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Empfangen — 25. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Tourisme et diaspora rapportent 11 milliards de dinars à la Tunisie en huit mois

25. August 2026 um 21:36

Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques ont atteint 11 milliards de dinars à la date du 20 août 2026, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Les recettes touristiques cumulées s’élèvent à 5 127,5 millions de dinars, contre 4 885 MDT à la même date de 2025, soit une hausse de 5 %. Les revenus du travail cumulés progressent quant à eux de 5,4 %, à 5 868,7 MDT contre 5 568,3 MDT un an plus tôt.

Les avoirs nets en devises s’établissent à 25,154 milliards de dinars au 24 août 2026, couvrant 98 jours d’importation, contre 24,755 milliards de dinars et 107 jours d’importation à la même date de 2025.

La circulation fiduciaire (billets et monnaies) a par ailleurs augmenté de 16 %, atteignant 30 milliards de dinars au 21 août 2026, contre 25,9 milliards de dinars un an auparavant.

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Semmama à la COP17 : la fête, pendant que 80 % du pays s’aride

25. August 2026 um 18:11

Le Mont Semmama a été célébré mardi 25 août à Oulan-Bator, dans le cadre de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ». Mais derrière la mise en scène culturelle, la réalité tunisienne face à la désertification reste préoccupante.

L’événement, intitulé « Journée de Semmama… Résister à la désertification culturelle », a réuni poésie, chant et documentaire autour du parcours d’Adnen Helali, acteur de la société civile tunisienne à l’origine du projet de développement local du Jebel Semmama, comme le rapporte la TAP. Selon lui, la protection des parcours pastoraux passerait par le renforcement de la conscience environnementale et la préservation des savoirs traditionnels ; une approche qui, aussi légitime soit-elle, interroge sur sa capacité réelle à enrayer un phénomène dont l’ampleur dépasse largement le registre culturel.

Le programme a ainsi mêlé la présentation du recueil « Le vent garde nos traces », la projection du film « If the Rangelands Could Speak » de Lizzy Gable, et une œuvre d’artisanat collaborative. Une initiative baptisée « Green IYRP », lancée par le Centre culturel des arts et métiers de Jebel Semmama à Sbeïtla (Kasserine), propose par ailleurs de substituer au plastique des matériaux naturels comme le cuir, l’argile ou les fibres d’alfa. Elle revendique le soutien de 102 pays et 427 organisations ; un chiffre qui, s’il traduit un écho international, ne dit rien de sa traduction concrète sur le terrain, ajoute la même source.

Quid de l’objectif de neutralité de dégradation des terres ?

Car le constat dressé par le ministère de l’Environnement lui-même est sans appel : près de 80 % du territoire national est soumis à des conditions d’aridité, exposant le pays à une vulnérabilité accrue face au changement climatique. Face à cela, la Tunisie s’est fixé l’objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030, avec une cible de restauration portant sur 2,2 millions d’hectares, un chantier colossal, dont l’échéance approche à grands pas sans que l’ampleur des moyens mobilisés soit précisée.

La Tunisie a pourtant ratifié la CNULCD dès les années 1990 et adopté un Plan d’action national dès 1998. Près de trois décennies plus tard, l’écart entre les engagements pris et les résultats tangibles sur un territoire aux quatre cinquièmes aride continue de poser question.

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Dattes tunisiennes : plus de 900 MDT à l’export, malgré un poids mondial limité

25. August 2026 um 17:20

La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.

Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.

La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.

Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.

