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Heute — 09. April 2026Haupt-Feeds

Le 9 avril 1938 : Quand les tunisiens tracèrent de leur sang la route de la liberté

09. April 2026 um 11:09

Il est des dates que le temps ne saurait effacer. Elles demeurent gravées dans la mémoire des peuples comme des braises que nul vent n’éteint. Le 9 avril 1938 est de celles-là. Ce jour-là, la Tunisie ne fut plus seulement une terre soumise ; elle devint une voix ardente et irrépressible, qui jaillit des entrailles […]

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Utique: journée de volontariat pour le nettoyage et l’entretien du site archéologique

09. April 2026 um 10:34

Dans le cadre des efforts conjoints visant à valoriser les sites archéologiques, à les préserver et à ancrer la conscience collective sur l’importance du patrimoine en tant que pilier de l’identité nationale, l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) organise, ce jeudi 9 avril 2026, une journée de volontariat pour […]

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Mahdia-meurtre lié à des fouilles clandestines: huit suspects arrêtés

09. April 2026 um 10:27

Le parquet près le tribunal de première instance de Mahdia a ouvert une information judiciaire contre huit personnes placées en garde à vue, pour homicide volontaire avec préméditation, ainsi que pour constitution d’une entente en vue de fouilles illégales à la recherche d’antiquités, a indiqué le porte-parole du tribunal, Walid Chotrbi, à Mosaïque FM. Selon […]

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Fête des Martyrs: accès gratuit aux musées et sites archéologiques

09. April 2026 um 10:23

L’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle a rappelé que l’accès est gratuit, ce jeudi 9 avril 2026, à l’ensemble des sites archéologiques, monuments historiques et musées ouverts relevant de sa tutelle, à l’occasion de la Fête des Martyrs. Cette mesure concerne les citoyens tunisiens ainsi que les étrangers titulaires d’une […]

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Fermeture temporaire du zoo du Belvédère: après les travaux de maintenance, les tarifs d’entrée resteront inchangés

09. April 2026 um 10:21

Le directeur de l’Hygiène et de la Protection de l’Environnement à la municipalité de Tunis, Omar Neïfer, a rappelé ce jeudi 9 avril 2026 que le zoo du Belvédère fermera ses portes pendant un mois, du 13 avril au 14 mai prochain. Lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Youm Saïd » sur les ondes […]

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Liban : deuil national après des frappes meurtrières ayant fait des centaines de victimes civiles

09. April 2026 um 10:19

Le gouvernement libanais a annoncé un deuil national ce jeudi 9 avril 2026 en hommage aux victimes des attaques de l’entité sioniste qui ont touché des centaines de civils innocents. Il a précisé que les administrations publiques, les institutions et les municipalités seront fermées, que les drapeaux seront mis en berne et que les programmes […]

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Liban: Un bilan humain lourd des frappes israéliennes, plus de 200 morts et 1000 blessés en une journée

09. April 2026 um 11:15

Lire plus tardSelon Rakan Nassereldine, le ministre libanais de la Santé, les frappes israéliennes massives au Liban ont fait mercredi 203 morts dont quatre soldats libanais et plus de 1000 blessés dont plusieurs enfants. Le Liban a décrété une journée de deuil national ce jeudi après une série de frappes israéliennes      

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OCDE: Les perspectives de croissance économique sont mises à mal à l’échelle mondiale

09. April 2026 um 10:59

Lire plus tardSelon un nouveau rapport de l’OCDE, les perspectives de croissance économique sont mises à mal à l’échelle mondiale, compte tenu de l’incertitude à court terme liée aux tensions géopolitiques ainsi que des problèmes à long terme posés par la faible croissance de la productivité, l’atonie de l’investissement et de la dynamique des entreprises, […]

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L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine

09. April 2026 um 10:30

Il est des guerres qui rasent des villes. Et il en est d’autres – comme celle que les Etats-Unis et Israël viennent de livrer à l’Iran – qui rasent des hiérarchies. En quelques semaines, cette guerre a pulvérisé l’illusion la plus tenace du XXIe siècle, celle d’une Amérique encore capable de dicter seule ce qui est permis, puni ou toléré. Ce qui s’est joué n’est pas une simple bataille de plus au Moyen-Orient. C’est la fin d’une ère.

