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Pour une ouverture inclusive de l’espace aérien tunisien

01. Januar 2026 um 12:25

Depuis plusieurs saisons, il est possible d’observer que la tarification aérienne sur les liaisons reliant la Tunisie à ses principaux marchés émetteurs, et en particulier la France — qui abrite près de 1,5 million de Tunisiens résidents à l’étranger et constitue également un important réservoir touristique — obéit à une logique de convergence tarifaire défavorable à la fois à la diaspora, au secteur du tourisme et à l’économie nationale dans son ensemble.

Hakim Tounsi *

Les compagnies aériennes opérant sur ces routes, qu’elles soient tunisiennes ou françaises, appliquent dès l’ouverture des ventes des niveaux de prix élevés et remarquablement homogènes sur des périodes pourtant parfaitement prévisibles de déplacement de la diaspora et des flux touristiques saisonniers, réduisant la concurrence à une réalité largement théorique.

Présentée comme une application du yield management, cette pratique repose en réalité sur l’anticipation d’une demande supposée captive, comme le démontrent les ajustements tarifaires tardifs observés fréquemment lorsque les volumes ne suivent pas les projections initiales. Ces corrections interviennent généralement trop tard pour rattraper des projets de voyage déjà abandonnés, installant durablement un effet dissuasif sur les déplacements.

Une demande supposée captive

Ce verrouillage du marché est renforcé par le cadre actuel des accords bilatéraux, qui limite de facto l’accès aux droits de trafic aux seuls pavillons tunisien et français. Cette configuration permet aux compagnies en place de conserver la maîtrise de la capacité et de restreindre l’accès des tour-opérateurs aux opérations charter, afin de préserver leur contrôle sur les flux et les niveaux de prix.

Les conséquences, aggravées par la fragilité structurelle d’une compagnie aérienne nationale en quête permanente de ses équilibres, sont directes et mesurables : une accessibilité aérienne réduite pour la diaspora, une contraction des flux touristiques sur des périodes clés et un impact négatif sur un secteur stratégique de l’économie nationale, fortement créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

Dans un pays où le tourisme constitue un pilier de la croissance, cette restriction de la mobilité affecte l’ensemble de la chaîne économique, de l’hôtellerie aux services locaux.

Introduire une pression concurrentielle

Dans un environnement libéral où l’État n’a ni vocation ni légitimité à intervenir sur les prix, il dispose néanmoins d’un levier efficace, réaliste et juridiquement maîtrisé pour réintroduire une concurrence effective. Celui-ci consiste à autoriser, dès le début de chaque saison, l’accès aux droits de trafic de troisième et quatrième liberté à des compagnies aériennes européennes opérant sous licence de l’Union européenne, y compris celles disposant de bases en France, afin qu’elles puissent assurer des vols directs entre la France et la Tunisie dans le cadre d’opérations charter ou ponctuelles.

Une telle ouverture, annoncée en amont et en anticipation d’un futur accord d’Open Sky entre la Tunisie et l’Union européenne, permettrait aux tour-opérateurs de sécuriser des chaînes charter sur la durée, sans dépendre du bon vouloir des transporteurs historiques, tout en introduisant une pression concurrentielle saine sur la capacité et les niveaux de prix.

À titre d’exemple, un tour-opérateur basé en France pourrait ainsi affréter librement, comme cela a déjà été le cas pour la compagnie nationale, un avion auprès d’un transporteur européen tel qu’Electra Airways afin de desservir Tunis, Monastir, Enfidha, Tabarka ou Djerba.

Seule une concurrence loyale et effective est en mesure de rétablir des niveaux de prix justes et économiquement soutenables. Aller à l’encontre de cette ouverture reviendrait à accepter le maintien d’une économie de rente de fait, avec ses dérives connues, qui faussent les tarifs, rigidifient le marché et dégradent durablement la relation avec les passagers, au détriment du tourisme, de la diaspora et de l’intérêt économique national.

