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Éducation et famille, éléments clés pour restaurer la liberté d’expression !

03. Mai 2026 um 09:56

Le recul de la liberté d’expression et la persistance des violences, notamment à l’encontre des femmes journalistes, s’installent comme des tendances préoccupantes du paysage médiatique

Rencontrée en marge de la conférence de presse au siège du SNJT, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse,  Ayda Ben Chhabane a alerté sur ces phénomènes dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que « le recul de la liberté d’expression et les violences subies par les femmes journalistes sont aujourd’hui des constats préoccupants.  On observe une ambiance de peur et d’effroi qui pousse beaucoup de personnes au silence, y compris par crainte pour leur avenir professionnel. Cette situation ne date pas d’hier, mais elle semble s’être aggravée et s’installer presque comme une normalité », précise-t-elle.

Elle  note toutefois des progrès ont été accomplis dans la prise en charge des violences faites aux femmes. “Des structures spécialisées ont été mises en place, des policiers ont été formés, et des centres dédiés existent désormais pour accueillir et accompagner les victimes. « Ces dispositifs montrent qu’un travail est en cours et qu’il produit déjà certains effets. Cette réalité contribue à entretenir un climat de vulnérabilité, notamment pour les femmes dans l’espace public et politique”, ajoute-t-elle. 

Cependant, le harcèlement en ligne demeure un problème majeur. Qu’il vise des journalistes ou des citoyennes, il continue d’alimenter une forme d’intimidation permanente, avec un sentiment d’impunité pour ceux qui en sont auteurs. 

Au-delà de la répression, il faut s’attaquer aux causes profondes, insistent les expertes. La dramaturge Jalila Baccar met l’accent sur l’éducation. « Il faut aussi agir sur les causes profondes, en particulier les mentalités et les représentations culturelles. L’éducation est présentée comme un levier central, », nous rappelle Jalila Baccar. Elle souligne comme suit: “dès le plus jeune âge, car les normes transmises aux enfants jouent un rôle décisif dans la reproduction ou le dépassement de ces violences.”

Et de continuer: “tant que ces problèmes structurels ne sont pas traités en profondeur, le silence, la peur et l’impunité continueront de freiner la liberté d’expression et l’égalité entre les femmes et les hommes.Il est vrai qu’il faudrait une révolution culturelle. La question est de savoir comment la mettre en place. À mon sens, le plus grand problème, c’est l’éducation. Il faut commencer par là, car l’éducation ne débute pas seulement en première année primaire : elle commence bien avant, au sein de la famille.”

Au-delà de ce diagnostic, la question essentielle porte sur le rôle des parents. Ne sont-ils pas les premiers vecteurs pour transmettre des valeurs solides, comme le respect d’autrui, la tolérance et le civisme dans l’espace public,  par exemple, ne pas jeter de papiers par terre ? Ils doivent faire preuve d’exemplarité. Mais il faut aussi s’interroger : qu’inculque-t-on vraiment aux enfants ? Qui les éduque au quotidien ?

A cette interrogation, Jalila Baccar répond: “Il suffit d’observer certaines fêtes de fin d’année dans les jardins d’enfants pour voir ce qu’on transmet aux petits à travers les rôles attribués au père et à la mère. On apprend parfois aux filles à se voiler dès l’âge de trois ou quatre ans, et cela participe aussi à une forme de conditionnement. Tout cela révèle une forme d’éducation confuse et mal construite. On forme les enfants de manière incohérente, et cela crée un cercle vicieux. Le problème commence par de petites habitudes ou de petits gestes, puis il s’installe progressivement et devient un véritable phénomène social.”

Selon elle, « une révolution culturelle s’impose, mais avant toute chose,  elle doit d’abord passer par l’éducation » . Et de conclure: “Or, l’éducation ne commence pas à l’école primaire ; elle commence dès la petite enfance, dans la famille. Les parents ont un rôle central, mais il faut aussi s’interroger sur ce que l’on transmet réellement aux enfants. À travers certains modèles inculqués dès le plus jeune âge, notamment dans les jardins d’enfants, on reproduit parfois des schémas sociaux et des représentations figées des rôles du père, de la mère, des filles et des garçons. Cela entretient un cercle vicieux : on éduque mal, on reproduit les mêmes mentalités, puis on se retrouve face aux mêmes blocages sociaux.”

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Rapport 2025-2026 du SNJT : état des atteintes contre les journalistes

03. Mai 2026 um 09:06

Cela fait 33 ans que la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée chaque 3 mai. Cette année, elle est consacrée sous le thème: « Façonner un avenir de paix ». Comme l’écrivait George Orwell : « La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Si cela est accordé, tout le reste suit ».

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) dresse un état des lieux  face aux menaces qui pèsent sur la sécurité et la vie des journalistes. Lors de la conférence de presse tenue la veille du 3 mail,  son président a affirmé que les journalistes restent exposés à des pressions et à des menaces persistantes. « Le journalisme n’est pas un crime », est l’intitulé du rapport 2025-2026 du SNJT.

Le rapport recense 154 atteintes contre des journalistes, 55 violences directes, 21 cas de harcèlement ou de menaces en ligne, 14 poursuites judiciaires et 5 condamnations à des peines privatives de liberté.