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Tunisie-Turquie : un déficit commercial toujours en faveur d’Ankara

25. August 2026 um 16:20

Les exportations turques vers la Tunisie ont dépassé 720 millions de dollars sur les sept premiers mois de 2026, ce qui constitue une hausse de 9,9 % sur un an, selon l’Assemblée des exportateurs turcs (TİM), citée par Anadolu. Rien qu’en juillet, elles ont atteint 101 millions de dollars, avec une progression limitée à 0,3 %.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation commerciale historiquement favorable à Ankara. Selon le ministère turc du Commerce, les échanges bilatéraux ont atteint un sommet de 2,094 milliards de dollars en 2022, avant de refluer à 1,422 milliard en 2024, puis de remonter à 1,589 milliard en 2025. Sur la période, les exportations turques ont oscillé entre 1,114 et 1,598 milliard de dollars, contre seulement 266 à 496 millions pour les ventes tunisiennes vers la Turquie. En 2025, l’excédent turc s’élevait encore à 896 millions de dollars.

Côté turc, les machines et équipements mécaniques (124,7 millions de dollars), le fer et l’acier (114,4 millions) et le coton (111,6 millions) dominent les exportations vers la Tunisie, devant les véhicules automobiles et les matières plastiques.

Les ventes tunisiennes restent plus concentrées : les équipements électriques et électroniques arrivent en tête avec 105,1 millions de dollars, suivis des engrais (37 millions) et des véhicules et composants automobiles (24,7 millions), selon UN Comtrade.

Ces chiffres traduisent un déséquilibre persistant, la Tunisie exportant des volumes encore insuffisants pour combler l’écart avec ses achats. La hausse de 9,9% enregistrée en 2026 suggère que ce déficit devrait se maintenir à court terme.

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La Poste Tunisienne ouvre une enquête après des soupçons de fraude sur un retrait

25. August 2026 um 15:35

La Poste Tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir engagé des vérifications après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en cause un de ses agents. Un citoyen y dénonçait un écart entre les 800 dinars que sa mère âgée souhaitait retirer et les 820 dinars figurant sur le reçu.

Face à l’émoi suscité par cette séquence, l’institution a assuré traiter l’affaire « avec sérieux et responsabilité », dans l’attente des conclusions de l’enquête. Elle a rappelé son attachement au respect des clients, à la qualité de l’accueil et à l’éthique du service public, tout en défendant ses agents contre toute diffamation.

La Poste Tunisienne a néanmoins prévenu qu’aucun manquement avéré ne serait toléré et que les sanctions prévues par la loi s’appliqueraient si des responsabilités étaient établies. Elle a par ailleurs indiqué poursuivre le renforcement de ses contrôles internes, de sa gouvernance et de la sensibilisation de ses agents à leurs obligations professionnelles.

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Empfangen — 24. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Décès d’Abderrahmane Tlili, figure de l’administration et de la politique tunisienne

24. August 2026 um 07:35

L’ancien secrétaire général du parti de l’Union démocratique unioniste (UDU), Abderrahmane Tlili, est décédé dimanche 23 août 2026 à l’âge de 83 ans.

Fils du célèbre dirigeant syndical Ahmed Tlili, il a marqué la scène publique tunisienne par son parcours politique à la tête de l’UDU, un parti d’orientation nationaliste, mais aussi par ses hautes responsabilités administratives avant la Révolution. Il a notamment dirigé l’Office national de l’huile ainsi que l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

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Empfangen — 22. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

22. August 2026 um 06:03

Le projet de réhabilitation et de modernisation du stade olympique d’El Menzah s’apprête à prendre un tournant radical. Ce qui devait être un chantier emblématique de rénovation lourde confié à l’ingénierie et aux entreprises nationales se transforme désormais en un grand projet de reconstruction intégrale sous pavillon chinois. Révélations et analyse d’un dossier complexe aux multiples enjeux financiers, techniques et industriels.

 

Genèse : un appel d’offres initial et un blocage technique

Initialement, le marché de réhabilitation avait été attribué au groupement tunisien AMA Group (dirigé par l’ingénieur Anis Ben Mahmoud), dont l’offre financière de 95 millions de dinars (MDT) s’était imposée face à des concurrents nationaux de premier plan (tels que SBA Bouzguenda, positionné à 105 MDT), selon une source bien informée.

