécanismes de contrôle et des restrictions strictes pour défendre les intérêts du pays. De l’avis de ces détracteurs, l’achat de terrains par des étrangers peut conduire à la désintégration de la société ukrainienne.
Les plus grands détenteurs de terres sont un mélange d’oligarques locaux et d’intérêts étrangers, principalement européens et nord-américains. Ces entreprises sont généralement des holdings qui gèrent leurs activités par l’intermédiaire de filiales locales.
Les oligarques:
• Avec 582 062 hectares, c’est Kernel qui détient le plus de terres et est également le plus grand producteur et exportateur d’huile de tournesol. Son propriétaire, Andriy Verevskyi, est la 16ᵉ personne la plus riche d’Ukraine.
• UkrLandFarming vient en seconde place avec 403 370 hectares. Fondée par l’oligarque Oleg Bakhmatyuk, qui était la 28ᵉ personne la plus riche d’Ukraine en 2016 et qui a depuis perdu une grande partie de ses terres et de ses biens à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie. Sa société est spécialisée dans la production de céréales, d’œufs, de lait et de viande.
• En troisième position, avec 360 238 hectares, MHP est le plus grand producteur et exportateur de poulets en Ukraine. La société a été fondée par son PDG actuel, Yuriy Kosyuk, la dixième personne la plus riche du pays.
• Avec 264 270 hectares, Astara est le plus grand producteur de sucre d’Ukraine et est également actif dans la production de lait industriel et la transformation du soja. Son fondateur et actuel PDG, Viktor Ivanchuk, est la 95ᵉ personne la plus riche du pays.
• Le fondateur de Nibulon, Oleksiy Vadatursky, était la 24ᵉ personne la plus riche d’Ukraine, mais il est décédé en juillet 2022 à la suite d’un tir de missile russe. Nibulon cultive des céréales pour l’exportation sur 82 500 hectares.
• System Capital Management (SCM) est une importante holding financière et industrielle contrôlée par l’homme le plus riche d’Ukraine, Rinat Akhmetov. SCM possède plusieurs filiales agricoles, notamment HarvEst, qui produit du blé, du tournesol, des légumineuses, du maïs et du bétail. L’entreprise gère 26 000 hectares de terres, ayant perdu le contrôle de plus de 100 000 hectares à cause de la guerre.
Les entreprises étrangères:
Plusieurs entreprises étrangères contrôlent de grandes surfaces agricoles dans le pays. Les trois plus importantes sont :
• NCH Capital, une société de capital-investissement basée aux États-Unis qui investit pour le compte d’importants fonds de pension américains, de dotations universitaires et de fondations. C’est le cinquième plus grand détenteur foncier du pays, avec 290 749 hectares, et opère en Ukraine par l’intermédiaire de la société AgroProsperis.
• PIF Saudi, détenue par le Fonds souverain d’Arabie saoudite, exploite 228 654 hectares par l’intermédiaire de la Saudi Agriculture and Livestock Investment Company (“Salic”) et de sa filiale ukrainienne, Continental Farmers Group.
• TNA Corporate Solutions, une autre société basée aux États-Unis, appartient à l’homme d’affaires américain Nicholas Piazza. Elle contrôle 295 624 hectares par l’intermédiaire de plusieurs filiales, dont Pivden Agro Invest, Podillya Agroprodukt, Hetmanski et Prydniprovske. La plupart des terres louées par la TNA proviennent de transferts effectués ces dernières années par UkrLandFarming.
Les actionnaires étrangers associés aux oligarques :
• NN Investment Partners Holdings N.V. est une société d’investissement privée basée aux Pays-Bas, qui détient des parts dans Kernel et Astarta. En avril 2022, elle a été rachetée par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs et a été regroupée avec Goldman Sachs Asset Management. Au fil des ans, Goldman Sachs a été impliquée dans une série de controverses, notamment en jouant un rôle central dans la crise financière de 2008, et en prenant part au scandale de corruption 1MDB, d’une valeur de plusieurs milliards d’euros.