Au cours de cette période, l’exercice du journalisme a été confronté à des difficultés croissantes, touchant à la fois le cadre législatif et institutionnel. Les principales complications ont concerné la définition du statut de journaliste ainsi que des entraves illégitimes à l’exercice de la profession, révélant un environnement de travail instable sur les plans juridique et professionnel.

Le président du SNJT, Zied Dabbar, a dressé un état des lieux difficile de la situation des journalistes, marqué par la précarité professionnelle, la baisse du pouvoir d’achat et les tensions liées aux négociations sociales, notamment en l’absence de publication de l’accord-cadre. Il a également souligné la fragilité économique du secteur médiatique, avec le risque de fermetures d’entreprises et de recul du journalisme d’information sérieux.

Il a aussi évoqué un climat de pression sur la profession, « à travers des poursuites, des détentions, des empêchements de travail, des agressions, ainsi que des campagnes de dénigrement et de harcèlement en ligne, particulièrement contre les femmes journalistes. Selon lui, la baisse du nombre d’agressions ne traduit pas nécessairement une amélioration réelle, mais peut aussi découler d’obstacles croissants à l’exercice du métier. »

Enfin, Zied Dabbar a insisté sur le fait « qu’un journalisme libre et crédible ne peut exister durablement sans conditions de travail stables, sans protection effective des journalistes et sans un environnement marqué par moins de peur et de pression. »

Graphique avec IA

Le droit d’expression est un droit pour tous, “Tout individu a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit”, selon l’article 19 de la déclaration universelle des droits des l’Homme.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

02. Mai 2026 um 11:28

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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A bout de patience, les avocats annoncent grèves et boycott

02. Mai 2026 um 10:08

Après des mois de vaines tentatives de dialogue, les avocats tirent la sonnette d’alarme. Réunis en assemblée générale extraordinaire, ils dénoncent le refus des autorités – le ministère de la Justice en tête -, d’accorder de l’importance à leurs demandes de réformes…

Le 1er mai 2026, le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie a réuni ses membres en assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle une grève générale illimitée et un boycott des chambres judiciaires, ont été votés à l’unanimité. Ces mesures radicales dénoncent des violations répétées des procédures et des atteintes aux droits de la défense, scellant une rupture avec les autorités.

Ce choix marque un tournant après des mois de tensions. Les avocats fustigent la dégradation du service public de la justice : dysfonctionnements procéduraux, manquements au procès équitable et entraves à leur profession. Ces problèmes révèlent une crise systémique de l’appareil judiciaire.

Malgré une plateforme de revendications soumise au ministère de la Justice début 2026, aucune concertation n’a suivi l’élection de la nouvelle direction du barreau. La question reste à savoir si cette nouvelle escalade sera à même de relancer le dialogue ou si elle amplifiera les divisions.

Wait and see.

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Renforcer les échanges commerciaux Tunisie-Roumanie

01. Mai 2026 um 22:37

Les relations économiques entre la Tunisie et la Roumanie ont connu une évolution remarquable au cours des dernières années. Mais dans un contexte de tensions au Moyen-Orient perturbant les routes commerciales, qu’en est-il au juste?

Rencontré lors du business forum Tunisie-Roumanie, Valentin-Ciprian Muntean, ambassadeur de Roumanie en Tunisie, a dressé un bilan de la coopération tuniso-roumaine.

Il part du constat dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la Tunisie émerge comme une plateforme idéale pour les investissements roumains. Avec des économies complémentaires et un tissu de PME dynamique, les deux pays peuvent booster leurs échanges bilatéraux, facilitant l’export vers l’Europe et comblant les pénuries de main-d’œuvre en Roumanie.

Et d’ajouter: « L’opportunité concerne avant tout la Tunisie. Les routes commerciales sont affectées par le conflit au Moyen-Orient, mais notre pays peut attirer des entreprises roumaines pour y ouvrir des filiales ou des usines. En Roumanie, le manque de main-d’œuvre est un vrai défi. Certaines compagnies s’intéressent déjà à s’implanter ici, car exporter depuis la Tunisie vers l’Europe est plus fluide. Cela dynamiserait le commerce entre nos deux nations. »

Et de poursuivre: « Nous sommes réunis pour en discuter. La délégation roumaine est essentielle à mes yeux : elle veut comprendre la situation et suivre les avancées tunisiennes. La Tunisie n’est plus celle d’il y a 30 ou 40 ans. Ces visiteurs, bien informés, viennent observer de près des entreprises innovantes, porteuses de technologies de pointe et visionnaires au sein de nos PME. »

Et de conclure: « Il existe de belles similitudes entre la Tunisie et la Roumanie, notamment un écosystème riche en PME. Surtout, nos économies présentent des énergies complémentaires, non concurrentes. Aucune rivalité ne nous oppose : nous pouvons progresser main dans la main sur ce chemin. »

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Noureddine Chemingui: « Des augmentations salariales loin de répondre aux attentes des travailleurs »

01. Mai 2026 um 13:41

Entre hausse jugée insuffisante et absence de négociation, l’augmentation salariale annoncée ravive les tensions autour du dialogue social. Que faut-il  penser ?

