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Météo : pluies orageuses au nord et vents forts sur plusieurs régions

09. Februar 2026 um 08:37

Un temps parfois très nuageux est prévu sur les régions nord du pays, avec des pluies éparses qui pourront être temporairement orageuses. Ces précipitations seront localement abondantes sur l’extrême nord-ouest, selon les prévisions météorologiques. Ailleurs, le ciel sera marqué par des passages nuageux. Les vents souffleront du secteur ouest et seront relativement forts à forts […]

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Proposition de loi : l’anglais comme langue fondamentale dès la deuxième année

09. Februar 2026 um 08:33

L’anglais pourrait devenir une langue fondamentale dès la deuxième année de l’enseignement de base en Tunisie. La Commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports à l’Assemblée des représentants du peuple a annoncé l’examen d’une proposition de loi organique visant à renforcer l’usage de la langue […]

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Saisie et destruction de denrées alimentaires dangereuses dans plusieurs gouvernorats

09. Februar 2026 um 08:27

Les équipes régionales et centrales de l’Instance nationale pour la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA), en coordination avec les services de sécurité et judiciaires, ont mené des interventions simultanées sur le terrain dans plusieurs gouvernorats, qui ont abouti à la saisie et à la destruction d’importantes quantités de denrées alimentaires non conformes à la […]

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L’OMMP réceptionne un cinquième remorqueur maritime au port de Bizerte–Menzel Bourguiba

09. Februar 2026 um 08:21

L’Office de la Marine Marchande et des Ports (OMMP) a réceptionné, dimanche, au port de Bizerte- Menzel Bourguiba, un cinquième remorqueur maritime, baptisé « Maktaris », lequel se veut « un atout majeur pour le port, permettant d’améliorer ses performances et de garantir la sûreté et la sécurité des navires et de leurs cargaisons », […]

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Victoire écrasante de Takaichi au Japon

09. Februar 2026 um 09:12

Après une victoire massive aux élections législatives japonaises, la Première ministre Sanae Takaichi est bien placée pour mettre en œuvre sa promesse principale : suspendre la taxe de vente de 8 % sur les produits alimentaires pendant deux ans afin d’alléger le coût de la vie pour les ménages.

La coalition dirigée par son Parti libéral-démocrate (PLD) a remporté dimanche 8 février une super majorité dans la Chambre basse, renforçant son pouvoir législatif et réduisant l’influence des opposants au sein même de son propre parti.

Malgré ce soutien populaire, des questions subsistent sur le financement de cette mesure dans un pays qui détient la dette publique la plus élevée parmi les nations développées. Takaichi a exclu de financer cette suspension de taxe par de nouvelles émissions de dette et n’a pas encore clarifié ses sources de revenus alternatives.

Sur les marchés financiers, la réaction a été mitigée : les obligations ont chuté et le yen est resté fragile face aux monnaies étrangères, reflétant l’inquiétude des investisseurs sur la durabilité budgétaire de ces plans.

Takaichi devrait tenir une conférence de presse importante pour détailler ses prochaines actions, alors que le pays et les marchés scrutent la façon dont elle compte concilier ses promesses électorales et la gestion des finances publiques.

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Une découverte d’uranium qui pourrait changer l’équilibre énergétique. Détails

09. Februar 2026 um 08:40

La Chine accélère sa sécurisation énergétique grâce à de nouvelles découvertes d’uranium dans ses régions désertiques. La Mongolie intérieure est au cœur de cette avancée majeure.

Pékin veut réduire ses importations de manière drastique. Ces ressources soutiendront l’expansion massive de ses centrales nucléaires. La China Atomic Energy Authority a confirmé la présence de minerais en grande profondeur. Cette étape prouve les progrès technologiques du pays en exploration minière.

La région d’Ordos devient un pôle stratégique incontournable. Elle était déjà célèbre pour son charbon et son gaz. En 2025, le premier baril d’uranium y a été produit. Cela confirme le potentiel industriel immense de cette zone désertique.

Le nucléaire est un pilier de la transition écologique chinoise. Il permet de répondre à la demande tout en limitant le carbone. Le pays cherche un système stable et autonome. Les énergies renouvelables complètent cette stratégie nationale globale.

