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Gestern — 30. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Préparez-vous, ces trois mois seront très chauds !

Les températures moyennes saisonnières pour la période Juin-Juillet-Août 2026 devraient dépasser les normales climatiques de référence (1991-2020) sur l’ensemble du pays, indique l’Institut national de la météorologie (INM).

Dans son bulletin sur les prévisions saisonnières, publié samedi, l’INM a souligné que la saison estivale (juin-juillet-août) est généralement caractérisée par une stabilité des conditions météorologiques. Les températures sont élevées sur l’ensemble du territoire, mais varient sensiblement selon les régions : plus modérées sur les côtes et plus élevées au centre et au Sud.

Les normales saisonnières des températures calculées, se situent entre 22 °C et 24 °C dans les régions côtières et entre 25 °C et 33 °C à l’intérieur du pays. Les températures les plus élevées sont observées dans le Sud, notamment à la station de Tozeur.

L’INM a, par ailleurs, fait savoir que les modèles de prévisions saisonnières montrent une probabilité modérée de précipitations supérieures aux normales sur la majeure partie du territoire, avec des incertitudes régionales localisées.

Les normales saisonnières des cumuls de précipitations varient sensiblement selon les régions. Les valeurs les plus élevées sont observées dans les régions ouest du Nord et du Centre, avec des cumuls compris entre 34 et 62 mm. À l’Est, les précipitations sont modérées, oscillant entre 15 et 34 mm. Dans les régions du Sud, les cumuls restent faibles, variant de 3 à 12 mm

Juin 2026 : climat nettement estival

Le climat devient nettement estival. Les températures normales varient généralement entre 23 °C et 25 °C dans le Nord et le Centre. Toutefois, à Kairouan, la normale saisonnière est plus élevée, atteignant environ 27 °C. Dans le Sud, les températures se situeront entre 25 °C et 31 °C. Les zones d’altitude de l’ouest demeurent légèrement plus fraîches, avec des températures avoisinant les 22 °C à Thala.

Concernant les précipitations, les cumuls sont très faibles et restent souvent inférieurs à 25 mm dans le nord et le centre, et inférieurs à 12 mm dans le sud.

Juillet 2026 : le mois le plus sec de la saison

Les températures moyennes normales varient généralement entre 26 °C et 30 °C dans le nord et le centre, et entre 28 °C et 33 °C dans le sud. Juillet constitue le mois le plus sec de la saison. Les cumuls des précipitations dépassent rarement 15 mm dans le nord et le centre, tandis qu’elles sont presque nulles dans le Sud.

Août 2026 : transition progressive vers la saison pluvieuse automnale

Les températures varient entre 25 et 30°C au Nord et au Centre et entre 27 et 33°C au Sud. Les cumuls de précipitations sur la période de référence 1991-2020 sont contrastés selon les régions : ils atteignent 15 à 30 mm dans les régions ouest du Nord et du Centre, demeurent inférieurs à 8 mm dans le Sud, et n’excèdent généralement pas 18 mm dans le reste du pays. Ces précipitations annoncent la transition progressive vers la saison pluvieuse automnale.

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Le TMM stable à 6,99%, en mai 2026 (BCT)

Le Taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % en mai 2026, pour le quatrième mois consécutif, selon les données statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie.

En glissement annuel, ce taux a poursuivi sa tendance baissière observée au cours des dernières années. Il est passé de 8 % à fin mai 2023 à 7,97 % en mai 2024, puis à 7,5 % à fin mai 2025, avant de s’établir à 6,99 % actuellement, soit son niveau le plus bas depuis juin 2022.

L’évolution du TMM demeure étroitement liée à celle du taux directeur de la BCT, maintenu inchangé à 7 % depuis plusieurs mois.

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Risque de pénuries de carburant : alerte des grandes institutions internationales

30. Mai 2026 um 18:45

De nombreuses organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ont averti qu’il y aura un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne revient pas à la normale.

« Les approvisionnements mondiaux en pétrole diminuent à un rythme record en raison de la forte baisse des livraisons » dues au passage des navires par le détroit d’Ormuz, ont averti le FMI, la Banque mondiale, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une déclaration commune à l’issue d’une réunion de leurs dirigeants.