• Kopernik Global Investors LLC est une société d’investissement privée basée aux États-Unis qui gère 4,97 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des parts dans Kernel, MHP et Astarta. Elle est le troisième investisseur privé en Ukraine en 2020. Gestionnaire de fonds «à contre-courant», elle est spécialisée dans la recherche d’entreprises à travers le monde qu’elle considère comme sous-évaluées dans des contextes marqués par l’instabilité politique et économique.
• Heptagon Capital LLP est une société d’investissement privée basée à Londres, qui gère 12,36 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des actions de Kernel, MHP et Astarta. Avec Kopernik Global Investors LLC, elle gère le Kopernik Global All-Cap Equity Fund, qui détient des participations dans l’agriculture, la production d’huile de palme, l’extraction d’or et d’argent, la production d’uranium et le gaz naturel.
• Norges Bank Investment Management possède des parts dans Kernel et MHP. Elle gère le Norwegian Government Pension Fund Global – également connu sous le nom de Oil Fund – qui est le fonds souverain de la Norvège. Avec plus de 1,4 trillion de dollars d’actifs, elle est le plus grand propriétaire individuel du marché boursier mondial, contrôlant 1,5 % de toutes les actions des sociétés cotées en bourse dans le monde. En 2020, Norges Bank Investment Management était le quatrième investisseur en Ukraine.
• Hamblin Watsa Investment Counsel Ltd est une filiale à 100 % de Fairfax Financial Holdings Ltd, une société de gestion financière basée à Toronto. Détenant près de 31 % des actions d’Astarta, elle est le plus grand actionnaire de l’entreprise après son fondateur, ce qui lui confère un pouvoir important dans l’entreprise. Fairfax Financial Holdings Ltd. contrôle également 70 % de FFH Ukraine, la société holding de trois compagnies d’assurance ukrainiennes, et détient une part de 10 % dans Ovostar Union, un producteur d’œufs ukrainien.
• La société américaine de capital-investissement NCH Capital a été fondée en 1993 par George Rohr et Morris Tabacinic, deux hommes d’affaires américains fortement impliqués dans la frénésie de privatisation qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique. Ils ont créé une série de fonds pour louer ou acheter à bas prix des fermes dans la région, dans le but de les regrouper pour en faire de grandes exploitations de céréales et de soja. Ils ont ainsi réussi à constituer une banque de terres de 700 000 hectares en Ukraine et en Russie. Après avoir obtenu des investissements de la part d’institutions financières occidentales de premier plan, elle a fait transiter ces fonds par des sociétés offshore situées dans des paradis fiscaux tels que Chypre et les îles Caïmans, et par des joint-ventures avec des entreprises locales afin de s’approprier les terres. L’entreprise est accusée d’acquisition illégale de terres, d’évasion fiscale et d’activités financières illicites. NCH Capital a joué un rôle clé dans la promotion de la réforme agraire en Ukraine : en 2015, son fondateur et PDG George Rohr a participé aux réunions de haut niveau impliquant le président ukrainien et le secrétaire américain au Commerce qui ont conduit l’Ukraine à accepter un plan de réforme du FMI, comme condition à deux garanties de prêt d’un milliard de dollars du gouvernement américain
Transmis officiellement à l’Assemblée des représentants du peuple le 15 octobre courant, le PLF 2027 a enfin livré ses secrets. Pas de hausse fiscale pour les entreprises ou les personnes physiques, davantage de mesures sociales renforçant l’intervention sociale de l’Etat, encouragement à l’entrepreneuriat des jeunes et soutien à plusieurs filières stratégiques, notamment dans le secteur […]
En 2025, les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont dépassé les 3,5 milliards de dinars, ce qui constitue une progression de 30,1 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique économique s’est traduite par la création de 14 085 emplois (hors secteur de l’énergie), selon les données transmises par le ministère de l’Économie et de la Planification à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le secteur manufacturier s’impose comme le principal moteur d’attraction avec environ 2,2 milliards de dinars captés, soit 62,6 % de l’ensemble des flux. Les services arrivent en deuxième position (18,8 %), suivis par l’énergie (16,3 %) et l’agriculture (2,4 %).
