Au terme du premier semestre 2026, la Société Tunisienne de Banque (STB Bank) affiche un bilan en hausse et un retour de la croissance des crédits. Toutefois, l’analyse de ses états financiers confirme une tendance marquée : l’exposition accrue de la banque publique aux titres d’État.
La STB Bank a publié ses états financiers arrêtés au 30 juin 2026, faisant état d’une progression de 3,5 % de son total bilan, qui s’établit désormais à 15 901 millions de dinars (MDT), contre 15 360 MDT à la fin de l’exercice précédent. Cette dynamique s’accompagne d’une reprise de l’octroi de financements à l’économie et d’une consolidation des dépôts de la clientèle.
L’un des faits marquants de ce premier semestre réside dans le rôle prépondérant joué par la STB dans le financement du budget national. L’encours des titres souverains (principalement les Bons du Trésor Assimilables – BTA) détenus par la banque a progressé de 8 %, pour atteindre 4 680 MDT à la fin juin 2026.
Si ce positionnement garantit des rendements stables et peu risqués, il illustre la dépendance continue du Trésor public vis-à-vis du secteur bancaire local pour couvrir le déficit budgétaire.
Sur le plan prudentiel, la direction de la banque se veut rassurante. La STB affiche des ratios de liquidité à court terme (LCR) et de transformation (LTD) jugés solides, soutenus par la collecte de ressources. Ces indicateurs permettent à l’établissement de maintenir sa marge de manœuvre pour accompagner ses partenaires économiques tout en renforçant ses fonds propres.
La Banque Nationale Agricole (BNA) a clôturé le premier semestre 2026 avec un résultat net de 156,3 millions de dinars (MDT). Il correspond à une progression de 14 % par rapport à la même période de 2025.
Quant au PNB de la banque publique, il affiche une croissance de 4,3 % au 30 juin 2026, à 560,1 MDT, soutenue par la nette hausse des revenus du portefeuille d’investissement de la BNA.
De son côté, le résultat d’exploitation a enregistré 4,8 % de progression à 242 MDT.
À l’issue d’une rencontre tenue mercredi entre le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, et le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed), Badreddine Lasmar, un accord a été conclu pour le démarrage, début octobre prochain, de la phase expérimentale de l’unité pilote de valorisation biologique des déchets à Djerba, une fois l’installation […]
Une réunion s’est tenue mercredi 2 septembre à Tunis, sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Elle avait pour objet les préparatifs du Salon international du tourisme saharien et oasien (ISSOT), prévu à Tozeur. Elle s’est déroulée en présence du gouverneur de Tozeur, Chahine Zeribi, et de représentants des établissements concernés par le tourisme saharien.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du programme de cet événement qui aura lieu à Tozeur. Il est considéré comme une opportunité majeure pour promouvoir à grande échelle le tourisme saharien et oasien tunisien.
La réunion a également été l’occasion de réaffirmer l’importance de renforcer les liaisons aériennes entre l’aéroport de Tozeur-Nefta et plusieurs aéroports européens. Les participants ont par ailleurs dressé un état des lieux des investissements touristiques dans le gouvernorat de Tozeur. Lequel a enregistré une croissance notable. Et ce, notamment grâce à l’inauguration de deux nouvelles unités touristiques qui renforceront la capacité d’hébergement et l’attractivité de la région.
Enfin, les préparatifs pour le lancement de la deuxième tranche des travaux d’aménagement du site d’Ong Jmal ont été passés en revue. Cette phase prévoit notamment la création d’espaces d’exposition destinés aux artisans, l’embellissement de la place ainsi que l’installation de panneaux de signalisation.
Réuni le 27 août 2026 au siège de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sous la présidence de son Gouverneur, le Comité de surveillance macroprudentielle et de gestion des crises financières a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante face aux incertitudes économiques internationales. Il a également souligné l’importance de placer le secteur […]
Tunis Re lancera le 15 septembre 2026 son augmentation de capital, destinée à doubler son capital social de 100 à 200 millions de dinars.