« Si le transport maritime ne revient pas à la normale, une baisse rapide et soutenue des stocks mondiaux avant le pic de la demande pendant l’été dans l’hémisphère nord représenterait un risque accru pour la sécurité énergétique (…) et la résilience de l’économie en général », avertissent les organisations dans leur déclaration.

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a provoqué des turbulences sur les marchés commerciaux et financiers, tout en accentuant les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques mondiaux, notamment via le détroit d’Ormuz, une voie maritime vitale pour le transport du pétrole et du gaz.

Les organisations internationales ont souligné que l’économie mondiale reste résiliente, mais que le conflit touche de manière disproportionnée les pays les plus pauvres, en raison des prix élevés des carburants et des engrais, de l’incertitude accrue et des risques pour l’emploi.

Selon leur communiqué conjoint, les dirigeants des organisations se sont réunis jeudi pour discuter des moyens de remédier aux conséquences économiques de la guerre.

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Le Canada entre en récession technique 

30. Mai 2026 um 17:34

Le Canada est entré en récession technique pour la première fois depuis 2020, son PIB ayant légèrement diminué au premier trimestre, dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis.

Le PIB a reculé de 0,1 % sur un an au cours des trois premiers mois de l’année 2026, a annoncé Statistique Canada vendredi 29 mai. Le recul inattendu enregistré au premier trimestre a contredit les prévisions des analystes. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur une croissance annuelle de 1,5 % au premier trimestre, conformément aux prévisions de la Banque du Canada.

La dernière fois que le Canada a enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative remonte à 2020, pendant la pandémie de Covid-19, et avant cela, à 2015.

« Il est inutile d’édulcorer ce résultat amer, car l’économie a clairement peiné à croître depuis le début de la guerre commerciale, la croissance globale étant également ralentie par un déclin démographique rapide », a déclaré Doug Porter, économiste à la Banque de Montréal… « Globalement, cela devrait peser sur les discussions concernant une hausse des taux, car l’économie est incapable de supporter des taux d’intérêt plus élevés », a-t-il ajouté.

A souligner par ailleurs que la Banque centrale a maintenu son taux d’intérêt à 2,25 % pendant quatre réunions consécutives, choisissant d’ignorer l’impact à court terme de la hausse des prix du pétrole sur l’inflation tout en surveillant la détérioration de la conjoncture économique.

Les chiffres du premier trimestre signifient que le Canada n’a enregistré de croissance que lors d’un seul des quatre derniers trimestres, a déclaré Charles Saint-Arnot, économiste en chef de la caisse populaire Servus. « Toutefois, compte tenu du maintien de prix élevés de l’énergie et du risque important de répercussions inflationnistes, la Banque du Canada devra trouver un équilibre entre ces deux risques », a-t-il déclaré. « Mais il est clair que, sans la hausse des prix de l’énergie, la Banque du Canada réduirait très probablement son taux directeur lors de sa prochaine réunion ».

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Alerte météo: le ministère de l’Agriculture appelle les agriculteurs à protéger leurs récoltes

30. Mai 2026 um 12:03

Face aux prévisions météorologiques annonçant des conditions instables, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé un bulletin d’alerte à destination des agriculteurs.

Selon la notification spéciale publiée par l’Institut national de la météorologie, des pluies orageuses localement fortes sont attendues à partir de l’après-midi du samedi 30 mai 2026. Ces précipitations pourraient être accompagnées par endroits de chutes de grêle ainsi que de vents violents. Les régions les plus exposées sont les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid, Siliana, Kairouan et Zaghouan.

Dans ce contexte, le ministère appelle l’ensemble des agriculteurs, en particulier les producteurs de céréales, à prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les récoltes.

Les recommandations officielles incluent notamment l’accélération du transport des quantités de blé et d’orge déjà récoltées vers des lieux de stockage sûrs et adaptés. Il est également demandé de protéger les tas de céréales entreposés dans les champs ou dans les centres de collecte temporaires, en les couvrant soigneusement avec des bâches imperméables.

