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L’édito de Hédi Mechri – UGTT/État : vers un nouveau pacte social pour relancer l’économie ?

11. April 2026 um 06:00

Qui peut vouloir porter atteinte à l’UGTT et l’anéantir ? Il n’est à craindre que ce ne soit l’UGTT elle même. Inutile de revenir sur les péripéties et les contradictions qui l’ont minée de l’intérieur, au risque de la faire imploser. L’amendement aventureux du règlement intérieur qui avait fait sauter le verrou de plafond de deux mandats des instances dirigeantes a mis le feu aux poudres. Si l’UGTT voulait se saborder et signer son arrêt de mort, elle ne se serait pas prise autrement.

L’organisation salariale, la centrale-phare du monde arabo-africain, qui fut sans doute l’unique modèle d’exercice démocratique, avait pris le risque d’un suicide collectif en reniant son propre ADN. La mesure était on ne peut plus controversée, parce que contraire à l’esprit et à la lettre d’une centrale ouvrière bâtie sur l’idée d’un contre-modèle, d’un contrepoids des régimes politiques aux velléités autoritaires.

Tout au long des trois dernières années, l’UGTT a perdu de sa cohérence, de sa crédibilité et de sa puissance. L’estocade finale lui a été portée par l’Etat, qui l’a privée, le plus légalement du monde, d’une ostentatoire manne financière au titre des versements directs des « cotisations » des employés des institutions étatiques, comme s’il s’agissait d’un impôt spécial prélevé au profit de la centrale ouvrière.

 

Les pères fondateurs, Hached, Tlili et Achour, doivent se retourner dans leurs tombes. Contestée, divisée et affaiblie de l’intérieur, marginalisée et mise sous embargo de l’extérieur, l’UGTT partait en vrille. Elle a, tout au long de ces trois dernières années, perdu de sa cohérence, de sa crédibilité et de sa puissance. L’estocade finale lui a été portée par l’Etat, qui l’a privée, le plus légalement du monde, d’une ostentatoire manne financière au titre des versements directs des « cotisations » des employés des institutions étatiques, comme s’il s’agissait d’un impôt spécial prélevé au profit de la centrale ouvrière.

Il est peu probable – à moins d’un retour à la situation antérieure – que le recours aux cotisations volontaires individuelles puisse assurer ne serait-ce que le minimum vital pour la sur vie de la centrale. L’argent, il est vrai, est le nerf de la guerre. L’ennui est qu’en l’espèce, le tarissement des sources de financement ne signifie pas la fin de l’histoire. Il ne mettra pas le pays à l’abri de l’irruption d’une guérilla syndicale aux capacités de nuisance très préjudiciables pour l’économie nationale et pour le pays. Dieu merci, on n’en est pas là aujourd’hui. Et on est fondé d’envisager d’autres scénarios que celui du pire qui hantait, il y a peu, les murs de la centrale ouvrière. Elle n’avait jamais paru aussi menacée dans son existence. Sans visibilité et sans ligne directrice, elle avançait à tâtons, au gré de circonstances pour le moins difficiles. Elle manquait d’autant plus d’assurance, qu’elle avait dégradé ses rapports avec le reste de la population et abîmé son image dans le pays.

L’arrogance des syndicats de l’éducation nationale, qui ont pris en otage le pays, l’indifférence des agents paramédicaux et des salariés du transport qui n’hésitaient pas à débrayer à tout bout de champ au grand désarroi des usagers, ont laissé des traces et des lésions chez les parents d’élèves et chez les contribuables. L’UGTT, dans toutes ses composantes (la direction n’avait plus de prise sur elles), avait présumé de sa force, notamment à l’occasion de l’éclipse et de l’effacement de l’Etat. Elle n’était plus dans son rôle, au sens historique du terme.

 

L’UGTT, dans toutes ses composantes (la direction n’avait plus de prise sur elles), avait présumé de sa force, notamment à l’occasion de l’éclipse et de l’effacement de l’Etat. Elle n’était plus dans son rôle, au sens historique du terme.

 

Elle avait outrepassé sa mission de contre-pouvoir pour s’ériger en véritable détenteur du pouvoir dans la fonction publique et les entre prises d’Etat. Elle est restée sous l’emprise de la vieille idée du siècle dernier d’un syndicalisme relégué aujourd’hui dans le musée de l’histoire. L’offensive syndicale tous azimuts de la décennie écoulée, au-delà des revendications qui pouvaient paraître tout aussi légitimes qu’excessives, a freiné l’élan du pays et ruiné l’espoir de développement des entreprises publiques. Là où la puissance syndicale a pu exercer son hégémonie et son diktat – autant dire dans l’ensemble des entreprises publiques, hier figures de proue de notre économie -, l’herbe ne pousse plus.

Les courbes de productivité et de compétitivité y sont au plus bas, sous l’avalanche de recrutements et d’octroi de salaires que rien ne justifie. Les profits qui alimentaient les caisses de l’Etat ont cédé la place au cumul des déficits et des dettes. L’investissement n’est même plus une simple option. La croissance et le développement ne sont plus à l’ordre du jour. L’agitation permanente portée à son plus haut niveau par l’UGTT a été au final contre-productive, elle n’aura servi qu’à dégrader les fondamentaux de l’économie, tout en abîmant l’image de la centrale ouvrière. Elle n’était pas de nature à susciter des avancées économiques et sociales.