Rencontré en marge de la célébration du du 1er mai 2026, Noureddine Chemengui, ancien dirigeant syndical et porte-parole de l’ »Initiative syndicale pour la révision et la réforme« , a souligné dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com qu’en réalité, « cette augmentation salariale ne reflète pas la situation difficile et alarmante que vit aujourd’hui la classe ouvrière, qu’il s’agisse des cadres ou des employés. C’est pourquoi nous disons qu’elle a été décidée unilatéralement par l’autorité, sans lecture approfondie de la flambée des prix, de l’inflation et des exigences de la vie quotidienne. À nos yeux, ce n’est donc pas une augmentation suffisante, mais plutôt une mesure prise en l’absence de dialogue social et de négociation collective. Or, le dialogue social permet à toutes les parties de faire des avancées et de prendre en compte la réalité des travailleurs, qui ont aujourd’hui besoin d’un véritable soutien ».

Au niveau des augmentations salariales, selon lui, il aurait fallu ouvrir un vrai dialogue, comme l’a rappelé le nouveau secrétaire général, notamment pour le secteur privé, où les négociations doivent se faire avec les organisations patronales. Et de préciser: « Le fait que cela n’ait pas eu lieu constitue, à mon sens, une précédente grave, étrange et dangereuse, car le secteur privé dispose de sa propre autonomie, tout comme les organisations patronales. Lorsqu’une autorité intervient pour imposer une décision unilatérale, cela ne contribue ni à apaiser le climat social ni à redonner espoir aux Tunisiens quant à un retour au dialogue ». 

Lire aussi: 1er Mai 2026 : l’UGTT à l’aube d’un nouveau cycle

Et de poursuivre: « En agissant ainsi, le pouvoir s’inscrit dans une logique solitaire et concentre toutes les décisions entre ses mains. Mais il ne pourra pas ensuite faire porter au peuple tunisien et à la classe ouvrière les conséquences de choix impopulaires. C’est pourquoi nous affirmons que le dialogue n’est pas une simple option : c’est une nécessité. L’expérience tunisienne l’a montré à plusieurs reprises : le dialogue social a protégé la Tunisie et lui a évité de nombreuses crises ».

Il ajoute: « Le rôle de l’Union demeure essentiel dans l’encadrement de ses militants, de ses syndiqués et de ses structures. Aujourd’hui, elle n’a pas d’autre choix que de se recentrer sur ses missions fondamentales : se renforcer en interne et mobiliser ses forces pour faire face aux défis. Je fais confiance aux syndicalistes et aux structures syndicales, car l’Union générale tunisienne du travail n’est pas seulement une organisation : c’est une idée, un engagement, une appartenance profonde ».

« Comme l’a dit Farhat Hached: « Je vous aime peuple ». Cela montre bien que l’UGTT est née du peuple tunisien et qu’elle restera toujours liée à ses préoccupations. Elle devra ensuite s’attaquer aux grands dossiers du pays : l’emploi, l’énergie, le climat, ainsi que la migration, qu’elle soit interne ou externe. Ce sont là des questions brûlantes que les autorités ne peuvent pas traiter seules ; elles doivent impérativement le faire dans le cadre du dialogue avec les partenaires sociaux », conclut-il. 

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Slaheddine Selmi: « Les hausses de salaires ont été décidées sans véritable négociation »

01. Mai 2026 um 13:07

En marge de son l’allocution de la Fête du travail, le 1er mai, Slaheddine Selmi a rappelé que « cette fête est célébrée comme partout ailleurs, mais elle revêt toujours une portée particulière, car le syndicalisme tunisien reste profondément lié aux enjeux sociaux et nationaux”.

Interrogé sur les augmentations salariales annoncées ces derniers jours, il a répondu : “elles ont été décidées sans véritable négociation, alors qu’elles auraient dû résulter d’un dialogue entre les partenaires sociaux, notamment dans le secteur privé, conformément au cadre légal. Malheureusement, la décision a été prise de manière unilatérale“.

Tout reconnaissant que les travailleurs ont besoin de hausses de salaires, quelle qu’en soit l’ampleur, il estime toutefois que celles annoncées sont insuffisante au regard de la flambée des prix et de l’érosion du pouvoir d’achat. Car, selon lui, « les chiffres officiels de l’inflation ne reflètent pas toujours la réalité vécue par les citoyens dans les marchés et dans leur vie quotidienne”.

Par conséquent, « cette augmentation, souligne-t-il, aurait dû tenir compte du contexte actuel, marqué par la hausse continue des prix et les difficultés croissantes des familles tunisiennes. À l’approche de l’Aïd, beaucoup ne peuvent même plus faire face au coût d’un mouton, ce qui illustre la pression sociale sur les ménages”.

De ce point de vue, le nouveau secrétaire général de l’organisation syndicale pense que « le vrai enjeu, aujourd’hui, n’est pas seulement salarial, mais la relance d’un dialogue social sérieux et durable. Depuis plusieurs années, ce dialogue est bloqué, alors que les services publics, l’éducation, la santé et les entreprises publiques continuent de se dégrader“.  

“Il faut aussi s’inquiéter des politiques qui fragilisent les entreprises publiques en réduisant leur rôle productif. Le pays a besoin d’un cadre de discussion crédible, à travers le Conseil national du dialogue social, pour traiter les grands dossiers nationaux dans l’intérêt général”.

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1er Mai 2026 : l’UGTT à l’aube d’un nouveau cycle

01. Mai 2026 um 11:13

Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. En ce 1er mai 2026, il s’agit du premier exercice où le nouveau secrétaire général de l’UGTT devrait s’exprimer devant une foule d’adhérents et d’adhérentes. Sera-t-il à la hauteur de l’héritage du mouvent syndical fondé par Farhat Hached ?

