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Tunisie | Le beau temps s’installe progressivement

17. April 2026 um 10:38

Le temps devrait s’améliorer progressivement sur l’ensemble de la Tunisie à partir de ce vendredi 17 avril 2026, après les fluctuations des derniers jours, marquées par d’importantes précipitations, notamment dans le nord.

La carte publiée par l’Institut national de météorologie indique une diminution de la couverture nuageuse et l’apparition d’éclaircies dans la plupart des régions, en particulier dans le centre et le sud.

Une hausse progressive des températures est également prévue, oscillant entre 17 et 22 degrés Celsius dans la majeure partie du pays, pour atteindre environ 22 degrés Celsius dans le sud-ouest en fin de matinée.

L’après-midi, les températures varieront entre 21 degrés Celsius dans l’extrême nord et 26 degrés Celsius dans le sud-ouest, pour atteindre environ 27 degrés Celsius à Tozeur.

I. B.

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Comment le streaming a transformé notre façon de regarder la télé

17. April 2026 um 09:25

Il y a encore dix ans, toute la famille se retrouvait devant le JT de 20h. Pas par choix particulier – par habitude, par défaut. Aujourd’hui, ce rituel a presque disparu. Les jeunes de 15 à 34 ans regardent en moyenne moins d’une heure de télévision traditionnelle par jour en France, contre plus de trois heures pour les plus de 50 ans. L’écart parle de lui-même. Et ces statistiques sont valables pour la plupart des pays.

Ce n’est pas que le contenu est devenu mauvais. C’est que le rapport au temps a changé. On ne veut plus attendre mercredi soir pour voir l’épisode suivant. On veut tout, maintenant, dans l’ordre qu’on choisit.

Ce que le streaming a vraiment changé

Le glissement s’est fait progressivement, sans qu’on s’en rende vraiment compte. Netflix est arrivé en France en 2014. Disney+ en 2020. Entre-temps, YouTube avait déjà reconfiguré les usages, notamment chez les moins de 25 ans, pour qui la plateforme est devenue une télé à part entière.

Quelques changements concrets qui illustrent cette bascule:

  • Le binge-watching est devenu une norme sociale. « T’as vu la série? » sous-entend souvent qu’on l’a terminée en un week-end
  • L’heure de diffusion ne structure plus les soirées. On lance un épisode à 23h comme à 15h
  • Le deuxième écran est permanent. Téléphone en main pendant un film, c’est la majorité des spectateurs aujourd’hui
  • Les abonnements multiples. En 2024, un foyer français possède en moyenne 2,3 abonnements streaming actifs

Les comportements au Maroc suivent la même logique

Au Maroc, la transition est encore plus marquée. La télévision hertzienne reste présente, mais les plateformes numériques gagnent du terrain chaque année. La 4G est largement déployée, les smartphones sont omniprésents, et les contenus en arabe dialectal ou en darija circulent massivement sur YouTube et TikTok. Des services numériques dont1mlnbet.com fait partie des plateformes utilisées pour suivre l’actualité sportive en direct illustrent clairement cet intérêt croissant pour le contenu en temps réel.

Le football, en particulier, a accéléré cette transition. Suivre un match en streaming depuis son téléphone, dans un taxi ou un café, c’est devenu banal. La télé du salon n’est plus le seul point d’entrée.

Vers quoi on se dirige?

La prochaine étape, c’est probablement la personnalisation totale. Les algorithmes de recommandation sont déjà très puissants. Ils orientent plus de 80 % des choix de visionnage sur Netflix. Demain, les contenus pourraient être générés ou adaptés en fonction du profil de chaque spectateur.

Ce qui est certain: on ne reviendra pas en arrière. La télé telle qu’on la connaissait (grille fixe, prime time, attente) appartient déjà à une autre époque.

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Tunisie | Polémique autour de la migration et du viol

17. April 2026 um 09:06

Les propos du député Tarek Mahdi a propos du viol présumé d’une migrante subsaharienne, tenus lors d’une séance de questions-réponses à l’Assemblée avec le ministre de l’Intérieur, lundi 13 avril 2026, n’ont pas manqué de provoquer l’indignation générale, les organisations de défense des droits humains dénonçant ces propos comme racistes et sexistes.

Le député par qui le scandale est arrivé savait pertinemment que la migration reste un sujet sensible en Tunisie, point de transit important pour des dizaines de milliers de personnes qui tentent chaque année de rejoindre l’Europe. Tout en affirmant que les récentes informations faisant état du viol d’une migrante subsaharienne par un agent de police tunisien, relayées sur les réseaux sociaux par une Ong internationale, étaient faux, il a lancé sur un ton goguenard : «Qu’une femme africaine soit violée est impensable. Les Tunisiennes sont suffisamment belles… Nous ne manquons de rien en Tunisie.» Ce qui est tout aussi insultant pour les Subsahariennes que pour les Tunisiennes, ainsi réduites à des objets sexuels.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) n’a pas tardé à dénoncer ces propos «choquants» et à condamner une «mentalité rétrograde qui justifie la violence et banalise le crime de viol».

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a également critiqué les propos de Mahdi, les qualifiant de «violation flagrante de la dignité humaine» et de «dangereuse justification des violences sexuelles faites aux femmes.»

Face à la polémique grandissante, Mahdi a publié un communiqué affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte.

«Je n’ai jamais eu l’intention d’encourager ou de justifier le viol, ni de porter atteinte à la dignité humaine, en particulier celle des Tunisiennes», a-t-il écrit sur Facebook. Et d’ajouter : «Si mes propos ont porté atteinte à la dignité des Tunisiens, ou à la dignité humaine en général, je présente bien entendu mes excuses.»

Lors de son intervention au parlement, le député avait également déclaré que les migrants subsahariens en Tunisie constituaient une «menace pour la paix sociale», ajoutant : «Ces personnes doivent partir à tout prix».

Le tollé soulevé par ces déclarations ont obligé le président de l’Assemblée, Ibrahim Bouderbala, à tenter de rectifier le tir en déclarant, lors de la plénière du mardi 14 avril, que les propos, tenus la veille, par le député Tarek Mahdi, «indépendamment de la bonne ou de la mauvaise foi», sont contraires aux constantes du peuple tunisien, basées sur le respect de la dignité humaine et le rejet de toute atteinte à la femme tunisienne.

Ibrahim Bouderbala a ajouté que la Tunisie adhère aux principes universels des droits de l’Homme et constitue une partie intégrante du continent africain, ajoutant que le pays accueille tous les «frères africains», mais ne saurait être une terre d’accueil des migrants irréguliers.

I. B.

 

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Code des changes | L’intégration technologique, bras armé de la confiance régulée

17. April 2026 um 08:30

Dans une tribune précédente (Code des changes : Passer du contrôle à la confiance régulée), nous plaidions pour un changement de paradigme : passer d’un contrôle de change coercitif à une «confiance régulée». Le renvoi en commission au parlement, ce 14 avril 2026, du projet de loi sur la régularisation des infractions de change confirme que le législateur hésite encore au seuil de cette transition.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Cette hésitation est légitime : comment libérer les flux sans ouvrir la porte au blanchiment ou à l’hémorragie des devises ? La réponse ne se trouve plus dans les textes juridiques seuls, mais dans la pertinence de nos intégrations technologiques.

Le projet de loi actuel, en proposant une amnistie contre une contribution libératoire, tente de ramener la liquidité informelle dans le giron de l’État.