Grisée par le pouvoir, l’UGTT a laissé passer le train du changement qui l’aurait propulsée au rang de partenaire incontournable. Au lieu de quoi, elle s’est laissé entraîner dans un état quasi conflictuel avec le nouveau pouvoir en place. A mesure que l’étau se resserrait, que les pressions et les difficultés prenaient une plus grande résonance, la centrale ouvrière, à travers ses différentes structures, affichait des postures et des gesticulations qui jetaient de l’huile sur le feu. De quoi approfondir les raisons d’une crise systémique qui a pour effet de déstabiliser ses centres de décision, sa chaîne de commandement et la cohésion du groupe dirigeant. Les cadres syndicaux étaient déboussolés, les adhérents ne savaient plus à quel saint se vouer. Le démon numide refait surface. Les luttes fratricides menaçaient d’effondrement la doyenne des centrales syndicales arabes et africaines. Celle-ci n’a pas vu venir le changement qui a révolutionné l’univers du travail. Elle ne voyait pas le monde qui arrivait, elle ne mesurait pas non plus les conséquences de la révolution technologique sur les conditions de vie, de travail et d’action syndicale.

L’UGTT, plutôt que de s’adapter au nouveau monde, cherchait à tout prix à s’accrocher à l’ancien via le terreau de la fonction publique et des entreprises d’Etat. Il y a pourtant longtemps que les cols bleus ne dominent plus la classe ouvrière. La tertiarisation des activités, l’envolée de la financiarisation de l’économie, ailleurs plus qu’ici, ont changé la donne, sans que l’UGTT y prête attention et y prenne garde. La parcellisation du travail, le développement du travail à distance, la forte mobilité du personnel – toutes compétences confondues -, l’irruption dans notre vie des technologies émergentes, de l’intelligence artificielle ont brisé en plusieurs endroits la chaîne de solidarité ouvrière.

 

Plutôt que de s’adapter au nouveau monde, la centrale syndicale cherchait à tout prix à s’accrocher à l’ancien via le terreau de la fonction publique et des entreprises d’Etat. Il y a pourtant longtemps que les cols bleus ne dominent plus la classe ouvrière.

 

Le syndicalisme à l’ancienne du type du 20ème siècle a vécu. L’action syndicale dans une économie ouverte doit impérativement s’inscrire dans le mouvement de la mondialisation. Le basculement géopolitique en cours n’y changera pas grand-chose. La dérive des continents sous l’effet de la tectonique des plaques Nord-Sud en modifiera la forme, mais ne changera rien quant au fond. Une mondialisation rénovée, plus régionalisée, de proximité, entre amis pour ainsi dire, est en train de se dessiner tout à l’avantage de notre pays. La Tunisie a toutes les chances de se positionner dans la recomposition des nouvelles chaînes d’approvisionnement de valeur, profitant ainsi de notre proximité de l’Europe. L’UGTT doit pouvoir évoluer sur une ligne de crête, se focaliser sur un point d’équilibre entre droit des travailleurs et attractivité du site Tunisie. Elle doit repenser son mode de fonctionnement et ses modalités de lutte, se réinventer pour se donner un avenir qui ne soit pas pure illusion.

Moralité : le syndicalisme n’est pas mort, il ne doit pas mourir et disparaître. Mais il doit muter. Et s’impliquer autrement dans le vécu national, dans la vie sociale et professionnelle. En conscience et en responsabilité. Le pays a besoin d’un syndicat ouvrier fort, représentatif, crédible, ouvert sur le monde. En cohérence et en ligne avec les exigences de compétitivité et des responsabilités sociales et environne mentales des entreprises. Un syndicat qui a droit au chapitre national, capable de développer une vision d’avenir, un projet de société et un programme d’action qui ne soit pas en conflit avec l’impératif d’émergence économique, financière et sociale. Le temps presse et ne joue pas en notre faveur. Mettre fin au déclassement du pays et amorcer au plus vite le redressement de l’économie en ces temps de marasme mondial sont une ardente obligation. Une nouvelle page s’ouvre avec l’émergence de la nouvelle direction issue du récent congrès quasiment fondateur.

Portée par sa longue histoire, par son passé militant, par la qualité de ses cadres enseignants universitaires, par celles et ceux qui sont au service des services publics, elle est en capacité de gérer et de maîtriser le changement. La puissance publique ne pouvait rêver meilleure configuration. Le nouveau bureau exécutif, qui s’affirme hostile à toute forme d’affrontement stérile, affiche haut et fort sa volonté de concertation et de dialogue. Signe d’un syndicalisme d’avant-garde, soucieux autant d’équité dans le partage de la valeur ajoutée que de l’impératif d’efficacité économique. Il est dans son rôle quand il s’oppose à la baisse du pouvoir d’achat, aux inégalités sociales et régionales, à la dégradation de l’air et de l’environnement.

 

… Un syndicat qui a droit au chapitre national, capable de développer une vision d’avenir, un projet de société et un programme d’action qui ne soit pas en conflit avec l’impératif d’émergence économique, financière et sociale. Le temps presse et ne joue pas en notre faveur. Mettre fin au déclassement du pays et amorcer au plus vite le redressement de l’économie en ces temps de marasme mondial sont une ardente obligation. Une nouvelle page s’ouvre avec l’émergence de la nouvelle direction issue du récent congrès quasiment fondateur.

