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Heute — 25. April 2026Kapitalis

Vols et braquages | Deux récidivistes arrêtés à Gafsa

Von: Yusra NY
25. April 2026 um 00:27

Les unités de sécurité de la région de Gafsa ont intensifié leurs efforts de lutte contre la criminalité, menant à l’arrestation de plusieurs individus impliqués dans diverses affaires de droit commun.

Les agents de la brigade de la police judiciaire de Métlaoui ont réussi, ce vendredi 24 avril 2026, à interpeller deux individus activement recherchés.

Selon une source sécuritaire citée par le correspondant d’IFM, ces deux suspects sont des récidivistes, spécialisés dans les vols qualifiés et de braquages violentes.

Après consultation du ministère public de Gafsa, les deux individus ont été placés en détention, sachant que quatre autres suspects ont été interpellés par la même brigade lors d’une série de contrôle et ont été placés en garde à vue.

Y. N.

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Tunisie | La LTDH contestera sa suspension devant la justice

Von: Yusra NY
24. April 2026 um 23:00

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a annoncé, ce vendredi soir, avoir été informée d’une décision de suspension de ses activités pour une durée d’un mois.

​Dans un communiqué publié en réaction, la LTDH exprime sa vive préoccupation face à ce qu’elle considère comme une attaque directe contre l’un des piliers de la transition démocratique en Tunisie.

Pour la LTDH, cette décision ne peut être dissociée d’un contexte global marqué par un durcissement systématique à l’encontre de la société civile et des voix indépendantes et des entraves récurrentes, rappelant la récente suspension du protocole d’accord permettant à la Ligue de visiter les prisons.

​La Ligue affirme son total respect des procédures administratives et dénonce une rupture avec le Décret-loi n°88 de l’année 2011, qui régit la vie associative. Elle souligne que cette mesure contrevient non seulement à la Constitution tunisienne, mais aussi aux engagements internationaux de l’État en matière de droits de l’homme.

​« Cette tentative d’intimidation ne fera que renforcer notre détermination à défendre les opprimés et les principes universels des droits humains », a déclaré la direction de la Ligue.

​La LTDH a d’ores et déjà annoncé son intention de contester cette décision devant la justice et appelle les forces démocratiques et les composantes de la société civile à se mobiliser. Elle tient les autorités pour responsables de toute dégradation de l’espace civique dans le pays.

​Doyenne des organisations de défense des droits de l’homme dans le monde arabe, la LTDH réaffirme qu’elle restera un «rempart contre l’oppression , fidèle à son histoire militante avant et après la révolution».

Y. N.

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Gestern — 24. April 2026Kapitalis

La Presse | Décès de Noureddine Tabka, plume historique et empreinte indélébile

Von: Yusra NY
24. April 2026 um 22:33

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé, ce vendredi, le décès de Noureddine Tabka, figure emblématique de la presse francophone et ancien rédacteur en chef du quotidien « La Presse ».

Noureddine Tabka restera indissociable de l’âge d’or du journalisme tunisien, rappelle le SNJT, en précisant que durant les années 1970 et 1980, il a occupé le poste de rédacteur en chef de « La Presse », pilotant la rédaction lors de périodes charnières de l’histoire du pays.

Aux côtés de grands noms tels que Slaheddine Maâoui, Mahmoud Hosni ou encore Abdelaziz Dahmani, imposant une rigueur et un professionnalisme qui font encore école aujourd’hui.

Au-delà de sa plume, Noureddine Tabka était un homme d’action et d’engagement pour la corporation et il a notamment présidé l’Association des journalistes tunisiens entre 1973 et 1975, œuvrant activement à la structuration du métier dans une Tunisie en pleine mutation.

Sa passion pour l’écrit l’a mené à diriger la maison « Dar Al Amal », où il a supervisé la publication d’ouvrages documentaires et économiques de référence, indique encore le Syndicat, en commentant : Noureddine Tabka appartenait à cette génération de pionniers qui ont consacré leur vie entière au service du journalisme.

Le SNJT a tenu à saluer la mémoire d’un homme dont l’empreinte sur l’histoire de la presse tunisienne demeure indélébile.

En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses plus sincères condoléances à la famille de Noureddine Tabka ainsi qu’à l’ensemble de la famille médiatique tunisienne.

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Météo | Les prévisions pour cette nuit

Von: Yusra NY
24. April 2026 um 20:33

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce pour cette nuit, des cellules orageuses, des pluies, des vents forts et une fraîcheur nocturne dans certaines régions de la Tunisie.

Cette nuit, le ciel sera marqué par l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies sur les zones ouest du Centre et du Sud. Pour le reste du pays, le ciel sera partiellement voilé par des nuages passagers, ajoute l’INM.

La même source annonce des vents forts près des côtes et dans le Sud avec des rafales sous les orages, pouvant temporairement dépasser les 70 km/h.

Côté températures, l’INM prévoit des nocturnes variant entre 13 et 18°C au centre et sud-est entre 13 et 18°C et entre 19 et 22°C ailleurs, sachant que sur les hauteurs de l’ouest un climat plus frais est annoncé, avec environ 10°C.

Y. N.

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Zied El Heni en garde à vue | Le Syndicat dénonce fermement

Von: Yusra NY
24. April 2026 um 19:53

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a fermement dénoncé, ce vendredi 24 avril 2026, la décision de mise en garde à vue du journaliste Zied El Heni.

