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Sommet arabe de l’IA à Hammamet : la Ligue arabe veut passer du statut d’usager à celui d’acteur

09. September 2026 um 20:17

La Ligue arabe s’emploie à inciter ses organisations spécialisées à contribuer activement à la révolution de l’intelligence artificielle au lieu d’en être des usagers passifs a déclaré, mercredi, le secrétaire général de l’organisation, Nabil Fahmy, à l’ouverture de la deuxième édition du sommet « L’intelligence artificielle vers l’avenir 2026 », qui se tient les 9 et 10 […]

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TAA — Industrie des composants automobiles : La voiture de demain, une aubaine pour l’écosystème local 

09. September 2026 um 19:45

Avec des milliers d’ingénieurs en informatique formés chaque année, la Tunisie dispose d’un atout de poids pour se faire une place dans l’industrie automobile de demain, celle où le logiciel, plus que la mécanique, fera la différence. La Presse — Industrie 4.0, innovation, nouvelles mobilités… Pour l’industrie automobile, ces tendances ne constituent pas de simples […]

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Billet – Entreprises publiques : La réforme en marche

09. September 2026 um 19:00

La Presse — Le chantier de réforme des entreprises publiques quitte progressivement le terrain des textes pour entrer dans celui de l’exécution. Cette  réforme entre dans une séquence où ses effets devront se mesurer à travers la performance des entreprises, et l’efficacité de la bonne gouvernance.Les entreprises publiques ont un rôle majeur dans la création […]

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La TIA consacre sa 25e session aux investissements et aux minéraux critiques

09. September 2026 um 17:23

La Tunisia Investment Authority a consacré mercredi sa 25e session du Conseil Stratégique à deux dossiers : le modèle hongrois d’attractivité des investissements et le potentiel de la Tunisie dans les minéraux critiques, au moment où la demande mondiale pour ces ressources progresse.

La Tunisia Investment Authority (TIA) a tenu mercredi 9 septembre 2026 la 25e session de son Conseil Stratégique, présidée par Jalel Tebib. Les travaux ont porté sur le modèle hongrois d’attractivité des investissements et sur le potentiel d’investissement de la Tunisie dans les minéraux critiques.

La deuxième partie de la session a été consacrée à la présentation de la troisième note d’analyse stratégique de la TIA, intitulée « Minéraux critiques, potentiel d’investissement, état des lieux et perspectives pour la Tunisie ». Le document a été présenté par l’équipe du Pôle politique des investissements et des réformes de la TIA.

La note examine le potentiel d’investissement de la Tunisie dans un contexte de croissance de la demande mondiale en minéraux critiques, notamment le phosphate, le lithium et le cuivre. Elle présente un diagnostic du secteur ainsi que des perspectives pour la Tunisie, à partir d’expériences comparées en matière de réformes et de politiques publiques.

Selon la TIA, le document s’appuie sur une consultation d’experts et sur des échanges avec les membres du Conseil Stratégique. Il examine également l’impact potentiel de ce secteur sur d’autres filières prioritaires, notamment l’industrie automobile et l’intelligence artificielle.

Les discussions qui ont suivi la présentation ont porté sur les conclusions de la note. Les membres du Conseil et les experts présents ont notamment souligné la nécessité d’accélérer les réformes structurelles et de renforcer l’attractivité du cadre réglementaire applicable aux investissements dans les ressources minières.

La première partie de la session a été consacrée au retour d’expérience de la Hungarian Investment Promotion Agency (HIPA) sur l’attractivité des investissements en Hongrie.

Marcell Németh, directeur général adjoint de la HIPA, a présenté les grandes lignes du dispositif hongrois. Martina Almási, Partner Relations Manager au cabinet du CEO, en a ensuite détaillé le fonctionnement opérationnel ainsi que les réformes ayant contribué à l’amélioration du climat d’investissement en Hongrie.

Les échanges ont porté sur les leviers susceptibles de renforcer la compétitivité de la Tunisie.

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« Métiers d’avenir » : 14 diplômés formés dans la spécialité de la recharge des véhicules électriques

09. September 2026 um 16:54

Quatorze jeunes hommes et femmes originaires du gouvernorat de Mahdia ont achevé, ce mercredi, un cycle de formation spécialisé dans la recharge des véhicules électriques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Métiers d’avenir », soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation Orange Tunisie. Le directeur régional de l’Agence de […]

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GAFI : les restrictions de change, carburant involontaire de la finance parallèle

09. September 2026 um 15:43

Un nouveau rapport du Groupe d’action financière (GAFI), publié en septembre 2026, met en lumière un paradoxe : les restrictions imposées sur les mouvements de devises, censées protéger les économies contre la fraude financière, peuvent en réalité alimenter les réseaux qu’elles cherchent à combattre. Le document se penche sur le blanchiment dit « professionnel », la banque clandestine et les systèmes de transfert informels de type hawala, relayé le site TWALA.

Lire aussi : La régularisation des infractions de change doit faire l’objet d’un avis préalable du GAFI

Des restrictions qui se retournent contre leur objectif

Selon l’organisme international, les limitations imposées aux flux de capitaux, y compris les contrôles de change décidés par les États, comptent parmi les principaux facteurs qui poussent, sans le vouloir, une partie des usagers vers des filières non réglementées. Quand l’accès aux services financiers classiques devient trop restreint, trop cher ou trop encadré administrativement, la demande se déplace naturellement vers des solutions parallèles.

L’Afrique du Nord est explicitement citée comme une zone où ce phénomène s’observe : la combinaison de contextes de conflit et de contrôles de change y aurait favorisé le développement de services informels de transfert d’argent, désormais partiellement connectés aux paiements mobiles, notent les rédacteurs de l’enquête.

L’écart entre taux officiel et taux parallèle, un moteur économique

Le rapport détaille aussi des montages où les opérateurs tirent profit directement de la différence entre le taux de change officiel et le taux du marché parallèle, en combinant arbitrage monétaire, commerce international et transferts informels.

Un exemple cité concerne le Venezuela : dans le cadre de l’« Operation Cymbal », des réseaux utilisaient des cartes bancaires et de fausses factures pour simuler l’achat de médicaments ou de vêtements jamais réellement livrés. Les dollars ainsi obtenus étaient rapatriés puis revendus sur le marché parallèle vénézuélien, le profit provenant intégralement de l’écart de change.

