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Importation de déchets européens : la Tunisie face à ses responsabilités

24. Februar 2026 um 12:52

En juillet 2025, la Commission européenne a recensé une vingtaine de demandes émanant de pays non membres de l’OCDE souhaitant importer des déchets européens. La Tunisie figure parmi ces pays. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement européen sur les transferts de déchets, fondé sur les principes de la Convention de Bâle, qui encadre strictement les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux.

La Tunisie souhaite importer différentes catégories de déchets non dangereux : métaux, plastiques recyclables, caoutchouc, fibres industrielles, papier, textile, ainsi que certains déchets céramiques et organiques issus de l’agroalimentaire.

Dans ce contexte, l’agence TAP a interrogé le ministère de l’Environnement sur cette nouvelle importation et sa finalité. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’affaire des déchets italiens illégalement introduits sur le territoire tunisien remonte à cinq ans à peine. Ce dossier avait suscité une vive indignation nationale et conduit à l’arrestation de hauts responsables, dont un ancien ministre.

Le ministère de l’Environnement assure le rôle de point focal national de la Convention de Bâle. Il représente la Tunisie auprès des instances internationales pour toutes les questions relatives au transfert de déchets. Il indique avoir coordonné avec le ministère du Commerce, le ministère de l’Industrie et l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce afin de déterminer les catégories de déchets à importer et d’encadrer la procédure auprès de la Commission européenne.

Le ministère précise par ailleurs que la législation nationale interdit l’importation de déchets dangereux. Celle-ci ne peut intervenir qu’avec l’accord du ministère du Commerce, après consultation des autres ministères compétents.

Un cadre réglementaire européen renforcé

Pour Hamdi Chebâane, expert en gestion des déchets, les importations de déchets européens ne constituent pas une nouveauté pour la Tunisie.

« La Tunisie a toujours importé des déchets de l’UE. La nouveauté tient au fait que cette dernière a renouvelé et durci sa législation dans le cadre de la transition écologique », explique-t-il à l’agence TAP.

Le pays importe déjà certains déchets destinés au recyclage ou à la valorisation énergétique, notamment du papier et certains types de caoutchouc. En revanche, les autorités ont suspendu l’importation des huiles usées et de certains plastiques. La principale évolution porte sur les exigences européennes : « L’Union européenne impose désormais une demande officielle de l’État. Elle exige aussi la confirmation que les entreprises réceptrices puissent valoriser les déchets reçus et les réintégrer dans l’économie », précise l’expert.

Hamdi Chebâane plaide pour une plus grande sélectivité, notamment concernant les friperies. « Les autorités doivent définir précisément ce qui doit être importé et faire preuve de davantage de discernement », affirme-t-il. Il rappelle que l’importation de vêtements de seconde main nécessite plusieurs autorisations administratives et le contrôle des douanes. Il préconise donc l’établissement d’une liste claire des déchets autorisés et interdits. Il recommande également d’exiger un certificat attestant des capacités de recyclage des entreprises concernées, pour éviter toute dérive comparable à l’affaire des déchets italiens.

L’expert appelle enfin à une concertation élargie associant le ministère de l’Environnement, l’ANGED, les ministères compétents et les acteurs privés du secteur. Cette concertation doit tenir compte des engagements de la Tunisie au titre des conventions de Bâle, de Bamako et de Copenhague. Il rappelle que la Tunisie exporte aussi certains déchets et débris de matériaux non ferreux vers l’Union européenne, dans un cadre strict prévoyant garanties bancaires et conformité aux conventions internationales.

Des capacités nationales sous pression

La question des capacités nationales reste entière. Pour obtenir l’autorisation d’importer des déchets, les pays candidats doivent fournir à la Commission européenne des informations détaillées sur leurs installations de réception. Ils doivent aussi démontrer que des structures habilitées traiteront ces déchets, conformément à l’article 42 du règlement européen.

