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Heute — 30. April 2026Kapitalis

Mehdi Ben Gharbia condamné en appel à 5 ans de prison

30. April 2026 um 13:19

La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a confirmé le jugement initial condamnant l’homme d’affaires Mehdi Ben Gharbia à cinq ans de prison et à une amende de plus de 48 millions de dinars, dans une affaire de nature financière et bancaire, selon le dossier et les enquêtes, rapporte Mosaïque.

Placé en garde à vue le 17 octobre 2021, l’homme politique, ancien constituant et ancien député, également ancien président du Club athlétique bizertin (CAB), est accusé de fraude fiscale et blanchiment d’argent au sein de deux de ses entreprises de fret (World Freight Service et Chronofret). Ses avocats dénoncent des poursuites à caractère politique et des dépassements en matière de droits de l’homme et de délai de détention de leur client.

En janvier 2025, il est condamné à quatre ans de prison et à une amende de 50 000 dinars pour corruption financière et administrative.

En mai 2025, il est visé par un mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire du meurtre en 2020 de Rahma Lahmar qui travaillait dans l’une de ses entreprises.

Le 2 mars 2026, il est condamné à six ans de prison pour corruption.

I. B.

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Tunisie | Rached Ghannouchi transféré de la prison à l’hôpital

30. April 2026 um 12:57

Le mouvement Ennahdha a annoncé ce jeudi 30 avril, dans un communiqué, que l’état de santé de son chef, Rached Ghannouchi, s’était fortement dégradé, contraignant l’administration pénitentiaire à le transférer d’urgence à l’hôpital pour y être soigné et placé sous observation médicale pendant plusieurs jours.

L’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), gelée le 25 juillet 2021 avant d’être dissoute, âgé de 82, est condamné à de lourdes peines de prison dans plusieurs affaires à caractère politique.

Incarcéré en avril 2023, il est condamné, le 5 février 2025, à 22 ans de prison pour «conspiration contre la sûreté de l’État». La peine est alourdie en appel en février 2026, ce qui porte la condamnation totale à plus de 40 ans de prison.

Ennahdha a réitéré sa demande de libération immédiate de M. Ghannouchi, qu’il considère comme «détenu arbitrairement», selon les termes du communiqué.

I. B.

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Amira Romani dans le ‘Top 50 Femmes en Allemagne’

30. April 2026 um 09:57

Amira Romani, Senior Vice President Innovation & Technology Strategy chez Siemens Healthineers, figure parmi les lauréates des «Top 50 Femmes pour l’avenir de l’Allemagne» 2026, une distinction attribuée par Dup Unternehmerin dans la catégorie ‘Technologie et Intelligence Artificielle’.

Cette reconnaissance met en lumière son rôle majeur dans le développement et la promotion de l’innovation technologique appliquée à la santé à l’échelle internationale.

Originaire de Tunisie, Amira Romani incarne une réussite remarquable dans le domaine des technologies de pointe. Son parcours a été salué dès 2024 par Reconnectt, qui lui a décerné le prix Tunisian Woman in Tech of The Year 2023, soulignant son engagement et son impact dans l’écosystème technologique.

Une voix influente pour une innovation responsable

Au sein de Siemens Healthineers, Amira Romani pilote la stratégie globale d’innovation et supervise le développement de partenariats technologiques structurants. Elle dirige notamment le programme Shift, une initiative d’open innovation favorisant la collaboration entre entreprises, start-ups, institutions académiques et acteurs publics.

Elle contribue également à des projets d’envergure européenne, dont le consortium Access-AD, dédié à l’amélioration de l’accès aux diagnostics et aux thérapies précoces de la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’à des initiatives visant à optimiser la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

À travers ses actions, elle œuvre à accélérer la transformation numérique du secteur de la santé, en intégrant des solutions basées sur l’intelligence artificielle, tout en promouvant des modèles de soins plus durables et inclusifs.

«L’innovation en santé ne se limite pas aux technologies les plus récentes : elle consiste à aligner les personnes, les processus et les outils pour créer une valeur durable», déclare-t-elle.

Intervenante reconnue sur la scène internationale, Amira Romani partage régulièrement son expertise lors d’événements majeurs tels que le LSI Europe Summit. Elle y défend une vision d’une innovation centrée sur le patient, capable de répondre aux défis contemporains tels que le vieillissement des populations, la pénurie de personnel soignant et l’accès équitable aux soins.

Dirigeante internationale spécialisée en nanotechnologies et technologies médicales, à travers ses fonctions chez Siemens Healthineers, elle contribue activement à façonner l’avenir de la santé en s’appuyant sur l’innovation collaborative et les technologies de pointe.

Reconnectt et Tunisian AI Society saluent cette distinction, qui vient consacrer l’excellence des femmes tunisiennes dans les domaines des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), et tout particulièrement dans le champ de l’intelligence artificielle.

Elle souligne également leur contribution déterminante aux transformations technologiques et sociétales à l’échelle internationale, ainsi que leur rôle croissant dans la construction d’une innovation inclusive et durable.

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La BYD-isation en marche | Volkswagen et Nissan deviennent chinois

30. April 2026 um 09:33

La BYD-isation est un nouveau concept pour redéfinir ce que signifie être compétitif dans un secteur donné : le produit chinois ne se contente pas de prendre des parts de marché, il devient la nouvelle référence.

Un article de Nikkei Asia publié le 24 avril, avec comme titre “De Volkswagen à Nissan, les fabricants automobile misent sur la fabrication à bas coût et les technologies embarquées chinoises pour exporter” nous en offre la preuve par l’exemple, grandeur nature. Les constructeurs étrangers ne se contentent plus de perdre des parts de marché en Chine : ils adoptent les méthodes chinoises pour survivre, et commencent à les exporter.

Voici comment les huit mécanismes identifiés pour caractériser la BYD-isation s’incarnent, désormais, dans les usines et les stratégies de Volkswagen, Nissan, Honda ou Hyundai.

A noter que cela ne se limite certainement pas à ces marques, Renault par exemple, menant déjà une expérimentation similaire.

1. Intégration verticale par procuration

Volkswagen ne produit pas ses puces, mais il a pris 5 % de l’entreprise chinoise Xpeng et fondé une coentreprise avec Horizon Robotics. Même chose pour Nissan avec Dongfeng pour l’architecture électrique et Momenta pour la conduite autonome. L’intégration verticale est devenue une condition d’accès à la technologie chinoise. Les étrangers ne la maîtrisent pas de l’intérieur, mais ils l’achètent et la verrouillent contractuellement. C’est une intégration verticale externalisée, un oxymore qui résume leur dépendance nouvelle.

2. Effet de ciseau subi, puis retourné

Les marques historiques sont prises entre la pression sur les prix et la montée en gamme technologique chinoise. Volkswagen le dit crûment : ses marges en Chine passeront de deux chiffres à 4-6 %, et son objectif de vente à 3,2 millions d’unités est en baisse de 20 % par rapport au précédent. La réponse consiste à utiliser les coûts chinois pour fabriquer des voitures que l’on vendra ailleurs. Le ciseau qui les écrasait devient, espèrent-ils, l’outil de leur reconquête mondiale.

3. Accélération des cycles de développement

Volkswagen annonce avoir réduit de 30 % le cycle de développement de ses véhicules électriques en Chine. Le standard implicite est désormais de douze à dix-huit mois, contre cinq à sept ans auparavant. Nissan développe en parallèle dix modèles électriques et hybrides sur le sol chinois. Ce rythme n’est plus une prouesse chinoise : il est devenu la cadence minimale pour rester dans la course.

4. Diffusion et standardisation de l’écosystème chinois

Les modèles produits en Chine ne restent pas en Chine. Volkswagen veut exporter vers l’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud. Nissan expédie déjà son pick-up hybride Frontier Pro vers l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est. Honda introduit au Japon une voiture électrique fabriquée en Chine. Résultat : les standards chinois (batteries, puces, logiciels) voyagent sous pavillon allemand ou japonais, contournant les barrières politiques.

5. Substitution technologique discrète

Le recours aux puces d’Horizon Robotics, aux systèmes de conduite autonome de Momenta, à l’assistant vocal de Huawei (sur la Nissan Teana) signe une substitution des fournisseurs occidentaux traditionnels. Les semi-conducteurs et les logiciels critiques deviennent chinois, sans que le client final ne le voie nécessairement.

6. Le marché chinois comme laboratoire et tremplin

La formule «in China, for global» («fabriqué en Chine, pensé pour le monde») est la traduction explicite de ce mécanisme. Le marché intérieur chinois sert de banc d’essai géant pour des technologies qui, une fois éprouvées, sont exportées. Volkswagen reconnaît que «l’expérience de la vitesse d’innovation en Chine» peut être transposée à d’autres régions. C’est le marché tremplin par excellence.

7. Coordination implicite avec les priorités publiques chinoises

L’article de Nikkei ne le dit pas, mais il est évident que ces coopérations s’inscrivent dans la stratégie nationale chinoise d’autonomie technologique. Les coentreprises avec Dongfeng (public) et l’accès au marché chinois restent conditionnés à des transferts de technologie et à l’intégration de l’écosystème local. La coordination se fait sans planification explicite, par alignement d’intérêts.