Par cette tribune, il est lancé un appel aux autorités compétentes afin qu’elles examinent sans délai cette opportunité, susceptible de redonner un nouvel élan à la capacité aérienne reliant la Tunisie à ses marchés européens traditionnels, au premier rang desquels la France, qui présente un potentiel immédiat considérable. Cette ouverture gagnerait à être pensée de manière inclusive, sans exclusion d’aéroports ni de segments de clientèle, afin de maximiser son impact économique, touristique et social.

* Economiste, Fondateur Dirigeant du tour opérateur Authentique en France.



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2026 | La Tunisie entre le marteau et l’enclume  

01. Januar 2026 um 11:45

La Tunisie entre dans une nouvelle année sous le prolongement de l’état d’urgence jusqu’à fin janvier 2026. Ce n’est pas pour rassurer les Tunisiens, qui ont cru en avoir fini avec le terrorisme, ni pour leur redonner confiance en l’avenir. L’annonce a plutôt de quoi les inquiéter au moment où les vœux circulent, enthousiastes (joie, bonheur, succès) ou prudents (sécurité, stabilité, apaisement). Mais derrière ces mots, une autre réalité traverse la société, plus intime, plus silencieuse : une tension psychique diffuse, faite d’anxiété et d’évitement, presque ordinaire. Un peuple qui rentre dans une nouvelle année sur la pointe des pieds, presque à reculons, en retenant son souffle.

Manel Albouchi

L’anxiété n’est pas une faiblesse. Elle est une réaction d’adaptation à l’incertitude. Elle appelle à la vigilance, prépare le corps à répondre. Si l’anxiété avait une couleur, elle serait rouge : alarme, cœur qui s’emballe, feu intérieur qui brûle sans danger réel. 

Pour comprendre l’anxiété, il faut d’abord revenir à sa source : la peur. La peur est biologique : elle apparaît face à un danger réel et identifiable, activant le système nerveux autonome : accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, tension musculaire, libération d’adrénaline. Le corps se prépare à fuir, combattre ou se figer. 

L’anxiété, elle, est différente : c’est une peur sans objet réel. Aucun danger tangible, mais le corps réagit comme si. L’anxiété est donc un rouge sans cible, un feu qui brûle sans relief ni forme précise. Tel un état d’alerte prolongée, où le système émotionnel reste activé en l’absence de danger immédiat. Cela se traduit par : une anticipation constante du pire, des pensées qui tournent sans issue, une fatigue nerveuse persistante, une hypervigilance qui ne se repose jamais. 

L’évitement comme fausse solution 

Face à l’anxiété, beaucoup choisissent le noir : le retrait, la fuite l’évitement : éviter le conflit, éviter la décision, éviter l’engagement, éviter même l’espoir «trop risqué !». Certes l’évitement soulage un instant ; il permet de continuer à fonctionner, à tenir debout. Mais ce soulagement a un prix. 

Les avancées psychologiques récentes, notamment le modèle de l’apprentissage inhibiteur (Inhibitory Learning), révolutionnent notre compréhension de l’anxiété en 2026 et démontre ce que l’on évite ne disparaît pas mais s’étend. 

Trois phénomènes clés expliquent pourquoi l’évitement piège le cerveau et bloque l’extinction de la peur : 

1. le renforcement de la menace : éviter une situation anxiogène envoie un message clair au cerveau : «J’ai survécu parce que j’ai fui». La peur est validée, l’alarme rouge sera plus forte la prochaine fois; 

2. l’élargissement du périmètre : éviter un ascenseur peut élargir la peur aux escaliers fermés, puis aux espaces confinés en général. Ce que l’on ne confronte pas finit par coloniser la vie quotidienne ;

3. la traversée plutôt que l’habituation : contrairement aux anciennes méthodes visant à faire disparaître l’anxiété, l’apprentissage de sécurité consiste à prouver au cerveau qu’on peut tolérer l’inconfort et traverser la peur. Le rouge n’est pas éliminé ; il devient supportable, maîtrisable. 

Le cercle invisible des troubles anxieux   

L’anxiété pousse à l’évitement. L’évitement entretient l’anxiété. C’est un cercle simple, redoutablement efficace. Plus on évite, plus le monde semble dangereux. Plus le monde semble dangereux, plus on évite. 