Sur un total de 921 opérations enregistrées hors énergie (près de 3 milliards de dinars), les projets d’extension ont joué un rôle prépondérant. En effet, 819 projets d’extension ont généré 10 171 postes, tandis que 102 projets de création ont permis de pourvoir 3 914 emplois. Et la bonne nouvelle est que ces investissements se sont orientés vers des domaines à forte valeur ajoutée, tels que les composants automobiles, l’industrie de précision, les équipements médicaux et les nouvelles technologies.
En revanche, sur le plan territorial, la répartition demeure très centralisée : les 2ᵉ et 3ᵉ districts concentrent à eux seuls plus de 81 % des flux.
Ceci étant, le ministère de l’Économie rappelle qu’une augmentation des flux d’IDE n’entraîne pas automatiquement une accélération immédiate de tous les indicateurs de croissance. En effet, l’impact réel dépend fortement de la nature, de la structure sectorielle et du calendrier d’exécution des projets. Pour assurer un suivi rigoureux, un mécanisme de coordination interinstitutionnel réunit régulièrement la Banque centrale de Tunisie (BCT) et l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa).
La Tunisie participe à la 30e édition du Salon international de l’alimentation SIAL Paris 2026, organisée du 17 au 21 octobre au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, avec 71 entreprises opérant dans 10 secteurs. Cette participation vise à renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés internationaux, à diversifier les exportations et à […]
Dans le Budget économique 2027, le gouvernement ambitionne de porter le nombre de brevets d’invention délivrés à l’échelle nationale aux structures et établissements publics de recherche relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de 100 en 2026 à 160 en 2027, selon le document du projet de budget économique pour 2027.
D’après le document, les principales orientations de la politique de la recherche scientifique au titre de l’annee 2027 s’articulent autour de la prise en charge des frais de dépôt des demandes de brevets d’invention à l’échelle internationale et de la contribution à l’élaboration et à la coordination de politiques institutionnelles en matière de propriété intellectuelle au sein de plusieurs établissements publics de recherche.
Pour une résilience du système national de la recherche et de l’innovation
En 2027, les efforts seront axés sur la mise à niveau du système de recherche et d’innovation, dans le cadre d’une vision globale visant à stimuler la croissance économique et sociale et à créer de la richesse. Cette démarche reposera sur le renforcement de la résilience du système, l’amélioration de ses performances et une meilleure adéquation entre la recherche scientifique et les besoins économiques et sociaux nationaux, tout en consolidant le positionnement de la Tunisie à l’échelle internationale.
Dans ce contexte, il s’agira de définir une vision du cadre institutionnel du système de recherche et d’innovation, fondée sur l’optimisation des ressources, la coordination entre les différents intervenants et la valorisation des résultats de la recherche, afin de garantir une meilleure gouvernance. Il sera également question de promouvoir la veille juridique et de poursuivre la révision des textes législatifs encadrant le secteur.
Le programme de réforme du secteur prévoit également la poursuite de l’élaboration de la stratégie nationale de recherche et d’innovation, la réalisation du recensement des activités de recherche et d’innovation, le développement des infrastructures technologiques et numériques au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que des centres de recherche, outre la mise en place d’un système informatique intégré dédié à la recherche scientifique. Il s’agit aussi de poursuivre le soutien au financement compétitif fondé sur la performance et reposant sur des critères de qualité et d’impact sur le développement. Il vise aussi à mettre en place un système incitatif pour renforcer le financement de la recherche et de l’innovation, notamment à travers l’étude de la possibilité d’instaurer un mécanisme de « déduction fiscale au profit de la recherche scientifique » et la révision des critères d’évaluation des structures de recherche afin de les encourager à mobiliser des financements dans le cadre de projets de recherche collaborative ou de programmes de coopération internationale.
A l’échelle internationale, le projet de budget économique pour 2027 prévoit la poursuite du financement des projets relevant du Programme d’encouragement à l’excellence scientifique et du Programme de soutien aux jeunes chercheurs.