Le volume exact des réserves reste encore secret. Pourtant, selon plusieurs sources, les experts s’attendent à des chiffres records dans le nord. Ces découvertes pourraient bouleverser le marché mondial de l’uranium. Actuellement, le Kazakhstan et le Canada dominent encore les échanges.

La Chine renforce ainsi sa position sur la scène géopolitique. Elle sécurise son avenir industriel pour les prochaines décennies. Les déserts ne sont plus des zones marginales. Ils deviennent le nouveau moteur de la puissance énergétique chinoise.

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L’Université de Carthage reconnue comme université entrepreneuriale par le NCEE

09. Februar 2026 um 08:13

L’Université de Carthage a obtenu l’accréditation internationale “Entrepreneurial University Award“, délivrée par le National Centre for Entrepreneurship in Education (NCEE), pour une durée de 3 ans. Selon l’UCAR, cette reconnaissance est l’aboutissement d’un effort collectif mobilisant les responsables académiques et administratifs, dont la coordination et le suivi ont été déterminants dans la réussite du processus.

Cette distinction atteste de la capacité de l’université à intégrer l’entrepreneuriat au cœur de ses missions académiques, pédagogiques et institutionnelles.

Au centre de cette dynamique figure le Pôle Étudiant Entrepreneur de l’Université de Carthage (PEEC), qui a développé un écosystème d’accompagnement couvrant l’ensemble du parcours entrepreneurial: sensibilisation, formation, mentorat, mise en réseau avec les acteurs économiques, ainsi que suivi et évaluation de l’impact des projets. Cette approche permet aux étudiants de transformer leurs idées en initiatives concrètes, qu’il s’agisse de projets innovants ou de startups en phase d’incubation.

L’université indique que, pour les étudiants, cette accréditation offre un meilleur accompagnement et des parcours plus proches des réalités du marché et de l’innovation. Pour les établissements universitaires, elle encourage le partage des bonnes pratiques et l’amélioration continue. Pour les partenaires, elle renforce la crédibilité et le cadre de coopération.

Le label du NCEE repose sur une évaluation externe indépendante. Il renforce la visibilité et l’attractivité de l’Université de Carthage aux niveaux national et international.

Selon un communiqué de l’université, l’annonce officielle de cette accréditation sera coordonnée par le NCEE, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le British Council. Dans un communiqué, l’Université de Carthage a salué leur soutien tout au long du processus.

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Un boycott silencieux des Etats-Unis est-il en train de s’installer ?

09. Februar 2026 um 08:34

Des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires. Additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.

Yahya Ould Amar *

Au sommet de l’exécutif américain s’est installée une imprévisibilité devenue permanente. Une parole publique dissonante, souvent menaçante et franchissant régulièrement les lignes de retenue diplomatique, a progressivement effacé la frontière entre décision d’État et réaction circonstancielle.

Mais l’enjeu dépasse la seule instabilité verbale. Des revendications territoriales adressées à des alliés historiques, la remise en question implicite de garanties de sécurité considérées comme acquises depuis 1945, l’abandon perçu de partenaires européens engagés dans un conflit majeur, ainsi que l’incertitude introduite chez des alliés du Golfe – après l’attaque israélienne sur le Qatar – malgré la présence militaire américaine ont diffusé l’idée que les engagements pouvaient devenir contingents.

Les tarifs douaniers employés comme instruments de pression contre des partenaires économiques proches ou alliés historiques, la confrontation interne aux Etats-Unis avec juges, universités, médias et communautés scientifiques, puis les mesures de rétorsion prises contre des magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI) après l’émission de mandats d’arrêt liés aux accusations de génocide dans la guerre de Gaza ont achevé de déplacer la perception positive que le monde avait des Etats-Unis. Le pays longtemps identifié à la défense d’un ordre fondé sur le droit apparaissait prêt à contester publiquement l’existence d’un espace judiciaire universel lorsque celui-ci contrariait ses intérêts. Aux yeux du reste du monde, la puissance américaine ne garantissait plus les règles ; elle devenait susceptible d’en ajuster la portée en sa faveur.

