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Heute — 16. April 2026Haupt-Feeds

L’Italie se dirige-t-elle vers une récession économique?

16. April 2026 um 14:33

Les conséquences de la guerre en Iran continuent de susciter de vives inquiétudes en Italie. Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, plaide en faveur d’une suspension temporaire du Pacte européen de stabilité.

« Nous savons que la Commission européenne répond que cela ne peut se faire qu’en cas de grave récession économique. Je crains que si la situation continue d’évoluer au même rythme, notamment dans le secteur de l’énergie, une grave récession économique ne devienne une réalité », a souligné M. Giorgetti.

La Confindustria, association industrielle italienne, prédit quant à elle que si la guerre en Iran se poursuit, l’Italie sera confrontée à une crise énergétique et n’exclut pas la possibilité d’une interdiction de circulation le dimanche, comme ce fut déjà le cas dans les années 1970. « Nous risquons de connaître la crise énergétique la plus grave de l’histoire ; une intervention immédiate est nécessaire, assortie de mesures de soutien exceptionnelles », insistent les industriels italiens.

Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisions de croissance de la Confindustria étaient loin d’être optimistes : ce centre de recherche estime que le PIB du pays ne progressera que de 0,5 % cette année et que l’inflation atteindra 2,5 %. Si les opérations militaires se prolongent pendant quatre mois, la croissance du produit intérieur brut devrait être nulle, tandis que l’inflation pourrait atteindre 4,3 %.

Il existe cependant une autre approche de cette période particulièrement critique et de l’avenir de l’économie européenne. Elena Beccali, rectrice de l’Università Cattolicadel Sacro Cuore, la plus grande université catholique d’Italie, vient de présenter son nouvel ouvrage au Sénat à Rome. En présence du président du Sénat italien, Ignazio La Russa, elle a affirmé que « la faible productivité du travail en Europe demeure un point qui exige une attention et des efforts accrus. Le rétablissement de la compétitivité reste un pilier essentiel des politiques européennes. Mais pour que l’Europe réussisse, une nouvelle dynamique est également nécessaire, fondée sur la solidarité, afin de préserver la confiance et la cohésion sociale ».

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

16. April 2026 um 13:57

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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Six Français sur dix ont réduit leurs dépenses

16. April 2026 um 11:31

Six Français sur dix déclarent avoir « serré la ceinture » ces dernières semaines en raison de la hausse des prix du carburant, indique un sondage d’ELABE.

Les résultats du sondage de la société ELABE publiés mercredi 15 avril 2025 indiquent entre autres que 37 % des Français interrogés ont renoncé à l’idée de partir en vacances. Tandis que 33 % disent avoir réduit leurs achats et leurs sorties telles que les cinémas, les restaurants, etc. 59 % disent également avoir limité leurs déplacements en voiture. A noter au passage qu’en France, les prix des carburants ont augmenté de 15 % ces trois dernières semaines.

Enfin, concernant les mesures visant à atténuer les conséquences de la crise, 78 % des personnes interrogées se disent favorables à des allégements fiscaux et 72 % à une aide ciblée aux professionnels et aux ménages économiquement plus faibles.

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Les obligations américaines perdent leur « prime de sécurité »

16. April 2026 um 10:16

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’émission croissante d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont elles bénéficient depuis longtemps auprès des investisseurs. Ce qui a un impact négatif sur les obligations d’État dans le monde entier.

Dans son dernier rapport, « Fiscal Monitor », publié mercredi 15 avril, le FMI indique que « l’augmentation de l’offre d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont ces obligations ont traditionnellement bénéficié. Ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt à l’échelle mondiale ».

Selon Bloomberg News, les États-Unis émettent massivement des obligations car leur déficit budgétaire a atteint en moyenne environ 6 % par an ces trois dernières années. Soit un niveau historiquement élevé, sauf en temps de guerre ou de récession économique. Le Bureau du budget du Congrès prévoit que ce déficit important se maintiendra tout au long de la prochaine décennie, d’après l’agence de presse allemande dpa.

L’institution de Bretton Woods souligne le resserrement de l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises AAA et ceux des bons du Trésor comme preuve du déclin de l’attractivité des titres d’État américains. Alors que les spreads sont généralement considérés comme une mesure du risque que les investisseurs sont prêts à accepter chez les emprunteurs d’entreprises, le FMI inverse cette analyse, les considérant plutôt comme une mesure de la prime que les acheteurs sont disposés à payer pour investir dans des bons du Trésor…

Le fonds a présenté un graphique montrant que les marges bénéficiaires des obligations d’entreprises notées AAA sont tombées à environ 35 points de base, après avoir dépassé 55 points de base au début de 2019.