Cependant, l’exclusion des personnes morales et la crainte d’un «blanchiment déguisé» montrent les limites d’un système de contrôle encore trop manuel. Pour que la «confiance régulée» devienne une réalité opérationnelle, le secteur bancaire doit intégrer l’Intelligence Artificielle (IA) non comme un gadget, mais comme un organe de conformité. Là où l’humain est submergé par le volume des transactions, l’IA peut analyser des patterns complexes en temps réel, distinguant les capitaux légitimes de ceux issus de réseaux illicites.

Blockchain : la traçabilité au service de la souveraineté

L’un des freins majeurs à la réforme est la traçabilité des fonds une fois régularisés. Ici, l’intégration de protocoles de registres distribués (Blockchain) offre une solution radicale.

En créant une piste d’audit immuable, elle transforme chaque transaction en une preuve de conformité infalsifiable. Contrairement au contrôle a priori qui paralyse l’agilité, la technologie permet un contrôle a posteriori chirurgical.

La souveraineté économique de la Tunisie d’ici 2035 ne se mesurera pas à la hauteur de ses barrières bureaucratiques, mais à la sophistication de ses outils de surveillance invisible.

Enseignement du benchmarking international

Le succès des opérations de régularisation à l’échelle mondiale ne repose plus sur la simple promesse d’immunité, mais sur la robustesse de l’infrastructure numérique. L’exemple de certains pays émergents montre que l’adoption de plateformes de E-Amnesty réduit drastiquement l’aléa moral.

Au Maroc ou en Indonésie, la dématérialisation et l’interconnexion des bases de données fiscales et bancaires ont permis de traiter des volumes massifs tout en garantissant une étanchéité totale contre les flux illicites.

Ces expériences prouvent que l’amnistie est un levier de croissance uniquement lorsqu’elle est portée par un écosystème RegTech (Regulatory Technology).

Le capital humain : la mue nécessaire

Cette intégration technologique restera lettre morte sans une acculturation profonde de notre capital humain. L’auditeur informatique, le gestionnaire de back-office et le décideur politique doivent former un front commun. Il ne s’agit plus de vérifier des formulaires papier, mais d’auditer des flux et des algorithmes. La gouvernance bancaire doit évoluer pour protéger ses cadres : l’erreur de jugement humaine doit être minimisée par l’assistance technologique, permettant aux banquiers de redevenir des partenaires du développement au service de tous les clients.

Un nouveau contrat technologique

Le renvoi en commission est une opportunité historique pour amender ce texte en s’appuyant sur les standards internationaux. Sans une digitalisation totale et une adoption massive des RegTech, la régularisation ne sera qu’un pansement sur une plaie structurelle. Pour que le «sursaut» se produise, la loi doit être le logiciel, et la technologie le processeur. Ensemble, ils forgeront la nouvelle ère d’une Tunisie financièrement transparente, agile et souveraine. **

* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.

** L’auteur a recouru à un outil d’intelligence artificielle pour l’assistance à la structuration, au benchmarking international et à la génération de l’infographie illustrative jointe. Le fond analytique et les orientations stratégiques restent le fruit de son expertise professionnelle.

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Programme de la 8e édition du festival My First Doc

17. April 2026 um 08:06

La 8e édition du festival cinématographique My First Doc, organisé par l’Association Cinéma Documentaire Tunisien (ACDT), se tiendra eu 23 au 26 avril 2026 sous le thème «Regarder le réel, résister par l’image». Une sélection exceptionnelle 21 films à voir à l’Espace Jeelen Art à Nabeul et dans les régions, à Bizerte et Djerba.

«À l’heure où les récits dominants tendent à simplifier le monde, le cinéma documentaire s’impose plus que jamais comme un espace de complexité, de résistance et d’humanité. La nouvelle édition de My first Doc célèbre cette nécessité : celle de regarder, d’écouter, et de transmettre des histoires ancrées dans le réel, portées par des regards singuliers et courageux», écrit Fathi Saïdi, directeur du festival.

«Cette année, la compétition long-métrage nous emmène aux quatre coins du monde, au plus près des existences fragiles et puissantes. De Kisangani à Kaboul, des montagnes européennes aux routes texanes, ces films interrogent la mémoire, les identités, les conflits et les liens invisibles qui nous unissent. Dans ‘‘Catcher’’, la quête d’un ancien lutteur devient un acte de résistance face à l’oubli. ‘‘La vie de Hawa’’ donne voix à trois générations de femmes confrontées à l’effondrement de leurs libertés. ‘‘Lupi Nostri’’ explore la frontière mouvante entre science et émotion, tandis que ‘‘Make it look real’’ interroge la fabrication des images et des rêves. Enfin, ‘‘Road 190’’ nous plonge dans l’intimité troublante d’un couloir de la mort, miroir d’une société en tension», écrit Fathi Saïdi. Qui poursuit : «Les formats moyens et courts poursuivent cette exploration du réel avec une intensité particulière. L’intime devient politique, et le quotidien révèle ses fractures invisibles. Des voix anonymes de ‘‘La nuit de tous les mots’’ aux trajectoires d’objets dans ‘‘Les rossignols’’, des errances identitaires de ‘‘Selegna Sol’’ aux expérimentations visuelles de Soixante-sept millisecondes’’, chaque film compose une cartographie sensible de notre époque.»

Hors compétition, les œuvres prolongent cette réflexion en ouvrant de nouveaux espaces : luttes environnementales, mémoires enfouies, héritages culturels et territoires en mutation.

Ces films nous rappellent que le documentaire n’est pas seulement un regard posé sur le monde mais un geste souvent essentiel pour en préserver l’empreinte.

Enfin, des films d’écoles de cinéma tunisiens présentent les débuts de démarches documentaires qui pourraient incarner le point de départ vers des projets prometteurs : des voix jeunes, affirmées, déjà conscientes des enjeux sociaux, culturels et artistiques qui traversent leur génération.

Plus qu’une programmation, ce festival est une expérience collective. Chaque projection est une occasion de partager, chaque échange une possibilité de prolonger le film au-delà de l’écran. 

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Paris en ligne | Polymarket, le casino des guerres et des catastrophes !

17. April 2026 um 07:30

Une enquête publiée par le quotidien britannique The Guardian met en lumière les aspects éthiques et politiques troubles de Polymarket, une plateforme de prédiction numérique qui s’est récemment transformée en une sorte de «casino mondial» des catastrophes et des guerres. 

Imed Bahri

L’enquête retrace comment des parieurs en sont venus à miser des millions de dollars sur les moindres détails des guerres et des catastrophes humanitaires, soulevant des questions quant à la réduction de la souffrance humaine à de simples chiffres sur cette plateforme de paris.

L’enquête part de la situation sur le terrain en Ukraine, et plus précisément dans la ville de

Kostyantynivka, où des milliers de civils sont pris au piège sous les bombardements.

Derrière son écran d’ordinateur, un parieur anonyme du nom d’Horekunden perd rapidement patience. Sa frustration est dirigée contre l’Institute for the Study of War, un think tank américain qui publie quotidiennement une carte du front en Ukraine.

Pour Horekunden et d’autres parieurs anonymes, cette carte est «un gribouillis incohérent et décousu digne d’un dessin d’enfant de cinq ans !». Elle ne leur est d’aucune utilité pour les aider dans leur pari.

Une force économique redoutable

Ces individus parient sur la prise de la gare de la ville par les forces russes, les mises sur ce seul événement dépassant le demi-million de dollars. Cette scène illustre le fossé moral total entre le parieur en ligne et la réalité sanglante sur le terrain. Aucune compassion pour les victimes, seul l’appât du gain importe. 

L’enquête indique que la plateforme Polymarket n’est plus une simple application de paris, elle est devenue une force économique redoutable. Alors que son volume d’échanges avoisinait les 400 millions de dollars en juillet 2024, elle est désormais capable d’atteindre ce montant en une seule journée.