Yahya Ould Amar *

Cette guerre a certes ravagé des infrastructures, bouleversé les flux énergétiques et mis en tension tout le Moyen-Orient et l’économie à l’échelle du globe, mais elle a révélé la distribution réelle de la puissance dans cette partie du monde.

Les gagnants ne sont pas ceux que l’on désigne spontanément. Les perdants non plus. Car, dans les guerres modernes, le vainqueur n’est pas celui qui frappe le plus fort, mais celui qui modifie à son avantage la perception du possible, du durable et du coûteux. La victoire n’y est pas seulement militaire. Elle est politique, psychologique et civilisationnelle.

Le premier gagnant

Le premier gagnant est l’Iran – même s’il a payé un prix élevé. Une puissance ne se juge pas seulement à l’étendue des destructions subies, mais à sa capacité à empêcher l’adversaire d’atteindre ses objectifs. Or les objectifs américains n’étaient pas seulement de punir l’Iran. Ils étaient principalement de le faire plier au dictat des Etats-Unis, de reprendre la maîtrise du détroit d’Ormuz, de protéger sans faille ses alliés, d’imposer à Téhéran une capitulation stratégique.

Rien de cela n’a été obtenu. Le cessez-le-feu lui-même a été suspendu à la réouverture du détroit par l’Iran – il avait toujours été ouvert gratuitement à la navigation avant les hostilités – et les discussions ont fait émerger jusqu’à l’acceptation de la question de compensations et de frais de passage pour les réparations des préjudices subis par l’Iran, signe qu’Ormuz n’est pas redevenu un espace organisé par Washington, mais un levier dont Téhéran demeure le seul vrai arbitre.

C’est là le fait majeur. L’Iran confirme qu’une puissance sous sanctions, isolée, visée depuis près d’un demi-siècle par une pression militaire, financière et diplomatique continue, peut encore faire échec à l’entreprise américaine de domination régionale. Il démontre qu’à l’âge des missiles, des drones, des capacités de déni d’accès et de la vulnérabilité des routes énergétiques, la supériorité technologique ne suffit plus à produire la soumission politique. Il suffit de tenir, de durer, d’absorber le choc et de rendre le coût de la victoire adverse supérieur à ses bénéfices. C’est une nouvelle dissuasion qui n’est pas celle des puissants. C’est celle du faible qui a compris que, à l’âge des drones et des missiles hypersoniques, tenir suffit parfois à vaincre.

Sun Tzu l’avait déjà murmuré il y a vingt-cinq siècles : «La victoire suprême est de briser la volonté de l’ennemi sans combattre». L’Iran n’a pas brisé l’Amérique, il a simplement montré qu’elle pouvait être contrainte. Et cela change tout.

La leçon dépasse l’Iran. Elle concerne tous les États qui observent le système international se transformer. La force n’y disparaît pas, elle change de rendement. Elle détruit encore, mais elle convainc moins, elle ouvre des fronts qu’elle ne referme pas.

Le second gagnant

Le second gagnant est Israël, l’initiateur de cette guerre. Vu de Jérusalem, le résultat stratégique de celle-ci est limpide. Israël n’a jamais recherché seulement des trêves. Il a recherché une architecture régionale dans laquelle son utilité sécuritaire deviendrait indispensable aux monarchies arabes et, pourquoi pas au-delà, à une partie du monde sunnite. Or les frappes iraniennes contre des sites du Golfe et l’incapacité du parapluie américain à garantir une invulnérabilité réelle produisent exactement cet effet.

Cette dynamique ne relève pas uniquement du calcul stratégique. Elle s’inscrit aussi dans une vision du monde où la menace iranienne est érigée en péril existentiel. Depuis des décennies, Benjamin Netanyahu porte cette lecture et n’a cessé d’en convaincre Washington, jusqu’à peser décisivement dans l’engagement américain. Cette vision trouve un écho puissant aux États-Unis auprès des milieux évangélistes, pour lesquels le destin d’Israël s’inscrit dans une lecture quasi prophétique de l’histoire.