Il a également mis en lumière un autre risque : la dépendance croissante du Trésor américain aux émissions d’obligations à court terme. « Lorsque la dette est concentrée sur des échéances courtes, les gouvernements sont contraints de se refinancer fréquemment. Ce qui accroît leur vulnérabilité aux fluctuations soudaines des conditions de marché ou du sentiment des investisseurs ».

Les avertissements du FMI interviennent trois semaines avant la publication par le Trésor américain de sa dernière déclaration de politique monétaire concernant l’émission de dette américaine.

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Gestern — 15. April 2026Haupt-Feeds

Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit le dispositif contre le trafic de brut libyen

15. April 2026 um 14:31

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mardi 14 avril 2026, un projet de résolution renouvelant jusqu’au 1er août 2027 le régime de sanctions concernant l’exportation illégale de pétrole libyen.

Le projet de texte, rédigé par le Royaume-Uni, renouvelle également le mandat du Groupe d’experts (GdE) du Comité des sanctions de 1970 sur la Libye jusqu’au 15 août 2027.

A cet égard, notons que par sa résolution 2146, le Conseil avait autorisé les États membres à inspecter en haute mer les navires désignés par le Comité des sanctions de 1970 pour avoir facilité l’exportation illégale de pétrole libyen.

La nouvelle résolution 2819 précise la mise en œuvre de mesures de gel des avoirs. Et ce, tout en maintenant par ailleurs le cadre de sanctions existant contre la Libye.

La modification de fond la plus importante concerne l’ajout d’un nouveau paragraphe opérationnel. Celui-ci autorise, sous des conditions strictes, le transfert des actifs bloqués/gelés de l’Autorité libyenne d’investissement (LIA) de certaines institutions financières qui les détiennent (« dépositaires ») à d’autres relevant de la même juridiction (c’est-à-dire du même pays ou d’un pays doté d’un système juridique similaire) dans le seul but de changer de dépositaire et sans possibilité de les utiliser.

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Venezuela : Washington desserre l’étau financier

15. April 2026 um 12:32

Le département du Trésor américain a annoncé mardi 14 avril au soir la levée des sanctions contre la Banque centrale du Venezuela et trois autres banques du pays.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du processus de normalisation progressive des relations entre le Venezuela et les États-Unis. Et ce, suite à l’annonce faite en mars par le département d’État américain de rétablir les relations diplomatiques entre Caracas et Washington, qui avaient été rompues en 2019.

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Prix à la pompe : Lecornu vise les marges, pas les tarifs

15. April 2026 um 10:12

Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement français envisage de reprendre la main sur les marges des distributeurs. Plutôt qu’un gel direct des prix à la pompe, l’exécutif privilégie une intervention ciblée par décret, visant à encadrer les profits réalisés par les acteurs du secteur.

Le gouvernement français a annoncé mardi 14 avril qu’il envisage d’agir sur les prix à la pompe via un décret pour contrôler les marges des distributeurs, notamment dans un contexte de pression inflationniste. Cette mesure vise à assurer une baisse significative des tarifs, en lien avec une politique de stabilisation du coût énergétique pour les consommateurs. Elle pourrait être déclenchée au-delà d’un certain niveau de prix, afin de limiter les effets des fluctuations internationales sur le pouvoir d’achat des consommateurs. L’objectif affiché est de contenir les hausses sans désorganiser totalement le marché.

Les autorités justifient cette approche par la nécessité de trouver un équilibre entre protection des automobilistes et maintien d’un fonctionnement normal de la distribution. Un blocage strict des prix est en effet jugé trop rigide et potentiellement contre-productif.

Du côté des distributeurs, une telle perspective suscite des inquiétudes. Certains acteurs du secteur estiment que l’encadrement des marges pourrait fragiliser leur rentabilité, notamment dans un contexte déjà marqué par des coûts logistiques élevés.

Le projet reste à ce stade à l’étude, mais il s’inscrit dans une série de mesures envisagées pour répondre à la pression croissante liée au coût de l’énergie…

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Washington met fin au répit sur le brut iranien

15. April 2026 um 09:56

Le département du Trésor américain annonce qu’il ne prolongerait pas la levée temporaire de certaines sanctions sur le pétrole iranien. Laquelle avait été décidée le mois dernier. Et ce, dans le but d’atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient sur le marché des hydrocarbures.

« L’autorisation temporaire permettant la vente du pétrole iranien actuellement bloqué en mer expire dans quelques jours. Et elle ne sera pas renouvelée ». C’est ce qu’a écrit le département du Trésor sur son compte X. Il indique poursuivre avec détermination l’opération « Fureur économique » (à l’instar de l’opération militaire « Fureur épique » contre l’Iran), en exerçant une pression maximale sur l’Iran.

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Le FMI alerte sur une très forte inflation mondiale en 2026

15. April 2026 um 09:31

L’économie mondiale entre dans une période de turbulences suite à la guerre au Moyen-Orient. Ainsi prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport « Perspectives de l’économie mondiale » (PEM) rendu public mardi 14 avril. Il y revoit à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse ses prévisions d’inflation. 