Il prévoit également de soutenir la qualité de la formation par la recherche, à travers la poursuite du financement des contrats d’excellence et des écoles doctorales, tout en réexaminant et en développant les partenariats scientifiques afin de permettre aux chercheurs tunisiens d’améliorer leur production scientifique, notamment par la mise en place de nouveaux programmes de partenariat visant à renforcer la dynamique de la recherche en Tunisie.
Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le nombre des publications scientifiques devrait devrait atteindre 11 611 en 2027. D’autre part, le programme prévoit également de renforcer les équipements scientifiques et les infrastructures, à travers l’acquisition et la maintenance du matériel ainsi que le développement des unités communes de services de recherche.
Ces mesures visent à améliorer les capacités des structures de recherche, la qualité des services scientifiques et leur ouverture sur les milieux économique et social. Il prévoit aussi la création, la restructuration et le financement des structures de recherche en privilégiant l’excellence, ainsi que la poursuite du financement des projets menés dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale et le lancement de dix nouveaux projets de recherche.
Le projet de budget économique 2027 prévoit une série de réformes touchant les secteurs des assurances, bancaire et financier, avec notamment la mise en place d’un système de couverture des catastrophes naturelles, le renforcement du financement des PME et la diversification des sources de financement de l’économie.
La mise en place d’un système de couverture des catastrophes naturelles, l’instauration d’une assurance agricole et la réforme du marché financier figurent parmi les principales mesures prévues dans le projet de budget économique pour 2027, en vue de diversifier les sources de financement de l’économie tunisienne et de renforcer le financement des investissements. Selon ce document, les réformes visent également à consolider la stabilité du secteur bancaire, à améliorer le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et à renforcer la complémentarité entre les banques, le marché financier et le secteur des assurances.
Dans le secteur des assurances, les mesures portent notamment sur l’élaboration d’un projet de loi relatif à la couverture des catastrophes naturelles et la poursuite des travaux techniques pour l’instauration d’une assurance agricole. Elles prévoient également le renforcement du contrôle des bureaux de représentation et des succursales de compagnies étrangères, ainsi que de la coopération internationale en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Sur le plan bancaire, les priorités concernent le renforcement du contrôle des établissements, la poursuite du traitement des créances classées et l’accélération des programmes de restructuration des banques à capitaux mixtes et de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME). Le développement des services de la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) figure également parmi les mesures destinées à soutenir le financement des projets d’investissement.
S’agissant du marché financier, le document souligne la nécessité de réformes structurelles pour remédier notamment au nombre limité de sociétés cotées et à la prédominance du secteur bancaire dans la capitalisation boursière et le volume des transactions, malgré les performances enregistrées au premier semestre 2026. Les orientations pour 2027 prévoient, à cet égard, l’amélioration du cadre législatif et réglementaire, l’encouragement des entreprises à s’introduire en Bourse, l’élargissement de la base des investisseurs et le développement de nouveaux produits d’épargne et d’investissement. La création d’une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière est également envisagée afin de faciliter l’accès à l’information et de sensibiliser les épargnants aux risques et aux mécanismes de protection disponibles.
Le programme prévoit, en outre, de renforcer la contribution du marché financier au financement des grands projets, notamment ceux réalisés dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), et de diversifier les instruments de financement de l’État et des collectivités locales, à travers le développement du marché obligataire et des organismes de placement collectif.
Enfin, les mesures annoncées visent à renforcer la transparence et la coordination entre les différentes composantes du système financier, tout en favorisant le financement durable, notamment par la mise en place d’un système national de labellisation des entreprises vertes ou durables et la création d’un indice de durabilité au sein de la Bourse de Tunis.