Exprimant sa vive indignation, le SNJT a également appelé, dans un communiqué à la libération du journaliste qui a été entendu, ce jour, par la brigade de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de Laouina, et ce, pour une publication sur Facebook.

Le Syndicat a par ailleurs dénoncé les poursuites menées sur la base du décret 54, et a appelé les autorités à appliquer le décret-loi 115, régissant le secteur de la presse.

La même source a par ailleurs appelé à s’unir pour protéger la liberté de la presse et d’opinion.

Y. N.

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Meurtre de Me Manaï | La date du procès fixée

Von: Yusra NY
24. April 2026 um 19:24

La justice a rejeté les demandes de mise en liberté déposées par la défense des accusés dans l’affaire du meurtre de l’avocate Mongia Manaï ont été rejetées.

La Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a également décidé, ce vendredi 24 avril 2026, de fixer la date de la première audience du procès au 15 mai prochain

Cette affaire qui tourne autour d’un drame familial et a profondément secoué l’opinion publique : le corps de l’avocate a été retrouvé brûlé dans un canal à La Manouba et l’enquête pointe vers un mobile financier qui aurait déchiré le cercle familial allant jusqu’à l’atrocité de commettre de crime odieux.

Selon les éléments du dossier, les personnes renvoyées devant la justice sont le fils de la victime, ingénieur de profession, son second fils médecin, son ex-époux et un complice présumé, employé dans une station de lavage automobile.

Ces derniers sont poursuivis pour homicide volontaire avec préméditation.

Y. N.

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Sonede | Quatre gouvernorats sans eau potable

24. April 2026 um 13:10

La Société nationale d’exploitation et de distribution d’eau (Sonede) a annoncé des perturbations et des interruptions temporaires de la distribution d’eau potable dans les gouvernorats de Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia, ce vendredi 24 avril 2026 à compter de 14h00.

Dans un communiqué, la société explique que ces interruptions sont rendues nécessaires par des réparations d’urgence programmées suite à une défaillance d’une conduite d’eau de 600 millimètres de diamètre à Oued El Atef, dans le gouvernorat de Kairouan.

Ces perturbations affecteront les quartiers d’Al Houamed et d’Al Ghabat dans la délégation de Kairouan Nord, ainsi que plusieurs zones des délégations de Sidi El Hani, Kalaa Sghira et M’saken dans le gouvernorat de Sousse. Elles impacteront également plusieurs districts des délégations de Zeramdine, Jemmal, El Ouardanine et Bembla dans le gouvernorat de Monastir, ainsi que la ville de Karkar dans le gouvernorat de Mahdia.

Par ailleurs, la société a indiqué que la distribution d’eau potable reprendrait normalement et progressivement, à partir de 22 heures le samedi 25 avril.

Pour sa part, la direction régionale des équipements et du logement de Kairouan a annoncé ce vendredi l’interruption de la circulation sur la route nationale 12 bis, au niveau du pont de Oued Zeroud, suite à une rupture soudaine d’une conduite d’eau ayant endommagé la chaussée.

Selon un communiqué de ladite direction, la rupture de la conduite de 600 mm de diamètre, au point kilométrique 11, a nécessité la déviation des usagers venant du district d’Al-Ghabat vers la route nationale 12 pour rejoindre Kairouan.

Par ailleurs, la direction conseille aux automobilistes venant de la route nationale 2 de continuer vers Kairouan, puis d’emprunter la route nationale 12 en direction de Sousse. Cette mesure exceptionnelle restera en vigueur jusqu’à la fin des travaux de réparation.

I. B.

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L’Espérance perd l’un de ses vaillants buteurs, Michael Eneramo

24. April 2026 um 12:00

L’ancien attaquant international nigérian et ancien buteur de l’Espérance de Tunis Michael Eneramo est décédé tôt ce matin, vendredi 24 avril 2026, à l’âge de 41 ans, lors d’un entraînement à Kaduna. L’attaquant a connu une brillante carrière, évoluant notamment dans des clubs comme l’Espérance de Tunis, le Besiktas, le Sivasspor et l’Istanbul Basaksehir.

Eneramo, né le 26 novembre 1985, avait mis un terme à sa carrière de footballeur en 2018, mais s’entraînait régulièrement sur un terrain d’école primaire situé à Ungwan Yelwa, dans la région de Kaduna, près de son domicile.

Aux premières heures de ce matin, il se portait bien et a joué les 45 premières minutes, mais s’est effondré cinq minutes après le début de la seconde mi-temps et est décédé avant l’arrivée à l’hôpital.

Eneramo avait fait ses débuts dans la sélection du Nigeria en marquant un but lors des qualifications pour la Coupe du Monde 2010… contre la Tunisie. C’était la première de ses dix sélections internationales, pour un total de trois buts.

Eneramo est le second ancien joueur de l’Espérance qui décède sur un terrain de football en plain match, après Hedi Berrekhissa en 1994.

I. B.

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Conférence à Sousse sur les dynamiques migratoires en Méditerranée

24. April 2026 um 11:31

La première conférence annuelle du réseau doctoral EuroMedMig 𝐏𝐡𝐃 𝐍𝐞𝐭𝐰𝐨𝐫𝐤 (𝐌𝐒𝐂𝐀), consacrée à l’étude des dynamiques migratoires en Méditerranée, se déroule sur trois jours, du 22 au 24 avril 2026, à l’Université de Sousse, en Tunisie, avec la participation de chercheurs, de doctorants et de partenaires académiques internationaux.