Le ministère insiste aussi sur la nécessité de vérifier l’état des entrepôts, de s’assurer de leur bonne fermeture, ainsi que de l’entretien des toitures et ouvertures afin d’éviter toute infiltration d’eau ou d’humidité susceptible d’endommager les stocks.

Il est également recommandé de surélever les céréales à l’intérieur des dépôts et de garantir une ventilation adéquate afin de préserver leur qualité.

Par ailleurs, les différents acteurs de la filière céréalière, notamment les centres de collecte et les professionnels du secteur, sont appelés à adopter des mesures préventives urgentes pour protéger la récolte nationale et assurer la préservation de la qualité des grains à toutes les étapes de la collecte et du stockage.

Le ministère de l’Agriculture invite enfin tous les agriculteurs des gouvernorats concernés à faire preuve de la plus grande vigilance et à respecter strictement les consignes de prévention, afin de préserver les récoltes agricoles ainsi que la sécurité des personnes et des biens.

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Le zoo du Belvédère renaît : week-end festif et accès gratuit

30. Mai 2026 um 11:06

La municipalité de Tunis a annoncé la réouverture du zoo du Belvédère après l’achèvement des travaux de maintenance et de réaménagement. Pour marquer cet événement, l’accès au parc sera exceptionnellement gratuit durant tout le week-end.

Selon un communiqué publié vendredi, le 29 mai 2026, les visiteurs pourront entrer gratuitement au zoo le samedi 30 mai à partir de 11h00 et le dimanche 31 mai dès 9h00.

Plus tôt dans la semaine, Samah Daldoul, chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, avait indiqué que le zoo accueillerait de nouveau le public samedi dans « une nouvelle configuration », à l’issue des travaux entrepris ces derniers mois.

Afin de célébrer cette réouverture, la municipalité a également prévu un programme d’animations gratuites à l’extérieur du parc. Des spectacles, des ateliers de dessin ainsi que des espaces de jeux seront proposés aux enfants durant les deux journées.

Le programme du dimanche sera par ailleurs marqué par des activités spéciales à l’occasion de la fête des mères. Des animations dédiées aux familles seront organisées et des cadeaux seront distribués aux mamans présentes.

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Le ministère de la Jeunesse recrute : 1245 postes à pourvoir

30. Mai 2026 um 10:08

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé l’ouverture de quatre concours externes sur dossiers visant à renforcer ses ressources humaines dans plusieurs domaines liés au sport, à l’éducation physique, à la jeunesse et à l’enfance.

Au total, 1 245 postes sont à pourvoir à travers différentes spécialités, dans le cadre d’un vaste programme de recrutement destiné à soutenir les structures relevant du ministère.

Selon les informations publiées au Journal officiel, ces concours permettront le recrutement de 141 professeurs de sport, de 160 professeurs de jeunesse et d’enfance, ainsi que de 940 enseignants d’éducation physique destinés aux écoles primaires.

Le ministère prévoit également le recrutement de quatre maîtres principaux d’éducation physique.

Cette campagne de recrutement s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l’encadrement des activités sportives, éducatives et de jeunesse à travers le pays, tout en répondant aux besoins croissants des établissements et structures concernés.

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Malgré une semaine réduite, la Bourse de Tunis accélère

30. Mai 2026 um 09:13

La Bourse de Tunis a clôturé la semaine du 25 au 29 mai 2026 sur une nette progression. Soutenu par l’orientation positive de l’ensemble des indices sectoriels, le Tunindex a gagné 2,7 % pour s’établir à 17 669,81 points. Sa performance depuis le début de l’année atteint désormais 31,4 %, selon l’intermédiaire en Bourse Tunisie Valeurs.

Malgré une semaine écourtée à trois séances en raison des congés de l’Aïd al-Adha, l’activité est demeurée soutenue. Les échanges ont totalisé 37,4 millions de dinars (MD), soit une moyenne quotidienne de 12,5 MD. Aucune transaction de bloc n’a toutefois été enregistrée au cours de la période.

Les plus fortes hausses et baisses

Le titre BH BANK a signé la meilleure performance hebdomadaire du marché. L’action de la banque publique a bondi de 15,5 % pour atteindre 13,750 dinars, dans un volume relativement limité de 167 mille dinars.