Sous les slogans déjà connus comme  » Nefdik ya UGTT », « Liberté, dignité et emploi » ces fameux cris d’un certain 14 janvier 2011  on remarque aujourd’hui la présence de Houssine Abassi et parallèlement l’absence  de Noureddine Taboubi. Il y a ce qu’on appelle la continuité du mouvement syndical. Une nouvelle phase s’ouvre.
Une nouvelle phase de dialogue et de réconciliation
Slaheddine Selmi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a célébré cette année la Journée internationale des travailleurs comme annonciatrice d’une nouvelle période pour le syndicalisme tunisien. Devant les travailleurs et les organisations syndicales, il a rappelé, lors de son allocution que cette journée revient alors que l’organisation entame les premières semaines de la mandature élue au 26ᵉ Congrès national tenu  les 25, 26 et 27 mars 2026.
Une « page de réconciliation » dans le syndicalisme
Il a mis l’accent sur la nécessité d’une « page de réconciliation » au sein de l’UGTT, comme l’ont recommandé les résolutions internes du dernier Congrès. Il a affirmé que cette réconciliation doit être inclusive, sans exclusions ni marginaux, et doit s’appuyer sur la fidélité aux principes et aux valeurs historiques de l’organisation. Il a insisté sur le fait que cette étape vise à tourner la page des divisions internes et des calculs corporatistes, afin de redonner de la cohésion entre les générations syndicales et entre les structures et les bases de l’Union.
Revenant sur l’histoire de la lutte ouvrière, il a rappelé que la Journée des travailleurs trouve son origine dans l’insurrection des ouvriers de Chicago en 1886, qui ont défendu leur droit à une vie digne et ont tracé une voie de liberté et de solidarité internationale.
S’inscrivant dans cette lignée, l’UGTT a revendiqué son héritage national, en hommage aux martyrs de la lutte syndicale et sociale en Tunisie, de 1978 à la Révolution de 2010‑2011, ainsi qu’aux victimes du terrorisme et de la criminalité organisée, dont Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ainsi que les forces de sécurité et les citoyens tombés pendant les crises sécuritaires.
Slaheddine Selmi a souligné le rôle de l’UGTT dans la médiation du « Quatuor » pour le dialogue national, qui a contribué à éviter l’escalade des conflits et à préserver la stabilité après 2011. Cette réussite, a‑t‑il rappelé, a été reconnue par la remise du prix Nobel de la paix en 2015 ainsi que par plusieurs distinctions internationales. Toutefois, il a reconnu que la période a connu des dérives et des affrontements internes qui ont fragilisé l’image de crédibilité de l’organisation et affaibli sa capacité d’action.
Pressions sur le syndicalisme et violations des droits
Le nouveau secrétaire général a dénoncé un ensemble de pressions qui ont pesé sur le syndicalisme au cours des dernières années. Il a cité notamment le non‑respect des conventions signées, l’atteinte au droit syndical, la mise en sommeil des comités centraux et régionaux de réconciliation, la suppression des décharges et le retrait des jours de congé liés aux activités syndicales, y compris ceux relatifs aux congrès, ainsi que le refus de négocier avec les autorités de tutelle et dans les institutions, ce qui a conduit à des licenciements et à des sanctions contre de nombreux militants syndicaux.
 Il a, enfin, pointé la perte de « résilience interne » de l’UGTT, due à un manque de vision stratégique claire et à une gouvernance imparfaite de ses ressources et de ses relations internes et avec le pouvoir exécutif.
Une revendication de partenariat social, pas de pouvoir politique
Slaheddine Selmi a insisté sur le fait que l’UGTT n’a jamais cherché à exercer le pouvoir politique ni à s’imposer comme acteur de gouvernance. Il a affirmé que le rôle du syndicat est de défendre les intérêts des travailleurs et de jouer un rôle de partenaire social dans le cadre de la Constitution et des lois. Il a martelé que l’organisation rejette toute tentative de l’exclure de la gestion des dossiers sociaux et économiques, et affirme son droit de s’exprimer sur toutes les politiques qui ont un impact sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale.
Une analyse des difficultés sociales et économiques
Le secrétaire général de l’UGTT a dressé un tableau sombre de la situation des travailleurs et des retraités, marquée par une hausse galopante du coût de la vie, une détérioration de leur pouvoir d’achat et une expansion de la précarité jusqu’au sein de la classe moyenne. Il a souligné l’aggravation du chômage, en particulier chez les jeunes diplômés, ainsi que la fuite des cadres vers l’étranger.
En parallèle, il a rappelé les bouleversements géopolitiques mondiaux, les guerres et les conflits qui annoncent une recomposition du système international, ainsi que la révolution numérique qui bouleverse les rapports de travail et appelle à une réponse collective structurée.
Conditions pour une croissance durable et sociale
Le nouveau secrétaire général estime que la sortie de la crise ne passera que par un dialogue social rénové, qui remet au cœur du débat le rôle de l’État social, et qui permet de construire un cadre de réformes justes, urgentes et équitables. Il a insisté sur la nécessité d’un climat propice au développement durable et au travail décent, où n’ont pas leur place l’évasion fiscale ou les formes atypiques de travail illégales, aujourd’hui renforcées par l’économie informelle et par les plateformes numériques.
Selon lui, la justice sociale, la transparence, la responsabilité et la primauté du droit sont des conditions indispensables pour une croissance qui profite à tous.
Dialogue social, sécurité sociale et services publics en crise
Le secrétaire général a rappelé que Tunisie s’est distinguée ces dernières années par son recours régulier au dialogue social, qui a contribué à sa stabilité et à l’équilibre de ses grandes composantes.
Il a réaffirmé l’attachement de l’UGTT au Conseil national du dialogue social et aux autres structures qui encadrent la négociation et la concertation au niveau des entreprises publiques et privées. Il a également souligné les difficultés profondes rencontrées par le système de sécurité sociale, appelant à la mise en place de solutions de sauvetage, et a exprimé la volonté de l’UGTT d’apporter sa contribution à la relance des entreprises publiques.
Dans le même temps, Selmi a déploré la dégradation des services publics, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, dégradation qui a été exploitée par le privé pour alimenter une logique d’enrichissement au détriment des finalités sociales. Il a cité des exemples marquants, comme les conditions précaires des écoles et des collèges, les drames vécus par les élèves dans certaines localités, les accidents de transport des travailleuses agricoles, ainsi que les dysfonctionnements dans les hôpitaux et les conséquences des émissions toxiques dans des régions comme Gabès.
Une critique ciblée du capital et un appel à la responsabilité nationale
L’UGTT, a‑t‑il précisé, « ne se positionne pas contre le capital en tant que tel, mais contre un capital parasitaire , spéculatif et évadé des obligations légales. Il a fustigé les circuits de corruption et de fuite, dénonçant ceux qui profitent de situation de « vache à lait » et concurrencent, par des moyens non conformes, les capitaux productifs nationaux, qui ont droit à un soutien et à une reconnaissance pour leur rôle dans la création de richesse et du développement. », poursuit-il.
Slaheddine Selmi a affirmé que revendiquer la responsabilité sociale du capital, exiger la conformité aux lois, appeler à la fin des logiques de rente et de clientélisme et encourager la prise d’initiative ne constitue pas une ingérence, mais un devoir de solidarité nationale. Il a ajouté que cette exigence s’inscrit dans un cadre de partenariat fondé sur la reddition de comptes, la transparence et la primauté du droit.
Le conflit au Moyen‑Orient et la cause palestinienne
Dans sa partie internationale, le SG de l’UGTT dénonce les crises ouvertes dans la région arabe, en particulier la campagne meurtrière menée contre le peuple palestinien, qu’il a qualifiée de « génocide et de nettoyage ethnique systématique ». Selmi estime que la condamnation internationale du régime israélien gagne en intensité, avec une dynamique de solidarité croissante en Europe, au Canada, en Espagne, en Turquie ou en Corée, et même dans certains pays de l’Est de l’Europe.
L’UGTT a réaffirmé « son soutien à la résistance palestinienne, et condamne au passage les attaques contre le Liban et les menaces guerrières des puissances américaine et israélienne à l’encontre de la République islamique d’Iran, qu’elle juge contraires au droit international. »
En conclusion, le secrétaire général appelle à la solidarité internationale des travailleurs et des peuples contre l’oppression et la domination, et a réitéré l’attachement de l’UGTT à son indépendance, à sa liberté syndicale et à son rôle de rempart démocratique.