Ce programme s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne au titre des actions Marie Skłodowska-Curie d’Horizon Europe, avec pour objectif de former une nouvelle génération de chercheurs capables d’aborder la question des migrations selon une approche interdisciplinaire ancrée dans les réalités euro-méditerranéennes.

Le consortium réunit des institutions de sept pays – Belgique, Espagne, France, Italie, Tunisie, Maroc et Égypte – ainsi que des partenaires institutionnels et économiques. Parmi ceux-ci figurent la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger et le groupe industriel John Cockerill. La conférence est axée sur des séances plénières, des tables rondes et des ateliers méthodologiques destinés aux douze doctorants du réseau. Les thèmes annoncés couvrent un large éventail de sujets, allant de la gouvernance des migrations à la résilience urbaine, des marchés du travail aux diasporas, en passant par la coopération entre l’Union européenne et la Tunisie en matière de migration.

Inscrite au calendrier officiel du réseau, la conférence de Sousse constitue la première conférence annuelle du cycle 2026 et est consacrée au thème «Gouvernance, politiques et enjeux politiques». Elle marque également l’engagement de l’université tunisienne dans la coopération scientifique euro-méditerranéenne sur l’une des questions les plus sensibles de la région : les migrations.

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Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie

24. April 2026 um 09:22

De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.

Sami Jallouli *

Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.

La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2 000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.

À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.

Trafic d’êtres humains et frontières poreuses !

À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.

Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu’à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30 000 et 40 000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.

Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.

Migration irrégulière et tissu urbain tunisien

S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.

La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.

Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.

* Expert juridique.

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L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran

24. April 2026 um 08:30

L’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé les programmes de coopération en matière de sécurité avec son armée dans le but d’accroître la pression sur Bagdad pour qu’il démantèle les puissantes milices soutenues par l’Iran.

Imed Bahri

Selon le Wall Street Journal, un envoi d’environ 500 millions de dollars en espèces, provenant des recettes pétrolières irakiennes détenues sur des comptes de la Réserve fédérale, a récemment été bloqué par le Trésor américain en raison des inquiétudes suscitées par ces milices. 

Il s’agit du deuxième envoi de ce type retardé depuis l’escalade des tensions avec l’Iran fin février, quelques semaines après que des milices ont lancé des attaques contre des positions américaines en Irak et dans les pays voisins en soutien à Téhéran.

Les milices de la discorde

Washington a informé Bagdad qu’il suspendrait le financement de certains programmes de lutte contre le terrorisme et de formation militaire jusqu’à ce que les attaques des milices cessent et que le gouvernement irakien prenne des mesures concrètes pour les démanteler. 

Ces mesures soulignent la pression croissante exercée sur Bagdad pour qu’elle s’aligne plus clairement sur les États-Unis et réduise ses liens étroits avec l’Iran depuis le début de la guerre israélo-américaine contre Téhéran, qui dure depuis près de huit semaines.

Dans un communiqué publié mardi 21 avril 2026, ne faisant aucune mention de la suspension des livraisons, la Banque centrale d’Irak a déclaré ne pas connaître de pénurie de dollars, affirmant avoir «satisfait toutes les demandes de devises américaines émanant des banques et des bureaux de change». 

Depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, Washington a accepté de conserver les recettes pétrolières irakiennes –qui s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an– auprès de la Réserve fédérale de New York. Afin de réinjecter ces fonds dans l’économie irakienne. Jusqu’à 13 milliards de dollars par an sont acheminés à Bagdad en espèces pour soutenir une économie fortement dépendante des transactions en espèces.

Les États-Unis ont brièvement interrompu ces livraisons en 2015, craignant que les dollars ne tombent entre les mains de l’État islamique (EI), et ont menacé à plusieurs reprises de les suspendre par la suite.

Bien que l’Irak ait réduit sa dépendance au dollar, les avions transportent toujours d’importantes quantités de devises américaines vers la Banque centrale, ce qui confère à Washington un levier considérable sur Bagdad.

Une suspension temporaire

Les responsables américains affirment que la suspension de ces livraisons est temporaire mais ils n’ont pas précisé les conditions nécessaires à leur reprise.

Le porte-parole du département d’État Tommy Pigott a déclaré : «L’incapacité du gouvernement irakien à empêcher ces attaques alors que certains de ses alliés continuent d’apporter un soutien politique, financier et opérationnel aux milices nuit aux relations américano-irakiennes. Les États-Unis ne toléreront aucune attaque contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu’il prenne des mesures immédiates pour démanteler les groupes armés soutenus par l’Iran». 

Depuis le début du conflit, les milices ont mené des centaines d’attaques de faible envergure à l’aide de drones et de roquettes, ciblant des bases militaires, des consulats et des installations diplomatiques américaines, notamment au sein de l’aéroport international de Bagdad. Washington a également imputé à des groupes soutenus par l’Iran une tentative d’attaque contre un convoi de sécurité américain transportant un otage libéré hors d’Irak au début du mois.

En réponse, les États-Unis mènent des frappes aériennes contre ces groupes en Irak depuis le début de la guerre.