Entre stratégie, croyance et projection, la guerre s’est aussi jouée dans cet espace où l’irrationalité se mêle à la conviction.

La nouveauté n’est donc pas seulement militaire, elle est psychologique. Pendant des années, les monarchies ont cru acheter la sécurité en important des armes, en finançant des partenariats occidentaux et en s’abritant sous la bannière américaine. Cette guerre leur révèle qu’on peut acheter des systèmes d’armement sophistiqués, mais on n’achète ni la décision politique de se battre jusqu’au bout pour vous, ni la certitude d’un ciel hermétique.

Entre la richesse et la sécurité, il y a un vide que les gros contrats d’armements et les investissements des recettes pétrolières des monarchies dans l’économie américaine ne comblent pas.

Israël, lui, vend moins une promesse qu’une compétence sur la défense antimissile, le renseignement, la guerre électronique, les frappes préventives, la profondeur stratégique partagée avec les monarchies. Dans le nouvel imaginaire sécuritaire de celles-ci, cela compte davantage que les déclarations solennelles de Washington.

Cette angoisse sécuritaire rencontre un vieux soubassement historique. Dans l’imaginaire politique du Golfe, la rivalité avec la puissance perse n’est jamais tout à fait dissociable de la vieille fracture entre univers chiite et monde sunnite – la guerre Iran/Irak en est un exemple.

Le premier perdant

Les États-Unis, eux, sortent de cette séquence comme le premier grand perdant. Ils ont perdu sur le terrain de la dissuasion. Une puissance dissuade lorsqu’elle persuade l’adversaire que résister est inutile. Or l’Iran a résisté. Il a encaissé, répliqué, tenu le verrou d’Ormuz et imposé la perspective d’une guerre longue, coûteuse, politiquement corrosive.

À partir de là, l’Amérique a cessé d’être une puissance qui impose pour redevenir une puissance qui menace puis négocie.

Le recours à une médiation extérieure, en l’occurrence pakistanaise, dit beaucoup. On n’est plus dans l’âge du commandement, on entre dans celui des transactions sous contrainte.

Les États-Unis ont perdu aussi sur le terrain du leadership. Cette guerre le montre avec force en rappelant la dévaluation ancienne de la parole américaine, de la rupture de tous les traités avec les nations amérindiennes aux retraits contemporains d’accords majeurs, qu’il s’agisse du traité sur les missiles antibalistiques, de l’accord nucléaire iranien, du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, de l’accord de Paris ou d’autres encore.

Une puissance qui fait de l’engagement une option finit par transformer sa propre signature en instrument provisoire. Or une signature provisoire ne fonde aucun ordre international. Elle produit de la méfiance, puis de la distance, puis des stratégies de contournement. C’est ainsi que les empires cessent d’être des centres de gravité pour devenir des facteurs d’incertitude.

Aujourd’hui, l’Amérique populiste a accentué dans l’arrogance ce constat, elle ne structure plus l’ordre international, elle l’expose à l’aléa – devenant ainsi une puissance du désordre. Le leadership appartient à celui qui rétablit l’ordre et non le contraire.

Washington n’a pas seulement été incapable de rétablir à lui seul la liberté de navigation, demandant sans succès une aide des puissances alliées – on se rappelle des insultes proférées contre Macron après son refus d’envoyer la marine française dans le détroit d’Ormuz pour ne pas cautionner une guerre illégale.

Washington a dû également constater qu’au Conseil de sécurité, la volonté américaine ne suffisait plus, puisque la Russie et la Chine ont bloqué une résolution, tandis que d’autres acteurs se sont installés dans la médiation et la gestion de crise.

L’ordre international ne répond plus à une seule capitale. Il se fragmente autour de centres de décision concurrents.

À cela s’ajoute une défaite morale. Lorsqu’une grande puissance en vient à menacer l’anéantissement d’une civilisation, à banaliser l’idée de frapper des infrastructures civiles et à laisser prospérer une rhétorique d’éradication, elle détruit le socle de légitimité dont elle avait besoin pour se présenter comme gardienne d’un ordre mondial. La condamnation de ces menaces par des voix internationales de premier plan (à commencer par le Pape) a montré qu’une ligne rouge avait été franchie.

