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ATL: qui peut représenter les actionnaires minoritaires au conseil d’administration?

06. Oktober 2026 um 16:27

L’Arab Tunisian Lease (ATL) ouvre la course à son prochain administrateur représentant les actionnaires minoritaires. Le mandat, prévu pour les 3 ans à venir, couvrira les exercices 2027, 2028 et 2029. L’appel à candidatures fixe un cadre assez strict, à la fois sur le profil recherché et sur les liens que le candidat doit éviter avec la société et son environnement.

Le siège est réservé à un représentant des actionnaires minoritaires. Sont concernés les actionnaires individuels détenant au maximum 0,5% du capital de l’ATL et les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5%. La désignation s’inscrit dans le cadre des règles tunisiennes relatives à la gouvernance des établissements financiers et des sociétés cotées.

Le profil recherché n’est donc pas celui d’un simple actionnaire. Le candidat doit être une personne physique, disposer de ses droits civils et civiques et détenir personnellement une participation dans le capital de l’ATL dans la limite de 0,5%. Il doit également être en règle sur les plans fiscal et social et pouvoir consacrer le temps nécessaire à son mandat.

L’expérience professionnelle constitue un autre filtre important. Le candidat doit avoir au minimum un diplôme universitaire de niveau maîtrise ou équivalent, ou un diplôme de grande école dans des domaines tels que la finance, la comptabilité, la gestion, l’économie, le droit des affaires, la gestion des risques ou les systèmes d’information. Dix années d’expérience professionnelle dans le domaine financier sont également exigées.

L’indépendance constitue toutefois l’un des principaux critères. Le futur administrateur ne doit pas avoir été dirigeant ou salarié de l’ATL ou d’une société de son groupe au cours des cinq années précédant sa candidature. Il ne doit pas non plus avoir de liens familiaux avec les dirigeants ou salariés du groupe, ni exercer des fonctions de prestataire, conseiller, banquier, fournisseur ou client significatif de la société.

Le cumul avec certaines fonctions est également exclu. Le candidat ne peut notamment pas être administrateur ou salarié d’une autre banque, d’un établissement financier ou d’une société cotée opérant dans le même secteur. Les anciens membres de l’équipe chargée du commissariat aux comptes de l’ATL sont, eux aussi, écartés pendant six ans.

Le dispositif va jusqu’à vérifier la situation judiciaire et financière des candidats. Les personnes frappées d’une interdiction de gérer, condamnées pour certaines infractions financières ou déclarées en faillite ne peuvent pas se présenter. Même chose pour les personnes figurant dans les fichiers de la Banque centrale relatifs aux créances contentieuses ou aux chèques impayés.

Côté dossier, l’ATL demande notamment une candidature motivée, une fiche de candidature signée, un CV normalisé, une déclaration sur l’honneur, une pièce d’identité, un extrait du casier judiciaire de moins de trois mois, les diplômes, les justificatifs des dix années d’expérience et une attestation confirmant la détention d’actions ATL.

Le temps presse pour les candidats. Les dossiers doivent parvenir à l’ATL au plus tard le vendredi 16 octobre 2026 à 17h00. Ils peuvent être envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception, par Rapid-Poste ou déposés directement contre décharge au bureau d’ordre de la société, au Centre Urbain Nord à Tunis.

Après la clôture, les candidatures seront examinées par un comité interne. Les profils retenus seront ensuite soumis au conseil d’administration avant leur transmission au Conseil du marché financier et à la Banque centrale de Tunisie pour avis et non-objection. L’ATL devra ensuite convoquer une assemblée élective réservée aux actionnaires minoritaires.

Le vote se fera selon des règles précises. Lors de la première convocation, un tiers des actions détenues par les minoritaires doit être représenté. À défaut, une seconde assemblée pourra se tenir sans condition de quorum. Si aucun candidat n’obtient la majorité au premier tour, les trois candidats arrivés en tête participeront à un second tour. Le candidat qui recueillera le plus de voix sera alors élu. Par la suite, le mandat du candidat élu devra encore être ratifié par les actionnaires réunis en Assemblée générale ordinaire lors de l’examen des états financiers de l’exercice 2026.

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Industries électroniques : trois leviers prioritaires adoptés par l’APII pour stimuler la compétitivité

06. Oktober 2026 um 16:14

Le comité de pilotage réuni au siège de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) a adopté les trois premières recommandations issues de l’étude consacrée au secteur des industries électroniques en Tunisie et examiné les axes pour l’élaboration de cinq fiches métiers préparatoires aux prochaines étapes du projet.

Selon un communiqué de l’APII, cette étude vise à moderniser le tissu industriel national et à attirer des investissements dans des activités à haute valeur ajoutée, avec pour objectif de renforcer le positionnement de la Tunisie en tant que hub compétitif dans la conception, la fabrication et l’intégration de systèmes électroniques destinés aux marchés européen et africain, tout en favorisant la création d’emplois.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie industrielle et d’innovation 2035 du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, dans la continuité de l’étude sur les spécialités prometteuses réalisée par l’APII et la GIZ au cours de la période 2023-2025.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme « Partenariats pour l’emploi et l’appui aux PME », mis en œuvre par la GIZ en collaboration avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à travers l’Initiative spéciale « Formation et emploi ».

La réunion a réuni plusieurs acteurs publics et privés du secteur, notamment la Direction générale des industries manufacturières (DGIM), le Centre d’études et de recherches des télécommunications (CERT), le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME), l’agence INNOV ALLIANCE TECH, la Tunisian Automotive Association (TAA) ainsi que le pôle Mécatronique de la GIZ.