Pour les partenaires, la relation avec les États-Unis devient alors une variable incertaine. Là où dominait la confiance anticipée s’installe désormais un calcul préalable. Or la centralité financière n’est que la traduction monétaire d’une crédibilité politique. Une monnaie de réserve internationale est l’actif dont l’émetteur promet implicitement de ne pas surprendre le reste du monde. Lorsque la continuité institutionnelle devient incertaine, le risque est l’anticipation de la rupture. Les partenaires n’abandonnent pas la monnaie dominante, ils organisent la possibilité de vivre sans dépendance.

Aucun mot d’ordre, aucune coalition, aucun affrontement, des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires.

Pourtant, additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.

Le basculement sans rupture

C’est cette dynamique d’un boycott silencieux qu’il faut comprendre aujourd’hui. Un boycott est généralement bruyant, revendiqué, politique. Celui qui se met en place est l’inverse. Il naît du calcul, non de la colère. Il n’exprime pas un rejet mais une précaution. Partenaires, investisseurs et institutions ne rompent pas leurs relations avec les États-Unis ; ils réduisent leur exposition, déplacent leurs anticipations et ajustent leurs horizons d’investissement. À mesure que ces choix individuels convergent, ils produisent un phénomène collectif d’une portée considérable. Le boycott silencieux n’est pas une sanction, c’est une recomposition du système international — lente, rationnelle et, pour cette raison même, profondément irréversible.

Aucune session extraordinaire du G20 n’y est consacrée, aucune résolution de l’Onu n’en porte la trace. Pourtant, partout, quelque chose se déplace. Rien qui ressemble à un affrontement, rien qui ressemble à une rupture, plutôt une translation lente, presque imperceptible. Les grandes recompositions géopolitiques naissent rarement dans le fracas ; elles prennent forme lorsque les routines changent. Un contrat se conclut ailleurs, une devise autre que le dollar est retenue, une dépendance se desserre, étape par étape.

Ce qui s’observe aujourd’hui vis-à-vis des États-Unis relève de cette mécanique silencieuse, ni campagne organisée, ni mot d’ordre, ni manifestation — seulement une multitude de décisions individuelles, froides et rationnelles, qui finissent par former un boycott sans déclarations.

La puissance comme assurance mondiale

Depuis Bretton Woods, la puissance américaine n’a jamais reposé uniquement sur sa force militaire ni sur l’ampleur de son économie, mais sur une architecture plus subtile faite de sécurité, d’ouverture et surtout de prévisibilité. Le pilier décisif était la crédibilité. Le monde acceptait l’asymétrie américaine parce qu’elle garantissait un ordre stable, lisible, presque assurantiel ; le dollar n’était pas seulement une monnaie d’échange mais une police d’assurance contre l’incertitude.

En 2025, il demeure présent dans plus de 88 % des transactions de change mondiales, pourtant le signal important est ailleurs, sa part dans les réserves des banques centrales est passée d’environ 72 % au début des années 2000 à près de 56 % aujourd’hui. Rien d’un effondrement, tout d’une mutation profonde. Les banques centrales organisent simplement la possibilité de vivre sans dépendance du dollar.

Toutes les grandes monnaies internationales suivent la même trajectoire. Elles s’imposent d’abord par la puissance économique de leur pays, se maintiennent ensuite grâce à la profondeur de leurs marchés financiers, puis perdurent par simple habitude. C’est dans cette dernière phase que le système commence à changer — sans déclin manifeste de la monnaie dominante, mais parce que dépendre d’elle devient progressivement plus coûteux que de s’en affranchir. L’histoire du florin, de la livre sterling puis du dollar montre ainsi qu’une hégémonie monétaire ne s’achève pas par une crise, mais par une diversification rationnelle.

Réduire la dépendance sans rompre l’alliance

La question pour les investisseurs est comment signer des contrats à long terme avec un pays comme les Etats-Unis où les accords d’aujourd’hui risquent d’être déchirés demain ?