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UBA : le grand basculement vers l’Afrique francophone

29. April 2026 um 15:27

Pendant deux ans, la chute du naira a camouflé une vérité qui saute aux yeux dans les comptes 2025 : les filiales d’UBA en zone franc (UEMOA et CEMAC) sont devenues le vrai moteur de profits du groupe, éclipsant la maison-mère nigériane. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

L’UEMOA brille toujours en tête, avec 217 milliards de nairas de bénéfice net en 2025, soit +45% sur un an. La Côte d’Ivoire tire tout : 125 milliards, en hausse de 125%, et près de 39% du total zone CFA. Grâce à des intérêts en hausse, moins de risques sur les prêts et des entreprises clientes ultra-dynamiques.

Ailleurs en UEMOA, c’est mitigé : le Burkina et le Bénin avancent bien, le Sénégal patine sérieusement et le Mali stagne.
Côté CEMAC, ça freine : 106 milliards de bénéfices nets, -21%. Le Cameroun recule à cause de provisions plus lourdes sur les créances douteuses. Le Congo-Brazzaville résiste bien, et le Gabon reste stable.

Une réussite… mais fragile

Ça prouve le coup de génie d’UBA et de Tony Elumelu en Afrique francophone : une rentabilité que peu de banques nigérianes ont réussi à copier.

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Cinq projets solaires approuvés à l’ARP

28. April 2026 um 22:12

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté cinq projets de loi pour des centrales photovoltaïques à Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès, dans le cadre de la transition énergétique.

Ces projets totalisent environ 598 MW pour un investissement d’environ 1,64 milliard de dinars, avec des tarifs de vente bien inférieurs au coût de production à base de gaz importé. Ils prévoient une vente exclusive à la STEG, des avantages fiscaux pour les investisseurs et, à terme, soit la remise des centrales à la STEG pour un dinar symbolique, soit leur démantèlement aux frais de l’investisseur.

