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Énergies renouvelables : à 9 %, la Tunisie très loin de l’objectif 2030

29. April 2026 um 09:39

La Tunisie réaffirme son ouverture aux capitaux étrangers et appelle, à cet effet, à accélérer le rythme de la transition vers les énergies renouvelables. Le message est clair : attirer les investisseurs sans renoncer à la souveraineté nationale.

Lors d’une séance d’audition à l’Assemblée des représentants du peuple, mardi 28 avril 2026, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné l’attractivité de la Tunisie, qui compte plus de 4 000 entreprises étrangères opérant dans le cadre de la législation tunisienne. Un signal de confiance destiné à conforter les investisseurs, dans un contexte où le secteur énergétique s’impose comme un levier stratégique de développement.

Selon lui, le défi reste important : les énergies renouvelables ne représentent que 9 % du mix énergétique en 2025, contre 3 à 4 % il y a quatre ans, alors que objectif est d’atteindre 35 % à l’horizon 2030, ce qui nécessite la mobilisation d’au moins 3 900 mégawatts supplémentaires.

D’ailleurs, les cinq projets actuellement à l’étude, représentant environ 600 mégawatts, constituent certes une étape encourageante, mais restent insuffisants pour combler le retard, sachant que la capacité installée ne dépasse pas 1,21 gigawatt, donc très loin de celle de plusieurs pays arabes, selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

Et contrairement à ce qui est dit ici et là, Samir Abdelhafidh pense que l’ouverture aux investisseurs étrangers ne remet pas en cause la souveraineté nationale, tant que les projets sont encadrés par la loi et servent l’intérêt du pays. Il a également rappelé que le mécanisme des concessions, largement utilisé à l’échelle internationale, permet de financer les grands projets tout en assurant leur rentabilité.

Enfin, il a mis en avant la pression budgétaire liée à l’énergie, avec des subventions atteignant 7,1 milliards de dinars en 2025, dont près de 3,9 milliards consacrés à l’électricité, appelant à accélérer la transition énergétique pour réduire ces charges.

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Maghreb – Militärausgaben steigen deutlich über dem weltweiten Durchschnitt

Von: maghreb
29. April 2026 um 08:51

MilitärDer neue SIPRI-Bericht verdeutlicht eine zunehmende Militarisierung in Nordafrika, wobei insbesondere Algerien seine Führungsposition mit einem Rekordbudget weiter ausbaut und die regionalen Volkswirtschaften unter Druck setzt. Stockholm – Die neuesten Daten des Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) für das Jahr 2025 zeichnen ein klares Bild für den Maghreb. Während die weltweiten Militärausgaben mit einem […]

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Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ?

29. April 2026 um 09:41

La Tunisie est un pays structurellement très vulnérable aux chocs énergétiques et agricoles, lesquels, on le sait, sont très liés. Dans quel état serait l’économie de la Tunisie si l’énergie coûte de 50 à 83 % plus cher que les prévisions de son budget pour l’année en cours, ou pire encore, si elle n’en a plus, suite à la fermeture du détroit d’Hormuz et de la crise énergétique mondiale ?

Youssef Bouanani *

Durant mes cours de sciences politiques, un professeur sud-africain, quelque peu excentrique et militant anti-apartheid de la première heure au sein de l’ANC, nous avait parlé d’un livre hors cursus mais à lire absolument selon lui. Ce livre était ‘‘Le Cygne noir : La puissance de l’imprévisible’’, du statisticien de génie Nassim Nicholas Taleb. Six ans plus tard, je remercie ce professeur pour cette référence ô combien utile pour tenter de comprendre ce qui se joue actuellement au Moyen-Orient et essayer de prédire, autant que l’impossibilité de parfaitement prévoir l’avenir le permet, les potentiels impacts de cette crise sur la Tunisie.

Sans rentrer dans les méandres d’un livre dont je conseille à tous la lecture, la théorie du Cygne noir s’inspire de «l’événement rare» en théorie des probabilités et stipule que, dans le cours du temps, certains événements imprévisibles, considérés comme des «données aberrantes» en statistique, extrêmes et/ou à faible probabilité de survenir, peuvent, lorsqu’ils se réalisent, avoir des conséquences d’une portée exceptionnelle.

À quoi donc pourrait ressembler un Cygne noir en 2026 ? Eh bien, si je vous disais qu’il pourrait ressembler à un choc pétrolier d’un niveau jamais vu.

Selon Taleb, par définition, personne ne sait vraiment ce qu’est un Cygne noir, parce que personne n’est devin et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas. Et dans ce cas-là, selon lui, les meilleurs experts seront surtout les meilleurs lorsqu’il s’agira d’expliquer demain pourquoi ils n’avaient pas vu venir aujourd’hui ce qu’ils n’avaient pas anticipé.

Loin de moi la prétention de tenter de lui prouver le contraire dans cet article, pour la simple raison que, mathématiquement, le Cygne noir, c’est la catégorie des événements dont on ne peut prédire ni la probabilité d’arrivée ni l’ampleur des conséquences, et ce, quelle que soit la quantité de données passées qu’on peut observer.