Dans un contexte d’alerte prolongée, ce cercle trouve un terrain fertile. Il s’installe sans bruit. Il devient normalité. 

À l’échelle individuelle, cela s’appelle un trouble anxieux. 

À l’échelle collective, cela devient une culture de survie.  

Un petit test pour ceux qui ne se voilent pas la face 

 Quand quelque chose t’angoisse : 

  • Remets-tu souvent à plus tard ? 
  • Minimises-tu ce que tu ressens ? 
  • Te distrais-tu excessivement ? 
  • Te dis-tu : «ce n’est pas le moment» ? 

Si tu réponds oui à plusieurs de ces questions, tu ne vas pas mal. Tu es en mode survie psychique, à la frontière entre le rouge et le noir. Or la survie n’est pas faite pour durer. 

Entre rouge et noir, le regard est notre ressource 

La résilience tunisienne ne se situe ni dans le déni optimiste, ni dans le pessimisme figé. Elle se joue dans la flexibilité du regard. Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide n’est pas une question de positivité naïve, mais de capacité à changer de perspective. C’est ici qu’intervient la confiance en soi. 

Le mot confiance vient du latin confidere : cum (avec) + fidere (foi). La question est : foi en quoi ? Pas en l’absence de danger. Pas dans un avenir garanti. Foi en sa propre capacité à faire face, à traverser, à apprendre de chaque situation. 

Cette confiance psychique est la clé pour réduire le noir de l’évitement et dompter le rouge de l’anxiété. Elle repose sur l’expérience vécue : «J’ai déjà traversé, donc je peux encore traverser»

Vœux pour 2026. Tout de même…   

Dans une Tunisie sous vigilance prolongée, le vœu le plus juste n’est ni l’optimisme forcé, ni la résignation. Il consiste à : traverser le rouge sans fuir dans le noir, renforcer la confiance en sa capacité à faire face, bouger le regard pour qu’il circule librement entre alerte et repos, entre danger et sécurité. 

La sortie de crise n’est pas seulement politique. Elle est d’abord psychique, individuelle et collective. 

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Semis des céréales au Kef : un volume record de semences et des perspectives encourageantes

01. Januar 2026 um 12:15

Le taux d’avancement de la campagne de semis des grandes cultures dans le gouvernorat du Kef a atteint, jusqu’à mercredi dernier, près de 90 %, selon des données communiquées par l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche maritime. 180 mille hectares déjà emblavés sur 200 mille programmés Selon Abdelkrim Heidari, membre de l’Union régionale […]

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BCT: Le taux moyen du marché monétaire reste stable à 7,49 % en décembre 2025

01. Januar 2026 um 11:50

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 7,49 % en décembre 2025, selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du quatrième mois consécutif de stabilité, confirmant une tendance d’apaisement dans la courbe des taux à court terme. Le TMM, indicateur de référence pour le coût […]

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Horoscope 2026 : les tendances de l’année, signe par signe

Von: balkis T
01. Januar 2026 um 11:15

Nouvelle année, nouvelles résolutions… et, pour beaucoup, une curiosité intacte : que réserve 2026 ? Sans prétendre prédire l’avenir, voici un horoscope signe par signe, pensé comme une lecture « tendances » : amour, travail, finances, énergie, avec un conseil simple pour garder le cap. À lire pour le plaisir : l’astrologie reste une interprétation […]

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Bourse : Le Tunindex franchit pour la première fois la barre symbolique des 13 000 points en 2025 

01. Januar 2026 um 11:36

La Bourse de Tunis a achevé l’année 2025 sur une performance exceptionnelle, marquée par un record historique de son indice de référence, le Tunindex, qui a bondi de 35,12% pour atteindre 13 449,95 points, selon le Bilan de l’Activité Boursière 2025, publié, par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT). Cette envolée, qui a […]

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Un expert alerte sur un risque de séisme fort au début de l’année 2026