8. Proposition de systèmes complets, à la chinoise

Les véhicules présentés au salon de Pékin ne sont pas des produits isolés, mais des systèmes intégrant matériel, logiciel, connectivité smartphone (Huawei), conduite autonome et services cloud. Le package complet, conçu en Chine, sera exporté tel quel. La BYD-isation ne désigne plus seulement BYD : elle décrit le nouveau mode de production automobile mondial.

Conclusion provisoire : la défaite comme stratégie

Les constructeurs étrangers ne se battent plus contre la BYD-isation. Ils l’adoptent faute d’alternative, et deviennent ainsi les vecteurs de son expansion planétaire. C’est une défaite stratégique transformée en plan de survie. Mais à force d’épouser les méthodes de l’adversaire, ne risque-t-on pas de devenir soi-même l’adversaire ?

Pendant ce temps, en France, Le Monde titrait «Les constructeurs automobiles chinois convoitent les usines européennes pour percer sur le Vieux Continent». L’article d’Éric Béziat, bien informé, détaille la valse des visites chinoises chez Stellantis, Volkswagen, Nissan. Mais il s’arrête à la surface industrielle : droits de douane, surcapacités, volumes d’export. Pas un mot sur l’écosystème logiciel, l’IA embarquée, la pile CANN, HarmonyOS… Or ces usines européennes qui tournent à 55 % de leurs capacités ne vont pas seulement assembler des tôles et des batteries. Elles vont devenir des points d’ancrage de l’empire chinois du software. C’est cela, la BYD-isation, et elle avance pendant que les grands médias regardent ailleurs.

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Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  

30. April 2026 um 08:39

Reporters Sans Frontières (RSF) a dévoilé le Classement de la liberté de la presse 2026. «Plus de la moitié des pays du monde sont en situation “difficile” ou “très grave” : c’est un constat sans précédent dans l’histoire» de ce classement. La Tunisie, pour sa part, a reculé de 8 places en un an, passant du 129e rang en 2025 (avec une moyenne de 43,48%) au 137e (40,43%). Quand on sait que la Tunisie était classée 72e en 2020, on mesure le recul enregistré en six ans (65 places). Nous reproduisons ci-dessous la fiche Tunisie de ce rapport.

Depuis la révolution de 2011 qui a poussé le président Ben Ali hors du pays, la Tunisie connaît une transition démocratique à rebondissements. Le coup de force du président Kaïs Saïed, en juillet 2021, fait craindre un recul de la liberté de la presse. 

Paysage médiatique

Depuis la révolution de 2011, le paysage médiatique s’est diversifié, mais la crise économique a fragilisé l’indépendance de nombreuses rédactions, soumises aux intérêts politiques et économiques.

Les partisans du président Kaïs Saïed ont pris une place prépondérante dans les médias, imposant un discours en sa faveur. 

Les pressions sur la presse critique pour imposer le récit officiel sont de plus en plus fortes, et prennent notamment la forme de la suspension des médias.

Si la couverture des sujets politiques s’est considérablement réduite dans quasiment tous les médias, la radio Diwan FM arrive à maintenir un traitement pluraliste et critique de l’actualité politique. Les podcasts et débats d’Alqatiba, de Rachma et de Nawaat gagnent en audience et le site d’information francophone Business News s’impose aussi comme alternative dans un espace médiatique de plus en plus contraint. La télévision est le média le plus suivi devant la radio, dont la principale est Mosaïque FM. La presse en ligne est très suivie, alors que la presse papier est en perte de vitesse. 

Contexte politique

La crise politique qui secoue le pays et l’engagement ambigu de Kaïs Saïed pour la liberté de la presse ont d’importantes répercussions. Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2019, le palais de Carthage ne reçoit plus les journalistes malgré les protestations du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Depuis 2021, le paysage médiatique est dominé par un discours uniforme favorable au président, malgré la résistance de certains médias. Le président de la République est allé jusqu’à convoquer, en 2024 et en 2025, les médias publics pour les inciter à participer à ce qu’il a appelé «la guerre de libération nationale», en se concentrant sur les questions citoyennes selon sa propre vision.

Cadre légal

La nouvelle constitution de juillet 2022, dotant le président de larges pouvoirs législatifs au détriment des contre-pouvoirs qui existaient jusque-là, a mis en péril la séparation des pouvoirs et fait peser une lourde menace sur les acquis de la révolution tunisienne en matière de liberté de la presse. L’affaiblissement de l’indépendance du pouvoir judiciaire fait craindre que son interprétation des restrictions en serve des intérêts politiques sous couvert de prétendus impératifs sécuritaires.

En outre, la justice tunisienne continue de se baser sur des textes hérités de l’ère Ben Ali, au lieu de s’appuyer sur les décrets-lois de 2011 plus favorables à la liberté de la presse.

Dans ce contexte de détérioration de l’environnement politique, le décret-loi 54 de septembre 2022, censé lutter contre les «fausses informations», représente également une nouvelle menace pour la liberté de la presse dans le pays. 

Contexte économique

Les médias sont tributaires des annonceurs privés, qui détiennent parfois des parts dans leur capital et peuvent être proches du milieu politique. Ce contexte menace l’indépendance éditoriale des rédactions. Leurs revenus publicitaires dépendent également de leur audience, dont le calcul est peu encadré et fortement contesté.

Enfin, le modèle économique des médias écrits, basé sur les abonnements, la publicité et les ventes, est en perte de vitesse en raison de la baisse de ces dernières et du rétrécissement du marché publicitaire. L’absence de solutions économiques durables a également poussé plusieurs chaînes privées à se résigner à diffuser un contenu largement consacré à la vente, au détriment de l’information. 

Contexte socioculturel

Les réseaux sociaux sont régulièrement utilisés par les partisans du président de la République pour lancer des campagnes de désinformation, décrédibiliser la presse, et instiller méfiance et confusion chez les électeurs. Les violences verbales à l’endroit des médias se sont multipliées ces dernières années. 

Sécurité

Les intimidations envers les journalistes se banalisent. Le harcèlement des journalistes est devenu courant en Tunisie, où les acteurs médiatiques sont arrêtés et poursuivis en justice en raison de leur travail ou même de leur solidarité avec leurs collègues.

En 2024, un nouveau record a été enregistré avec plus de dix journalistes visés par des procédures judiciaires pour avoir exercé leur travail, à l’instar du journaliste Mourad Zeghidi, détenu depuis le 11 mai 2024.

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Tunisie | Transition énergétique et souveraineté sous contrainte

30. April 2026 um 08:00

À mesure que le système énergétique mondial se reconfigure, la Tunisie s’inscrit dans une dynamique de transition accélérée. Véhicules électriques, projets d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert, ouverture aux investissements internationaux : les signaux d’un basculement sont visibles. Mais derrière cette modernisation, une autre réalité se dessine celle d’une souveraineté prise dans des rapports d’interdépendance croissants, où l’accès aux ressources, aux technologies et aux marchés devient conditionnel.

Manel Albouchi

La transition énergétique tunisienne ne peut être comprise indépendamment de son environnement international. Elle s’inscrit dans une reconfiguration plus large des flux énergétiques mondiaux, marquée par la transition verte européenne, la sécurisation des approvisionnements et la montée en puissance des énergies renouvelables comme instruments géopolitiques.

Dans ce contexte, la Tunisie change de statut : d’espace périphérique, elle devient un territoire d’articulation entre différentes logiques de puissance.

Ses ressources, notamment solaires, et sa proximité avec l’Europe la positionnent au cœur de nouvelles chaînes de valeur énergétiques.

Avancées réelles, mais transition encore embryonnaire

Sur le plan interne, la transition est engagée, mais reste structurellement incomplète.

La production nationale d’électricité atteint environ 20 térawattheures (TWh) par an, en progression régulière. Toutefois, elle demeure largement dominée par les énergies fossiles.

Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui entre 5 et 6 % du mix électrique, ce qui traduit une phase encore initiale de transformation, en décalage avec les objectifs affichés.

Dans le même temps, la Tunisie reste dépendante à près de 60 % de ses besoins énergétiques, principalement via les importations de gaz naturel.

Ces données posent un cadre clair : la transition est amorcée, mais elle s’inscrit dans une structure de dépendance persistante.

Modernisation visible et mutations sociales

La transformation se manifeste également dans l’espace social.

L’introduction de véhicules électriques, notamment ceux du constructeur chinois BYD, constitue un marqueur tangible de cette mutation. Des modèles accessibles, à partir d’environ 55 000 dinars, et dotés d’autonomies pouvant dépasser 500 km rendent cette technologie progressivement intégrée dans le paysage urbain.

Cette diffusion est soutenue par des dispositifs publics, notamment l’exonération des droits de consommation et la régulation des importations par quotas.

