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Tunisie | Peines alourdies en appel pour Akremi & Ellouze

14. Juli 2026 um 20:36

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a revu à la hausse les peines de prison prononcées à l’encontre de l’ancien procureur de la République révoqué Béchir Akremi et du dirigeant Ennahdha Habib Ellouze.

La peine de Béchir Akremi passe désormais de 23 à 29 ans de prison ferme et celle de Habib Ellouze de 13 à 17 ans après le verdict de la Cour d’appel qui a également condamné Hassen Ben Brik, membre de l’organisation terroriste Ansar Charia à 17 ans de prison.

Cette décision intervient dans le cadre de deux affaires distinctes liées à des dépassements procéduraux ayant entaché l’instruction de l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, le 6 février 2013.

Pour rappel, Bechir Akremi est poursuivi pour abstention volontaire d’un fonctionnaire public d’arrêter un suspect afin de l’aider à se soustraire à la justice, dissimulation délibérée de la vérité en usant des prérogatives de sa fonction judiciaire et faux et usage de faux.

Quant à Hassen Ben Brik et Habib Ellouze uks sont accudé d’avoir mis des compétences et des expertises à la disposition de personnes liées à des crimes terroristes et d’avoir divulgué, par quelque moyen que ce soit, des informations au profit d’individus liés à des crimes terroristes afin de les aider à les commettre, à en tirer profit et à garantir leur impunité.

On notera par ailleurs que la Cour d’appel a confirmé la mesure préventive complémentaire visant les trois condamnés, qui seront soumis à un régime de contrôle administratif.

Y. N.

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La BIAT enrichit son accompagnement pour répondre aux nouvelles attentes des Tunisiens Résidents à l’Étranger

14. Juli 2026 um 19:55

La BIAT franchit une nouvelle étape dans son engagement envers les Tunisiens Résidents à l’Étranger et lance sa campagne estivale dédiée à cette clientèle. Cette nouvelle édition témoigne de la volonté de la banque de poursuivre l’enrichissement de son accompagnement à travers une expertise renforcée et une offre bancaire et extra-bancaire en constante évolution.

Fidèle à son rendez-vous annuel avec les Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE), la BIAT renouvelle son engagement à offrir un accompagnement axé sur la proximité, l’écoute et l’expertise, au service d’une expérience client innovante, personnalisée et simplifiée.

Depuis plusieurs années, la BIAT s’est investie dans le développement d’une démarche qui place les Tunisiens Résidents à l’Étranger au cœur de sa stratégie. Elle a mis en place un ensemble d’initiatives destinées à leur offrir une prise en charge sur mesure et à mieux répondre à leurs attentes. A travers sa signature « A chaque pas, Tounessna avec toi », la BIAT affirme sa détermination à être un partenaire de proximité, aux côtés des TRE pour les accompagner, y compris leurs familles, dans tous leurs projets en Tunisie, bien au-delà de leurs besoins bancaires.

Consciente de l’évolution des comportements et de la diversité des attentes, la BIAT consolide cette année son ambition d’offrir une expérience de qualité aux TRE. Elle veille ainsi à renforcer la relation de confiance avec ses clients, dont les exigences sont élevées en matière de prise en charge, de disponibilité et de conseil. Elle s’attache à anticiper et à répondre aux aspirations des nouvelles générations, en misant notamment sur l’innovation et la digitalisation et en proposant une palette plus large que l’offre bancaire classique. Le lancement de l’offre extra-bancaire, notamment l’assistance automobile Tunizen et BIAT privilèges, en constitue une première concrétisation.

A l’occasion de la saison estivale, la BIAT poursuit cette dynamique en déployant également son dispositif BIAT Tounessna, conçu pour offrir aux TRE un accompagnement personnalisé et adapté à chaque étape de leur vie. BIAT Tounessna rassemble un ensemble de solutions et de services pour simplifier le quotidien des TRE et faciliter leurs démarches pour la réalisation de leurs projets en Tunisie. En s’appuyant sur son réseau et ses équipes dédiées, sur BIAT France, une structure principalement dédiée aux tunisiens établis en France mais aussi à ceux résidant en Europe ainsi que sur sa plateforme digitale MyBIAT, la BIAT entend leur donner accès à un univers d’opportunités.