Le commerce extérieur reste l’un des vecteurs privilégiés de ces schémas : sur- ou sous-facturation, faux documents de transport, cargaisons fictives ou descriptions erronées de marchandises permettent de donner une façade commerciale légitime à des transferts de valeur entre pays. Les réseaux exploitent également l’ensemble des outils financiers modernes – comptes bancaires, fintechs, plateformes de paiement, portefeuilles numériques et cryptoactifs – qui servent de points d’entrée ou de sortie à des opérations dont le règlement final demeure clandestin.

Le cas tunisien

La Tunisie illustre bien la mécanique décrite par le GAFI. Le dinar reste une devise partiellement contrôlée par la Banque centrale de Tunisie : la sortie de devises est plafonnée et le taux de change officiel s’impose à l’ensemble des intermédiaires agréés, ce qui laisse subsister un marché parallèle offrant des taux nettement plus avantageux, malgré son caractère illégal.

Lire également : La Tunisie va-t-elle « réintégrer » la liste grise du GAFI?

Conscientes de l’ampleur de ces flux hors circuit officiel, les autorités ont engagé plusieurs chantiers ces derniers mois. Une proposition de loi sur la régularisation des infractions de change était en discussion à l’Assemblée des représentants du peuple au printemps 2026, avec l’objectif déclaré de capter une partie des liquidités circulant sur le marché parallèle en offrant aux détenteurs de fonds non déclarés la possibilité de les réintégrer dans des comptes bancaires officiels. Le dispositif viserait notamment les défauts de déclaration d’avoirs à l’étranger, le non-rapatriement de revenus en devises et la détention d’espèces en devises hors des circuits agréés.

Dans le même esprit d’assouplissement, la loi de finances 2026 a ouvert aux résidents tunisiens la possibilité d’ouvrir des comptes en devises auprès d’intermédiaires agréés, une mesure présentée comme un moyen de moderniser le Code des changes et de réduire l’attrait du marché noir – une orientation qui rejoint directement la recommandation du GAFI de rendre les circuits officiels plus accessibles plutôt que de se limiter à la répression.

Article en relation : GAFI : la sortie de la Tunisie de la liste noire favorise l’investissement

Vers une approche moins répressive et plus systémique

Plutôt que de contrôler chaque transaction isolément, le GAFI préconise de retracer l’ensemble de la chaîne de blanchiment, depuis la collecte des fonds jusqu’à leur réintégration dans l’économie légale. Cela suppose un croisement des données bancaires, douanières, fiscales et commerciales, ainsi qu’une coordination renforcée entre banques centrales, cellules de renseignement financier, douanes, police et régulateurs.

L’organisme met en garde contre les mesures de répression trop générales, susceptibles de pousser des utilisateurs légitimes vers l’informel et d’opacifier davantage les flux financiers. Sa recommandation centrale : rendre les circuits financiers officiels plus accessibles, moins coûteux et plus efficaces, afin de réduire l’attrait des réseaux clandestins.

En somme, tant que le circuit officiel restera plus onéreux ou plus contraignant que son alternative parallèle, cette dernière continuera de trouver preneur — les contrôles pouvant réprimer les opérateurs, mais rarement effacer l’avantage économique qui les fait prospérer.

Source : Rapport du GAFI, septembre 2026.

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Électricité : la Tunisie a-t-elle trouvé une partie de la solution dans les énergies renouvelables ?

09. September 2026 um 15:38

Les énergies renouvelables constituent un levier important pour renforcer la production électrique en Tunisie, mais elles ne peuvent, à elles seules, résoudre les difficultés auxquelles fait face le système électrique national. C’est ce qu’a affirmé le consultant international dans le domaine de l’énergie, Ezzeddine Khalfallah, estimant que l’enjeu réside également dans l’accélération des projets, le […]

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Cellcom : le bilan franchit les 34 millions de dinars en 2025

09. September 2026 um 14:54

Cellcom SA a clôturé l’exercice 2025 avec un total de bilan de 34,1 millions de dinars, en hausse par rapport à 2024, et un résultat net de 566 000 dinars, selon les documents publiés à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire (AGO) tenue à son siège social.

Selon les données arrêtées au 31 décembre, le total des actifs de Cellcom s’établit à 34,1 millions de dinars tunisiens en 2025, contre 32,1 millions en 2024. Les actifs non courants reculent légèrement, passant de 2,3 à 2,2 millions de dinars, sous l’effet notamment de la baisse des immobilisations financières nettes, qui s’établissent à 1,7 million de dinars contre 1,9 million un an plus tôt. À l’inverse, les immobilisations corporelles nettes progressent légèrement, à environ 386 000 dinars contre 378 000 dinars.

Les actifs courants augmentent de 29,8 à 31,9 millions de dinars. Cette évolution s’explique en grande partie par la hausse des stocks nets, qui passent de 6,4 à 8 millions de dinars, et par celle des créances clients et comptes rattachés nets, de 13 à 13,6 millions de dinars. Les autres actifs courants nets progressent également, de 8,9 à 9,7 millions de dinars. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidités chutent de 1,5 million à environ 611 000 dinars.

Des capitaux propres en hausse, un endettement courant en progression

Après affectation du résultat, le total des capitaux propres de Cellcom atteint 6,2 millions de dinars en 2025, contre 6,7 millions en 2024, la comparaison directe étant affectée par un retraitement pro forma des données 2024 (5,6 millions de dinars) mentionné dans les notes du document. Le capital social demeure inchangé à 4,5 millions de dinars, tout comme les réserves légales, à environ 827 000 dinars, et les primes d’émission, à 5,6 millions de dinars.

Le résultat net de l’exercice 2025 ressort à environ 566 000 dinars, contre 852 000 dinars pour l’exercice 2024, selon le tableau de variation des capitaux propres joint au document.

Du côté du passif, les engagements non courants progressent de 697 000 dinars à 840 000 dinars, tirés par la hausse des emprunts, de 225 000 à 358 000 dinars. Les passifs courants augmentent de 24,7 à 27,1 millions de dinars. Cette hausse résulte principalement de la progression des concours bancaires, de 12,3 à 16,2 millions de dinars, et des autres passifs courants, de 1,2 à 3 millions de dinars, tandis que les dettes fournisseurs et comptes rattachés diminuent de 11,2 à 7,9 millions de dinars. Au total, les passifs de la société s’élèvent à 27,9 millions de dinars en 2025, contre 25,4 millions en 2024.

