Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 17. März 2026Haupt-Feeds

Iran : le nouveau guide suprême rejette toute négociation avec les États-Unis et l’entité sioniste

17. März 2026 um 12:57

Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, deuxième fils du défunt ayatollah Ali Khamenei, a rejeté toute proposition visant à réduire les tensions ou à instaurer un cessez-le-feu avec les États-Unis, selon un haut responsable iranien. Les propositions avaient été transmises à Téhéran par deux pays intermédiaires, mais ont été écartées, signe d’une position […]

L’article Iran : le nouveau guide suprême rejette toute négociation avec les États-Unis et l’entité sioniste est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Six ans pour le styliste de Leïla Ben Ali

17. März 2026 um 12:46

Hier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné le styliste de l’épouse de l’ancien président, Leïla Trabelsi, à 6 ans de prison et à une amende d’environ 4 millions de dinars. Cette décision fait suite à son implication dans l’octroi de prêts […]

L’article Six ans pour le styliste de Leïla Ben Ali est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Ali Larijani l’homme fort du régime iranien a-t-il été éliminé?

17. März 2026 um 12:40

Les forces armées de l’occupation ont affirmé avoir mené une série de frappes aériennes dans la nuit du 16 au 17 mars 2026 visant des hauts responsables iraniens ; parmi eux, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, aurait été tué dans un raid selon plusieurs sources militaires. Selon l’annonce du ministre de […]

L’article Ali Larijani l’homme fort du régime iranien a-t-il été éliminé? est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Rumeurs de mort : Netanyahu publie une nouvelle vidéo pour prouver qu’il est vivant

17. März 2026 um 12:38

Le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a publié ce lundi une nouvelle vidéo de lui-même, dans le but de contrecarrer des rumeurs persistantes en ligne affirmant qu’il serait mort ou gravement blessé. La vidéo, partagée sur ses comptes officiels sur les réseaux sociaux, montre Netanyahu interagir de manière informelle avec des personnes dans un environnement […]

L’article Rumeurs de mort : Netanyahu publie une nouvelle vidéo pour prouver qu’il est vivant est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

💾

Ce pays Schengen régularise jusqu’à 500 000 sans-papiers : comment les Tunisiens peuvent en profiter

17. März 2026 um 12:22

Le gouvernement espagnol a engagé, au début de l’année 2026, une réforme migratoire d’ampleur visant à régulariser jusqu’à 500 000 étrangers en situation irrégulière. Officiellement adoptée par décret, cette mesure s’inscrit dans une stratégie assumée par les autorités : intégrer une population déjà présente sur le territoire afin de répondre à des besoins économiques croissants, […]

L’article Ce pays Schengen régularise jusqu’à 500 000 sans-papiers : comment les Tunisiens peuvent en profiter est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Villages d’Enfants (SOS) : les citoyens appelés à faire don de la Zakat el-Fitr aux enfants sans soutien familial

17. März 2026 um 12:06

Le président de l’Association tunisienne des villages d’enfants « SOS », Mohamed Megdiche, a appelé mardi 17 mars 2026 les citoyens à faire leurs dons de Zakat al-Fitr via le site officiel de l’association. Le responsable a expliqué dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse que l’association n’a pas encore obtenu l’autorisation de la […]

L’article Villages d’Enfants (SOS) : les citoyens appelés à faire don de la Zakat el-Fitr aux enfants sans soutien familial est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Date de l’Aïd al-Fitr, prière et Zakat en Allemagne : ce qu’il faut savoir

17. März 2026 um 12:03

La fête de l’Aïd al-Fitr devrait être célébrée le vendredi 20 mars 2026 en Allemagne, selon les estimations basées sur les calculs astronomiques, sous réserve de la confirmation officielle par l’observation du croissant lunaire. Dans ce contexte, les communautés musulmanes à travers le pays se préparent à organiser la prière de l’Aïd, traditionnellement accomplie entre […]

L’article Date de l’Aïd al-Fitr, prière et Zakat en Allemagne : ce qu’il faut savoir est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Entre tradition et modernité : la presse suisse encense la capitale tunisienne