Les accords contractuels commerciaux changent toujours avant les discours. Dans les salles de marché, les déterminants des décisions des investisseurs et les conseils d’administration, on s’adapte d’abord, on explique ensuite. Il faut trouver des mots pour qualifier ce qui est en train de se jouer, on peut l’appeler couverture généralisée contre le risque, ou confiance désormais répartie entre plusieurs pôles, ou émergence d’un système monétaire sans centre unique. Autrement dit, le monde ne rompt pas avec les Etats-Unis ; il apprend simplement à ne plus dépendre d’un seul pays.

L’érosion symbolique du centre

Les faits suivent les concepts, une part croissante du commerce chinois est libellée en yuan, l’Inde paie une grande partie de ses importations énergétiques hors dollar, l’Amérique latine commence des compensations bilatérales, les exportateurs du Golfe acceptent des règlements multidevises. Aucun de ces acteurs ne cherche à quitter l’ordre américain, tous cherchent à réduire le risque qu’il constitue.

Les indices de puissance se lisent d’abord dans l’image avant de se lire dans les chiffres. Selon le Global Soft Power Index 2026 de Brand Finance, les États-Unis enregistrent la plus forte dégradation parmi 193 pays, leur score passant de 79,5 à 74,9 sur 100. La réputation recule, la perception de générosité s’effondre, la facilité de faire des affaires se détériore. Plus révélateur encore, le Carnegie Endowment observe qu’une majorité d’Américains eux-mêmes (54%) perçoit un déclin de leur pays face à la Chine. Brookings y voit la conséquence directe des turbulences intérieures telles que la polarisation politique et les crises institutionnelles.

Les grandes démocraties imposent à leurs dirigeants une règle tacite mais fondamentale que la dignité de l’État, l’honneur national et la confiance qui sont la base de la crédibilité à long terme, n’appartiennent jamais à celui qui incarne l’exécutif. Cette exigence prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit d’un pilier de l’ordre international, comme les États-Unis, dont chaque parole publique du Président est interprétée comme un signal adressé au monde. Lorsque l’expression politique se confond avec l’impulsion ou la mise en scène, c’est la lisibilité de l’action qui devient impossible. Or la puissance américaine s’est toujours fondée sur la confiance dans la continuité, la retenue et la prévisibilité de ses institutions. À mesure que cet ordre symbolique implicite se délite, l’Amérique cesse d’occuper spontanément le centre.

Les sondages dans de nombreux pays confirment la chute de la confiance dans le leadership américain.

La dispersion de la crédibilité

L’ordre international passe d’un centre unique vers un réseau de garanties multiples.

La prochaine étape ne prendra pas la forme d’une nouvelle monnaie dominante mais d’infrastructures concurrentes, systèmes de paiement parallèles, chambres de compensation régionales, contrats énergétiques indexés sur des paniers de devises et dette souveraine émise directement en monnaies autre que le dollar. Le changement décisif ne sera pas visible dans les réserves des banques centrales mais dans les contrats commerciaux.

Le monde réduit son coût de dépendance à l’Amérique, il apprend à fonctionner sans garantie permanente — et lorsque cette adaptation est achevée, la puissance demeure mais cesse d’organiser le système lui-même, car la confiance, ressource première de toute hégémonie, s’est simplement dispersée.

Enfin, l’histoire des puissances n’est pas écrite par leurs adversaires mais par leurs partenaires. Une hégémonie ne s’achève pas lorsqu’elle devient contestée, elle s’achève lorsqu’elle cesse d’être nécessaire. C’est précisément le seuil vers lequel le système international semble se diriger. Le monde ne cherche ni à remplacer les États-Unis ni à s’en détacher frontalement ; il construit patiemment la possibilité de fonctionner sans devoir s’y référer en permanence. La différence est décisive. La contestation produit des blocs, l’autonomie produit des réseaux.

Dans cet ordre émergent, la centralité ne disparaît pas, elle se dilue. Les flux financiers se répartissent, les garanties sécuritaires se mutualisent, les monnaies coexistent, les alliances deviennent modulaires. La puissance américaine restera importante par sa technologie, son marché et sa capacité d’innovation, mais elle cessera progressivement d’organiser seule la prévisibilité mondiale. Elle deviendra une puissance majeure parmi d’autres, non plus l’axe autour duquel s’alignent spontanément les anticipations collectives.

