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Heute — 13. März 2026Leconomiste Maghrebin

Bessent : une coalition internationale peut protéger les navires dans le détroit d’Ormuz

13. März 2026 um 12:19

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré qu’une coalition internationale pourrait protéger les navires dans le détroit d’Ormuz.

« Il a toujours été prévu que la marine américaine ou une coalition internationale escorte les pétroliers », a souligné Bessent, jeudi 12 mars. « Je pense que nous escorterons les navires à travers la région dès que possible militairement. Et c’est une possibilité une fois que nous contrôlerons l’espace aérien », rapporte Reuters.

Quant au secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, il a déclaré que la marine américaine ne pouvait pas escorter les navires à travers le détroit d’Ormuz pour le moment, mais qu’il était « très probable » que cela se produise d’ici la fin du mois.

Par ailleurs, il estime que l’opération militaire en Iran prendrait des semaines, et non des mois, soulignant que la seule option envisageable était d’anéantir la capacité de Téhéran à menacer ses voisins. « Il est peu probable que le prix du pétrole atteigne 200 dollars le baril », a-t-il ajouté.

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L’ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : en route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026™

13. März 2026 um 11:27

L’Arab Tunisian Bank (ATB), en partenariat avec Visa international, revient avec un nouveau jeu-concours dédié à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™.

Du 18 février au 25 mars 2026, les porteurs de cartes Visa de l’ATB auront l’opportunité de remporter des prix exceptionnels. Ils vont d’un voyage mémorable aux États-Unis à des équipements high-tech.

Une expérience internationale à portée de carte

Fidèle à sa stratégie de proximité et d’innovation, l’ATB offre à ses clients bien plus qu’un service bancaire.

Cette année, et après avoir fait gagner de magnifiques séjours au Maroc pour profiter de la CAN 2025,  le partenariat avec Visa prend une nouvelle fois une dimension spectaculaire. A savoir :

  • Pour les détenteurs de cartes Internationales : un voyage exclusif pour deux personnes aux États-Unis pour vivre l’effervescence de la Coupe du Monde.
  • Pour les détenteurs de cartes Nationales : cinq téléviseurs 55 pouces sont mis en jeu pour vibrer au rythme des matches.

Chaque transaction effectuée avec la carte augmente mécaniquement les chances de gagner l’un de ces cadeaux de rêve.

Promouvoir la digitalisation des paiements

Au-delà de l’aspect ludique, ce concours s’inscrit dans la volonté de l’ATB de promouvoir une utilisation responsable, sécurisée et fluide des moyens de paiement digitaux. En encourageant l’usage de la carte Visa pour les achats du quotidien, la banque réaffirme son engagement dans la transformation numérique du paysage financier tunisien.

Comment participer ?

La participation est automatique et gratuite pour tous les clients détenteurs de cartes Visa ATB effectuant des paiements durant la période du concours. Plus la carte est utilisée, plus le client multiplie ses chances d’être tiré au sort.

Pour plus d’informations sur le règlement du jeu et les modalités de participation, les clients peuvent consulter le site officiel de la banque www.atb.tn ou se rendre dans l’agence ATB la plus proche.

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Les marchés boursiers européens en recul à la clôture jeudi

13. März 2026 um 10:05

Les marchés boursiers européens ont poursuivi leur repli jeudi 12 mars. Les investisseurs étant confrontés à une forte hausse des prix du pétrole qui a ravivé les inquiétudes liées à l’inflation dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a clôturé en baisse de 0,6 %, terminant en recul pour la septième fois en neuf séances ce mois-ci, et enregistrant une perte d’environ 5,6 % depuis le début du conflit, le 28 février 2026.

Le prix du pétrole brut a atteint 100 dollars le baril, et deux pétroliers auraient été attaqués dans les eaux irakiennes, dans le cadre de la volonté de l’Iran d’étendre la guerre sur toute la région du Moyen-Orient, indique Reuters.

L’inflation en Europe, fortement dépendante des importations de pétrole, pourrait augmenter si les prix du brut restent élevés pendant une période prolongée. Ce qui accentuerait la pression sur une croissance régionale déjà faible.

Les données du London Stock Exchange Group ont montré que les marchés financiers s’attendent à ce que la Banque centrale européenne relève ses taux d’intérêt d’ici juillet, avec une probabilité de 87 % d’une nouvelle hausse d’ici décembre. Ce qui représente un changement radical par rapport aux anticipations d’avant le conflit, où l’on misait sur des baisses de taux.

Le secteur bancaire a poursuivi son déclin, chutant de 3,5 %. Tandis que les valeurs énergétiques ont progressé de 1,4 % et les valeurs des services publics de 1,8 %.

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Chute du déficit commercial de 733 MDT

13. März 2026 um 09:29

La Tunisie a enregistré un déficit commercial de 2 784,2 millions de dinars (MDT) durant les deux premiers mois de 2026, soit en net recul par rapport aux 3 517 MDT affichés à la même période de 2025.

 

Les exportations ont atteint 10 803,1 MDT contre 10 169,2 MDT un an plus tôt, soit une hausse de 6,2%, tandis que les importations ont légèrement reculé de 0,7 %, s’établissant à 13 587,4 MDT contre 13 686,2 MDT. Le taux de couverture s’est amélioré à 79,5 % contre 74,3 % sur la même période de l’année précédente. 

Du côté des exportations, les industries mécaniques et électriques ont enregistré la progression la plus significative avec une hausse de 14,8 %, suivies des industries agro-alimentaires en hausse de 6,1 %, portées notamment par les ventes d’huile d’olive qui ont atteint 1 252,3 MDT contre 1 007,6 MDT en 2025.

À l’inverse, le secteur des mines, phosphates et dérivés a accusé un repli de 24,6 %, le textile, habillement et cuirs de 1,8 %, et l’énergie de 0,5 %, sous l’effet d’une baisse des ventes de pétrole brut, tombées à 239,8 MDT contre 372,3 MDT.