 

L’UGTT, nouvelle saison, n’aura aucune peine à revenir à ses fondamentaux originels tout en changeant de mode opératoire, repenser son propre logiciel de pensée et d’action, regarder devant plutôt que loin derrière. Elle a été et doit rester un espace de liberté, de pratique démocratique et de droits humains.

D’un mot, un acteur central dans le mode de régulation et de justice sociale. La bonne nouvelle est que la direction de l’UGTT, sous la houlette du nouveau SG, Slaheddine Selmi, se dit ouverte au dialogue et à la concertation. Elle appelle de ses vœux la réactivation du contrat social et serait favorable à un pacte de croissance. Autant de signes et de gestes qui doivent accélérer le dégel et la fonte des glaces entre la centrale ouvrière et le pouvoir exécutif. L’Etat ne pouvait rêver meilleure situation : le pays doit pouvoir profiter de cet alignement des planètes pour sortir de l’ornière. Le moment est venu pour réinventer le dialogue national entre le pouvoir et l’organisation ouvrière relégitimée, fort représentative, ouverte au dialogue, en rupture avec le raidissement du passé. C’est l’heure de déterrer la hache de guerre, l’ultime heure de se convaincre, d’un côté comme de l’autre, de la nécessité d’un syndicat ouvrier, responsable, reconnu et respecté par sa base. Le voir ou – qu’à Dieu ne plaise, le faire disparaître, cela revient à ouvrir la boîte de Pandore, à libérer la voie à l’agitation et à l’instabilité permanentes, à l’irruption des « coordinations » qui ont sévi dans les champs pétroliers et dans le bassin minier du sud tunisien. Ces mouvements « spontanés », incontrôlés et incontrôlables n’ont d’autre vocation que de semer le désordre et le chaos.

L’Etat a besoin de partenaires sociaux indépendants, libres de toute interférence pour construire de nouveau la confiance, l’apaisement et la sérénité dont le pays a besoin. Sans quoi, il faut se préparer au pire. Et le pire n’est jamais exclu.

 

Le moment est venu pour réinventer le dialogue national entre le pouvoir et l’organisation ouvrière relégitimée, fort représentative, ouverte au dialogue, en rupture avec le raidissement du passé. C’est l’heure de déterrer la hache de guerre, l’ultime heure de se convaincre, d’un côté comme de l’autre, de la nécessité d’un syndicat ouvrier, responsable, reconnu et respecté par sa base.

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Khaled Dabbabi : « L’UGTT face à une crise de crédibilité et à un modèle économique dépassé »

10. April 2026 um 16:34

L’UGTT dispose d’un nouveau bureau exécutif. Mais pour Khaled Dabbabi, enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiques, interrogé par L’Économiste Maghrébin, cela ne suffit pas. Selon lui, l’UGTT se trouve aujourd’hui prise en étau entre le pouvoir politique et une économie prisonnière d’un modèle vieux de soixante ans. Dès lors, estime-t-il, la question n’est plus de savoir qui dirige l’organisation, mais ce qu’elle a encore à dire.

Khaled Dabbabi inscrit d’emblée le débat dans un contexte difficile et plus large : celui d’une économie tunisienne engluée dans une crise profonde depuis des années, voire des décennies. Pour l’enseignant-chercheur, l’enjeu central est de déterminer si l’UGTT parviendra à retrouver son rôle de contre-pouvoir et à assumer pleinement sa fonction de négociateur social et de défenseur des droits des salariés.

Il rappelle que, même avant l’installation de l’autorité actuelle, l’UGTT a toujours fait preuve de retenue sur ce qu’il considère comme une priorité absolue : la réforme structurelle du modèle économique tunisien, hérité des années 1960 et 1970, devenu inapte à répondre aux aspirations des Tunisiens ainsi qu’aux réalités économiques, sociales et géopolitiques mondiales.

Khaled Dabbabi évoque plusieurs chantiers urgents : la réforme des entreprises publiques, la modernisation du cadre juridique et législatif de l’investissement, la réforme et la numérisation de l’administration, ainsi qu’un système fiscal qu’il juge trop lourd. Il dénonce par ailleurs ce qu’il qualifie de « bricolage » : chaque année, un dialogue social est engagé, débouchant sur des augmentations salariales « chétives », dans un contexte d’inflation qui les dépasse largement. Autant de mesures palliatives visant à apaiser les tensions, plutôt qu’à amorcer une transformation en profondeur du système économique tunisien.

Une crise de crédibilité appelant un renouvellement en profondeur

Comme l’ensemble des corps intermédiaires, l’UGTT souffre, selon lui, d’une crise de crédibilité auprès de ses affiliés. À l’instar des partis politiques et du tissu associatif, la centrale syndicale a été fragilisée par un climat politique ayant contribué à diaboliser ces structures, accusées de clientélisme et d’un éloignement croissant des aspirations réelles des citoyens.

Pour Khaled Dabbabi, le renouvellement attendu dépasse largement le cadre organisationnel. Il ne s’agit pas seulement de tenir un congrès ou d’élire un nouveau bureau exécutif, mais de repenser simultanément le discours, la stratégie de communication et les figures qui incarnent la parole de l’organisation. Cela suppose notamment l’émergence d’une nouvelle génération de représentants, plus jeunes, porteurs d’un discours ancré dans les préoccupations concrètes des affiliés.