De son côté, BNA ASSURANCES a confirmé le regain d’intérêt des investisseurs. Son titre a progressé de 7,9 % à 4,250 dinars, générant un volume d’échanges de 1,6 MD.

À l’inverse, BH ASSURANCE a terminé la semaine en lanterne rouge du Tunindex. L’action a reculé de 8,8 % à 54,730 dinars, dans un volume très faible de seulement 5 mille dinars.

Le titre OFFICEPLAST n’est pas parvenu à tirer son épingle du jeu. L’action du fabricant de fournitures bureautiques et scolaires a cédé 2,7 % à 1,790 dinar, pour des échanges modestes de 107 mille dinars.

Les valeurs les plus actives

SOTUVER a été la valeur la plus animée de la semaine. Son titre a légèrement progressé de 0,4 % à 29,420 dinars, tout en concentrant un volume de transactions de 4,2 MD.

 

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Boom du cash en Tunisie : Aram Belhadj pointe une crise de confiance

30. Mai 2026 um 08:32

La monnaie en circulation en Tunisie a atteint un niveau historique, frôlant désormais les 30 milliards de dinars. Pour l’économiste, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, cette situation révèle un profond déséquilibre structurel au sein de l’économie nationale.

Dans une publication partagée vendredi 29 mai 2026, sur sa page Facebook, l’économiste estime que cette évolution traduit l’existence de deux économies qui cohabitent selon des logiques radicalement différentes. D’un côté, une économie formelle confrontée à une forte pression fiscale, réglementaire et financière. De l’autre, une économie parallèle en constante expansion, opérant en marge des circuits institutionnels traditionnels et échappant largement aux contraintes imposées au secteur officiel.

Selon Aram Belhadj, l’augmentation continue du volume des liquidités en circulation ne constitue pas seulement un indicateur monétaire. Elle représente avant tout un signal d’alarme révélant une érosion progressive de la confiance des citoyens envers les institutions économiques et financières.

L’économiste considère également que l’ampleur prise par le phénomène met en évidence les limites des politiques actuellement menées pour favoriser l’intégration financière et lutter efficacement contre l’économie informelle. Malgré les dispositifs mis en place au cours des dernières années, une part importante de l’activité économique continue de se développer en dehors des circuits bancaires et des mécanismes de contrôle officiels.

Face à cette situation, Aram Belhadj appelle à l’engagement rapide de réformes structurelles profondes. Parmi les priorités qu’il identifie figurent l’accélération de la digitalisation des transactions, le renforcement de l’inclusion financière et la reconstruction de la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment les établissements financiers.

À défaut de réformes sérieuses, durables et capables de restaurer cette confiance, prévient-il, la progression de l’économie parallèle ainsi que l’accumulation de liquidités hors du système financier risquent de s’intensifier davantage au cours des prochaines années, accentuant ainsi les déséquilibres de l’économie tunisienne.

Le volume de monnaie en circulation en Tunisie, billets et pièces, a atteint un niveau record d’environ 29,678 milliards de dinars, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie au 26 mai 2026.

Les données officielles montrent ainsi que la masse monétaire en circulation poursuit sa tendance haussière par rapport aux périodes précédentes.

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Obligations : la Russie émet 1,48 milliard $ en yuans sur 10 ans

29. Mai 2026 um 15:37

La Russie prévoit d’émettre des obligations d’État libellées en yuans à 10 ans d’une valeur de 10 milliards de yuans. Cela représente environ 1,48 milliard de dollars . 

Cette initiative de la Russie s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par Moscou pour diversifier ses sources de financement. De même que le pays cherche à renforcer ses relations économiques avec la Chine. Et ce, tout en en tirant parti de la demande internationale croissante de titres libellés en yuans. Les investisseurs voient dans cette mesure un signe de la stratégie russe visant à réduire sa dépendance au dollar et à l’euro.

La date d’émission exacte et les détails du taux d’intérêt de l’obligation n’ont pas encore été officialisés.