Avec l’essor de cette plateforme, des signes inquiétants sont apparus : les parieurs ne se contentaient plus d’observer les événements mais tentaient de «manipuler la réalité» et de la façonner à leur avantage financier.

Des journalistes menacés

Aisha Down, auteure de l’enquête, relate des incidents choquants où des parieurs ont menacé des journalistes de terrain, exigeant qu’ils modifient leurs reportages, car un seul mot pouvait entraîner la perte ou le gain de centaines de milliers de dollars.

L’enquêtrice alerte sur l’impact économique plus large, citant des experts en conception de marchés de l’Université de Columbia qui avertissent que Polymarket commence à acquérir le statut de «référence absolue»

Le danger réside dans le fait que de grandes institutions financières, et même d’importantes banques internationales, ont commencé à citer les probabilités de la plateforme dans leurs rapports d’analyse.

Cette dépendance ouvre la porte à la manipulation des marchés mondiaux. Un petit groupe de parieurs peut injecter des fonds dans un pari particulier pour en modifier les cotes, créant ainsi une fausse impression d’«information privilégiée» sur des événements politiques ou économiques majeurs, ce qui pourrait engendrer des turbulences au sein des fonds de pension et d’investissement internationaux.

Le pouvoir de l’argent

L’un des aspects les plus complexes de l’enquête concerne la détermination de la «vérité» en cas de conflit. Si des parieurs divergent sur l’issue d’un événement – ​par exemple, s’il s’agissait d’une invasion ou d’une simple incursion–, la plateforme ne fait appel ni à des arbitres internationaux ni à des institutions juridiques. La décision est prise par un système de vote numérique basé sur une cryptomonnaie appelée UMA.

Les votants sont totalement anonymes et les plus fortunés d’entre eux disposent d’un pouvoir de vote considérable. En fin de compte, la vérité est donc déterminée par le point de vue de ceux qui possèdent le plus d’argent, qui sont souvent aussi ceux qui misent le plus.

L’enquête explore également la dimension humaine de ce phénomène à travers des entretiens avec des utilisateurs de ces plateformes, comme Joseph Francia, qui perçoit ces paris comme un moyen d’émancipation financière et justifie la moralité des paris sur les guerres en affirmant qu’ils apportent de la «clarté» au milieu du brouillard de la propagande politique.

Cette prétendue clarté a un prix élevé à savoir la marchandisation de la mort et de la destruction. Les spéculateurs ne se contentent plus d’observer l’effondrement des régimes ou les attaques contre les installations pétrolières, ils attendent ces catastrophes avec l’ardeur d’un investisseur avide de profit, une pratique que l’Institute for the Study of War a qualifiée d’«exploitation répugnante» de ses travaux de recherche.

Paris contradictoires, gain garanti

Il y a même ceux qui font des paris contradictoires sur deux plateformes de prédiction différentes. Début mars, une alerte de ce type signalait deux cotes différentes, proposées par Polymarket et un autre site de prédiction en ligne, Kalshi, concernant le choix de Mojtaba Khamenei comme prochain guide suprême de l’Iran.

Voici comment cela fonctionne : misez 33,6 centimes sur «oui» chez Polymarket et 47 centimes sur «non» chez Kalshi, la plateforme concurrente. Vous dépenseriez 80,6 centimes pour ces deux paris mais l’un des deux serait forcément gagnant que Mojtaba Khamenei soit choisi ou non comme successeur à son père. Le gain pour un pari correct est de 1$, ce qui signifie que la différence de 19,4 centimes représente le profit. Misez 1 000$ et vous gagnerez 194$.

L’enquête du Guardian dresse un tableau sombre d’un avenir où les prédictions mondiales sont gérées par un «casino» numérique non réglementé et tire la sonnette d’alarme face à cette évolution qui menace non seulement l’intégrité journalistique mais aussi la stabilité mondiale en rendant les catastrophes «rentables» pour ceux qui parient dessus.

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Savoirs-Médias | Passerelles entre chercheurs et journalistes

17. April 2026 um 07:27

La Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ), en partenariat avec le programme SavoirsÉco mis en œuvre par Expertise France et avec le soutien de l’Union européenne, a organisé le mercredi 15 avril 2026, à Tunis, la journée inaugurale du projet Passerelles Savoirs-Médias.

Cette rencontre a réuni des chercheurs universitaires, des experts économiques, des journalistes et des directeurs de médias autour d’un objectif commun : créer un cadre concret de collaboration entre le monde de la recherche et celui des médias, afin de rendre les savoirs économiques plus lisibles, plus accessibles et plus utiles au débat public tunisien.

La journée a confirmé un diagnostic largement partagé par les participants : les travaux académiques et les analyses des structures de recherche restent insuffisamment relayés dans l’espace public, alors qu’ils peuvent nourrir une information plus rigoureuse et plus proche des préoccupations citoyennes. Moins de 15 % des contenus économiques publiés dans les médias tunisiens font l’objet d’une véritable vulgarisation. «Ce partenariat est innovant parce qu’il part d’études réalisées pour expérimenter si leurs résultats peuvent être concrétisés sur le terrain et servir à appuyer le débat public», a déclaré Hela Cherif, cheffe de projet adjointe, Programme SavoirsÉco.

«On est en train de faire quelque chose d’utile qui se traduit par deux termes essentiels : crédibilité et notoriété — pour les chercheurs comme pour les médias», a déclaré Mohamed Taieb Zahar, président de la FTDJ.

Dialogue, analyse et projection

La matinée a été consacrée à un World Café organisé autour de trois axes thématiques — Visibilité, Opportunités, Impact — permettant à chaque participant de contribuer activement au diagnostic collectif. Les échanges ont mis en lumière plusieurs enseignements majeurs :

– la nécessité de lever les obstacles à la médiatisation des travaux de recherche : jargon académique, méconnaissance mutuelle des contraintes, absence de formats adaptés à la presse ;

– l’importance d’un langage plus accessible, sans perte de rigueur scientifique ;

– la valeur ajoutée réciproque d’une collaboration plus étroite entre journalistes et chercheurs ;

– l’existence de sujets économiques prioritaires — coût de la vie, emploi, endettement, bien-être, intelligence artificielle — qui appellent une couverture plus forte et plus intelligible.

«La recherche offre aux médias une base de données rigoureuse et scientifique. L’enjeu est de traduire le contenu académique en format pédagogique simplifié, pour éclairer l’opinion publique et fournir des outils d’aide à la décision», a déclaré Sofiene Gobantini, rapporteur de la table ‘Opportunités’.

L’après-midi a prolongé cette dynamique avec une session de Media Pitching au cours de laquelle plusieurs chercheurs ont présenté leurs travaux en 180 secondes devant les professionnels des médias. Cet exercice a permis de faire ressortir des thématiques à fort potentiel éditorial — capital corrosif et dépendance géopolitique, bien-être des Tunisiens au-delà du PIB, mécanismes de l’endettement public — et de démontrer concrètement la complémentarité des deux expertises.

Médias comme amplificateurs de savoirs

Plusieurs interventions ont souligné que les médias ne sont pas seulement des relais de diffusion, mais des accélérateurs d’impact pour les travaux de recherche. Cette conviction a traversé l’ensemble des échanges de la journée.

«C’est une relation win-win. On ne peut pas gérer un média économique sans substance, sans études, sans enquêtes. Et nous, on permet à ce contenu d’être beaucoup plus efficace en le faisant parvenir à un plus large public», a déclaré Sahar Mechri, Directrice générale de Managers et L’Économiste Maghrébin.

Un débat nourri a également porté sur la transformation numérique des pratiques : rôle de l’intelligence artificielle dans la vulgarisation et le référencement des contenus, stratégie de présence sur les réseaux sociaux, et nécessité d’adapter les formats à chaque plateforme.