Porté par une hausse remarquable de 30,1 % des investissements directs étrangers, le tissu économique tunisien enregistre un regain d’attractivité. L’industrie manufacturière demeure le principal moteur de cette dynamique, malgré une persistance des disparités régionales. Les investissements directs étrangers (IDE) enregistrés en Tunisie au cours de l’année 2025 ont permis de générer 14 085 nouveaux […]
La Tunisie s’apprête à se doter d’un cadre légal instaurant un système de couverture contre les catastrophes naturelles. Cette initiative phare figure parmi les grandes orientations de la politique financière et monétaire du pays pour l’année 2027, telles qu’exposées dans le document du projet de Budget Économique. Au-delà de cette protection face aux risques climatiques, […]
Huile d’olive, dattes, pâtes, produits bio et savoir-faire ancestral : la Tunisie affiche une forte présence au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026. Au Pavillon Tunisie, les producteurs misent sur la qualité, l’authenticité et l’innovation pour conquérir de nouveaux marchés. Rencontre avec Slim Kechaou, du Château Mornag.
Qui dit SIAL Paris dit également une forte présence tunisienne, comme tous les deux ans mettant en avant les produits made in Tunisia : huile d’olive, dattes, pâtes et bien d’autres spécialités.
Rencontré lors de la première journée de ce coup d’envoi, au Pavillon Tunisie, Slim Kechaou présente le Château Mornag, situé au sein de la ferme de la Rissala. Construit en 1881 par Maurice Crété, le domaine connaît aujourd’hui une nouvelle page de son histoire : les arrière-arrière-petits-enfants de son fondateur sont de retour sur les lieux. Ils commercialisent désormais en France l’huile d’olive « Rissala » et souhaitent acheter l’ensemble de la gamme produite par la ferme.
« Nous travaillons beaucoup avec les femmes rurales, à travers les groupements de développement agricole (GDA). Nous leur fournissons la matière première, elles assurent la transformation, puis nous commercialisons ensemble les produits. Cela crée de la valeur ajoutée et s’inscrit dans une démarche d’économie sociale et solidaire, d’économie circulaire et de responsabilité sociétale », explique Slim Kechaou.
L’an dernier, cette collaboration a permis de produire une confiture d’orange et de courge. Aujourd’hui, des formations sont organisées au château, notamment autour de la crème et de la tapenade d’olive, déclinées en versions aux dattes ou à l’orange, aux saveurs sucrées-salées. Les femmes des GDA préparent également des pâtisseries et des cafés à base de produits du terroir.
La ferme dispose de 300 hectares d’oliviers biologiques. Elle a également expérimenté les céréales bio et se lance désormais dans les légumes biologiques. L’objectif : créer un circuit court, du producteur au consommateur, proposant des produits locaux, bio et écologiques, avec le recours minimal aux pesticides et insecticides.
» Pour l’huile d’olive, nous sommes déjà à zéro pesticide. Pour les céréales, les agrumes et les autres produits, nous sommes en train de généraliser cette approche », précise-t-il.
Selon lui, ce retour au bio et aux produits sains traduit une résurgence de traditions anciennes. « Les citoyens, en Tunisie comme ailleurs dans le monde, reviennent vers nos produits de base, ancestraux et typiques. Nous retrouvons notamment nos variétés de céréales anciennes ».
Il évoque sa propre expérience avec la courge biologique, dont il souligne le goût exceptionnel, ou encore les concombres bio, appréciés pour leur côté craquant et leurs qualités nutritionnelles. « Nos corps sont chargés de produits chimiques, à travers le poulet, les légumes et bien d’autres aliments. Or, produire autrement est possible : nous l’avons démontré sur le terrain. Il suffit de se rassembler en consortium. L’union fait la force, et c’est pour le bien du consommateur », affirme-t-il.
La ferme développe par ailleurs des partenariats avec l’UTAP. L’année dernière, l’organisation a fait venir des étudiants français visiter la ferme afin de découvrir ses méthodes de production saine. Pour Slim Kechaou, c’est aussi une reconnaissance du travail des agriculteurs tunisiens et une manière de valoriser leur savoir-faire. Car il estime que « C’est avant tout une manière de mettre en avant le travail tunisien, et précisément l’agriculteur tunisien ».
Huile d’olive, dattes, couscous, harissa, produits bio et spécialités du terroir. Pilotée par le Centre de Promotion des ExportationsCEPEX, cette participation tunisienne ambitionne de transformer la présence de la Tunisie dans les grands salons internationaux en débouchés concrets et en partenariats durables. Du 17 au 21 octobre 2026, la Tunisie est à l’honneur au SIAL Paris, l’un des principaux rendez-vous mondiaux de l’industrie agroalimentaire, qui se tient à Paris-Nord Villepinte.