01. Januar 2026 um 11:35

Le célèbre sismologue néerlandais Frank Hoogerbeets a mis en garde contre la possibilité d’un fort séisme au cours des premiers jours de janvier 2026. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Hoogerbeets affirme que la conjonction planétaire entre Mercure, le Soleil et Uranus, ainsi que la conjonction entre la Terre, Uranus, la Lune, Vénus […]

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Dettes fiscales et amendes administratives : le calendrier de paiement détaillé pour 2026

01. Januar 2026 um 11:34

Le ministère des Finances a publié le calendrier de paiement des dettes fiscales et des amendes administratives dues à l’État, conformément à la loi n°17 de 2025, datée du 12 décembre 2025, relative à la loi de finances 2026. Selon une décision de la ministre des Finances, publiée au Journal officiel de la République tunisienne […]

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Bilan des précipitations des dernières 24 heures

01. Januar 2026 um 10:58

Au cours des dernières 24 heures, différentes régions de la Tunisie ont enregistré des quantités de pluie variables, selon l’Institut National de la Météorologie (INM). La plus forte précipitation a été relevée dans la région de Ghazala, dans le gouvernorat de Bizerte, avec 24 mm, suivie de Matrouh avec 17 mm, puis de Boukrim, dans […]

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Tunisie : le paiement de la taxe de circulation désormais possible en ligne

01. Januar 2026 um 10:55

À partir du 1er janvier 2026, le ministère des Finances permet aux propriétaires de voitures particulières, motos et véhicules utilitaires de régler la taxe de circulation via le portail électronique, en complément du paiement traditionnel auprès des recettes financières. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une décision conjointe avec les ministères de l’Intérieur, des Transports […]

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ECLAIRAGES – Taux d’intérêt, taux de change : le dinar tunisien face…

01. Januar 2026 um 12:12

La décision prise par le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie le 30 décembre 2025 (2) marque un moment charnière dans la conduite de la politique monétaire. En abaissant le taux directeur de 50 points de base pour le ramener à 7 %, la BCT acte officiellement l’entrée dans une nouvelle phase, celle d’un assouplissement prudent après plusieurs années de rigueur monétaire.

Ce choix ne relève ni d’un geste conjoncturel isolé ni d’un changement doctrinal brutal. Il s’inscrit dans une lecture fine des dynamiques inflationnistes, des conditions financières internationales et des fragilités persistantes de l’économie nationale. La Banque centrale cherche à desserrer l’étau monétaire sans compromettre la stabilité du dinar, dans un contexte où la crédibilité reste un actif rare et précieux.

 

Lire aussi: La BCT assouplit sa politique : taux directeur à 7% dès janvier 2026 !

Un environnement international moins contraignant, mais toujours incertain

L’année 2025 a été marquée par une résilience inattendue de l’économie mondiale. Malgré les tensions géopolitiques persistantes et le durcissement des politiques protectionnistes, le reflux des prix internationaux des matières premières, notamment énergétiques, et l’assouplissement progressif des conditions financières globales ont contribué à apaiser les pressions inflationnistes.

Cette normalisation relative a redonné de l’oxygène aux banques centrales des pays émergents, longtemps contraintes de maintenir des taux élevés pour contenir l’inflation importée et préserver leurs monnaies. Pour la Tunisie, cet environnement international moins hostile a créé une fenêtre d’opportunité, certes étroite, mais réelle, pour réajuster l’orientation monétaire sans provoquer de choc sur le marché des changes.

Une croissance en perte de vitesse, révélatrice de tensions structurelles

Sur le plan national, les indicateurs de croissance témoignent d’un essoufflement progressif. Le ralentissement observé au troisième trimestre 2025, avec une croissance limitée à 2,4 %, et surtout à 1,5 % hors agriculture, met en lumière la fragilité du tissu productif. La contreperformance de secteurs clés comme l’énergie, le textile et le cuir souligne les limites d’un modèle encore peu diversifié et fortement exposé aux chocs externes.

Dans ce contexte, le maintien prolongé de taux d’intérêt élevés aurait continué de peser lourdement sur l’investissement, l’accès au crédit et la capacité de reprise de l’activité. La baisse du taux directeur apparaît ainsi comme une tentative de rééquilibrage, visant à soutenir la dynamique économique sans céder à une logique de relance non maîtrisée.