En effet, AMA Group, entreprise d’ingénierie active à l’international (notamment via des filiales au Burundi et au Bénin) et forte de réalisations d’envergure comme le siège de banques centrales et d’ambassades à l’étranger, avait pour « mission de remettre à niveau le mythique stade tunisois ».

Cependant, le chantier s’est rapidement heurté à des difficultés structurelles majeures. Les premières phases de démolition et de diagnostic sur le béton armé existant auraient mis en évidence de graves divergences par rapport au cahier des charges initial : la section et l’état des ferraillages ne permettaient pas une simple consolidation, mais imposaient une démolition et un remplacement complet des pylônes de structure, nous explique notre source.

A noter qu’en ingénierie de la construction, cette réévaluation fondamentale constitue un « changement de périmètre ». Elle implique théoriquement une révision complète de l’offre technique, une réévaluation financière et la signature d’avenants au contrat initial. Mais face à l’absence d’accord avec le ministère de l’Équipement sur cette réévaluation financière, les travaux auraient été suspendus et le différend porté devant les juridictions compétentes.

 

Lire aussi : Arrêt des travaux du Stade d’El Menzah: Kamel Déguiche dément

 

Choix du pivot chinois : une multiplication du budget par cinq

Pour débloquer la situation, la Tunisie s’est alors tournée vers un accord de coopération bilatérale avec la Chine. La stratégie change radicalement : abandon du projet de simple rénovation au profit d’une démolition totale et d’une reconstruction à neuf, tout en préservant l’architecture patrimoniale d’origine.

 

Une séance de travail s'est tenue, mercredi 14 mai, au siège du ministère de la jeunesse et des sports (MJS), consacrée aux préparatifs de la visite d'une délégation chinoise en Tunisie à la fin du mois en cours.
Photo : Page du ministère de la Jeunesse et des Sports

 

Quant au montage financier et technique, il s’établirait désormais sur des bases financières sans commune mesure avec le projet initial :

  • Budget global : estimé à 180 millions de dollars US (soit environ 480 millions de dinars), représentant un coût cinq fois supérieur à l’enveloppe initiale de 95 MDT.
  • Structure du financement :
    • 30 % sous forme de don non remboursable de la République populaire de Chine ;
    • 20 % financés sur le budget de l’État tunisien ;
    • 50 % sous forme de prêt concessionnel chinois.

Un nouveau cahier des charges technique et l’étude globale du projet ont été confiés au bureau d’études tunisien SCET Tunisie.

 

Lire également : La rénovation du Stade d’El Menzah confiée à des architectes chinois 

 

Calendrier et modalités de réalisation

Le modèle retenu est celui du « clé en main » (EPC), conditionné par les règles de financement des bailleurs chinois :

  • Appel d’offres restreint : la compétition serait actuellement ouverte en Chine entre quatre grandes entreprises de BTP présélectionnées, informe notre source. La date limite de remise des offres est fixée au 2 septembre 2026.
  • Délais : Avec une durée prévisionnelle de chantier fixée à 40 mois et un démarrage effectif envisagé d’ici 2027, la livraison du nouveau complexe ne devrait pas intervenir avant 2030.
  • Partenariat local : Si le maître d’œuvre principal sera un major chinois du BTP, plusieurs lots secondaires de second œuvre et de prestation logistique devraient être sous-traités à des entreprises tunisiennes.

Bilan et enseignements économiques : quel impact pour la Tunisie ?

Dans cette optique, sur le plan des infrastructures, la Tunisie se dotera à terme d’une enceinte sportive moderne, aux normes internationales, bénéficiant de l’expertise de construction et des capacités de financement chinoises. Toutefois, sur le plan strictement économique et industriel, le dossier “El Menzah“ soulève trois interrogations stratégiques :

Rigueur des études préalables : l’épisode met en lumière l’importance cruciale des études d’opportunité et des diagnostics de structure préalables dans la commande publique. Les lacunes des diagnostics initiaux ont conduit à un blocage juridique et à un glissement calendaire de plusieurs années.