Malgré la réduction de sa présence militaire en Irak ces dernières années, Washington continue de fournir des renseignements sur l’EI et d’apporter son soutien aux forces irakiennes en matière de formation et d’équipement.

Les milices les plus puissantes d’Irak, telles que l’Organisation Badr, Kataïb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq, exercent une influence considérable au sein du gouvernement et du secteur financier. L’Irak est actuellement en négociations pour la nomination d’un nouveau Premier ministre, sous la pression de ces milices et de Téhéran qui souhaitent la désignation d’une personne maintenant des liens étroits avec l’Iran. Certaines de ces factions ont également été formellement intégrées aux forces armées, ce qui complique la tâche de tout Premier ministre souhaitant les affronter.

L’actuel Premier ministre, Mohammed Shia al-Sudani, en fonction depuis 2022, sollicite le soutien de Washington pour un second mandat, tout en évitant une confrontation directe avec les milices.

Trump dicte sa loi

Ces groupes bénéficient également de l’accès de l’Irak aux dollars américains. En 2023 et 2024, le département du Trésor américain a sanctionné plus de 20 banques irakiennes pour leur implication dans le transfert illégal de dollars depuis les comptes irakiens auprès de la Réserve fédérale, via des transactions frauduleuses.

Par la suite, des milices ont été impliquées dans l’achat en Irak d’importantes quantités de cartes Mastercard et Visa préchargées, qu’elles ont ensuite transférées aux Émirats arabes unis et dans les pays voisins pour retirer l’argent en dollars avant de le renvoyer en Irak et de le convertir en dinars afin de profiter des fluctuations du taux de change, selon le département du Trésor.

Ces milices trouvent leurs origines dans le chaos qui a suivi l’invasion américaine il y a plus de vingt ans. Elles ont émergé pour défendre les zones chiites et affronter les groupes armés sunnites et ont combattu les forces américaines que leurs dirigeants ont qualifiées d’occupation. L’Iran a fourni des armes à nombre de ces groupes avant de jouer un rôle important dans la lutte contre Daech en 2014.

En janvier dernier, le président Trump avait averti qu’il suspendrait l’aide américaine à l’Irak si l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, proche allié de l’Iran, revenait au pouvoir. Maliki s’est récemment retiré de la course et sa coalition, connue sous le nom de Cadre de coordination, a désigné un autre candidat, Basim al-Badri, figure du parti Dawa.

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‘‘La Lettre Jaune’’ | Le premier roman de Walid Nemili

24. April 2026 um 08:05

Walid Nemili, chroniqueur et blogueur littéraire, vient de publier son premier roman, ‘‘La Lettre Jaune’’, un thriller psychologique intense qui plonge le lecteur dans les méandres de la culpabilité et des secrets enfouis.

Le jour de ses trente ans, Yasmine reçoit une enveloppe anonyme d’un jaune éclatant. À l’intérieur, une phrase simple et dévastatrice : «Tu l’as tué.» Ce message, d’abord absurde, va fissurer ses certitudes et l’entraîner dans une descente aux enfers où le passé resurgit sans laisser d’échappatoire.

Passionné de littérature francophone, Walid Nemili n’est pas un inconnu dans le monde des livres. Après avoir interviewé les plus grands noms du thriller (Franck Thilliez, Alexis Laipsker) et œuvré pour la promotion des écrivains tunisiens à travers ses capsules et émissions radio, il livre ici une œuvre personnelle qui maîtrise les codes du genre tout en y apportant une sensibilité unique.

Une rencontre et séance de dédicaces se tiendra samedi 25 avril 2026, à 15h00, à la Foire du livre de Tunis, au stand 1710 de Hkeyet Edition.  

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Naïma Karoui, pionnière des recherches sur les femmes en Tunisie

24. April 2026 um 07:39

Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, Naïma Karoui a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.

Raja Fenniche *

Retracer le parcours scientifique de Naima Karoui est une tâche doublement difficile, vu la profusion de ses écrits et la diversité des thèmes abordés. Elle a enquêté, écrit, publié dans la discrétion, sans souci de visibilité.

Naïma Karoui née Fenniche appartient pourtant à la première génération de sociologues tunisiens qui ont posé les fondements d’une discipline susceptible d’éclairer les dynamiques d’une société complètement sous-étudiée à l’époque. Aux côtés de Abdelkader Zghal, Hechmi Karoui, Ridha Boukraa, Salah Hamzaoui, Khalil Zamiti et bien d’autres, elle a été membre, à partir de la fin des années 1960, de la section Sociologie du Centre d’études et de recherches économiques et sociales (Ceres) et a publié régulièrement les résultats de ses recherches dans la Revue tunisienne des sciences sociales (RTSS).

Figure pionnière des études sur la femme dans les milieux sociaux défavorisés et particulièrement dans le monde rural, elle a contribué à inscrire la question de la femme au cœur de l’analyse sociologique tunisienne.

La condition féminine a été étudiée en corrélation avec les mutations profondes que connaissait la Tunisie au tournant des années 1970, qui marque une étape importante de la construction du pays et de l’émergence de l’économie capitaliste.