Inflation : un reflux réel, mais inégal et encore fragile

Le processus désinflationniste engagé en 2024 s’est confirmé en 2025, avec une inflation moyenne ramenée à 5,4 %, contre 7 % l’année précédente. En novembre 2025, le taux s’établissait à 4,9 % (3), un niveau inédit depuis plusieurs années. Cette détente résulte principalement du ralentissement marqué des prix administrés, dans un contexte de gel prolongé, et d’un tassement relatif des prix alimentaires frais.

Cependant, la progression continue de l’inflation sous-jacente, désormais à 4,7 %, rappelle que les tensions fondamentales ne sont pas totalement résorbées. Cette composante, plus sensible aux coûts domestiques et aux anticipations, constitue un signal d’alerte pour la Banque centrale. Elle justifie le caractère graduel et conditionnel de l’assouplissement monétaire engagé.

Le dinar tunisien : une résilience sous surveillance

Dans ce paysage contrasté, le dinar tunisien a fait preuve d’une résilience notable. L’appréciation face au dollar et l’ajustement modéré vis-à-vis de l’euro traduisent une combinaison de facteurs favorables : bonne tenue des recettes touristiques, solidité des transferts des Tunisiens à l’étranger et gestion prudente du marché des changes.

Néanmoins, cette stabilité reste fragile. L’aggravation du déficit commercial (4) à plus de 20 milliards de dinars sur onze mois, tirée par la hausse des importations, rappelle la vulnérabilité structurelle de la balance des paiements. Si le déficit courant a pu être contenu à 2,4 % du PIB, c’est davantage grâce à des flux exceptionnels qu’à une amélioration durable de la compétitivité externe.

 

Lire également : Tunisie : le déficit courant contenu à 1,6 % du PIB

 

Les réserves en devises, couvrant 108 jours d’importations, offrent un coussin de sécurité relatif, mais en léger recul par rapport à l’année précédente. Elles imposent une vigilance constante, d’autant plus que toute détente monétaire excessive pourrait rapidement se traduire par une pression accrue sur le taux de change.

Taux d’intérêt et taux de change : un équilibre délicat

La baisse du taux directeur à 7 % modifie subtilement l’équation monétaire. Elle réduit le différentiel de rendement en faveur du dinar, sans toutefois l’annuler. La BCT cherche ainsi à préserver l’attractivité relative de la monnaie nationale tout en allégeant le coût du crédit pour l’économie réelle.

Ce choix illustre la relation ambivalente entre taux d’intérêt et taux de change. Des taux élevés soutiennent le dinar, mais au prix d’un ralentissement économique. Des taux plus bas favorisent l’activité, mais fragilisent la monnaie si les fondamentaux externes ne suivent pas. En 2026, la Tunisie évoluera dans cette zone grise, où chaque ajustement devra être finement calibré pour éviter un déséquilibre cumulatif.

Le risque de l’inflation importée, toujours latent

Dans une économie fortement dépendante des importations, le taux de change demeure un canal majeur de transmission de l’inflation. Un dinar stable permet de contenir les prix de l’énergie, des biens intermédiaires et des produits alimentaires. À l’inverse, une dépréciation, même modérée, pourrait rapidement annuler les gains obtenus sur le front de la désinflation.

La décision de la BCT traduit ainsi une volonté claire : accompagner la baisse de l’inflation sans compromettre la stabilité du change. Cette stratégie suppose une coordination implicite entre politique monétaire, politique budgétaire et gestion du commerce extérieur, faute de quoi l’effort monétaire resterait insuffisant.

2026 : trois trajectoires possibles pour le dinar

L’année 2026 pourrait s’inscrire dans une trajectoire de stabilisation maîtrisée, si la désinflation se poursuit, si les flux de devises se maintiennent et si l’assouplissement monétaire reste graduel. Dans ce scénario, le dinar évoluerait dans une relative stabilité, renforçant la confiance et réduisant l’incertitude pour les agents économiques.