Parallèlement, des initiatives locales émergent, à l’image du réseau de bornes de recharge développé par Helios, encore limité mais structurant les premières bases d’une infrastructure nationale.

Transition et interdépendances structurelles

Derrière ces avancées, la structure du système énergétique tunisien reste marquée par de fortes interdépendances.

Les technologies clés, notamment les panneaux solaires, sont majoritairement importées. Les investissements dans les projets stratégiques impliquent des acteurs étrangers. Les débouchés, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert, s’orientent principalement vers les marchés européens.

Ainsi, la transition énergétique s’opère dans une configuration où la production locale repose sur des chaînes de valeur globalisées.

Ce modèle n’est pas spécifique à la Tunisie. Il caractérise de nombreuses économies en transition. Mais il pose une question centrale : celle de la capacité à maîtriser les conditions de production et de valorisation de l’énergie.

Du marché ouvert à l’accès conditionnel

Le système énergétique mondial évolue vers une forme de régulation plus complexe. Il ne repose plus uniquement sur des mécanismes de marché ouverts, mais sur «des logiques d’accès conditionnel» aux ressources, aux infrastructures et aux circuits de distribution. Les flux énergétiques sont désormais traversés par des considérations géopolitiques, diplomatiques et stratégiques.

Dans ce cadre, l’information elle-même devient un enjeu : sa circulation est partiellement différenciée, et son accès dépend des positions occupées dans les réseaux de décision.

Ce déplacement transforme la nature de la souveraineté énergétique. Celle-ci ne se réduit plus à la possession de ressources, mais implique la capacité à s’insérer dans des systèmes d’accès hiérarchisés.

Dans une perspective systémique, la transition énergétique tunisienne peut être analysée comme un système en réorganisation.

Les transformations en cours produisent des effets en chaîne : l’accélération technologique accroît les besoins en importation ; l’intégration aux marchés internationaux renforce les dépendances ; ces dépendances exigent des formes accrues de coordination politique et économique.

Le système ne progresse pas de manière linéaire. Il fonctionne par ajustements successifs, dans un équilibre instable.

La dépendance comme impensé politique

La dépendance énergétique n’est pas uniquement un fait économique. Elle est aussi un objet politique difficile à stabiliser. Elle oscille entre reconnaissance partielle et discours de dépassement, sans toujours faire l’objet d’une élaboration explicite.

Dans une perspective psychopolitique, cette ambivalence produit des effets : polarisation du débat public ; défiance envers les projets structurants ; difficulté à construire des orientations stratégiques partagées.

La dépendance n’est pas seulement subie : elle est aussi insuffisamment pensée.

Clivage et illusion de maîtrise

Face à la complexité, le débat public tend à se structurer autour d’oppositions simplifiées : souveraineté contre dépendance, ouverture contre menace.

Ce mécanisme renvoie au concept de clivage développé par Melanie Klein, qui permet de réduire l’ambivalence en divisant le réel.

Mais cette simplification a un coût : elle transforme des enjeux structurels en affrontements moraux, rendant plus difficile leur traitement réel.

Dans le même temps, la souveraineté peut fonctionner comme une forme d’illusion de maîtrise. En effet, les sociétés produisent des illusions pour se protéger de l’incertitude. La souveraineté, dans ce sens, agit comme une réponse à l’angoisse d’un monde instable : une manière d’affirmer une maîtrise là où celle-ci est partielle.

Dans ‘‘L’Avenir d’une illusion’’, Sigmund Freud, compare le Moi à un cavalier tentant de diriger un cheval plus puissant que lui. De la même manière, le politique tente d’organiser un système (économique, technologique, géopolitique) dont il ne contrôle pas entièrement les forces.

Le politique dans un système instable

Dans ce contexte, les décisions politiques s’inscrivent dans une dynamique de régulation.

Le secteur énergétique devient un espace de concentration d’enjeux économiques, stratégiques et symboliques.

Les interventions dans ce domaine peuvent être interprétées comme des tentatives d’ajustement dans un système en déséquilibre, où la maîtrise complète n’est pas accessible, mais où la capacité d’action reste déterminante.

Dans ce contexte, certaines décisions (comme le limogeage, annoncé hier, mardi 28 avril, de la ministre de l’Énergie par le président Kaïs Saïed) prennent une portée qui dépasse leur dimension administrative.

La transition énergétique tunisienne ne se réduit ni à un processus d’autonomisation, ni à une simple reproduction de la dépendance. Elle s’inscrit dans un espace intermédiaire. Un entre-deux.

Dans ce cadre, la souveraineté ne peut plus être pensée comme une indépendance absolue. Elle devient une capacité à : organiser les interdépendances, négocier les conditions d’accès, structurer la valeur produite.

Produire de l’énergie ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la capacité à en maîtriser les conditions. Et c’est précisément dans cet espace «discret, instable, mais décisif» que se joue aujourd’hui l’avenir énergétique de la Tunisie.

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Mondial Fifa 2026 | Nouvelles règles du carton rouge   

30. April 2026 um 07:17

Les règles relatives à l’attribution des cartons rouges aux joueurs lors de la Coupe du monde ont été mises à jour mardi 28 avril 2026 à la suite de deux incidents controversés survenus cette année dans le football international. 

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a insisté pour que des changements soient apportés après que Gianluca Prestianni, du Benfica, a tenté de dissimuler des insultes verbales à l’encontre de Vinícius Júnior lors d’un match de Ligue des champions, et que l’équipe du Sénégal a quitté le terrain pour protester contre une décision de l’arbitre lors d’une finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAF) particulièrement houleuse et chaotique.

L’instance chargée d’élaborer les règles du football, l’International Football Association Board (Ifab), a convenu que les joueurs peuvent être sanctionnés d’un carton rouge s’ils se couvrent la bouche lorsqu’ils s’en prennent verbalement à un autre joueur.

Cette règle n’est pas obligatoire dans le cadre des Lois du Jeu, mais elle donne aux organisateurs de compétitions comme la Fifa la possibilité de l’appliquer.

Elle a été approuvée à l’unanimité par les responsables de l’Ifab issus de la Fifa et des quatre fédérations de football britanniques lors d’une réunion extraordinaire mardi à Vancouver, en Colombie-Britannique, en amont du Congrès de la Fifa prévu jeudi.

Propos injurieux

La proposition de la Fifa faisait suite à l’accusation portée par Vinícius, soutenu par son coéquipier du Real Madrid Kylian Mbappé, selon laquelle Prestianni aurait proféré une insulte à caractère raciste tout en levant son maillot pour se couvrir la bouche lors d’un match en février.

La semaine dernière, l’Uefa a infligé à Prestianni une suspension de six matchs, dont trois avec sursis, pour ces propos injurieux, qu’elle a qualifiés d’homophobes. L’Uefa n’a pas pu prouver l’insulte raciste que Prestianni a niée, bien qu’il ait admis avoir tenu des propos homophobes.

Si Prestianni est sélectionné dans l’équipe argentine pour la Coupe du monde, il devra manquer les deux premiers matchs du champion en titre en juin, bien que cette suspension puisse faire l’objet d’un appel. 

«Dorénavant, tout joueur se couvrant la bouche lors d’une situation conflictuelle avec un adversaire peut être sanctionné d’un carton rouge», a déclaré l’Ifab.

Abandon du terrain

L’Ifab a également convenu que tout joueur quittant le terrain pour protester contre une décision de l’arbitre peut être sanctionné d’un carton rouge. Cette règle s’applique également aux officiels de l’équipe qui incitent les joueurs à quitter le terrain.

Les joueurs sénégalais ont quitté le terrain pendant le temps additionnel de la finale de la CAN 2025 en janvier pour protester contre l’octroi d’un penalty au pays hôte, le Maroc, alors que le score était de 0-0. Le match a été interrompu pendant près de 15 minutes avant que le penalty du Maroc ne soit arrêté. Le Sénégal a marqué en prolongation pour remporter le titre.

Le Sénégal s’est ensuite vu retirer son titre par une commission d’appel de l’instance dirigeante du football africain, et l’affaire sera désormais jugée par le Tribunal arbitral du sport (Tas) à Lausanne, en Suisse.

L’Ifab a déclaré que ces modifications seraient communiquées aux 48 équipes participant à la Coupe du monde qui débutera le 11 juin, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

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Gestern — 29. April 2026Kapitalis

Vaste opération sécuritaire à Kairouan | 45 individus recherchés arrêtés

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 23:26

Une vaste opération sécuritaire menée par les unités de la sûreté nationale a permis d’arrêter plusieurs éléments recherchés pour différents faits.

Selon une source sécuritaire citée ce mercredi 29 avril 2026 par l’agence Tap, la police a arrêté 45 individus recherchés pour diverses affaires de vols, de violences ou encore de drogues.

Au-delà des interpellations, les forces de l’ordre ont saisi, au cours de cette opération, des armes blanches, des effets volés, des sommes d’argent de source inconnue et des quantités importantes de cannabis.