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Trump interdit l’importation de certains produits canadiens aux Etats-Unis

09. September 2026 um 14:00

Donald Trump a intensifié son différend commercial avec le Canada, en interdisant l’importation de certains produits canadiens aux États-Unis et en augmentant les droits de douane sur d’autres.

Cette annonce fait suite à l’imposition par Ottawa de nouveaux droits de douane sur les importations américaines en réponse aux droits de douane supplémentaires annoncés par Washington le 22 août sur les importations canadiennes. Les produits canadiens interdits d’importation aux États-Unis comprennent les boissons alcoolisées, les produits laitiers et les motos de grosse cylindrée. Cette interdiction entrera en vigueur le 29 septembre, conformément à un décret présidentiel.

De plus, à compter du 15 septembre, des droits de douane supplémentaires de 50 % seront imposés sur une gamme de produits, allant des matelas aux voiturettes de golf, en passant par les bateaux à moteur. En revanche, certains produits canadiens seront exemptés des droits de douane supplémentaires, bien que la liste soit nettement plus courte. Le papier toilette en fait partie.

Pour justifier l’interdiction d’importer des boissons alcoolisées canadiennes, Trump a cité le boycott des boissons alcoolisées américaines par les Canadiens. Depuis l’an dernier, les vins américains et autres boissons alcoolisées ont disparu des rayons des magasins dans la plupart des provinces canadiennes. Les Canadiens ont ainsi voulu exprimer leur mécontentement face aux nouveaux tarifs douaniers américains, mais aussi face aux propositions répétées de Trump de faire du Canada le 51e État des États-Unis.

Pari

Le ministre canadien des Relations avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, a déclaré à X qu’Ottawa « examinait » ces mesures « injustifiées ». Tout en ajoutant qu’il était en contact avec le représentant au commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer. « Lorsque les États-Unis seront prêts au dialogue, notre gouvernement travaillera de bonne foi et de manière constructive à la création de relations commerciales plus sûres et mutuellement avantageuses qui respectent pleinement la souveraineté canadienne », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a averti que la stratégie de son gouvernement visant à réduire la dépendance envers les États-Unis aurait des « coûts » économiques à court terme. Mais il prend un risque économique considérable. Près de 60 % des importations canadiennes proviennent des États-Unis et environ 70 % des exportations canadiennes sont destinées à ce voisin.

Dans le même temps, Trump a annoncé l’exclusion des entreprises canadiennes du programme de contrats gouvernementaux américains, selon un message publié sur Truth Social.

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Entrepreneurs tunisiens : Entre légères embellies et trésoreries à sec, l’ONE dresse le bilan

09. September 2026 um 12:45

L’entreprise tunisienne a fait preuve d’une résilience remarquable face aux crises économiques successives ces dernières années. C’est le constat dressé par Yassine Gouia, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE). Il a toutefois tenu à rappeler une évidence : une entreprise n’est pas créée pour simplement survivre aux tempêtes, mais pour investir, croître, créer de […]

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La CCITF lance une formation spécialisée sur le « Leadership sous pression » pour les chefs d’entreprise

09. September 2026 um 12:21

La Chambre de Commerce et d’Industrie Tunsio-Française (CCITF) organise une session de formation spécialisée intitulée « Leadership sous pression », du 14 octobre au 17 décembre 2026, au siège de la Chambre. Cette formation vise à renforcer les capacités des responsables et des dirigeants face aux situations professionnelles caractérisées par une forte pression, la complexité […]

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Tunisie-Italie | L’IA contre les incendies de forêt

09. September 2026 um 12:21

Utiliser l’intelligence artificielle, les données géospatiales, l’imagerie satellitaire, les capteurs et les drones pour prévenir et gérer les incendies de forêt en Méditerranée : tel est l’objectif du projet Forfire-AI. Ce projet était au cœur de l’atelier international intitulé «Prévenir et gérer les incendies de forêt grâce aux coordonnées géospatiales et à l’intelligence artificielle», organisé mardi 8 septembre 2026 à Palerme, en Italie, dans le cadre du programme européen Interreg Next Italie-Tunisie (2021-2027).

Selon l’Université de Palerme, l’initiative vise à renforcer la coopération scientifique et opérationnelle entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte marqué par une augmentation de la fréquence et de l’intensité des incendies de forêt ainsi que par une exposition croissante des zones forestières aux effets du changement climatique.

D’une durée de trois ans, le projet a débuté le 15 mai 2025 et s’achèvera le 15 mai 2028.

Forfire-AI, acronyme signifiant «Optimisation de la prévention et de la détection des incendies de forêt grâce aux technologies d’IA», dispose d’un budget global de 773 683 euros, dont 696 314,70 euros proviennent de l’Union européenne (UE) et 77 368,30 euros du cofinancement.

Le chef de file du projet est l’École nationale d’ingénieurs de Sousse (Eniso), tandis que le partenariat inclut l’Institut supérieur agronomique de Chott-Mariem, l’Université de Palerme, l’entreprise italienne Seeds et la société tunisienne Robocare.

Identifier les zones les plus exposées et intervenir rapidement

Le projet se concentre sur le développement d’un système d’alerte et d’une plateforme web capables d’intégrer diverses sources d’information — données météorologiques, capteurs, images satellites et données acquises par drone — afin d’identifier les zones les plus exposées au risque et de favoriser une intervention plus rapide.

La plateforme sera expérimentée sur un site pilote en Tunisie et un autre en Sicile, avec pour objectif d’aboutir à des procédures d’alerte reproductibles dans d’autres régions méditerranéennes.

Le volet technologique prévoit également l’utilisation de caméras capables de détecter la fumée et les points chauds à une distance estimée entre cinq et dix kilomètres, tout en les distinguant des phénomènes atmosphériques tels que le brouillard et la brume afin de réduire le nombre de fausses alertes. Une fois un foyer potentiel identifié, le système pourra déployer un drone pour acquérir des images en temps réel et les transmettre aux centres opérationnels, fournissant ainsi des informations utiles pour évaluer rapidement l’étendue de l’incendie et coordonner les opérations. Côté tunisien, les premiers tests sont prévus dans la forêt de Dar Chichou, dans la zone d’El Haouaria (gouvernorat de Nabeul, au nord-est du pays). Le système pourra ensuite être étendu à d’autres zones jugées particulièrement vulnérables, notamment Sejnane, dans le gouvernorat de Bizerte, l’une des zones forestières du nord de la Tunisie les plus exposées au risque d’incendie. En Italie, en revanche, l’expérimentation concernera une zone forestière sicilienne.