Or une question s’impose : la Tunisie peut-elle importer davantage de déchets alors qu’elle peine à gérer les siens ? L’enfouissement reste son principal mode de gestion.

Samia Gharbi, experte en sciences de l’environnement, répond sans ambages : « Un pays qui ne maîtrise pas ses déchets ne devrait pas en importer. »

La Tunisie éprouve déjà de sérieuses difficultés à gérer ses déchets municipaux et industriels. Ses décharges sont saturées et des déchets toxiques attendent un traitement adapté. Ces situations menacent les nappes phréatiques, les sols et l’air. Dans ces conditions, comment le pays peut-il garantir une gestion écologique des déchets importés ?

Une urgence environnementale déjà criante

En 2022, la Tunisie a généré environ trois millions de tonnes de déchets solides municipaux. Ce volume pourrait atteindre six millions de tonnes d’ici 2050, selon un rapport de la Banque mondiale publié en janvier dernier. Chaque Tunisien produit en moyenne 0,80 kilogramme de déchets par jour. Le taux de collecte atteint 72 %, mais le coût de la dégradation environnementale s’élève déjà à 155 millions de dollars (442 millions de dinars) par an, souligne ce même rapport.

Ces déchets sont visibles partout. Les gravats et matériaux issus du bâtiment jonchent routes et zones agricoles. Ils contiennent des polluants organiques persistants (POP) et menacent directement l’environnement.

« Nous ne sommes pas capables de gérer les déchets existants, alors comment en importer davantage ? » insiste l’experte.

Samia Gharbi s’est particulièrement attardée sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) figurant sur la liste. Ces déchets contiennent des retardateurs de flamme bromés et des plastiques difficilement recyclables. « Que va-t-on faire du plastique issu de ces déchets ? Entrera-t-il réellement dans le cycle de valorisation ? » s’interroge-t-elle. De nombreuses administrations stockent déjà des millions d’appareils en fin de vie sans solution viable. Selon l’ANGED, le pays génère environ 100 000 tonnes de DEEE pour quelque 120 000 tonnes d’équipements mis en circulation.

D’autres catégories de la liste posent problème : textiles, pneus, scories de batterie, cendres industrielles. La Tunisie dispose déjà de grandes quantités de ces déchets. Elle ne possède pourtant ni les infrastructures ni les technologies pour les traiter correctement.

Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie n’est pas établi

Classer un déchet comme « non dangereux » ne garantit pas son innocuité. « Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie, sa composition et sa filière de traitement ne sont pas clairement établis », explique l’experte. Cette classification doit rester conditionnée à l’absence de contaminants persistants. L’Union européenne elle-même exige une gestion rigoureuse de ces flux et mesure les risques potentiels.

La liste comporte par ailleurs des catégories aux contours flous, comme « autres déchets métalliques » ou « autres déchets inorganiques ». Ces formulations soulèvent des interrogations sérieuses sur la traçabilité et le contrôle de ces matières. Pour Samia Gharbi, la priorité doit aller à la valorisation des déchets déjà présents sur le territoire. Les filières tunisiennes manquent encore de structuration pour assurer une gestion rationnelle. Ouvrir de nouveaux flux risque d’aggraver les défis environnementaux existants. L’affaire des déchets italiens illustre les dangers de toute importation insuffisamment encadrée. Les pays éligibles pourront importer ces déchets à compter du 21 mai 2027. Le compte à rebours est lancé. La Tunisie devra démontrer qu’elle dispose des moyens et des infrastructures pour superviser ces flux de manière rigoureuse et transparente. À défaut, ces nouvelles importations risquent d’aggraver des fragilités environnementales déjà bien documentées.

Avec TAP

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La crise de la gestion des déchets en Tunisie

13. Februar 2026 um 09:33

Sans réformes décisives et investissements soutenus, le problème de la gestion des déchets en Tunisie ne fera que s’aggraver. Ces réformes concernent les incitations financières et les approches inclusives qui transforment les déchets, d’un fardeau environnemental, en une ressource économique.