Une puissance qui prétend défendre le droit tout en parlant le langage de l’anéantissement ne fait plus peur seulement à ses ennemis. Elle inquiète le monde entier. Et ce que le monde a entendu du Président Trump, c’est la fin de l’Amérique comme référence éthique. Il ne reste plus qu’une superpuissance… imprévisible, et désormais dangereuse pour tous, y compris pour ses propres alliés.

Le second perdant

Les monarchies du Golfe, elles aussi, comptent parmi les perdants. Leur faiblesse n’est pas seulement militaire. Elle est structurelle. Elles ont découvert que des économies prospères, des infrastructures ultramodernes et des budgets de défense massifs ne suffisent pas à fabriquer une autonomie stratégique. Leurs ports, leurs installations énergétiques, leurs réseaux vitaux et jusqu’à leurs horizons urbains dépendent d’un environnement régional qu’elles ne contrôlent pas. Leur vulnérabilité n’est pas un accident de parcours. Elle tient à leur position même dans le système régional. Elles sont riches, mais exposées. Centrales pour les marchés, mais périphériques dans la décision stratégique. Redoutées pour leur influence financière, mais incapables d’imposer seules une dissuasion crédible à leurs frontières.

Les frappes ayant visé des infrastructures du Golfe (pétrolières, de dessalement d’eau de mer…)  l’ont rendu visible au grand jour. Sachant que le bombardement des installations nucléaires iraniennes par les Etats-Unis et Israël, pourra empoisonner tout le Golfe Persique avec des matériaux radioactifs. Cela mettrait instantanément hors service les usines de dessalement dans les monarchies qui fournissent 100 % de l’eau potable, même si ces usines peuvent éliminer les éléments radioactifs avec une efficacité de 90 %, mais les risques à long terme pour l’approvisionnement alimentaire (poissons) et les sédiments resteront radioactifs pendant au moins un siècle voire plus.

Les monarchies ne peuvent ni rompre avec Washington sans risque, ni continuer à s’en remettre exclusivement à lui sans naïveté. Elles ne peuvent pas davantage ignorer Israël, dès lors que la protection américaine a montré ses limites et que l’Iran s’est affirmé comme menace concrète pour leurs équilibres internes et leurs intérêts vitaux.

Ce que cette guerre installe, c’est moins une alliance sentimentale qu’une convergence de nécessité. Les monarchies du Golfe se rapprochent inexorablement d’Israël non parce qu’elles l’auraient soudainement souhaité, mais parce qu’elles ne peuvent plus penser leur sécurité comme avant.

La marge pour les monarchies est réduite, se soumettre à Israël ou à l’Iran qui était – pour sa survie – obligé de les bombarder.

Cette guerre leur a rappelé la loi implacable de l’histoire que la richesse sans puissance est une invitation au chantage. Et le chantage, Israël et l’Iran le maîtrisent à la perfection.

La fin du pouvoir d’organiser le monde

C’est pourquoi cette guerre marque un basculement. Le passage vers un ordre multipolaire est la traduction politique d’un ensemble de bouleversements déjà à l’œuvre comme la diffusion irréversible des capacités militaires de précision, la montée des puissances intermédiaires, l’érosion du leadership américain, le retour de la géographie contre les empires de projection, l’affaiblissement du monopole occidental sur les normes, la contestation croissante de la centralité du dollar, la fragmentation des chaînes logistiques.

La multipolarité ne signifie pas l’avènement d’un nouvel ordre stable. Elle signifie d’abord qu’aucune puissance ne peut plus convertir seule sa supériorité militaire en obéissance régionale durable. Elle signifie aussi que les médiations se diversifient, que les dépendances monétaires se relativisent, que les routes commerciales deviennent des instruments de négociation, et que la géographie reprend ses droits contre les empires de projection.

Aucune puissance, désormais, n’est assez forte pour organiser seule le monde. Plusieurs le sont assez pour empêcher les autres de l’organiser.