À la fin, dans cette configuration, les données économiques des suites du choc pétrolier de 1973, celui des années 1979-1982, la flambée de 2003 à 2008 ou celle de 2022, ne vous seront que d’une aide limitée. Autrement dit, peu importe ce que vous connaissez des catastrophes passées en termes de fréquence, d’ampleur et de conséquences, cela ne vous permet pas de prédire les suivantes, car la distribution de ces événements extrêmes est «fat-tailed».

Je m’abstiendrai de traduire cette notion en français, mais ce que Taleb explique, c’est que ces événements extrêmes, bien que rares, ont une probabilité non négligeable de se produire, en contradiction avec la courbe en cloche enseignée dans nos cours de statistiques en sciences politiques, qui sous-estime systématiquement les valeurs extrêmes.

Une économie mondiale en zone inconnue

Ce qui est perturbant avec 2026, c’est qu’on n’a jamais vu dans l’histoire une économie mondiale interdépendante et interconnectée, optimisant ses stocks en flux tendu avec la théorie du «just-in-time» et qui vient de perdre, du jour au lendemain, 20 à 25 % de son approvisionnement pétrolier. Et la conséquence la plus inattendue, que personne ne pouvait prévoir face à un choc d’une telle ampleur, c’est qu’au niveau social et financier, pour le moment, il ne se passe rien !

Jetez un coup d’œil au S&P 500, au Dow Jones, au CAC 40 et même au Tunindex : tout va bien madame la marquise, et «all time high» comme disait l’ancienne Procureur général des États-Unis, Pam Bondi, pour ceux qui ont la référence.

Au-delà des marchés financiers au plus haut, et à moins que l’actualité m’échappe, je ne vois pas de Gilets jaunes dans les rues de Paris, l’avenue Habib Bourguiba est calme et aucun signe avant-coureur de protestations sociales massives n’est visible partout où je suis l’actualité.

Pourtant, comme l’explique si bien l’économiste Charles Gave l’«indice Gilets jaunes» (calcul de l’inflation des principaux postes de dépenses des classes moyennes et populaires, à savoir le logement, la nourriture et l’énergie) est au plus haut et nous devrions donc s’attendre à des mouvements sociaux massifs. Que nenni !

Le paradoxe du détroit d’Hormuz et la vitesse de la lumière

Alors pour comprendre pourquoi rien ne se passe, il faut s’intéresser à la physique et à ses paradoxes. Le premier paradoxe, c’est celui du détroit d’Hormuz. Tous les matins en faisant ma revue de presse, je tombe sur des informations contradictoires sur ce coin du monde où tous les yeux sont rivés en ce moment. D’ailleurs, je ne suis pas le seul dans mon incompréhension. Dans un élan d’audace, la firme de recherche en investissement Citrini a dépêché sur place un analyste (dont je salue le courage au passage) afin d’observer et de rendre réellement compte de l’état du passage maritime. Ses conclusions sont claires : le détroit d’Hormuz est à la fois ouvert et fermé, et son état dépend surtout du bon vouloir des Iraniens et des Américains ainsi que de la prime de risque que sont prêts à prendre les armateurs qui y naviguent.

Le deuxième paradoxe est temporel. Peu importe si le détroit est ouvert ou fermé, parce que jusqu’à environ fin avril-début mai, le monde devrait encore recevoir les tankers partis avant le début du conflit, comme, en raison de la vitesse de la lumière, nos yeux reçoivent encore actuellement la lumière d’étoiles lointaines qui, pourtant, sont déjà mortes.

Autrement dit, pour le moment, nous flottons. Rien ne se passe encore car le présent est encore le passé du choc et le futur n’a pas encore produit ses effets. Entre-temps, hormis le prix à la pompe dans la majorité des pays occidentaux, nous vivons encore une situation pré-Cygne noir, mais beaucoup le sentent venir.

Une crise déjà enclenchée mais invisible

Ce que les gens savent moins, c’est que le plus gros problème est peut-être qu’il se peut que nous nous ne puissions pas faire grand-chose pour résoudre le problème. Pourquoi ? Parce que quel est l’intérêt de savoir si des tankers peuvent circuler comme avant et combien de temps ils vont mettre pour arriver dans le futur ou dans le passé si, finalement, nous n’avons plus rien à mettre dedans ?

Observez les raffineries des pays du CCG, qui disposaient avant le 28 février 2026 d’une capacité de traitement de 6 à 6,5 Mb/j. Aujourd’hui, environ 1,9 Mb/j de capacité ont été directement arrêtés, et au total plus de 3 Mb/j sont affectés si l’on inclut la sous-utilisation liée aux contraintes logistiques. En pratique, le Koweït n’est qu’à 50 % de ses capacités de raffinage, 60 à 70 % pour les Émirats arabes unis, tandis que Riyad s’en sort un peu mieux avec une capacité partiellement maintenue.

Au-delà même du raffinage, les pays du CCG sont pour la plupart proches de la saturation de stockage, avec des réservoirs terrestres au maximum et un recours accru au stockage flottant, le pire exemple étant au Koweït.