La campagne, qui s’est prolongée jusqu’à une heure tardive de la nuit, ne s’est pas limitée à la lutte contre la criminalité, mais elle a également visé le respect du code de la route, donnant lieu à la rédaction de nombreux procès-verbaux pour infractions routières.

Cette initiative s’inscrit, selon la même source, dans une stratégie globale de lutte contre toutes les formes de délinquance et d’atteinte à l’ordre public et vise à protéger la sécurité des citoyens et à maintenir un climat de stabilité dans l’ensemble de la ville, souligne encore la même source.

Y. N.

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Ambassade Suisse | Renforcer l’attractivité et les investissements en Tunisie

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 23:04

L’ambassade de Suisse en Tunisie a participé hier à une soirée d’échanges organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse.

À cette occasion, l’Ambassadeur de Suisse en Tunisie, Josef Renggli, a prononcé le mot d’ouverture, mettant en avant le dynamisme des relations économiques bilatérales, la contribution significative des entreprises suisses actives en Tunisie, ainsi que l’engagement de la Coopération suisse en Tunisie en faveur de l’amélioration du climat des affaires.

Dans la continuité des discussions engagées en 2025 sur les investissements directs étrangers, cette rencontre a permis d’aborder les priorités de la diplomatie économique tunisienne, les réformes en cours, notamment la loi sur l’investissement, les leviers pour améliorer le climat des affaires.

Un moment d’échange riche réunissant partenaires institutionnels, acteurs économiques et experts, illustrant la solidité des relations entre la Suisse et la Tunisie.

Communiqué

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Décès de Kais Mrad, icône du basket tunisien et de l’ES Radès

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 22:50

Le monde du basket-ball tunisien est en deuil, suite au décès de Kais Mrad, figure emblématique de l’équipe nationale et légende de l’Étoile sportive radesienne (ESR).

La fédération tunisienne de Basketball a rendu hommage à Kais Mrad, qui au cours de sa carrière a marqué la discipline par sa régularité et sa domination et qui n’était pas seulement un athlète de haut niveau, mais un homme de valeurs, intègre et altruiste.

C’est avec l’ESR, ce club de cœur qu’il a écrit les plus belles pages de l’histoire du basket-ball, devenant le pilier incontesté du bastion radésien.

« International exemplaire, il a défendu les couleurs de la Tunisie avec une fierté et une détermination qui forcent le respect sur tout le continent », rappellent ses amis et anciens coéquipiers.

Et d’ajouter : « Son intégrité et sa courtoisie exemplaire faisaient l’unanimité auprès de ses coéquipiers comme de ses adversaires. Véritable modèle pour les jeunes générations du centre de formation de Radès, il laisse derrière lui l’image d’un immense champion, sur le terrain comme en dehors ».

Kais Mrad, qui restera dans les mémoires pour ses qualités humaines, son éthique de et sa discipline, a été accompagné à sa dernière demeure, aujourd’hui, au cimetière Errahma à Radès.

Y. N.

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Une ancienne responsable de la SNCFT condamnée à 5 ans de prison

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 22:07

La justice a rendu son verdict dans une affaire de malversations financières au sein de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), condamnant une ancienne cadre de l’entreprise pour des faits de mauvaise gestion.

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a prononcé, hier, une peine de cinq ans de prison à l’encontre de la prévenue, et ce , suite à une plainte déposée par l’entreprise elle-même , indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier, ce mercredi 29 avril 2026.

L’enquête a porté sur des soupçons de manipulation des assurances au sein de la société et de falsification de contrats d’assurance durant le mandat de la prévenue, en détention depuis 2023, précise la même source.

Y. N.

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Bizerte | Le pont mobile à nouveau opérationnel ce jeudi

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 20:50

La direction régionale de l’Équipement de Bizerte a annoncé le rétablissement de la circulation sur le pont mobile dans les deux sens, marquant la fin des travaux de maintenance.

Après la validation des interventions par le bureau d’études et de suivi, le trafic automobile reprendra normalement sur l’ouvrage à partir de ce jeudi, dès 4h du matin.

Pour préparer cette réouverture, les équipes techniques ont procédé dès ce soir au retrait des barrières de séparation, annonçant ainsi un retour à la normale pour les transports urbains.

Y. N.

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STMGF | Décès du Dr Anis Ayadi, figure engagée de la médecine de famille

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 20:26

La Société tunisienne de médecine générale et médecine de famille (STMGF) a annoncé avec une profonde tristesse le décès du Dr. Anis Ayadi survenu , ce mercredi 29 avril 2026.

Dans une note diffusée ce jour,  la STMGF affirme perdre l’un de ses membres les plus brillants et engagés , en commentant : « Après un combat courageux contre la maladie, il nous a quittés, laissant derrière lui un héritage de dévouement, de compétence et d’humanité ».

La même source a rappelé que Dr. Anis Ayadi a représenté à plusieurs reprises la STMGF auprès des sociétés savantes, contribué activement à de nombreux séminaires et joué un rôle essentiel dans son étude TUN-PREDIAB.

« Son engagement et son professionnalisme resteront gravés dans nos mémoires. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un membre que nous perdons, mais un ami, un frère… Qu’il repose en paix. Paix à son âme », ajoute encore la STMGF

Dr Anis Ayadi sera accompagné à sa dernière demeure demain jeudi 30 avril, après la prière Dhohr au cimetière « Chorfa ». Jendouba.

Y. N.

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Cellules orageuses et pluies annoncées pour cette nuit

Von: Yusra NY
29. April 2026 um 19:02

L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit des conditions instables pour la nuit de ce mercredi, annonçant notamment des pluies et des orages dans certaines régions.

Le ciel sera marqué par l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies sur les régions ouest du nord et du centre, qui s’étendront progressivement vers les autres zones du pays.

L’INM avertit également sur des vents soufflant du secteur Est relativement fort près des côtes avec une mer agitée en particulier au nord du pays.

Les températures pour cette nuit resteront contrastées selon les régions, variant entre 5°C et 21°C au nord, au centre et au sud-Est et entre 22°C et 28°C dans le reste du pays.

Y. N.

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Fita 2026 | La Tunisie, pont économique vers l’Afrique

29. April 2026 um 14:03

La Tunisie entend renforcer son rôle de plaque tournante économique pour l’Afrique lors de la neuvième édition du Forum international sur le financement, l’investissement et le commerce en Afrique (Fita 2026), qui se tient à l’hôtel Radisson Blu & Centre de congrès de Tunis, les 28 et 29 avril 2026.

Organisé par le Tunisia Africa Business Council (TABC), cet événement met cette année l’accent sur les chaînes de valeur africaines, levier de la transformation industrielle et de l’intégration économique du continent.

Selon Anis Jaziri, président du TABC, le forum confirme son rôle de plateforme stratégique pour les entreprises, les investisseurs, les institutions financières et les gouvernements intéressés par les marchés africains.

La participation annoncée comprend des délégations de dizaines de pays, avec des rencontres B2B et B2G et des sessions consacrées aux infrastructures, à l’industrialisation, à l’énergie, à la finance, au commerce intra-africain, aux technologies vertes et à l’innovation.

Le Canada est l’invité d’honneur de cette édition 2026, avec une délégation de 45 entreprises désireuses d’explorer des partenariats avec des opérateurs tunisiens pour accéder aux marchés africains.

La Guinée figure également parmi les participants africains, avec la présentation du plan Simandou 2040, considéré par Conakry comme un programme structurel visant à transformer les ressources minières en développement industriel, infrastructurel et social.

La République démocratique du Congo est également au centre des discussions. Parmi les projets phares figurent le projet Kiamona, l’extension urbaine de Kinshasa et des initiatives industrielles impliquant des entreprises tunisiennes, notamment Novation City et un complexe textile.

Anis Jaziri ouvre le forum.

Plus de 15 accords de partenariat devraient être signés aujourd’hui entre chambres de commerce, organisations patronales et groupes de réflexion, en plus de l’annonce de trois grands projets confiés à des entreprises tunisiennes en Afrique.

Pour Tunis, la Fita s’inscrit dans une stratégie de diplomatie économique visant à compenser la taille limitée du marché intérieur par un rayonnement accru en Afrique subsaharienne. Le TABC présente cette initiative comme une opportunité de consolider la position de la Tunisie comme porte d’entrée sur le continent, en tirant parti de son expertise dans les domaines de l’ingénierie, des infrastructures, de l’énergie, de l’eau, des télécommunications et des services. Le défi reste de transformer le capital relationnel du forum en contrats efficaces, en financements et en une présence stable pour les entreprises tunisiennes sur les marchés africains.

Plusieurs conventions structurantes ont été conclues, couvrant plusieurs secteurs clés tels que l’infrastructure, l’énergie, l’eau, l’assainissement, l’industrie textile, l’innovation et l’entrepreneuriat :

· Novation City Kinshasa (en partenariat avec Tucad)

· Kia Mona Tex – projet d’un complexe industriel dans le secteur du textile (TUCAD)

· Technopark RDC (Tucad)

· TABC – African Progressive Women (Afrique du Sud)

· TABC – Chambre de Commerce Tunisie-Madagascar

· TABC – China Cameroun Business Association

· TABC – Fédération tunisienne du textile et de l’habillement

· Tucad – Carrousel Finances

· TABC – Technopole Sfax

· TABC – RTCA (Réseau Tuniso Canadien des Affaires)

· TABC – Accelerate Africa.