Un scénario plus défavorable émergerait en cas de choc externe, de dérapage budgétaire ou de pression accrue sur les réserves. La Banque centrale serait alors contrainte de suspendre, voire d’inverser, l’assouplissement engagé, au prix d’un nouveau durcissement des conditions financières.

Enfin, un scénario de transformation plus profonde supposerait des réformes structurelles crédibles, une amélioration du climat des affaires et un regain d’investissement productif. Dans cette hypothèse, le dinar cesserait d’être défendu principalement par les taux d’intérêt pour être soutenu par la performance économique et la confiance durable.

Le dinar comme test de crédibilité économique

En 2026, le dinar tunisien ne sera pas seulement une variable monétaire. Il sera le reflet de la cohérence des politiques économiques, de la crédibilité des institutions et de la capacité du pays à sortir d’une gestion défensive pour entrer dans une logique de stabilisation durable.

La baisse du taux directeur à 7 % constitue un signal fort, mais non suffisant. Elle ouvre une séquence nouvelle, où chaque décision future sera scrutée à l’aune de son impact sur l’inflation, la croissance et le taux de change. Dans cette équation complexe, la stabilité du dinar restera conditionnelle, fragile, mais encore maîtrisable, à condition que l’assouplissement monétaire s’accompagne d’une vision économique plus large et plus cohérente.

 

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (30 déc. 2025), données prix Brent / marché pétrolier (30 déc. 2025), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/actualites.jsp?id=1227

(3) https://www.ins.tn/publication/indice-des-prix-la-consommation-novembre-2025

(4) https://www.ins.tn/publication/commerce-exterieur-aux-prix-courants-novembre-2025

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Exportations : la Tunisie dispose d’un potentiel de 20 milliards de dinars encore inexploité vers l’UE

01. Januar 2026 um 11:20

Le potentiel d’exportation non exploité de la Tunisie vers l’Union européenne est estimé à près de 20 milliards de dinars par an, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Le ministre a rappelé que l’UE demeure le premier partenaire économique de la Tunisie, avec environ 3 400 entreprises européennes implantées dans le pays, employant près de 460 000 personnes dans des secteurs clés tels que la mécanique, l’électronique, le textile et l’agroalimentaire. Malgré cette forte présence, les exportations tunisiennes ne représentent que 0,5 % des importations totales de l’UE, révélant un important gisement de croissance.

Samir Abid a souligné le rôle stratégique des règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM), qui facilitent l’accès des produits tunisiens aux marchés européens grâce aux exemptions douanières et au mécanisme de cumul d’origine. Ce dispositif renforce l’intégration des chaînes de valeur régionales, réduit les coûts de production et améliore la compétitivité de l’industrie tunisienne, notamment dans l’électronique, le textile, l’agroalimentaire et les composants automobiles.

Avec un marché de plus de 500 millions de consommateurs, l’Union européenne reste la principale destination des exportations tunisiennes, qui y écoule près de 80 % de ses produits. Les échanges commerciaux bilatéraux ont enregistré ces dernières années une évolution positive, marquée par une croissance annuelle de 9 % des exportations tunisiennes et de 7 % des importations, contribuant à une amélioration de la balance commerciale.

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Everyday Tunisians : Francesco Lorito entre Bab Souika et Petite Sicile

01. Januar 2026 um 12:28

Francesco Lorito est né à Bab Souika où il a grandi et continue à vivre aujourd’hui. De Sidi Mahrez à Halfaouine, les quartiers environnants n’ont aucun secret pour lui. De même, il possède l’art de diriger une entreprise et une équipe de mécanos.

À sa manière, Francesco fait perdurer la vocation qu’ont eu beaucoup d’Italiens de Tunisie. Dans le sillage de Sauveur Galia, il gère un atelier en plein cœur de la Petite Sicile. Le lieu a tout d’un capharnaüm mais en réalité chaque pièce est à sa place et chaque ouvrier à son poste.