17. März 2026 um 11:58

La presse suisse met Tunis à l’honneur, la décrivant comme une destination authentique et préservée, alliant élégance et âme orientale. Dans son édition dominicale, le prestigieux quotidien zurichois « Neue Zürcher Zeitung » (NZZ am Sonntag) consacre un article élogieux à la capitale tunisienne, la présentant comme un « secret bien gardé » du tourisme méditerranéen. Un portrait qui […]

L’article Entre tradition et modernité : la presse suisse encense la capitale tunisienne est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Kairouan : lancement de deux concours photo et vidéo pour promouvoir la rose

17. März 2026 um 11:45

L’administration du Festival de la Rose de Kairouan a annoncé le lancement d’un concours de vidéo promotionnelle dédié à la rose de Kairouan ainsi qu’un concours de photographie amateur, dans le cadre de la troisième édition du festival, prévue du 17 au 19 avril prochain. Selon un communiqué publié sur sa page Facebook, la direction […]

L’article Kairouan : lancement de deux concours photo et vidéo pour promouvoir la rose est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Extension de l’entrée sud de Tunis : démolition d’un pont et appel à la vigilance

17. März 2026 um 11:39

Le directeur général de l’administration des ponts et chaussées au ministère de l’Équipement, Khaled Atrach, a appelé, mardi, les usagers de la route à faire preuve de compréhension et de vigilance face aux travaux en cours dans le cadre du projet d’extension de l’entrée sud de la capitale. Dans une déclaration accordée à une radio […]

L’article Extension de l’entrée sud de Tunis : démolition d’un pont et appel à la vigilance est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Tourisme – Quand les Canadiens boudent, les PME américaines trinquent

17. März 2026 um 12:38

Des chercheurs ont utilisé des données anonymisées provenant de téléphones cellulaires pour analyser les déplacements de touristes canadiens aux États-Unis. Et de la sorte mesurer l’impact économique de leur baisse en 2025. C’est en tout cas ce que rapportent des médias canadiens. Grâce à cet outil, il est possible d’identifier les lieux fréquentés (restaurants, attractions, etc.). Et ce, sans compromettre l’identité des utilisateurs, écrit en substance lapresse.ca.

L’étude montre qu’après les tensions politiques et commerciales provoquées par Donald Trump, le tourisme canadien vers les États-Unis a chuté d’environ 25 %. Cette baisse a eu un effet mesurable sur l’emploi local. En effet, dans les zones touristiques prisées des Canadiens comme Las Vegas ou Orlando, les PME ont enregistré une diminution d’environ 6 % de leurs emplois.

Les pertes totales sont estimées entre 13 900 et 42 100 emplois. Un chiffre qui semble modeste à l’échelle des Etats-Unis. Mais il est probablement sous-estimé. En effet, l’étude ne prend en compte que les petites et moyennes entreprises et exclut les touristes qui n’utilisent pas leur téléphone canadien à l’étranger.

Les chercheurs n’ont toutefois observé aucun impact sur les salaires ni sur les heures travaillées. L’effet du boycottage reste donc ciblé, mais réel. Cette recherche démontre surtout comment les tensions diplomatiques peuvent affecter concrètement des économies locales, notamment dans les secteurs dépendants du tourisme.

C’est l’autre face de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump contre le Canada et qui se poursuit.

L’article Tourisme – Quand les Canadiens boudent, les PME américaines trinquent est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ridha Chkoundali : « Le détroit d’Ormuz, nouveau théâtre d’une guerre économique acharnée »

17. März 2026 um 12:02

Dans une analyse postée sur sa page fb, l’expert en économie,  Ridha Chkoundali met l’accent sur la manière dont  le détroit d’Ormuz a  transformé le conflit au Moyen-Orient en une guerre économique totale. 

Ridha Chkoundali part du constat que trois développements majeurs marquent l’escalade : l’attaque américaine sur l’île iranienne de Kharg; l’appel de Donald Trump à une coalition internationale pour sécuriser la navigation dans le détroit; et la menace d’invasion de l’île en échange d’une levée iranienne du blocus naval.

Ainsi, pour notre interlocuteur, ce détroit vital, par où transite une quantité cruciale du pétrole mondial, cristallise les tensions entre Téhéran et Washington. Les États-Unis, sous le slogan « America First », cherchent à l’ouvrir par la force pour préserver le marché énergétique global, les revenus des alliés du Golfe et leur propre économie. « Ce passage a transformé une guerre militaire en une guerre économique » souligne l’expert. 