Les recherches portent également sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’analyse automatisée d’images. L’Université de Palerme a récemment lancé une procédure de sélection pour deux bourses de recherche dédiées précisément à la «mise en œuvre de techniques d’IA pour la détection précoce des incendies par analyse visuelle et modèles efficaces», dans le cadre du projet Forfire-Ai.

De la réponse à l’urgence à la prévention informée

L’activité scientifique concerne aussi la surveillance de l’état des forêts et du stress hydrique. Dans le cadre du projet, des techniques de télédétection fondées sur des images hyperspectrales et radar SAR (Synthetic Aperture Radar) — intégrées à des systèmes d’intelligence artificielle — sont à l’étude pour évaluer l’état des écosystèmes forestiers côtiers méditerranéens et identifier des indicateurs liés au risque d’incendie. L’atelier de Palerme constitue ainsi une étape opérationnelle du projet, visant à articuler recherche universitaire, innovation technologique et gestion concrète des situations d’urgence. Parmi les résultats attendus de Forfire-AI figurent une plateforme numérique, l’intégration de données météorologiques et de surveillance, l’expérimentation sur deux sites pilotes, l’élaboration de procédures d’alerte ainsi que des actions de sensibilisation destinées tant aux décideurs qu’à la population.

La logique du projet consiste à déplacer le centre de gravité de la gestion des incendies : passer d’une simple réponse à l’urgence vers une prévention fondée sur les données. Il s’agit de combiner des informations provenant de sources diverses pour identifier en amont les conditions à risque, localiser plus rapidement les foyers potentiels et fournir aux opérateurs une représentation actualisée du territoire.

À cet égard, Forfire-AI s’inscrit dans une évolution plus large des politiques européennes de gestion des risques, lesquelles accordent une place croissante à la télédétection, aux données satellitaires et à l’intelligence artificielle pour la cartographie et la prévision des incendies.

Selon un document du Parlement européen, l’utilisation coordonnée de données satellitaires, d’informations géospatiales et de la surveillance au sol est considérée comme un outil stratégique pour renforcer les capacités de prévention et d’intervention dans les zones méditerranéennes.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Notation financière : l’économiste Moez Soussi décrypte le maintien de la note souveraine de la Tunisie à B-

09. September 2026 um 11:53

Moez Soussi, universitaire et expert en économie, a analysé ce mercredi 9 septembre 2026, les facteurs structurels ayant conduit l’agence de notation Fitch Ratings à maintenir la note souveraine de la Tunisie à B- avec perspectives stables. D’emblée, il dit que cette évaluation macroéconomique met en lumière l’aptitude de l’administration publique à honorer ses créances […]

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient : Le baril de Brent franchit la barre des 100 dollars

09. September 2026 um 11:09

Le prix du pétrole brut Brent de référence a franchi mercredi le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis la fin du mois de juillet dernier, dans un contexte d’escalade au Moyen-Orient et alors que les États-Unis visent des pétroliers iraniens. Le brut Brent a bondi de plus de 2 %, enregistrant 100,19 […]

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Tunisie-Europe | Tension diplomatique et risque économique

09. September 2026 um 10:50

Banques, financement, technologie : pourquoi Tunis doit renforcer ses marges de manœuvre sans tourner le dos à l’Europe. Il faut prendre acte d’un changement de registre. Le 8 septembre 2026, à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’Union européenne (UE) a exprimé publiquement ses inquiétudes concernant la situation politique et civique en Tunisie, évoquant notamment une «érosion de l’État de droit» et un «rétrécissement de l’espace civique», tout en appelant au «rétablissement de l’État de droit».

Abdelwaheb Ben Moussa *

Cette déclaration intervient quelques jours après la confirmation, le 3 septembre, des condamnations dans l’affaire dite du «complot» et après une première réaction européenne portant notamment sur les garanties des procédures judiciaires.

Bruxelles a par ailleurs annoncé son intention de porter ces questions devant le prochain Conseil d’association UE-Tunisie. Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple controverse diplomatique. Le véritable enjeu est désormais de savoir comment une tension politique peut se transmettre — ou non — aux mécanismes économiques qui relient la Tunisie à son principal espace commercial, financier et technologique.

Depuis le Mémorandum d’entente de juillet 2023, le partenariat UE-Tunisie s’est largement structuré autour d’intérêts communs : migration, sécurité, stabilité économique, énergie et coopération. La séquence actuelle introduit une dimension supplémentaire. L’UE réaffirme désormais publiquement que le partenariat comporte également une dimension normative. Cela ne signifie pas mécaniquement sanctions, rupture commerciale ou fermeture des financements. Mais cela peut modifier la perception du risque. Et dans une économie fortement interconnectée, la perception du risque peut elle-même produire des effets économiques.

Les principaux canaux : la banque et la technologie

Le risque le plus crédible n’est pas nécessairement celui d’une rupture brutale. Il peut être beaucoup plus diffus : davantage de contrôles, des procédures plus longues, une vigilance accrue sur la gouvernance, les flux transfrontaliers et l’environnement institutionnel.

Lorsque l’incertitude augmente, les acteurs financiers ont naturellement tendance à renforcer leurs dispositifs de protection. Pour une économie comme la Tunisie, cette friction peut devenir coûteuse.

Le financement du commerce extérieur, les garanties, les correspondances bancaires, les lignes de crédit, les investissements et les opérations en devises forment en effet une chaîne étroitement interdépendante. Quelques degrés supplémentaires de friction sur chacun de ces maillons peuvent finir par peser sur l’ensemble de l’économie. La question n’est donc pas seulement celle du volume des échanges avec l’Europe. Elle est aussi celle de l’infrastructure financière qui permet à ces échanges de fonctionner.

Le même raisonnement vaut pour l’écosystème numérique. La proximité avec l’Europe constitue l’un des principaux atouts de la Tunisie : ingénieurs, développeurs, centres de services, sous-traitance, nearshoring, co-développement et startups. Mais une proximité économique ne doit pas devenir une dépendance à faible valeur ajoutée.