Installé dans un cagibi où sont classés de nombreux dossiers, assis derrière un bureau encombré d’objets hétéroclites, Francesco donne le tempo à son équipe et veille au bon déroulement du travail.

Parlant arabe à la perfection, il connaît toutes les nuances de la langue et de la culture de son pays d’adoption. Né dans une famille sicilienne ancrée dans le pays, Francesco a fait ses classes au lycée Carnot puis s’est investi dans une vie de travail.

Affable, bon vivant et d’un sérieux à toute épreuve quand il s’agit de travail, Francesco est le témoin des générations de mécanos et de garagistes qui ont longtemps vécu et travaillé à la Petite Sicile, sur les marges du port de Tunis.

C’est là dans les replis de son atelier qu’il se souvient du temps où ce quartier parlait surtout italien.

Lire aussi:

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La LTDH alerte sur la dégradation des libertés et des droits en Tunisie

01. Januar 2026 um 10:28

Le rapport annuel 2025 sur les droits et les libertés, publié par la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), en arabe, التقرير السنوي حول الحقوق والحريات 2025 – LTDH alerte l’opinion sur la dégradation des libertés et la mise en place d’un système de restriction généralisée des droits fondamentaux en Tunisie.

Dans ce document mis en ligne sur son site web, la LTDH dresse le constat d’un effondrement progressif mais méthodique de l’État de droit, où le droit cesse d’être une garantie pour devenir un instrument de contrôle.

Les violations des droits humains ne sont plus des dérives isolées, mais relèvent désormais d’une logique de système qui repose sur la convergence de plusieurs dynamiques : un cadre juridique répressif, une justice sous pression, un appareil sécuritaire omniprésent et un discours officiel stigmatisant toute dissidence.

Au cœur de ce système figure le décret-loi n°54, présenté officiellement comme un outil de lutte contre la désinformation, mais largement utilisé dans la pratique pour criminaliser l’expression numérique, la critique politique et le discours social contestataire.

La LTDH souligne le caractère problématique de ce texte, fondé sur des notions floues et extensibles qui violent les principes fondamentaux de légalité, de nécessité et de proportionnalité des peines.

À côté de ce texte, des dispositions pénales anciennes — telles que l’«offense au Président» ou l’«atteinte au moral des institutions» — sont réactivées et combinées pour donner naissance à une forme renouvelée de délit d’opinion, souligne encore la LTDH.

Le rapport parle également de l’érosion de l’indépendance de la justice, marquée par la dépendance accrue du parquet, la pression hiérarchique et l’alignement de certaines décisions sur les désidératas du pouvoir exécutif.

La détention préventive abusive, les jugements expéditifs et le recours quasi automatique à la prison dans les affaires d’expression illustrent cette profonde transformation.

Le rapport 2025 de la LTDH insiste, par ailleurs, sur la criminalisation des luttes sociales et des revendications liées au droit à l’eau, à l’emploi, à l’environnement ou au développement régional, souvent traitées comme des menaces à l’ordre public, et non comme l’expression légitime de droits économiques et sociaux.

La LTDH consacre également une large place à l’état des libertés collectives. Les associations font face à des entraves administratives croissantes, à la stigmatisation de leurs financements et à des menaces judiciaires directes contre leurs responsables. La société civile est progressivement redéfinie comme un acteur suspect, voire hostile, plutôt que comme un pilier du débat démocratique.

La liberté de la presse, quant à elle, est minée par les poursuites judiciaires, la fragilité économique des médias et la montée de l’autocensure. Le pluralisme formel subsiste, mais le pluralisme réel s’érode, remplacé par un climat de prudence généralisée et de silence contraint.

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Bourse de Tunis: Le Tunindex clôture l’année 2025 à son plus haut niveau historique

01. Januar 2026 um 11:10

La Bourse de Tunis vient de publier le bilan de l’activité boursière au terme de l’année 2025. L’activité boursière a clôturé sur une note très positive. L’indice de référence de la Bourse de Tunis, le Tunindex, a enchaîné une cinquième hausse de 35,12% après une hausse de 13,75% en 2024, 7,90% en 2023, 14,74% en 2022 […]

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