Latif Belhedi

La Tunisie est confrontée à une urgence environnementale croissante qui compromet sa voie vers un développement durable. Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé «Gestion des déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord», publié le 26 janvier 2026, notre pays devra accroître considérablement ses investissements dans la gestion des déchets pour atteindre l’objectif de développement durable 11.6.1, qui vise à réduire l’impact environnemental des villes.

Les dépenses annuelles du secteur s’élevaient à 141 millions de dollars américains en 2022, soit environ 65 dollars américains par tonne de déchets. D’ici 2050, ce chiffre devra atteindre 498 millions de dollars américains, soit environ 1,55 milliard de dinars tunisiens, afin de faire face à l’augmentation des volumes de déchets et d’améliorer la qualité du service.

Ce défi est aggravé par la croissance rapide de la production de déchets solides municipaux, qui devrait doubler, passant de 3 millions de tonnes en 2022 à 6 millions de tonnes d’ici 2050.

Dégradation de l’environnement

Le rapport de la Banque mondiale, préparé par ses experts pour la période 2025-2026 avec le soutien de Problue et du Mécanisme d’appui au climat, révèle l’ampleur de la pression exercée sur le système de gestion des déchets tunisien : chaque Tunisien produit en moyenne 0,80 kilogramme de déchets par jour.

Malgré un taux de collecte relativement élevé de 72 %, les inefficacités et les lacunes dans le traitement et l’élimination des déchets engendrent déjà des coûts importants. La dégradation de l’environnement liée à une gestion inadéquate des déchets est estimée à 155 millions de dollars par an, soulignant les conséquences économiques et écologiques de l’inaction.

Efficacité, recyclage et valorisation

Sur le plan institutionnel, la Tunisie est actuellement classée en DB3 «Extension des services», ce qui signifie que son système de gestion des déchets est encore axé sur le développement des services de base. L’objectif à long terme est d’atteindre le niveau DB8, un stade plus avancé où la gestion des déchets est pilotée par des mécanismes fiscaux et réglementaires incitatifs qui favorisent l’efficacité, le recyclage et la valorisation des ressources.

Dans un registre plus positif, la Tunisie se distingue au niveau régional par son taux de compostage des déchets organiques, qui dépasse les 5 % – une performance atteinte par seulement une poignée de pays de la région, dont le Qatar et le Liban. Cela révèle un potentiel encore inexploité pour le développement à grande échelle des pratiques d’économie circulaire.

Le rapport met également en lumière le secteur informel de la gestion des déchets en Tunisie, qui emploie environ 8 000 travailleurs, appelés localement «barbechas», soit environ 66 travailleurs pour 100 000 habitants. Ces acteurs informels jouent un rôle essentiel dans la valorisation des matériaux, et la Banque mondiale recommande une meilleure intégration de ces travailleurs dans les systèmes formels de gestion des déchets afin d’améliorer le recyclage, leurs conditions de vie et la valorisation globale des ressources.

Ces constats dressent un tableau alarmant : sans réformes décisives et investissements soutenus, le problème des déchets en Tunisie ne fera que s’aggraver. Ils mettent toutefois en lumière des perspectives de transformation prometteuses, grâce à des réformes politiques, des incitations financières et des approches inclusives qui transforment les déchets, d’un fardeau environnemental, en une ressource économique.

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Tunisie-Italie | Coopération en matière de valorisation énergétique des déchets

12. Februar 2026 um 13:20

Une délégation tunisienne de haut niveau a rencontré, mardi 10 février 2026, des représentants du Ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (Mase) et du Centre du Pnud à Rome afin d’échanger des expertises sur la gestion des déchets, les solutions de valorisation énergétique des déchets (VAD) et les perspectives de collaboration future.

Ces discussions ont marqué le début d’une mission technique en Italie, facilitée par le Pnud, visant à soutenir les efforts de la Tunisie pour renforcer son secteur de la valorisation énergétique des déchets et faire progresser son programme national de transition énergétique.