En conséquence, ces États ont déjà commencé à réduire leur production pétrolière, non pas pour des raisons stratégiques comme dans les accords de l’Opep (dont les émiratis annoncent leur retrait), mais par nécessité technique, supprimant de fait des dizaines de millions de barils par jour du marché, alors même que la demande demeure inchangée.

Conséquence sur les marchés

Que se passe-t-il dans ce genre de situation ? Un enfant de 10 ans l’aurait deviné, le cours du pétrole monte en flèche. Certains diraient que l’économie mondiale peut supporter un baril autour des 100 $, au prix, néanmoins, d’une inflation plus élevée et d’une rentabilité réduite des entreprises, mais supportera-t-elle la disparition de l’offre alors que la demande ne fléchit pas ? Je n’en suis pas certain.

À terme, les données les plus crédibles issues d’analyses de marché et d’institutions énergétiques convergent vers des estimations de l’ordre d’un retrait de 3 à 4 Mb/j de diesel (environ 5 à 12 % de la demande mondiale).

Pour le gaz naturel, en particulier le GNL, les perturbations sont généralement évaluées autour de 10 à 20 % des volumes disponibles. Du côté pétrochimique, le naphta subit des tensions d’offre significatives liées au raffinage, avec un retrait d’environ 10 %.

Enfin, pour les gaz industriels, l’hélium connaît un recul de 25 à 30 % de son offre, tandis que le néon reste vulnérable avec des perturbations potentiellement à deux chiffres mais sans estimation globale stabilisée.

Au niveau des prix, ces retraits se traduisent par des augmentations jamais vus auparavant. Ainsi, depuis le début de 2026, le pétrole brut a augmenté d’environ +50 à +55 %, le diesel et les distillats lourds ont bondi de +50 à +100 % selon les régions, tandis que le kérosène est l’un des plus touchés avec une hausse proche de +80 à +95 % (les vacances d’été risquent de vous coûter plus cher que prévu).

Le gaz naturel et le GNL affichent une forte volatilité avec des hausses de l’ordre de +30 à +100 % selon les marchés. Les produits pétrochimiques dérivés comme les plastiques suivent une trajectoire similaire, avec des hausses estimées entre +20 % et +60 %, tandis que les gaz industriels très concentrés comme l’hélium, essentiel à la production des puces et semi-conducteurs, enregistrent les augmentations les plus extrêmes, de l’ordre de +100 % à +200 %, soit un prix parfois multiplié par deux ou trois. Les engrais ont progressé d’environ +40 % en moyenne, avec des pics plus élevés sur certains contrats d’importation, et c’est justement ce dernier point qui, personnellement, m’inquiète le plus (spécialement pour la Tunisie).

Les risques alimentaires

Au-delà de l’inflation, les scénarios étudiés par les institutions internationales pointent vers des perturbations alimentaires régionales. Je serais incapable de prédire si le monde se dirige vers des disettes comme celles du Moyen Âge en Europe ou de la fin du XIXe siècle en Tunisie, mais le principal canal de risque passerait par la hausse des prix et la pénurie d’engrais, l’augmentation du coût de l’énergie agricole (diesel, gaz) et les frictions logistiques, qui peuvent ensemble réduire les rendements agricoles mondiaux de l’ordre de 5 à 15 % dans les cas modérés, et jusqu’à 10 à 20 % sur certaines productions céréalières dans les scénarios les plus défavorables.

Cela se traduit par une inflation alimentaire mondiale pouvant aller de +10 à +50 %, selon l’intensité du choc, avec des effets négatifs particulièrement forts dans les pays importateurs nets comme la Tunisie. Pour le moment, les modèles de la FAO et de la Banque mondiale indiquent que la production mondiale reste globalement suffisante.

Le problème central n’est donc pas un manque absolu de nourriture, mais un déséquilibre d’accès, de prix et de distribution.

Cependant, si la théorie du Cygne noir nous apprend quelque chose, c’est que l’on peut très vite basculer dans un scénario extrême de rupture prolongée des flux commerciaux et énergétiques, où des crises alimentaires locales ou régionales graves peuvent apparaître. Au fond, il ne tient qu’au duo américano-israélien de reprendre les hostilités pour pouvoir assister à cela.

Et la Tunisie dans tout ça ?

Je ne vais pas tourner autour du pot : nous sommes dans le pétrin. La Tunisie est un pays structurellement très vulnérable aux chocs énergétiques et agricoles, car elle importe environ 65 % de son énergie, avec un déficit énergétique d’environ 6,3 millions de tonnes d’équivalent pétrole (1 Mtep équivaut environ à 7,3 à 7,4 millions de barils) en 2025, tandis que ses finances publiques sont très sensibles au prix du pétrole, chaque hausse de 1 $/baril coûtant environ 160 millions de dinars.

