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Tunisie : Le prix du kilo de viande rouge a dépassé 60 dinars

05. März 2026 um 10:53

Le prix du kilogramme de viande rouge a récemment dépassé 60 dinars en Tunisie, suscitant une vive réaction des associations de consommateurs. L’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC) appelle de nouveau au boycott de certains produits alimentaires.

Nouvel appel au boycott

Ce jeudi 5 mars, Lotfi Riahi, président de l’OTOC, a alerté, sur les ondes de la Radio nationale, sur une augmentation significative du prix de la viande rouge, estimant que le kilogramme a dépassé les 60 dinars, bien au‑delà des niveaux habituels.

Selon lui, l’application mobile Kofti a reçu de nombreuses notifications de consommateurs signalant cette envolée des tarifs dans les circuits de vente traditionnels. Face à cette situation, il a appelé les citoyens à boycotter tous les produits dont les prix ont augmenté de façon injustifiée, plaçant la viande rouge au centre de cette contestation.

Riahi estime que le boycott constitue une arme efficace pour faire pression sur les opérateurs du marché, dans un contexte où la spéculation est perçue comme un facteur aggravant de la hausse des prix. Il s’est également dit surpris par l’augmentation des prix de certains fruits secs produits localement, malgré des capacités d’autosuffisance pour des produits comme les amandes.

Régulation des prix et pouvoir d’achat sous tension

L’appel au boycott intervient dans un climat de tension sur le pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Les prix de la viande rouge, traditionnellement très consommée, se heurtent aux budgets familiaux, notamment en période de forte demande comme le Ramadan.

Pour répondre à cette pression, l’État, à travers la Société Ellouhoum, a déjà fixé des prix encadrés sur certains points de vente (par exemple autour de 42,9 dinars le kilogramme pour l’agneau ou le bœuf d’origine locale), afin d’offrir une alternative plus abordable aux consommateurs et de limiter les hausses excessives. Cette initiative vise à renforcer la régulation des circuits de distribution et à contenir les prix, tout en évitant des ruptures d’approvisionnement ou des restrictions à l’importation.

La combinaison de ces facteurs — hausses des prix, inquiétudes des consommateurs, appels au boycott et mesures de régulation — illustre les défis actuels auxquels est confrontée la Tunisie pour préserver le pouvoir d’achat face à la flambée des coûts alimentaires sur les marchés locaux.

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Tunisie : L’OTOC appelle à boycotter la viande rouge et les bananes

25. Februar 2026 um 10:48

L’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTOC) lance un appel au boycott de la viande rouge et des bananes, deux produits dont les prix ont grimpé de manière jugée « vertigineuse » sur le marché national. Cet appel intervient au moment où le pouvoir d’achat des ménages tunisiens est sous pression en ce Ramadan et dans un contexte de spéculation perçue comme croissante.

Boycott et mécontentement populaire

Lotfi Riahi, président de l’OTOC, a expliqué aujourd’hui sur Jawhara FM que la banane est devenue un facteur d’inflation en raison de son coût élevé. Il a aussi pointé la contrebande comme un élément aggravant des déséquilibres sur le marché, favorisant des circuits hors réglementation qui font flamber les tarifs au détriment du consommateur.

L’appel au boycott de la viande rouge et des bananes, lancé par l’OTOC vise à protester contre une spirale inflationniste ressentie dans les circuits de vente traditionnels, où les tarifs ont grimpé ces dernières semaines.

Selon l’organisation, ce boycott est aussi une manière d’exiger des contrôles plus stricts du marché, notamment contre la spéculation et la contrebande, qui contribuent à la hausse des prix.

Deux produits au cœur de la contestation

Pour répondre à cette pression, l’État tunisien, à travers la Société Ellouhoum, a pris des mesures concrètes pour encadrer le prix de la viande rouge en prévision du Ramadan.

Aux points de vente d’Ellouhoum à El Ouardia (Tunis), les autorités ont fixé un tarif unique à 42,9 dinars le kilogramme tant pour l’agneau que pour le bœuf d’origine locale. Ce prix, inférieur à ceux pratiqués dans certains marchés, vise à offrir une alternative abordable pour les consommateurs dans une période de forte demande.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de régulation des circuits de distribution, afin de faire pression sur les acteurs privés pour contenir les hausses tarifaires extrêmes observées ces derniers temps.

Sur le front des bananes, produit largement importé et consommé en Tunisie, le gouvernement a annoncé des mesures concrètes après des semaines de plaintes de la part des citoyens et des associations de consommateurs.

Les autorités ont mis en place un suivi renforcé des importations, accompagné de mesures de contrôle des prix dans les circuits de commercialisation. L’objectif affiché est d’éviter les hausses injustifiées, tout en garantissant une offre suffisante et des prix raisonnables pour les ménages, sans pour autant recourir à des restrictions à l’importation.

Pouvoir d’achat sous pression

La Tunisie fait face à une inflation alimentaire persistante, avec des produits essentiels dont les prix ont continué de grimper ces derniers mois. La viande rouge, notamment, a vu ses tarifs s’éloigner des capacités financières de nombreux foyers, tandis que les bananes ont connu une augmentation due à l’évolution des coûts d’importation et à la spéculation perçue dans certains segments du marché.

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de tension économique, où la demande accrue liée au Ramadan vient accentuer les déséquilibres entre l’offre et les capacités d’achat des ménages.

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