Au total, 71 entreprises tunisiennes participent à cette édition : 61 dans le dispositif collectif et 10 à titre individuel. Elles représentent dix filières, de l’huile d’olive aux produits de la mer, en passant par les dattes, les conserves, les céréales, la confiserie, les sauces, les produits biologiques et les spécialités du terroir.
Mais au-delà des stands et des dégustations, l’enjeu est clair : placer l’offre tunisienne face aux acheteurs, importateurs, distributeurs et centrales d’achat venus du monde entier, afin d’ouvrir de nouveaux marchés et de renforcer ceux déjà conquis.
Deux halls, une même ambition
Le pavillon tunisien s’organise sur deux espaces. Le Hall 3, espace principal, accueille 41 entreprises et une offre multisectorielle : huile d’olive, pâtes, couscous, conserves, harissa, thon, sardine, biscuits, boissons, fromages, huiles végétales, produits de la mer et spécialités du terroir.
Le Hall 8 est, lui, dédié aux dattes et aux fruits, avec la présence de 20 entreprises. La Deglet Nour y occupe une place de choix, aux côtés des dattes biologiques et des produits transformés.
Cinq structures sectorielles accompagnent le CEPEX dans cette mobilisation : le GICA pour les conserves, le GIPP pour les produits de la pêche, le PACKTEC pour l’emballage et le conditionnement, le GIFruits pour les fruits et le GIDattes pour la filière des dattes.
Huile d’olive et dattes : les deux moteurs
Deux filières tirent l’offre tunisienne vers l’international : l’huile d’olive et la datte.
Première d’entre elles, l’huile d’olive incarne à la fois le patrimoine agricole tunisien et l’ambition de montée en gamme. La Tunisie développe désormais des huiles conditionnées, biologiques et premium, tout en renforçant les démarches qualité et la promotion des marques.
Les chiffres de la campagne 2025/2026 confirment cette dynamique : les exportations ont atteint 381,2 mille tonnes, pour une valeur de 4,780 milliards de dinars, soit une hausse de 50,8% sur un an. La Tunisie se positionne comme le premier fournisseur hors Union européenne sur le marché européen.
La datte, et particulièrement la Deglet Nour, constitue l’autre produit phare. Elle représente environ 84% des volumes exportés. Mais la filière ne se limite plus au fruit sec : pâtes, purées, sirops, barres, snacks et ingrédients pour l’industrie alimentaire élargissent progressivement ses débouchés.
Les exportations de dattes ont dépassé 160 mille tonnes durant la campagne 2025/2026, en progression de 13,3% sur un an, pour une valeur supérieure à 1 000 millions de dinars. La Tunisie demeure le premier fournisseur mondial de dattes de l’Union européenne et dessert près de 94 marchés.
Du produit brut à la valeur ajoutée
La participation tunisienne traduit aussi une évolution stratégique : passer de la vente de matière première à la valorisation de produits finis. Conditionnement, création de marques, transformation, traçabilité, certification et diversification des gammes figurent parmi les principaux leviers de compétitivité.
L’huile d’olive conditionnée et les dérivés de la datte illustrent ce mouvement. Une évolution qui répond aux nouvelles attentes des consommateurs, de plus en plus attentifs à la naturalité, à l’origine des produits, à la durabilité et à la qualité.
La proximité géographique avec l’Europe, l’identité méditerranéenne et la richesse des terroirs tunisiens constituent des atouts supplémentaires pour différencier l’offre nationale sur un marché mondial hautement concurrentiel.
Le terroir entre dans la cour des grands
Nouveauté de cette édition : l’espace « Newcomers », dédié à quatre entreprises médaillées lors de la 5e édition du Concours Tunisien des Produits du Terroir, organisé en 2025.
Huile d’olive biologique, miel, tapenade, tomates séchées, harissa traditionnelle, couscous bio et bourghoul bio : ces produits incarnent une autre facette du made in Tunisia, celle des petits producteurs, des coopératives et des savoir-faire locaux.