Transfert de valeur et champion national : confier la réalisation globale à un géant étranger dans le cadre d’un prêt lié prive temporairement le tissu du BTP national d’un projet structurant d’envergure. Pour les majors tunisiennes du BTP, capables d’exporter leur savoir-faire en Afrique subsaharienne, ce chantier aurait pu constituer une vitrine technologique majeure pour la création de valeur et d’emplois locaux. Hélas, il n’en sera rien.

Poids sur les finances publiques : bien que bénéficiant d’un don à hauteur de 30 %, le projet mobilisera 20 % de fonds propres nationaux et générera une dette souveraine à hauteur de 50 % du montant total, dans un contexte budgétaire où chaque dinar d’investissement public doit être maximisé.

À retenir

  • Montant initial : 95 MDT (entreprise tunisienne)
  • Nouveau montant : 180 millions $ (~480 MDT) sous financement bilatéral chinois
  • Changement de concept : démolition totale et reconstruction à neuf
  • Horizon de livraison : 2030 (40 mois de travaux à partir de 2027)
  • Enjeu central : renforcement de l’expertise de la maîtrise d’ouvrage publique face aux grands projets d’infrastructure.

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Empfangen — 21. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Les exportations d’huile d’olive tunisienne ont bondi de 55 % à fin juin 2026

21. August 2026 um 13:56

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 368 mille tonnes au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 236,9 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,3 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

La valeur des exportations s’est également appréciée, atteignant 4,6 milliards de dinars, contre 3,19 milliards un an auparavant, soit une progression de 44,4 %.

L’huile d’olive conditionnée représente désormais 14 % des volumes exportés, contre 86 % pour l’huile en vrac. Les exportations conditionnées ont progressé de 50,8 %, passant de 34,1 à 51,5 mille tonnes.

À fin juillet 2026, l’huile d’olive tunisienne était commercialisée dans plus de 70 pays. L’Union européenne demeure le principal débouché, avec 57,1 % des volumes exportés, principalement vers l’Espagne (32,1 %) et l’Italie (20 %). L’Amérique du Nord représente pour sa part 24 %, dont 19,2 % pour les États-Unis.

Le secteur biologique affiche également une progression notable : 51,2 mille tonnes d’huile d’olive biologique ont été exportées au cours des neuf premiers mois de la campagne, pour une valeur de 673,4 millions de dinars. L’Italie constitue le premier marché de cette production avec 38 % des volumes, devant l’Espagne (26 %) et les États-Unis (23 %).

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Gestion des inondations à Tunis : le grand théâtre des préparatifs d’automne

21. August 2026 um 13:32

À l’approche de chaque automne, le scénario est immuable. Le gouvernorat de Tunis a réuni jeudi 20 août la Commission régionale de prévention et de lutte contre les catastrophes sous la présidence du gouverneur Imed Boukhris. C’est ce qu’on lit dans un communiqué publié sur la page Facebook du gouvernorat.

Au programme : des promesses de curage, des annonces de contrôles et de grandiloquents « Plans Bleus », masquant à peine l’impuissance chronique des autorités face aux premières pluies qui menacent, cette année encore, de paralyser la capitale.

Alors que les artères tunisiennes se changent régulièrement en rivières navigables dès la moindre averse, la réponse institutionnelle continue de s’apparenter à une opération de communication sur les réseaux sociaux.

Curage et nettoyage tardifs : l’assainissement, l’équipement et les municipalités sont sommés d’accélérer en urgence le débouchement des canalisations et des oueds : des tâches d’entretien élémentaires qui devraient être pérennes et non exécutées à la hâte au seuil des intempéries.

Mise en cause du citoyen : tout en appelant à balayer les rues et à enlever les décombres de chantier, la stratégie pointe volontiers du doigt le civisme des usagers, évitant ainsi de questionner la vétusté structurelle et le sous-dimensionnement manifeste du réseau d’évacuation des eaux pluviales.