Khaled Aouij, membre du bureau de la FTDJ chargé de la communication, a notamment insisté sur le potentiel sous-exploité de LinkedIn comme espace de diffusion des policy briefs et des travaux de recherche auprès des décideurs.

Une dynamique de long terme

La journée du 15 avril constitue une étape fondatrice. Le projet Passerelles Savoirs-Médias prévoit, sur sept mois, la co-production de quinze dossiers multi-plateformes — article journalistique, infographie et capsule vidéo — publiés dans les journaux membres de la FTDJ (Le Temps, La Presse, Réalités, Managers) et diffusés sur leurs plateformes numériques, pour atteindre plus de 500 000 lecteurs et internautes. Une formation dédiée à la co-création est programmée pour le 30 avril 2026.

Communiqué.

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Tunisie | Le déficit commercial poursuit son glissement

17. April 2026 um 06:54

Au premier trimestre 2026, le déficit commercial de la Tunisie a atteint 5 232,7 millions de dinars (environ 1,67 milliard de dollars), contre 5 049,5 millions de dinars un an auparavant, porté par la hausse des exportations (+6,1 %) et des importations (+5,5 %). Le taux de couverture s’est légèrement amélioré, passant de 75,2 % à 75,7 %.

Au 31 mars 2026, les exportations tunisiennes ont atteint 16 266,8 millions de dinars (environ 5,2 milliards de dollars), contre 15 325,1 millions de dinars un an plus tôt.

Les importations se sont élevées à 21 499,5 millions de dinars (environ 6,9 milliards de dollars), contre 20 374,6 millions de dinars en 2025.

Les exportations ont progressé dans les secteurs de la mécanique et de l’électronique (+10,6 %) et de l’agroalimentaire (+16,1 %), soutenues par la hausse des ventes d’huile d’olive, passées de 1 442,3 MD (environ 462 millions de dollars) à 1 991,6 MD (environ 637 millions de dollars).

Le secteur de l’énergie a également enregistré une croissance (+6,2 %), grâce à l’augmentation des exportations de produits raffinés, qui sont passées de 78,2 MD (environ 25 millions de dollars) à 247,5 MD (environ 79 millions de dollars).

En revanche, les exportations minières et de phosphates (-20,3 %) ainsi que celles du textile (-5 %) ont reculé.

Du côté des importations, toutes les catégories ont progressé : produits alimentaires (+13,9 %), biens d’équipement (+5,3 %), énergie (+4,2 %), biens de consommation (+4,9 %) et matières premières (+4,5 %).

Partenaires commerciaux :

Les exportations vers l’Union européenne (71,5 % du total) ont atteint 11 628,1 MD (environ 3,72 milliards de dollars), en hausse par rapport à 2025. Les ventes ont progressé vers la France (+10,6 %), l’Italie (+4 %) et l’Allemagne (+3,3 %), mais ont reculé vers les Pays-Bas (-15,9 %) et la Grèce (-29,8 %).

Dans le monde arabe, les exportations ont fortement augmenté vers l’Égypte (+52,9 %) et l’Arabie saoudite (+80,6 %), mais ont chuté vers le Maroc (-39,5 %), l’Algérie et la Libye (-22,2 %).

Les importations en provenance de l’UE (45,2 % du total) ont atteint 9 722,5 MD (environ 3,11 milliards de dollars), en hausse avec la France (+21,9 %) et l’Italie (+13,8 %), mais en baisse avec l’Espagne (-4,1 %) et la Grèce (-21,2 %).

Hors UE, les achats en provenance de Turquie (+6,3 %) et d’Inde (+39,5 %) ont progressé, tandis qu’ils ont reculé avec la Russie (-61,6 %) et la Chine (-7,3 %).

Le déficit global s’explique principalement par les importations d’énergie (2 990,4 MD, soit environ 957 millions de dollars), de matières premières (1 601,4 MD, soit environ 512 millions de dollars), de biens d’équipement (977 MD, soit environ 313 millions de dollars) et de biens de consommation (462,2 MD, soit environ 148 millions de dollars).

À l’inverse, le secteur alimentaire affiche un excédent de 798,3 MD (environ 256 millions de dollars).

Hors énergie, le déficit commercial s’établit à 2 242,3 MD (environ 718 millions de dollars), tandis que le déficit énergétique atteint 2 990,4 MD (environ 957 millions de dollars).

I. B.

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Tunisie | Quatre centrales solaires de 8 MW à Médenine

17. April 2026 um 06:39

Quatre centrales solaires photovoltaïques, d’une capacité de 2 MW chacune, ont été inaugurées dans le gouvernorat de Médenine, au sud-est de la Tunisie. Selon l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), le coût total des projets s’élève à 5,5 millions de dollars américains.

Ces nouvelles centrales devraient permettre de réduire les coûts de production d’électricité d’environ 518 000 dollars américains et les importations de gaz naturel d’environ 1,5 million de dollars américains par an.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part de l’électricité issue de sources renouvelables à 35 % d’ici 2030 et à 50 % d’ici 2035.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane,qui intervenait en marge des travaux de la deuxième édition du Salon de l’agriculture, de l’eau, de l’irrigation et des énergies renouvelables destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili, le 16 avril 2026, à Médenine, a souligné que les nouvelles centrales électriques contribueront à diversifier le mix énergétique de la région, à stimuler son développement économique et social, à garantir un approvisionnement énergétique stable et à moderniser le réseau électrique afin de relever les défis climatiques.

I. B.

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Tunisie | Le projet de loi sur les infractions de change risque de passer à la trappe  

17. April 2026 um 06:12

Le projet de loi n° 2025/058 relatif au règlement des infractions de change actuellement examiné par le parlement permettrait aux bénéficiaires de régulariser leurs avoirs par le biais de déclarations sous serment, du rapatriement des fonds et du versement d’une contribution à l’indemnisation, leur conférant ainsi l’immunité de poursuites et de sanctions financières.

Le projet introduit également des dispositions autorisant l’utilisation des fonds régularisés à des fins d’investissement et, suite à un amendement de la commission, autorise jusqu’à 50 % des transferts à l’étranger sans autorisation préalable, sous le contrôle de la Commission tunisienne d’analyse financière (Ctaf).

Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tunisienne ont voté le renvoi du projet de loi n° 2025/058 relatif au règlement des infractions de change à la Commission des finances pour un examen plus approfondi, décision approuvée à la majorité de 54 voix, avec deux abstentions et trois votes contre.

Ce renvoi fait suite à une demande du parti à l’origine du projet de loi, le Bloc national indépendant, qui a invoqué le nombre important d’amendements proposés et la nécessité d’un examen plus approfondi avant sa nouvelle présentation.

Ce texte législatif vise à instaurer un double cadre : un mécanisme temporaire pour le règlement des infractions de change passées et un système permanent permettant aux résidents d’ouvrir des comptes en devises étrangères ou en dinars convertibles. Il cible uniquement les personnes physiques résidentes, à l’exclusion des entreprises, et couvre des infractions telles que la non-déclaration de biens à l’étranger, le défaut de rapatriement des revenus et la détention illégale de devises étrangères, tout en excluant explicitement les fonds liés au terrorisme et au blanchiment d’argent.

Le président de la commission des finances, Maher Ktari, s’est dit surpris par le changement de position du Parlement, rappelant que la proposition avait initialement bénéficié d’un large soutien plus tôt dans la journée avant d’être reportée pour un examen plus approfondi.