Après l’échec du modèle coopératif des années 1960, le gouvernement de Hédi Nouira a placé la propriété privée et l’investissement extérieur au cœur de la stratégie de développement économique. S’en est suivi la montée d’une petite bourgeoisie locale et l’élargissement de la base de la classe ouvrière à de nouvelles franges de la population, dont les femmes, tant citadines que rurales.

Impact des transformations économiques sur les femmes

C’est sur ce dernier aspect, en particulier, que s’est penchée Naima Karoui dans ses travaux, en analysant l’impact des transformations économiques, sociales, mais aussi symboliques de la société sur le vécu des femmes et leur imaginaire.

Formée en Tunisie puis en France, elle soutient en 1976 à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris), sous la direction d’Alain Touraine, une thèse intitulée «Changement social et condition de la femme en Tunisie». Ce travail initiateur s’inscrit dans une approche sociologique attentive aux dynamiques d’une société en pleine transformation et aux tensions entre discours officiel et pratiques sociales.

L’originalité de sa démarche tient à l’importance qu’elle a accordée au travail de terrain, à une époque où la sociologie tunisienne était encore à son début. A travers le recueil de témoignages et d’entretiens, elle a donné de la visibilité à des franges peu représentées dans l’espace public : ouvrières, paysannes, employées de bureau.

La diversité des trajectoires féminines

C’est à travers les enquêtes menées dans les années 1970 auprès des ouvrières de l’industrie textile de Menzel Bourguiba, des ouvrières agricoles de la région de Mateur, des paysannes de Kerkennah, et des employées de l’administration des P.T.T. qu’elle a pu mettre en exergue la diversité des trajectoires féminines, en fonction des catégories sociales auxquelles elles appartiennent.

J’ai eu le privilège, jeune lycéenne, de l’avoir vue à l’œuvre lorsque je l’ai accompagnée à quelques reprises dans son enquête auprès des ouvrières agricoles de Mateur.

Assise près du chauffeur, dans la voiture tout-terrain du Ceres, elle nous expliquait, en chemin, comment remplir le questionnaire, en retranscrivant le plus fidèlement possible les réponses des enquêtées. La voiture serpentait lentement sur les sentiers tortueux de la montagne qui surplombait les alentours de Mateur.

Arrivées au douar, nous avons été accueillies par une ribambelle d’enfants, qui couraient derrière la voiture en poussant des cris de joie. Les femmes vinrent s’attrouper autour de Naima, souriantes et excitées ; elles se bousculaient pour lui tendre la main : «Elles me connaissent, nous dit Naima, je suis déjà venue»

Nous commencions l’enquête. Quelques-unes nous faisaient entrer dans leur houch, nous donnaient du pain et de l’huile. Je me rappelle leurs rires étouffés quand nous abordions la question de l’avortement et des moyens contraceptifs. Celle que j’interviewais refusa net d’en parler : «Tu es trop jeune, haki dhiri», me dit-elle en riant.

Naima savait les écouter avec douceur et attention ; c’était sa manière à elle de les mettre en confiance. «Le travail de terrain est fondamental en sociologie», répétait-elle souvent. Étudiante, elle y a été initiée par ses professeurs, dont Jean Duvignaud, qui emmena en 1960 les étudiants à Chebika (1) pour une enquête sur les conditions de vie des habitants du village.

Depuis les années 1970, ses recherches se sont axées sur le travail féminin dans les couches défavorisées et ses effets sur la vie familiale. L’accès au travail rémunéré génère un vécu traversé de contradictions : double charge familiale et professionnelle, immobilisme des statuts conjugaux, tensions entre modèle traditionnel et aspiration à la modernité.

Donner la parole aux exclues et aux marginalisées

Les enquêtes qualitatives menées lui ont permis non seulement de mettre en lumière certains aspects méconnus du vécu de ces femmes et de leur horizon d’attente, mais aussi de donner la parole aux exclues, aux marginalisées parmi elles.

Dans son article «La femme entre mythe et réalité », elle écrit (2) : «Parallèlement à l’insécurité économique dans laquelle elles avaient grandi, l’éclatement de la cellule familiale avec toutes les valeurs qui soutenaient son système, agissaient sur leurs attitudes et conduites pour expliquer la facilité avec laquelle elles bravaient les valeurs allant jusqu’à s’adonner à la prostitution clandestine».

Elle fustige un système économique et social qui  asservit pleinement les femmes : «il ressort que les enquêtées- principalement les ouvrières d’usines et les ouvrières agricoles  sont doublement exploitées par leurs patrons et les hommes de leurs familles principalement le mari» (3) …« quant aux femmes employées de bureau, quoique le travail joue un rôle positif dans leur insertion sociale, elles  continuent pour beaucoup à faire preuve d’attitudes traditionnelles dans leur famille : dépendance à l’égard du mari, effacement quand il s’agit de prendre des décisions importantes, maintien de la séparation des tâches. » (4)

C’est précisément la question de savoir si l’accès au travail a constitué, pour la femme, un véritable facteur d’émancipation qui a été au cœur de plusieurs travaux de Naima Karoui. A-t-il entraîné des répercussions positives sur le rapport homme/ femme ? A-t-il inversé la relation domination/ subordination au sein de la famille traditionnelle ?