Washington rêve d’une offensive éclair sans coûts pour ses alliés, mais qui freinerait les importations pétrolières chinoises en provenance d’Iran.

Sur quoi table Téhéran?

Or Téhéran, au contraire, mise sur l’usure. « Une guerre courte serait fatale pour l’Iran, perdant à coup sûr » argue M. Chkoundali.  En prolongeant le conflit et en le rendant économique, Téhéran compte sur la pression des pétromonarchies du Golfe, frappées de plein fouet par la flambée des prix, pour forcer le retrait des bases américaines. 

De ce fait, contrôler le détroit signifierait la victoire iranienne : expulsion des forces US; domination régionale incontestée; et fin de la protection des intérêts américains, délégués à Israël comme proxy hégémonique.

Enjeu pétrolier crucial

Jusqu’ici, les frappes US sur Kharg d’où partent 90 % des exportations pétrolières iraniennes ont épargné les infrastructures, limitant l’impact. En effet, le Brent n’a grimpé que de 3 dollars, à 103 dollars le baril. Toutefois, Ridha Chkoundali alerte : laisser l’Iran exporter vers Pékin en fermant le détroit ferait exploser les prix mondiaux, au détriment de l’Occident et du Golfe; sans bénéfice pour quiconque sauf la Chine. Après l’échec de la coalition trumpienne, « l’occupation totale de Kharg devient inévitable : c’est la carte maîtresse pour forcer Téhéran à céder ».

Risques d’embrasement et monde post-conflit

L’élargissement du conflit plane comme une ombre : l’attaque iranienne sur le port de Fujairah (Émirats) a fermé l’alternative au détroit. Un statu quo favorise Téhéran. Un débarquement US pourrait l’emporter; mais il pousserait la Chine à s’allier à l’Iran. Une chose est certaine, d’après Ridha Chkoundali, « la guerre s’étendra, redessinant la géostratégie mondiale ».

Cela nous amène à deux  scénarios possibles : une victoire US couronne Israël « maîtresse du nouveau Moyen-Orient, enterrant la cause palestinienne et forçant la normalisation arabe. Ou un triomphe iranien, boosté par Pékin, ravive la Palestine et fait voler en éclats le rêve israélien du Nil à l’Euphrate ». 

 En somme, le détroit d’Ormuz est une question de vie ou de mort. Qui en sera le vainqueur, qui sera le vaincu ? Les prix du pétrole, oscillant entre 101 et 103 dollars, traduisent une incertitude palpable pour l’économie mondiale. Wait and see…

L’article Ridha Chkoundali : « Le détroit d’Ormuz, nouveau théâtre d’une guerre économique acharnée » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Administration et IA en Tunisie – Réformer et innover, un seul et même combat

17. März 2026 um 12:00

Dans ma tribune du 13 mars 2026 (L’IA au service de la Tunisie : les conditions d’une adoption réussie), je posais la question de la gouvernance de l’IA dans les institutions tunisiennes. Une question urgente, mais incomplète. Car il en existe une plus fondamentale encore, que personne n’ose formuler clairement : à quoi sert de déployer l’intelligence artificielle dans une administration qui met neuf procédures pour créer une entreprise, 18 démarches pour un permis de construire, et 50 heures de formalités pour exporter un produit vers l’Europe ?

Introduire l’IA dans une administration non réformée, ce n’est pas moderniser; c’est numériser le blocage. Ces deux chantiers ne peuvent pas être menés l’un sans l’autre. C’est précisément cette leçon que la Tunisie n’a pas encore tirée et que le projet de Plan 2026-2030 doit impérativement inscrire dans ses priorités. 

L’administration tunisienne : un frein documenté, pas une opinion

La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, sa main-d’œuvre qualifiée, sa position géographique et son écosystème numérique – premier en Afrique en densité de développeurs – en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Et pourtant, les chiffres racontent une autre histoire.

Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés, d’investisseurs découragés, d’entrepreneurs qui ont choisi d’aller ailleurs, ou de rester dans l’informel. Car l’économie informelle représente aujourd’hui entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.