Sur le plan des importations, les biens de consommation ont progressé de 2,3 %, les produits alimentaires de 2,6 %, les produits énergétiques de 1,7 % et les biens d’équipement de 1,4 %. En revanche, les matières premières et demi-produits ont reculé de 6 %.

L’Europe reste le premier partenaire

Sur le plan géographique, l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, absorbant 72,1 % de nos exportations pour une valeur de 7 793,4 MDT contre 7 091,9 MDT en 2025. Dans ce cadre, les ventes vers la France ont progressé de 15,7 % et vers l’Allemagne de 9,9 %, mais ont reculé vers l’Italie de 1,6 % et les Pays-Bas de 25,3 %.

Vers les pays arabes, les exportations ont fortement progressé avec l’Égypte de 76,4 % et l’Arabie saoudite de 68,9 %, alors qu’elles ont fortement chuté avec le Maroc de 45,3 %, la Libye de 29,2 % et l’Algérie de 18,6 %.

Du côté des importations, l’Union européenne représente 45,6 % du total, avec 6 189,4 MDT contre 5 770,3 MDT en 2025. Les achats ont augmenté en provenance de France de 26,3 % et d’Italie de 12,3 %, tandis qu’ils ont diminué en provenance d’Espagne de 5 % et de Grèce de 28,2 %.

Hors Union européenne, les importations en provenance de l’Inde ont bondi de 48,9 % et de Turquie de 3,8 %, alors qu’elles ont fortement chuté en provenance de Russie de 59,7 % et de Chine de 18,1 %.

L’énergie, principal creuset du déficit commercial

La décomposition du déficit commercial révèle que les produits énergétiques constituent le principal poste déficitaire avec 1 886 MDT, suivis des matières premières et demi-produits avec 790,7 MDT, des biens d’équipement avec 488,4 MDT et des biens de consommation avec 108,8 MDT.

Le groupe alimentaire enregistre pour sa part un excédent de 489,7 MDT. Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se limite à 898,3 MDT, tandis que le déficit énergétique s’établit à 1 886 MDT contre 1 845,4 MDT durant les deux premiers mois de 2025.

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Les États-Unis autorisent la Russie à vendre son pétrole

13. März 2026 um 09:04

Le gouvernement américain a décidé d’autoriser, pour une durée d’environ un mois, la vente du pétrole en provenance de Russie stocké dans des pétroliers. Et ce, en raison de l’explosion des prix suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. L’annonce a été faite par le département du Trésor à Washington.

Le ministère a délivré une « autorisation générale » permettant la vente, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers issus de la Russie qui ont été chargés sur des pétroliers avant le 12 mars.

Cet assouplissement des sanctions sur le pétrole russe, notamment en autorisant sa vente face à une flambée des prix liée à la guerre en Iran, vise à stabiliser les marchés énergétiques et à atténuer l’impact économique de la crise.

Toutefois, cette flexibilité reste limitée dans le temps et sous surveillance, reflétant un équilibre entre sécurité énergétique et pression géopolitique. L’approvisionnement en pétrole russe pourrait ainsi continuer à circuler via des canaux contrôlés, tout en maintenant des restrictions stratégiques.

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Gestern — 12. März 2026Leconomiste Maghrebin

Investissements agricoles : l’aquaculture et les IDE tirent la croissance

12. März 2026 um 19:55

En 2025, les investissements agricoles privés en Tunisie ont enregistré une hausse notable en valeur, malgré un recul du nombre de projets. Selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), 6 513 opérations ont été approuvées par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) pour un montant total de 547,9 millions de dinars, soit une progression de 15 % par rapport à 2024, alors que le nombre d’investissements a diminué de 7 %.

Cette croissance s’explique principalement par la hausse des financements bancaires, en progression de 40 % (155,7 MDT), et par l’augmentation de l’autofinancement de 16 % (259,3 MDT). Les subventions ont, en revanche, reculé de 7 %, à 132,9 MDT.

Sur le plan sectoriel, l’agriculture traditionnelle concentre toujours plus de la moitié des investissements avec 53 % du total, tandis que l’aquaculture affiche la plus forte progression, ses investissements ayant plus que triplé pour atteindre 88 MDT.

L’année 2025 se distingue également par une nette hausse des investissements directs étrangers, dont la valeur a presque triplé pour atteindre 20,9 MDT. Au total, les projets approuvés devraient permettre la création de 3 015 emplois directs.

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La Bourse de Tunis bondit de 1,51 % jeudi

12. März 2026 um 15:08

La Bourse de Tunis a poursuivi sa progression jeudi, le TUNINDEX gagnant 1,51 % pour clôturer à 15 499,14 points. Les échanges sur la cote ont totalisé 20,4 millions de dinars, soutenus par plusieurs transactions de bloc sur Délice Holding, TPR et Maghrebia Vie.

Délice Holding a dominé les échanges avec 3 MDT et une hausse de 2,7 % à 15,800 D. SIAME a signé la meilleure performance de la séance (+5,7 % à 3,140 D), tandis que BNA a progressé de 3,7 % à 14,880 D pour 1,4 MDT d’échanges.

À l’inverse, UADH a enregistré la plus forte baisse (-2,2 % à 0,440 D) sans transactions, et Lilas a reculé de 1,5 % à 14,060 D.

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La KfW allemande mise jusqu’à 10 millions d’euros sur l’emploi en Tunisie

12. März 2026 um 14:45

La Facilité Investissements pour l’emploi (IFE) lance le 20 mars 2026 un appel à proposition de projets en Tunisie. Les entreprises privées, les organisations publiques et les structures à but non lucratif peuvent y participer. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er juin 2026.

Les projets retenus bénéficient de subventions de cofinancement comprises entre 800 000 et 10 millions d’euros. Ces subventions couvrent entre 25 et 90 % du coût total de l’investissement. En contrepartie, les projets doivent générer des emplois durables dans le secteur privé tunisien. Les investissements éligibles concernent les unités de production, les équipements, le développement de compétences et la formation de la main-d’œuvre.