Empilement administratif : inventaires de moyens logistiques dérisoires, réunions de sous-commissions et exercices de simulation s’enchaînent sur le papier, sans pour autant rassurer les riverains des zones à risque traditionnellement délaissées.

L’actualisation annoncée des stocks de denrées et de couvertures sonne déjà comme un aveu d’échec anticipé : plutôt que d’investir massivement dans des infrastructures de drainage résilientes, la région s’apprête une fois de plus à gérer la crise en mode curatif. Alors les discours de rigueur martelés à la table de réunion suffiront-ils à rompre avec le cycle habituel des dégâts matériels et des voies d’eau submergées ? Le prochain coup de semonce météorologique apportera, très vite, une réponse tranchante.

Gardez en mémoire ces quelques lignes de leconomistemaghrebin.com

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Inscription scolaire 2026-2027 : voici comment régler les frais en ligne

21. August 2026 um 12:33

Confirmer son inscription en ligne ne suffit pas : il faut ensuite payer les frais de scolarité. La Poste tunisienne a détaillé, jeudi 20 août 2026, les moyens de paiement électronique disponibles pour cette opération, alors que les inscriptions passent cette année pour la première fois par une nouvelle plateforme.

Deux étapes à respecter

  • Confirmer l’inscription ou la réinscription sur la plateforme education.tn, valable pour le primaire, le collège et le lycée, public comme privé.
  • Régler les frais correspondants via l’un des moyens proposés.

Les moyens de paiement disponibles

  • Le portefeuille numérique Wallet e-Dinar, gratuit dans les bureaux de poste
  • L’application D17, reliée au Wallet e-Dinar ou à une carte prépayée
  • Les cartes de paiement électronique de la Poste tunisienne, utilisables directement sur la plateforme
  • Le code *181#, via Wallet e-Dinar ou carte prépayée.

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Cisjordanie : la colonie E1, une condamnation en mots, une complicité dans les faits

21. August 2026 um 08:38

Six pays européens – Allemagne, France, Italie, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni – ont publié une déclaration conjointe qualifiant d’« inacceptable » la décision du gouvernement israélien de lancer des appels d’offres pour le projet de colonie E1, en Cisjordanie. Le texte est ferme sur le papier. Il l’est beaucoup moins dans ses conséquences.

Le projet E1 n’a rien d’une nouveauté surgie par surprise. Depuis plus de vingt ans, ce corridor situé entre Jérusalem-Est et la colonie de Maalé Adoumim est identifié par les diplomates, les organisations humanitaires et les Nations unies comme l’un des projets les plus destructeurs pour l’avenir d’un État palestinien viable : il couperait la Cisjordanie en deux, isolerait Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien, et rendrait purement théorique toute continuité territoriale. Que six gouvernements européens le redécouvrent aujourd’hui avec indignation n’efface pas des années de tolérance implicite envers l’expansion continue des colonies.

Une déclaration sans levier

La déclaration rappelle, à juste titre, que les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales au regard du droit international, position que le Conseil de sécurité des Nations unies a lui-même réaffirmée. Mais rappeler le droit ne suffit pas à le faire respecter. Le texte se contente d’« exhorter » Israël à retirer ses projets et de mettre en garde les entreprises contre les risques juridiques et réputationnels d’un engagement dans ces chantiers. Aucune sanction, aucune mesure commerciale, aucune conditionnalité concrète n’accompagne ces mots. Après des décennies de déclarations similaires restées sans effet sur le terrain, cette nouvelle mise en garde s’inscrit dans une longue tradition européenne : condamner fermement tout en continuant, dans les faits, à commercer, coopérer et dialoguer normalement avec les autorités responsables de la colonisation.