Malheureusement, les planificateurs du ministère des Finances (probablement sous pression du politique), et ce malgré les tensions géopolitiques claires depuis juin 2025, ont construit notre dernier budget autour d’hypothèses proches des 63$/baril, ce qui rend un baril à 90-110 $ extrêmement couteux pour le déficit et les subventions publiques déjà à bout de souffle. Or, comme le dit souvent l’économiste Charles Gave cité plus haut : «l’économie n’est que de l’énergie transformée». Dans quel état serait l’économie tunisienne si cette énergie coûte de 50 à 83 % plus cher, ou pire encore, si nous n’en avons plus ?

Sur le plan agricole, le pays est également fortement dépendant des importations d’engrais azotés et potassiques, ce qui le rend exposé aux hausses mondiales liées à l’énergie et aux perturbations logistiques.

Au niveau de nos fournisseurs, les principaux partenaires sont concentrés autour de quelques pôles dominants, avec donc une forte dépendance structurelle, surtout pour l’énergie.

En effet, la Tunisie est un importateur net de pétrole et de gaz naturel, et ses principaux fournisseurs sont d’abord les pays de l’UE, notamment l’Italie et la France via les produits raffinés et carburants, mais surtout l’Algérie, qui fournit l’essentiel du gaz naturel via gazoduc et représente un partenaire stratégique quasi incontournable pour le pays. Ces importations d’énergie représentent déjà une part majeure du déficit commercial tunisien et expliquent la forte sensibilité du budget aux prix du baril et du gaz.

Pour les engrais et produits agricoles stratégiques, la dépendance est plus mondiale et diversifiée, ce qui peut être à la fois une malédiction et une bénédiction. Dans les faits, nous importons l’essentiel des engrais azotés et complexes depuis des fournisseurs internationaux comme la Russie, l’UE (notamment l’Allemagne et les Pays-Bas), et, vous le voyez venir, les pays du Golfe (Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). Cette structure signifie que la Tunisie n’a pas de fournisseur unique mais dépend d’un marché global et volatil, où les volumes sont souvent redirigés vers les acheteurs les plus solvables en période de tension, nous y reviendrons.

Quels sont les potentiels scénarios pour le pays ?

Dans une autre vie, mon quotidien se résumait à produire des scénarios de probabilité et des plans d’actions politiques, juridiques et logistiques pour chaque scénario. Sans réutiliser la méthodologie apprise dans ce contexte, je vais m’amuser ici à élaborer trois scénarios que je considère plausibles.

De fait, puisque ceci demeure un article d’opinion, la répartition des probabilités que vous verrez est une appréciation qualitative issue d’une lecture combinée des modèles de risque macroéconomique, des analyses d’organisations internationales (FAO, Banque mondiale, IEA) et de la logique de propagation des chocs sur les marchés énergétiques et agricoles, plutôt qu’un calcul statistique strict. Dit autrement, elle repose sur la fréquence observée des chocs comparables, leur intensité historique et la capacité des chaînes d’approvisionnement à absorber les perturbations.

En intégrant les dynamiques énergie–engrais–commerce, les scénarios pour la Tunisie peuvent être structurés de manière graduelle jusqu’à un scénario «noir» de rupture, relevant de la logique du Cygne noir au sens de Taleb.

* Dans le scénario central, et si cette «drôle de guerre», entendue comme un cessez-le-feu sur le fil du rasoir et un trafic maritime dans le détroit d’Hormuz à la merci d’un tweet ou d’un malentendu, j’estime ce dernier avec une probabilité d’occurrence de l’ordre de 60 %. Dans ce cas, la Tunisie vivrait des flux d’importation fonctionnels mais coûteux, avec des hausses du prix de l’énergie et des engrais de l’ordre de +30 à +50 %, une inflation alimentaire de +10 à +20 %, une pression budgétaire accrue mais encore gérable via subventions et arbitrages, ainsi qu’une probable intervention (d’une manière ou d’une autre) du FMI, le pays ne pouvant plus compter sur la solidarité arabe des pays du CCG, occupés à fouetter d’autres chats.

* Dans le scénario de stress accru, estimé à 20 %, les tensions sur les marchés internationaux augmentent sans pour autant déboucher sur une confrontation de haute intensité. Celles-ci entraîneraient des retards et des réductions de volumes disponibles pour les pays à faible pouvoir d’achat, ce qui peut provoquer des hausses de +50 à +80 % sur certains intrants (engrais, diesel agricole), une baisse des rendements agricoles de 10 à 15 %, et une inflation alimentaire de 20 à 35 %, avec des épisodes de pénuries locales de courte durée et une dépendance accrue aux importations céréalières.

* Enfin, le scénario noir, estimé également à 20 %, verrait les attaques de Washington et Tel-Aviv reprendre, visant tout ce qui permet de faire fonctionner un État en Iran. En représailles, les Iraniens pourraient détruire l’ensemble des raffineries, usines de désalinisation d’eau de mer et autres infrastructures essentielles à la production d’énergie et d’engrais des pays du CCG.

Dans un tel scénario, le marché serait caractérisé par des perturbations majeures des chaînes logistiques internationales, avec un blocage durable des routes maritimes, une crise énergétique prolongée sans précédent, une rationalisation des exportations (chacun pour soi et Dieu pour tous, j’en veux pour preuve l’épisode des masques pendant la pandémie de Covid-19) et une priorisation des grands importateurs (l’Asie en tête de proue).