L’équilibre iranien-israélien au Moyen-Orient

Dans cette nouvelle configuration, un équilibre régional se dessine. D’un côté, l’Iran s’impose comme la puissance qui a opposé à l’hégémonie américaine une résistance suffisamment efficace pour imposer le respect de ses lignes rouges et porter à la table des discussions des exigences de non-agression, de compensation et de contrôle politique accru sur Ormuz. De l’autre, Israël consolide sa place comme pivot sécuritaire pour les monarchies du Golfe et, par extension, pour une partie du système sunnite.

Ce face-à-face n’est pas la paix. Mais c’est un équilibre. Or, dans l’histoire du Moyen-Orient, les équilibres comptent souvent davantage que les proclamations, parce que la stabilité n’y naît pas des discours, mais de l’acceptation contrainte, parfois tacite, d’un rapport de forces que nul ne peut abolir sans risquer l’embrasement général.

Paradoxalement, cet équilibre peut rouvrir l’espace d’un règlement de la question palestinienne. Non par générosité soudaine, mais par logique stratégique.

Les monarchies qui se rapprocheront davantage d’Israël auront besoin de présenter à leurs opinions publiques et au monde arabe un dividende politique, et aucun dividende n’est plus structurant que la perspective d’un règlement négocié de la question palestinienne. Car aucune architecture régionale ne sera durable si elle prétend intégrer Israël dans la sécurité du monde arabe tout en laissant en suspens la question qui structure depuis des décennies la conscience politique de la région.

Israël, de son côté, découvrira qu’une intégration régionale durable ne peut reposer sur la seule force militaire, surtout dans un environnement où la profondeur des menaces s’est élargie.

Quant à l’Iran, s’il veut convertir sa résilience en rang durable, il lui faudra montrer qu’il peut être autre chose qu’une puissance de perturbation, et que sa capacité d’empêchement peut aussi servir une stabilisation négociée.

Lorsque les rapports de force se clarifient, les guerres par procuration perdent une partie de leur utilité. Elles ne disparaissent pas par enchantement. Mais elles deviennent plus coûteuses politiquement pour des acteurs désormais contraints de composer dans un espace moins unipolaire, plus interdépendant, plus surveillé par les marchés, les opinions et les puissances rivales.

La vraie lecture de cette guerre est là. Elle ne consacre pas la toute-puissance d’un camp. Elle enterre une illusion. Celle d’une Amérique capable de punir sans limite, de protéger sans faille, de dicter les termes de l’ordre et de rester, malgré tout, le centre moral du système international. Cette illusion s’est brisée sur l’Iran. Et, dans le même mouvement, elle a rapproché Israël du cœur de la sécurité arabe.

Au terme de cette séquence, le bilan est net. L’Iran a gagné en statut et en respect. Israël a gagné en centralité stratégique. Les États-Unis ont perdu en dissuasion, en crédibilité et en autorité morale. Les monarchies du Golfe ont perdu leur dernière illusion d’invulnérabilité.

C’est ainsi que s’achèvent les cycles impériaux. Ils ne se ferment pas dans l’effacement de la puissance, mais dans son incapacité à produire de l’ordre. Les armes peuvent continuer de frapper, elles ne suffisent plus à convaincre, ni à soumettre, ni à stabiliser.

L’Amérique ne disparaît pas ; elle change de nature et glisse d’un centre organisateur vers une force de désordre qui dérègle ce qu’elle prétendait structurer. Car une puissance cesse de dominer lorsque se fissurent les garanties qui fondaient sa légitimité : la sécurité des routes maritimes, le respect du droit, la solidité de la parole donnée, la protection effective des alliés. À cet instant, elle ne façonne plus l’histoire ; elle y prend place, comme l’une de ces puissances qui ont perdu la capacité de l’organiser.

* Economiste, banquier et financier.