La BIAT confirme ainsi sa volonté de demeurer un partenaire de référence pour les Tunisiens Résidents à l’Étranger, porteur de nouvelles opportunités. Elle traduit la conviction que cette clientèle attend bien plus que des solutions bancaires mais un accompagnement global et une expérience utile, fluide et personnalisée, capable de répondre à ses besoins comme à ceux de ses proches en Tunisie, à chaque étape de leur vie.

A propos de la BIAT :

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la BIAT constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2900 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la BIAT a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne. www.biat.com.tn

Communiqué

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

14. Juli 2026 um 14:27

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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La BIAT enrichit son accompagnement pour répondre aux nouvelles attentes des Tunisiens Résidents à l’Étranger

14. Juli 2026 um 14:27

-La BIAT franchit une nouvelle étape dans son engagement envers les Tunisiens Résidents à l’Étranger et lance sa campagne estivale dédiée à cette clientèle. Cette nouvelle édition témoigne de la volonté de la Banque de poursuivre l’enrichissement de son accompagnement à travers une expertise renforcée et une offre bancaire et extra-bancaire en constante évolution.

Fidèle à son rendez-vous annuel avec les Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE), la BIAT renouvelle son engagement à offrir un accompagnement axé sur la proximité, l’écoute et l’expertise, au service d’une expérience client innovante, personnalisée et simplifiée.

Depuis plusieurs années, la BIAT s’est investie dans le développement d’une démarche qui place les Tunisiens Résidents à l’Étranger au cœur de sa stratégie. Elle a mis en place un ensemble d’initiatives destinées à leur offrir une prise en charge sur mesure et à mieux répondre à leurs attentes. A travers sa signature « A chaque pas, Tounessna avec toi », la BIAT affirme sa détermination à être un partenaire de proximité, aux côtés des TRE pour les accompagner, y compris leurs familles, dans tous leurs projets en Tunisie, bien au-delà de leurs besoins bancaires.

Consciente de l’évolution des comportements et de la diversité des attentes, la BIAT consolide cette année son ambition d’offrir une expérience de qualité aux TRE. Elle veille ainsi à renforcer la relation de confiance avec ses clients, dont les exigences sont élevées en matière de prise en charge, de disponibilité et de conseil. Elle s’attache à anticiper et à répondre aux aspirations des nouvelles générations, en misant notamment sur l’innovation et la digitalisation et en proposant une palette plus large que l’offre bancaire classique.

Le lancement de l’offre extra-bancaire, notamment l’assistance automobile Tunizen et BIAT privilèges, en constitue une première concrétisation.

A l’occasion de la saison estivale, la BIAT poursuit cette dynamique en déployant également son dispositif BIAT Tounessna, conçu pour offrir aux TRE un accompagnement personnalisé et adapté à chaque étape de leur vie. BIAT Tounessna rassemble un ensemble de solutions et de services pour simplifier le quotidien des TRE et faciliter leurs démarches pour la réalisation de leurs projets en Tunisie. En s’appuyant sur son réseau et ses équipes dédiées, sur BIAT France, une structure principalement dédiée aux tunisiens établis en France mais aussi à ceux résidant en Europe ainsi que sur sa plateforme digitale MyBIAT, la BIAT entend leur donner accès à un univers d’opportunités.

La BIAT confirme ainsi sa volonté de demeurer un partenaire de référence pour les Tunisiens Résidents à l’Étranger, porteur de nouvelles opportunités. Elle traduit la conviction que cette clientèle attend bien plus que des solutions bancaires mais un accompagnement global et une expérience utile, fluide et personnalisée, capable de répondre à ses besoins comme à ceux de ses proches en Tunisie, à chaque étape de leur vie.