Par ailleurs, l’IFE introduit en 2026 une nouvelle composante. Les candidats peuvent désormais solliciter un cofinancement supplémentaire pour des mesures de formation vers le marché du travail allemand. Toutefois, cette option reste réservée aux dossiers présentant un projet solide de création d’emplois en Tunisie. Elle couvre la construction de salles de formation, la formation linguistique et le renforcement des compétences techniques. De plus, les dossiers incluant cette composante bénéficient d’une priorité lors de l’évaluation.

Le processus de sélection se déroule en deux étapes. D’abord, l’IFE présélectionne les candidats sur la base de leurs notes conceptuelles. Ensuite, elle invite les candidats retenus à soumettre des propositions détaillées. Ces propositions font alors l’objet d’une évaluation approfondie. Les candidats sélectionnés reçoivent finalement un contrat de subvention.

La KfW Banque de Développement a créé l’IFE dans le cadre de l’Initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Aujourd’hui, elle opère dans huit pays partenaires africains sous la marque Invest for Jobs.

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Décès de la Pr Neila Sellini, éminente spécialiste de la civilisation islamique

12. März 2026 um 14:36

La Professeure Neila Sellini, éminente universitaire spécialiste de la civilisation islamique, de l’exégèse coranique et des relations sociales jusqu’au VIIIe siècle hégirien, est décédée.

Titulaire d’un Doctorat d’État en exégèse et relations sociales, elle enseignait en tant que professeure des universités et dirigeait l’unité de recherche «La jurisprudence dans les codes du statut personnel des pays arabes» à l’Université de Sousse.

Consultante pour le PNUD, elle a notamment participé au 4e Rapport national humain sur le développement 2005, intitulé «Vers la liberté de la femme dans le monde arabe». Parmi ses ouvrages phares figurent Femme et violence légitime dans les nouvelles fatawas, L’adoption dans la jurisprudence islamique, ainsi que des contributions à Le corpus coranique et ses lectures (2016) dirigé par le Pr Abdelmajid Charfi. Icône du courant réformiste de la pensée islamique, elle excellait dans ses analyses critiques de la charia, des droits des femmes et des influences islamistes dans la Constitution tunisienne post-révolution.

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Aïd el-Fitr 2026 : le 20 mars en vue !

12. März 2026 um 14:12

Sarra Snoussi, cheffe de service du Pavillon de l’Univers à la Cité des Sciences de Tunis, prévoit que l’Aïd Al-Fitr 1447 de l’Hégire pourrait être célébré le vendredi 20 mars 2026. Cette estimation, basée sur des observations lunaires, a été diffusée via un communiqué sur la page Facebook de la Cité des Sciences.

Ainsi le jeudi 19 mars 2026 marque le 29e jour de Ramadan 1447. La conjonction centrale de la Lune se produira à 2h23 du matin. Après le coucher du soleil à 18h31, le croissant de Chawal devrait être visible : la Lune se couchera à 19h15 (43 minutes après le Soleil), avec une hauteur de 9 degrés au-dessus de l’horizon et un âge lunaire de 16 heures et 8 minutes. Ces conditions favorables rendent probable l’ouverture du mois de Chawal le 20 mars.

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Gouvernance Tunisair : les actionnaires minoritaires appelés aux urnes le 31 mars

12. März 2026 um 13:42

Tunisair tiendra une assemblée générale élective destinée à ses actionnaires minoritaires le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie. Un seul point figure à l’ordre du jour : l’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au Conseil d’Administration pour un mandat de trois ans.

Sont concernés par cette convocation les actionnaires détenant individuellement au plus 0,5 % du capital social, ainsi que les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5 % du capital.

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Tunisie 2030 : hub du numérique, de l’IA et de la finance digitale pour une croissance inclusive

12. März 2026 um 13:35

La Tunisie est un paradoxe numérique africain : elle est première en Afrique en densité de développeurs, deuxième dans le monde arabe en maturité de l’intelligence artificielle, et pionnière sur le continent avec son Startup Act. Et pourtant, elle n’a jamais transformé ce capital humain exceptionnel en levier structurel de croissance inclusive. Le Plan de développement 2026-2030 est l’occasion unique – peut-être la dernière – d’articuler transformation numérique, finance digitale et IA autour d’un seul objectif : réduire les fractures territoriales, sociales et économiques qui minent la cohésion nationale, et positionner la Tunisie comme hub régional au carrefour du Maghreb et de l’Afrique.

L’Intelligence artificielle : de l’outil de performance à l’instrument de justice territoriale

Le discours dominant sur l’IA en Tunisie reste prisonnier d’une vision trop étroite : automatisation des processus, réduction des coûts opérationnels, gains de productivité. Ces objectifs sont légitimes, mais insuffisants pour un pays dont les fractures territoriales constituent le premier frein à la croissance. L’IA, dans le cadre du Plan 2026-2030, doit être pensée selon trois axes stratégiques indissociables.

Premier axe : le scoring alternatif pour l’inclusion financière des segments sous-bancarisés. Les TPE, les agriculteurs et les entrepreneurs des régions intérieures sont aujourd’hui exclus du crédit bancaire formel non par absence de capacité de remboursement, mais par absence de données financières formelles. L’IA permet de construire des modèles de scoring reposant sur des données non traditionnelles – comportements de paiement mobile, historiques de transactions informelles, données satellitaires pour l’agriculture – pour ouvrir le crédit à ceux qui en sont injustement exclus.

Deuxième axe : l’optimisation de l’allocation des ressources publiques à l’échelle régionale. Un Plan de développement sans système de suivi intelligent des projets est condamné aux mêmes dérives que ses prédécesseurs. L’IA offre aujourd’hui des outils de monitoring en temps réel, de détection des écarts d’exécution et d’optimisation des dépenses publiques qui permettraient au Plan d’être le premier plan de développement tunisien réellement piloté par la donnée.