Une fois de plus, l’économie mondiale est menacée, cette fois par le déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient, souligne le FMI. En 2025, l’impact négatif de la hausse des barrières commerciales et de l’incertitude accrue a été compensé par une impulsion donnée aux investissements technologiques, une conjoncture économique favorable – notamment un dollar américain plus faible – et des politiques budgétaires et monétaires accommodantes. Le conflit au Moyen-Orient constitue un important facteur de résistance à ces éléments positifs, en raison de son impact sur les marchés des matières premières, les anticipations d’inflation et la conjoncture économique, précise encore le Fonds.

En raison de la forte incertitude, le FMI présente dans son rapport une « prévision de référence » – plutôt que le scénario de base traditionnel – fondée sur l’hypothèse que la guerre sera de durée, d’intensité et d’ampleur limitées. De sorte que les perturbations s’atténueront d’ici mi-2026.

Toutefois, compte tenu de l’évolution rapide de la situation, le rapport envisage des scénarios où le conflit se prolonge ou s’étend. La probabilité que ces scénarios se concrétisent augmente progressivement à mesure que les hostilités et les perturbations qui en découlent se poursuivent.

Selon les prévisions de référence, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2026 et à 3,2 % en 2027. Tout en ralentissant par rapport à son rythme récent d’environ 3,4 % en 2024-2025.

Prévisions de croissance du FMI

Aux États-Unis, après 2,1 % en 2025, ce taux atteindra 2,3 % en 2026 et 2,1 % en 2027.

Dans la zone euro, la croissance devrait ralentir, passant de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026 et 1,2 % en 2027.

Pour l’Allemagne, première économie de la zone euro, le FMI a revu ses estimations à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour 2026 et 2027. Il table désormais sur une croissance de 0,8 % et 1,2 % respectivement; contre seulement 0,2 % en 2025.

En France, deuxième pays le plus important de l’UE, le FMI a revu ses prévisions à la baisse de 0,1 point de pourcentage et de 0,3 point de pourcentage. Et ce, respectivement pour 2026 et 2027, avec une croissance de 0,9 % pour les deux années.

Quant au Royaume-Uni, la croissance devrait ralentir, passant de 1,3 % en 2025 à 0,8 % en 2026.

Concernant la Chine, le Fonds a revu à la baisse ses prévisions pour 2026 de 0,1 point de pourcentage et les a laissées inchangées pour 2027. Plus précisément, il prévoit un ralentissement de la croissance, passant de 5 % en 2025 à 4,4 % en 2026 et à 4 % en 2027.

Le FMI a revu ses prévisions à la hausse de 0,3 point de pourcentage en 2026 et de 0,1 point de pourcentage en 2027 du côté de la Russie.

Dans le même temps, le FMI a revu à la hausse ses prévisions d’inflation mondiale, les portant à 4,4 % pour 2026 et à 3,7 % pour 2027; contre 3,7 % précédemment prévu pour 2026.

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Et si l’once d’or atteignait les 6 000 dollars?

14. April 2026 um 14:42

La banque privée suisse Union Bancaire Privée (UBP) a reconstitué ses positions d’investissement dans l’or. Et ce, après avoir considérablement réduit son exposition suite à la chute des prix provoquée par la guerre en Iran. Ladite banque considère désormais que les perspectives à long terme pour le précieux métal restent solides.

L’UBP explique avoir progressivement réintégré l’or dans les portefeuilles discrétionnaires de ses clients, après avoir réduit son exposition à environ 3 % contre environ 10 % auparavant. Grâce à cette mesure, les positions en or des investisseurs sont désormais « globalement équilibrées ». C’est ce que relève Paras Gupta, responsable de la gestion de portefeuille discrétionnaire en Asie, lors d’un entretien avec la presse, lundi 13 avril.

La banque gérait des actifs clients d’une valeur d’environ 184,5 milliards de francs suisses (environ 233 milliards de dollars) jusqu’à l’année dernière.

Le cours de l’or devrait atteindre 6 000 dollars

En outre, M. Gupta noté, selon Bloomberg, qu’UBP cherche à renforcer davantage ses positions dans l’or. Lesquelles consistent principalement en des fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or; après que ces allocations ont atteint environ 6 % des portefeuilles discrétionnaires. Elle a confirmé son adhésion à ses prévisions selon lesquelles le prix de l’or atteindra 6 000 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Il serait soutenu par des facteurs structurels de la demande. Avec, notamment, les achats des banques centrales et les préoccupations liées aux déficits budgétaires publics.