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Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

« La Banque africaine de développement (BAD) restera le partenaire de premier plan de ses pays membres et sera la banque de solutions de l’Afrique ». C’e sont là les propos du président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, prononcés lors de la cérémonie de clôture des Assemblées annuelles de la Banque, organisées du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville (République du Congo).

« Notre ambition à la BAD est de devenir une banque très audacieuse, plus innovante, plus agile et plus proche des populations, une banque qui place l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme au centre de son action et de devenir de véritable levier de transformation structurelle de l’Afrique et l’outil le plus privilégié de son intégration économique », a-t-il appuyé. « Nous allons intensifier notre coopération pour cibler des priorités absolues telles que l’autonomisation de la femme, l’emploi des jeunes, le soutien des Petites et moyennes entreprises (PME) et l’accès universel aux services essentiels ».

D’après le président de l’institution financière panafricaine, le développement ne se conçoit pas dans les bureaux et dans les salles de réunions mais au cœur des communités avec celle et ceux qui agissent tous les jours sur le terrain avec l’accompagnement de la société civile et la Diaspora.

L’Angola décaisse 6,5 millions d’euros en faveur du FAD

Il a annoncé par ailleurs la décision de la République de l’Angola relative à la contribution à hauteur de 6,5 millions d’euros à la dix-septième reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-17). Cette contribution a-t-il dit porte désormais à 25 le nombre des Etats africains engagés dans le financement du FAD-17 pour un montant global dépassant 190 millions de dollars.

De son côté, le président du Conseil des gouverneurs représentant les pays membres du Groupe de la BAD, Ludovic Ngatse, a mis l’accent sur la nécessité du changement de la trajectoire de développement, faisant savoir que le conseil a approuvé et encouragé la mise en place des quatre points cardinaux pour renforcer la capacité de l’influence et d’impact de l’Afrique.

Il a souligné que les assemblées ne doivent pas être considérées comme un simple rendez-vous institutionnel de plus gravé dans le calendrier mais plutôt comme un moment de vérité et de responsabilité face aux urgences qu’ils s’agissent de déficit de financement, de défis climatiques, de la transformation structurelle de l’économie ou de l’urgence de la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

« L’Afrique prouve chaque jour qu’elle ne manque ni de potentiel ni d’ambitions mais plutôt la culture de l’exécution et de l’impact », a-t-il avancé. Les orientations de Brazzaville devraient être immédiatement traduites en capital accessible, en infrastructures transformatrices et en progrès tangibles pour les populations africaines, a-t-il appuyé.

3 000 personnes et 81 pays…

A rappeler que les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

La vision stratégique d’Ould Tah porte sur quatre points cardinaux. Il s’agit de l’amélioration de l’accès au capital (mobiliser les ressources financières de l’Afrique) et la réforme et la consolidation des systèmes financiers, des institutions et des talents du continent pour affirmer l’action mondiale de l’Afrique.

Les troisième et quatrième points portent sur l’exploitation de la transformation démographique pour le développement économique et la construction des infrastructures résilientes au climat et une forte valeur ajoutée aux ressources naturelles.

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Investissements agricoles : 10,8 millions de dinars approuvés par l’APIA

29. Mai 2026 um 17:15

Des projets d’investissement d’un montant total de 10,8 millions de dinars ont été approuvés vendredi dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche par le Comité national d’octroi des avantages relevant de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Ces projets, validés lors de la cinquième réunion du comité pour l’année 2026, seront réalisés dans les gouvernorats de Mahdia, Monastir, Nabeul et Sidi Bouzid, indique l’APIA dans un communiqué.

Par ailleurs, le comité a également approuvé l’octroi de crédits fonciers au profit de jeunes agriculteurs du gouvernorat de Kasserine. Ces financements, d’un montant global de 405 mille dinars, permettront l’acquisition de terres agricoles couvrant une superficie totale de 19,5 hectares.

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Tunisie-Italie-Afrique : le triangle prometteur de la coproduction industrielle

29. Mai 2026 um 15:59

Un partenariat industriel tuniso-italien générant un taux de valeur ajoutée locale d’au moins 35 % en Tunisie permet un accès préférentiel aux marchés africains membres du Comesa et de la Zlecaf. C’est ce qu’a affirmé Anis Basti, chef du bureau du Cepex à Milan, lors de l’événement « Afrisiciliana », organisé du 24 au 26 mai 2026 à Monreale, en Sicile, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique (25 mai).