Troisième axe : l’adaptation des outils décisionnels aux spécificités économiques des régions périphériques. Une politique nationale de l’IA qui ignore les réalités de Kasserine, de Jendouba ou de Sidi Bouzid n’est pas une politique nationale – c’est une politique littorale habillée en ambition universelle. Le Plan doit corriger cette asymétrie structurelle en faisant de l’IA un instrument d’équité territoriale, et non un facteur aggravant des inégalités existantes.

La finance numérique : seule infrastructure financière déployable à horizon 2030 dans les régions intérieures

Les chiffres sont connus mais rarement mis en perspective avec l’ambition du Plan : 80 % des agences bancaires tunisiennes sont concentrées sur le littoral, dont une part prépondérante dans le Grand Tunis. Le taux de bancarisation dans les régions intérieures – Centre-ouest, Nord-ouest, Sud-ouest – demeure inférieur à 35 %, contre 60 à 70 % dans les grandes métropoles côtières. Dans certaines zones rurales du Centre-ouest, on compte une agence bancaire pour plus de 18 000 habitants.

La réalité est brutale : aucun plan d’extension du réseau bancaire physique ne peut combler cet écart à l’horizon 2030 dans des conditions de contrainte budgétaire aussi sévères. La seule infrastructure financière réalistement déployable dans les régions intérieures à cet horizon, c’est la finance numérique. Le mobile banking, les wallets digitaux, la microfinance digitale ne sont pas des alternatives de confort. Ce sont des alternatives de nécessité.

Les précédents africains sont éclairants. Au Kenya, M-Pesa a bancarisé des millions de personnes en zones rurales sans une seule agence physique. Au Sénégal, Wave a transformé les flux financiers informels en transactions traçables et fiscalisables. En Tunisie, les premiers jalons existent : la couverture 4G atteint 95 % de la population, les déploiements 5G ont démarré, et des opérateurs préparent le lancement de services de mobile financial services dès 2026.

Ce qui manque, c’est la volonté politique d’ériger la finance digitale en infrastructure publique nationale – au même titre que la route, l’eau ou l’électricité. Le Plan 2026-2030 doit franchir ce pas et inscrire explicitement le mobile banking et la finance digitale comme piliers de l’inclusion et de l’équité territoriale, avec des objectifs mesurables par gouvernorat.

L’économie numérique comme moteur de croissance : le paradoxe tunisien à résoudre

La Tunisie est, selon le Fonds monétaire arabe (FMA), parmi les premiers pays arabes à avoir pris la mesure de l’IA comme pilier fondamental de la transformation numérique et du développement économique. Elle se classe 2ème en Afrique sur l’AI Talent Readiness Index 2025 avec un score de 51,80 points, et affiche la densité de développeurs la plus élevée du continent : 4 120 développeurs par million d’habitants, contre 1 345 pour le Maroc et 1 224 pour l’Égypte.

Ce capital humain exceptionnel a déjà produit des success stories mondiales : InstaDeep, startup tunisienne d’IA fondée en 2014, a été rachetée par BioNTech pour 636 millions d’euros en 2023, dans l’une des plus grandes opérations de la scène tech africaine. Expensya s’est déployée dans plus de 100 pays. Le Startup Act, premier cadre légal complet en Afrique pour les startups technologiques, a labellisé plus de 1 450 entreprises au début de cette année 2026.

Lire aussi – Startup Act : Perception, attentes et priorités des startupeurs

Et pourtant, face au Maroc qui mobilise 750 millions de dollars dans le cadre d’un plan global pour sa stratégie “Digital Morocco 2030“ – avec des axes clairs, des enveloppes budgétaires identifiées, un pilotage institutionnel dédié -, la Tunisie ne dispose que de 138 projets de transformation digitale pour 2025-2026, dont 18 portant sur l’IA, sans stratégie nationale chiffrée pour la période 2026-2030.

C’est le paradoxe tunisien dans toute sa netteté : un pays qui produit le meilleur capital humain tech du continent, mais qui n’a pas encore construit l’architecture institutionnelle pour le valoriser au service de sa propre croissance inclusive. Le Plan 2026-2030 doit combler ce vide stratégique – la Tunisie ne doit pas courir après le Maroc, elle doit jouer sa propre partition, avec ses propres atouts.

Le Startup Act comme levier d’inclusion territoriale : de la côte vers l’intérieur

Le Startup Act tunisien est une réussite législative incontestable. Premier cadre juridique complet d’Afrique pour les startups technologiques, il a structuré un écosystème remarquable : plus de 50 incubateurs et accélérateurs, 1 450 startups labellisées, un classement dans le Top 20 mondial des écosystèmes les plus compétitifs selon le Global Startup Ecosystem Report 2025 et une position de 3ème en Afrique pour le talent abordable.

Mais cette réussite souffre d’une limite structurelle que le Plan 2026-2030 doit corriger : sa concentration géographique. L’essentiel des startups labellisées, des incubateurs actifs et du financement en capital-risque se concentre dans le Grand Tunis et les métropoles littorales. L’intérieur du pays – qui concentre pourtant les besoins les plus aigus en matière de création d’emplois, d’accès aux services et de développement économique – reste largement exclu de cette dynamique.

Le Startup Act 2.0 doit intégrer une dimension territoriale explicite : des incubateurs régionaux dans les gouvernorats sous-desservis, des mécanismes de financement différenciés pour les startups des régions intérieures, et une priorité donnée aux secteurs à fort impact social local – agritech, healthtech rurale, edtech, fintech d’inclusion. L’objectif affiché de 5 000 startups et 50 000 emplois à horizon 2030 n’a de sens que s’il est territorialement équilibré.

L’intégration régionale par le numérique…

L’axe maghrébin : l’intégration par les faits plutôt que par les accords

L’intégration maghrébine classique est paralysée depuis des décennies par des blocages politiques qui n’ont aucune raison de se dissoudre à court terme. Mais l’histoire économique enseigne que les intégrations régionales les plus durables sont celles qui commencent par des actes concrets plutôt que par des traités ambitieux. Le numérique offre précisément cette voie.