Parmi les autres raisons figurent l’escalade des tensions géopolitiques et la volatilité à court terme, malgré la tendance à la hausse. Nonobstant ces perspectives positives, le cours de l’or a reculé depuis le début de la guerre. Et ce, sous l’effet des inquiétudes liées à la hausse des taux d’intérêt et aux tensions sur les liquidités qui ont incité les investisseurs à vendre une partie de leurs avoirs pour compenser leurs pertes sur d’autres marchés. Le précieux métal a ainsi perdu environ 10 % de sa valeur depuis le début du conflit. Et plus précisément après l’échec des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran et l’annonce par Washington d’un blocus naval du détroit d’Ormuz.

Cependant, le cours de l’or a encore augmenté d’environ 80 % depuis début 2025. Ce qui témoigne de son attrait persistant en tant que valeur refuge en période d’incertitude.

Risques inflationnistes et impact sur l’or

M. Gupta explique encore que les risques d’inflation se font plus pressants à court terme, en raison de la hausse des prix de l’énergie. Ce qui pourrait exercer une pression temporaire sur les cours de l’or. Il a toutefois souligné que les prévisions macroéconomiques n’indiquent pas que l’économie mondiale entre en récession. En effet, l’opinion d’UBP rejoint les prévisions de plusieurs banques d’investissement internationales. Celles-ci confirment des perspectives positives à long terme pour l’or, notamment ANZ Banking Group et Goldman Sachs.

Par ailleurs, les investisseurs cherchant des opportunités d’achat lors des baisses ont récemment contribué à soutenir les prix. Les avoirs mondiaux de fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or ayant augmenté d’environ 20 tonnes en avril. Après les plus importantes sorties de capitaux mensuelles en cinq ans en mars, indiquent les données de Bloomberg.

A noter que l’UBP est l’une des principales banques privées en matière de gestion de patrimoine, gérant des actifs d’une valeur de plus de 150 milliards de francs suisses. Son retour sur le marché de l’or témoigne d’une confiance accrue dans ses perspectives à long terme. Cette dernière est alimentée par une demande structurelle et des tensions géopolitiques; malgré une volatilité à court terme liée aux risques d’inflation et au resserrement des liquidités. Cette tendance conforte la position de l’or comme valeur refuge de premier plan dans les portefeuilles d’investissement mondiaux.

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Pétrole : vers 150 dollars le baril !

14. April 2026 um 11:26

Selon un cadre expérimenté du marché pétrolier, les prix du pétrole vont être bien plus élevés qu’actuellement. Et ce, si les États-Unis mettent à exécution leur projet de blocus naval du détroit d’Ormuz.

Le prix du Brent a dépassé les 103 dollars le baril lundi 13 avril, après l’échec des négociations du week-end entre Washington et Téhéran. Ce qui aggrave la crise énergétique mondiale et provoque de fortes turbulences sur les marchés. Les forces américaines ont commencé, lundi 13 avril à partir de 16 heures, à appliquer le blocus. Lequel concerne tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.

« Le chiffre que nous avons vu ce matin — 103 dollars, soit une hausse de 8 % — ne reflète absolument pas ce qui pourrait se produire si les États-Unis décidaient de mettre à exécution cette obstruction ». C’est ce qu’a déclaré Jorge Montepeque, PDG d’Onyx Capital Group, à Bloomberg Television. « C’est absurde. Le prix devrait se situer entre 140 et 150 dollars ». Un blocus américain transformerait un conflit régional en un conflit potentiellement mondial. Avec pour conséquence une perte d’approvisionnement pouvant atteindre 12 millions de barils par jour, a-t-il ajouté. Les opérateurs ont jugé « trop extrême » de bloquer les deux rives du détroit. Ce qui explique la relative stabilité des prix durant la séance asiatique.

Selon Montepeque, les prix du pétrole pourraient se maintenir autour de 100 dollars le baril jusqu’à la fin de l’année, si Trump modère certaines de ses actions.

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Les prix du pétrole brut arabe ont atteint des sommets

14. April 2026 um 10:39

Les prix du pétrole brut des pays arabes ont collectivement bondi en mars 2026. Et ce, sous l’effet du déclenchement de la guerre iranienne et de ses conséquences.

Selon les données de l’Energy Research Unit, publiées lundi 13 avril, le prix moyen du pétrole brut Brent a connu une hausse remarquable de 43,6 %, atteignant 99,60 dollars le baril. Alors que parallèlement le pétrole brut West Texas Intermediate subissait un bond similaire de 41 %, à 91 dollars.

Dans le même temps, les contrats à terme connaissent actuellement une dynamique plus forte. Ils se négocient au-dessus de 102 dollars pour le Brent et de 104 dollars pour le pétrole brut américain. C’est la conséquence de l’échec des pourparlers américano-iraniens et de l’annonce par la marine américaine de sa volonté d’imposer un blocus total de la circulation des navires à destination et en provenance d’Iran.