Les chiffres opérationnels sont tout aussi éloquents. Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne neuf procédures distinctes, contre moins de cinq dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et neuf en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de formalités administratives, contre 13 heures dans les économies avancées. Ce ne sont pas des données de think tank partisan. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement (BAD) et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.

La dette publique atteint 83,3 % du PIB à fin 2025; contre 38,8 % seulement en 2010. Soit un quasi-triplement en quinze ans. Et son service absorbe désormais plus de la moitié des recettes fiscales annuelles. Le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur s’établit à 22,5 % au quatrième trimestre 2025. A savoir qu’un Tunisien sur quatre ayant fait des études supérieures ne trouve pas d’emploi dans une économie qui prétend avoir besoin de compétences. La croissance annuelle 2025 s’établit à 2,5 %, portée en grande partie par le seul secteur agricole. Elle est révélatrice d’une économie qui reste structurellement dépendante des aléas climatiques, plutôt que de gains de productivité durables.

Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels. Chaque procédure en trop est une raison supplémentaire de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.

Numériser le blocage, c’est l’institutionnaliser

Dans ma tribune du 13 mars 2026, j’alertais sur le risque de déployer l’IA dans les institutions tunisiennes sans cadre de gouvernance, sans sécurité renforcée et sans mécanismes de contrôle. Ce risque existe. Mais il en existe un autre, plus silencieux et tout aussi dévastateur : déployer l’IA dans une administration non réformée.

Car l’IA n’est pas une baguette magique. Elle ne corrige pas les dysfonctionnements. Elle les reproduit, plus vite, à plus grande échelle et avec une apparence de légitimité technique. Un algorithme entraîné sur les données d’une administration qui met 18 démarches pour délivrer un permis de construire n’apprendra pas à en faire moins. Il apprendra à gérer ces 18 démarches plus efficacement – en les rendant encore plus difficiles à contester. C’est ce que les spécialistes appellent l’automatisation du dysfonctionnement. Et c’est précisément le piège dans lequel la Tunisie risque de tomber si elle traite la réforme administrative et la transformation digitale comme deux chantiers séparés.

Les exemples internationaux sont éclairants et dérangeants. Le Royaume-Uni a déployé en 2021 un système algorithmique d’attribution des allocations sociales qui a reproduit et amplifié les biais discriminatoires du système manuel qu’il remplaçait, forçant son abandon après des milliers de décisions contestées. L’Australie a connu une expérience similaire avec son système automatisé de recouvrement de dettes sociales – le scandale dit « Robodebt » – condamné par les tribunaux pour avoir produit des milliers de réclamations erronées. Dans les deux cas, la technologie n’était pas le problème. Le problème était le cadre administratif défaillant dans lequel elle avait été déployée.

La Tunisie n’est pas à l’abri de ce scénario. Ses 18 projets d’IA publique programmés pour 2025-2026 seront déployés dans des administrations qui n’ont pas encore digitalisé leurs processus de base, qui fonctionnent encore largement sur des flux papier et dont les données (quand elles existent) sont hétérogènes, incomplètes et non interopérables. Demander à l’IA de performer dans cet environnement, c’est demander à un moteur de Formule 1 de rouler sur une piste non goudronnée. La puissance est là. La route, non.

Trois réformes qui changent tout et ce que l’IA peut y apporter

Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, ce n’est pas un rapport supplémentaire, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de créer les conditions dans lesquelles l’IA publique peut produire des résultats réels plutôt que des annonces.

Première réforme – La digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF et appellent cela la modernisation. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers en temps réel et une obligation de réponse opposable. C’est précisément sur cette infrastructure digitalisée que l’IA peut ensuite déployer sa valeur réelle : analyse prédictive des dossiers, détection des anomalies, optimisation des délais de traitement. Sans cette base, l’IA n’a rien sur quoi s’appuyer.

Deuxième réforme – Un guichet unique opérationnel, avec une autorité réelle. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive. L’IA peut ici jouer un rôle décisif : cartographier les goulots d’étranglement en temps réel, identifier les administrations systématiquement défaillantes et produire des tableaux de bord de performance rendus publics. Mais encore faut-il que le guichet ait l’autorité d’agir sur la base de ces données.