La Tunisie pourrait alors faire face à des interruptions de ses importations d’énergie et d’engrais, une chute des rendements agricoles pouvant atteindre –15 à –20 %, et une inflation alimentaire supérieure à +40 %, créant des risques de crises alimentaires, notamment pour les ménages les plus vulnérables, des épisodes de rationnement implicite prolongée et une forte instabilité des prix, sans pour autant, je l’espère, signifier une pénurie alimentaire généralisée.

Que faire tant qu’on peut encore agir ?

Dans tous les cas de figure, Cygne noir ou non, la Tunisie doit trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en énergie et en engrais. Déformation professionnelle oblige, cette partie sera rédigée comme un mini «Policy Paper» sommaire qui détaille quoi faire pour éviter le pire.

Dans un cadre de stress systémique prolongé des marchés énergétiques et agricoles, et donc de l’économie, la Tunisie doit raisonner en scénarios et non en partenaires fixes, car les équilibres commerciaux deviennent beaucoup plus volatils.

Ainsi, dans un scénario de tension durable, l’Europe, principal débouché historique des exportations tunisiennes (textile, composants, agroalimentaire) et fournisseur clé d’énergie raffinée et d’intrants, serait fortement fragilisée par ses propres coûts énergétiques élevés, ce qui réduirait sa demande importatrice, augmenterait ses prix domestiques et, par mécanisme de rationnement possible, réduirait sa capacité d’exportation. Ceci rendrait simultanément plus difficile pour la Tunisie d’y exporter et d’en importer à des conditions soutenables. Il faudra alors se tourner, comme le faisait Bourguiba à son époque, à la fois vers l’Est et vers l’Ouest. Je m’explique.

Sur le plan opérationnel, une stratégie de résilience doit être séquencée :

La phase 1 (court terme) consiste en la sécurisation des flux critiques par des accords bilatéraux hors marché spot avec l’Algérie (gazoduc et électricité, qui couvre déjà l’essentiel du gaz tunisien) et la Libye pour le pétrole brut, avec un travail sur la stabilisation logistique.

Ensuite, l’État devrait constituer des stocks stratégiques couvrant au minimum 90 à 180 jours de consommation énergétique, et imaginer des mécanismes de swap énergie contre services et biens de consommation. L’objectif étant de ne pas vivre un blackout énergétique, un effondrement économique et une crise alimentaire, en réduisant la dépendance aux marchés européens de produits raffinés, qui seront de plus en plus volatils, chers et rationnés en période de stress global.

La phase 2 (moyen terme) consiste en une restructuration industrielle interne. La Tunisie dispose d’un avantage critique sous-exploité : le phosphate, avec les 8e à 10e réserves mondiales selon les estimations géologiques. L’objectif stratégique est de transformer ce stock en souveraineté agricole via une montée en gamme de la production d’engrais (urée, DAP, ammonitrates).

Je ne réinvente pas la roue en disant cela, mais aujourd’hui, il n’est plus seulement question d’une capacité insuffisante pour couvrir la demande interne. Le risque est de ne même plus pouvoir s’en procurer sur les marchés internationaux. Un programme d’investissement ciblé visant une augmentation de production de l’ordre de +30 à +50 % permettrait de réduire fortement l’exposition aux marchés internationaux et surtout dans la valorisation industrielle du phosphate tunisien pour accroître fortement la production nationale d’engrais, afin de transformer un avantage géologique en levier de souveraineté alimentaire.

En parallèle, modernisation du raffinage pour augmenter le taux de conversion locale, visant réduction des importations de diesel et kérosène raffinés, qui sont les segments les plus volatils avec des hausses de prix observées pouvant dépasser +80 % en situation de stress.

La phase 3 (moyen/long terme) verrait une reconfiguration des partenariats stratégiques vers des pôles exportateurs de ressources primaires. Dans ce cadre, trois zones sont structurellement pertinentes :

– Russie : acteur majeur mondial avec une volonté de vendre son énergie boudée, pour l’instant, par les Européens. Opportunité intéressante de renforcer les liens avec Moscou à prix discount. Risque géopolitique important, notamment en raison des frappes ukrainiennes sur les infrastructures d’exportation russes en mer Noire, phénomène susceptible de se reproduire si le conflit persiste et de s’intensifier si les dynamiques militaires évoluent défavorablement pour les ukrainiens qui peuvent la jouer à l’iranienne en recourant davantage à la guerre asymétrique. La limite des sanctions internationales est également à prendre en compte. Tunis jouit d’une bonne relation avec Moscou, profitons-en.

– Amérique du Nord (États-Unis + Canada) : premier ensemble énergétique mondial, avec les États-Unis comme premier producteur de pétrole et de gaz, actuellement en bonne capacité d’exportation. Washington est notre allié de longue date et nous avons la chance d’y avoir beaucoup d’amis. Le Canada, avec ses 170 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole et son leadership mondial en potasse, représentant plus de 30 % des réserves connues, est le partenaire idéal pour la Tunisie.