Au niveau arabe, les pétroles bruts Saudi Arabian Light et Kuwaiti Export ont dominé la liste des prix les plus élevés au cours du mois dernier. Et ils se sont également classés en tête de la liste des pétroles bruts arabes les plus chers du panier de l’OPEP.

Prix du panier de l’OPEP

Ainsi, le prix moyen du panier de pétrole brut de l’OPEP a bondi de 71 % en mars, atteignant 116,36 dollars le baril, contre 67,90 dollars le mois précédent. Le pétrole brut d’exportation du Koweït a enregistré la plus forte hausse de prix en pourcentage, bondissant d’environ 86,5 % pour atteindre 124,25 dollars le baril, contre 66,61 dollars le mois précédent.

Selon le rapport de l’OPEP publié lundi (13 avril 2026), le pétrole brut Saudi Arabian Light est arrivé en deuxième position avec une augmentation de plus de 77 %, le prix du baril atteignant 121,29 dollars le mois dernier, après s’être négocié à une moyenne de 68,4 dollars en février 2026. Le pétrole brut Basra Medium irakien a, lui, enregistré une hausse de 76 %, atteignant 117,62 dollars, contre environ 66,77 dollars le mois précédent.

Quant au pétrole brut Murban des Émirats arabes unis, son prix a augmenté de 59,6 %, atteignant 110,86 dollars le baril en mars dernier, contre un prix moyen de 69,45 dollars le mois précédent. Parallèlement, le pétrole brut libyen Es Sider a enregistré une hausse d’environ 46 %, le prix du baril atteignant 103,69 dollars contre 71,14 dollars le mois précédent.

Le prix du pétrole brut algérien Saharan Blend a également augmenté de 41,6 %, atteignant 104,24 dollars, contre environ 73,59 dollars en février 2026.

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L’OTAN ne participera pas au blocus du détroit d’Ormuz

14. April 2026 um 08:10

Les pays membres de l’OTAN ont annoncé, lundi 13 avril, qu’ils ne participeraient pas au plan de Donald Trump d’un blocus du détroit d’Ormuz, proposant plutôt d’intervenir seulement après la fin des hostilités, une décision qui irrite le républicain et exacerbe les tensions au sein de l’alliance.

Trump a déclaré que l’armée américaine collaborerait avec d’autres pays pour bloquer le trafic maritime dans le détroit après que les pourparlers entre Américains et Iraniens n’ont pas permis de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran.

L’armée américaine a précisé par la suite que le blocus ne concernerait que les navires à destination ou en provenance des ports iraniens.

Depuis le début de la guerre le 28 février, l’Iran a largement fermé le détroit à tous les navires, à l’exception des siens. Il cherche à pérenniser son contrôle sur cette voie maritime et envisage d’imposer des droits de passage aux navires qui l’empruntent…

Cependant, les alliés de l’OTAN, dont la Grande-Bretagne et la France, ont indiqué qu’ils ne se laisseraient pas entraîner dans le conflit en rejoignant le blocus, soulignant au contraire qu’ils travaillaient à une initiative visant à ouvrir cette voie maritime, par laquelle transite habituellement environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Pression

« Nous ne soutenons pas le blocus, a déclaré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, à la BBC. Ma décision est on ne peut plus claire : quelles que soient les pressions – et elles ont été considérables –, nous ne nous laisserons pas entraîner dans une guerre ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a informé les gouvernements européens que Trump souhaitait des engagements concrets pour sécuriser le détroit d’Ormuz, selon des diplomates cités par Reuters. L’OTAN pourrait jouer un rôle dans le détroit si ses 32 membres acceptaient de mettre en place une mission.

Plusieurs pays européens ont annoncé être prêts à participer, mais seulement après une cessation durable des hostilités et un accord avec l’Iran garantissant que leurs navires ne seront pas attaqués.

La France organisera une conférence avec la Grande-Bretagne et d’autres pays afin de créer une mission multinationale visant à rétablir la navigation dans le détroit, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron sur X. « Cette mission strictement défensive, distincte de celles impliquées dans le conflit, sera déployée dès que les conditions le permettront », a ajouté Macron…

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Les États-Unis officialisent le blocus du détroit d’Ormuz

13. April 2026 um 16:31

Les États-Unis ont officiellement mis en œuvre cet après-midi du mardi 13 avril un blocus maritime dans le détroit d’Ormuz. Il marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions avec l’Iran. De même qu’il suscite de vives inquiétudes à l’échelle internationale.

Décision stratégique annoncée par Donald Trump, ce verrouillage partiel de l’un des passages maritimes les plus cruciaux au monde vise à restreindre les capacités de navigation iraniennes et à accentuer la pression sur Téhéran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, constitue en effet une artère vitale pour le commerce énergétique international. Ce blocus est donc une décision lourde de conséquences.

Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz est emprunté chaque jour par des dizaines de navires transportant hydrocarbures et marchandises. Toute entrave à la circulation dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques et financiers mondiaux.