Un corridor de paiements digitaux Tunisie-Algérie, des standards d’interopérabilité fintech partagés, des plateformes de commerce électronique transfrontalier, une reconnaissance mutuelle des identités numériques : voilà ce que le Plan 2026-2030 peut activer concrètement, sans attendre une hypothétique Union du Maghreb. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique subsaharienne et au reste du monde, et transformer les intentions en résultats mesurables.

L’axe africain : de consommateur à hub continental

La Tunisie a désormais les atouts pour jouer, entre l’Europe et l’Afrique, le rôle de hub régional pour le développement de partenariats en matière d’intelligence artificielle et de technologies de pointe. Son capital humain – la densité de développeurs la plus élevée d’Afrique, ses ingénieurs formés dans des universités reconnues internationalement, son écosystème startup mature – est une ressource continentale, pas seulement nationale.

Le contexte continental est favorable. L’ICT Africa Summit d’Alger en avril 2026 – né de la fusion du Digital Africa Summit, d’ICT Maghreb et d’ALVETIC – s’impose comme le carrefour incontournable pour dessiner l’avenir technologique du continent. L’Africa Finance Corporation a lancé l’initiative « Africa Savings for Growth » pour canaliser une partie des 1 170 milliards de dollars d’épargne institutionnelle du continent vers des projets de développement à long terme. Ce sont des opportunités que la Tunisie ne peut pas se permettre d’observer en spectatrice.

Le Plan 2026-2030 doit formaliser cette ambition en architecture institutionnelle concrète : des accords de reconnaissance des qualifications numériques à l’échelle africaine, des partenariats de co-développement technologique avec des pays comme le Rwanda ou le Sénégal, et un positionnement actif de la Tunisie dans les instances de gouvernance de l’économie numérique africaine. L’ambition de devenir un modèle de transformation numérique pour l’Afrique ne se décrète pas – elle se construit, projet par projet, partenariat par partenariat.

 

Quatre conditions pour que le Plan 2026-2030 ne soit pas un plan de plus

La cheffe du gouvernement a annoncé pour la période 2026-2030 une vision nationale unifiée de la transformation digitale, comportant des objectifs, des priorités et un échéancier de mise en œuvre. C’est une promesse forte. Pour qu’elle ne reste pas une promesse, quatre conditions s’imposent.

Première condition : inscrire un Axe Transversal Numérique & IA dans le Plan 2026-2030 avec une enveloppe budgétaire dédiée et des indicateurs d’inclusion territoriale mesurables – et non une simple mention rhétorique dans les chapitres transversaux.

Deuxième condition : ériger le mobile banking et la finance digitale en infrastructure publique nationale dans les régions intérieures, avec des objectifs de couverture par gouvernorat, au même titre que les infrastructures physiques.

Troisième condition : déployer l’IA bancaire au service du scoring alternatif pour les TPE, agriculteurs et entrepreneurs des régions périphériques – ce qui suppose, en amont, d’accélérer la modernisation des Core Banking Systems des banques publiques, condition sine qua non de tout déploiement sérieux de l’IA dans le secteur financier tunisien.

Quatrième condition : lancer un Corridor Numérique Maghrébin, en commençant par Tunisie-Algérie sur les paiements digitaux et les standards fintech, comme premier acte concret d’une intégration régionale par les faits. Et positionner la Tunisie, dans ce cadre, non comme un pays en rattrapage mais comme un architecte régional, un hub continental de talent, d’innovation et de finance digitale au service d’une croissance inclusive, équitable et durable.

 

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* Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique ni institution. Elles reflètent la seule appréciation personnelle de l’auteur.

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Projet de loi organique n° 07/2026 : vers l’hébergement de l’AIMEC en Tunisie

12. März 2026 um 12:25

La commission des Affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration a réuni, le 11 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des représentants de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette séance d’audition conjointe portait principalement sur le projet de loi organique n° 07/2026 approuvant l’accord avec la Commission de l’Union africaine (UA) pour héberger le Centre d’excellence africain des marchés inclusifs (AIMEC).

Riadh Jaïdi, président de la commission, a loué les efforts de la diplomatie tunisienne pour consolider son ancrage africain et promouvoir une diplomatie économique dans un contexte de concurrence entre pays africains. Le ministre a réaffirmé la place centrale de l’Afrique dans la politique étrangère tunisienne – via les relations bilatérales, l’UA, la SADC ou la ZLECAf – et appelé à accélérer l’approbation de l’accord pour honorer les engagements panafricains.

Les députés ont plaidé pour un renforcement des représentations diplomatiques en Afrique, avec plus de ressources humaines et logistiques, afin d’attirer des investissements et de combler les postes vacants. Ils ont également insisté sur la lutte contre la migration irrégulière. Le ministre rappelant le refus catégorique d’établissement des migrants et les succès du programme de retour volontaire, passé de 1 614 personnes en 2022 à 8 853 en 2025.

Au sujet de l’AIMEC, les représentants de la BCT ont clarifié son statut d’entité « non-résidente », financée par l’UA et hors supervision tunisienne, avec des exonérations fiscales conformes à la réglementation des changes et similaires à celles accordées à d’autres organisations étrangères.

Enfin, face aux tensions Iran-USA-pays du Golfe, le ministre a exposé les mesures protectrices pour la communauté tunisienne au Moyen-Orient : mission de suivi déployée, évacuation des non-résidents comme les pèlerins, coordination avec les universités jordaniennes pour les étudiants, rapatriements depuis l’Iran et réponse à une pétition familiale via l’ambassade au Qatar.

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L’Algérie n’est plus le premier exportateur de gaz en Espagne

12. März 2026 um 11:57

Les importations de gaz de l’Espagne ont chuté de 8,6 % en février 2026 par rapport au mois précédent.

Selon des données récentes publiées le 11 mars par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington), les importations espagnoles de gaz naturel et liquéfié ont atteint environ 31,42 térawattheures le mois dernier; contre 34,38 térawattheures en janvier 2026.