Troisième réforme – Des délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. L’IA peut en être le garant institutionnel : suivi automatisé des échéances, alertes en cas de dépassement, traçabilité complète des circuits de décision. Ce qui aujourd’hui relève du bon vouloir administratif devient une obligation mesurable, auditable et opposable.

Ces trois réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées. La vraie question n’est donc pas « que faut-il faire ? ». Elle est : « Qui a intérêt à ce que rien ne change ? ». La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.

 

[ INFOGRAPHIE ]
Réforme administrative & IA : deux chantiers indissociables

 

L’Économiste Maghrébin
TRIBUNE · ANALYSE
Mars 2026

Gouvernance · IA · Réforme
RÉFORME ADMINISTRATIVE & IA :
DEUX CHANTIERS INDISSOCIABLES
Cliquez sur chaque bloc pour approfondir · Tribune d’Abdelwaheb Ben Moussa

1
Digitalisation réelle
des services publics
9 procédures → créer une entreprise
50 h de formalités à l’export
Portails PDF sans délais légaux
↗ Cliquez pour approfondir
IA
Analyse prédictive
Détection d’anomalies
Optimisation des ressources
↗ Ce que l’IA peut y apporter

2
Guichet unique
à autorité réelle
18 démarches pour un permis
Systèmes non interopérables
Délais sans contrainte légale
↗ Cliquez pour approfondir
IA
Cartographie des blocages
Tableau de bord ministères
Performance en temps réel
↗ Ce que l’IA peut y apporter

3
Délais opposables
30 jours maximum
Silence administratif = vide juridique
Aucune contrainte temporelle
Opacité protégée par l’inaction
↗ Cliquez pour approfondir
IA
Garant institutionnel
Horloge automatisée J+15/25/29
Journal d’audit inaltérable
↗ Ce que l’IA peut y apporter


Le blocage administratif en chiffres
Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business. L’économie informelle représente 40 à 60 % de l’activité totale — mesure exacte de l’échec du cadre formel. Créer une entreprise en Tunisie nécessite 9 procédures, contre moins de 5 dans la plupart des pays développés. Exporter un produit coûte 50 heures de formalités, contre 13 heures dans les économies avancées. Ces données proviennent de la Banque mondiale, confirmées par la BAD et le FMI.

Ce que l’IA peut apporter à des services réellement digitalisés
Une fois les services vraiment digitalisés — avec des données structurées, des délais légaux et une traçabilité complète — l’IA peut déployer sa valeur réelle : analyse prédictive des dossiers pour anticiper les délais, détection des anomalies dans les flux de traitement, optimisation des ressources humaines par pic de demande. Sans cette base numérique réelle, l’IA n’a rien sur quoi s’appuyer.

Pourquoi les guichets uniques tunisiens échouent
Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou n’est pas réactive. C’est précisément ce pouvoir de coordination qui leur fait défaut — transformant ces guichets en façades administratives plutôt qu’en accélérateurs d’investissement. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et 9 en France.

L’IA comme révélateur des blocages du guichet unique
Avec un guichet unique doté d’une autorité réelle et de données interopérables, l’IA peut cartographier en temps réel les goulots d’étranglement, identifier les administrations systématiquement défaillantes, et produire des tableaux de bord de performance rendus publics. L’IA ne remplace pas l’autorité — elle la rend visible et opposable. Rwanda, Kenya et Estonie ont franchi ce pas et mesurent des gains concrets.

Le vide juridique du silence administratif
En Tunisie, l’absence de délais légaux opposables crée un vide juridique qui protège l’inaction. Aucune contrainte temporelle ne s’impose aux administrations. Cette opacité organisée décourage l’investissement et alimente l’économie informelle. En l’absence de délais contraignants, l’IA n’a aucun référentiel pour mesurer ni sanctionner le retard — elle ne peut être garant que si la règle existe.

L’IA comme horloge et témoin institutionnel
Avec des délais légaux de 30 jours (silence = accord tacite), l’IA devient : (1) horloge institutionnelle — alertes automatiques à J+15, J+25, J+29 avant expiration ; (2) témoin irréfutable — journal d’audit horodaté inaltérable de chaque décision ; (3) révélateur systémique — identification des administrations chroniquement défaillantes. Ce mécanisme a réduit les délais de 60 à 80 % en Espagne, Portugal et Italie en moins de trois ans.