Le ministère des Finances avait déjà exprimé ses inquiétudes en juillet 2025, avertissant que l’autorisation des comptes en devises étrangères pourrait affecter la stabilité monétaire et appelant à la prudence dans la mise en œuvre de cette réforme. Traduire : il y a de fortes chances que le projet soit abandonné ou vidé de toute sa substance pour un retour à la case départ, comme cela arrive trop souvent, l’administration publique étant très soucieuse de toujours garder la main… lourde sur les citoyens.  

I. B.

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Gestern — 16. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie | La bureaucratie, principal obstacle au recyclage des DEEE

16. April 2026 um 13:27

Le secteur tunisien du recyclage des déchets électroniques est freiné par la réglementation et la bureaucratie. Près de 100 000 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E) par an, mais l’unité de traitement de Borj Chakir, à la lisière ouest de Tunis, reste sous-utilisée.

Résultat : le potentiel économique et environnemental du secteur demeure largement inexploité en raison de contraintes réglementaires et de procédures administratives jugées trop complexes.

C’est ce que révèle l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), qui indique que le secteur du recyclage des DEEE continue de souffrir de retards réglementaires et d’obstacles opérationnels.

Au cœur de ce dossier se trouve l’usine pilote de Borj Chakir, présentée comme la première du genre en Afrique.

Ce centre n’a traité que 202 tonnes de déchets électroniques jusqu’à fin novembre 2025, soit moins de 1 % de sa capacité théorique, estimée à 24 000 tonnes par an. Ce déséquilibre, selon l’agence, illustre l’écart entre le volume de déchets produits dans le pays et sa capacité réelle de recyclage.

29 démarches administratives

D’après l’analyse de la Tap, le principal frein au développement du secteur réside dans la longueur des procédures d’autorisation. Les opérateurs doivent en effet se soumettre à jusqu’à 29 démarches administratives, un fardeau qui, en définitive, décourage la récupération, le traitement et la commercialisation des matériaux issus du traitement des déchets électroniques.

Ce cadre s’inscrit dans le cadre d’une révision plus large des politiques environnementales.

Le ministère de l’Environnement indique que la stratégie nationale de gestion circulaire des déchets et le projet de code de l’environnement visent à renforcer le tri, le recyclage, la valorisation des déchets et la responsabilité élargie des producteurs.

Sur le plan administratif, une circulaire actualisée en 2023 impose également aux entités publiques de remettre leurs équipements usagés à l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), qui demeure la pierre angulaire institutionnelle du système.

Pour Tunis, l’enjeu ne se limite pas à l’environnement ; il concerne aussi l’industrie et l’emploi. Le recyclage des DEEE permet de récupérer des métaux et des composants précieux, tout en réduisant les risques liés à la dispersion des polluants.

À la lumière de l’affaire Borj Chakir, le principal défi consiste désormais à traduire les stratégies annoncées en un cadre réglementaire plus efficace et en une chaîne d’approvisionnement industrielle véritablement opérationnelle.

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Tunisie | Nouvelle stratégie de gestion des forêts et des pâturages

16. April 2026 um 12:42

L’élaboration d’une nouvelle stratégie tunisienne en matière de foresterie et de gestion des pâturages en tenant compte du rythme des changements climatiques a nécessité un vaste processus participatif, l’objectif étant de définir une vision partagée et des plans d’action clairs pour les 25 prochaines années, garantissant un équilibre entre population et ressources pour un développement intégré et durable des forêts et des pâturages en Tunisie, a indiqué Mosaique FM.

Ce processus participatif s’est déroulé en deux phases principales : la première a consisté à évaluer la stratégie précédente (2015-2024) au moyen de trois ateliers régionaux ayant permis de recueillir des contributions et des analyses auprès des services décentralisés, des communautés locales et des partenaires techniques, avant que les résultats ne soient compilés et validés lors d’un atelier national à Tunis. La seconde phase, consacrée à l’élaboration de la nouvelle stratégie, a également inclus trois ateliers régionaux, ainsi que plusieurs réunions techniques avec les ministères de l’Environnement et de la Défense, et les institutions nationales concernées.

C’est ce qu’a indiqué Slim Jeradi, Le directeur des Systèmes naturels terrestres et du Changement climatique au WWF Afrique du Nord, ajoutant que cela a permis d’assurer une participation active et une véritable cohérence d’ensemble.

La Stratégie nationale pour le développement durable des forêts et des parcours pour la période 2026-2050 a été présentée lors d’un atelier national, mercredi 15 avril 2026, qui a réuni des experts et des acteurs des secteurs forestier et pastoral.

Cet atelier visait à présenter et à faire approuver de manière participative cette stratégie sur 25 ans, en mettant l’accent sur les principales réalisations, les programmes et les conditions nécessaires à la réussite de sa mise en œuvre.

Cette initiative témoigne de l’intérêt croissant porté à un secteur considéré comme primordial en Tunisie, tant pour la biodiversité que pour ses retombées économiques et ses fonctions sociales.

L’atelier national vise notamment à rappeler les résultats les plus importants de l’évaluation de la stratégie précédente, à présenter le contenu de la nouvelle stratégie 2026-2050, à recueillir les opinions, les observations et les recommandations des parties concernées, ainsi qu’à promouvoir un consensus sur les priorités et les mécanismes de mise en œuvre, et à assurer l’institutionnalisation et l’implication de tous les acteurs dans la nouvelle stratégie.

La nouvelle stratégie de gestion forestière et pastorale intègre des mesures d’adaptation au changement climatique et de préservation des écosystèmes naturels, alors que la précédente privilégiait la multifonctionnalité du secteur et la cogestion avec les communautés locales et le secteur privé.

Désormais, l’objectif est de définir une vision partagée et des plans d’action clairs pour les 25 prochaines années, garantissant un équilibre entre population et ressources pour un développement intégré et durable des forêts et des pâturages en Tunisie.

I. B.

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Le couple en guerre

16. April 2026 um 10:41

La guerre ne se limite plus aux écrans, aux cartes stratégiques ou aux analyses géopolitiques. Elle circule aussi ailleurs. Plus près. Dans l’intime. Dans le noyau. Dans cet espace où deux personnes tentent encore de s’aimer sans savoir comment se sécuriser. En Tunisie aujourd’hui, les consultations de couple augmentent de manière significative. Ce phénomène ne peut pas être réduit à une simple évolution des mœurs ou à une meilleure accessibilité à la psychologie. Il dit autre chose.

Manel Albouchi

Le couple n’est plus un refuge. Il n’est plus uniquement un espace de stabilité. Il est devenu un espace de tension. Un lieu où se déposent les pressions économiques, les incertitudes sociales, les transformations des rôles et une fatigue émotionnelle diffuse

Le couple contemporain n’absorbe pas seulement l’amour. Il absorbe un monde en tension.  

Les conflits conjugaux ne sont pas toujours des désaccords. Ils sont souvent des tentatives de régulation. Mais lorsque la régulation échoue, le lien change de nature : les paroles deviennent défensives, les silences deviennent stratégiques, les regards deviennent interprétations et les gestes deviennent signaux de menace ou de retrait Le couple cesse alors d’être un espace de communication. Il devient un espace de survie psychique.  

Une guerre sans nom  

À ce niveau, quelque chose bascule. La relation entre dans une logique de guerre implicite. Non pas une guerre déclarée. Mais une guerre de perception. Ce que l’un exprime n’est plus entendu comme un besoin, mais comme une attaque. Ce que l’autre fait n’est plus perçu comme une protection, mais comme une fuite. Progressivement, chacun interprète l’autre au lieu de le rencontrer.