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UGTT : Mesures d’austérité et appel à l’unité face aux difficultés financières

01. April 2026 um 17:00

Le bureau exécutif national de l’UGTT, élu lors du 26e congrès, s’est réuni pour la première fois mercredi soir au siège central, sous la présidence de son secrétaire général, Seleheddine Selmi, et en présence de tous ses membres.

Selon Echaab News, l’organe du syndicat, les participants ont approuvé les décisions suivantes à l’issue de l’examen de l’ordre du jour :

Création d’une commission d’experts et de syndicalistes chargée d’élaborer un plan stratégique face aux difficultés financières.

Suspension de l’indemnité spécifique des membres du bureau exécutif national.

Cession par le secrétaire général de sa voiture de fonction, afin de renflouer les caisses de l’organisation.

Réaffirmation du dialogue social comme unique levier pour relever les défis économiques et sociaux.

Appel aux syndicalistes à renforcer la solidarité et l’unité pour défendre les intérêts des travailleurs intellectuels, manuels et de tous les ouvriers du pays.

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CPG : l’UGTT sonne le tocsin

30. März 2026 um 14:54

La Fédération générale des travailleurs des mines, affiliée à l’UGTT, a publié un communiqué. Il met  en cause la « responsabilité directe du gouvernement dans la détérioration accélérée de la Compagnie des phosphates de Gafsa ». Tout en avertissant que l’entreprise approche d’un « point de non-retour » menaçant l’un des piliers de l’économie tunisienne.

Le bureau exécutif de la Fédération dénonce l’absence de vision gouvernementale claire, des retards de paiement envers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une dégradation des infrastructures et une production à ses niveaux les plus bas depuis des décennies. Il impute ces défaillances à un « choix politique suspect » visant, estime-t-il, à laisser le service public se dégrader progressivement.

La Fédération appelle le gouvernement et la présidence de la République à assumer leurs responsabilités. De même qu’à mettre en place un plan de sauvetage national d’urgence, avertissant que « le moment historique ne saurait tolérer davantage d’attentisme ».

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Crise au sein de l’UGTT : le secrétaire général démissionne sur fond de désaccord sur la date du congrès

24. Dezember 2025 um 10:50

Un vif différend a eu lieu, il y’a une semaine, autour d’une suggestion visant à reporter le congrès électif de l’Union Générale Tunisienne du Travail à 2027. Cette démarche a été défendue par neuf membres du bureau exécutif, tandis que le secrétaire général a insisté pour que le congrès se tienne à la date prévue (fixée pour mars 2026).

Face à la persistance des membres précités dans leur position, contraire aux orientations de la majorité des syndicalistes, le secrétaire général a quitté la réunion. Depuis, il suit les évolutions depuis le siège de l’Union maghrébine, sans regagner son bureau, jusqu’à ce qu’il dépose officiellement sa démission auprès du bureau d’ordre.

Cette démission demeure toutefois en suspens, en attendant son passage par les procédures structurelles prévues par le règlement intérieur, à savoir sa présentation devant la commission de discipline et son examen par le bureau exécutif ou le conseil administratif.

Source syndicale 

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UGTT : Noureddine Taboubi jette l’éponge

23. Dezember 2025 um 13:20

Un tournant majeur semble se dessiner au sein de l’Union générale tunisienne du travail. Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a présenté sa démission ce mardi, a annoncé le secrétaire général adjoint de l’organisation et son porte-parole, Sami Tahri, selon ce qu’a rapporté l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

D’après les mêmes sources, cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions et de divergences persistantes au sein des structures dirigeantes de l’UGTT.

Des désaccords internes qui se seraient accentués ces dernières semaines, notamment lors des dernières réunions de la commission administrative nationale, au cours desquelles le secrétaire général aurait déjà laissé entrevoir la possibilité d’un retrait.

Quelle suite ?

La démission de Noureddine Taboubi revêt désormais un caractère formel sur le plan administratif. Toutefois, elle ne devient effective qu’après examen par les instances compétentes de l’organisation syndicale, seules habilitées à statuer sur son acceptation ou son rejet, conformément aux statuts de l’UGTT.

Cette évolution ouvre une phase d’incertitude au sein de la principale centrale syndicale du pays, à un moment marqué par des enjeux sociaux et économiques majeurs. Les prochaines décisions des organes dirigeants seront déterminantes pour la suite, tant sur le plan organisationnel que sur l’équilibre interne de l’UGTT.

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UGTT : Une symbolique des dates qui mérite d’être relevée

06. Dezember 2025 um 09:46

L’Union générale tunisienne du travail ( UGTT ) a annoncé hier, vendredi 5 décembre, la décision de sa Commission administrative d’organiser une grève générale le 21 janvier 2026.

Ces deux dates retiennent l’attention car elles semblent répondre à une symbolique liée à l’histoire de la Centrale syndicale.

En effet, si le 5 décembre coïncide avec la date de l’assassinat de Farhat Hached, principal fondateur de L’UGTT, la date du 21 janvier suggère un autre symbole.

La fondation de l’Union générale du travail de Tunisie a eu lieu le 20 janvier 1946 et le syndicat historique célèbrera son quatre-vingtième anniversaire à cette date. Ainsi, si elle aura effectivement lieu, cette grève générale interviendra le lendemain de cette commémoration.

Une symbolique des dates qui a son importance et mérite d’être relevée.