Intervenant dans le cadre d’un panel consacré à la Tunisie et inauguré par le consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, Basti a souligné les opportunités offertes par le partenariat triangulaire Tunisie-Italie-Afrique subsaharienne. Il a notamment mis en avant les perspectives de la coproduction industrielle destinée aux marchés africains grâce aux accords du Comesa et de la Zlecaf.

Le responsable du Cepex a également insisté sur les avantages comparatifs de la Tunisie, qui en font un partenaire stratégique pour l’Italie. Il a rappelé les performances des exportations tunisiennes, plaçant la Tunisie parmi les principaux fournisseurs de l’Italie en dattes Deglet Nour, artichauts frais, tomates séchées et huile d’olive en vrac. Par ailleurs, la manifestation a été marquée par la présence de stands dédiés à l’artisanat tunisien installés sur le parvis de la mairie de Monreale.

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Le prix du Bitcoin poursuit sa chute 

29. Mai 2026 um 13:32

Le prix du Bitcoin a chuté, le 28 mai, à son plus bas niveau depuis plus de six semaines, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant l’économie mondiale et de sorties de fonds continues des fonds américains négociés en Bourse liés à la cryptomonnaie.

Le Bitcoin est tombé sous la barre des 73 000 dollars, son niveau le plus bas depuis le 13 avril; tandis que l’Ether a perdu plus de 2 %. Les fonds négociés en Bourse (ETF) Bitcoin aux États-Unis ont également enregistré des sorties de capitaux d’environ 1,5 milliard de dollars depuis début mai. Ce qui indique une baisse de l’appétit des investisseurs pour les actifs à haut risque. Le Bitcoin est incapable de remonter au niveau des 80 000 dollars. Soit environ 40 % de moins que son pic historique de plus de 126 000 dollars atteint en octobre dernier.

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a reporté une décision qui devait ouvrir la voie à la négociation d’actions tokenisées sur les réseaux blockchain. Une mesure qui reflète le débat réglementaire en cours sur l’avenir des crypto-actifs aux États-Unis.

L’autorité s’apprêtait à lancer ce que l’on appelle « l’exemption pour innovation », qui accorde aux entreprises de cryptomonnaies de larges exemptions leur permettant de négocier des actifs tokenisés liés à des actions traditionnelles.

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Les IDE chinois ont dépassé 54 milliards d’euros

29. Mai 2026 um 11:54

Les investissements directs à l’étranger (IDE) de la Chine dans tous les secteurs ont atteint 429,42 milliards de yuans (environ 54,48 milliards d’euros) au cours des quatre premiers mois de 2026. Ce qui représente une augmentation annuelle de 3,9 %, révèlent les données officielles publiées le 28 mai.

Au cours de la même période, en plus des investissements directs à l’étranger (IDE) en yuans, les investisseurs chinois ont réalisé des investissements directs non financiers (investissements dans le secteur réel de l’économie, par exemple l’achat d’équipements et de bâtiments) dans 5 231 entreprises étrangères de 142 pays et régions, pour une valeur économique totale de 315,74 milliards de yuans (environ 40 milliards d’euros), soit une baisse de 13,9 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’il ressort des données du ministère du Commerce et l’Administration d’État des changes (SAFE).

Les investissements directs à l’étranger (IDE) en Chine ont progressé malgré une baisse de l’utilisation effective de ces investissements. L’utilisation effective des IDE s’est établie à 287,69 milliards de yuans (environ 36,50 milliards d’euros) entre janvier et avril, soit une diminution de 10,3 % sur un an.

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Adriana Mironescu: « L’ IA, un outil de fiabilité élargie »

29. Mai 2026 um 11:01

En abordant le thème du système financier  du premier panel ayant mis l’accent sur les transformations profondes que connaît aujourd’hui le système financier sous l’effet des nouvelles normes internationales et de l’accélération technologique. Intitulé : « IFRS 9, Bâle III finalisé et disruption fintech : le secteur financier tunisien entre conformité et compétitivité », la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la transformation digitale des services financiers C’est le ton du  premier panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis en lumière l’importance de renforcer la compétitivité du système financier dans un environnement international en mutation rapide.