Avec ce blocus, Washington entend envoyer un signal fort, dans un contexte de tensions persistantes avec Iran. Les autorités américaines justifient cette décision par des impératifs de sécurité maritime et de contrôle des flux stratégiques dans la région.

Cependant, cette initiative suscite des réactions contrastées à travers le monde. Plusieurs pays redoutent une escalade militaire dans une région déjà instable. Tandis que les acteurs économiques s’inquiètent des conséquences sur les prix de l’énergie et la stabilité des approvisionnements.

Par ailleurs, les marchés pétroliers, particulièrement sensibles à toute perturbation dans le Golfe, pourraient rapidement réagir à cette nouvelle donne. Une hausse des prix du brut est redoutée, si la situation venait à se détériorer davantage.

En instaurant ce blocus, les États-Unis prennent le risque d’un engrenage difficile à maîtriser. L’Iran pourrait répondre par des mesures de rétorsion, accentuant encore la volatilité régionale et internationale.

Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz redevient plus que jamais un point de friction majeur, au cœur des rivalités géopolitiques contemporaines et des équilibres énergétiques mondiaux.

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 Crise mondiale : le FMI et la Banque mondiale sous pression

13. April 2026 um 12:03

Les plus hauts responsables économiques du monde se réunissent à Washington pour participer aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Lesquelles se tiendront du 13 au 18 avril. Ces réunions se déroulent cette année sous l’ombre pesante de la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué un choc majeur pour l’économie mondiale.

De hauts responsables du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ont récemment annoncé qu’ils revoyaient à la baisse leurs prévisions de croissance mondiale. De même qu’ils révisaient à la hausse leurs estimations d’inflation en raison de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Tout en avertissant que les marchés émergents et les pays en développement seraient les plus durement touchés par la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

En effet, les estimations de référence de la Banque mondiale prévoient que la croissance des marchés émergents et des économies en développement devrait atteindre 3,65 % cette année; contre 4 % prévus en octobre 2025. Toutefois, un ralentissement supplémentaire à 2,6 % n’est pas exclu si le conflit se prolonge. L’inflation dans ces pays devrait désormais atteindre 4,9 % en 2026; contre 3 % dans les estimations précédentes. Elle pourrait grimper jusqu’à 6,7 % dans le pire des scénarios.

Le FMI a averti que 45 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir d’insécurité alimentaire aiguë si la guerre se poursuit et continue de perturber les livraisons d’engrais en provenance du détroit d’Ormuz.

L’institution de Bretton Woods a indiqué s’attendre à être sollicitée pour répondre à des demandes d’aide d’urgence immédiate de 20 à 50 milliards de dollars en faveur des pays à faible revenu et importateurs d’énergie. La Banque mondiale a quant à elle déclaré pouvoir mobiliser environ 25 milliards de dollars via ses instruments de réponse aux crises dans l’immédiat et jusqu’à 70 milliards de dollars en six mois si nécessaire.

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Toutefois, les économistes exhortent les gouvernements à n’utiliser que des mesures ciblées et temporaires pour atténuer les problèmes que la hausse des prix du carburant cause à leurs citoyens. Car des mesures plus larges pourraient encore aggraver l’inflation. « Le leadership est essentiel et nous avons déjà traversé des crises », a déclaré Ajay Banga, président de la Banque mondiale, à Reuters. « Mais celle-ci est un choc pour le système », poursuit-il.

Les pays sont désormais appelés à trouver un équilibre difficile. A savoir : maîtriser l’inflation tout en surveillant la croissance et le défi à long terme que représente la création d’emplois suffisants pour les 1,2 milliard de personnes qui atteindront l’âge de travailler dans les pays en développement d’ici 2035.

Il n’existe aucun consensus au monde sur quoi que ce soit

Le FMI et la Banque mondiale sont également confrontés à un contexte mondial très différent, marqué par de fortes tensions entre les États-Unis et la Chine — les deux plus grandes économies mondiales — et par les difficultés rencontrées par le G20 pour coordonner une réponse commune. Les États-Unis assurent actuellement la présidence tournante du G20, qui comprend également la Russie et la Chine; mais en ont exclu un autre membre : l’Afrique du Sud.

« Vous essayez de fonctionner par consensus et actuellement il n’y a de consensus dans le monde sur rien », a déclaré Josh Lipsky, responsable des affaires économiques internationales au Conseil atlantique. « C’est un message aux créanciers. Ils ne doivent pas abandonner les pays en difficulté. Ces derniers bénéficieront du soutien des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Le choc actuel n’est pas comparable à la pandémie; nous pouvons le gérer », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Till Svenstrup, ancien haut fonctionnaire du département du Trésor américain et actuellement au Center for Global Development, a déclaré que de nombreuses économies émergentes et en développement sont entrées dans cette crise dans un état pire qu’il y a quelques années. Et ce, avec des réserves plus faibles, une dette plus vulnérable et des réserves de change plus faibles. « Nous avons besoin que cette crise serve de catalyseur pour que les actionnaires du FMI revoient sérieusement la manière dont le Fonds soutient les pays vulnérables, en reconnaissant que nous assisterons à d’autres chocs mondiaux », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas leur demander de sacrifier leur croissance et leur développement pour reconstituer leurs réserves ».