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Tunisie : L’UGTT enclenche la grève générale

05. Dezember 2025 um 14:15

L’UGTT décrète la grève générale fixée à mercredi 21 janvier 2026, décision entérinée par sa commission administrative. Malgré une ouverture affichée au dialogue, la centrale syndicale dénonce un gel des négociations sociales et une décision unilatérale du gouvernement sur les hausses salariales.

Réunie ce vendredi au siège de l’Union générale tunisienne du travail, la commission administrative a arrêté la date du 21 janvier 2026 pour la grève générale. Cette confirmation réactive un bras de fer social latent entre la centrale syndicale et le gouvernement, dans un contexte économique et politique déjà tendu.

Une ouverture au dialogue… mais un terrain miné

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a réaffirmé l’ouverture de l’organisation au dialogue, lors de la marche commémorant le 73e anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached.

Il a toutefois souligné que cette ouverture ne signifiait ni renoncement au droit syndical, ni abandon des mécanismes de négociation collective, ni remise en cause des acquis nationaux.

Selon lui, l’UGTT reste déterminée à défendre ses prérogatives et celles des travailleurs.

La rupture des négociations au cœur du conflit

Taboubi a aussi dénoncé le blocage du dialogue social, imputé au gouvernement. L’élément déclencheur : l’adoption de la loi de finances 2026, qui introduit une augmentation salariale dans les secteurs public et privé sans les négociations tripartites habituelles entre l’UGTT, l’UTICA et l’exécutif.

Pour la centrale syndicale, cette démarche unilatérale constitue un précédent dangereux et une mise à l’écart de ses partenaires sociaux.

La grève générale du 21 janvier pourrait marquer un tournant dans les relations sociales du pays. Entre appel au dialogue et accusations de marginalisation, le bras de fer s’installe dans la durée.

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UGTT – Gouvernement : La grève générale en ligne de mire

04. Dezember 2025 um 10:15

La centrale syndicale hausse le ton : demain, vendredi 5 décembre, l’UGTT fixera la date d’une grève générale nationale, dénonçant un pouvoir qui refuse toute négociation et confirmant la montée du bras de fer avec le gouvernement, portée par des revendications sociales et syndicales jugées urgentes.

Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail, a indiqué que l’instance administrative se réunira le 5 décembre pour arrêter officiellement la date de la grève générale. L’annonce, relayée par les canaux officiels de la centrale, confirme l’escalade du conflit entre l’UGTT et le gouvernement.

L’UGTT dénonce un dialogue absent et une hausse « fantaisiste »

Selon Tahri, le mouvement de grève portera sur trois axes majeurs : l’exigence d’un véritable dialogue social, la défense du droit de négociation collective et du droit syndical, ainsi que le rejet de l’augmentation prévue dans le projet de loi de finances 2026 pour les secteurs public et privé. Il a qualifié cette hausse (3,8%) de « fantaisiste » et « inacceptable ».

Il précise que l’UGTT a adressé plus de 17 correspondances à plusieurs gouvernements, depuis celui de Najla Bouden, sans obtenir la moindre réponse. Pour lui, cette absence totale d’interaction n’est pas un simple blocage administratif mais le signe d’une stratégie assumée d’escalade.

Accusation de blocage institutionnel

Sami Tahri a vivement critiqué ce qu’il décrit comme un refus persistant du dialogue de la part des autorités. Selon lui, le pouvoir exécutif cherche à marginaliser les organisations sociales et syndicales, traduisant une crise profonde dans les relations entre l’État, la société civile et les acteurs du monde du travail.

La marche organisée le 4 décembre s’inscrira dans un parcours symbolique : rassemblement à la place Mohamed Ali, puis déplacement vers plusieurs quartiers avant d’atteindre le mausolée du martyr. Le secrétaire général Noureddine Taboubi y prononcera un discours, suivi d’une cérémonie de recueillement et de la lecture de la Fatiha. Cette commémoration rappelle chaque année le transfert de la dépouille du martyr de Kerkennah vers Tunis.

Une tension sociale qui s’aggrave

Dans un climat marqué par un dialogue institutionnel quasi inexistant, l’UGTT estime que la gouvernance actuelle glisse vers l’unilatéralisme et l’exclusion. La centrale syndicale affirme que seule une négociation réelle, respectueuse des droits et des revendications populaires, peut éviter que le pays ne s’enfonce davantage dans une crise politique et sociale durable.

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Agroalimentaire et commerce : La grève générale du 10 décembre se confirme

03. Dezember 2025 um 11:49

Les employés des secteurs de l’agroalimentaire et du commerce se dirigent vers une grève sectorielle générale annoncée pour le 10 décembre.

La décision, actée lors de la réunion de la commission administrative sectorielle du 13 novembre, s’inscrit dans un climat de tension sociale entretenu depuis plusieurs semaines.

Aucune ouverture au dialogue

Selon Mohamed Barkati, secrétaire général intérimaire de la Fédération générale de l’industrie alimentaire, du tourisme et du commerce, aucune démarche n’a été entamée par les autorités ou la partie patronale pour convoquer les syndicats à la table des négociations.

Il affirme sur les colonnes d’Echaâb News, organe de presse de l’UGTT, que, faute d’échanges constructifs, les travailleurs estiment que la grève constitue aujourd’hui l’unique moyen de défendre leur droit à une revalorisation salariale.