Le véritable risque n’est pas nécessairement celui d’un départ massif des entreprises européennes. Il est plus progressif : voir les activités à forte valeur ajoutée, les sièges sociaux, les financements et la propriété intellectuelle se localiser ailleurs, tandis que la Tunisie conserve principalement les fonctions d’exécution.

Produire de la technologie en Tunisie n’est pas encore la même chose que posséder la valeur créée par cette technologie. La question stratégique est donc celle de la propriété intellectuelle, des brevets, des données, des plateformes, des financements et de la capacité à faire émerger des entreprises tunisiennes capables de conserver une part significative de la valeur créée.

Eviter le piège du repli et construire des amortisseurs

La réponse ne peut être ni la rupture avec l’Europe ni le repli économique. La Tunisie a tout intérêt à maintenir et approfondir son partenariat européen. Mais elle a également intérêt à diversifier ses marchés, ses sources de financement, ses partenariats technologiques et ses débouchés.

La souveraineté économique ne signifie pas ne dépendre de personne. Elle signifie disposer de suffisamment de marges de manœuvre pour pouvoir choisir ses dépendances. La diversification n’est donc pas un rejet de l’Europe. Elle est la condition d’un partenariat plus équilibré avec l’Europe.

La séquence actuelle devrait surtout accélérer plusieurs chantiers.

– renforcer la résilience bancaire : les banques tunisiennes doivent disposer de systèmes de conformité, de gouvernance, de gestion des risques et de traçabilité capables de répondre aux exigences internationales les plus élevées. L’objectif est de rendre le risque tunisien mesurable, documenté et maîtrisable, plutôt que de laisser les perceptions extérieures le définir seules ;

– protéger davantage la valeur technologique créée en Tunisie ; former des ingénieurs pour répondre à la demande extérieure ne suffit plus. Il faut créer les conditions permettant à ces compétences de construire en Tunisie des entreprises, des produits, des brevets et des plateformes dont la valeur économique reste, pour une part significative, sur le territoire national ;

– diversifier activement les partenariats : Europe, Afrique, Royaume-Uni, Moyen-Orient et Asie ne doivent pas être considérés comme des alternatives exclusives, mais comme les composantes d’une stratégie de diversification. Un pays qui dispose de plusieurs débouchés négocie différemment d’un pays qui n’en possède qu’un ;

– enfin, reconnecter souveraineté énergétique et souveraineté économique : une Tunisie fortement dépendante de ses importations énergétiques reste exposée aux besoins de devises, aux financements extérieurs et aux chocs internationaux. Chaque progrès en matière d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables, de production nationale et de valorisation des ressources réduit donc une vulnérabilité extérieure.

La souveraineté énergétique n’est pas un slogan. Elle constitue une composante de la souveraineté financière, qui conditionne à son tour la marge de manœuvre stratégique du pays.

Ne pas attendre que le risque devienne une facture

La Tunisie ne peut pas contrôler le registre dans lequel ses partenaires européens choisissent désormais de s’exprimer. Elle peut en revanche contrôler son propre niveau de vulnérabilité, renforcer ses banques, sécuriser ses infrastructures numériques ; retenir davantage de propriété intellectuelle ; diversifier ses marchés ; et réduire sa dépendance énergétique ; et améliorer la qualité et la prévisibilité de son environnement économique et institutionnel.

Surtout, elle peut cesser de concevoir la souveraineté uniquement comme une posture défensive. La souveraineté moderne est une architecture d’exécution. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de compétences, de technologies, de financements et de partenaires pour que la pression extérieure — quelle qu’en soit l’origine — ne puisse pas se transformer facilement en vulnérabilité intérieure.

L’Europe a changé de registre. À la Tunisie de changer d’échelle. Non pas en rompant avec l’Europe, elle n’en ni l’intérêt ni les moyens, mais en faisant en sorte que le partenariat avec l’Europe soit un choix stratégique — et non une nécessité subie.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.  

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Industrie cosmétique : l’urgence d’une réforme pour sauver le Made in Tunisia

09. September 2026 um 10:40

Le Made in Tunisia cosmétique a toutes les cartes en main pour devenir une marque de confiance, synonyme d’innovation et de qualité. Encore faut-il que l’État accompagne cette ambition par des réformes structurelles urgentes.

Les derniers chiffres de décembre 2025 fournis par la CONECT montrent que le secteur cosmétique représente aujourd’hui un chiffre d’affaires de près de 1,6 milliard de dinars et génère environ 10 000 emplois directs. Derrière ces chiffres se cache une industrie freinée par un environnement fiscal, réglementaire et logistique de plus en plus contraignant.

Joints par nos soins, des industriels du cosmétique disent faire face à une pression fiscale lourde, à savoir un droit de consommation de 25 % appliqué sur plusieurs catégories de produits (parfums, soins de la peau, maquillage), qu’ils soient importés ou fabriqués localement. Il en va de même des droits de douane élevés sur les matières premières et les emballages importés; alors que la plupart des intrants ne sont pas disponibles localement. Et un monopole d’importation de matière première stratégique, qui limite le choix qualitatif, alourdit les procédures et renchérit les coûts.

Le virage du naturel : une ambition, mais un parcours du combattant

Au-delà de ce diagnostic, la tendance mondiale est claire : l’Europe et les États-Unis s’orientent massivement vers le naturel et le bio. En Tunisie, la volonté est là, mais les obstacles sont nombreux. Sollicitée par la rédaction de leconoministemaghrebin.com, Alya Belkhodja, présidente du groupement professionnel des industriels des produits cosmétiques (CONECT) et gérante de Moline, revient sur la difficulté d’accès à des matières premières naturelles certifiées, la plupart des fournisseurs étant à l’étranger.

Elle rappelle que le processus de certification long (pouvant aller jusqu’à 10 mois) et coûteux, nécessite des audits et un suivi rigoureux. Elle souligne l’absence d’un cadre juridique définissant et encadrant les notions de « naturel » et de « bio », contrairement à d’autres marchés. Ce qui fait que cette situation rend l’export vers l’Europe particulièrement difficile. Alors même que les exigences en matière de certification naturelle y sont devenues la norme.

Le poids d’une fiscalité « punitive »

Le premier coupable de cette hémorragie porte un nom : le droit de consommation. Instauré en 2018, cette taxe de 25 % frappe les codes tarifaires 3303 et 3304, c’est-à-dire les parfums, les soins de la peau, le maquillage et les écrans solaires. « Une crème hydratante ou un écran solaire ne sont pas des produits de luxe » insiste Alya Belkhodja. Ce sont des biens de première nécessité, surtout sous notre climat.