Dans une approche d’anthropologie sociale et de psychosociologie, elle a confronté le vécu réel des femmes aux représentations sociales contradictoires prévalant dans la société. Représentations fortement polarisées entre une image de la femme portée par la tradition et un modèle d’émancipation défendu par «le courant moderniste», représenté par le pouvoir en place. «Le thème central porte sur l’adéquation ou la dichotomie existant entre le modèle de la femme véhiculé par le discours officiel de type moderniste et le vécu des femmes selon leur appartenance à des catégories socio-professionnelles différentes. » écrit-elle dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord (5).

Un autre apport majeur de son œuvre réside dans l’étude de la pluralité des représentations et des discours sur la femme dans la Tunisie coloniale puis indépendante. Dans son article consacré à l’étude de l’image de la femme dans la presse satirique des années 1930 (6), elle décrit la représentation surannée de la femme, révélatrice des idées rétrogrades prévalant à cette époque.

Dans un autre article (7), elle porte un regard critique sur les idées d’émancipation véhiculées par le système éducatif français puis tunisien, depuis la première école, celle de Louise Renée Millet en 1900, jusqu’aux écoles de la République. Elle montre aussi que les questions de l’identité, du voile, du mariage et du rôle de la femme dans la sphère publique sont mises à rude épreuve par une idéologie conservatrice et discriminatoire.

Dans plusieurs de ses articles, Naima insiste sur le déchirement de la femme entre un modèle de famille marqué par la tradition musulmane fortement ancrée dans la société, «fidèle à l’esprit de la charia et du Coran, qui reflète, dit-elle, un passé mythique… qui ne trouve de légitimité que dans les textes religieux» (8) et une représentation émancipatrice de la femme à laquelle elle est censée se conformer.

Elle montre que les enquêtées vivent différemment le conflit entre ces deux modèles. Leur déchirement varie d’intensité selon leurs conditions de vie et leur statut social.

«Toutes les autres femmes que nous avons enquêtées ont exprimé des aspirations sans trop y croire, comme pour nous faire plaisir, avec un salaire aussi dérisoire que le leur, elles savent que leur mode de vie ne changera pas de sitôt» (9).

A une époque encore fortement marquée par la tradition, Naima, féministe avant la lettre, percevait les limites de cette «libération» initiée par le pouvoir, qui ne trouvait qu’un vague écho auprès des femmes marginalisées. Elle nous disait qu’un féminisme authentique ne saurait se limiter à des cercles élitistes et ne pouvait se concevoir qu’en étroite relation avec l’émancipation sociale des femmes défavorisées face au joug de l’oppression.

J’étais alors adolescente, et dans ce mythique appartement de la rue Jamel Abdennacer, elle aimait parler, avec ses mots simples et sa voix pénétrante, de la pensée de Marx, de Gramsci ou encore de Bourdieu. Hechmi, son mari érudit, s’en mêlait parfois et prolongeait les explications. Je n’y comprenais pas grand-chose, mais j’étais fascinée par ces idées qui promettaient de transformer le monde et qui ont nourri depuis, mes rêves de jeunesse.

À mes yeux, Naima incarnait une pensée libre qui doute, interroge et refuse les carcans de la tradition, tout en s’inscrivant dans la dynamique même de la société. Pour elle, le féminisme n’était pas seulement une conviction personnelle, mais un engagement social qu’elle a assumé jusqu’au bout, dans sa façon d’être et de penser. Elle a conservé cet élan de révolte contre l’injustice sociale et a toujours défendu des positions franchement progressistes et anticonformistes.

Ses articles reflétaient bien cette posture de sociologue engagée. Dans Le couple en Tunisie : du discours à la réalité (10), comme dans La femme entre le mythe et la réalité (11), elle montre que l’émancipation féminine, souvent présentée comme un acquis principal de la Tunisie indépendante, se déploie dans un champ de tensions où coexistent discours et lois progressistes, résistances sociales et immobilisme.

Mais c’est surtout dans le monde rural que l’écart est le plus prononcé entre le modèle véhiculé par le discours officiel et le vécu des femmes rurales : «Malgré la reconnaissance des droits de la femme sur le plan de la loi,  le choix du conjoint est chose nouvelle dans le milieu rural et n’apparait que dans certains cas…C’est au nom de ces mêmes coutumes que la virginité doit être sauvegardée jusqu’à la nuit de noces : l’un des éléments déterminants du mariage. Le mari sera tenu d’exposer aux témoins la preuve de la virginité de sa femme en présentant publiquement la chemise tachée de son épouse : signe de la défloration…» (12)

La transmission de l’échec à travers les générations

 Dans d’autres articles, Naima développe une analyse sociologique du monde rural tunisien. Les écrits sur le village de Ghar-el-Melh (13), sur les femmes rurales des îles Kerkennah (14), sur les ouvriers agricoles du Nord (15) et sur «l’univers éclaté» des paysans du Nord-Ouest constituent des documents précieux témoignant des inégalités régionales et des formes de marginalisation persistantes dans le monde rural. Elle aborde la question de la pauvreté, en mettant en évidence les formes de la reproduction des vulnérabilités économiques et sociales. Son analyse souligne le déficit du progrès économique et social dans ces régions, montrant que le projet de développement et de modernisation prôné par l’état demeure géographiquement et socialement très inégal.

Dans l’article «l’univers éclaté des paysans du Nord- ouest tunisien : la reproduction de l’échec» (16).