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L’hérédité et le destin: la part du biologique et la part du social

09. April 2026 um 11:00
L’hérédité et le destin: la part du biologique et la part du socialPar Zouhaïr Ben Amor Introduction: Qui sommes-nous vraiment? La question de l’hérédité et du destin traverse l’histoire humaine depuis l’Antiquité. Sommes-nous le produit de nos gènes ou celui de notre environnement? Sommes-nous gouvernés par une nature inscrite dans nos cellules, ou par une culture forgée par l’histoire, la famille, la société? Aujourd’hui, jamais la biologie n’a été aussi avancée — séquençage du génome, épigénétique, neurosciences — et jamais la sociologie n’a été aussi précise dans l’analyse des déterminismes sociaux. Pourtant, le débat demeure vif: quelle est la part du biologique, et quelle est la part du ...

Korbous en futur pôle thermal et écologique : un projet structurant en vue

09. April 2026 um 09:53

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, a affirmé, mercredi, que le tourisme tunisien évolue à un rythme ascendant, en consolidant la présence de la destination Tunisie sur les plateformes numériques. Cette performance est, en partie,imputée à la diversification des marchés et aussi à l’accueil récemment de plusieurs délégations de médias, de chaînes […]

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La Commission des finances examine deux propositions de réforme du statut de la BCT

09. April 2026 um 09:51

La Commission des finances et du budget a tenu, mercredi, une séance d’audition consacrée à l’examen de la version amendée des propositions de loi 06/2023 et 70/2024 amendant et complétant la loi n°35 de 2016 relative au statut de Banque centrale de Tunisie. Les initiateurs des deux propositions de loi ont expliqué que ces propositions […]

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Tunisie : temps peu nuageux et températures en hausse

09. April 2026 um 09:47

Le temp sera, jeudi, peu nuageux sur l’ensemble du territoire, selon les prévisions météorologiques. Le vent soufflera de secteur ouest, faible à modéré, tandis que la mer sera peu agitée. Les températures maximales oscilleront entre 23°C et 29°C dans les régions du nord et sur les zones côtières. Elles atteindront entre 29°C et 33°C dans […]

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9 avril : Commémoration des martyrs et legs de Ksar Hellal

09. April 2026 um 09:43

La commémoration du 9 avril, connue comme la Fête des Martyrs, revêt une importance historique et symbolique pour la Tunisie. Voici les points principaux exprimés par Foued Mouakher, dirigeant du parti destourien libre via sa page Fb.

La conférence de Ksar Hellal du 2 mars 1934 marque un virage stratégique dans le mouvement national tunisien. Un groupe de jeunes intellectuels fait scission du Vieux Destour pour fonder le Néo-Destour, imposant discipline, organisation et patience face à la répression coloniale française. Fini la spontanéité : la mobilisation de la rue devient un outil calculé, intégrant syndicats, étudiants et soutiens extérieurs. Cette maturité tactique transforme le choc répressif en « mobilisation silencieuse », liant question nationale et sociale.

Quatre ans plus tard, la tension explose. Dès janvier 1938, manifestations nationales font des morts après des arrestations de leaders. Le 8 mars à Mateur, 19 ouvriers tombent sous les balles policières lors d’un conflit syndical. Mi-mars, le parti réagit à une vague d’interpellations. Avril s’embrase : grèves au Sadiki et Zitouna (2 avril), émeutes à Oued Meliz et Souk El Arbaa (4 avril, arrestations de Salah Ben Youssef et autres),
Le 8 avril, Tunis s’embrase : deux marches massives convergent vers un « parlement tunisien », avec première participation notable des femmes. Le 9, l’arrestation d’Ali Belhouane déclenche la tempête : 22 morts, 150 blessés, plus de 2 000 arrestations dont Habib Bourguiba, sous une répression française massive.

Bilan 1938-2026 : De la répression coloniale sanglante à une commémoration sereine ce 9 avril 2026, l’héritage de notre histoire invite à aborder les défis économiques et sociaux actuels par une stratégie mesurée.

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Sofiane Tekaya: Le tourisme tunisien maintient une dynamique haussière

09. April 2026 um 10:09

Lire plus tardLors d’une visite de terrain effectuée dans le gouvernorat de Nabeul, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a affirmé que le tourisme tunisien connaît une dynamique haussière, reflétant l’amélioration des indicateurs du secteur et renforçant le positionnement de la destination tunisienne. Une évolution qui, selon lui, appelle à une coordination accrue entre les […]

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