Un salon, plusieurs opportunités
Le pavillon tunisien ne se limite pas à l’exposition. Rencontres B2B, dégustations, démonstrations culinaires et rendez-vous avec les médias rythment les cinq jours du salon. Un cooking show présente chaque jour des recettes associant produits tunisiens et cuisine contemporaine.
Le SIAL Paris 2026 réunit, selon les organisateurs, jusqu’à 8 000 exposants et 295 000 professionnels venus de plus de 180 pays. Pour les entreprises tunisiennes, c’est à la fois un lieu de prospection, une vitrine d’image et un observatoire des tendances mondiales.
Reste désormais à convertir cette présence en contrats, en partenariats et en débouchés durables. Avec une offre diversifiée, des filières en montée en gamme et une stratégie orientée vers la valeur ajoutée, la Tunisie entend faire du made in Tunisia bien plus qu’un label : une signature de qualité, d’authenticité et de savoir-faire.
Un réseau criminel présumé, spécialisé dans le blanchiment d’argent et l’appropriation illicite de biens, a été démantelé à Sousse et ses membres ont été arrêtés.
Trois individus ont été placés en garde à vue sur instruction du Parquet près le tribunal de première instance de Sousse 2, à la suite d’une opération menée par la brigade de la police judiciaire de Sousse-Nord, rapporte Jawhara FM ce samedi 17 octobre 2026.
Les investigations ont également permis la saisie d’une somme d’argent provenant de transactions suspectes. Une enquête est en cours afin d’identifier l’ensemble des complices potentiels impliqués dans cette affaire.
Dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération tuniso-canadienne dans les domaines de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique, M. Kamel Makkes, Consul de la République Tunisienne à Montréal, a pris part, au nom de l’Ambassadeur de Tunisie au Canada, à la 8ème édition du Forum MTL CONNECTE 2026, qui s’est tenue à Montréal du 13 au 16 octobre 2026.
Il a également présidé les travaux de la rencontre des compétences tunisiennes « Tunisia Global Forum », organisée à la succursale Desjardins-Montréal, à l’initiative du Réseau Tuniso-Canadien des Affaires (RTCA).
Cet événement a favorisé le réseautage entre des entrepreneurs, experts et investisseurs tunisiens et canadiens et permis d’explorer de nouvelles pistes de partenariat dans des secteurs porteurs, tels que les technologies de l’information, l’intelligence artificielle et la recherche scientifique.
Lors de cette manifestation, le flambeau a été officiellement transmis à la Tunisie, désignée invitée d’honneur de l’édition 2027 de MTL CONNECTE, en signe de reconnaissance de son potentiel technologique, de la qualité de ses ressources humaines et de son rôle au sein de l’écosystème mondial de l’innovation.
L’Ambassade, en collaboration avec le Réseau Tuniso-Canadien des Affaires (RTCA) et les institutions économiques de soutien, ambitionne de faire de l’édition 2027 une plateforme pour le développement de la coopération, la concrétisation de projets et l’établissement de partenariats durables entre les institutions économiques, universitaires et les centres de recherche en Tunisie et au Canada, au service de l’intérêt commun.
La Presse — Il y a des richesses qui ne se comptent pas seulement en dinars. Elles se lisent dans les paysages, dans les gestes transmis de génération en génération, dans les récoltes qui font vivre des familles et dans ces arbres qui, depuis des siècles, dessinent l’identité de la Tunisie. L’olivier est de ceux-là. […]
Il suffit de regarder un olivier pour comprendre ce qu’il représente pour la Tunisie : une terre, une histoire, des saisons et des générations de travail. Mais derrière cette richesse profondément ancrée dans le paysage tunisien, une menace grandit. La tuberculose de l’olivier, une maladie bactérienne qui fragilise les arbres et inquiète les professionnels, fait […]
Cette rencontre internationale, qui se tiendra du 22 au 26 octobre à Sfax, sera l’occasion de débattre des moyens de mieux valoriser la filière à l’export. La Presse—Sfax s’apprête à accueillir un événement de grande envergure dédié à la filière oléicole. Organisée du 22 au 26 octobre par l’Association tunisienne de l’olivier, en partenariat avec […]
La présence de l’Inde au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, est particulièrement remarquable dès le coup d’envoi du salon. Elle traduit l’ambition du pays de renforcer son rôle dans les filières agroalimentaires mondiales et de mesurer, au fil des journées, l’écho de cette participation auprès des acheteurs internationaux.