– Canada spécifiquement : Dans ce contexte, le Canada apparaît comme un partenaire structurel particulièrement intéressant pour la Tunisie en raison de sa stratégie active de diversification des débouchés hors du voisin américain, de sa richesse en matières premières et de la complémentarité potentielle avec les besoins tunisiens en énergie et en intrants agricoles, ce qui justifierait une intensification des liens économiques et logistiques entre Tunis et Ottawa dans une logique de sécurisation à long terme des chaînes d’approvisionnement.

Au-delà des intérêts convergents, nous avons la chance d’avoir un ambassadeur de Tunisie au Canada, S.E. Lassaad Boutara, éminemment compétent et qui comprend très bien cette dynamique et le potentiel extraordinaire d’un renforcement des relations commerciales en matière d’énergie et d’engrais entre les deux pays. Ceci est également valable dans l’autre sens. L’ambassadeur du Canada en Tunisie, S.E. Alexandre Bilodeau, est un fin connaisseur de la région et des domaines de coopération et d’intérêts mutuels entre les deux pays. Tunis doit donc donner les moyens de réussir à ses missions et les autoriser à faire pleinement leur boulot.

En somme, la stratégie optimale pour la Tunisie n’est pas la diversification générale, mais une hiérarchisation stricte des dépendances. Court terme (Algérie/Libye pour la sécurité énergétique), moyen terme (industrialisation du phosphate pour sécuriser les engrais et raffinage), long terme (ancrage dans des pôles exportateurs de ressources stables comme le Canada), avec pour objectif macro final de réduire la sensibilité du budget au pétrole et de sécuriser l’offre agricole nationale face aux chocs de prix internationaux

Conclusion

Comprenez-moi bien, ce que décrit cet article n’est pas seulement une succession de chocs énergétiques, de tensions sur les engrais ou de scénarios géopolitiques plus ou moins probables, c’est la mise en évidence d’un système mondial devenu structurellement instable, où des économies fortement interconnectées fonctionnent en flux tendu et absorbent de moins en moins bien les ruptures. Dans ce cadre, les prix de l’énergie, la disponibilité des intrants agricoles et la fluidité logistique cessent d’être des variables techniques pour devenir des variables systémiques, capables de reconfigurer en quelques semaines des équilibres économiques nationaux entiers.

Le raisonnement mobilisé ici s’inscrit explicitement dans la logique du Cygne noir de Taleb, c’est-à-dire des événements rares, hautement improbables en apparence, mais aux conséquences disproportionnées lorsqu’ils surviennent. Cette approche rompt avec les modèles classiques de distribution en cloche et s’appuie au contraire sur des distributions à «fat tails », où les événements extrêmes ne sont pas des anomalies négligeables mais des composantes structurelles du risque.

Autrement dit, l’erreur fondamentale des modèles traditionnels n’est pas seulement de mal prédire, mais de sous-estimer systématiquement l’ampleur des extrêmes. C’est précisément cette correction de perspective qui permet de passer d’une lecture linéaire du monde à une lecture non-linéaire, où les ruptures deviennent statistiquement rares mais systématiquement possibles.

Pour la Tunisie, l’enjeu est encore plus aigu car elle se situe à l’intersection directe de ces vulnérabilités. Avec une énergie importée, des engrais importés, et une forte exposition aux marchés alimentaires mondiaux, le pays navigue en eaux troubles, tant les chocs externes ne sont pas amortis, mais transmis quasi intégralement au budget, aux ménages et à la production économiques et agricoles.

Les scénarios évoqués plus haut ne diffèrent pas tant par leur nature que par leur intensité, mais tous convergent vers la même réalité qui veut que la contrainte principale ne soit pas l’absence globale de ressources, mais la compétition pour y accéder dans un monde où les chaînes d’approvisionnement deviennent plus fragiles et hiérarchisées.

Dans ce contexte, penser en termes de Cygne noir n’est pas un exercice théorique, mais une méthode de prévention. Il ne s’agit pas de prédire l’imprévisible, ce qui est contradictoire par définition, mais d’intégrer explicitement l’existence de scénarios extrêmes dans la planification économique et stratégique. C’est précisément cette bascule intellectuelle qui accepte que les extrêmes dominent parfois la moyenne, couplé à la capacité des décideurs de «penser l’impensable» comme le disait l’expert Guillaume Callonico, dans son livre ‘‘Don’t look East; le réveil géopolitique de la finance’’, qui permet de passer d’une logique de prévision fragile à une logique de résilience robuste.

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir si un choc viendra, mais dans quelle mesure il sera absorbable lorsqu’il surviendra. Et dans un monde où l’exception tend à devenir structurelle, la véritable variable stratégique n’est plus la croissance seule, mais la robustesse des systèmes qui la rendent possible.

* Doctorant en sciences politiques et affaires publiques et internationales.

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Bizerte accueille des hommes d’affaires roumains

29. April 2026 um 08:36

En marge du Forum tuniso-roumain tenu le 17 avril 2026 à Tunis, une délégation multisectorielle roumaine conduite par Iuliu Stocklosa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, a effectué, le 28 avril, une visite de travail au gouvernorat de Bizerte. Cette visite a concerné deux sites industriels majeurs : Menzel Bourguiba ainsi que le Technopole de Bizerte.