Ce qui frappe peut-être davantage que le contenu de la déclaration, c’est son signataire manquant : les États-Unis. Washington, principal allié militaire et diplomatique d’Israël, principal fournisseur d’aide et protecteur habituel d’Israël au Conseil de sécurité, ne figure pas parmi les six pays qui condamnent le projet E1. Cette absence n’est pas anodine : elle illustre la position structurelle des États-Unis, qui ont historiquement mis leur droit de veto au service d’Israël face à des résolutions bien plus consensuelles que cette déclaration, et qui n’ont jamais fait de l’arrêt de la colonisation une condition réelle de leur soutien économique et militaire. Sans l’alignement de Washington, la portée de toute pression européenne reste, de fait, limitée.

La déclaration elle-même reconnaît que la Cisjordanie traverse une période d’instabilité grave, marquée par des violences de colons contre des civils décrites comme sans précédent, ainsi que par de sérieuses restrictions pesant sur l’économie palestinienne. Ce constat, formulé par les gouvernements signataires eux-mêmes, souligne l’écart entre la gravité de la situation qu’ils décrivent et la faiblesse des instruments qu’ils mobilisent pour y répondre.

Au-delà d’Israël et des États-Unis, c’est l’ensemble de la communauté internationale que cette séquence interroge : des gouvernements européens qui maintiennent des accords commerciaux et de coopération avec Israël sans conditionnalité réelle liée aux colonies, des entreprises qui, malgré les avertissements, continuent de participer à des projets situés en territoire occupé, et des instances internationales dont les résolutions, aussi solennelles soient-elles, ne sont assorties d’aucun mécanisme d’application contraignant.

Tant que la dénonciation de l’illégalité des colonies ne s’accompagnera pas de conséquences tangibles (suspension d’accords, restrictions commerciales ciblées, pressions diplomatiques coordonnées avec Washington) ce type de déclaration continuera de fonctionner comme un exutoire rhétorique plus que comme un outil de changement.

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Empfangen — 20. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Grève des transporteurs de carburant : le feu éteint, pas la braise

20. August 2026 um 18:49

Courte mais suffisamment tendue pour inquiéter. La grève des transporteurs de carburant, déclenchée ce jeudi 20 août dès les premières heures de la matinée dans la zone pétrolière de Radès, a été levée dans la journée. Khaled Betine, PDG de la Société nationale de distribution des pétroles (AGIL), a confirmé la reprise normale de l’approvisionnement après un accord conclu avec les chauffeurs grévistes. Le soulagement est réel, mais il est de courte vue.

Car derrière cette levée rapide se cachent des questions qui, elles, ne sont pas levées. Les transporteurs avaient déclenché ce mouvement dit « anarchique » sur fond de revendications professionnelles et sociales : amélioration des conditions de travail et application des accords sectoriels portant sur les augmentations salariales. Des revendications précises, documentées, et visiblement pas nouvelles.

Qu’est-ce qui a été concédé exactement pour obtenir cette reprise ? L’accord évoqué par le PDG d’AGIL a-t-il répondu au fond des revendications, ou s’agit-il d’un simple engagement de principe destiné à éteindre l’incendie du jour ? Les accords sectoriels sur les salaires seront-ils effectivement appliqués, et dans quels délais ? Autant de questions auxquelles ni AGIL ni les autorités de tutelle n’ont apporté de réponse publique.

Ce qui est certain, c’est que le secteur du transport de carburant concentre des tensions sociales latentes. Une grève déclenchée sans préavis, paralysant en quelques heures la distribution dans l’une des principales zones pétrolières du pays, rappelle à quel point ce maillon est stratégique, et vulnérable. Un camion arrêté, et c’est toute une chaîne d’approvisionnement qui se grippe. D’ailleurs, on a pu constater de longues files aux abords des stations d’essence, notamment celles situées sur la R9 – reliant Tunis à La Marsa.