La journée a débuté par une réunion d’information au Centre du Pnud à Rome, au cours de laquelle les participants ont passé en revue l’ordre du jour de la mission, discuté des engagements prévus et exploré les domaines de coopération possibles.

La délégation tunisienne a présenté les priorités actuelles liées au projet pilote de valorisation énergétique des déchets sur l’île de Djerba et son déploiement prévu sur d’autres sites. Le Mase a présenté les domaines de collaboration en cours avec la Tunisie, tandis que le Centre du Pnud à Rome a exposé les projets d’extension du soutien du mécanisme Pista (Prévention, Incinération/Valorisation énergétique, Stockage/Tri, Transport, Assainissement/Valorisation matière) en Tunisie afin de faciliter le passage à l’échelle et la bancabilité du projet.

Cette réunion a été suivie d’une réunion technique de haut niveau rassemblant la délégation tunisienne, les services du Mase, notamment Alessandro Guerri, directeur général des affaires européennes et internationales et du financement durable, ainsi que des experts du Pnud.

La session a porté sur les aspects stratégiques et réglementaires de la gestion des déchets et de leur valorisation énergétique.

Les représentants tunisiens ont présenté les objectifs de la mission, les besoins du pays en matière de gestion des déchets et les possibilités d’implication du secteur privé dans les projets d’expansion. Leurs homologues italiens ont présenté la stratégie italienne en matière d’économie circulaire et les cadres réglementaires régissant la valorisation énergétique des déchets, le biométhane et les objectifs de développement durable pertinents (ODD 7 et ODD 12).

L’après-midi, le Centre du Pnud à Rome a accueilli une table ronde sur l’engagement du secteur privé, réunissant des représentants gouvernementaux et ouverte par une allocution de l’administrateur du Pnud, Alexander De Croo, à l’occasion de sa visite à Rome. Des représentants d’associations italiennes, d’entreprises privées actives dans les secteurs des déchets et de la VAD, d’institutions impliquées dans la coopération internationale et de la Cassa Depositi e Prestiti (Caisse de dépôt et de consignation italienne) y ont également participé.

Cette table ronde a permis aux institutions tunisiennes de présenter leurs priorités politiques, les réformes tarifaires et les détails du projet pilote de Djerba, ainsi que d’évoquer les possibilités de collaboration avec les acteurs industriels italiens.

Les entreprises et associations participantes ont partagé leurs bonnes pratiques, leur expertise technique et les pistes de coopération envisagées pour de futures initiatives en matière de VAD et de biogaz.

Les échanges de la journée ont réaffirmé l’engagement commun des institutions tunisiennes, du Mase et du Pnud à renforcer la coopération dans les processus de gestion des déchets et de valorisation énergétique, afin de soutenir la transition de la Tunisie vers des systèmes énergétiques plus durables et résilients.

D’après Pnud.

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Tunis : L’ambassadrice de Suède discute de la gestion des déchets avec le gouverneur

10. Dezember 2025 um 10:11

Le 9 décembre, le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a reçu la visite de l’ambassadrice de Suède, Cecilia Ramsten. Selon les déclarations officielles, la rencontre a été qualifiée de « fructueuse et riche », abordant plusieurs thématiques telles que la durabilité, la gestion des déchets urbains, l’innovation, l’investissement et les opportunités de coopération.

Les préparatifs de la célébration du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suède en 2026 ont également été évoqués.

L’ambassadrice a souligné l’ancienneté des relations bilatérales, qui dépassent les 280 ans, et exprimé la volonté des deux pays de renforcer leurs liens.

Cette visite s’inscrit dans un contexte politique sensible. Le président tunisien, Kaïs Saïed, avait récemment rappelé à l’ordre plusieurs ambassadeurs, dénonçant des tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Ce rappel réaffirme la vigilance de la présidence tunisienne face à toute forme de pression diplomatique et son engagement pour protéger la souveraineté nationale, tout en poursuivant un dialogue constructif avec les partenaires internationaux.