Ces accords traduisent une dynamique de coopération Sud–Sud renforcée, ainsi qu’une volonté commune d’accélérer la structuration de chaînes de valeur africaines intégrées, conformément au thème de cette édition.

I. B.

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Vespa Raid Di Tunisi | Cent motards entre le Sahara et les oasis

29. April 2026 um 13:34

Le Vespa Raid Di Tunisi, organisé par le Vespa Club Reggio Calabria, inscrit au calendrier touristique 2026 du Vespa Club d’Italia, a débuté il y a quelques jours et se poursuivra jusqu’au 3 mai 2026. Plus de 1 500 kilomètres en terre africaine.

Cet événement rassemble des passionnés italiens et internationaux de la vespa autour d’un itinéraire conçu pour traverser certains des plus beaux paysages historiques et naturels de Tunisie.

Selon les organisateurs, une centaine de motards en Vespa, originaires de cinq pays, participent à ce raid, parcourant plus de 1 500 kilomètres.

Les motards calabrais sont partis de Cosenza le 24 avril pour Palerme. Le programme comprend la traversée du Sahara, le passage par les oasis de montagne de Tamerza et de Chebika, ainsi que les gorges de la Midès, jusqu’à Tozeur. Aujourd’hui et demain, la caravane traversera le lac salé de Chott El-Djerid pour atteindre Douz, surnommée la «Porte du Désert», et l’oasis de Ksar Ghilane, où une nuit dans les dunes est prévue. Les étapes suivantes comprendront Matmata, des villages berbères, la côte est tunisienne, Sousse, El Djem et Mahdia.

Le retour à Tunis est prévu après la visite de la médina de Sousse, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, avec une arrivée officielle le 3 mai au port de Palerme.

Cette initiative s’inscrit dans une année symbolique pour le monde Vespa : 2026 marque le 80e anniversaire du dépôt du brevet du célèbre scooter Piaggio, le 23 avril 1946.

Ce périple tunisien revêt ainsi une dimension festive, alliant tourisme, passion pour les sports motorisés et renforcement des liens entre l’Italie et la Tunisie.

Au-delà de sa dimension sportive et touristique, le tour met l’accent sur la collaboration internationale entre clubs et passionnés, confirmant la Tunisie comme une destination de choix pour les itinéraires à deux roues à travers la Méditerranée, le désert, le patrimoine archéologique et les villes historiques.

I.B. (avec Ansamed).

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Washington approuve la vente de matériel militaire à Tunis

29. April 2026 um 13:12

Le département d’État américain a approuvé une vente potentielle d’équipements militaires à la Tunisie pour l’acquisition de matériel destiné à soutenir la troisième phase du projet de sécurité des frontières, pour un montant total estimé à 95 millions de dollars.

Selon un communiqué officiel de Washington, le gouvernement tunisien a demandé l’achat de matériel classé comme équipement de défense non majeur, c’est-à-dire non classé comme système d’armes majeur.

Le lot comprend des véhicules commerciaux pour les unités d’intervention frontalière, des radios embarquées, des stations de base, des caméras thermiques pour la surveillance et les tours de relais, des radars, des systèmes micro-ondes, des caméras de périmètre, des systèmes LTE, des abris, des capteurs environnementaux, des générateurs et des systèmes solaires.

La fourniture comprend également des dispositifs de détection des radiations, des explosifs et des agents chimiques, notamment des détecteurs de radiations individuels (Fido X3, Progeny ResQ et Identifier R400-NGH), ainsi que des télémètres, des jumelles, des projecteurs, des trousses de premiers secours, des caméras thermiques tactiques, du matériel et des logiciels de commandement et de contrôle, des pièces détachées, l’installation, la configuration, l’intégration, les tests, l’intégration aux véhicules, les garanties, la maintenance et la formation en Tunisie.

Le Département d’État explique que cette vente vise à soutenir la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer les capacités de défense d’un «allié majeur non membre de l’Otan», considéré par Washington comme un acteur important pour la stabilité politique et le développement économique de l’Afrique du Nord.

Pour Tunis, ce projet devrait renforcer sa capacité à long terme à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale et à répondre à ses propres besoins en matière de défense nationale.

Ce dossier s’inscrit dans un programme plus vaste visant à renforcer les contrôles aux frontières, une question clé pour les autorités tunisiennes, notamment le long des routes sensibles avec la Libye et l’Algérie, dans un contexte régional marqué par le trafic transfrontalier, les menaces terroristes résiduelles, l’instabilité libyenne et la pression des réseaux criminels au Maghreb et au Sahel.

I. B. (avec ANSAmed).

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Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ?

29. April 2026 um 09:41

La Tunisie est un pays structurellement très vulnérable aux chocs énergétiques et agricoles, lesquels, on le sait, sont très liés. Dans quel état serait l’économie de la Tunisie si l’énergie coûte de 50 à 83 % plus cher que les prévisions de son budget pour l’année en cours, ou pire encore, si elle n’en a plus, suite à la fermeture du détroit d’Hormuz et de la crise énergétique mondiale ?

Youssef Bouanani *

Durant mes cours de sciences politiques, un professeur sud-africain, quelque peu excentrique et militant anti-apartheid de la première heure au sein de l’ANC, nous avait parlé d’un livre hors cursus mais à lire absolument selon lui. Ce livre était ‘‘Le Cygne noir : La puissance de l’imprévisible’’, du statisticien de génie Nassim Nicholas Taleb. Six ans plus tard, je remercie ce professeur pour cette référence ô combien utile pour tenter de comprendre ce qui se joue actuellement au Moyen-Orient et essayer de prédire, autant que l’impossibilité de parfaitement prévoir l’avenir le permet, les potentiels impacts de cette crise sur la Tunisie.

Sans rentrer dans les méandres d’un livre dont je conseille à tous la lecture, la théorie du Cygne noir s’inspire de «l’événement rare» en théorie des probabilités et stipule que, dans le cours du temps, certains événements imprévisibles, considérés comme des «données aberrantes» en statistique, extrêmes et/ou à faible probabilité de survenir, peuvent, lorsqu’ils se réalisent, avoir des conséquences d’une portée exceptionnelle.

À quoi donc pourrait ressembler un Cygne noir en 2026 ? Eh bien, si je vous disais qu’il pourrait ressembler à un choc pétrolier d’un niveau jamais vu.

Selon Taleb, par définition, personne ne sait vraiment ce qu’est un Cygne noir, parce que personne n’est devin et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas. Et dans ce cas-là, selon lui, les meilleurs experts seront surtout les meilleurs lorsqu’il s’agira d’expliquer demain pourquoi ils n’avaient pas vu venir aujourd’hui ce qu’ils n’avaient pas anticipé.

Loin de moi la prétention de tenter de lui prouver le contraire dans cet article, pour la simple raison que, mathématiquement, le Cygne noir, c’est la catégorie des événements dont on ne peut prédire ni la probabilité d’arrivée ni l’ampleur des conséquences, et ce, quelle que soit la quantité de données passées qu’on peut observer.

À la fin, dans cette configuration, les données économiques des suites du choc pétrolier de 1973, celui des années 1979-1982, la flambée de 2003 à 2008 ou celle de 2022, ne vous seront que d’une aide limitée. Autrement dit, peu importe ce que vous connaissez des catastrophes passées en termes de fréquence, d’ampleur et de conséquences, cela ne vous permet pas de prédire les suivantes, car la distribution de ces événements extrêmes est «fat-tailed».

Je m’abstiendrai de traduire cette notion en français, mais ce que Taleb explique, c’est que ces événements extrêmes, bien que rares, ont une probabilité non négligeable de se produire, en contradiction avec la courbe en cloche enseignée dans nos cours de statistiques en sciences politiques, qui sous-estime systématiquement les valeurs extrêmes.

Une économie mondiale en zone inconnue

Ce qui est perturbant avec 2026, c’est qu’on n’a jamais vu dans l’histoire une économie mondiale interdépendante et interconnectée, optimisant ses stocks en flux tendu avec la théorie du «just-in-time» et qui vient de perdre, du jour au lendemain, 20 à 25 % de son approvisionnement pétrolier. Et la conséquence la plus inattendue, que personne ne pouvait prévoir face à un choc d’une telle ampleur, c’est qu’au niveau social et financier, pour le moment, il ne se passe rien !

Jetez un coup d’œil au S&P 500, au Dow Jones, au CAC 40 et même au Tunindex : tout va bien madame la marquise, et «all time high» comme disait l’ancienne Procureur général des États-Unis, Pam Bondi, pour ceux qui ont la référence.

Au-delà des marchés financiers au plus haut, et à moins que l’actualité m’échappe, je ne vois pas de Gilets jaunes dans les rues de Paris, l’avenue Habib Bourguiba est calme et aucun signe avant-coureur de protestations sociales massives n’est visible partout où je suis l’actualité.