Lotfi Sahli

Proposé par Conect International et organisé par Conect Bizerte, cet événement a réuni plusieurs acteurs institutionnels et économiques de la région. Y ont notamment pris part la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, l’APII Bizerte, le Bureau régional des ingénieurs de Bizerte, le Parc des activités économiques de Bizerte ainsi que le Pôle de compétitivité de Bizerte.

La tournée a débuté par une réunion de présentation au sein de l’usine de Sacem à laquelle ont participé les membres de la délégation roumaine et ceux du bureau régional de Conect Bizerte. La rencontre a été suivie d’une visite guidée des différents départements techniques de cette unité spécialisée dans la fabrication de transformateurs de diverses puissances. À cette occasion, les responsables techniques ont apporté des éclaircissements et répondu aux questions des membres de la délégation.

Le potentiel économique de la région

Les membres de la délégation se sont particulièrement intéressés à l’organisation interne ainsi qu’aux processus de certification de l’entreprise. Ils ont également exprimé leur satisfaction face à l’ampleur de sa présence à l’export, la société commercialisant ses produits dans de nombreux pays arabes et africains, y compris pour des équipements de forte puissance.

La deuxième visite s’est déroulée au sein de l’entreprise Topeka implantée au Parc des activités économiques de Menzel Bourguiba, spécialisée dans le tissage et la teinture du coton destiné à l’exportation, avec, en phase finale ultérieure, la confection de sous-vêtements.

Le deuxième volet de la journée s’est tenu au siège du Pôle de compétitivité de Bizerte, à Menzel Abderrahmane, où un accueil chaleureux a été réservé à l’ensemble des invités. Cette réception a contribué à instaurer une atmosphère sereine, malgré l’indisponibilité du directeur général du pôle de compétitivité retenu à Tunis pour des obligations professionnelles.

Une vidéo mettant en avant le potentiel économique de la région de Bizerte, réalisée par les représentants de l’Ordre des ingénieurs de Bizerte, a été projetée à l’attention des participants. Elle a été suivie d’une intervention présentant la réalité et les perspectives du Pôle de compétitivité de Bizerte, exposées par l’une de ses responsables.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est a, pour sa part, passé en revue les relations avec la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, soulignant la volonté de concrétiser et de consolider les acquis précédemment établis.

Enfin, la parole a été donnée à deux start-up actives au technopole, Kitilix et Metam, qui ont présenté leurs activités et leurs projets.

Pont entre l’Europe et l’Afrique

En marge du déjeuner-buffet offert en l’honneur des participants, des rencontres B2B ont été organisées entre les opérateurs tunisiens présents et les membres de la délégation roumaine. Les échanges se sont déroulés sur la base d’un répertoire de spécialités préétabli, permettant à chaque participant d’identifier et de rencontrer les interlocuteurs correspondant à ses domaines d’intérêt.

La dernière étape de la journée s’est achevée par une visite du technopôle d’El Azib, où la délégation s’est rendue auprès de Selt Marine Group, une multinationale à la pointe de la technologie, spécialisée dans la transformation d’algues locales et importées en nutriments en poudre, utilisés notamment dans l’industrie agroalimentaire (yaourts, fromages, etc.).

La visite s’est poursuivie au sein de Bizerta Agri Industry, spécialisée dans la production de l’huile d’olive haut de gamme Oilyssa, où une dégustation a été offerte à l’ensemble des invités.

Interrogé sur son appréciation de la visite, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest a déclaré être fortement impressionné par les échanges et les découvertes effectués. Il a également estimé que les relations tuniso-roumaines pourraient constituer un véritable pont entre l’Europe et l’Afrique.

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Les États-Unis vont lancer des passeports à l’effigie de Trump

29. April 2026 um 09:41
Le département d’État américain a annoncé mardi qu’il produirait un nombre limité de passeports commémoratifs portant un portrait de Donald Trump, dernier exemple en date de la pratique consistant pour l’administration à apposer l’image ou le nom du président sur des biens officiels. Les passeports seront délivrés dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire […]

L’ex-directeur du FBI Comey accusé d’avoir menacé la vie de Trump

29. April 2026 um 09:37
L’ex-directeur du FBI James Comey, cible désignée de la vindicte de Donald Trump, a été de nouveau inculpé mardi, cette fois pour avoir menacé « la vie et l’intégrité physique » du président américain, selon l’accusation. James Comey, 65 ans, est visé par deux chefs d’accusation délivrés par un jury de Caroline du Nord (sud-est) pour une […]

Pétrole : Les Emirats annoncent leur retrait surprise de l’Opep

29. April 2026 um 09:35
Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi leur retrait surprise de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au nom de « l’intérêt national », marquant un revers pour l’alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Le pays du Golfe, qui figure parmi les plus grands producteurs au monde, quittera le groupe mené par Ryad et […]

Liban : Hezbollah se prépare à activer la tactique guerrière des « escadrons des martyrs »