TRANSFORMATION DIGITALE RÉUSSIE — PLAN 2026–2030 ↗
Numériser le blocage n’est pas moderniser — réformer et innover sont un seul et même combat · Cliquez pour les trois engagements

Les trois engagements pour le Plan 2026-2030① Réforme préalable à tout déploiement IA. Aucun projet d’IA publique sans audit préalable des processus administratifs. Numériser un processus défaillant, c’est graver le dysfonctionnement dans le marbre numérique.② Indicateurs de résultat communs aux deux chantiers. Réduire de moitié les procédures de création d’entreprise d’ici 2027. Moins de 20 heures d’export d’ici 2028. 80 % de digitalisation réelle des services d’ici 2030.

③ Tableau de bord public annuel par ministère. Un instrument de redevabilité réelle, audité par des organes indépendants — pas un rapport gouvernemental de plus.

Abdelwaheb Ben Moussa · Les analyses n’engagent aucune institution.

leconomistemaghrebin.com

 

 

 

Le Plan 2026-2030 : l’occasion de traiter les deux chantiers ensemble

La Tunisie a aujourd’hui une fenêtre d’opportunité rare. Le projet de Plan de développement 2026-2030, examiné en Conseil ministériel le 2 décembre 2025 et en attente de transmission au Parlement, place simultanément la réforme administrative et la transformation digitale parmi ses axes structurants. C’est la première fois dans l’histoire de la planification tunisienne que les deux chantiers apparaissent dans le même document stratégique. Mais les inscrire dans le même document ne suffit pas, il faut les articuler dans le même calendrier, avec les mêmes responsables et les mêmes indicateurs de résultat.

Car le risque est connu et documenté : traiter la réforme administrative comme un chantier de long terme pendant qu’on accélère la transformation digitale à court terme. C’est exactement le scénario qui a échoué dans plusieurs pays de la région, et c’est précisément le déséquilibre que révèlent les 138 projets programmés pour 2025-2026 : 99 projets de modernisation des services, 18 projets d’IA, et seulement 12 projets de cybersécurité et de confiance numérique. La réforme administrative, elle, n’apparaît dans aucune colonne.

D’autres pays ont démontré qu’il est possible de mener les deux chantiers simultanément avec des résultats mesurables. Le Rwanda a réformé son environnement des affaires et déployé ses outils numériques publics en moins de cinq ans, passant de l’un des environnements les plus contraignants d’Afrique à l’un des plus compétitifs. La Géorgie a réduit de 90 % ses délais administratifs en combinant simplification réglementaire et digitalisation des services. Et ce, sans attendre que l’un soit parfait pour lancer l’autre. Ce n’est pas de la magie institutionnelle. C’est de la volonté politique traduite en calendrier précis et en obligations de résultat opposables.

Pour que le Plan 2026-2030 ne soit pas un plan de plus, trois engagements s’imposent.

Premier engagement : inscrire la réforme administrative comme condition préalable explicite de tout déploiement IA. Aucun projet d’IA publique ne devrait être lancé sans audit préalable des processus administratifs qu’il est censé améliorer. Numériser un processus défaillant sans le réformer, c’est graver le dysfonctionnement dans le marbre numérique.

Deuxième engagement : fixer des indicateurs de résultat communs aux deux chantiers. Réduire de moitié le nombre de procédures pour créer une entreprise d’ici 2027. Ramener à moins de 20 heures les formalités d’exportation d’ici 2028. Atteindre un taux de digitalisation réelle des services administratifs de 80 % d’ici 2030. Ces objectifs ne sont pas utopiques, ils sont atteignables, mesurables et comparables à ce que d’autres pays ont réalisé dans des délais similaires.

Troisième engagement : rendre publics les résultats, annuellement et par ministère. Un tableau de bord national de la réforme administrative et de la transformation digitale, publié chaque année, consultable par tout citoyen et tout investisseur. Pas un rapport gouvernemental de plus, un instrument de redevabilité réelle, audité par des organes indépendants.