Lire aussi : Kais Saïed convoque et recadre fermement l’ambassadeur de l’UE

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Propreté publique : Kaïs Saïed exige des mesures fermes contre les incivilités

26. November 2025 um 08:45

Le président Kaïs Saïed a reçu, mardi 25 novembre au palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri pour évoquer la situation des déchets dans les régions du pays. Le chef de l’État a dénoncé une accumulation qu’il juge anormale malgré les moyens mobilisés. Il a demandé l’application stricte de la loi contre les défaillances et les comportements inciviques.

Déchets, encombrements et manque d’exécution : le chef de l’État hausse le ton

Au cours de l’entretien, le président Saïed a appelé à intensifier les opérations de collecte des ordures dans toutes les régions, décrivant un paysage marqué par des amas persistants de déchets ménagers et de gravats. Il a fustigé « une absence d’exécution » alors que, selon lui, les moyens techniques et logistiques ont été fournis pour résoudre le problème.

Le chef de l’État a rappelé l’élan citoyen observé après l’élection présidentielle de 2019, lorsque des campagnes spontanées de nettoyage avaient été organisées dans plusieurs villes. Il a accusé des « lobbies » d’avoir tenté de saboter ces initiatives et d’alimenter aujourd’hui une dégradation voulue du cadre urbain. Selon Saïed, la restauration d’un espace public propre passe par une prise de conscience collective et par la détermination à refuser les comportements irrespectueux de l’environnement urbain.

Réactions et fermeté annoncée

Le président a ordonné que des mesures disciplinaires et judiciaires soient engagées contre les responsables jugés négligents. Il affirme que la loi devra être appliquée sans indulgence face aux incivilités, que ce soit pour les déchets domestiques ou pour les dépôts sauvages de matériaux de construction.

Le message adressé aux autorités locales et structures compétentes se veut clair : remettre de l’ordre, sanctionner les manquements et restaurer la propreté comme norme publique.

La gestion des déchets est un sujet récurrent dans plusieurs municipalités depuis des années, entre défaillances logistiques, grèves sectorielles, saturation de décharges et tensions politiques autour des responsabilités. L’appel de Saïed intervient dans un climat où l’état des rues et des quartiers est régulièrement dénoncé par les citoyens et où la question environnementale s’installe dans le débat public.

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Déchets en Tunisie : 10.000 tonnes par jour bientôt converties en électricité

14. November 2025 um 10:51

La Tunisie produit chaque jour 10.000 tonnes de déchets, dont une partie sera prochainement transformée en électricité grâce à un projet pilote de la STEG. Le ministre de l’Environnement détaille également les mesures pour lutter contre les décharges sauvages.

Un projet pilote pour produire de l’électricité à partir des déchets

Le ministre de l’Environnement, Habib Obeid, a annoncé jeudi 13 novembre que la Tunisie génère 10.000 tonnes de déchets par jour, réparties sur 16 décharges contrôlées.

Dans le cadre d’une initiative conjointe avec la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), une expérimentation pilote sera lancée pour transformer une partie de ces déchets en énergie électrique.

Le littoral et les décharges sauvages sous surveillance

Lors de la séance plénière consacrée à la mission environnementale, Habib Obeid a souligné que les ressources du ministère restent insuffisantes pour aménager l’ensemble du littoral tunisien. Une aide de 60 millions d’euros sera mobilisée par l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) selon un plan établi par des experts.

Concernant les décharges sauvages, le ministre a confirmé la coordination avec le ministère de l’Intérieur pour leur fermeture et le renforcement du contrôle. Il a également indiqué que le décret relatif au combustible alternatif est en cours de finalisation et sera prochainement publié.