Les travaux de John Bowlby ont montré que le lien affectif repose sur un besoin fondamental : la sécurité. Lorsque cette sécurité est menacée, deux stratégies principales apparaissent : l’un cherche la proximité pour restaurer le lien, l’autre s’éloigne pour éviter l’envahissement. Ce qui devrait être une régulation devient une spirale. Plus l’un s’approche, plus l’autre se retire. Plus l’autre se retire, plus l’un intensifie la demande. Le lien ne disparaît pas. Il se dérègle.  

La guerre intérieure  

Le conflit n’est pas seulement relationnel. Il est intrapsychique. Chaque partenaire rejoue une histoire plus ancienne que la relation elle-même. Les réactions ne parlent pas uniquement de l’autre. Elles parlent aussi de mémoires affectives non résolues. Le partenaire devient alors : un déclencheur, un miroir, un support de projection. Ce qui est en jeu n’est plus seulement «toi» et «moi», mais ce que «toi et moi» réactivons en chacun.  

Ce qui semble être une dispute est souvent une tentative maladroite de préserver le lien. Mais cette intention est rarement reconnue. Car chacun est convaincu de réagir correctement, tandis que l’autre «exagère», «fuit» ou «attaque». C’est ainsi que la relation glisse progressivement vers une logique défensive mutuelle.  

L’économie invisible

Dans un monde instable, le couple est devenu un espace de compensation. Aujourd’hui, il est sommé de garantir : la sécurité émotionnelle, la reconnaissance, la stabilité et parfois la réparation de blessures anciennes. Cette surcharge transforme le lien en système sous tension permanente. Et un système sous pression finit par produire une rupture. Non pas parce que l’amour a disparue. Mais parce qu’on supporte moins de porter seul ce qu’on traverse.   Pour conclure   Le couple contemporain n’est pas en crise parce que l’amour est mort ou parce qu’il serait fragile. Il est en crise parce qu’il porte trop. Il est devenu un lieu de surcharge vu l’accumulation de tensions économiques, sociales, psychiques et symboliques. Dans ce contexte, consulter n’est pas un signe d’échec. C’est un acte de lucidité.

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Tunisie | Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco

16. April 2026 um 09:21

Les États membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont approuvé à l’unanimité l’inscription du Géoparc de Dahar, situé à cheval sur les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.

Cette inscription annoncée au terme de la 224e session dudit conseil, qui se tient actuellement à Paris, est la première en Tunisie et la troisième sur le continent africain. Elle est l’aboutissement d’une coordination étroite entre plusieurs ministères, organismes publics, collectivités territoriales et acteurs privés et de la société civile.

Le Géoparc de Dahar couvre une superficie de 6 000 km². Il se distingue par l’extraordinaire diversité de ses milieux naturels, de ses ressources géologiques et de ses activités socio-économiques et culturelles locales.

Lors de son discours devant le Conseil exécutif de l’Unesco, le Délégué permanent de la Tunisie, l’ambassadeur Dhia Khaled, a souligné l’importance stratégique de l’inscription du Géoparc de Dahar sur la liste pertinente de l’Unesco, insistant sur le fait qu’elle témoigne de l’engagement ferme de la Tunisie à préserver et à promouvoir son patrimoine géoculturel.

Cette inscription insufflera un nouveau dynamisme au développement régional et local et renforcera la position de la Tunisie parmi les destinations touristiques de premier plan en matière de tourisme culturel, alternatif et responsable, a-t-il ajouté.

Il convient de souligner que les géoparcs sont des espaces géographiques uniques et intégrés où des sites naturels d’importance géologique internationale sont gérés selon une approche globale qui allie protection, éducation et développement durable, tout en impliquant les communautés locales dans leur gestion et leur mise en valeur.

Le Réseau mondial des géoparcs de l’Unesco comptait 229 sites en 2025, répartis dans 50 pays et couvrant une superficie totale de 816 629 km². Douze nouveaux sites (géoparcs) ont été intégrés au réseau par décision de la session actuelle du Conseil exécutif.

I. B.

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Briki pointe le décalage entre les slogans de Saïed et ses réalisations

16. April 2026 um 09:03

Le secrétaire général du mouvement Tunisie en avant, Abid Briki, s’est dit préoccupé par le décalage notable entre les slogans et les principes mis en avant par le président Kaïs Saïed et les résultats concrets obtenus sur le terrain.

Lors de son intervention dans l’émission ‘‘Ici Tunis’’ sur Diwan FM, M. Briki, qui compte parmi les soutiens du chef de l’Etat, a souligné que ce décalage est désormais palpable pour les citoyens et qu’il est impératif d’y remédier, expliquant que le problème ne se limite pas à un seul secteur, mais englobe plusieurs, telles que les entreprises publiques, le système de sécurité sociale, la souveraineté alimentaire et la réforme de l’éducation.

M. Briki a attribué ce décalage principalement à l’absence d’un programme de réforme clairement défini, faisant remarquer que même un plan limité permettrait d’évaluer les performances et d’identifier les lacunes à corriger.

Abordant la situation des entreprises publiques, M. Briki a souligné que le président de la république insiste dans ses discours sur son rejet de la privatisation et son engagement à les réformer. Or, en réalité, il n’y a pas de programmes en ce sens, ni d’études ou de propositions concrètes émanant des autorités compétentes. Il a cité en exemple la situation de la Société du Phosphate de Gafsa (CPG), qui, a-t-il affirmé, est désormais incapable de verser les salaires de ses employés.

M. Briki a également fait remarquer que le président fonde ses positions sur des données fournies par les agences gouvernementales, suggérant que le non-respect de ses directives pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs : soit la présentation de données trompeuses pour s’attirer les faveurs du président, ce qu’il a qualifié de dangereux ; soit les données sont exactes, mais l’administration est incapable de mettre en œuvre les solutions, ce qu’il serait encore plus grave, selon lui ; soit les ressources financières nécessaires à la réalisation des réformes préconisées sont manquantes.

I. B.

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Le baiser mortel de Donald Trump à Viktor Orbàn

16. April 2026 um 09:00

Viktor Orbàn, qui a régné sans partage sur la Hongrie pendant seize ans, avait sollicité le soutien de l’administration Trump pour permettre à son parti, en difficulté, de remporter les élections législatives et ainsi conserver le pouvoir et continuer à façonner l’avenir de l’Europe en convergence avec l’idéal très à droite prôné par Trump. Or, il semble que le soutien du président américain ait paradoxalement nui à ses chances. C’est Tisza, principal parti d’opposition, qui a remporté les élections et son dirigeant Péter Magyar qui est devenu le nouveau Premier ministre hongrois. 

Imed Bahri

Il a fallu seize ans à Viktor Orbán pour façonner la Hongrie à son image mais une seule soirée a suffi pour renverser la situation, a noté James C. Reynolds dans les colonnes du journal britannique The Independent.

La victoire écrasante de Péter Magyar a été l’aboutissement de mois de campagne, durant lesquels il s’est présenté comme l’antidote à des années de dérive autocratique, tandis que le vétéran nationaliste hongrois renforçait ses liens avec Vladimir Poutine et Donald Trump.

Dans les jours précédant l’élection, Trump avait apporté son «soutien total et inconditionnel» au Premier ministre, exhortant les Hongrois à «ALLER VOTER POUR VIKTOR ORBÁN». Il est même allé jusqu’à envoyer son vice-président, J.D. Vance, faire campagne pour Orbán à Budapest, alors que les sondages donnaient Magyar largement en tête.

La malédiction de Trump

Trump est resté silencieux après la défaite électorale, il est toujours aux prises avec les conséquences de l’échec des négociations visant à mettre fin à la guerre en Iran. Alors que le conflit continue de nuire à sa popularité nationale et internationale, les experts s’interrogent : son soutien est-il une bénédiction ou une malédiction ?