Il convient de noter que les débats ont opposé les pour et les contre dont certains y voient un levier pour l’emploi et la sécurité énergétique, aux critiques qui dénoncent les tarifs, l’arbitrage international et le risque sur les terres agricoles.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Khbena (n° 01/2026), adopté par 73 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.
Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid (n° 02/2026), adopté par 75 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Ksar (n° 03/2026), adopté par 72 voix pour, 8 abstentions et 32 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Sagdoud (n° 04/2026), adopté par 70 voix pour, 8 abstentions et 30 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Menzel Habib (n° 05/2026), adopté par 72 voix pour, 10 abstentions et 32 contre.

Car si on fait le calcul total des votes des cinq projets approuvés, on note :
Pour : 362
Abstentions : 44
Contre : 160.

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Pétrole : flambée au-delà de 110 dollars alors que la paix US-Iran menace l’offre

28. April 2026 um 16:49

Le cours mondial du pétrole a dépassé les 110 dollars le baril pour la première fois en trois semaines. Les investisseurs craignent un accord imminent entre Washington et Téhéran, qui mettrait fin au conflit et rouvrirait totalement le détroit d’Ormuz, stratégique pour les flux pétroliers.

Le Brent, baromètre international, a bondi de 2,7 % à 111,2 dollars le baril en ouverture des marchés. Tandis que le WTI américain a suivi, grimpant de 2,3% à 98,5 dollars le baril de pétrole.

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Iuliu Stocklosa : « La Tunisie peut constituer une porte d’entrée en Afrique pour la Roumanie »

27. April 2026 um 16:26

Le forum B2B tuniso-roumain, organisé lundi 27 avril 2026 à Gammarth, place au cœur des échanges la relance du partenariat économique entre les deux pays.

Rencontré en marge de cet événement, Iuliu Stocklosa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, est revenu sur la coopération entre la Tunisie et la Roumanie dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com. « Nous sommes venus avec une délégation multisectorielle réunissant des entreprises actives dans l’automatisation, les technologies de l’information, le transport et les énergies renouvelables  » précise-t-il.

Puis il poursuit : « Nous espérons rencontrer de bons partenaires en Tunisie. Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une délégation tunisienne qui s’était rendue en Roumanie l’année dernière avec Conect International. Nous sommes convaincus que cette coopération va se renforcer. Car nous considérons la Tunisie comme une porte d’entrée vers l’Afrique et la Roumanie comme une porte d’entrée vers l’Europe centrale et orientale. »

Interrogé sur le fait de savoir s’il s’agissait de sa première visite en Tunisie, il a répondu : « Ce n’est pas ma première visite en Tunisie. Mais c’est la première fois que je m’y rends avec cette délégation. »

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Samir Abdelhafidh appelle à dynamiser les échanges entre la Tunisie et la Romanie

27. April 2026 um 14:44

Au forum B2B tuniso-roumain, lundi 27 avril 2026 à Gammarth, l’accent est mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale bilatérale. L’événement vise à explorer stratégies et partenariats dans divers secteurs.

Lors de son allocution, Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, a souligné l’importance de cet événement. Lequel jouera un rôle clé dans le renforcement des relations économiques bilatérales. « Il permettra aux acteurs du secteur privé tunisien et roumain d’explorer le potentiel en commerce, tourisme et investissements », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, il rappelle : « La Tunisie et la Roumanie entretiennent des relations historiques solides, basées sur le respect mutuel. Elles ont célébré en 2023 les 60 ans de leurs liens diplomatiques. Aujourd’hui, un nouvel élan se dessine, avec 11 entreprises roumaines implantées en Tunisie, créant plus de 1 000 emplois dans six gouvernorats (Tunis, Sousse, Nabeul, Zaghouan, Monastir, Kasserine). Neuf opèrent dans l’industrie, deux dans les services. »

A cet égard, notons que les investissements roumains ont bondi de 53,2 % en 2025. Et ce, grâce à des expansions, reflétant une confiance accrue dans le climat des affaires tunisien et encourageant de nouvelles implantations.

Lire — Jalel Tebib: « Nous visons une diversification des échanges entre la Tunisie et la Roumanie »

Le ministre a noté que, dans le tourisme, la Tunisie reste une destination phare pour les Roumains. En effet, on enregistre plus de 50 000 visiteurs en 2023 et environ 63 000 en 2024, après la reprise post-Covid.

Cependant, les échanges commerciaux restent sous leur potentiel (importations roumaines : 0.6-1,3 % du total tunisien; exportations vers la Roumanie : 0,5-0,9 % de 2020 à 2025). Ils devraient s’accélérer grâce aux contacts avec une grande centrale d’achat et aux réunions B2B, qui déboucheront sur des contrats concrets. Par conséquent, les échanges entre la Tunisie et la Roumanie sont en-deçà de leur potentiel. « Nous réaffirmons notre engagement, en coordination avec l’écosystème tunisien, pour un environnement propice. Nos agences, FIPA, TIA (Tunisia Investment Authority) et CEPEX seront mobilisées pour concrétiser le slogan « Connecting Opportunities ». Les interventions de nos responsables y répondront, avec des consignes claires : écoute et accompagnement des entreprises tunisiennes et étrangères ».

« La Tunisie poursuit ses réformes pour améliorer son climat des affaires : simplification administrative, cadre réglementaire renforcé, transparence, lutte anti-corruption, modernisation des infrastructures. Soutenue par sa stabilité politique, sa position stratégique, son capital humain qualifié, son ouverture économique et sa résilience, elle attire des investissements durables à haute valeur ajoutée, consolidant sa croissance récente »  a-t-il souligné, en guise de conclusion.