La véritable conséquence du boycott silencieux est philosophique. Pendant près d’un siècle, la stabilité internationale reposait sur une délégation implicite de confiance à un centre unique, les Etats-Unis. L’époque qui s’ouvre repose sur une responsabilité distribuée. Dans un tel système, aucune nation ne peut plus produire seule la certitude globale ; la stabilité devient un bien coopératif plutôt qu’un service fourni par une puissance dominante.

Dans un système sans centre unique, la discipline économique change de nature. Les États ne peuvent plus importer la stabilité monétaire d’une puissance dominante ; ils doivent produire leur propre crédibilité. La politique budgétaire, la solidité institutionnelle et la cohérence stratégique redeviennent des variables domestiques plutôt que des garanties externes. La multipolarité financière est d’abord une responsabilisation nationale.

L’Amérique passe d’architecte de l’ordre international à participant, de garant de la sécurité collective à partenaire. Et c’est peut-être là le changement le plus profond de ce siècle. Les grandes transformations historiques sont celles qui rendent possible de vivre sans ordre international.

* Economiste, banquier et financier.

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Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ?

09. Februar 2026 um 08:14

On se demande pourquoi des États en conflit ou simplement embrouillés avec les États-Unis, ainsi que de nombreuses personnalités politiques ou hommes d’affaires, continuent de déposer leur argent dans les banques américaines en acceptant de courir le risque qu’incarne aujourd’hui la gouvernance imprévisible et parfois brutale du président Donald Trump. Le système financier des États-Unis est-il à ce point incontournable ?

Lotfi Sahli

À première vue, la situation paraît paradoxale. Comment expliquer que des pays qui dénoncent l’hégémonie américaine, voire s’y opposent ouvertement sur le plan diplomatique ou militaire, continuent d’utiliser les banques américaines et le dollar pour stocker leurs réserves ou sécuriser leurs fortunes privées ? Derrière ce paradoxe se cache une réalité plus profonde : le pouvoir américain s’exerce moins par la force que par l’architecture financière mondiale.

Le dollar, colonne vertébrale de l’économie mondiale

Le premier élément de réponse tient en un mot : le dollar. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la monnaie américaine s’est imposée comme la référence du commerce international. Le pétrole, le gaz, les matières premières stratégiques et une grande partie des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Pour commercer avec le reste du monde, un État — ami ou ennemi des États-Unis — a donc besoin de cette monnaie.

Cette domination confère aux États-Unis un avantage structurel : détenir des dollars ou des actifs libellés en dollars n’est pas un choix idéologique, mais une nécessité pratique. Renoncer au dollar reviendrait, pour beaucoup de pays, à s’isoler économiquement ou à accepter des coûts bien plus élevés.

Les banques américaines, refuge paradoxal

Au-delà de la monnaie, les banques américaines attirent par leur stabilité. Malgré les critiques politiques, les États-Unis restent perçus comme un État de droit solide, doté d’institutions financières robustes, de règles claires et de tribunaux capables de faire respecter les contrats.

Pour des dirigeants ou des hommes d’affaires issus de pays instables, placer leur argent à New York ou à Miami peut être vu comme une assurance contre les crises politiques, les nationalisations arbitraires ou les changements de régime.

Ainsi, même ceux qui contestent l’influence de Washington peuvent faire confiance à son système juridique et bancaire. Ils rejettent parfois la politique américaine, mais reconnaissent l’efficacité de ses institutions.

Wall Street, cœur battant de la finance mondiale

Les marchés financiers américains jouent également un rôle central. Wall Street offre une profondeur et une liquidité sans équivalent : les États-Unis peuvent absorber des flux financiers colossaux sans déséquilibrer leur économie. Les bons du Trésor américain, par exemple, sont considérés comme l’un des placements les plus sûrs au monde.

Pour les banques centrales comme pour les investisseurs privés, il n’existe aujourd’hui aucun marché capable d’offrir à la fois cette sécurité, cette taille et cette flexibilité. Là encore, le choix est moins politique qu’économique.