L’opération prévoit 5 millions d’actions gratuites et l’émission de 15 millions d’actions nouvelles à huit (8) dinars. Elle vise à renforcer la solvabilité du réassureur, accroître sa capacité de souscription et consolider la présence de Tunis Re sur les marchés régionaux et internationaux.
Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée).
Elyes Kasri *
La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).
Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation ; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques ; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.
Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.
Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.
Risques des choix énergétiques dogmatiques
L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.
L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.
Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.
La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?
La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie
La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.
Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd’hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.
En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.
La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?
Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique
Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.
Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.
La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?
Un saut industriel inédit pour une ambition technologique
Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).
L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.
La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ?
Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.
La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?
Le nucléaire comme socle du renouvelable
Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de «base» stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.
La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule «Phosphates-Uranium» comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?
L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.
La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.
La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.
Les travaux de terrain pour la réalisation d’une étude stratégique globale sur la filière sucrière en Tunisie ont démarré mardi 1er septembre 2026, à l’issue d’une séance de travail réunissant les différentes parties prenantes du secteur de la production et de l’approvisionnement, au siège de l’Office du commerce de la Tunisie (OCT). Cette étude vise […]
L’Union Européenne en Tunisie a annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme numérique interactive destinée à renforcer la formation professionnelle et à favoriser la coopération entre les établissements de formation et les entreprises économiques en Europe, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie. Cette plateforme s’inscrit dans le cadre du projet WIN-WIN, consacré au soutien et […]
Tunis-Carthage s’est classée 8e destination aérienne la plus recherchée au départ de la France durant les mois de juillet et août 2026, enregistrant une progression de 14 % du volume des recherches sur un an, selon le dernier baromètre de Bourse des Vols, relayé par le média spécialisé TourMaG. Ce classement, établi à partir du […]
Les prix du pétrole ont reculé ce jeudi, dans un marché marqué par les incertitudes entourant la reprise des frappes militaires entre les États-Unis et l’Iran et leurs éventuelles répercussions sur l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient. À 05h09 GMT, les contrats à terme sur le Brent ont cédé 59 cents, soit 0,62 %, à 95,04 […]
Une nouvelle plateforme numérique appelée Win-Win, développée dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne (UE) via le programme Erasmus+, vise à renforcer le lien entre la formation professionnelle et les entreprises en adaptant davantage les compétences des travailleurs aux besoins du marché.
Le portail met à la disposition des centres de formation, des formateurs, des entreprises et des acteurs du marché du travail des ressources pédagogiques, des outils pratiques et des méthodologies visant à améliorer la collaboration entre le système de formation professionnelle et les employeurs
La plateforme, accessible gratuitement et disponible également en français et en arabe, vise notamment à favoriser la mise à jour des compétences, l’employabilité et une meilleure adéquation des parcours de formation à la demande des entreprises. Une application permettant d’utiliser les contenus de formation hors ligne est également prévue.
Le projet Win-Win, lancé en 2025 et programmé jusqu’à la fin de l’année 2027, réunit dix organisations issues de Tunisie, du Maroc, de Jordanie, de Belgique et du Portugal.
Pour la Tunisie, cette plateforme constitue un nouvel outil au service des établissements de formation, des entreprises, des stagiaires et des décideurs œuvrant au développement des compétences et des opportunités d’emploi.
Les partenaires tunisiens sont l’Agence de la formation dans les métiers du tourisme et la société Al Emtiez.
L’initiative prévoit également des activités de formation internationale ainsi que des rencontres entre centres de formation professionnelle et entreprises, dans le but de développer des réseaux de coopération et de favoriser l’échange d’expériences entre les deux rives de la Méditerranée.
La Société nationale pour le développement rural (SONADER) et le groupe italien BFI (BF International – Best Fields Best Food) préparent la création d’une société d’investissement commune. Elle est destinée à mettre en valeur environ 10 000 hectares dans le bassin de Loueid, au Brakna (Mauritanie).