Pourtant, comme l’explique si bien l’économiste Charles Gave l’«indice Gilets jaunes» (calcul de l’inflation des principaux postes de dépenses des classes moyennes et populaires, à savoir le logement, la nourriture et l’énergie) est au plus haut et nous devrions donc s’attendre à des mouvements sociaux massifs. Que nenni !

Le paradoxe du détroit d’Hormuz et la vitesse de la lumière

Alors pour comprendre pourquoi rien ne se passe, il faut s’intéresser à la physique et à ses paradoxes. Le premier paradoxe, c’est celui du détroit d’Hormuz. Tous les matins en faisant ma revue de presse, je tombe sur des informations contradictoires sur ce coin du monde où tous les yeux sont rivés en ce moment. D’ailleurs, je ne suis pas le seul dans mon incompréhension. Dans un élan d’audace, la firme de recherche en investissement Citrini a dépêché sur place un analyste (dont je salue le courage au passage) afin d’observer et de rendre réellement compte de l’état du passage maritime. Ses conclusions sont claires : le détroit d’Hormuz est à la fois ouvert et fermé, et son état dépend surtout du bon vouloir des Iraniens et des Américains ainsi que de la prime de risque que sont prêts à prendre les armateurs qui y naviguent.

Le deuxième paradoxe est temporel. Peu importe si le détroit est ouvert ou fermé, parce que jusqu’à environ fin avril-début mai, le monde devrait encore recevoir les tankers partis avant le début du conflit, comme, en raison de la vitesse de la lumière, nos yeux reçoivent encore actuellement la lumière d’étoiles lointaines qui, pourtant, sont déjà mortes.

Autrement dit, pour le moment, nous flottons. Rien ne se passe encore car le présent est encore le passé du choc et le futur n’a pas encore produit ses effets. Entre-temps, hormis le prix à la pompe dans la majorité des pays occidentaux, nous vivons encore une situation pré-Cygne noir, mais beaucoup le sentent venir.

Une crise déjà enclenchée mais invisible

Ce que les gens savent moins, c’est que le plus gros problème est peut-être qu’il se peut que nous nous ne puissions pas faire grand-chose pour résoudre le problème. Pourquoi ? Parce que quel est l’intérêt de savoir si des tankers peuvent circuler comme avant et combien de temps ils vont mettre pour arriver dans le futur ou dans le passé si, finalement, nous n’avons plus rien à mettre dedans ?

Observez les raffineries des pays du CCG, qui disposaient avant le 28 février 2026 d’une capacité de traitement de 6 à 6,5 Mb/j. Aujourd’hui, environ 1,9 Mb/j de capacité ont été directement arrêtés, et au total plus de 3 Mb/j sont affectés si l’on inclut la sous-utilisation liée aux contraintes logistiques. En pratique, le Koweït n’est qu’à 50 % de ses capacités de raffinage, 60 à 70 % pour les Émirats arabes unis, tandis que Riyad s’en sort un peu mieux avec une capacité partiellement maintenue.

Au-delà même du raffinage, les pays du CCG sont pour la plupart proches de la saturation de stockage, avec des réservoirs terrestres au maximum et un recours accru au stockage flottant, le pire exemple étant au Koweït.

En conséquence, ces États ont déjà commencé à réduire leur production pétrolière, non pas pour des raisons stratégiques comme dans les accords de l’Opep (dont les émiratis annoncent leur retrait), mais par nécessité technique, supprimant de fait des dizaines de millions de barils par jour du marché, alors même que la demande demeure inchangée.

Conséquence sur les marchés

Que se passe-t-il dans ce genre de situation ? Un enfant de 10 ans l’aurait deviné, le cours du pétrole monte en flèche. Certains diraient que l’économie mondiale peut supporter un baril autour des 100 $, au prix, néanmoins, d’une inflation plus élevée et d’une rentabilité réduite des entreprises, mais supportera-t-elle la disparition de l’offre alors que la demande ne fléchit pas ? Je n’en suis pas certain.

À terme, les données les plus crédibles issues d’analyses de marché et d’institutions énergétiques convergent vers des estimations de l’ordre d’un retrait de 3 à 4 Mb/j de diesel (environ 5 à 12 % de la demande mondiale).

Pour le gaz naturel, en particulier le GNL, les perturbations sont généralement évaluées autour de 10 à 20 % des volumes disponibles. Du côté pétrochimique, le naphta subit des tensions d’offre significatives liées au raffinage, avec un retrait d’environ 10 %.

Enfin, pour les gaz industriels, l’hélium connaît un recul de 25 à 30 % de son offre, tandis que le néon reste vulnérable avec des perturbations potentiellement à deux chiffres mais sans estimation globale stabilisée.

Au niveau des prix, ces retraits se traduisent par des augmentations jamais vus auparavant. Ainsi, depuis le début de 2026, le pétrole brut a augmenté d’environ +50 à +55 %, le diesel et les distillats lourds ont bondi de +50 à +100 % selon les régions, tandis que le kérosène est l’un des plus touchés avec une hausse proche de +80 à +95 % (les vacances d’été risquent de vous coûter plus cher que prévu).

Le gaz naturel et le GNL affichent une forte volatilité avec des hausses de l’ordre de +30 à +100 % selon les marchés. Les produits pétrochimiques dérivés comme les plastiques suivent une trajectoire similaire, avec des hausses estimées entre +20 % et +60 %, tandis que les gaz industriels très concentrés comme l’hélium, essentiel à la production des puces et semi-conducteurs, enregistrent les augmentations les plus extrêmes, de l’ordre de +100 % à +200 %, soit un prix parfois multiplié par deux ou trois. Les engrais ont progressé d’environ +40 % en moyenne, avec des pics plus élevés sur certains contrats d’importation, et c’est justement ce dernier point qui, personnellement, m’inquiète le plus (spécialement pour la Tunisie).

Les risques alimentaires

Au-delà de l’inflation, les scénarios étudiés par les institutions internationales pointent vers des perturbations alimentaires régionales. Je serais incapable de prédire si le monde se dirige vers des disettes comme celles du Moyen Âge en Europe ou de la fin du XIXe siècle en Tunisie, mais le principal canal de risque passerait par la hausse des prix et la pénurie d’engrais, l’augmentation du coût de l’énergie agricole (diesel, gaz) et les frictions logistiques, qui peuvent ensemble réduire les rendements agricoles mondiaux de l’ordre de 5 à 15 % dans les cas modérés, et jusqu’à 10 à 20 % sur certaines productions céréalières dans les scénarios les plus défavorables.

Cela se traduit par une inflation alimentaire mondiale pouvant aller de +10 à +50 %, selon l’intensité du choc, avec des effets négatifs particulièrement forts dans les pays importateurs nets comme la Tunisie. Pour le moment, les modèles de la FAO et de la Banque mondiale indiquent que la production mondiale reste globalement suffisante.

Le problème central n’est donc pas un manque absolu de nourriture, mais un déséquilibre d’accès, de prix et de distribution.

Cependant, si la théorie du Cygne noir nous apprend quelque chose, c’est que l’on peut très vite basculer dans un scénario extrême de rupture prolongée des flux commerciaux et énergétiques, où des crises alimentaires locales ou régionales graves peuvent apparaître. Au fond, il ne tient qu’au duo américano-israélien de reprendre les hostilités pour pouvoir assister à cela.

Et la Tunisie dans tout ça ?

Je ne vais pas tourner autour du pot : nous sommes dans le pétrin. La Tunisie est un pays structurellement très vulnérable aux chocs énergétiques et agricoles, car elle importe environ 65 % de son énergie, avec un déficit énergétique d’environ 6,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole (1 Mtep équivaut environ à 7,3 à 7,4 millions de barils) en 2025, tandis que ses finances publiques sont très sensibles au prix du pétrole, chaque hausse de 1 $/baril coûtant environ 160 millions de dinars.

Malheureusement, les planificateurs du ministère des Finances (probablement sous pression du politique), et ce malgré les tensions géopolitiques claires depuis juin 2025, ont construit notre dernier budget autour d’hypothèses proches des 63$/baril, ce qui rend un baril à 90-110 $ extrêmement couteux pour le déficit et les subventions publiques déjà à bout de souffle. Or, comme le dit souvent l’économiste Charles Gave cité plus haut : «l’économie n’est que de l’énergie transformée». Dans quel état serait l’économie tunisienne si cette énergie coûte de 50 à 83 % plus cher, ou pire encore, si nous n’en avons plus ?

Sur le plan agricole, le pays est également fortement dépendant des importations d’engrais azotés et potassiques, ce qui le rend exposé aux hausses mondiales liées à l’énergie et aux perturbations logistiques.

Au niveau de nos fournisseurs, les principaux partenaires sont concentrés autour de quelques pôles dominants, avec donc une forte dépendance structurelle, surtout pour l’énergie.