Alors que la Hongrie exposait sa vision de la réintégration européenne lors de sa campagne électorale à la fin de l’année dernière, Orbán a rencontré Trump à la Maison Blanche pour consolider leurs relations. Le président a apporté un soutien sans réserve au Premier ministre pour sa position intransigeante sur l’immigration et a manifesté sa compréhension face à la dépendance de la Hongrie à l’égard de l’énergie russe. Orbán est ainsi parti avec une exemption des sanctions américaines contre la Russie et sans aucune protestation contre son rapprochement avec Moscou.

À l’approche des élections, Trump a intensifié son soutien à Orbán. Il faut dire que ce dernier est le dirigeant européen le plus trumpiste. Lors de la présidence hongroise de l’Union européenne (UE) en 2024, il a choisi comme slogan de cette présidence «Make Europe Great Again!» (Rendre sa grandeur à l’Europe), par référence au célèbre «Make America Great Again» de Trump. 

La semaine dernière, à Budapest, JD Vance s’est adressé aux partisans d’Orbán et a salué ce dernier comme «un défenseur de la civilisation occidentale» et promettant de «l’aider dans cette campagne». Mais cela n’a pas suffi à convaincre les 20% d’électeurs indécis qu’il méritait d’être réélu.

En réalité, les marchés des paris ont montré que le soutien à Orbán a légèrement baissé après le discours de Vance à ses partisans dans la capitale hongroise, selon une analyse de Newsweek. Cependant, les experts ont souligné que cela ne signifie pas nécessairement que le discours de Vance en soit la cause.

Le trumpisme ne fait plus recette

Diana Sosoaca, députée européenne roumaine d’extrême droite, a qualifié dimanche la visite de Vance en Hongrie de «grave erreur» compte tenu de la forte indignation suscitée par la guerre contre l’Iran sur le continent.

Dans le même ordre d’idées, le parti d’extrême droite allemand AfD prendrait ses distances avec l’administration Trump, le conflit impopulaire au Moyen-Orient s’éternisant. La co-présidente du parti, Alice Weidel, a demandé aux parlementaires le mois dernier de limiter leurs déplacements officiels aux États-Unis ayant pour objectif de se rapprocher des républicains Maga. 

Orbán avait dirigé la Hongrie pendant quatre années de récession et de reprise lorsqu’il a choisi de dévoiler son grand projet de «démocratie illibérale» lors d’un événement culturel en Roumanie en 2014. Dans son discours le plus important en tant que dirigeant, il a soutenu que la crise financière de 2008 avait mis en lumière les failles du projet libéral et qu’un État fort, n’étant plus obsédé par les libertés individuelles, était l’avenir de la Hongrie.

«Ce n’est pas parce qu’un système n’est pas libéral qu’il ne peut pas être une démocratie», avait-il déclaré, de façon prophétique. L’UE l’a qualifié d’«autocratie électorale».

Au cours des douze années suivantes, il a consolidé son pouvoir, justifiant son système alternatif comme une nécessité pour préserver l’héritage chrétien du pays et repousser les étrangers dangereux. Son parti, le Fidesz, a réprimé l’immigration, étouffé les droits des personnes LGBT et attaqué la liberté de la presse. Il a également restructuré le système judiciaire pour favoriser les nominations de magistrats parmi ses fidèles, redessiné les circonscriptions législatives afin de rendre les élections favorables aux candidats du Fidesz et contribué à la vente des entreprises médiatiques hongroises à des magnats alliés à Orbán.

Le sénateur Chris Van Hollen, démocrate du Maryland, a déclaré à l’AP : «Il faisait essentiellement ce que Donald Trump essaie de faire ici aux États-Unis. Selon moi, le peuple hongrois a rejeté ce système, tout comme les Américains le rejettent chez eux».

Éva Fodor, professeure à l’Université d’Europe centrale, a déclaré à The Independent avant les élections : «Avant chaque élection, ils avaient un ennemi différent : les immigrés, George Soros, Bruxelles et les groupes de pression féministes. Mais aujourd’hui, ils semblent incapables de trouver un nouvel ennemi à se créer. Alors, ils se contentent de surfer sur les mêmes thèmes»

La défaite écrasante d’Orbán a offert à Magyar une confortable majorité au Parlement hongrois (199 sièges), ouvrant la voie à des réformes significatives.

Jonathan Eyal, directeur adjoint du Royal United Services Institute, a expliqué avant les élections que la majorité des deux tiers était nécessaire pour désamorcer «les pièges» semés par le Fidesz pour le faire trébucher après son arrivée au pouvoir.

Mettant en garde contre des attentes trop élevées envers Magyar dans un premier temps, il affirmait que la principale tâche serait désormais de renverser le système en place face à une résistance acharnée. Le gouvernement a passé des années à développer des organes quasi gouvernementaux «délibérément créés pour entraver le fonctionnement d’un nouveau gouvernement d’alternance», précise-t-il.

Tisza, le parti de Magyar, devra probablement faire face à une «guérilla» sous forme de campagnes de désobéissance civile dans les campagnes et de blocages au Parlement.

Eyal a également déclaré : «Orbán a mené deux campagnes. La première était une attaque frontale très directe pour empêcher Magyar d’être élu. La seconde consistait à semer des embûches partout pour s’assurer que, s’il est élu, il ne puisse pas réussir»

Forte dépendance du pétrole et du gaz russes

«Pour garantir la réussite de Magyar, l’Europe devra débloquer des fonds pour qu’il puisse mettre en œuvre ses politiques et obtienne des résultats rapides avant qu’Orbán ne puisse le déstabiliser», a ajouté Eyal.

La Hongrie, pays enclavé, est largement dépendante du pétrole et du gaz russes, ce qui en fait un point d’accès précieux pour le Kremlin afin d’influencer le soutien à l’Ukraine en Europe.

La frustration face au blocage par la Hongrie de l’aide européenne destinée à l’Ukraine s’est transformée en accusations de collaboration pure et simple avec la Russie, après la fuite de conversations semblant montrer Orbán et son ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto en train de flatter Moscou et de saper les efforts visant à aider l’Ukraine.

Lors d’une conversation, Orbán aurait évoqué son amitié avec Poutine. Il aurait déclaré : «Je suis à votre service pour tout ce qui peut vous être utile».

Selon Eyal, Magyar restera probablement «méfiant» envers l’Ukraine, invoquant des désaccords d’avant-guerre. Il s’efforcera toutefois de ne pas faire obstruction en Europe, notamment en permettant l’adoption d’un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.

Avant les élections, Magyar a plaidé pour le «pragmatisme» dans ce conflit, expliquant que «cela signifie que nous n’avons pas notre mot à dire sur les affaires intérieures de la Russie et qu’elle n’a pas son mot à dire sur les nôtres. Nous sommes deux pays souverains et nous nous respectons mutuellement mais nous ne sommes pas obligés de nous apprécier».

Il devra désormais veiller à trouver un équilibre entre les exigences de l’UE et l’opinion publique sur l’Ukraine. À l’échelle nationale, seuls 34% des électeurs souhaitent une nouvelle approche vis-à-vis de l’Ukraine. 

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Tunisie | Ennahdha dénonce l’instrumentalisation politique de la justice

16. April 2026 um 08:41

Le mouvement Ennahdha a condamné les premiers jugements rendus dans l’affaire dite de la «causerie du Ramadan», exigeant la libération de son chef, Rached Ghannouchi, selon un communiqué publié par le mouvement le mercredi 15 avril 2026.

Le communiqué réaffirme que «l’appel lancé par Rached Ghannouchi lors de la causerie du Ramadan s’inscrivait dans un contexte d’appel à l’unité nationale, de rejet de l’exclusion et de la violence, et de mise en garde contre la division».