Dans un monde où le  » clean beauty » et le « naturel certifié » sont devenus des standards, la Tunisie accuse un retard structurel. « La tendance mondiale est claire : l’Europe et les États-Unis s’orientent à 100 % vers le naturel » constate Alya Belkhodja. « Tandis que chez nous, obtenir une certification comme Ecocert, c’est un parcours du combattant » ajoute-t-elle.

Les raisons ? Un accès difficile à des matières premières naturelles certifiée. Car il faut rappeler que le  processus de certification long (jusqu’à 10 mois) et coûteux, nécessitant des audits rigoureux. Et surtout, l’absence d’un cadre juridique  définissant et encadrant les notions de « naturel » et de « bio ».

Génération Alpha : quand le fossé culturel rencontre le marché du travail

Au-delà des aspects fiscaux et réglementaires, le secteur fait face à un défi humain, révélateur d’une mutation sociétale plus large. « Recruter des jeunes diplômés, c’est devenu un casse-tête » confie une gérante d’usine. « Ils sont brillants, curieux, mais ils ne tiennent pas deux mois. Dès qu’on leur parle de responsabilité, de rigueur, de processus, ils se sentent étouffés. »

Le phénomène, baptisé « génération Alpha », dépasse largement les frontières du cosmétique. « C’est un gap générationnel, » Alya Belkhodja. « Ces jeunes ont grandi avec les réseaux sociaux, l’instantanéité, le zapping. Ils ne conçoivent pas de rester huit heures dans un bureau ou un laboratoire. Ils veulent du sens, de la flexibilité, mais sans engagement. »

Conséquence : les entreprises peinent à trouver des profils expérimentés, dont le coût salarial est élevé. « Un ingénieur qui touche 3 000 dinars nets me coûte au minimum 4 500 dinars par mois, charges comprises, transporte et téléphone non inclus » détaille une industrielle. « Et encore, ce n’est pas suffisant pour le retenir » constate-t-elle.

Deux visions de la marque : marketing viral vs construction durable

Dans l’écosystème cosmétique, deux philosophies s’affrontent. D’un côté, les marques « influenceuses », qui misent tout sur le marketing digital, les campagnes virales et les collaborations avec des stars des réseaux sociaux. De l’autre, les marques  » bâtisseuses », qui privilégient la recherche, la qualité des formules, la confiance et la fidélité des clients sur le long terme.

Pour Alya Belkhodja, on ne cherche pas le gain rapide. On construit une industrie, une réputation, une relation de confiance avec les clients.

Appel aux décideurs : trois réformes urgentes

Face à cette situation, les industriels ont un message clair adressé aux décideurs économiques et législatifs :

  • Supprimer le droit de consommation de 25 % sur les produits de soins de la peau, requalifiés en biens de première nécessité.
  • Alléger la fiscalité sur les matières premières importées, en alignant les droits de douane sur les standards internationaux (0–5 %).
  • Mettre en place un cadre réglementaire spécifique au secteur cosmétique, incluant une définition légale des cosmétiques naturels et bio, et une ouverture à la concurrence pour l’importation de l’alcool.

Nous avons les compétences, les équipements et les laboratoires nécessaires pour produire des produits de qualité dans un circuit formel » martèle Alya Belkhodja. « Le Made in Tunisia a toutes les cartes en main pour devenir une marque de confiance, synonyme d’innovation et d’excellence. Mais il faut que l’État nous donne les moyens de jouer à armes égales. »

Pendant que les industriels  multiplient les appels à la réforme, « le consommateur tunisien est pris en otage, conclut Alya Belkhodja. Il mérite des produits sûrs, de qualité, à des prix accessibles. Mais tant que le cadre fiscal et réglementaire restera aussi lourd, le circuit parallèle continuera de gagner du terrain » conclut-elle.

Reste une question : le Made in Tunisia cosmétique résistera-t-il encore longtemps à cette triple pression fiscale, réglementaire et générationnelle ? Les industriels ont les compétences, les équipements et la volonté.

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60 milliards au bilan de la BCT : ce que cachent vraiment les chiffres

09. September 2026 um 10:02

Au 20 août 2026, le bilan de la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’établit à environ 60 milliards de dinars (60 006 526 144 dinars exactement). C’est ce que révèle l’état comptable publié au JORT n°90 du 8 septembre. Près de la moitié de cette somme, environ 30 milliards de dinars (29 995 796 610 dinars), correspond aux billets et monnaies en circulation.

La monnaie fiduciaire domine le passif de l’institut d’émission tunisien. Les billets et pièces en circulation s’élèvent à environ 30 milliards de dinars (29 995 796 610 dinars), soit près de 50 % de l’ensemble du bilan de la BCT arrêté au 20 août 2026 et publié au Journal officiel de la République tunisienne du 8 septembre.

Ce bilan total atteint environ 60 milliards de dinars (60 006 526 144 dinars). À l’actif, deux postes concentrent l’essentiel des montants : les avoirs en devises, pour environ 25 milliards de dinars (25 118 326 394 dinars), et les facilités accordées à l’État, à hauteur d’environ 18,65 milliards de dinars (18 650 000 000 de dinars). À eux seuls, ces deux postes pèsent près de 73 % du bilan.

Des avoirs extérieurs à mettre en regard d’un passif en devises

En ajoutant à ces avoirs en devises trois autres lignes — environ 1,6 milliard de dinars d’or (1 586 063 266 dinars), environ 480 millions de dinars au titre de la position de réserve auprès du FMI (482 202 406 dinars) et environ 76 millions de dinars de disponibilités en droits de tirage spéciaux (75 954 540 dinars) —, les principaux actifs extérieurs inscrits au bilan totalisent environ 27,3 milliards de dinars, soit un peu plus de 45 % du total.

Ce chiffre ne peut cependant se lire indépendamment du passif. Face aux environ 25 milliards de dinars d’avoirs en devises figurent notamment environ 10,5 milliards de dinars d’engagements en devises envers les intermédiaires agréés (10 484 005 583 dinars), environ 2,9 milliards de dinars classés en autres engagements en devises (2 908 600 000 dinars) et environ 110 millions de dinars logés sur des comptes de non-résidents en devises (109 806 702 dinars). Ces trois lignes cumulées atteignent environ 13,5 milliards de dinars, hors allocations de droits de tirage spéciaux.

