Les prévenus de l’affaire de l’Association terre d’asile Tunisie ont été libérés tard dans la nuit du lundi au mardi suite à leur condamnation à deux ans de prison assortis d’un sursis.
Cette décision met fin à une période de détention marquée par une forte mobilisation de la société civile, alors que la question du caractère arbitraire des poursuites reste au cœur des débats des associations qui appellent à l’annulation des condamnations et des poursuites dans cette affaire.
« Et aujourd’hui, on respire. Après des mois d’angoisse, de pression et d’injustice, ces libérations sont une victoire du courage, du soutien collectif et de la solidarité qui n’a jamais faibli », a notamment commenté le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie qui affirme se réjouir de cette décision.
La même source considère toutefois que deux ans avec sursis, « ce n’est pas la justice. C’est une liberté conditionnée, une épée de Damoclès ».
Plusieurs autres associations et militants ont exprimé leur joie de voir les responsables de Tunisie terre d’asile quitter la prison mais pensent eux aussi que ce verdict, « bien qu’il mette fin à l’incarcération immédiate, maintient une pression judiciaire sur les concernés ».
Y. N.
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