Adriana Mironescu, DG de Glovo Tunisie  aborde la transformation numérique du secteur financier par un angle très opérationnel : la donnée. Pour elle, l’IA et les fintechs ne sont pas seulement des outils d’automatisation, mais surtout des leviers capables d’élargir l’accès au financement à des segments aujourd’hui mal desservis, notamment les petites entreprises, les acteurs informels et les consommateurs peu ou pas bancarisés.

Son raisonnement part d’un constat, en considérant que beaucoup de petites entreprises n’ont pas d’historique de crédit formel. Ce qui les rend difficiles à évaluer avec les méthodes bancaires classiques. Or, dans des écosystèmes comme celui de la livraison, du commerce de proximité ou des services de petite taille, il existe une foule de signaux utiles que l’IA peut exploiter : régularité des transactions, gestion de la demande, comportement de paiement, saisonnalité de l’activité, consommation d’énergie ou encore usage des services numériques.

Adriana Mironescu, voit donc l’IA comme un outil de scoring élargi, capable de transformer des traces dispersées en indicateurs de fiabilité. Cette approche permettrait d’ouvrir l’accès à des financements plus adaptés, mais aussi de mieux comprendre les réalités économiques des petites structures. À ses yeux, le véritable enjeu n’est pas seulement technique : il s’agit de construire une logique de confiance autour de ces nouvelles méthodes d’évaluation.

Toutefois, la directrice générale de Glovo Tunisie souligne que la digitalisation ne peut pas être imposée d’en haut. Avant de lancer des solutions technologiques, il faut comprendre les freins concrets à l’adoption : peur de l’erreur, méfiance envers les paiements numériques, manque de compréhension des outils, ou encore difficulté d’usage pour certains publics. Cette dimension »terrain » est essentielle pour éviter que la technologie ne reste bloquée dans les discours d’innovation.

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Plus de 25 milliards de dinars d’avoirs nets en devises ou 105 jours d’importation

Le cumul des recettes touristiques et des revenus du travail ont atteint, au 20 mai 2026, 5,8 milliards de dinars, d’après les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Dans les détails, l’institut démission indique que les recettes touristiques ont progressé de 4 %, pour dépasser les 2,4 milliards de dinars, en comparaison avec la même période de 2025. Pour leur part, les revenus du travail ont évolué de 4,9 %, à 3,4 milliards de dinars, contre 3,2 milliards de dinars, une année auparavant.

Du coup, les avoirs nets en devises ont enregistré une forte hausse, passant de 22,5 milliards de dinars (l’équivalent de 98 jours d’importation) au 26 mai 2025, à 25,4 milliards de dinars (soit 105 jours d’importation), actuellement.

Concernant les billets et monnaies en circulation, ils préservent leur tendance haussière, puisqu’ils ont dépassé les 29,4 milliards de dinars, le 25 mai 2026, contre 23,8 milliards de dinars, à la même date de l’année dernière, ce qui représente une augmentation de 23,3%.

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Code des changes : la Conect sera auditionnée à l’ARP

28. Mai 2026 um 15:12

La commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra, lundi 1er juin 2026, une séance d’audition des représentants de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), à la demande de la commission, et ce, dans le cadre de ses rencontres avec les partenaires économiques et les organisations professionnelles.

Cette séance sera consacrée à l’examen et à l’échange de vues sur la proposition de loi relative à la promulgation du nouveau code des changes (enregistrée sous le numéro 115/2025).

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A cette occasion, la délégation de la confédération présentera la vision de l’organisation ainsi que ses propositions techniques et d’amendement concernant ce projet, visant à moderniser le système législatif des changes en Tunisie, à faciliter les transactions financières internationales des entreprises économiques et à soutenir le climat d’investissement et d’exportation.