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La Tunisie veut transformer ses déchets en énergie verte

23. Oktober 2025 um 18:43

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a organisé, ce jeudi 23 octobre 2025, à Tunis, un atelier consacré à la présentation des résultats de l’étude sur le potentiel national de valorisation énergétique des déchets dans les secteurs prioritaires. Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à l’accélération de la transition énergétique en Tunisie (TETA) », mené en collaboration avec la GIZ, l’Agence allemande de coopération internationale.

La rencontre s’est déroulée en présence de Nafaa Baccari, directeur général de l’ANME, et Mohamed Khaoued, coordinateur du pôle Énergie et Climat à la GIZ, ainsi que de plusieurs cadres de l’agence et de représentants des secteurs concernés.

L’étude stratégique, réalisée par des experts tunisiens et internationaux, a livré des résultats prometteurs. Elle a notamment analysé les expériences réussies en France et en Allemagne, tout en évaluant le potentiel technique, économique et environnemental de technologies telles que la digestion anaérobie et l’incinération avec récupération d’énergie. Deux études de faisabilité préliminaires ont également été menées dans des entreprises tunisiennes opérant dans les secteurs laitier et agroalimentaire. Ces travaux ont débouché sur l’élaboration d’une stratégie nationale et d’une feuille de route à l’horizon 2050 pour le développement de ce secteur émergent.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du pays d’atteindre plusieurs objectifs clés :

  • Accélérer la transition énergétique grâce à l’intégration de nouvelles sources d’énergie durable ;
  • Améliorer la santé publique en réduisant les impacts environnementaux des décharges ;
  • Attirer les investissements par la mise en place d’un cadre réglementaire favorable ;
  • Renforcer l’économie circulaire en transformant les déchets en ressources énergétiques et économiques.

À travers cette démarche, la Tunisie réaffirme son engagement concret en faveur d’une transition énergétique juste et durable, conjuguant protection de l’environnement, innovation et développement économique, tout en contribuant activement aux efforts internationaux de lutte contre les changements climatiques.

Lire aussi : Tunisie : Le taux d’indépendance énergétique a atteint 50% en 2022 !

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Snapshot – Sidi Bou Said : Même les escaliers du sanctuaire ne sont pas épargnés

14. Oktober 2025 um 09:09

Sidi Bou Said est parfois d’une saleté repoussante et inacceptable. Tous les riverains et les éboueurs de la belle colline vous le diront.

Si des milliers de touristes passent chaque jour par le village, ils ne laissent aucun déchet derrière eux. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour nous autres Tunisiens, qui souillons le village de tous nos détritus jetés partout à même le sol.

Notre photo montre que même les escaliers qui mènent à la grande cour de la mosquée sont jonchés de papiers gras et autres dentelles.

Comment sauver Sidi Bou Said et l’épargner de ces pollutions honteuses ? Pourquoi cette crasse qui s’étale partout y compris sur les versants boisés de la colline ? Jusqu’à quand le silence face à ces incivilités persistantes ?

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2700 T de déchets par jour : le Grand Tunis prépare quatre unités de valorisation

13. Oktober 2025 um 20:00

Submergé par 2700 tonnes de déchets ménagers et assimilés chaque jour, le Grand Tunis s’apprête à franchir un cap décisif.
Le ministère de l’Environnement a annoncé ce lundi la finalisation du cahier des charges et le lancement d’un appel à candidatures pour la création de quatre unités de valorisation des déchets couvrant les gouvernorats de Tunis, Ben Arous, l’Ariana et la Manouba.

Réunis autour du ministre Habib Obeid, les gouverneurs des quatre régions ont validé la vision nationale d’une gestion des déchets fondée sur la valorisation plutôt que sur l’enfouissement.
La zone concernée s’étend sur 2482 km², englobe 38 communes et compte près de 2,9 millions d’habitants, soit un quart de la population tunisienne.
Chaque habitant y produit en moyenne 0,9 kg de déchets par jour, pour un taux de collecte estimé à 85 %.
Mais seule une partie — environ 2300 tonnes par jour — atteint encore le centre d’enfouissement technique de Djebel Chakir, aujourd’hui saturé.