La grève est levée. L’accord reste flou. Et les revendications, si elles ne trouvent pas de réponse durable, trouveront une autre occasion de ressurgir. Car aujourd’hui on a peut-être éteint le feu, mais pas la braise…

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Panoro Energy s’implante en Côte d’Ivoire, pendant que la Tunisie reste à la traîne

20. August 2026 um 13:59

Panoro Energy accélère son expansion africaine. Le groupe énergétique norvégien vient d’annoncer l’acquisition, auprès de DNO ASA, d’une participation indirecte de 9,09 % dans le bloc gazier ivoirien CI-27, pour un montant de 80 millions de dollars. Une opération qui marque son entrée en Côte d’Ivoire, quelques mois seulement après avoir renforcé sa présence en Guinée équatoriale.

Le bloc CI-27, cela dit en passant, produit principalement du gaz naturel destiné à l’alimentation électrique d’Abidjan – la capitale économique -, dans le cadre d’un contrat de vente à long terme. Et les résultats sont déjà visibles. Selon les chiffres qui publiés par l’entreprise, la part acquise par Panoro a généré une production nette de 3 334 barils équivalent pétrole par jour au premier semestre 2026, et représente 9,4 millions de barils équivalent pétrole de réserves prouvées et probables (2P), auxquelles s’ajoutent 5 millions de barils équivalent pétrole de ressources contingentes (2C).

Grâce à cette acquisition, la production nette proforma du groupe atteint désormais environ 20 800 barils équivalent pétrole par jour, rapprochant Panoro de son objectif de dépasser les 25 000 barils équivalent pétrole par jour à l’horizon 2028. Il s’agit de sa deuxième opération stratégique depuis le début de l’année, confirmant la volonté du groupe de consolider son statut d’acteur énergétique indépendant à vocation panafricaine, se félicite l’entreprise.

Un dynamisme régional qui contraste avec l’inertie tunisienne

Cette opération illustre surtout l’appétit croissant des investisseurs pour le secteur gazier africain, alors que plusieurs pays du continent misent de plus en plus sur leurs ressources pour répondre à leurs besoins en électricité. Un mouvement dont la Tunisie, pourtant dotée d’un potentiel gazier et pétrolier réel, peine à tirer profit, malheureusement.

Pendant que la Côte d’Ivoire attire des investissements structurants et que la Guinée équatoriale consolide son attractivité, le secteur des hydrocarbures tunisien reste englué dans l’attentisme : cadre réglementaire jugé peu incitatif, lenteur administrative, absence de véritable stratégie de valorisation des gisements existants, etc. Résultat, les majors et les indépendants qui multiplient les acquisitions ailleurs sur le continent regardent la Tunisie de loin, quand ils ne s’en détournent pas carrément.

À l’heure où ses voisins transforment leurs ressources gazières en leviers de croissance et d’attractivité, la Tunisie continue de gérer son secteur énergétique au fil de l’eau, sans initiative forte pour inverser la tendance.

Rappelons au passage que Panoro est présente en Tunisie depuis 2018 et détient des participations dans plusieurs concessions pétrolières, notamment Ras El Besh, El Hajeb Guebiba et Cercina Sud, ainsi que dans le permis offshore de Sfax (SOEP) et les champs historiquement exploités via TPS (ex-OMV), dont le champ d’El Ain dans la concession de Gremda (Sfax)…

Quant aux investissements réalisés, ils concernent l’acquisition de DNO-Tunisia AS en 2018, marquant l’entrée de Panoro sur le marché tunisien ; puis l’acquisition d’OMV Tunisia Upstream GmbH (trois mois plus tard) pour 65 millions de dollars, avec une participation de 49 % dans des champs pétroliers en production ; il y a aussi l’acquisition des 40 % de Beender Tunisia Petroleum dans Sfax Petroleum Corp. pour environ 18,2 millions de dollars ; et, en 2024, l’émission obligataire de 150 millions de dollars (taux de 10,25 %, échéance à 5 ans), en partie destinée à accélérer la croissance des activités tunisiennes du groupe.