Lors d’un point de presse consacré à cette participation, il convient de rappeler qu’il s’agit de la première fois que l’Inde bénéficie du statut de pays partenaire du SIAL Paris. Cette présence est pilotée par l’India Trade Promotion Organisation (ITPO), en collaboration avec l’Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority (APEDA)
Près de 190 exportateurs indiens des secteurs agroalimentaire et des boissons présentent leurs produits, dont environ 150 réunis sous le pavillon officiel de l’Inde. L’objectif est de mettre en avant le dynamisme de l’agriculture indienne, de valoriser les nouvelles tendances agroalimentaires, de nouer des partenariats avec des acheteurs internationaux et de stimuler les exportations
L’Inde est mise à l’honneur dès la journée d’ouverture du salon, le samedi 17 octobre 2026. En marge d’un point de presse, L’Économiste Maghrébin a interrogé Jawed Ashraf, l’ambassadeur de l’Inde en France, sur les enjeux du secteur agroalimentaire et sur la manière dont il perçoit « la nourriture de demain ».
Avec une pointe d’humour, Jawed Ashraf a d’abord salué la formule : « J’aime ces petits détournements de phrases. La nourriture de demain est un message : assurer la sécurité alimentaire pour tous dans le monde est une responsabilité collective. »
« Si je disais que l’Inde sera le garde-manger du monde, ce serait trop présomptueux », a-t-il poursuivi. « Mais la nourriture de demain est une question collective et mondiale. Davantage de personnes devront être nourries par la même planète, dans un contexte climatique très difficile, malgré les sceptiques. »
Selon lui, le changement climatique n’est plus une hypothèse théorique, mais une réalité vécue. Il a évoqué les épisodes de chaleur extrême en Europe, les inondations en Asie du Sud, ainsi que les conséquences des conflits, notamment la guerre en Ukraine et les tensions dans la région MENA, sur l’accès à l’énergie et aux engrais. « Nous devons travailler ensemble », a-t-il insisté.
Pour l’ambassadeur, l’Inde peut contribuer non seulement à sa propre sécurité alimentaire, mais aussi à celle du monde. Il a mis en avant la productivité et la croissance de son agriculture, ainsi que la diversité de sa production : céréales, fruits et légumes, lait, œufs, viande, oléagineux et protéines végétales.
« Nous avons déjà vu cela se produire pendant la Covid-19 », a-t-il rappelé. « Malgré les perturbations mondiales, l’Inde a pu fournir des produits essentiels à de nombreux pays. Nous avons également fourni des vaccins à plus de 100 pays. Cela n’a pas été fait pour conquérir des marchés, mais pour aider des pays en difficulté. »
Interrogé sur les mécanismes européens liés au carbone et leurs possibles effets sur les importations agroalimentaires, Jawed Ashraf a précisé que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ne concerne pas, à ce stade, le secteur alimentaire, mais principalement des secteurs intensifs en émissions, tels que l’acier et l’aluminium.
« C’est le droit souverain de l’Union européenne d’imposer sa réglementation, à condition qu’elle ne crée pas de désavantage ou de discrimination contre l’Inde », a-t-il déclaré. « Nous travaillons de manière constructive sur les mécanismes de vérification et de contrôle, notamment sur la mesure de l’intensité carbone, sa vérification et les méthodes d’évaluation. »
Il a toutefois souligné que les normes sanitaires et de qualité peuvent parfois constituer des barrières non tarifaires. « L’Inde dispose de ses propres normes, notamment celles de la FSSAI, ainsi que de dispositifs de contrôle qualité. C’est une source de préoccupation pour d’autres pays également », a-t-il conclu.