Rien dans le document ne permet de soustraire mécaniquement ce montant des avoirs bruts pour en déduire des « réserves nettes » : la nature, les échéances et les caractéristiques de ces engagements ne sont pas précisées par le seul état comptable. Le rapprochement établit néanmoins qu’une part importante des avoirs en devises trouve une contrepartie au passif.

L’écart est particulièrement marqué s’agissant des droits de tirage spéciaux : la BCT n’inscrit qu’environ 76 millions de dinars de disponibilités et emplois en DTS à l’actif, contre environ 1,1 milliard de dinars d’allocations de DTS au passif (1 092 319 439 dinars). Les disponibilités ne représentent ainsi qu’environ 7 % du montant des allocations. Le document ne fournit aucune explication à cet écart.

18,65 milliards pour l’État, mais aussi des dépôts de l’État à la BCT

Le deuxième grand poste de l’actif concerne l’État : environ 18,65 milliards de dinars de facilités lui sont accordées, soit environ 31 % du bilan. Une ligne distincte fait apparaître une avance d’environ 2,3 milliards de dinars (2 279 760 513 dinars), en contrepartie de la participation tunisienne au FMI. Ensemble, ces deux montants forment environ 21 milliards de dinars — un encours arrêté à une date donnée, que le bilan ne permet pas à lui seul de situer dans une évolution dans le temps.

À l’inverse, l’État dispose lui-même de fonds logés à la Banque centrale : environ 1,65 milliard de dinars sur le compte central du gouvernement (1 648 527 372 dinars) et environ 2,37 milliards de dinars sur des comptes spéciaux (2 371 871 726 dinars), soit environ 4 milliards de dinars au passif. Ces sommes éclairent les créances de la BCT sur l’État sans pour autant s’y soustraire directement, leur nature juridique et leurs fonctions pouvant différer.

Politique monétaire : plus de 10 milliards mobilisés auprès des banques

Vis-à-vis du système bancaire, la BCT enregistre environ 6,5 milliards de dinars de facilités accordées aux banques dans le cadre de ses opérations de politique monétaire (6 496 millions de dinars), ainsi qu’environ 3,85 milliards de dinars de titres acquis via des opérations d’open market (3 845 847 599 dinars) — un instrument spécifique de politique monétaire, distinct d’un simple crédit bancaire. Ces deux lignes cumulent environ 10,3 milliards de dinars. En miroir, le passif comprend environ 550 millions de dinars d’engagements envers les banques liés à ces opérations, et environ 700 millions de dinars de comptes courants des banques et établissements financiers (697,747 millions de dinars).

Écarts de change, capital et autres lignes

Le bilan fait également apparaître environ 4,5 milliards de dinars d’écarts de conversion et de réévaluation (4 479 533 812 dinars), un montant supérieur au cumul des comptes du gouvernement à la BCT évoqués plus haut. Le document ne détaille pas la répartition de cette ligne entre les différents mécanismes de change.

Le capital de l’institution, quant à lui, reste fixé à 6 millions de dinars. Avec environ 2,07 milliards de dinars de réserves (2 070 514 823 dinars) et un montant négligeable d’autres fonds propres (84 814 dinars), l’ensemble des fonds propres avoisine environ 2,1 milliards de dinars, soit environ 3,5 % du bilan — un rapport capital/bilan qui ne se compare pas directement à celui d’une banque commerciale, une banque centrale n’étant pas soumise aux mêmes règles prudentielles.

D’autres lignes complètent ce tableau sans en modifier la hiérarchie : environ 1,7 milliard de dinars de comptes courants en dinars détenus par des organismes étrangers (1 684 millions de dinars), ainsi que des comptes d’attente et de régularisation représentant environ 1 milliard de dinars à l’actif (978,3 millions de dinars) et environ 1,7 milliard au passif (1 727 millions de dinars).

Quatre masses à retenir

Au total, quatre grandes masses structurent ce bilan : environ 27,3 milliards de dinars d’actifs extérieurs, environ 18,65 milliards de facilités identifiées comme accordées à l’État, environ 30 milliards de billets et monnaies en circulation et des engagements en devises d’environ 13,5 milliards auxquels s’ajoute séparément environ 1,1 milliard d’allocations de DTS.

Ces presque 60 milliards de dinars ne représentent donc ni une réserve immédiatement mobilisable, ni une somme disponible pour la dépense publique. Ils correspondent à l’ensemble des actifs détenus par la Banque centrale de Tunisie et à leurs contreparties au passif, tels qu’arrêtés au 20 août 2026.

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France-Tunisie | Palme d’or des vols perturbés pour Tunisair

09. September 2026 um 09:17

Retards importants et annulations ont émaillé les liaisons aériennes entre la France et la Tunisie durant les mois de juillet et août 2026. La palme d’or des perturbations est revenue, sans surprise, à Tunisair, compagnie publique tunisienne que l’Etat maintient artificiellement sous perfusion sur le compte des Tunisiens, doublement pénalisés, comme contribuables et comme passagers.    

Une analyse réalisée par MTA Conseil, spécialiste de l’indemnisation des passagers aériens, a identifié 120 vols ouvrant droit à indemnisation, au regard du règlement européen CE 261/2004. Et c’est Tunisair qui vient largement en tête sur la ligne France-Tunisie. Sur les 120 vols ayant fait souffrir les passagers, 83 étaient opérés par Tunisair, soit près de 70 % du total.

La compagnie nationale tunisienne est ainsi très largement en tête des compagnies ayant connu des perturbations de vols, loin devant les concurrents Nouvelair (19 vols), Transavia (15 vols) et Air France (4 vols).

Ce constat est particulièrement significatif alors que le marché français est essentiel pour Tunisair, puisqu’il représente près de la moitié de ses activités en Europe et que 37 % de ses vols sont assurés depuis ou vers la France.