Le directeur général de la SONADER a reçu, le 31 août, une délégation italienne chargée de poursuivre les études techniques et agricoles du projet. Dès le 1er septembre, une équipe mixte s’est rendue sur le site pour évaluer les sols, les ressources en eau et les infrastructures hydroagricoles existantes. BFI est la filiale internationale de Bonifiche Ferraresi, groupe agricole italien coté à la Bourse de Milan et parmi les plus importants d’Europe par la surface cultivée. Le groupe mène déjà des projets de grande envergure en Algérie (36 000 hectares à Timimoun), ainsi qu’au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Égypte.
Le dossier s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, le programme de coopération de l’Italie avec l’Afrique porté par la présidente du Conseil Giorgia Meloni, doté d’environ 5,5 milliards d’euros. La Mauritanie a été intégrée à ce périmètre en janvier 2025. Des négociations menées à Rome en juin avaient déjà évoqué un appui à l’aménagement de 5 000 à 10 000 hectares ; la mission du 31 août retient désormais l’option haute.
Le projet envisagé porte sur la production de blé, de légumes et de semences de blé et de riz, ainsi que sur la mécanisation et la formation, avec une chaîne intégrée allant de la production à la transformation agroalimentaire.
À ce stade, ni le montant exact de l’investissement ni un calendrier précis n’ont été rendus publics : la mission en cours constitue une étape de préparation technique, préalable à une éventuelle concrétisation du partenariat.
Les prêts sur l’honneur sont des financements accordés sur la base de la confiance, sans obligation de fournir des garanties réelles et sans intérêts, commissions ni frais supplémentaires, a indiqué, ce jeudi 03 septembre 2026, l’expert en fiscalité Mohamed Salah Ayari. Intervenant sur Jawhara FM, il a précisé que ces financements concernent les banques et […]
37,51 milliards de dinars, soit 7,61 milliards de plus en douze mois. L’encours des Bons du Trésor a augmenté de 25,45 % entre le 31 août 2025 et le 31 août 2026, passant de 29,9 milliards de dinars à 37,51 milliards.
Ces chiffres proviennent des indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT), mis à jour le mardi 1er septembre 2026. La progression repose entièrement sur les Bons du Trésor Assimilables (BTA). Leur encours est passé de 26,95 milliards de dinars à 35,80 milliards en un an. L’augmentation atteint 8,85 milliards de dinars, soit 32,84 %.
Les Bons du Trésor à court terme (BTC) ont suivi une trajectoire opposée. Leur encours est descendu de 2,95 milliards de dinars au 31 août 2025 à 1,71 milliard au 31 août 2026. Cela représente une diminution de 1,24 milliard de dinars, soit 42,06 %.
Cette évolution a modifié la composition des titres en circulation. Les BTA représentent désormais 95,44 % de l’encours, contre 90,13 % un an auparavant. La proportion des BTC s’est parallèlement contractée, passant de 9,87 % à 4,56 %.
Les cours du pétrole ont légèrement reculé jeudi 3 septembre dans les échanges asiatiques, après trois séances consécutives de hausse. Le marché a été quelque peu rassuré par les déclarations de Donald Trump sur la durée de la nouvelle campagne militaire américaine contre l’Iran.
Le Brent pour livraison en novembre cède 0,4 % à 95,25 dollars le baril; tandis que le West Texas Intermediate (WTI) recule de 0,2 % à 90,80 dollars. Les deux références avaient gagné près de 1 % mercredi, atteignant leur plus haut niveau depuis cinq semaines.
La remontée récente des prix a été alimentée par la crainte d’une nouvelle escalade militaire entre Washington et Téhéran susceptible de perturber davantage les approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient. Les forces américaines ont frappé des cibles sur la côte sud de l’Iran. Alors que Téhéran a riposté contre des positions américaines dans la région.