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Tunisie – Roumanie : Tarek Cherif met en avant les avancées du forum B2B

27. April 2026 um 14:44

Au forum B2B entre la Tunisie et la Roumanie, tenu ce lundi à Gammarth, Tarek Cherif, président de Conect International, a salué les premiers fruits concrets des échanges bilatéraux. Tout en soulignant une dynamique de collaboration déjà tangible dans divers secteurs économiques.

« Nous avons reçu à Sousse une entreprise roumaine lors d’une journée administrative un samedi, en présence d’une soixantaine de responsables. Les présentations ont ouvert de multiples pistes de collaboration et nos choix se matérialisent sur le terrain. Mais cela exige volonté et persévérance « , a déclaré Tarek Cherif.

Il a évoqué le président de la Chambre de commerce de Bucarest :  » Vous êtes venus à nous, je viendrai en Tunisie, nous maintiendrons le lien.  » « C’est un homme de parole, comme tous ceux rencontrés là-bas. Ils nous ont ouvert toutes les portes », a-t-il ajouté.

Point fort : l’accès privilégié obtenu par la délégation tunisienne auprès du PDG de Carrefour, premier réseau de distribution roumain avec plus de 400 points de vente. « Son équipe fait tout pour intégrer nos produits « , a insisté Tarek Cherif.

La délégation roumaine, qui a visité trois unités économiques dimanche malgré le jour de repos, incarne cette intensité. « Nous visons des entreprises investisseuses, pour un développement mutuel et régional « , a-t-il martelé.

En clôture, il a remercié les participants et plaidé pour « une prospérité partagée et une complémentarité durable » entre les deux pays.

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Mourad Ben Hassine : « Approfondir et renforcer la coopération entre la Tunisie et la Roumanie »

27. April 2026 um 14:13

Les relations économiques tuniso-roumaines connaissent une progression notable. C’est ce qu’il ressort du forum B2B organisé dans la matinée du lundi 27 avril à Gammarth, entre la Tunisie et la Roumanie. 

En marge de cet événement, Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex, a mis l’accent sur l’importance de renforcer ce partenariat entre les deux pays. Il s’exprimait ainsi dans une déclaration aux médias partenariats. Il rappelle que la Roumanie se classe 11ème parmi les 27 pays de l’Union européenne en termes d’échanges. Ce qui laisse entendre un vaste espace pour approfondir et renforcer la coopération. « Cela inclut la création de sociétés communes pour accéder à d’autres marchés mondiaux. Comme le marché africain que la Tunisie intègre aujourd’hui, via son adhésion à la ZLECAf et d’autres accords ».

Lire aussi — Jalel Tebib : « Nous visons une diversification des échanges entre la Tunisie et la Roumanie »

Et de poursuivre : « De nombreux indicateurs montrent un potentiel de coopération accru avec plusieurs pays, couronné de succès pour les institutions tunisiennes. Ces dernières disposent d’expertises qui leur permettent d’avancer dans des investissements conjoints vers ces marchés. Actuellement, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Roumanie avoisine les 250 millions d’euros. Avec des exportations tunisiennes d’environ 100 millions d’euros. A savoir principalement des produits industriels des secteurs électrique et mécanique. » Sachant qu’il existe de nombreuses opportunités qui ne sont pas inexploitées dans les industries agroalimentaires, pharmaceutiques et autres dispositifs médicaux.

« À l’avenir, nous pourrons les développer grâce à des partenariats soutenus par des organisations professionnelles. Comme la CONECT, qui peut impulser davantage la mise en réseau des hommes d’affaires via les organisations professionnelles et le secteur privé en général », conclut-il.

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Jalel Tebib: « Nous visons une diversification des échanges entre la Tunisie et la Roumanie »

27. April 2026 um 13:07

Au forum B2B entre la Tunisie et la Roumanie, qui se tient à lundi 27 avril 2026 à Gammarth, l’accent a été mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale bilatérale. L’événement vise à explorer des stratégies et partenariats dans de divers secteurs.


Jalel Tebib, directeur général de la FIPA, fait état d’une progression de 50 % des investissements roumains en 2025 en Tunisie.
Actuellement, 11 entreprises roumaines sont implantées en Tunisie, pour un volume d’investissement d’environ 50 millions de dinars, ayant permis la création d’un millier d’emplois. « C’est un résultat capital, mais un potentiel qui reste à exploiter », insiste-t-il.

Ces avancées s’appuient sur des actions de promotion menées avec des partenaires clés : Conect, CEPEX, ambassade de Tunisie à Bucarest et ambassade de Roumanie à Tunis.

Concernant l’événement proprement dit, placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et de la Planification, cet événement souligne l’engagement tunisien, il réunit plus de 23 opérateurs économiques roumains, venus explorer l’environnement des affaires tunisien et les opportunités d’investissement. Dans ce cadre, ils ont visité des sites à Sousse, Mahdia, Tunis, ainsi que des entreprises tunisiennes à succès. « Cela suscitera plus d’intérêt et d’investissements concrets, prévoit Jalel Tebib dans une déclaration exclusive à leconommistemaghrebin.com.