Naima s’intéresse à la question de la transmission de l’échec à travers les générations.  Dans cette région, qui présentait l’un des taux d’échec scolaire les plus élevés du pays, elle a recueilli des récits poignants, notamment celui d’un ouvrier dont le fils a quitté l’école très tôt. «Il arrivait à mes parents de se priver de manger pour nous acheter à mes frères et moi des bottes en hiver. Je me souviens que lorsqu’il pleuvait fort, je rentrais à la maison, trempé d’eau et tremblant de froid. Je ne rentrais pas à midi à cause de la longue distance que je devais effectuer de l’école à la maison. Je préférais manger du pain sec et du sucre devant la porte de l’école.»

Parce qu’elle donne la parole aux femmes rurales -ces invisibles de la société- aux démunis, aux marginaux du système, elle contribue à renouer avec la vocation première de la sociologie en tant qu’approche critique des politiques sociales en vigueur.  

Décédée le 19 janvier 2026, Naïma Karoui aimait par-dessus tout lire et écrire. À la clinique, quelques heures avant sa mort, elle avait demandé qu’on lui apporte un roman à lire au chevet. Elle s’est éteinte avant même de pouvoir l’ouvrir.

Son œuvre constitue aujourd’hui un travail de référence pour les chercheurs qui interrogent la question de la femme en rapport avec les dynamiques sociales au cours des années 1970 et 1980. Un travail qui aide à comprendre les articulations entre condition de la femme, développement économique et social, monde rural et recompositions familiales.

* Professeur de l’ enseignement supérieur.

Notes :

1) Jean Duvignaud a publié un ouvrage retraçant les étapes de cette enquête intitulée : ‘‘Chebika’’. Suivi de ‘‘Retour à Chebika 1990. Changements dans un village du Sud tunisien’’. Paris, Gallimard 1968. Paris, Plon, 1990, 501 p.  

2)  Karoui, N. (1993). La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté. RTSS, n° 114, pp. 49-70. (p 60).

3) Idem p 65.

4) Idem p 63.

5) Karoui, N. (1989). Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche. In Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.

6)  Karoui, N. (1990). Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930. RTSS, n° 103, pp. 53-79.

7) la femme entre le mythe et la réalité, op cit, p 50.

8)  Idem, p 872.

9) Karoui, N. (1980). Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur. RTSS, n° 63, pp. 92-135. (p131).

10) Karoui, N. (1989). Le couple en Tunisie : du discours à la réalité. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.

11) Femmes entre mythe et réalité, op cit.

12) Le couple en tunisie : du discours à la réalité, op cit . p68

13)  Karoui, N. (1973). Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible ». RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.

14) Karoui, N. (1989). Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.

15) Karoui, N. (1989). Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.

16) Karoui, N. (1991). L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.

 

 Bibliographie :

1965

Karoui, N. (1965). Attitudes des jeunes parents tunisois de 20 à 30 ans devant le mariage mixte. Revue Tunisienne des Sciences Sociales (RTSS), n° 3, p. 45.

1973

Karoui, N. (1973). Ghar el-Melh : « Port admirable et village paisible ». RTSS, n° 32-35, pp. 201-223.

1975

Karoui, N. (1975). L’idéologie de l’émancipation de la femme (en arabe). Al-Fikr, n° 3, décembre.

1976

Karoui, N. (1976). Changement social et condition de la femme en Tunisie.
Thèse de doctorat en sociologie, EHESS, Paris, sous la direction d’Alain Touraine.

Karoui, N. (1976). Famille et travail : les ouvrières de Menzel Bourguiba. RTSS, n° 45, pp. 75-98.

Karoui, N. (1976). La notion d’émancipation de la femme à travers la presse : ébauche d’une analyse de contenu. RTSS, n° 47, pp. 93-124.
(N.B. Reformulation harmonisée du titre mentionné dans la première liste.)

1980

Karoui, N. (1980). Étude sociologique sur les ouvrières agricoles dans la région de Mateur. RTSS, n° 63, pp. 92-135.

1983

Karoui, N. (1983). La femme tunisienne et le phénomène du « bureau » : étude sociologique des attitudes et conduites des jeunes femmes dans l’administration des P.T.T. RTSS, n° 70-71, pp. 75-109.

1989

Karoui, N. (1989). Rôles et statuts des femmes rurales : l’exemple des îles Kerkennah. RTSS, n° 96-97, pp. 27-66.

Karoui, N. (1989). Témoignages d’ouvriers agricoles dans le nord de la Tunisie. RTSS, n° 96-97, pp. 67-83.

Karoui, N. (1989). Le couple en Tunisie : du discours à la réalité. RTSS, n° 98-99, pp. 59-73.

Karoui, N. (1989). Les femmes entre le discours et le vécu : principaux axes de recherche.
In Femmes et sociétés : la Tunisie et le Maroc, Annuaire de l’Afrique du Nord, Tome XXVIII. Paris : CNRS, pp. 871-875.

Karoui, N. (1989). Les femmes dans le domaine agricole dans la Tunisie coloniale. RTSS, n° 98-99, pp. 129-??? (pagination à vérifier).

1990

Karoui, N. (1990). Image de la femme tunisienne à travers la presse satirique et humoristique des années 1930. RTSS, n° 103, pp. 53-79.

1991

Karoui, N. (1991). L’univers éclaté des paysans du Nord-Ouest tunisien : la reproduction de l’échec. RTSS, n° 104-105, pp. 69-108.