Mais Donald Trump a assuré mercredi que la nouvelle campagne américaine contre l’Iran ne devrait pas s’inscrire dans la durée. Cette déclaration a contribué à réduire une partie de la prime de risque intégrée aux cours du pétrole. Il a indiqué également que les frappes avaient notamment visé des systèmes radars, des installations de missiles iraniens ainsi que des capacités susceptibles d’être utilisées pour mouiller des mines autour du détroit d’Ormuz.
Ormuz reste au centre des inquiétudes
Le détroit d’Ormuz demeure cependant le principal point de tension pour les marchés pétroliers. A cet égard, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright a déclaré que quelque 17 millions de barils de brut ont transité par cette voie maritime lundi 31 août. Soit le niveau quotidien le plus élevé depuis le début de la forte perturbation des flux provoquée par le conflit.
La situation reste toutefois très instable. D’après les données préliminaires de Kpler, seulement quatre navires marchands ont franchi le détroit mardi, contre une moyenne d’environ 13 sur les dix jours précédents.
Dans ce contexte, cette forte volatilité entretient les incertitudes sur la capacité du marché à retrouver rapidement un fonctionnement normal, malgré les signes d’une reprise partielle du trafic.
Les stocks américains soutiennent les cours
Le marché a également reçu un signal favorable du côté des stocks américains. Les réserves commerciales de pétrole brut des États-Unis ont diminué de 4,5 millions de barils la semaine dernière, à 424,5 millions de barils, enregistrant leur première baisse en cinq semaines. Cette évolution a surpris les analystes, qui anticipaient au contraire une légère progression des stocks.
Du côté des produits raffinés, les données sont plus contrastées. Les stocks d’essence ont diminué de 1,2 million de barils; alors que ceux de distillats, qui comprennent notamment le diesel et le fioul domestique, ont augmenté d’environ 800 000 barils.
L’Opep+ sous surveillance
Les investisseurs se tournent désormais vers la prochaine réunion de l’Opep+. Le groupe devrait maintenir inchangée sa politique de production pour octobre, après avoir achevé le démantèlement programmé d’une partie des réductions de production.
Notons que l’Opep+ avait déjà relevé les quotas de production pour septembre de 188 000 barils par jour. Entre les déclarations de Washington, l’évolution du conflit avec l’Iran et le trafic toujours irrégulier dans le détroit d’Ormuz, le marché pétrolier reste ainsi suspendu à l’évolution de la situation géopolitique.
Le Millennium Challenge Corporation (MCC) a publié le 31 août 2026 son premier rapport pour l’exercice fiscal 2027 destiné au Congrès américain. Bonne nouvelle pour la Tunisie, en ce sens qu’elle figure dans la colonne « sans réserve » parmi les 91 pays candidats à un « Compact », ce financement américain conditionné à des réformes de gouvernance. On y trouve également les cinq autres pays d’Afrique du Nord, à savoir l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Mauritanie. Ce qui fait de cette zone la seule sous-région du continent où aucun pays n’est frappé d’exclusion.
Il faut noter que pour être candidat, un pays doit afficher un revenu national brut par habitant inférieur à 8 105 dollars (environ 4 082 $ USD pour la Tunisie, selon les données de fin 2025) et ne pas être légalement inéligible à l’aide américaine.
Mais attention : candidature ne vaut pas sélection. Le Conseil d’administration du MCC devra encore évaluer les performances de la Tunisie et de ses voisins en matière de gouvernance démocratique, de liberté économique et d’investissement dans le capital humain avant d’envisager la signature d’un Compact.
Ailleurs en Afrique, le tableau est nettement plus contrasté. Trois pays du Sahel, en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sont purement exclus en raison de la restriction sur les coups d’État militaires (section 7008 de la loi de finances). Le Soudan subit la même sanction. Le Zimbabwe reste banni tant que Washington n’aura pas constaté un rétablissement de l’État de droit et des droits de propriété. Le Tchad, le Soudan du Sud et l’Érythrée sont écartés pour leur classement « Tier 3 » sur la traite des personnes ou leur bilan en matière de droits humains.