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Industrie: le Cetime prépare les entreprises tunisiennes au virage de la décarbonation

14. Juli 2026 um 13:40

Le compte à rebours est lancé pour les industriels tunisiens. Le 15 juillet 2026, à Novation City à Sousse, la 5ème édition des Rencontres Sectorielles du CETIME mettra au centre des débats un enjeu devenu stratégique: la capacité des entreprises à répondre aux nouvelles exigences environnementales imposées par les marchés internationaux.

Consacrée aux secteurs de l’automobile et de l’aéronautique, cette édition intervient alors que la décarbonation n’est plus un simple engagement volontaire, mais un facteur déterminant de compétitivité. Avec le renforcement des normes européennes, notamment à travers le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), les exportateurs tunisiens doivent désormais démontrer leur capacité à réduire leur empreinte carbone pour préserver leur accès au marché européen.

L’objectif de cette rencontre est clair : passer du diagnostic à l’exécution. Après avoir identifié les principaux défis en 2025, le CETIME veut accélérer la mise en place de solutions concrètes autour de l’efficacité énergétique, de l’économie circulaire, de la digitalisation industrielle et de l’innovation technologique.

Pour y parvenir, le centre mise sur une mobilisation élargie réunissant industriels, fédérations professionnelles, institutions d’appui et acteurs académiques, dont le GITAS, la TAA, FIPA, l’APII, l’ENISO et l’INSAT. Une approche destinée à rapproier les besoins des donneurs d’ordres des capacités locales de recherche et développement.

Créé en 1982, le CETIME entend jouer un rôle de plateforme technologique pour accompagner la montée en gamme des entreprises. Avec 8 pôles de compétence et 18 laboratoires, le centre propose aux PME des moyens d’essai, de prototypage et de qualification nécessaires pour répondre aux standards internationaux.

Au-delà de la contrainte réglementaire, la transition écologique devient ainsi un nouveau levier de différenciation pour l’industrie tunisienne. Dans les filières automobile et aéronautique, l’enjeu est désormais de passer d’une logique de compétitivité basée sur les coûts à un modèle fondé sur la technologie, la conformité et la valeur ajoutée.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

14. Juli 2026 um 11:32

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?

14. Juli 2026 um 10:35

C’est une bombe. Le New York Times a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. 

Imed Bahri

Dans une enquête intitulée «Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad» et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le New York Times a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël. 

Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.

Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.

Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.

L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant «l’humanité commune» et un «ordre mondial en mutation». Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘Livre des Rois’’ * du grand poète persan du Xe siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.

La mue d’Ahmadinejad

Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.

L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.

Renverser le régime

Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump. 

Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Visite au Guatemala

D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.

Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.

Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.

Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.

Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du NYT à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.

* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.

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Djerba Music Land : l’électro qui fait tourner l’économie de Djerba 

14. Juli 2026 um 07:54

La 11e édition de DJERBA MUSIC LAND, programmée du 6 au 9 août 2026, confirme la montée en puissance d’un événement qui dépasse désormais largement le cadre du divertissement estival pour s’inscrire comme un acteur économique à part entière de la destination Djerba.

Derrière la programmation musicale, le festival s’est progressivement imposé comme un accélérateur de performance touristique, contribuant à la dynamique de remplissage en haute saison, à la diversification de la clientèle et à l’allongement de la durée de séjour sur l’île.

Un impact direct sur la chaîne de valeur touristique

Avec une capacité pouvant atteindre 3 500 participants par soirée, majoritairement issus d’un segment CSP++ local et international, DJERBA MUSIC LAND génère des retombées directes sur l’ensemble de la chaîne touristique : hôtellerie haut de gamme, restauration, transport, événementiel, commerce et services associés.

L’événement agit comme un stimulateur de consommation à forte valeur ajoutée, avec un effet mesurable sur les taux d’occupation, notamment sur les établissements d’hébergement touristique durant la période du festival.

Mohamed Jerad, directeur général de Tunisia Music Land, organisatrice de l’événement, explique que« dans le contexte de concurrence accrue entre destinations méditerranéennes, notre événement s’impose comme un facteur différenciant de performance touristique et économique avec un impact qui se forge et se renforce d’année en année au profit de la Tunisie en général et de Djerba en particulier ».