L’Algérie a poursuivi son déclin retrouvant à la deuxième place du classement des plus grands exportateurs de gaz vers l’Espagne en février 2026, derrière les États-Unis.

Les stocks de gaz en Espagne ont diminué de 14,2 % en février 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre un niveau de remplissage de 56 %.

Les importations de gaz de l’Espagne en février 2026

Le gaz naturel liquéfié (GNL) représentait 68,8 % des importations totales de l’Espagne en février 2026, soit 21,63 térawattheures (TWh). Tandis que le gaz naturel représentait 31,2 % à 9,8 TWh, révèlent les données de la plateforme énergétique spécialisée.

À titre de comparaison, le GNL représentait 62,4 % des importations totales en janvier 2026, soit 21,75 térawattheures. Alors que le gaz naturel représentait 37,6 %, soit 12,63 térawattheures.

Sur une base annuelle, les importations de gaz de l’Espagne en février 2026 ont diminué de 16 %, enregistrant 16,29 térawattheures de gaz liquéfié (61,9 %) et 10,03 térawattheures de gaz naturel (38,1 %) au cours du même mois de 2025.

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Scatec inaugure la centrale solaire de Sidi Bouzid

12. März 2026 um 11:57

La société norvégienne Scatec a inauguré mardi 10 mars la phase d’exploitation commerciale de sa centrale solaire de 60 MW à Sidi Bouzid, à 260 km au sud de Tunis. Et ce, en partenariat avec Aeolus (Toyota Tsusho, 49%).

Il convient de noter que Scatec détient 51% et vend l’électricité à la STEG via un PPA signé en mai 2025. Ce projet s’ajoute à une centrale similaire de 60 MW à Tozeur (mise en service prévue au S1 2026), pour une production annuelle combinée de 288 GWh et une réduction de 115 000 tonnes de CO₂.

Scatec avance aussi sur une centrale de 120 MW à Tataouine (PPA de 25 ans). Ces initiatives soutiennent l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 3,8 % en 2023 (AIE), dominé par le gaz naturel.

Ces avancées renforcent la stratégie solaire de la Tunisie face à ses défis énergétiques.

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SOTUVER dans le viseur d’un repreneur néerlandais : la Bourse suspend le titre

12. März 2026 um 11:51

Dès ce jeudi 12 mars 2026, l’action SOTUVER ne s’échange plus sur le marché boursier tunisien. La suspension de cotation fait suite à une opération capitalistique d’envergure, dont l’examen vient d’être officiellement confié au CMF.

Ce qui est sur la table : B.A GLASS B.V, entité de droit néerlandais, qui ambitionne de prendre pied au sein de la Société Tunisienne de Verreries en s’appropriant 16 204 636 actions, soit 41,28 % du capital. Le prix retenu pour cette transaction s’établit à 13,020 dinars l’action.

La genèse de l’opération remonte au 16 décembre 2025, date à laquelle un protocole de cession a été formalisé entre l’acquéreur et quatre entités cédantes : la Compagnie financière d’investissement (CFI), Assurance Lloyd, INDINVEST et Lloyd Vie. C’est sur la base de cet accord préalable que la demande d’autorisation a été déposée auprès du régulateur boursier le 10 mars 2026.

Le CMF, désormais saisi du dossier, n’a pas encore rendu son arbitrage. L’instance a toutefois précisé que sa position sera communiquée par voie d’avis, sans en fixer l’échéance. La suspension du titre SOTUVER demeure en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

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BH Leasing clôture 2025 sur un bénéfice en recul à 2,7 millions de dinars

12. März 2026 um 11:48

Le Conseil d’administration de BH Leasing s’est réuni le 4 mars 2026 et a arrêté les comptes de l’exercice 2025. Ils font ressortir un résultat net bénéficiaire de 2,7 millions de dinars; contre 3,9 millions de dinars un an auparavant. Soit un repli de 1,2 million de dinars sur un an.

Ce fléchissement trouve son origine dans deux facteurs distincts. D’une part, la masse salariale a pesé plus lourd, sous l’effet de l’entrée en vigueur de la loi n°9-2025 du 21 mai 2025 relative aux contrats de travail, dont l’application a généré une charge supplémentaire de 1,2 million de dinars. D’autre part, les autres produits financiers ont reculé d’un montant équivalent. Et ce, en raison de la contraction du taux de rémunération des placements.

Le bénéfice dégagé sera intégralement affecté en résultat reporté, sans distribution de dividendes à ce stade. Par ailleurs, le conseil d’administration a décidé de convoquer les actionnaires en Assemblée générale ordinaire le mercredi 15 avril 2026 à 11h00. Le lieu de la réunion sera précisé ultérieurement.

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Golfe persique : de la guerre du pétrole à la guerre de l’eau ?

12. März 2026 um 11:45

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens. Et une frappe aurait également touché une usine en Iran. Dans une région où l’approvisionnement en eau potable dépend largement du dessalement, de telles attaques font planer la menace d’une crise humanitaire majeure pour les populations du Golfe, comme pour celles d’Iran.

L’eau sera-t-elle la prochaine arme stratégique dans le conflit armé qui prend de plus en plus d’ampleur au Moyen-Orient ? Les récents incidents autour d’installations de dessalement dans le Golfe persique laissent entrevoir un scénario inquiétant. A savoir celui d’une guerre où la ressource la plus vitale de la région serait directement menacée.

Autrement dit, dans une région où l’eau est plus vitale encore que le pétrole, ces installations constituent des cibles militaires d’une importance capitale.

Voyons les faits. Le 8 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accusait les États-Unis d’avoir bombardé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm Island, située au large du port stratégique de Bandar Abbas. Selon Téhéran, cette attaque  aura perturbé l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages.

En représailles à cet acte hostile, un drone iranien endommagea le lendemain à son tour une station de dessalement à Bahreïn. Laquelle fournit notamment de l’eau potable à une base militaire américaine installée dans l’île.