La responsabilité de l’Etat tunisien

Pour MTA Conseil, cette situation soulève également une question qui dépasse les seuls droits des passagers. «L’État tunisien, actionnaire majoritaire de Tunisair, porte une responsabilité particulière dans la situation de la compagnie nationale et dans la nécessité d’améliorer durablement la qualité et la fiabilité du service proposé aux voyageurs», explique MTA. Qui ajoute : «Les conséquences de ces perturbations ne se limitent pas aux voyageurs concernés. La France et la Tunisie entretiennent des échanges touristiques et familiaux particulièrement importants. La fiabilité des liaisons aériennes participe directement à l’image de la destination Tunisie, tandis que le tourisme constitue un secteur majeur de l’économie du pays. Lorsque les perturbations se multiplient sur la compagnie nationale, l’enjeu dépasse le simple désagrément subi par les passagers. C’est aussi l’image de la Tunisie et sa capacité à accueillir les voyageurs dans de bonnes conditions qui sont en cause.»

Sur la base d’une estimation prudente de 100 passagers par vol, les 120 vols recensés en juillet-août représentent près de 12 000 voyageurs éligibles à une indemnité de 250 € à 400 €, dont environ 8 300 clients de Tunisair, explique encore MTA Conseil, une entreprise française spécialisée dans la défense des droits à indemnité des passagers aériens victimes de retards, annulations et modifications de vols.

I. B.

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OfficePlast et PGH : deux augmentations de capital prennent effet à la BVMT

09. September 2026 um 09:16

L’indice de référence de la Bourse de Tunis, le Tunindex, a clôturé en baisse de 0,53 % mardi, à 19 329 points, selon le bulletin officiel n°8917 publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT). Sur un an, l’indice affiche toutefois une progression de 43,71 %. L’indice Tunindex20, qui regroupe pour sa part les 20 valeurs les plus liquides de la cote, a lui aussi reculé, de 0,64 %, à 8 457 points, portant sa hausse annuelle à 41,53 %.

La quasi-totalité des indices sectoriels de la BVMT a terminé la séance dans le rouge. Le secteur des industries a le plus reculé, avec une baisse de 0,75 %. Les banques ont perdu 0,66 %, les sociétés financières 0,63 %, les assurances 0,48 % et les services financiers 0,43 %. Seuls les secteurs de la distribution et des services aux consommateurs ont progressé, chacun de 0,07 %. L’indice des produits ménagers et de soin personnel, en léger repli de 0,05 % sur la journée, reste le seul à afficher un solde négatif sur un an, avec une baisse de 1,4 %.

Sur le marché principal des titres de capital, la banque BIAT a terminé la séance stable, à 161,5 dinars. Amen Bank a cédé une demi-unité, à 90,5 dinars. Tandis que la BNA a reculé de 560 millimes, à 22,8 dinars. Tunisie Leasing et Factoring a perdu près de 3 %, à 35,02 dinars. À l’inverse, plusieurs titres ont profité d’une réservation à la hausse, dont Sotumag, qui a grimpé à 23,59 dinars, et l’emprunt obligataire de la BTE, qui a progressé à 6,46 %.

La Bourse a par ailleurs annoncé deux opérations liées à des augmentations de capital. Les actions nouvelles d’OfficePlast issues de l’augmentation de capital décidée en avril sont négociables depuis le 8 septembre, sur la même ligne que les actions existantes. Les droits d’attribution de Poulina Group Holding, à raison d’une action nouvelle pour 20 anciennes, sont quant à eux négociables depuis le 7 septembre, sous le code PGH26.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation de deux titres. Celui d’Aetech est suspendu depuis le 29 janvier 2026 à la demande du Conseil du Marché Financier. Celui d’UADH est suspendu depuis le 25 mars 2026, la Bourse de Tunis invoquant des manquements aux obligations de publication financière et l’absence d’interlocuteurs fiables au sein de la société. La reprise de sa cotation dépend de la régularisation de ces manquements.

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BYD, ou l’électrique chinois à la conquête de l’Afrique à travers la Tunisie?

09. September 2026 um 09:00

La Tunisie veut transformer sa position stratégique en levier d’attraction pour les investissements chinois. L’automobile électrique, les infrastructures énergétiques et le transfert technologique figurent parmi les pistes évoquées avec le géant chinois BYD.

La diplomatie économique tunisienne poursuit ses efforts pour attirer davantage d’investissements chinois. Une rencontre tenue mardi 8 septembre 2026 à Pékin entre Adel Larbi, ambassadeur de Tunisie en Chine, et Ivan Cao, directeur régional de BYD pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a permis d’examiner les perspectives de développement du constructeur chinois en Tunisie, indiquent des médias locaux.

Organisé au siège de la mission diplomatique tunisienne dans la capitale chinoise, l’entretien a porté sur les atouts du pays et les opportunités susceptibles d’intéresser les groupes chinois désireux de développer leurs activités dans la région.

Parmi les principaux arguments avancés, souligne-t-on, figure la position géographique de la Tunisie, à proximité des marchés européens, arabes et africains. Une implantation dans le pays pourrait ainsi offrir aux investisseurs une base industrielle et commerciale leur permettant de rayonner au-delà du marché tunisien pour concerner l’Afrique du Nord mais aussi l’Europe.

L’électromobilité au cœur des discussions

Le secteur automobile apparaît comme l’un des domaines présentant le plus fort potentiel de coopération sino-tunisienne. L’expérience acquise par la Tunisie dans la fabrication de composants automobiles – avec des entreprises européennes -, associée à l’existence d’une main-d’œuvre qualifiée, constituent un atout pour attirer de nouveaux projets industriels.

A cet égard, le ministère des Affaires étrangères de la Migration et des Tunisiens à l’étranger confirme qu’Ivan Cao a exprimé l’intérêt de BYD pour l’exploration des opportunités d’investissement et de création d’entreprises en Tunisie.

Les échanges ont également dépassé le simple cadre de la production automobile. Le développement des infrastructures électriques et la coopération technologique dans les domaines de l’énergie électrique et des énergies alternatives ont également été abordés.

Pour la Tunisie, l’enjeu est de profiter de l’essor mondial de la mobilité électrique afin de renforcer son tissu industriel et de se positionner sur de nouvelles chaînes de valeur.

De son côté, BYD cherche à une implantation éventuelle d’activités en Tunisie qui pourrait offrir un accès privilégié à plusieurs marchés régionaux. Et ce, tout en s’appuyant sur les compétences déjà disponibles dans l’industrie automobile.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement économique tuniso-chinois. Reste désormais à transformer l’intérêt exprimé en projets industriels concrets, capables de générer des investissements, des emplois et du transfert de technologies.

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