Une saisonnalité renforcée par une logique d’événementialisation

Organisé pour la troisième année consécutive sur la terrasse-jardin du Grand Casino Djerba, espace réaménagé à forte capacité d’accueil, le festival s’inscrit dans une stratégie d’optimisation des infrastructures existantes et de valorisation des lieux de loisirs symboliques de l’île. Cette configuration contribue à renforcer l’attractivité de la destination en période estivale, en consolidant un positionnement orienté vers l’économie de l’expérience.

Une montée en gamme et un positionnement méditerranéen

Depuis plusieurs éditions, DJERBA MUSIC LAND s’inscrit dans une stratégie de repositionnement haut de gamme, avec des investissements continus dans les infrastructures techniques (son, lumière, scénographie, écrans, lasers).

Cette montée en gamme vise à aligner l’événement sur des standards internationaux comparables à des destinations de référence du clubbing méditerranéen comme Ibiza ou Mykonos, renforçant ainsi la compétitivité touristique de Djerba sur les marchés régionaux et internationaux.

Un effet d’entraînement sur l’économie locale

Au-delà de la fréquentation immédiate, le festival génère un effet multiplicateur sur l’économie locale : emplois temporaires, prestations techniques, logistique, sécurité, production événementielle, mais aussi activité induite dans le commerce et les services. Le développement d’espaces annexes comme le DJERBA MUSIC LAND MARKET, introduit en 2025, contribue également à structurer une micro-économie événementielle autour de l’artisanat, du retail expérientiel et de la consommation sur site.

Un calendrier stratégique au cœur du pic estival

La 11e édition s’étalera sur quatre jours de forte intensité économique, avec une formule Day & Night incluant des beach parties (DML Off du 7 au 9 août, 14h–20h), optimisant ainsi la monétisation des différents créneaux horaires de consommation touristique.

Une programmation comme vecteur d’attractivité (et non finalité)

La dimension artistique, bien que centrale dans l’attractivité du dispositif, agit avant tout comme un levier d’acquisition de flux touristiques à forte valeur ajoutée. La programmation internationale inclut notamment Caiiro, Eno Napa, Da Capo, ainsi que Francis Mercier, aux côtés d’artistes tels que Solto, Hamza, Raffa Guido, Osfur, Cincity…

La scène locale contribue également à la consolidation de l’offre avec Mehdi Maghraoui, Guesmy, Hunter et Sarab, mettant en avant la contribution et le rayonnement des artistes et DJ locaux. Des formats hybrides comme Oriental Night Fever, porté par Al Disco Al Arabi et le concept The Luxury Theater de DJ Walou, complètent l’offre, en diversifiant les segments de consommation culturelle.

Un actif stratégique pour la destination Djerba

Au terme de plus d’une décennie d’évolution, DJERBA MUSIC LAND apparaît désormais comme un outil structurant de marketing régional, contribuant à la visibilité internationale de Djerba et à la consolidation de son positionnement sur le segment des destinations événementielles et touristiques à forte valeur ajoutée.

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Les Tunisiens adoptent progressivement l’identifiant national de santé

14. Juli 2026 um 09:15

Plus de 9 000 patients ont déjà été enregistrés en quelques semaines dans le cadre du déploiement de l’Identifiant national de santé (INS). Si ce chiffre marque une première étape opérationnelle, il traduit aussi un intérêt croissant des Tunisiens pour cette réforme appelée à transformer durablement la gestion des données médicales dans les établissements de santé.

Porté par le ministère de la Santé, le projet vise à attribuer une identité numérique unique à chaque patient. À terme, ce numéro permettra de centraliser et de fiabiliser les informations médicales, tout en réduisant les erreurs liées à la multiplicité des dossiers ouverts dans différents hôpitaux. D’ailleurs, une phase pilote sera prochainement lancée à l’hôpital universitaire La Rabta avant une généralisation progressive à l’ensemble des structures hospitalières publiques. Le projet est supervisé par une commission réunissant médecins, administrateurs, techniciens du ministère et spécialistes de l’intelligence artificielle.