En effet, la Tunisie est un importateur net de pétrole et de gaz naturel, et ses principaux fournisseurs sont d’abord les pays de l’UE, notamment l’Italie et la France via les produits raffinés et carburants, mais surtout l’Algérie, qui fournit l’essentiel du gaz naturel via gazoduc et représente un partenaire stratégique quasi incontournable pour le pays. Ces importations d’énergie représentent déjà une part majeure du déficit commercial tunisien et expliquent la forte sensibilité du budget aux prix du baril et du gaz.

Pour les engrais et produits agricoles stratégiques, la dépendance est plus mondiale et diversifiée, ce qui peut être à la fois une malédiction et une bénédiction. Dans les faits, nous importons l’essentiel des engrais azotés et complexes depuis des fournisseurs internationaux comme la Russie, l’UE (notamment l’Allemagne et les Pays-Bas), et, vous le voyez venir, les pays du Golfe (Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). Cette structure signifie que la Tunisie n’a pas de fournisseur unique mais dépend d’un marché global et volatil, où les volumes sont souvent redirigés vers les acheteurs les plus solvables en période de tension, nous y reviendrons.

Quels sont les potentiels scénarios pour le pays ?

Dans une autre vie, mon quotidien se résumait à produire des scénarios de probabilité et des plans d’actions politiques, juridiques et logistiques pour chaque scénario. Sans réutiliser la méthodologie apprise dans ce contexte, je vais m’amuser ici à élaborer trois scénarios que je considère plausibles.

De fait, puisque ceci demeure un article d’opinion, la répartition des probabilités que vous verrez est une appréciation qualitative issue d’une lecture combinée des modèles de risque macroéconomique, des analyses d’organisations internationales (FAO, Banque mondiale, IEA) et de la logique de propagation des chocs sur les marchés énergétiques et agricoles, plutôt qu’un calcul statistique strict. Dit autrement, elle repose sur la fréquence observée des chocs comparables, leur intensité historique et la capacité des chaînes d’approvisionnement à absorber les perturbations.

En intégrant les dynamiques énergie–engrais–commerce, les scénarios pour la Tunisie peuvent être structurés de manière graduelle jusqu’à un scénario «noir» de rupture, relevant de la logique du Cygne noir au sens de Taleb.

* Dans le scénario central, et si cette «drôle de guerre», entendue comme un cessez-le-feu sur le fil du rasoir et un trafic maritime dans le détroit d’Hormuz à la merci d’un tweet ou d’un malentendu, j’estime ce dernier avec une probabilité d’occurrence de l’ordre de 60 %. Dans ce cas, la Tunisie vivrait des flux d’importation fonctionnels mais coûteux, avec des hausses du prix de l’énergie et des engrais de l’ordre de +30 à +50 %, une inflation alimentaire de +10 à +20 %, une pression budgétaire accrue mais encore gérable via subventions et arbitrages, ainsi qu’une probable intervention (d’une manière ou d’une autre) du FMI, le pays ne pouvant plus compter sur la solidarité arabe des pays du CCG, occupés à fouetter d’autres chats.

* Dans le scénario de stress accru, estimé à 20 %, les tensions sur les marchés internationaux augmentent sans pour autant déboucher sur une confrontation de haute intensité. Celles-ci entraîneraient des retards et des réductions de volumes disponibles pour les pays à faible pouvoir d’achat, ce qui peut provoquer des hausses de +50 à +80 % sur certains intrants (engrais, diesel agricole), une baisse des rendements agricoles de 10 à 15 %, et une inflation alimentaire de 20 à 35 %, avec des épisodes de pénuries locales de courte durée et une dépendance accrue aux importations céréalières.

* Enfin, le scénario noir, estimé également à 20 %, verrait les attaques de Washington et Tel-Aviv reprendre, visant tout ce qui permet de faire fonctionner un État en Iran. En représailles, les Iraniens pourraient détruire l’ensemble des raffineries, usines de désalinisation d’eau de mer et autres infrastructures essentielles à la production d’énergie et d’engrais des pays du CCG.

Dans un tel scénario, le marché serait caractérisé par des perturbations majeures des chaînes logistiques internationales, avec un blocage durable des routes maritimes, une crise énergétique prolongée sans précédent, une rationalisation des exportations (chacun pour soi et Dieu pour tous, j’en veux pour preuve l’épisode des masques pendant la pandémie de Covid-19) et une priorisation des grands importateurs (l’Asie en tête de proue).

La Tunisie pourrait alors faire face à des interruptions de ses importations d’énergie et d’engrais, une chute des rendements agricoles pouvant atteindre –15 à –20 %, et une inflation alimentaire supérieure à +40 %, créant des risques de crises alimentaires, notamment pour les ménages les plus vulnérables, des épisodes de rationnement implicite prolongée et une forte instabilité des prix, sans pour autant, je l’espère, signifier une pénurie alimentaire généralisée.

Que faire tant qu’on peut encore agir ?

Dans tous les cas de figure, Cygne noir ou non, la Tunisie doit trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie et en engrais. Déformation professionnelle oblige, cette partie sera rédigée comme un mini «Policy Paper» sommaire qui détaille quoi faire pour éviter le pire.

Dans un cadre de stress systémique prolongé des marchés énergétiques et agricoles, et donc de l’économie, la Tunisie doit raisonner en scénarios et non en partenaires fixes, car les équilibres commerciaux deviennent beaucoup plus volatils.

Ainsi, dans un scénario de tension durable, l’Europe, principal débouché historique des exportations tunisiennes (textile, composants, agroalimentaire) et fournisseur clé d’énergie raffinée et d’intrants, serait fortement fragilisée par ses propres coûts énergétiques élevés, ce qui réduirait sa demande importatrice, augmenterait ses prix domestiques et, par mécanisme de rationnement possible, réduirait sa capacité d’exportation. Ceci rendrait simultanément plus difficile pour la Tunisie d’y exporter et d’en importer à des conditions soutenables. Il faudra alors se tourner, comme le faisait Bourguiba à son époque, à la fois vers l’Est et vers l’Ouest. Je m’explique.

Sur le plan opérationnel, une stratégie de résilience doit être séquencée :

La phase 1 (court terme) consiste en la sécurisation des flux critiques par des accords bilatéraux hors marché spot avec l’Algérie (gazoduc et électricité, qui couvre déjà l’essentiel du gaz tunisien) et la Libye pour le pétrole brut, avec un travail sur la stabilisation logistique.

Ensuite, l’État devrait constituer des stocks stratégiques couvrant au minimum 90 à 180 jours de consommation énergétique, et imaginer des mécanismes de swap énergie contre services et biens de consommation. L’objectif étant de ne pas vivre un blackout énergétique, un effondrement économique et une crise alimentaire, en réduisant la dépendance aux marchés européens de produits raffinés, qui seront de plus en plus volatils, chers et rationnés en période de stress global.

La phase 2 (moyen terme) consiste en une restructuration industrielle interne. La Tunisie dispose d’un avantage critique sous-exploité : le phosphate, avec les 8e à 10e réserves mondiales selon les estimations géologiques. L’objectif stratégique est de transformer ce stock en souveraineté agricole via une montée en gamme de la production d’engrais (urée, DAP, ammonitrates).

Je ne réinvente pas la roue en disant cela, mais aujourd’hui, il n’est plus seulement question d’une capacité insuffisante pour couvrir la demande interne. Le risque est de ne même plus pouvoir s’en procurer sur les marchés internationaux. Un programme d’investissement ciblé visant une augmentation de production de l’ordre de +30 à +50 % permettrait de réduire fortement l’exposition aux marchés internationaux et surtout dans la valorisation industrielle du phosphate tunisien pour accroître fortement la production nationale d’engrais, afin de transformer un avantage géologique en levier de souveraineté alimentaire.

En parallèle, modernisation du raffinage pour augmenter le taux de conversion locale, visant réduction des importations de diesel et kérosène raffinés, qui sont les segments les plus volatils avec des hausses de prix observées pouvant dépasser +80 % en situation de stress.

La phase 3 (moyen/long terme) verrait une reconfiguration des partenariats stratégiques vers des pôles exportateurs de ressources primaires. Dans ce cadre, trois zones sont structurellement pertinentes :

– Russie : acteur majeur mondial avec une volonté de vendre son énergie boudée, pour l’instant, par les Européens. Opportunité intéressante de renforcer les liens avec Moscou à prix discount. Risque géopolitique important, notamment en raison des frappes ukrainiennes sur les infrastructures d’exportation russes en mer Noire, phénomène susceptible de se reproduire si le conflit persiste et de s’intensifier si les dynamiques militaires évoluent défavorablement pour les ukrainiens qui peuvent la jouer à l’iranienne en recourant davantage à la guerre asymétrique. La limite des sanctions internationales est également à prendre en compte. Tunis jouit d’une bonne relation avec Moscou, profitons-en.