Le projet prévoit l’installation d’unités équipées de technologies de tri mécanisé, de recyclage et de valorisation organique (compostage ou méthanisation), afin de réduire le volume enfoui et de produire de l’énergie ou du compost agricole.
Selon Habib Obeid, cette initiative s’inscrit dans une approche “sociale, économique et verte”, articulée autour de la durabilité, de la création d’emplois locaux et de l’amélioration de la qualité de vie.

Les gouverneurs du Grand Tunis ont salué une démarche “attendue”, face à des décharges qui débordent et à des communes souvent démunies pour assurer une gestion continue.
Mais la réussite du projet dépendra de la transparence des procédures, de la rigueur dans la sélection des investisseurs et du suivi sur le terrain.

Ce programme s’intègre dans la Stratégie nationale 2035-2050 pour une économie circulaire tunisienne.
S’il est mené à bien, il pourrait transformer la manière dont le pays conçoit la propreté urbaine : passer d’une logique de crise à une politique de valorisation durable.
Un défi écologique et politique majeur, à la hauteur d’une métropole où l’équation des déchets est devenue celle de la gouvernance elle-même.

CARACTÉRISTIQUES DE LA ZONE

  • Quantité de DMA générée de 2700T/j ; seulement 2300T sont reçus journalièrement dans le centre d’enfouissement technique de Djebel Chakir.
  • Couvre 4 gouvernorats et 38 communes : Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba
  • 2482 Km² (presque 1,15 % de la superficie du pays)
  • 2,9 millions d’habitants (presque 25 % de la population du pays)
  • Un taux de génération moyen de DMA de 0,9 kg/jour/habitant.
  • Un taux d’efficacité de collecte de 85%

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Tunisie : Transformer les déchets de l’huile d’olive en opportunités vertes

02. Oktober 2025 um 09:57

La Tunisie, leader mondial de l’huile d’olive biologique, participe à un grand projet international qui transforme les déchets issus de la production d’huile en nouvelles ressources utiles. Ce programme, baptisé OLIWA et financé par l’Union européenne, réunit six pays méditerranéens et 25 partenaires, sous la coordination de l’université de Turin.

Quand les déchets deviennent des solutions

Chaque année, la trituration des olives génère des centaines de milliers de tonnes de margines, un effluent dont la charge polluante (DCO) est 100 à 200 fois supérieure à celle des eaux usées domestiques, menaçant les sols et les cours d’eau. Le projet OLIWA vise à renverser cette contrainte en valorisant ces résidus pour l’agriculture, l’énergie et l’industrie.

Parmi les innovations envisagées :

  • nourrir des insectes avec les margines pour produire de la farine destinée à l’élevage ;
  • extraire des composants pour fabriquer des emballages biodégradables ;
  • produire du biogaz en combinant margines et autres déchets agricoles ;
  • créer des additifs naturels pour l’alimentation humaine et animale ;
  • exploiter les polyphénols contenus dans les margines pour des applications dans l’alimentation et la cosmétique, ouvrant un marché à haute valeur ajoutée.

Des bénéfices concrets pour l’agriculture

Des études régionales montrent que l’épandage contrôlé des margines peut augmenter la production d’olives de 35 à 70 % dans les oliveraies non irriguées, soulignant le potentiel agronomique de ce « déchet » transformé en ressource.

Une opportunité stratégique pour la Tunisie

Avec une production annuelle de 220 000 tonnes d’huile d’olive et des exportations générant plus de 350 millions de dollars, la Tunisie renforce sa compétitivité mondiale. La participation au projet OLIWA permet de réduire la pollution, créer de nouvelles filières d’emplois verts, et valoriser un produit-phare de l’agriculture tunisienne.

Au-delà de l’économie et de l’agriculture, OLIWA illustre comment la Tunisie peut devenir un acteur clé de l’innovation durable en Méditerranée, transformant un défi environnemental majeur en opportunités économiques et écologiques tangibles.

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