Une base de données plus fiable grâce à l’IA

L’intelligence artificielle occupe une place importante dans cette transformation, non pas pour remplacer les professionnels de santé, mais pour renforcer la qualité des données. Elle sera notamment mobilisée afin d’identifier automatiquement les dossiers en double, détecter les incohérences entre différentes bases de données et améliorer la fiabilité des informations avant leur intégration dans le système national.

Cette étape est essentielle. Une base de données fiable constitue le socle de toute stratégie de santé numérique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des données de santé de qualité et interopérables permettent d’améliorer la continuité des soins, d’optimiser la planification des ressources hospitalières, de renforcer la surveillance épidémiologique et de favoriser le développement d’innovations numériques au service des patients.

Au-delà des gains administratifs, cette modernisation pourrait également réduire les examens médicaux réalisés en double, accélérer la prise en charge des patients et offrir aux médecins une vision plus complète de l’historique médical de chaque personne.

Une tendance déjà engagée dans plusieurs pays

Avec ce projet, la Tunisie rejoint un mouvement international de modernisation des systèmes de santé. En France, l’Identité nationale de santé (INS) est utilisée de manière obligatoire depuis 2021. Elle permet d’identifier chaque patient de façon unique afin de sécuriser le partage des informations médicales entre les professionnels de santé, tout en limitant les erreurs d’identification.

L’Estonie, souvent considérée comme l’un des pays les plus avancés en matière de santé numérique, s’appuie également sur une identité numérique nationale donnant accès à un dossier médical électronique partagé, aux ordonnances dématérialisées et à de nombreux services de santé en ligne. Cette organisation a considérablement simplifié les démarches des patients et renforcé l’efficacité du système de soins.

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Tunisie l Une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau

14. Juli 2026 um 08:51

Face à une raréfaction croissante des ressources en eau, la Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche de solutions innovantes pour renforcer sa sécurité hydrique. Dans ce cadre, une étude pilote a été lancée sur le lac collinaire de Kamech au Cap Bon afin d’évaluer l’efficacité d’un film monomoléculaire sécurisé et conforme destiné à réduire les pertes d’eau par évaporation.

Première expérimentation de ce type conduite en conditions réelles en Tunisie, cette initiative s’inscrit dans une démarche scientifique rigoureuse visant à identifier des technologies innovantes capables d’améliorer durablement l’offre en eau dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la succession des sécheresses et une pression croissante sur les ressources hydriques.

L’étude, s’inscrivant dans le cadre du projet TEC-Eau, financé par la FAO et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, est conduite avec l’appui scientifique du Centre de recherches et des technologies des eaux (Certe) et des institutions nationales partenaires. Elle permettra d’évaluer les performances techniques, économiques et environnementales de cette technologie, tout en vérifiant son innocuité sur la qualité de l’eau, les écosystèmes aquatiques et la biodiversité.

«Il ne s’agit pas simplement d’introduire une nouvelle technologie, mais de l’évaluer de manière rigoureuse afin de déterminer sa pertinence et ses conditions d’application dans le contexte tunisien. Cette approche illustre l’engagement de la FAO à accompagner la Tunisie avec des solutions fondées sur la science, l’innovation et la coopération technique», a déclaré Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et représentant en Tunisie.

Le lancement de cette étude réunit les principales institutions nationales concernées par la gestion de l’eau, la recherche scientifique, la santé, l’environnement et l’enseignement supérieur et la météo, illustrant une approche intégrée de la gouvernance des ressources hydriques.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a rappelé que «chaque mètre cube d’eau économisé constitue une ressource supplémentaire pour notre agriculture, notre économie, notre environnement et les générations futures », soulignant que la réduction des pertes par évaporation constitue désormais une priorité nationale inscrite dans la stratégie tunisienne de l’eau.