29. April 2026 um 09:33
Face à l’escalade militaire israélienne en cours au Sud-Liban, malgré la prolongation du cessez-le-feu entre le Liban et Israël, le Hezbollah se prépare à recourir à des tactiques anciennes et nouvelles, notamment l’activation d’« escadrons de martyrs ». Cette information a été confirmée à Al Jazeera par un commandant militaire de Hezbollah, qui a déclaré […]

Les agences de renseignement US examinent comment l’Iran réagirait si Trump déclarait la victoire dans la guerre

29. April 2026 um 09:32
Les agences de renseignement américaines étudient la réaction de l’Iran si le président Donald Trump déclarait unilatéralement la victoire dans la guerre qui dure depuis deux mois, a fait des milliers de morts et est devenue un handicap politique pour la Maison Blanche, ont déclaré deux responsables américains et une personne au fait du dossier. […]

Washington examine une proposition iranienne pour sortir de l’impasse

29. April 2026 um 09:29
La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l’Iran pour débloquer le détroit d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n’étaient plus en mesure de « dicter » leur politique à d’autres pays. « Nous ne considérons pas la guerre comme terminée », a lancé à […]

La transition énergétique, un pilier de la souveraineté nationale

29. April 2026 um 08:58
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé lors de la séance plénière consacrée à l’examen des projets de lois relatifs aux accords de concessions pour la production d’électricité à partir de l’énergie photovoltaïque que ces accords s’inscrivent dans le cadre d’un choix économique et stratégique visant à soutenir la transition […]

Imed Boukhris planche sur les Z.I de Cherguia et Khaireddine

29. April 2026 um 08:57
Une séance de travail s’est tenue, mardi, au siège du gouvernorat de Tunis, consacrée au suivi de la situation des deux zones industrielles de la Charguia et de Kheireddine à la Goulette (banlieue nord de la capitale). Selon un communiqué publié cet après-midi, la séance présidée par le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris en présence d’un groupe […]

Majoration des salaires et des pensions : huit décrets en prépa.

29. April 2026 um 08:57
Le conseil des ministres, réuni mardi au palais du gouvernement à La Kasbah sur instructions du président Kaïs Saïed, a examiné huit décrets réglementaires portant augmentation des salaires, des traitements et des pensions de retraite pour les années 2026, 2027 et 2028, couvrant à la fois les secteurs public et privé.Ces textes visent à renforcer le […]

Accord de coopération industrielle entre l’APII et l’ANAPI

29. April 2026 um 08:54
L’Agence nationale de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) a finalisé un projet d’accord avec l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) de la République démocratique du Congo (RDC), visant à développer le partenariat économique entre les deux pays, a indiqué la Directrice générale adjointe à l’APII, Manel Rouis.« Nous travaillons, depuis des mois,  sur […]

Démantèlement d’un réseau international de trafic de drogue

29. April 2026 um 08:54
Les agents de la sous-direction de lutte contre les stupéfiants relevant de la police judiciaire du Kram ont réussi à démanteler un réseau international de trafic de drogue opérant entre un pays européen, la cité Ettadhamen, Ben Arous et Sousse. Selon les informations disponibles à Mosaique fm, les enquêteurs ont été alertés suite à des […]

Les 5 conventions du solaire pour 1,6 Mds DT adoptées

29. April 2026 um 08:54
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, au cours d’une séance plénière, cinq projets de loi portant approbation de conventions de concession pour la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques dans les différents gouvernorats du pays.Ces projets s’inscrivent dans le cadre de l’orientation de l’État vers le renforcement de la transition énergétique et […]

Tunisie: vers une revalorisation des salaires dans les secteurs public et privé

29. April 2026 um 09:26

La présidence du gouvernement a annoncé, à l’issue d’un Conseil des ministres, une série de mesures liées au cadre réglementaire de la revalorisation des salaires dans les secteurs public et privé. D’après communiqué, cette réunion vient couronner une série de rencontres tenues afin de mettre en œuvre les dispositions de l’article 15 de la loi de finances en vigueur.

Ce dispositif prévoit une augmentation progressive des salaires et des pensions sur la période 2026-2028. L’objectif affiché est de consolider le rôle social de l’État, de soutenir le pouvoir d’achat et d’améliorer les conditions de vie des citoyens, qu’ils soient en activité ou à la retraite.

La revalorisation concerne un large éventail de bénéficiaires, incluant les agents de la fonction publique, les collectivités locales, les établissements publics à caractère administratif, les entreprises publiques ainsi que les acteurs du secteur privé. Les retraités sont également concernés à travers une révision de leurs pensions.

Lors de ce Conseil, 8 projets de décrets ont été examinés: 4 ,portant sur le secteur public et 4 autres sur le secteur privé.

En conclusion, la cheffe du gouvernement a réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre sa politique sociale, conformément aux orientations présidentielles. Elle a également souligné la poursuite des efforts visant à surmonter les défis économiques et sociaux, tout en accélérant la mise en œuvre de projets répondant aux attentes des Tunisiens et favorisant davantage de justice sociale et de qualité de vie.

 

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