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Heute — 10. Januar 2026Haupt-Feeds

France – polémique autour d’une lycéenne écartée pour un bonnet médical

Von: balkis T
10. Januar 2026 um 10:15

Une affaire survenue en France à Annonay (Ardèche) relance en France le débat sur l’application de la laïcité à l’école et ses conséquences concrètes sur la scolarité des élèves. Selon plusieurs récits médiatiques, une lycéenne du lycée professionnel Montgolfier, prénommée Mélina, affirme avoir été écartée de son établissement après avoir porté un bonnet destiné à […]

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L’EST reçoit l’USBG (14h00 à Radès) – Mise à jour du championnat : Sasse et Keita à la manœuvre

10. Januar 2026 um 10:01

Complètement rétabli, l’ailier droit brésilien, Yan Sasse, reprend du service. Idem pour l’arrière droit mauritanien, Ibrahim Keita, qui remplace Mohamed Ben Ali, blessé. La Presse — Les “Sang et Or” accueilleront cet après-midi les Sudistes de Ben Guerdane en match retard comptant pour la 15e journée. Une rencontre que Maher Kanzari abordera avec un effectif […]

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Ligue 2 – 14e journee – matchs avances : L’uske arbitre de la course au titre

10. Januar 2026 um 09:57

Plus de jokers à griller pour l’OCK et le CS Chebba dans le groupe A. Le SG en embuscade et  pas de droit à l’erreur pour le PSSE dans le groupe B. La Presse — La Ligue 2 reprend ses droits cet après-midi après une trêve qui a respectivement vu le CSHL et le PSSE […]

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Le Brent dépasse les 63 dollars, le WTI au plus haut d’un mois

10. Januar 2026 um 09:52

Les cours du pétrole ont nettement progressé, hier vendredi, soutenus pour la deuxième séance d’affilée par les tensions géopolitiques. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a pris 2,18% à 63,34 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a gagné […]

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Equipe nationale – Futur sélectionneur : Un Tunisien probablement

10. Januar 2026 um 09:48

Le ministre des Sports a eu hier une longue réunion avec des membres de la FTF, d’ex-joueurs internationaux, d’entraîneurs dont quelques ex-sélectionneurs. Le thème principal était bien sûr l’équipe nationale et son avenir. Beaucoup a été dit et, selon nos sources, il n’y avait pas eu de recommandation claire sur l’identité du futur sélectionneur. Mais […]

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Trump menace d’intervenir si l’Iran réprime violemment les manifestations

10. Januar 2026 um 09:44

Le président américain Donald Trump a averti, hier vendredi, que les États-Unis « interviendraient » si les autorités iraniennes « commençaient à tuer des Iraniens » pendant les manifestations actuelles dans le pays, mais qu’ils ne déploieraient pas de troupes terrestres. « S’ils commencent à tuer des gens (…), nous interviendrons », a-t-il dit à des journalistes à propos de la […]

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Rwanda : les exportations de café génèrent près de 150 millions de dollars en 2025

10. Januar 2026 um 09:42

Les exportations de café du Rwanda ont rapporté près de 150 millions de dollars en 2025, soit une hausse de 39% par rapport à l’année précédente, selon les données de l’Office national de développement des exportations (NAEB). Le Rwanda a exporté 23 860 tonnes de café vert non torréfié en 2025, générant plus de 148,6 […]

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Formé à la Juventus, Hamza Rafia signe à l’Espérance de Tunis

10. Januar 2026 um 09:39

L’Espérance sportive de Tunis a annoncé vendredi soir s’être attachée les services de l’international tunisien Hamza Rafia pour trois saisons et demie. Rafia, 26 ans, formé à la Juventus de Turin en Italie, avait été prêté au Standard de Liège en 2022 avant de rejoindre Cremonese en série B Italienne, également, sous forme de prêt. […]

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Ariana : retard dans le projet de protection contre les inondations à Mnihla