– Amérique du Nord (États-Unis + Canada) : premier ensemble énergétique mondial, avec les États-Unis comme premier producteur de pétrole et de gaz, actuellement en bonne capacité d’exportation. Washington est notre allié de longue date et nous avons la chance d’y avoir beaucoup d’amis. Le Canada, avec ses 170 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole et son leadership mondial en potasse, représentant plus de 30 % des réserves connues, est le partenaire idéal pour la Tunisie.

– Canada spécifiquement : Dans ce contexte, le Canada apparaît comme un partenaire structurel particulièrement intéressant pour la Tunisie en raison de sa stratégie active de diversification des débouchés hors du voisin américain, de sa richesse en matières premières et de la complémentarité potentielle avec les besoins tunisiens en énergie et en intrants agricoles, ce qui justifierait une intensification des liens économiques et logistiques entre Tunis et Ottawa dans une logique de sécurisation à long terme des chaînes d’approvisionnement.

Au-delà des intérêts convergents, nous avons la chance d’avoir un ambassadeur de Tunisie au Canada, S.E. Lassaad Boutara, éminemment compétent et qui comprend très bien cette dynamique et le potentiel extraordinaire d’un renforcement des relations commerciales en matière d’énergie et d’engrais entre les deux pays. Ceci est également valable dans l’autre sens. L’ambassadeur du Canada en Tunisie, S.E. Alexandre Bilodeau, est un fin connaisseur de la région et des domaines de coopération et d’intérêts mutuels entre les deux pays. Tunis doit donc donner les moyens de réussir à ses missions et les autoriser à faire pleinement leur boulot.

En somme, la stratégie optimale pour la Tunisie n’est pas la diversification générale, mais une hiérarchisation stricte des dépendances. Court terme (Algérie/Libye pour la sécurité énergétique), moyen terme (industrialisation du phosphate pour sécuriser les engrais et raffinage), long terme (ancrage dans des pôles exportateurs de ressources stables comme le Canada), avec pour objectif macro final de réduire la sensibilité du budget au pétrole et de sécuriser l’offre agricole nationale face aux chocs de prix internationaux

Conclusion

Comprenez-moi bien, ce que décrit cet article n’est pas seulement une succession de chocs énergétiques, de tensions sur les engrais ou de scénarios géopolitiques plus ou moins probables, c’est la mise en évidence d’un système mondial devenu structurellement instable, où des économies fortement interconnectées fonctionnent en flux tendu et absorbent de moins en moins bien les ruptures. Dans ce cadre, les prix de l’énergie, la disponibilité des intrants agricoles et la fluidité logistique cessent d’être des variables techniques pour devenir des variables systémiques, capables de reconfigurer en quelques semaines des équilibres économiques nationaux entiers.

Le raisonnement mobilisé ici s’inscrit explicitement dans la logique du Cygne noir de Taleb, c’est-à-dire des événements rares, hautement improbables en apparence, mais aux conséquences disproportionnées lorsqu’ils surviennent. Cette approche rompt avec les modèles classiques de distribution en cloche et s’appuie au contraire sur des distributions à «fat tails », où les événements extrêmes ne sont pas des anomalies négligeables mais des composantes structurelles du risque.

Autrement dit, l’erreur fondamentale des modèles traditionnels n’est pas seulement de mal prédire, mais de sous-estimer systématiquement l’ampleur des extrêmes. C’est précisément cette correction de perspective qui permet de passer d’une lecture linéaire du monde à une lecture non-linéaire, où les ruptures deviennent statistiquement rares mais systématiquement possibles.

Pour la Tunisie, l’enjeu est encore plus aigu car elle se situe à l’intersection directe de ces vulnérabilités. Avec une énergie importée, des engrais importés, et une forte exposition aux marchés alimentaires mondiaux, le pays navigue en eaux troubles, tant les chocs externes ne sont pas amortis, mais transmis quasi intégralement au budget, aux ménages et à la production économiques et agricoles.

Les scénarios évoqués plus haut ne diffèrent pas tant par leur nature que par leur intensité, mais tous convergent vers la même réalité qui veut que la contrainte principale ne soit pas l’absence globale de ressources, mais la compétition pour y accéder dans un monde où les chaînes d’approvisionnement deviennent plus fragiles et hiérarchisées.

Dans ce contexte, penser en termes de Cygne noir n’est pas un exercice théorique, mais une méthode de prévention. Il ne s’agit pas de prédire l’imprévisible, ce qui est contradictoire par définition, mais d’intégrer explicitement l’existence de scénarios extrêmes dans la planification économique et stratégique. C’est précisément cette bascule intellectuelle qui accepte que les extrêmes dominent parfois la moyenne, couplé à la capacité des décideurs de «penser l’impensable» comme le disait l’expert Guillaume Callonico, dans son livre ‘‘Don’t look East; le réveil géopolitique de la finance’’, qui permet de passer d’une logique de prévision fragile à une logique de résilience robuste.

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir si un choc viendra, mais dans quelle mesure il sera absorbable lorsqu’il surviendra. Et dans un monde où l’exception tend à devenir structurelle, la véritable variable stratégique n’est plus la croissance seule, mais la robustesse des systèmes qui la rendent possible.

* Doctorant en sciences politiques et affaires publiques et internationales.

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Bizerte accueille des hommes d’affaires roumains

29. April 2026 um 08:36

En marge du Forum tuniso-roumain tenu le 17 avril 2026 à Tunis, une délégation multisectorielle roumaine conduite par Iuliu Stocklosa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, a effectué, le 28 avril, une visite de travail au gouvernorat de Bizerte. Cette visite a concerné deux sites industriels majeurs : Menzel Bourguiba ainsi que le Technopole de Bizerte.

Lotfi Sahli

Proposé par Conect International et organisé par Conect Bizerte, cet événement a réuni plusieurs acteurs institutionnels et économiques de la région. Y ont notamment pris part la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, l’APII Bizerte, le Bureau régional des ingénieurs de Bizerte, le Parc des activités économiques de Bizerte ainsi que le Pôle de compétitivité de Bizerte.

La tournée a débuté par une réunion de présentation au sein de l’usine de Sacem à laquelle ont participé les membres de la délégation roumaine et ceux du bureau régional de Conect Bizerte. La rencontre a été suivie d’une visite guidée des différents départements techniques de cette unité spécialisée dans la fabrication de transformateurs de diverses puissances. À cette occasion, les responsables techniques ont apporté des éclaircissements et répondu aux questions des membres de la délégation.

Le potentiel économique de la région

Les membres de la délégation se sont particulièrement intéressés à l’organisation interne ainsi qu’aux processus de certification de l’entreprise. Ils ont également exprimé leur satisfaction face à l’ampleur de sa présence à l’export, la société commercialisant ses produits dans de nombreux pays arabes et africains, y compris pour des équipements de forte puissance.

La deuxième visite s’est déroulée au sein de l’entreprise Topeka implantée au Parc des activités économiques de Menzel Bourguiba, spécialisée dans le tissage et la teinture du coton destiné à l’exportation, avec, en phase finale ultérieure, la confection de sous-vêtements.

Le deuxième volet de la journée s’est tenu au siège du Pôle de compétitivité de Bizerte, à Menzel Abderrahmane, où un accueil chaleureux a été réservé à l’ensemble des invités. Cette réception a contribué à instaurer une atmosphère sereine, malgré l’indisponibilité du directeur général du pôle de compétitivité retenu à Tunis pour des obligations professionnelles.

Une vidéo mettant en avant le potentiel économique de la région de Bizerte, réalisée par les représentants de l’Ordre des ingénieurs de Bizerte, a été projetée à l’attention des participants. Elle a été suivie d’une intervention présentant la réalité et les perspectives du Pôle de compétitivité de Bizerte, exposées par l’une de ses responsables.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est a, pour sa part, passé en revue les relations avec la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, soulignant la volonté de concrétiser et de consolider les acquis précédemment établis.

Enfin, la parole a été donnée à deux start-up actives au technopole, Kitilix et Metam, qui ont présenté leurs activités et leurs projets.

Pont entre l’Europe et l’Afrique

En marge du déjeuner-buffet offert en l’honneur des participants, des rencontres B2B ont été organisées entre les opérateurs tunisiens présents et les membres de la délégation roumaine. Les échanges se sont déroulés sur la base d’un répertoire de spécialités préétabli, permettant à chaque participant d’identifier et de rencontrer les interlocuteurs correspondant à ses domaines d’intérêt.

La dernière étape de la journée s’est achevée par une visite du technopôle d’El Azib, où la délégation s’est rendue auprès de Selt Marine Group, une multinationale à la pointe de la technologie, spécialisée dans la transformation d’algues locales et importées en nutriments en poudre, utilisés notamment dans l’industrie agroalimentaire (yaourts, fromages, etc.).

La visite s’est poursuivie au sein de Bizerta Agri Industry, spécialisée dans la production de l’huile d’olive haut de gamme Oilyssa, où une dégustation a été offerte à l’ensemble des invités.

Interrogé sur son appréciation de la visite, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest a déclaré être fortement impressionné par les échanges et les découvertes effectués. Il a également estimé que les relations tuniso-roumaines pourraient constituer un véritable pont entre l’Europe et l’Afrique.

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