Martin Samuelsen, ancien stratège en chef du FMI et aujourd’hui membre de l’Atlantic Council, partage cet avis. Il estime que le FMI devrait collaborer avec les pays donateurs pour accélérer la restructuration de la dette des emprunteurs et les sortir du cycle de l’endettement. Il souligne que les nouveaux prêts devraient être conditionnés à une feuille de route crédible en matière de réduction de la dette.

De son côté, Eric Pelowski, vice-président de la Fondation Rockefeller, a affirmé que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure devront payer deux fois plus d’argent au titre du service de la dette en 2025 qu’avant la pandémie. Ce qui réduira les financements alloués à l’éducation, à la santé et à d’autres programmes sociaux essentiels. La moitié de ces pays sont désormais en situation de crise de la dette ou au bord de celle-ci; contre un quart il y a quelques années.

« La guerre au Moyen-Orient menace toute reprise intervenue depuis la pandémie de la Covid-19 ou la guerre en Ukraine. De même qu’elle maintient des pays qui luttent déjà pour éviter la faillite, prisonniers d’un cercle vicieux de dette, de croissance et d’investissement à long terme », a-t-il conclu.

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Hongrie : Magyar met fin à 16 ans de règne d’Orbán

13. April 2026 um 10:06

La victoire de l’opposition en Hongrie, dimanche 12 avril, devrait avoir des répercussions internationales, annonçant des développements politiques importants dans toute l’Europe, soulignent les observateurs.

Viktor Orbán, qui a dirigé la Hongrie quasiment sans partage pendant 16 ans, avant même l’annonce des résultats, a contacté son adversaire, Péter Magyar, chef du parti Tisza (53,45 % des suffrages), pour reconnaître sa défaite et celle de son parti, le Fidesz (37,92 %).

Il s’agit d’une victoire impressionnante pour un parti de centre-droit fondé il y a seulement deux ans, qui porte également un coup dur aux mouvements populistes nationalistes, non seulement en Hongrie, et peut-être même plus largement en Europe.

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Après les annonces de Trump sur Ormuz, le dollar grimpe

13. April 2026 um 09:59

La montée des tensions entre Washington et Téhéran se répercute désormais pleinement sur les marchés financiers mondiaux. Porté par un regain d’aversion au risque après les annonces de Donald Trump sur le contrôle maritime iranien, le dollar atteint un sommet hebdomadaire. Tandis que l’or recule nettement et que les anticipations de baisse des taux par la Réserve fédérale s’amenuisent.

Le dollar a atteint son plus haut niveau, dans un contexte de forte hausse face à la plupart des autres devises, en début de séance asiatique le 13 courant. Et ce, suite à l’échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran et à la volonté de la marine américaine de prendre le contrôle du trafic maritime dans les ports iraniens.

L’indice du dollar américain, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de six devises, a progressé de 0,5 % pour atteindre 99,187, son plus haut niveau depuis le 7 avril.

L’euro a reculé de 0,5 % à 1,1667 dollar. Tandis que la livre sterling a baissé de 0,6 % à 1,3383 dollar. Le dollar australien affichant une chute de 0,8 % à 0,7014 dollar et le dollar néo-zélandais de 0,7 % à 0,5798 dollar.

Notons que Donald Trump a déclaré, dimanche 12 avril, que la marine américaine commencerait à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, dans l’après-midi du mardi 13 courant; après que les négociations avec l’Iran se sont soldées par un échec.

« Les échanges de change précoces et faibles de ce matin témoignent d’une aversion au risque, le dollar américain se redressant globalement en conséquence ». Ainsi écrivent les analystes de Westpac, dans une note de recherche.

Les prix de l’or chutent de plus de 1 % en raison de la hausse du dollar

De leur côté, les cours de l’or ont chuté à leur plus bas niveau en près d’une semaine sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis qu’une forte hausse des prix de l’énergie a exacerbé les inquiétudes concernant l’inflation et a tempéré les espoirs que la Réserve fédérale (la Banque centrale américaine) baisse les taux d’intérêt cette année… Les opérateurs estiment désormais qu’il y a peu de chances que les taux d’intérêt américains baissent cette année. Car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus large et de limiter la marge de manœuvre en matière d’assouplissement monétaire.