10. Januar 2026 um 09:36

Le projet de protection du gouvernorat de l’Ariana contre les inondations connaît un retard d’exécution dans sa composante relative à la délégation de Mnihla. Cette situation résulte d’un « manque de coordination entre les différents intervenants et de défaillance de certaines parties dans l’accomplissement des tâches qui leur incombent », selon le gouverneur de l’Ariana, Walid Sandid. […]

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Ilyes Araar officiellement Espérantiste pour quatre saisons et demie

10. Januar 2026 um 09:31

L’Espérance sportive de Tunis a annoncé vendredi soir avoir engagé le jeune joueur tunisien Ilyes Araar pour quatre saisons et demie. Le jeune défenseur de 20 ans, arrière gauche du Racing Club de Strasbourg et international tunisien U20, a suivi un parcours classique du football français. Passé par le Cavigal Nice avant de rejoindre le […]

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Accord UE–Mercosur : Bruxelles jubile, les agriculteurs vent debout

10. Januar 2026 um 09:54

Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne (UE) a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, vendredi 9 janvier, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un « accord historique » avec l’Amérique latine, qu’elle dit avoir « hâte » de signer. 

Conclu entre l’Union européenne, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, ce traité donnerait naissance à l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, regroupant plus de 700 millions de consommateurs. Mais sa mise en œuvre reste conditionnée à une ratification par le Parlement européen, attendue en février ou mars, dans un climat politique explosif.

La contestation agricole ne cesse de s’amplifier. En France, la FNSEA, principal syndicat agricole, a annoncé une grande mobilisation le 20 janvier à Strasbourg, devant le siège du Parlement européen. Vendredi déjà, des manifestations ont eu lieu en Pologne et en Italie, tandis que la mobilisation se poursuivait en France.

Une cinquantaine de tracteurs français et allemands ont bloqué le pont de l’Europe reliant Strasbourg à Kehl, en Allemagne. Deux autoroutes à la frontière franco-belge, ainsi qu’un dépôt pétrolier dans le nord de la France, ont également été paralysés.

L’Italie, arbitre décisif

À Bruxelles, une majorité d’États membres a donné son feu vert politique à l’accord, grâce au soutien déterminant de l’Italie. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, met en avant un « équilibre » entre les bénéfices attendus pour l’industrie et les « garanties » accordées aux agriculteurs.

En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a parlé d’un « signal fort », particulièrement attendu par l’industrie automobile, fragilisée par les droits de douane américains et la concurrence chinoise.

À l’inverse, la France, comme la Hongrie, la Pologne, l’Irlande et l’Autriche, s’oppose à ce traité jugé « d’un autre âge », dont les négociations ont débuté en 1999. Paris entend poursuivre la bataille au Parlement européen et s’inquiète d’une éventuelle application provisoire de l’accord avant sa ratification.

Par ailleurs, 150 eurodéputés sur 720 ont appelé à saisir la justice afin de tenter de suspendre le processus.

« Échec diplomatique » pour la France

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a renforcé l’argumentaire des partisans de l’accord, la Commission européenne martelant la nécessité pour l’UE de diversifier ses partenariats commerciaux. Le président brésilien Lula a, lui, parlé d’un « jour historique pour le multilatéralisme ».

Pour tenter d’apaiser la colère agricole, Bruxelles a multiplié les concessions ces derniers mois, notamment en renforçant les garanties pour les produits les plus sensibles. Vendredi, les Vingt-Sept se sont alignés sur la position plus protectrice du Parlement européen afin de prévoir des mécanismes de sauvegarde en cas de déstabilisation des marchés.

Mais ces efforts n’ont pas suffi à calmer la fronde. En France, dans un contexte d’instabilité politique, Emmanuel Macron a jugé l’accord « pas acceptable en l’état ». La pression est pourtant montée, la droite menaçant de faire tomber le gouvernement en cas de soutien au traité.

Malgré l’opposition officielle de Paris, l’extrême droite a annoncé le dépôt de deux motions de censure, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, idem pour la gauche radicale, sans grande chance de succès.