Dans ma tribune du 12 mars 2026, je montrais que la Tunisie devait devenir un hub numérique régional. Dans celle du 13 mars, j’alertais sur l’urgence de gouverner l’IA avant de la déployer. Aujourd’hui, je pose la condition la plus fondamentale : il n’y a pas de transformation digitale réussie sans réforme administrative sérieuse. L’IA n’est pas le remède à une administration dysfonctionnelle, elle en est le révélateur. Et si la Tunisie a le courage de traiter les deux chantiers ensemble, elle peut transformer ce double défi en double avantage compétitif. L’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel. Elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir, au bon moment.

 

————————

 

* Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique ni institution. Elles reflètent la seule appréciation personnelle de l’auteur.

L’article Administration et IA en Tunisie – Réformer et innover, un seul et même combat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Volte-face et aveu d’échec

17. März 2026 um 11:38

Donald Trump fait pression sur ses alliés pour qu’ils aident à débloquer le détroit d’Ormuz. Pour l’heure, la réponse est plutôt tiède.

Qui l’eût cru ? Le président américain qui se targuait d’avoir « décapité » le régime des mollahs, répétant à l’envie que les États-Unis « ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique », lui qui était naïvement persuadé que l’organisation du pouvoir en Iran était strictement pyramidale et qu’en coupant sa tête après avoir éliminé le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, il entraînerait de manière automatique la chute du régime; s’est au final résolu, le cœur gros, à appeler à une aide internationale pour débloquer le détroit d’Ormuz.

Autrement dit, si la menace iranienne était réellement neutralisée comme il le prétendait, pourquoi alors solliciter l’aide du reste du monde, y compris la Chine, pour sécuriser l’une des artères maritimes les plus stratégiques de la planète ?

Explication avancée par le politologue américain Ian Bremmer : Donald Trump lance appel à l’aide internationale car « il ne sait pas encore comment rouvrir le détroit ».

« À l’heure actuelle, presque tous les navires de guerre que les États-Unis possèdent dans le Golfe persique sont utilisés pour défendre les infrastructures énergétiques et les bases militaires. Ils ne sont donc pas disponibles pour défendre les bateaux qui passent par le détroit ou qui se trouvent là-bas », a-t-il argué.

Résilience

La vérité c’est que le triomphalisme affiché du président américain cache un retentissant aveu d’échec. En effet, depuis le 28 février, date de l’agression israélo-américaine sur la République islamique d’Iran, il a été démontré que  lui et ses conseillers ont sous-estimé l’ampleur de la résilience iranienne. En effet, face à un pays qui ne plie pas devant l’écrasante supériorité technologique de l’armée  la plus puissante du monde et qui la nargue de surcroit en fermant de facto le détroit d’Ormuz, Washington semble reconnaître implicitement que la sécurisation du détroit dépasse désormais ses seules capacités d’action.

De même, alors que les agresseurs de l’Iran tablaient sur la vacuité du pouvoir après l’assassinat du Guide suprême Ali Khaminei, l’un de ses fils, Motjaba a été nommé pour lui succéder. Or le choix d’une des personnalités religieuses les plus radicales et les plus déterminées  à poursuivre le combat contre le Grand Satan apparaît aussi comme un pied de nez à Donald Trump. Lui, qui estime dans son délire mégalomane avoir le « droit » d’être associé au choix du prochain dirigeant iranien !

Un pathétique appel au secours

« Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité ». C’est ce qu’a lancé le milliardaire républicain après avoir critiqué la semaine dernière le Royaume-Uni pour sa réticence initiale à envoyer des navires au Moyen-Orient. « Nous n’avons pas besoin de gens qui se joignent à des guerres une fois que nous avons déjà gagné ! », avait-il ironisé. Alors quid de ce volte-face ?

D’autre part, maniant comme à l’accoutumée le langage de la menace, un registre où il excelle, Donald Trump  a prévenu dans une interview au Financial Times, que l’avenir de l’OTAN sera « très mauvais » si les alliés de Washington ne viennent pas en aide aux États-Unis pour permettre de rouvrir le détroit d’Ormuz.

Réticence

Mais c’était sans compter sur la réticence manifeste de ces pays, une prudence qui traduit la crainte largement partagée d’un embrasement régional aux conséquences imprévisibles.