La mobilisation reste totale dans les structures professionnelles concernées. Les militants et adhérents de la centrale syndicale considèrent que l’absence de dialogue social justifie un passage à l’action.

Les préparatifs s’intensifient au sein des unions régionales, où les assemblées du personnel se succèdent afin d’assurer une adhésion massive au mouvement.

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Article 15 de la Loi de finances : La grève générale évoquée par l’UGTT

27. November 2025 um 12:50

L’inclusion de l’article 15 dans le projet de Loi de finances 2026, prévoyant le gel ou la fixation par décret des augmentations salariales dans les secteurs public et privé, suscite une vive réaction de l’UGTT. La centrale syndicale y voit une ingérence directe de l’État dans la négociation collective et menace de recourir à une grève générale si le texte est maintenu sans concertation.

Lors d’une interview accordée à Express FM, Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’UGTT, a dénoncé l’article 15 comme un recul inédit des droits syndicaux. Pour lui, il s’agit d’une attaque directe contre le principe même de négociation entre partenaires sociaux : « Ce n’est pas seulement une première — c’est un message clair : l’État ne veut plus des syndicats », a-t-il affirmé.

Convocation du Conseil national

L’article 15 ne concerne pas uniquement le secteur public : il inclut également les salaires du secteur privé, ce que l’UGTT considère comme inacceptable. Selon Sami Tahri, il s’agit d’un mécanisme destiné à neutraliser les syndicats et à confier au pouvoir exécutif ou législatif le contrôle exclusif des décisions salariales, sans concertation avec les représentants des travailleurs.

Cette approche, poursuit le syndicaliste, traduit un recul du droit constitutionnel et conventionnel au dialogue social, mis en œuvre par un texte financier plutôt que par des négociations collectives, mettant ainsi en péril des décennies de dialogue social tunisien.

Grève générale envisagée

Face à ce qu’il qualifie de fermeture définitive du dialogue, Sami Tahri annonce que l’UGTT envisage de convoquer son Conseil national dès début décembre, et que la grève générale n’est pas exclue si l’article 15 est maintenu sans modifications.

« Nous n’avons plus d’autre choix que de défendre les droits constitutionnels des travailleurs », a-t-il affirmé, rappelant que la porte du dialogue reste fermée depuis plusieurs mois malgré les démarches répétées de la centrale syndicale.

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Tunisie–UE : Bruxelles rappelle les règles diplomatiques après la mise au point de Carthage

27. November 2025 um 11:59

La Commission européenne a réagi à la convocation de l’ambassadeur de l’UE en Tunisie par le président Kaïs Saïed, suite à sa rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT.

Bruxelles insiste sur les usages diplomatiques et rappelle que le dialogue avec des acteurs de la société civile ou du monde syndical fait partie intégrante du rôle des diplomates.

Une convocation au palais de Carthage qui fait réagir Bruxelles

Le 25 novembre 2025, le président Kaïs Saïed a convoqué Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier une protestation officielle. La présidence a estimé que la rencontre entre le diplomate et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, constituait une violation des usages diplomatiques, menée en dehors des canaux officiels de l’État tunisien.

Selon le communiqué de Carthage, l’ambassadeur est tenu, en tant que représentant plénipotentiaire, de respecter strictement les normes encadrant ses relations avec les institutions tunisiennes.

Cette mise au point survient après plusieurs rencontres de Giuseppe Perrone avec des acteurs sociaux et économiques, dont Samir Majoul, président de l’Utica, visant à renforcer le dialogue entre la société civile et l’Union européenne.

La réponse de Bruxelles : le rôle naturel des diplomates

Mercredi 26 novembre 2025, lors du point de presse quotidien, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a souligné que les diplomates dialoguent naturellement avec un large éventail d’interlocuteurs, y compris les syndicats et les organisations de la société civile, qui contribuent au renforcement de la coopération bilatérale.

Il a rappelé le rôle historique de l’UGTT, membre du Quartet du dialogue national honoré par le prix Nobel de la paix 2015, pour sa contribution à l’instauration de la démocratie en Tunisie. Pour Bruxelles, ces contacts font partie intégrante de la mission diplomatique, même s’ils ne remplacent pas les canaux officiels.

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Tunisie : L’UGTT réagit à la convocation de l’ambassadeur de l’UE

27. November 2025 um 07:53

Le porte-parole de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, est revenu mercredi 26 novembre 2025 sur la polémique née de la rencontre entre l’ambassadeur de l’Union européenne et la centrale syndicale. Il a exprimé son étonnement face à la réaction jugée “impulsive” de la présidence de la République, qui s’est montrée irritée après l’entretien tenu au siège de l’UGTT.

Sami Tahri rappelle qu’il s’agit d’une pratique courante dans les usages diplomatiques. L’UGTT reçoit régulièrement des délégations étrangères, des ambassadeurs et des missions internationales souhaitant entendre la position de l’organisation sur la situation économique et sociale en Tunisie. Il précise que ces réunions sont systématiquement annoncées et transparentes.

Selon lui, la visite du diplomate européen s’inscrivait dans un cadre strictement économique et social. Elle visait à échanger sur les difficultés que traverse le pays, à défendre les intérêts de la Tunisie et à explorer les possibilités de soutien, sans jamais aborder le champ politique. Il souligne que l’ambassadeur de l’Union européenne a auparavant rencontré d’autres organisations nationales dans le même esprit.