L’Union européenne s’apprête ainsi à signer un accord commercial majeur contre l’avis de sa première puissance agricole, une situation presque inédite. « Certes, la France a obtenu quelques avancées pour les agriculteurs, mais c’est un échec diplomatique et tactique », tranche, sous couvert d’anonymat, un ancien ministre français.

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Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

10. Januar 2026 um 09:38

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

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‘‘La voix de la braise’’ | Epopée mémorielle de la Tunisie noire

10. Januar 2026 um 09:17

‘‘La voix de la braise’’, premier roman de l’historien Abdelhamid Largueche (à paraître aux éditions Sikelli, à Tunis) se présente comme une ambitieuse fresque romanesque qui retrace, sur près de trois siècles (1740-2020), l’histoire d’une famille noire tunisienne dont le destin s’entremêle avec celui de la nation. Bien plus qu’un simple roman historique, l’œuvre s’impose comme une méditation profonde sur la mémoire, l’identité et la transmission, explorant les strates souvent occultées de l’histoire tunisienne.

Amel Fargi *

À travers la saga de la lignée de Samba/Moussa, Largueche construit un récit polyphonique où se croisent les grandes transformations politiques (esclavage, colonisation, indépendance, révolution) et les silences individuels, les blessures intimes et les résistances discrètes. Cet article se propose d’analyser la structure narrative innovante du roman, d’examiner sa dimension mémorielle et politique, et d’évaluer son apport à la littérature maghrébine contemporaine.

Entre saga familiale et fresque historique

La structure tripartite comme cadre d’intelligibilité historique : le roman se structure selon une division tripartite qui correspond aux grands cycles de l’histoire tunisienne : «La Nuit du Désert (1740-1881)» couvre la période précoloniale et l’esclavage ; «Le Regard qui Blesse (1881-1956)» traite du Protectorat français et de la lutte indépendantiste; «Le Silence et le Retour (1956-2020)» aborde la Tunisie postcoloniale jusqu’à la révolution.

Cette architecture n’est pas seulement chronologique mais thématique : chaque partie explore une forme spécifique de domination et de résistance.

L’alternance entre récits intimes et contexte historique crée un effet de va-et-vient constant entre le personnel et le politique, montrant comment les grandes forces historiques s’incarnent dans des destins singuliers.

Le système des générations comme fil conducteur : la progression narrative s’articule autour de quatre générations successives, chacune incarnant une posture différente face à l’histoire :Samba/Moussa représente la rupture originelle et la survie dans la dépossession ; Othman incarne l’entre-deux identitaire, né libre mais marqué par l’héritage esclavagiste ; Youssef et Aïcha personnifient l’engagement politique et social dans la lutte anticoloniale ; et Rafiq matérialise la quête mémorielle dans une Tunisie désillusionnée.

Ce dispositif générationnel permet à Largueche d’explorer la dialectique complexe entre transmission et transformation, entre fidélité à l’héritage et nécessité d’inventer de nouvelles formes d’être au monde.

L’art de la transition et du montage temporel : l’auteur maîtrise remarquablement les ellipses et les transitions, passant d’une époque à l’autre avec une fluidité qui évite le didactisme. Les «sauts temporels» ne sont jamais arbitraires : ils correspondent à des moments charnières où se joue le destin collectif. La technique narrative mêle différents registres – récit historique, monologue intérieur, dialogue, description ethnographique – créant une texture romanesque riche et variée. Les «carnets» des personnages (ceux de Youssef puis de Rafiq) servent de fil rouge matériel et symbolique, matérialisant la continuité de la mémoire à travers les époques.

Mémoire, praxis politique et déconstruction des récits officiels

Contre-histoire et réhabilitation mémorielle : ‘‘La voix de la braise’’ s’inscrit dans la tradition des «romans de contre-histoire» qui donnent voix aux oubliés des grands récits nationaux.