Entre ces deux extrêmes, la Guinée-Bissau et Madagascar occupent une zone grise : classés candidats, mais sous réserve explicite que cela soit « jugé conforme à la loi », signe d’une éligibilité encore incertaine.
Un outil de soft power évolutif
Le MCC, agence indépendante créée en 2004 pour financer des projets de croissance dans les pays en développement (Ped), fonctionne comme un baromètre annuel de la gouvernance mondiale. Le rapport prévient d’ailleurs que rien n’est figé : un pays candidat aujourd’hui pourrait être exclu demain si sa situation se dégrade et inversement.
Pour la Tunisie et ses voisins maghrébins, l’enjeu est désormais de transformer cette éligibilité de principe en Compact effectif, en démontrant lors des prochaines évaluations un engagement suffisant en faveur de la gouvernance et des réformes économiques attendues par Washington.
Le projet éolien terrestre de 75 MW d’El Fahs, gouvernorat de Zaghouan, qui a été sélectionné, en juillet 2026, pour bénéficier d’une subvention du Japon, sera mis en œuvre par une coentreprise nippo-norvégienne composée d’Eurus Energy Holdings Corporation et de Scatec. Il s’agit du 5e projet mis en œuvre dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone (MCC), fondé sur l’article 6 de l’Accord de Paris, en Tunisie, et du premier projet éolien approuvé en la matière.(Photo: Champs d’éoliennes à Haouaria, Nabeul).
Dans un communiqué publié ce jeudi 3 septembre 2026, l’ambassade du Japon en Tunisie rappelle les autres projets mis en œuvre dans le cadre du MCC. En avril 2026, deux centrales photovoltaïques d’une puissance de 50 MW chacune, l’une à Tozeur et l’autre à Sidi Bouzid, ont été mises en service. En outre, un projet photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid est en cours de développement, tandis qu’un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès a été sélectionné en février 2026.
Bien que de manière encore limitée, ces projets ont généré des emplois, tant durant les phases de construction que pour les activités d’exploitation et de maintenance (O&M), précise le communiqué.
«Ces initiatives renforcent la capacité de production d’énergies renouvelables en Tunisie, soutiennent la transition énergétique nationale et contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre», ajoute l’ambassade du Japon qui conclut : «Nous souhaitons qu’elles contribuent à une meilleure maîtrise de l’approvisionnement énergétique et au renforcement de la sécurité énergétique, en augmentant la production locale d’électricité renouvelable.»
Tunis Re a obtenu le feu vert du Conseil du Marché Financier (CMF) pour doubler son capital social, qui passera de 100 à 200 millions de dinars (MDT). L’opération a été décidée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026, qui s’articule autour de deux volets distincts.
Le premier volet est une distribution gratuite : 5 millions d’actions nouvelles seront attribuées aux actionnaires existants, à raison d’une action gratuite pour quatre actions détenues, financées par prélèvement sur les primes d’émission, soit 25 millions de dinars (MDT).
Le second volet est une augmentation en numéraire : 15 millions d’actions nouvelles seront proposées à la souscription au prix de 8 dinars par action (soit 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission) pour un montant total de 75 MDT. Les actionnaires actuels bénéficient d’une priorité de souscription, à raison de trois actions nouvelles pour quatre actions détenues.
Le calendrier est le suivant : la période de souscription prioritaire est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026. En cas d’actions non souscrites, une période de redistribution complémentaire est prévue du 12 au 16 octobre 2026. L’ensemble des actions nouvelles – gratuites comme souscrites – porteront jouissance en dividende à compter du 1er janvier 2026.
Audit, conseil et confiance financière: derrière les Big Four, c’est une partie du pouvoir économique mondial qui se joue. « Deloitte », « PwC », « EY » et « Kpmg » occupent une position stratégique dans l’architecture de la finance internationale. À l’heure de l’intelligence artificielle, de la concentration des centres de décision et de la montée en puissance des économies émergentes, […]