Pour Sami Tahri, la réaction de la présidence trahit une volonté de restreindre l’espace de dialogue autour de l’UGTT. Il y voit une tentative de mettre sous pression une organisation qui, dit-il, travaille à la défense des droits économiques et sociaux des Tunisiens.

Cette crispation intervient dans un contexte de tensions entre la centrale syndciale et le gouvernement, marqué par l’absence de réponse gouvernementale aux dix-sept correspondances adressées depuis 2022 pour relancer le dialogue. L’UGTT attend la réunion de son instance administrative le 5 décembre pour fixer la date d’une grève nationale.

Ferme rappel à l’ordre

Le président de la République, Kaïs Saïed, a convoqué le 25 novembre au palais de Carthage Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier un vif mécontentement.

Selon la présidence, cette convocation intervient en réaction à ce qu’elle considère comme un non-respect des règles diplomatiques et un dépassement des cadres de coopération institutionnelle.

Le chef de l’État a adressé à son interlocuteur une protestation jugée particulièrement ferme, dénonçant des initiatives ou des prises de contact effectuées en dehors des voies officielles. Pour Carthage, un ambassadeur accrédité auprès de l’État tunisien et de ses institutions est tenu de s’inscrire dans les usages diplomatiques établis, sans déroger aux canaux formels ni aux protocoles en vigueur.

Lire aussi : Kais Saïed convoque et recadre fermement l’ambassadeur de l’UE

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Tunisie : UGTT, avocats et LTDH se concertent pour un dialogue sur la situation nationale

26. November 2025 um 12:54

Une rencontre a eu lieu ce mercredi 26 novembre entre Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, Boubaker Ben Thabet, bâtonnier de l’Ordre des avocats, et Bassem Trifi, président de la LTDH. L’objectif : échanger sur les derniers développements nationaux et préparer un dialogue commun pour résoudre les problèmes persistants dans plusieurs secteurs.

Renforcer le dialogue social et démocratique

Selon la LTDH, la réunion a porté sur la mise en place d’initiatives concertées pour traiter les questions sociales, économiques et relatives aux droits humains. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif afin de préserver les acquis de l’État social et démocratique et de consolider l’unité nationale.

Renforcement de l’action collective

L’UGTT a indiqué sur sa page Facebook que cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des trois parties de renforcer l’action commune. L’objectif est de coordonner leurs efforts pour trouver des solutions efficaces aux défis actuels et améliorer la situation dans différents secteurs clés du pays.

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Marche syndicale à Tunis le 4 décembre pour honorer Farhat Hached

25. November 2025 um 12:17

À l’occasion du 73e anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached, figure emblématique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelle à une grande marche commémorative dans le Grand-Tunis le 4 décembre prochain.

La mobilisation vise à rendre hommage au fondateur de la centrale syndicale et à rappeler son rôle dans la lutte anticoloniale et pour les droits des travailleurs.

Un parcours symbolique au cœur de la capitale

Selon un communiqué de l’UGTT, le rassemblement commencera à 11 heures place Mohamed Ali Hammi, avant de parcourir successivement l’avenue Mongi Slim, Bab Souika et l’avenue Bab Bnet, pour se terminer au mausolée de Farhat Hached à la Kasbah.

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, prononcera un discours en hommage au leader syndical, mettant en lumière son engagement pour la justice sociale et son rôle historique dans la construction du syndicalisme moderne en Tunisie.

Farhat Hached : un symbole du syndicalisme et de l’indépendance

Fondateur de l’UGTT en 1946, première organisation syndicale en Afrique et dans le monde arabe, Farhat Hached s’est imposé comme une figure centrale de la lutte contre le colonialisme français.

Son assassinat, le 5 décembre 1952, attribué à l’organisation coloniale « La Main Rouge », a marqué l’histoire du mouvement ouvrier tunisien et demeure un symbole fort de résistance et de courage.

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Tunisie : Préavis de grève dans treize secteurs pour le 10 décembre

20. November 2025 um 09:04

La Fédération générale des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat a annoncé une grève générale sectorielle pour le 10 décembre 2025, après l’échec des négociations salariales pour l’année en cours.

En coordination avec le département du secteur privé de l’UGTT, elle a transmis des préavis couvrant treize secteurs stratégiques, estimant que la situation sociale « ne permet plus ni retard ni tergiversation ».

Un appel à la grève face à l’enlisement des discussions

Dans son communiqué, la Fédération affirme mettre en œuvre les résolutions de son instance administrative réunie le 13 novembre. Le blocage des discussions sur les majorations salariales pour 2025 est présenté comme la cause principale du mouvement.

Pour la Centrale syndicale, le pouvoir d’achat des travailleurs continue de s’éroder, tandis que les engagements patronaux tardent à se concrétiser. D’où la décision d’une action coordonnée dans l’ensemble des branches relevant de la Fédération, avec un objectif clair : obtenir un accord salarial avant la fin de l’année.

Treize secteurs mobilisés le 10 décembre

La grève annoncée aura un impact large, touchant toute une chaîne de production, de transformation et de distribution. Les secteurs concernés sont les minoteries ; les boulangeries ; la fabrication et le commerce des boissons alcoolisées ; les pâtes alimentaires et couscous ; les conserves, semi-conserves et emballage des huiles ; la torréfaction du café ; la production du lait et ses dérivés ; la confiserie, biscuit, chocolat et pâtisserie ; le commerce de gros, semi-gros et détail ; les grandes, moyennes et petites surfaces commerciales ; les boissons gazeuses non alcoolisées, jus et eaux minérales ; les restaurants, cafés et établissements similaires ; les salines tunisiennes.