Un système mondial façonné par Washington

Le pouvoir financier des États-Unis ne repose pas uniquement sur leurs banques. Il s’étend à l’ensemble de l’infrastructure financière mondiale. Les systèmes de paiement internationaux, comme Swift, ainsi que les grandes institutions financières internationales — Fonds monétaire international et Banque mondiale — ont été conçus dans un cadre largement influencé par l’Occident et, en particulier, par Washington.

C’est cette architecture qui rend les sanctions américaines si efficaces. En coupant l’accès au dollar ou aux circuits financiers internationaux, les États-Unis peuvent exercer une pression considérable, même sans recourir à la force militaire.

On pourrait penser que les États en conflit avec les États-Unis chercheraient à retirer massivement leurs fonds du système américain. Mais une telle décision serait risquée. Un retrait brutal ferait chuter la valeur de leurs propres actifs, perturberait leurs échanges commerciaux et enverrait un signal de panique aux marchés. En pratique, beaucoup de pays se retrouvent dans une relation de dépendance mutuelle : ils critiquent le système, tout en continuant à l’utiliser.

Des alternatives encore incomplètes

Des tentatives de contournement existent. La Chine promeut le yuan, la Russie et l’Iran développent des systèmes de paiement alternatifs, et les pays des Brics évoquent régulièrement la création de nouvelles structures financières. Mais ces alternatives restent fragmentées, peu liquides ou trop contrôlées par les États pour inspirer une confiance mondiale. Quant aux cryptomonnaies, leur volatilité et leur traçabilité limitent leur usage à grande échelle.

Au final, le système financier américain n’est pas absolument incontournable en théorie. En pratique, s’en passer a un coût économique et stratégique considérable. C’est là toute l’ironie de la situation : les États-Unis peuvent exercer un pouvoir financier immense précisément parce que le reste du monde a, volontairement ou non, choisi d’adopter leur système.

Le véritable pouvoir de Washington ne réside donc pas seulement dans ses bases militaires ou ses alliances, mais dans une domination financière devenue, pour beaucoup, impossible à éviter.

(Avec le concours de Google, Gemini AI, Deepseek).

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Réformes fiscales : le Parlement examine les articles liés à la facturation électronique

09. Februar 2026 um 08:45

La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple tient, ce lundi 9 février 2026, une séance d’audition consacrée à un projet de loi visant à modifier certaines dispositions de la loi de finances pour l’année 2026. Une séance d’audition avec les initiateurs du texte La séance est dédiée à l’audition […]

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Tataouine : Report au mois de décembre du Festival international des Ksour sahariens

09. Februar 2026 um 08:40

Le gouvernorat de Tataouine a annoncé, sur sa page officielle, que l’organisation du Festival international des ksour sahariens a été reportée au mois de décembre prochain. Cette période sera désormais retenue comme date annuelle fixe pour la tenue de cet événement. Lors d’une séance de travail tenue le vendredi 06 février 2026 et consacrée à […]

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Tunisie – Huit gouvernorats placés en vigilance jaune : Cellules orageuses et pluies au Nord

09. Februar 2026 um 08:15

D’après la carte vigilance publiée par l’INM, huit gouvernorats à savoir le Grand-Tunis, Nabeul, Bizerte, Béja et Jendouba sont placés en vigilance jaune où le temps sera marqué ce lundi 9 février, par des cellules orageuses seront accompagnées de pluies isolées qui seront parfois intenses sur l’extrême Nord. Le vent souffle du secteur ouest, relativement […]

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Météo en Tunisie : pluies parfois orageuses au nord et vents forts près des côtes ce lundi

Von: balkis T
09. Februar 2026 um 08:01

La Tunisie connaît ce lundi une situation météorologique marquée par une instabilité relative, notamment sur les régions du nord du pays. Le temps sera parfois très nuageux au nord, avec des pluies éparses, qui pourront devenir temporairement orageuses. Ces précipitations s’annoncent localement intenses sur les zones côtières nord, appelant à la vigilance, notamment pour les […]

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