Le mouvement exprime son rejet du caractère politique du procès, dans lequel les opinions dissidentes sont persécutées, le droit de s’organiser est bafoué et les droits constitutionnels sont violés, selon les termes du communiqué.

Ennahdha, qui a gouverné entre 2011 et 2021 et dont la plupart des dirigeants sont incarcérés et condamnés à de lourdes peines de prison dans diverses affaires, a également condamné l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire et de la loi antiterroriste pour exclure des opposants politiques et réprimer la liberté d’opinion, d’expression et d’activité politique, dans le but d’intimider les citoyens et de masquer l’incapacité à remédier à la situation économique et sociale et à enrayer la dégradation des conditions de vie des Tunisiens.

Rappelons que la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 14 avril, Rached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha et ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (2019-2021), à vingt ans de prison dans la seule affaire dite de la  «causerie du Ramadan».

D’autres personnalités politiques ont également été condamnées dans cette affaire, notamment Ahmed Mechergui, Belgacem Hassen, Mohamed Goumani, l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, le membre du Conseil de la Choura Youssef Nouri, l’ancien responsable des jeunes d’Ennahdha à l’université Mohamed Cheniba, et plusieurs autres.

D’autres dirigeants du parti sont incarcérés et condamnés dans d’autres affaires dont Ali Larayedh, Noureddine Bhiri, Habib Ellouze, Ajmi Lourimi et autres Mondher Ounissi.  

I. B.

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Une vision stratégique «Bizerte 2050»

16. April 2026 um 08:13

L’événement “Bizerte 2050” rassemble les 15 et 16 avril 2026 dans la ville balnéaire du nord tunisien un large éventail d’acteurs institutionnels, professionnels et académiques autour d’une ambition commune : dessiner les contours du développement de la région à l’horizon 2050. Organisée sous l’égide du gouvernorat, cette rencontre est marquée par une forte mobilisation des parties prenantes locales, traduisant une volonté partagée de construire une vision stratégique intégrée, durable, innovante et résiliente.

Lotfi Sahli

A l’ouverture des travaux, plusieurs responsables se sont succédé au pupitre, donnant une dimension officielle et structurée aux échanges. Le président de l’Ordre des ingénieurs, le président de l’Ordre des architectes, le président de l’association Bâtisseurs de la Tunisie, un représentant du ministère de l’Environnement et le gouverneur de la région convergent autour d’un même message : la nécessité de repenser l’aménagement du territoire dans une logique de développement durable et participative.

Le gouverneur insiste notamment sur l’importance de coordonner les grands projets structurants, en citant plusieurs investissements majeurs appelés à transformer durablement la région : le pont suspendu de Bizerte (800 millions de dinars), l’alimentation en gaz naturel (133 millions de dinars), la dépollution du lac de Bizerte (327 millions de dinars), l’adduction en eau potable en milieu rural (375 millions de dinars), la première tranche de la protection du littoral (40 millions de dinars sur un total de 100 millions), ainsi que les programmes de développement intégré (110 millions de dinars) et de développement agricole intégré (104 millions de dinars).

De leur côté, les représentants des ordres professionnels soulignent le rôle de l’expertise technique et de la planification dans la réussite de cette transformation.

Territoire, climat et projets structurants

Le premier jour du forum définit la vision stratégique “Bizerte 2050”. La première session fixe une orientation cohérente pour l’aménagement territorial, en intégrant les orientations régionales, une vision économique vigoureuse et l’impact du changement climatique sur le système lagunaire Bizerte–Ichkeul, tandis que des priorités régionales s’affinent dans un débat animé entre participants. La seconde session plonge dans les projets structurants : le premier panel aborde les infrastructures de transport et de logistique (pont de Bizerte, réseau routier, transport public, projets ferroviaires, ports, logistique, transport aérien, zones industrielles et Bizerte Marina) ; le second cible les projets urbains et environnementaux (protection du littoral, dépollution du lac via EcoPact, économie circulaire, assainissement, gestion des eaux pluviales et des inondations, alimentation en eau potable en milieu urbain et rural, urbanisme durable) ; le troisième renforce le réseau énergétique, intègre le gaz naturel, accélère la transition énergétique et déploie les infrastructures numériques pour une «smart city» attractive ; le quatrième valorise l’agriculture, le tourisme, les ressources naturelles, le développement rural en zones montagneuses et l’écotourisme patrimonial.

Une table ronde met l’humain au cœur de ces projets en interrogeant éducation, santé, formation, culture et qualité de vie, tandis qu’un panel d’experts dans la session 3 propose une lecture critique de la cohérence des projets, de leur impact réel sur le territoire et de la vision “Bizerte 2050”, dans un débat ouvert avec le public.

Au cœur de la rencontre, un hackathon constitue l’un des moments forts de l’initiative. Trente‑six étudiants issus de plusieurs universités, répartis en équipes pluridisciplinaires, travaillent sur des problématiques concrètes liées à l’urbanisme, à la transition écologique, à l’innovation technologique et à la gestion durable des ressources. Leurs contributions sont saluées comme un levier essentiel pour renouveler les approches et dynamiser l’innovation. Les discussions et ateliers permettent d’approfondir plusieurs thématiques clés, notamment l’aménagement du territoire, la préservation de l’environnement, les solutions «smart city» et la valorisation des ressources locales, dans une approche intégrée associant institutions publiques, experts et société civile.

Gouvernance inclusive et économie bleue

Aujourd’hui se dérouleront des ateliers participatifs autour de l’environnement et de l’économie bleue (risques climatiques, dépollution, littoral, nature en ville, économie circulaire), de la gouvernance et du capital humain (coordination des acteurs, participation citoyenne, inclusion des jeunes et des femmes, services essentiels) et des infrastructures et de l’attractivité (transport, logistique, zones industrielles, numérique, financement des projets).

La restitution des ateliers, la présentation des projets du Hackathon AI Design Lab, la délibération et la remise des prix, ainsi que la clôture officielle, couronneront ces travaux.

À travers cette initiative, Bizerte s’affirme comme un territoire en réflexion, cherchant à anticiper les mutations à venir et à construire un modèle de développement équilibré.

“Bizerte 2050” apparaît ainsi comme une étape structurante dans l’élaboration d’une vision collective, dont la réussite dépendra désormais de la capacité des acteurs à transformer les ambitions affichées en réalisations concrètes.

 Une phrase du président de l’OIT, Mohsen Gharsi, résume cette conviction : la valeur d’une nation se reflète dans sa capacité à reconnaître et à valoriser ses ingénieurs.

Un message qui résonne encore davantage dans les propos de l’ancien président de l’Ordre des architectes, Karim Ellouz, affirmant que l’avenir de la Tunisie repose sur une meilleure reconnaissance et valorisation du rôle des ingénieurs et des architectes.

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Prix Comar d’Or 2025-2026 | Liste définitive des romans en lice

16. April 2026 um 07:19

Les Prix littéraires Comar d’Or 2025-2026, décernés chaque année par les Assurances Comar à six romans tunisiens, fêtent cette année leur 30e anniversaire. Une session qui s’annonce exceptionnelle par le nombre de romans en lice (60 en langue arabe et 33 en français) que par la qualité des œuvres présentées.

Les deux jurys du prix, composés de romanciers, de critiques, d’universitaires et de journalistes, devront délibérer dans moins d’un mois pour que les six prix (deux Comar d’or, deux Prix spéciaux du Jury et deux Prix Découverte) soient décernés lors d’une soirée festive le 23 mai 2026 au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture Chedly Klibi de Tunis.

Le comité du prix a publié le communiqué suivant annonçant la liste définitive des romans concourant pour les prix.

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