Ces attaques inédites marquent une évolution dont les conséquences sont imprévisibles. L’eau- une denrée rare et vitale pour cette région, l’une des plus désertiques de la planète- pourrait désormais être utilisée comme levier stratégique et militaire.

Dépendance  et vulnérabilité

Effectivement, l’eau douce étant une ressource quasi inexistante, il  en résulte que la plupart des États de la région reposent essentiellement sur les usines de dessalement pour alimenter leurs populations et leurs économies. Sachant que le Moyen-Orient qui est parsemé de plusieurs milliers d’installations réparties le long des côtes du Golfe, concentre près de 40 % de la capacité mondiale de dessalement.

Les chiffres illustrent cette dépendance extrême. Au Koweït, près de 90 % de l’eau potable provient du dessalement. La proportion atteint 86 % à Oman et environ 70 % en Arabie saoudite. Aux Emirats arabes unis, plus de 40 % de l’eau consommée est produite par ces installations. Ces infrastructures ont permis l’émergence des grandes métropoles du Golfe, de Dubaï à Doha en passant par Abu Dhabi. Car, sans eau potable produite par ces infrastructures, ces villes champignons construites au cœur de déserts arides seraient tout simplement inhabitables.

Un talon d’Achille stratégique

Or, cette dépendance aux techniques du dessalement est le véritable talon d’Achille des États du Golfe. Et si, dans le contexte de la guerre qui oppose aujourd’hui l’Iran à la coalition israélo-américaine, ces usines étaient attaquées par des drones ou des missiles iraniens comme ce fût le cas pour le Bahreïn ?

C’est le pire scénario catastrophe pour les monarchies du Golfe. Les experts de la sécurité hydrique avertissent depuis longtemps de ce danger. Déjà en 2010, une analyse de la CIA estimait que la destruction de plusieurs grandes usines de dessalement dans le Golfe pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie stratégique. Et ce, d’autant que l’emplacement de ces usines de dessalement, généralement construites en surface, le long du littoral, les rend difficiles à protéger efficacement contre les drones, les missiles ou les cyberattaques. Ainsi, une simple attaque informatique pourrait suffire à perturber les processus chimiques essentiels au traitement de l’eau. De plus, ces installations sont souvent étroitement liées aux centrales électriques. Or, une frappe contre l’infrastructure énergétique peut donc indirectement interrompre la production d’eau potable.

Une catastrophe humanitaire

Pour de nombreux experts, cibler les infrastructures hydrauliques constitue une dangereuse ligne rouge. Car, contrairement aux installations militaires ou industrielles, ces infrastructures sont directement liées à la survie des populations civiles.

Un exemple concret ? Si l’immense complexe de dessalement de Jubail qui alimente la ville de Riyad avec ses huit millions d’habitants venait à être gravement endommagé, la capitale saoudienne pourrait se retrouver privée d’eau en moins d’une semaine. Et ce n’est pas de la science-fiction.

Cela étant, l’Iran n’est pas non plus à l’abri d’une crise similaire. Le pays traverse depuis plusieurs années une sécheresse sévère qui a fortement réduit ses réserves d’eau. Ainsi, les barrages alimentant la capitale, Téhéran, ont atteint des niveaux alarmants. Certains réservoirs sont tombés à moins de 5 % de leur capacité, alimentant les inquiétudes quant à une éventuelle pénurie d’eau pour les plus de dix millions d’habitants de la métropole.

Au final, après le pétrole et les voies maritimes, l’eau pourrait devenir le prochain champ de bataille stratégique du Moyen-Orient. Et dans ce conflit qui ne dit pas encore son nom, la ressource la plus précieuse de la région risque bien d’en être la première victime.

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La guerre des mythes, Imâmistes contre Evangélistes

12. März 2026 um 11:18

La guerre qui oppose l’Iran, aux deux armées des plus puissantes du monde, celle des USA et d’Israël – et qui est une mini guerre mondiale, jusqu’à aujourd’hui, pouvant déboucher sur une guerre nucléaire si elle n’est pas arrêtée à temps- cache une réalité beaucoup moins « terrestre » car elle oppose des croyances profondément enracinées dans les sociétés, américaine, israélienne, et iranienne. Lesquelles puisent leurs forces dans les mythes qui fondent ces civilisations. Celui du mythe iranien du douzième Imam qui vit encore dans le plérome des cieux. Celui qui régit la vie des chrétiens sionistes aux USA (plus de 40 millions, dont une élite qui contrôle le pouvoir suprême). Et enfin, celui qui est à la base du sionisme, qui consiste à édifier Erets Israël  (l’Israël de la Thora).

Des milliers d’analystes, à travers les médias, télévision, réseaux sociaux, radios, presse écrite ou électronique, tentent d’analyser les raisons de cette guerre destructrice, pour les belligérants, ainsi que pour leurs alliés et particulièrement pour l’Iran. Sans pour autant tenter d’aller au fond du problème, qui réside essentiellement dans la nature des croyances qui animent les chefs de ces pays en guerre.

Les intérêts au service des croyances

On invoque aussi bien le pétrole que le gaz, la possibilité que l’Iran tente d’acquérir l’arme nucléaire, ainsi que les missiles balistiques qui peuvent atteindre le sol américain, la stratégie américaine visant à encercler la Chine, futur ennemi principal et grande puissance nucléaire. Mais on invoque rarement les croyances religieuses qui animent les chefs d’Etat ou de gouvernements, croyances qui sont les responsables importants. Parce que tous les médias de tout genre ne veulent pas réveiller l’hydre de la guerre religieuse et confectionnent des discours seulement par souci de propagande.

Il est vrai que les opinions publiques, de tous les pays du monde, quelles que soient leurs religions, ont été formatées pour comprendre uniquement les recettes propagandistes qui constituent les discours de leurs dirigeants. Or, cela cache mal un fait certain. Ces différentes opinions publiques sont toutes, animées par la foi religieuse et que l’on est toujours avec celui qui partage notre propre foi. Ce qui explique le côté irrationnel par exemple des réactions des citoyens occidentaux, qui vont jusqu’à soutenir une agression caractérisée par une grande puissance et son allié Israël contre une nation indépendante et souveraine comme l’Iran, au mépris du droit international et des principes humanistes que les peuples occidentaux sont supposés avoir acquis. Le cas du génocide des Palestiniens à Gaza est un édifiant exemple significatif.