Largueche entreprend un travail de «réhabilitation mémorielle» en mettant en lumière plusieurs dimensions occultées de l’histoire tunisienne :

1.«L’esclavage et la présence noire» : le roman restitue la réalité de la traite transsaharienne et ses prolongements dans la société tunisienne contemporaine ;

2. «Les résistances infra-politiques»: à côté du mouvement national «officiel», il montre les formes de résistance discrètes (spiritualité noire, solidarités féminines, préservation culturelle) ;

3. «Les continuités entre systèmes de domination» : l’œuvre suggère comment certaines structures hiérarchiques (raciales, sociales) survivent aux changements de régime.

Métaphore de la braise ou épistémologie de la mémoire : la «braise» fonctionne comme métaphore centrale d’une mémoire qui ne s’éteint jamais complètement mais peut se raviver à tout moment. Cette image guide toute l’épistémologie mémorielle du roman :

– «Mémoire-chaleur» : elle préserve une énergie potentielle, une virtualité de sens ;

– «Mémoire-fragilité» : elle menace toujours de s’éteindre si on ne l’entretient pas ;

– «Mémoire-transmission» : elle passe d’une génération à l’autre comme un feu qui se communique.

Les «sanctuaires noirs» représentent les lieux où cette mémoire se conserve hors des institutions officielles, dans des espaces de spiritualité et de communauté qui échappent au contrôle des pouvoirs successifs (beylical, colonial, national).

Archives du silence ou méthodologie de la remémoration : le personnage de Rafiq incarne une «méthodologie spécifique de la remémoration» :

– Collecte des témoignages oraux : il parcourt le pays pour recueillir les récits des anciens ;

– Attention aux non-dits : il écoute autant les silences que les paroles ;

– Reconstruction fragmentaire : il assemble patiemment les pièces d’un puzzle mémoriel ;

– Transmission créative : il adapte les formes de transmission aux nouvelles générations.

Cette démarche constitue une critique implicite des historiographies officielles qui privilégient les archives écrites et les grands événements au détriment des mémoires intimes et des expériences marginalisées.

Intersectionnalité des luttes : race, genre et classe

La question raciale comme fracture persistante : le roman explore avec subtilité la persistance des hiérarchies raciales à travers les régimes politiques :

– Sous le «Protectorat», la racialisation devient bureaucratique avec la catégorie «indigène» ;

– Après «l’indépendance», le discours d’égalité masque mal la permanence des préjugés ;

– Sous Ben Ali, la question raciale est doublement occultée : par le discours modernisateur et par le contrôle politique.

L’expérience des personnages noirs montre comment la «couleur de peau» fonctionne comme un marqueur social qui traverse les classes et les époques, créant une forme spécifique d’«altérité».

‘‘La voix de la braise’’ est une contribution majeure à la littérature maghrébine contemporaine par son ampleur historique, sa profondeur anthropologique et son inventivité formelle. Plus qu’un roman sur la mémoire, c’est un roman par et avec la mémoire, qui fait de l’acte de remémoration une pratique éthique et politique. En suivant le destin d’une famille noire tunisienne sur trois siècles, Largueche nous offre non seulement une fresque historique impressionnante mais aussi une réflexion profonde sur les conditions de possibilité d’un vivre-ensemble véritablement inclusif.

L’œuvre résiste aux catégorisations faciles : à la fois saga familiale et essai historique, récit initiatique et traité politique, elle témoigne de la vitalité de la forme romanesque pour penser les questions les plus urgentes de notre temps. Sa publication en 2026, quinze ans après la révolution tunisienne, lui donne une résonance particulière : elle rappelle que toute révolution politique doit s’accompagner d’une révolution mémorielle qui donne voix à ceux que l’histoire a trop longtemps réduits au silence.

La dernière phrase du roman – «La braise continue à brûler» – résume cet optimisme têtu qui parcourt l’œuvre : malgré les tentatives d’effacement, malgré les désillusions, malgré le temps qui passe, quelque chose persiste, quelque chose résiste, quelque chose attend son heure pour se raviver et éclairer à nouveau le chemin. C’est peut-être là le message le plus précieux de ce roman remarquable : la mémoire n’est pas derrière nous, elle est devant nous, et c’est en marchant vers elle que nous inventons notre avenir.

* Comédienne et professeur d’art dramatique.

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