Voilà pourquoi le management de Panoro considère que le marché tunisien possède un vrai potentiel d’investissement dans le secteur gazier et pétrolier. L’espoir est donc permis pour faire revenir les majors et/ou les moyennes compagnies du secteur.

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Diabète : vers la fin des piqûres d’insuline grâce à une bactérie modifiée ?

20. August 2026 um 12:32

Des chercheurs chinois ont mis au point une BGM – pour Bactérie Génétiquement Modifiée – capable de détecter les variations de la glycémie et de sécréter automatiquement les hormones nécessaires pour la réguler. C’est en tout cas ce que révèle la revue Nature, considérant cette avancée à même de pouvoir remplacer les injections quotidiennes d’insuline par une simple gélule.

En effet, l’équipe de l’East China Normal University, à Shanghai (Chine), dirigée par le professeur Ye Haifeng, se serait penchée sur le cas des centaines de millions de diabétiques dans le monde. « Ces patients, souffrant d’un excès de sucre dans le sang faute d’insuline suffisante, doivent souvent recourir à des injections quotidiennes, un traitement lourd que les chercheurs cherchent à alléger », rapporte franceinfo.fr.

Leur solution : un probiotique, c’est-à-dire une bactérie inoffensive, génétiquement modifié pour agir directement dans l’intestin. « Une fois ingéré, ce micro-organisme surveille en continu le taux de glucose. Dès qu’il détecte une anomalie, il libère les hormones nécessaires pour la corriger, puis cesse sa production dès que la glycémie redevient normale ».

Seulement voilà, il faudra patienter avant de pouvoir passer à l’échelle humaine, car pour le moment les essais sont limités au niveau des animaux. « Les tests menés jusqu’à présent, concluants sur des souris et des singes diabétiques, n’ont pas encore été étendus à l’homme », précise Nature. Mais l’espoir est permis.

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Hydrocarbures : la grève surprise à Radès fait-elle planer un risque de pénurie

20. August 2026 um 11:36

Encore une fois, c’est la routine qui dérape. Ce jeudi 20 août, des chauffeurs de camions-citernes ont bloqué sans préavis la zone pétrolière de Radès, paralysant net la distribution d’hydrocarbures vers les stations-service. Un scénario que le pays connaît trop bien pour s’en étonner encore. Et c’est bien là le problème.

Les revendications, elles, n’ont rien de nouveau : conditions de travail dégradées, accords sectoriels sur les majorations salariales signés mais jamais réellement appliqués. Autrement dit, un contentieux social que tout le monde connaît, que personne n’a réglé, et qui finit invariablement par exploser sous forme de blocage sauvage plutôt que de dialogue anticipé.

Le plus inquiétant n’est pas tant la grève elle-même que la fragilité structurelle qu’elle révèle. Il suffit de quelques heures d’arrêt sur ce maillon unique de la chaîne logistique pour faire planer le spectre de la pénurie sur l’ensemble du territoire. Un secteur aussi stratégique ne devrait pas dépendre d’un équilibre aussi précaire, où le moindre mouvement social suffit à mettre le pays sous tension.

Quant aux autorités, on peut dire que leur gestion relève davantage du pompier que du stratège : le ministère des Affaires sociales intervient a posteriori, dans l’urgence, pour éteindre des feux qu’il aurait d’ailleurs pu anticiper. Cette méthode a déjà montré ses limites en 2024, lors d’une grève de plusieurs jours qui avait durement perturbé l’approvisionnement. Rien n’indique, en 2026, qu’une leçon en ait été tirée.

Pour l’instant, les camions restent à l’arrêt à Radès, selon plusieurs médias de la place, et la seule certitude est l’incertitude : combien de temps durera le blocage, et faudra-t-il, une fois de plus, attendre que les stations-service commencent à sécher pour qu’une solution soit trouvée dans la précipitation ?

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