Quels axes prioriser pour attirer les investisseurs des deux pays ? Les composants automobiles, aéronautiques, textile et habillement retiennent particulièrement leur attention. Il cite l’exemple de l’unité Sarra Saïd à Tunis, qui exporte vers des marques mondiales comme Lacoste et Prada, une véritable fierté nationale.

La FIPA vise la diversification des échanges et le renforcement des collaborations, avec les partenaires traditionnels comme ceux de demain.

Au-delà des rencontres B2B, le forum aboutira-t-il à des recommandations concrètes ?  » L’objectif principal est de mieux faire connaître les opportunités et le climat des affaires en Tunisie », répond-il. « Nous visons la diversification des échanges et des programmes de collaboration avec tous nos partenaires traditionnels et ceux de l’avenir ».

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Economie sociale et solidaire, réel potentiel sous-exploité

27. April 2026 um 09:47

En 2026, la Tunisie évolue dans un contexte encore moins fragile. Ce qui montre quelques signes d’amélioration. Dans ce cadre, l’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît comme une option intéressante, mais reste encore trop dispersée pour jouer pleinement son rôle. C’est ce qu’il ressort d’une note d’analyse du site pourlasolidarite.org

Son potentiel est réel, notamment pour créer des emplois, renforcer la solidarité et soutenir les régions les plus fragiles; mais il n’est pas encore exploité à la hauteur des attentes.

La Tunisie a pourtant franchi une étape importante en se dotant d’un cadre légal pour l’ESS. Cette avancée traduit une prise de conscience : il est désormais nécessaire de donner plus de place à une économie tournée vers l’intérêt collectif, le développement local et l’inclusion. Mais entre la loi et la réalité du terrain, le chemin reste long.

Le secteur demeure dispersé entre associations, coopératives, mutuelles et initiatives locales, avec des moyens limités et des niveaux d’organisation très inégaux selon les régions. Cette fragmentation freine sa visibilité et réduit sa capacité à peser dans l’économie nationale.

Pourtant, les besoins sont là. Le chômage des jeunes, les écarts entre les régions et les difficultés d’accès à certains services de base rappellent chaque jour l’importance de solutions économiques plus proches des citoyens.

Le vrai défi, désormais, est de transformer cette promesse en réalité. Cela suppose un meilleur accompagnement public, des financements adaptés, une gouvernance plus claire.

En 2026, la reprise économique reste modeste et ne suffira pas à elle seule à résoudre les déséquilibres sociaux. Dans ce contexte, l’économie sociale et solidaire peut devenir une vraie réponse, sauf si elle est mieux structurée, mieux soutenue et pleinement intégrée aux priorités nationales.

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BCT: La monnaie en circulation atteint près de 28 milliards de dinars

25. April 2026 um 14:15

Les revenus cumulés du travail ont poursuivi leur progression au 20 avril 2026, en hausse de 5,6% sur un an pour dépasser 2,6 milliards de dinars, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie.

Dans le même temps, les recettes touristiques ont également enregistré une hausse de 4,4%, atteignant près de 1,8 milliard de dinars, contre 1,7 milliard un an plus tôt.

Ces deux sources de recettes ont permis de couvrir le service de la dette extérieure à hauteur de 182%, alors que celui-ci s’est établi à 2,4 milliards de dinars.

Les réserves nettes en devises ont, elles aussi, progressé de 12%, passant de 22,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 98 jours d’importation, au 24 avril 2026, à 25,1 milliards de dinars, correspondant à 104 jours d’importation.

Par ailleurs, les billets et pièces en circulation continuent d’augmenter depuis plusieurs mois. Ils ont frôlé les 28 milliards de dinars au 23 avril 2026, contre 23,4 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 19%.

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STEG: 500 000 compteurs intelligents en vue pour 2026

25. April 2026 um 13:45

 Imaginez pouvoir suivre votre conso d’électricité et de gaz en temps réel, sans estimations approximatives. Telle est   l’ambition  de la STEG, qui prévoit de déployer plus de 500 000 compteurs intelligents en 2026. En effet, dites adieu aux   relevés hasardeux. 

Selon des chiffres publiés par la STEG ce samedi, le plan prévoit l’installation de 340 000 compteurs électriques intelligents (basse tension), 140 000 compteurs de gaz intelligents (basse pression), ainsi que 24 577 compteurs pour l’électricité en moyenne tension et les gros consommateurs.

Tout débutera via  les zones pilotes, comme le Kram, le Grand Tunis,  Béja, Sousse, Sidi Bouzid, Sfax et Kerkennah pour les compteurs basse tension et pression. Et puis viendra le tour du reste du pays pour les plus puissants.

À long terme, ce projet renforcera la gestion du réseau national d’électricité et de gaz via un centre de supervision avancé et un système d’information dédié aux professionnels, garantissant une collecte automatisée des données.

Il convient de noter que la machine est déjà lancée : à Sfax et Kerkennah, plus de 20 000 compteurs basse tension/gaz posés fin mars ; 30 000 à Sousse et Sidi Bouzid ; 36 000 au Kram et Béja. Parti d’une phase test en 2024, le projet explose maintenant vers les 500 000 unités,  un vrai pilier de la transition énergétique. 

Résultat ? Une facturation limpide, un suivi en direct, une maintenance optimisée et un réseau plus intelligent, efficace et transparent.

 

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