Avec un taux de mobilisation des ressources hydriques dépassant 90 % et un réseau de 37 grands barrages, 234 barrages collinaires et 925 lacs collinaires, la Tunisie concentre désormais ses efforts sur l’amélioration de l’efficience de ces infrastructures. Les pertes par évaporation représentent en effet un défi majeur dans les régions arides et semi-arides, où chaque volume d’eau préservé contribue directement à renforcer la résilience des territoires, la sécurité alimentaire et l’adaptation au changement climatique. Les pertes journalières par évaporation sur les 37 barrages ont atteint le pic de 1,1 millions de mètre cube le 12 juillet.

À travers le projet TEC-Eau, la FAO met à disposition son expertise pour identifier, adapter et valider des solutions innovantes répondant aux besoins spécifiques du pays. Les résultats de cette expérimentation alimenteront les travaux du comité national sur la réduction de l’évaporation et contribueront à orienter les futures politiques publiques en matière de gestion intégrée des ressources en eau, au service d’une agriculture plus résiliente et d’un développement durable.

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Allocation touristique de 750 euros : Alger change les règles, la Tunisie au cœur des enjeux

14. Juli 2026 um 07:42

Les autorités algériennes ont décidé de renforcer les conditions d’accès à l’allocation touristique de 750 euros, quelques mois seulement après son entrée en vigueur. L’objectif affiché est de mettre fin aux détournements du dispositif, devenu une source de profits pour certains réseaux exploitant l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

La Banque d’Algérie a ainsi introduit une série de nouvelles exigences. Désormais, le bénéficiaire – ou un membre de sa famille proche – doit effectuer personnellement les démarches, excluant les agences de voyages de la procédure. Les demandeurs doivent également présenter leur passeport original, disposer d’un compte bancaire dans l’établissement où la demande est déposée, régler la contre-valeur en dinars par un moyen de paiement bancaire et fournir un justificatif de revenus.

Ces mesures font suite aux révélations des autorités algériennes sur l’ampleur des abus constatés. Selon le gouvernement, de nombreux bénéficiaires obtenaient les 750 euros au taux officiel avant de les revendre sur le marché parallèle, où l’euro s’échange à un niveau nettement supérieur. Ce mécanisme permettait de réaliser d’importants bénéfices sans effectuer réellement un voyage touristique.

Le montant de l’allocation, en revanche, reste inchangé : 750 euros par adulte âgé de 19 ans et plus, et 300 euros pour les enfants de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille, pour un séjour d’au moins sept jours.

La Tunisie également concernée

Cette évolution intéresse directement la Tunisie, qui demeure l’une des principales destinations des voyageurs algériens, particulièrement durant la saison estivale. Chaque année, des centaines de milliers de touristes algériens franchissent la frontière pour séjourner dans les villes côtières tunisiennes, contribuant de manière significative aux recettes du secteur touristique.

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La question des devises est également suivie de près par les autorités tunisiennes. Une partie des euros obtenus dans le cadre de l’allocation touristique est traditionnellement dépensée en Tunisie, tandis que les autorités algériennes cherchent désormais à s’assurer que ces montants servent effectivement au financement des voyages et non à alimenter le marché parallèle des changes.

Cette réforme pourrait ainsi avoir des répercussions sur les flux financiers liés au tourisme entre les deux pays, même si Alger affirme ne pas remettre en cause le principe de l’allocation touristique, mais uniquement son encadrement afin de limiter les fraudes.

Fini la fraude ?

En effet, cette réforme revêt également un intérêt particulier pour la Tunisie. Ces dernières années, les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie figurait parmi les principaux circuits utilisés pour le détournement de l’allocation touristique. Selon Alger, certains bénéficiaires franchissaient la frontière avec les devises obtenues au taux officiel avant de les revendre ou de les écouler sur des marchés parallèles, profitant de l’importante différence entre le taux de change officiel et celui du marché informel.

Les autorités algériennes estiment que ces pratiques ont contribué à alimenter un trafic transfrontalier de devises, impliquant notamment des réseaux opérant entre l’Algérie et la Tunisie.

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