Cette réaction irrationnelle, au mépris même de leurs intérêts, économiques et sociaux, puisque ce sont ces pauvres citoyens eux-mêmes qui vont payer la facture, ne s’explique pas seulement par la puissance de la propagande, mais surtout par l’existence d’un fond religieux qui les anime. Trump lui-même et Netanyahu, certainement conseillés par leurs experts en communication, ne se privent pas d’exploiter ces fonds religieux pour légitimer la guerre. Alors que tout le monde sait qu’ils ont tous les deux engagé cette guerre et ordonné ce déluge de feu et de bombes pour de simples calculs électoraux. Sachant que tous les deux feront face dans quelques mois à des élections décisives et surtout à des procès qui risquent de les emmener en prison. L’affaire Epstein en plus. Tous les deux savent que l’exploitation de ce fond religieux est une carte gagnante et sûre.

Aux USA, l’existence de personnalités politiques dans l’entourage immédiat de Trump, dont son propre ministre de la guerre, qui appartiennent à cette secte des chrétiens évangélistes qui compte plus de 40 millions d’adeptes et qui a sérieusement infiltré les institutions de l’Etat américain, dont l’armé, la C.I.A, les grands médias, a été un facteur décisif dans le timing et le déclenchement de cette terrible guerre. Ce qui explique que jusqu’à maintenant, aucun objectif réel de la guerre n’ait été déclaré par Trump. D’ailleurs, chaque jour on annonce un objectif majeur, le matin, pour annoncer un autre le soir. Comme celui d’en finir avec le régime iranien, ou d’anéantir le complexe nucléaire, en Iran, car l’objectif réel est caché, celui de permettre l’établissement du grand Israël.

Ces chrétiens évangélistes sont des inconditionnels d’Israël, pour des raisons théologique et eschatologique. Ce sont aussi des prosélytes évangélistes qui œuvrent, pour l’accomplissement d’une prophétie, citée dans l’apocalypse de Jean, qui annonce la parousie du Christ, à condition d’établir le grand Israël (Erets) sur le territoire qui aurait été fixé par la Thorah, dont la Cisjordanie et Jérusalem. Le retour du Christ sur terre aura lieu après la reconstruction du Temple de Jérusalem, après une grande bataille citée dans l’Apocalypse de Jean connue sous le nom de la bataille d’Armageddon et connue aussi sous le nom de la bataille de la fin des temps. Certains évangélistes croient fermement que cette bataille du temps se déroule actuellement, dont des hauts responsables dans l’entourage du Président Trump. Cela pourrait-t-il aller jusqu’à l’utilisation de l’arme nucléaire. Personne pour le moment ne peut affirmer le contraire.

Dans le camp d’en Face, celui des Mollahs iraniens, la même prophétie, quoique sous une forme plus proche de la mythologie persane, incluse dans le dogme chiite duodécimain, annonce que l’Imam Jaafar el Sadok, qui vit encore dans les cieux, alors qu’il est mort il y a quelques siècles (329 de l’hégire) n’est pas mort en réalité mais qu’il est dans la grande « occultation » et qu’il reviendra pour rétablir la justice sur terre. Dans la théologie chiite la justice signifie le règne absolu de l’imâmisme sur terre et pas seulement en Iran. Les Ayatollahs, Khomeini, Khameini Ali et Khameini Moujtaba (l’actuel) ne sont que ses représentants sur terre. Et ce, en vertu du principe de la wilaya du Fatih, qui signifie le règne du jurisconsulte, une fatwa de l’Imam Khomeini lui-même.

C’est toujours le même mythe du retour du Messie que l’on retrouve d’ailleurs dans le judaïsme mais aussi dans l’Islam sunnite ou de temps en temps l’on a assisté à l’apparition de faux prophètes annonçant qu’ils sont le « mehdi el muntadhar » (le bien guidé attendu), comme au Soudan ou au Nigeria. Sauf que maintenant les adeptes de cette mythologie religieuse sont au pouvoir à la tête d’Etats puissants, voire même nucléaires.

Les mythes au service des intérêts sordides

Les enjeux économiques et bassement matériels de cette guerre, ne sont plus un secret pour personne. Et l’on va même jusqu’à les nommer, comme le fait souvent le président américain lui-même, comme le contrôle des sources d’énergie au Venezuela, en Iran, ou des terres rares, comme en Ukraine. Le mérite de Trump est d’avoir rompu avec l’hypocrisie de ses prédécesseurs qui invoquaient, l’instauration de la démocratie et les droits de l’Homme pour légitimer leurs guerres. Puisqu’il a déclaré, après avoir échappé à un attentat lors de sa campagne électorale, que Dieu l’a choisi pour accomplir un objectif très clair : rendre les USA plus puissants que jamais. Il est bien sûr très peu probable qu’il croit à cette prophétie de l’Apocalypse, car le dossier Epstein et d’autres dossiers prouvent qu’il ne croit qu’au dollar, le Dieu de tout le monde d’ailleurs. Mais il n’hésitera pas une seconde à utiliser cette mythologie pour justifier sa guerre actuelle et celles à venir, pour rester au pouvoir.

D’où la nécessité pour lui de se déclarer victorieux, même s’il perd cette guerre, qui à l’évidence va se prolonger longtemps et risque de dégénérer en guerre régionale totale. Les Chinois et les Russes feront tout pour permettre à l’Iran de résister le plus longtemps possible. Et ce, pour pousser l’Amérique à s’enliser dans une guerre qui finira par l’affaiblir.

Mais réveiller l’hydre religieux, qui sommeille dans chacun de nous, peut avoir des conséquences imprévisibles et catastrophiques.

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