A cet égard, relevons qu’avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que la Réserve fédérale américaine abaisse ses taux d’intérêt à deux reprises cette année.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 1,9 % sur le marché au comptant à 74,45 dollars l’once, le platine a baissé de 1,3 % à 2 019,35 dollars; tandis que le palladium a progressé de 0,7 % à 1 531,50 dollars.

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Ormuz sous contrôle : le pétrole s’envole, la guerre des nerfs s’intensifie

13. April 2026 um 09:34

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient franchissent un nouveau seuil critique. L’annonce par Donald Trump d’un blocus du trafic du détroit d’Ormuz a provoqué un choc immédiat sur les marchés : le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars le baril; tandis que le dollar se renforce, signe d’une aversion accrue au risque et d’un retour à une économie de crise énergétique.

Les prix du pétrole ont dépassé ce lundi les 100 dollars le baril. Alors que la marine américaine se préparait à prendre le contrôle du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Une mesure qui pourrait limiter les exportations de pétrole iranien, après l’échec des négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 7,01 dollars, soit 7,36 %, pour atteindre 102,21 dollars le baril à 4 h 06 GMT. Et ce, après avoir clôturé en baisse de 0,75 % vendredi 10 avril. De son côté, le prix du pétrole brut américain West Texas Intermediate a atteint 104,87 dollars le baril. Soit une augmentation de 8,30 dollars, ou 8,59 %; après avoir chuté de 1,33 % lors de la séance précédente.

Lire aussi : La facture énergétique pénalisera l’économie

Marki Saul Kavonic, responsable de la recherche énergétique chez MST, a déclaré : « Le marché est désormais largement revenu à ses conditions d’avant le cessez-le-feu, à ceci près que les États-Unis bloqueront également les flux iraniens restants, qui peuvent atteindre 2 millions de barils par jour, transitant par le détroit d’Ormuz. »

Il a ajouté que les prix du pétrole et de l’essence pourraient rester élevés jusqu’aux élections de mi-mandat en novembre, reconnaissant ainsi, fait rare, les répercussions politiques potentielles de la décision de Trump d’attaquer l’Iran il y a six semaines.

Le commandement central américain (CENTCOM) a déclaré dans un communiqué sur X que le blocus « sera appliqué de manière impartiale aux navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d’Oman ».

Selon Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, cette mesure paralyserait de fait l’approvisionnement en pétrole iranien, obligeant les alliés et clients de Téhéran à exercer les pressions nécessaires pour rouvrir la voie maritime…

Les données de transport maritime du London Stock Exchanges Group ont révélé que les pétroliers évitent le détroit d’Ormuz en prévision de la prise de contrôle du détroit par les États-Unis.

Dimanche, l’Arabie saoudite a annoncé avoir rétabli sa pleine capacité de production pétrolière via l’oléoduc Est-Ouest à environ 7 millions de barils par jour, quelques jours après avoir fourni une évaluation des dégâts causés au secteur énergétique.

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La guerre en Iran fait bondir l’inflation aux États-Unis

11. April 2026 um 14:16

Comme prévu par les analystes, l’inflation aux États-Unis a connu une forte hausse en mars 2026, l’indice s’établissant à 3,3 %, contre 2,4 % en février, soit la plus forte augmentation en près de quatre ans, la guerre avec l’Iran ayant fait exploser les prix de l’essence.

La forte hausse des prix est largement due au fait que la guerre en Iran a fait exploser les coûts de l’énergie et a éloigné davantage la Réserve fédérale américaine de son objectif d’inflation, selon les données publiées vendredi 10 avril.

L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,9 % au cours du mois, portant le taux d’inflation annuel à 3,3 %, sous l’effet d’une forte hausse de 10,9 % des coûts de l’énergie. La hausse des prix du carburant est responsable de près des trois quarts de l’augmentation mensuelle.

Cependant, la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui n’inclut pas les prix de l’énergie et de l’alimentation, a enregistré une légère hausse de 0,2 % sur le mois et de 2,6 % sur l’année, en dessous des prévisions.

Les prix des biens de consommation courante, hors alimentation et énergie, ont légèrement augmenté de 0,1 % pour le deuxième mois consécutif. Les prix des voitures d’occasion ont baissé pour le quatrième mois consécutif. Le coût des produits alimentaires a baissé de 0,2 % en raison de la diminution des prix de la viande, des produits laitiers et des œufs. Bloomberg estime qu’il pourrait s’écouler jusqu’à un an avant que la hausse du coût des engrais n’ait un impact sur l’indice des prix à la consommation.

Le coût des services, hors énergie, a augmenté de 0,2 % en mars. Les tarifs aériens ont progressé de 2,7 %. Un autre indice des services, suivi de près par les responsables de la Réserve fédérale et excluant le logement et l’énergie, a également augmenté de 0,2 %, soit le rythme le plus faible de l’année. Les prix de l’immobilier, qui constituent la part la plus importante de cet indice, ont progressé de 0,3 %.

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