Ainsi, le président Emmanuel Macron privilégie une approche strictement « défensive ». La France se dit prête à contribuer à la protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial. Mais elle refuse pour l’heure de s’inscrire dans une coalition militaire dirigée par Washington. En d’autres termes, oui à la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, non à l’implication directe dans le conflit.

Prudence à Londres. Le gouvernement britannique pour sa part indique examiner la demande américaine. Tout en soulignant la nécessité d’une coordination étroite avec ses partenaires internationaux. Aucune décision d’engagement militaire n’a, à ce stade, été annoncée.

Posture attentiste à Séoul. Alliée stratégique des États-Unis, la Corée du Sud, affirme quant à elle « étudier la requête de Washington ». Cependant, elle rappelle que toute participation à une mission militaire à l’étranger suppose « un examen juridique et politique approfondi », ainsi qu’une consultation du Parlement.

De son côté, le géant chinois s’est clairement démarqué. Pékin appelle à la désescalade et plaide pour une solution diplomatique afin de préserver la stabilité de la région et la sécurité des routes maritimes.

Mais c’est curieusement l’Allemagne, pourtant l’un des alliés les plus fidèles des États-Unis, qui a opposé un niet catégorique à l’appel de Donald Trump. Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense, a publiquement mis en doute la pertinence d’un engagement européen. Il déclare : « Que pourraient réellement changer une poignée de frégates européennes dans le détroit d’Ormuz que la puissante marine américaine sur place ne peut accomplir seule ?» s’est-il interrogé, non sans ironie.

« Ce n’est pas notre guerre. Nous ne l’avons pas commencée »  a-t-il tranché. Résumant ainsi le malaise, voire le rejet qu’inspire la guerre de Trump aux alliés des Etats-Unis.

L’article Volte-face et aveu d’échec est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Frappe sur Téhéran : le chef de la Sécurité iranienne dans le flou, Israël revendique

17. März 2026 um 11:38

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé ce mardi 17 mars 2026 l’assassinat du secrétaire général du Conseil de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. Et ce, lors d’une frappe sur Téhéran survenue dans la soirée de lundi. Nous ne disposons d’aucune confirmation de l’Iran à ce stade.

Plus tôt, l’armée israélienne avait indiqué avoir pris pour cible Ali Larijani dans le cadre de cette même frappe sur Téhéran. Tout en précisant que son sort demeurait inconnu. Elle avait par ailleurs annoncé l’élimination du commandant des forces Basij iraniennes, Gholam Reza Soleimani, ainsi que de son adjoint, au cours d’une frappe conduite dans la soirée de lundi. De son côté, l’Iran n’a délivré aucune confirmation concernant le commandant des Basij. Des médias officiels iraniens ont toutefois indiqué qu’Ali Larijani s’apprêtait à prononcer une allocution « prochainement ».

L’armée israélienne a confirmé avoir visé Ali Larijani à Téhéran la veille. Tout en précisant qu’elle procédait toujours à l’évaluation des résultats de la frappe et que son sort restait indéterminé.

Si la confirmation de son décès advenait, Ali Larijani serait le plus haut responsable iranien tué depuis l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, le premier jour de la guerre.

Ancien négociateur nucléaire et proche allié d’Ali Khamenei, Larijani avait été aperçu à Téhéran vendredi, participant aux marches de la Journée de Jérusalem.

L’article Frappe sur Téhéran : le chef de la Sécurité iranienne dans le flou, Israël revendique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Marokko – Neue Meta-App soll Hunderte Verwaltungsverfahren zentral bündeln

Von: maghreb
17. März 2026 um 12:58

SmartphoneMit „Idarati X.0“ treibt das Königreich die digitale Transformation voran und will den Zugang zu staatlichen Dienstleistungen deutlich vereinfachen Rabat – Die marokkanische Regierung hat mit der Einführung der Plattform „Idarati X.0“ einen weiteren Schritt zur Modernisierung ihrer Verwaltung unternommen. Die im Februar 2026 gestartete Meta-Anwendung zielt darauf ab, den Zugang zu öffentlichen Dienstleistungen zu […]

Der Beitrag Marokko – Neue Meta-App soll Hunderte Verwaltungsverfahren zentral bündeln erschien zuerst auf Maghreb-Post.

❌
❌