1993

Karoui, N. (1993). La femme entre le mythe et la réalité : quête pour une liberté. RTSS, n° 114, pp. 49-70.

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Amnesty alerte sur l’état de santé de Jawher Ben Mbarek

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 23:48

L’organisation Amnesty international en Tunisie a exprimé sa vive inquiétude face «à la détérioration alarmante de l’état de santé » de l’opposant politique Jawher Ben Mbarek, en grève de la faim depuis 27 jours.

Dans un communiqué Amnesty pointe du doigt les conditions de détention prolongées de Jawher Ben Mbarek, affirmant qu’elles menacent gravement son intégrité physique et psychologique.

​L’organisation insiste sur le fait que les autorités tunisiennes doivent assumer l’entière responsabilité du sort de Jawher Ben Mbarek, « face aux risques croissants pour sa vie» et exige « la garantie immédiate d’une protection physique, l’accès sans délai à des soins médicaux indépendants et adéquats et le respect de ses droits fondamentaux en milieu carcéral».

​Amnesty a par ailleurs réitéré sa position sur l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat, pour laquelle l’opposant est en détention, qualifiant la procédure de «procès de façade, entaché par de graves violations des normes internationales du procès équitable».

La même source qui appelle à la libération de toutes les personnes détenues dans le cadre de cette affaire demande aussi l’arrêt de «l’instrumentalisation de la justice contre les opposants politiques et les voix dissidentes ».

Y. N.

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Trafic en famille | Deux frères arrêtés à Tunis

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 22:43

Une descente menée ce jeudi 23 avril 2026 dans le quartier de Halfaouine, a permis l’arrestation de deux frères récidivistes, pour trafic de drogue

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, la descente a été effectuée après investigations et renseignements précis qui ont révélé que les deux frères, qui venait à peine de retrouver la liberté après avoir purgé une peine de prison, sont à la tête d’un réseau de trafic familial.

Ces derniers ont été arrêtés et de la drogue a été saisie à leur domicile et le Parquet près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné leur mise en détention.

Y. N.

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Hend Sabri, marraine d’exception du Gabès cinéma fen

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 21:55

Depuis la création de Gabès Cinéma Fen, Hend Sabri nous honore de son marrainage avec une fidélité qui nous touche profondément.

Fille du Sud tunisien, elle cultive un lien viscéral avec Gabès et ses habitants, qui lui rendent cette affection avec une admiration sincère et chaleureuse.

Actrice et productrice de renom dans tout le monde arabe, Hend Sabri apporte à notre festival bien plus que sa notoriété : elle y insuffle sa passion pour le patrimoine cinématographique à travers une sélection rigoureuse et éclairée des films de notre catégorie Ciné-Classic.
Pour cette édition, elle nous propose deux joyaux restaurés :

  • Shafiqa et Metwalli d’Ali Badrakhane
  • La Noce du collectif Nouveau Théâtre (en hommage à Fadhel Jaziri)

Hend sera également présente durant le festival et fera partie des intervenants du panel « Construction des corps et urgence d’archive : pour une archéologie du costume dans le cinéma tunisien ».

Communiqué

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Météo | Cellules orageuses et pluies annoncées pour cette nuit

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 20:35

Dans ses prévisions pour cette nuit, l’Institut national de la météorologie (INM) annonce une instabilité en particulier dans les régions de l’Ouest du pays.

Le ciel restera très nuageux sur les régions du centre et de l’ouest où des cellules orageuses locales sont attendues, accompagnées de pluies parfois intenses. Pour le reste du pays, le ciel sera marqué par des passages nuageux plus cléments, indique l’INM.

Le vent sera relativement fort près des côtes et dans le Sud, et faible à modéré ailleurs, avec toutefois des rafales sous les orages, pouvant temporairement dépasser les 70 km/h.

Quant aux températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 11°C et 16°C au nord, au Sahel et sur les hauteurs et entre 17°C et 22°C dans le reste du pays

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Soumoud-Tunisie | Jawaher Channa remise en liberté

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 19:53

Après son audition, ce jeudi 23 avril 2026, l’activiste et membre de la flotille El-Soumoud Jawaher Channa a bénéficié, d’une remise en liberté.

Jawaher Channa a été entendu par le Pôle judiciaire économique et financier dans le cadre de l’enquête ouverte sur des soupçons de malversations financières et de blanchiment d’argent dans la gestion des fonds de la flotille.

Arrêté le 6 mars dernier avec son époux aini que d’autres membres d’El-Soumoud, Jawaher Channa a été libéré, à l’instar de Sana Msahli qui a été remise en liberté vendredi dernier.

Y. N.

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Tunis | Zied El-Heni convoqué par la garde nationale de Laouina

Von: Yusra NY
23. April 2026 um 18:56

Le journaliste Zied El-Heni a été convoqué par la cinquième brigade centrale de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de la Garde nationale de Laouina.

C’est Zied El-Heni lui même qui en a fait l’annonce, via un post publié su son compte Facebook ce jeudi 23 avril 2026, en précisant qu’il a été convoqué pour demain vendredi 24 avril pour être entendu à 9 h par ladite brigade en tant que suspect.

Le journaliste a illustré son post par la convocation officielle, dans laquelle aucune autre précision n’a été apportée.

Y. N.

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