L’ampleur des secteurs concernés laisse présager une journée de perturbation notable dans l’approvisionnement alimentaire et les services de restauration.

La Fédération explique que ce mouvement est un message adressé aux employeurs et aux fédérations patronales : elles doivent « respecter leurs engagements » et débloquer les négociations en cours.

Dans un contexte de hausse continue des prix et d’inquiétude croissante parmi les salariés, l’UGTT durcit progressivement son discours et laisse entendre qu’elle pourrait étendre la mobilisation si aucun progrès n’est enregistré d’ici décembre.

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Tunisie : Grève générale du secteur privé à Sfax

18. November 2025 um 11:01

Sfax a observé ce mardi une grève générale du secteur privé, déclenchée par l’absence des négociations salariales et l’impasse du dialogue social. Une grève initiée par l’UGTT.

La journée du 18 novembre a marqué un nouvel épisode de tension sociale : à Sfax, l’Union régionale de l’UGTT a maintenu une grève générale dans les entreprises privées, dénonçant l’arrêt des négociations salariales pour 2025-2027, la Centrale syndicale accusant le gouvernement d’avoir bloqué les discussions malgré des engagements antérieurs..

Dialogue social à l’arrêt

Cette grève a concerné les entreprises du secteur privé, dont les salariés se sont rassemblés à la maison de l’UGTT avant de se diriger vers le gouvernorat.

Un mouvement s’inscrit dans la démarche de l’UGTT, celle-ci dénonçant que l’État ait mis fin unilatéralement au cycle de négociations pourtant obligatoire et l’accusant de vouloir imposer des augmentations salariales sans discussions tripartites, une démarche qualifiée « d’inédite depuis 1973 ».

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L’UGTT maintient la grève générale du 18 novembre à Sfax après l’annonce d’un décret sur les salaires

14. November 2025 um 10:00

La centrale syndicale régionale de Sfax confirme la tenue d’une grève générale le 18 novembre. Une décision qui intervient dans un climat social tendu, après l’annonce gouvernementale d’un décret fixant les augmentations salariales pour les trois prochaines années sans passer par les négociations habituelles.

La réaction syndicale à un tournant social majeur

L’Union régionale de l’UGTT à Sfax ne fera pas marche arrière. Son secrétaire général adjoint, Mohamed Abbas, a confirmé vendredi 14 novembre, sur Jawhara FM, que la grève générale prévue le 18 novembre sera maintenue.

Cette annonce intervient dans un contexte de crispation nationale autour du projet du ministère des Affaires sociales de fixer par décret les augmentations salariales pour les secteurs public et privé, ainsi que les pensions de retraite, sur une période de trois ans.

En optant pour un texte réglementaire, le gouvernement entend établir les montants et pourcentages sectoriels sans passer systématiquement par la voie traditionnelle du dialogue social. Seuls certains secteurs couverts par des conventions collectives pourraient continuer à négocier.

Les négociations salariales de 2025 à l’arrêt

Pour l’UGTT de Sfax, cette démarche marque un recul du cadre institutionnel de concertation. Mohamed Abbas a rappelé que les discussions engagées pour les augmentations de 2025 ont été interrompues, accusant le ministère des Affaires sociales d’être à l’origine de cette suspension.

La centrale syndicale estime que la décision gouvernementale contourne les mécanismes de négociation jugés essentiels à l’équilibre social.

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Augmentations salariales : L’UGTT répond au ministre des Affaires sociales

12. November 2025 um 11:36

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a réagi fermement aux récentes déclarations du ministre des Affaires sociales, qui affirmait que l’augmentation des salaires prévue dans le projet de loi de finances 2026 avait été effectuée conformément aux procédures légales.

Dans un communiqué publié aujourd’hui sur le site Chaâb News, affilié à l’organisation syndicale, l’UGTT a insisté sur le fait que toute modification des grilles salariales doit se faire exclusivement dans le cadre de la négociation collective et en accord avec les partenaires sociaux.

L’organisation a ajouté que l’émission de décrets gouvernementaux affectant les barèmes salariaux dans les secteurs régis par des conventions collectives constitue une démarche illégale, susceptible de recours devant le tribunal administratif.

L’UGTT a souligné que le dialogue social constitue le véritable garant de la paix sociale et de l’équité salariale. Elle a appelé le gouvernement à respecter le principe de la négociation sociale et à réviser l’article 15 du projet de loi de finances 2026 afin de le conformer aux dispositions de la Constitution et du Code du travail, tout en protégeant l’autorité de l’État contre les violations de ses propres lois.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, avait affirmé ce mardi que l’augmentation des salaires prévue dans le projet de loi de finances 2026 a été réalisée dans le respect des procédures légales.

Le ministre a expliqué que le projet de loi de finances aborde les augmentations salariales et des pensions pour les années 2026, 2027 et 2028, sans passer par de nouvelles négociations sociales avec les partenaires syndicaux.

Lire aussi : Marche syndicale à Tunis : L’UGTT dénonce « une situation au bord de l’explosion »

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