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Hajer Chekir : « La mobilité électrique est à la croisée de l’enjeu climatique, économique et de la modernisation du réseau »

28. Mai 2026 um 12:00

Le véhicule électrique ne se limite plus à une mobilité décarbonée : il devient progressivement un maillon du système énergétique. C’est le constat présenté par Hajer Chekir, directrice commerciale de BYD Tunisie, le 21 mai 2026 à Tunis, lors de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, dans le cadre du panel intitulé « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ».

Pour la responsable de BYD, premier constructeur mondial de véhicules électriques devant Tesla, la mobilité électrique dépasse largement le simple remplacement de la voiture thermique. Elle représente une nouvelle approche de l’énergie. Un véhicule électrique permet de réduire les émissions de CO₂ de 2 à 3 tonnes par an par rapport à un modèle thermique équivalent, tout en diminuant les subventions publiques et la dépendance aux énergies fossiles, dans un contexte marqué par la hausse des prix du pétrole.

Hajer Chekir rappelle surtout qu’un véhicule électrique est avant tout une batterie mobile. Avec le développement massif des énergies renouvelables intermittentes, comme le solaire et l’éolien, la Tunisie aura besoin de capacités de stockage importantes. Les véhicules électriques peuvent ainsi stocker l’électricité lorsqu’elle est abondante puis la restituer au réseau afin d’équilibrer la demande lors des périodes de pointe. Cette technologie n’a plus rien de théorique : des projets pilotes sont déjà en cours en Australie et les expérimentations se multiplient à travers le monde.

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Selon elle, la mobilité électrique répond à trois défis majeurs. Le premier est climatique, avec la décarbonation des transports. Le deuxième est économique, grâce à la réduction de la dépendance aux hydrocarbures importés. Le troisième concerne la modernisation du réseau électrique tunisien. Le véhicule électrique ne servira plus uniquement à se déplacer, il deviendra aussi un outil actif au service du système énergétique.

La fiabilité des véhicules électriques n’est plus ç démontrer

Interrogée sur les difficultés liées à la réglementation et à la tarification, la directrice commerciale a estimé que la technologie ne constituait plus un frein. Les véhicules électriques ont désormais démontré leur fiabilité, leurs performances et leur rentabilité à l’usage. Les principaux défis concernent désormais la sensibilisation et l’accompagnement des consommateurs. Les clients doivent disposer d’informations claires sur les garanties des batteries, BYD propose des garanties dépassant 2 millions de kilomètres, sur l’autonomie et sur le coût total d’utilisation. Il s’agit de démontrer qu’il s’agit d’une solution fiable, simple, ეკონომique, écologique et de plus en plus accessible.

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Le deuxième défi porte sur l’infrastructure de recharge. Les utilisateurs doivent pouvoir recharger leur véhicule à domicile, ce qui représente 80 % des usages, mais aussi sur les lieux de travail, les grands axes routiers, les centres commerciaux et dans les cafés. Avec la recharge rapide, certains véhicules peuvent désormais récupérer leur autonomie en cinq minutes, soit plus rapidement qu’un plein d’essence classique. La technologie ne constitue donc plus un obstacle.

Le troisième défi, sur lequel Hajer Chekir a salué les avancées de l’État tunisien, concerne le cadre réglementaire. Des incitations fiscales importantes ont déjà été instaurées : exonération des droits de douane et des droits de consommation, TVA réduite à 7 %, identique à celle des véhicules hybrides rechargeables, ainsi qu’exonération de la carte grise.

Ces mesures commencent à produire des résultats concrets. La Tunisie comptait 200 véhicules 100 % électriques en 2024, puis 500 en 2025. Le parc dépasse désormais 750 véhicules électriques. Les parts de marché des véhicules électrifiés ont franchi les 15 % durant les quatre premiers mois de 2026, contre seulement 5 % sur l’ensemble de l’année précédente.

En conclusion, Hajer Chekir appellera à une mobilisation collective pour réussir la transition énergétique. État, banques, constructeurs et entreprises énergétiques doivent agir conjointement afin d’accompagner l’essor de la mobilité électrique. Selon elle, celle-ci entre désormais dans une phase d’adoption de masse : ce n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité déjà engagée, porteuse d’un modèle à la fois écologique et économiquement soutenable pour la Tunisie.

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