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Land’Or distribuera un dividende exceptionnel

06. Oktober 2026 um 16:07

Les actionnaires de Land’Or bénéficieront d’une distribution exceptionnelle après la décision prise par l’Assemblée générale ordinaire réunie le 30 septembre 2026.

La société agroalimentaire prévoit ainsi le versement de 0,100 dinar par action, correspondant à 10% de la valeur nominale du titre. Cette distribution sera financée par prélèvement sur le compte “Prime d’émission” et sera intégralement soumise à la retenue à la source.

Le dividende sera détaché le 12 octobre 2026. Son règlement aux actionnaires est prévu deux jours plus tard, soit le 14 octobre 2026.

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Artisanat tunisien : 85 MDT d’exportations à fin août 2026

06. Oktober 2026 um 15:18

Le marché américain et une ouverture internationale inédite boostent les exportations de l’artisanat tunisien, qui progressent de 3 % à fin août 2026 pour atteindre 85 millions de dinars. La directrice générale de l’ONAT, Leïla Msallati, a fait cette annonce en marge de l’ouverture du salon ArtiCrea au Kram.

À la fin du mois d’août 2026, le secteur de l’artisanat génère 85 millions de dinars à l’exportation, soit 2 % de la valeur totale des exportations tunisiennes. Cette progression de 3 % par rapport à la même période en 2025 confirme la compétitivité croissante du label tunisien sur les marchés extérieurs. Une stratégie de rayonnement international, renforcée lors de la 3ᵉ édition du salon professionnel ArtiCrea, porte cette dynamique. Pour la première fois, l’événement accueille des délégations du Canada, de Malte et de Suède, ainsi que des acheteurs internationaux. La Chambre de commerce tuniso-américaine rehausse cette ouverture en rejoignant les 12 institutions partenaires afin d’appuyer la pénétration du marché américain, première destination des exportations artisanales du pays.

Le salon met en avant des créations hybrides mêlant savoir-faire traditionnel et design moderne. Des artisans locaux présentent notamment des collections inédites de poterie de Sejnane, conçues dans le cadre d’un programme de coopération de six mois avec des partenaires canadiens, maltais et suédois. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, a inauguré l’événement au Palais des Expositions du Kram, où 228 entreprises artisanales exposent leurs produits jusqu’au 11 octobre. La manifestation illustre le renouveau du secteur grâce à une forte représentation des femmes, qui dirigent 60 % des entreprises et des diplômés du supérieur qui en gèrent 40 %.

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Les Ciments de Bizerte: seul le plan de restructuration pourra redresser la situation

06. Oktober 2026 um 08:23

Les états financiers intermédiaires de la société Les Ciments de Bizerte (SCB) ont mis en lumière une situation financière et industrielle toujours délicate. L’atonie industrielle de l’entreprise se poursuit, causée par l’arrêt de la production de clinker enclenché depuis le 15 octobre 2023. Cette interruption prolongée trouve sa source dans la rupture d’approvisionnement en matières consommables essentielles, à l’instar du coke de pétrole et des briques réfractaires, en raison d’une carence chronique de liquidités. Pour tenter de sauver l’essentiel, de maintenir sa part de marché locale et d’honorer a minima ses engagements, la société a dû recourir à l’achat externe de 59 882 tonnes de clinker au cours du semestre. Des acquisitions qui s’avèrent toutefois largement insuffisantes pour combler le déficit opérationnel. En témoigne le coût de la sous-activité, évalué à 11,144 MTND pour la production vendue.

Les revenus de la période s’établissent à 14,802 MTND, en recul par rapport aux 18,601 MTND engrangés au premier semestre 2025. La marge brute, bien qu’en amélioration relative, demeure en territoire négatif à -0,847 MTND (contre -2,625 MTND au 30 juin 2025). Cette amélioration a été absorbée par les charges d’exploitation et le poids des dotations aux amortissements et provisions. Au terme du premier semestre 2026, la société enregistre un résultat net déficitaire de -21,982 MTND, qui s’alourdit à -23,743 MTND après prise en compte des indemnités de départ à la retraite et de certaines charges financières.

La structure financière de la SCB demeure extrêmement fragile. Les capitaux propres avant affectation sont de 74,838 MTND. Cependant, le passif courant, qui a atteint la somme colossale de 232,486 MTND, pèse lourdement sur la solvabilité à court terme de l’entreprise. Cet encours intègre des concours bancaires, des emprunts échus et impayés, ainsi que d’importants effets à payer pour le financement des stocks. Face à cette situation, les commissaires aux comptes ont émis une réserve explicite, soulignant une incertitude significative liée à la continuité de l’exploitation.

L’espoir d’un redressement réside désormais dans la mise en œuvre effective du plan de restructuration élaboré par un cabinet externe et récemment validé par un conseil ministériel restreint. Ce plan stratégique s’articule autour d’un programme d’investissement structuré en trois phases: le redémarrage à court terme de la ligne de production de clinker, la modernisation progressive des équipements industriels, ainsi qu’une optimisation énergétique et environnementale. En parallèle, la société est engagée dans des négociations avancées avec ses principaux partenaires bancaires pour consolider ses dettes et structurer un nouveau pool bancaire. La réussite de ces étapes conditionnera la survie de cette institution centenaire et sa capacité à retrouver un équilibre durable.

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SIAME: un premier semestre équilibré

06. Oktober 2026 um 08:07

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) a clôturé le premier semestre de l’exercice 2026 avec des indicateurs financiers stables.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 20,011 MTND au 30 juin 2026, en baisse de 11,6% en glissement annuel. Cette diminution s’explique principalement par un recul des ventes à l’export, qui se sont élevées à 4,484 MTND au premier semestre 2026, contre 8,157 MTND un an auparavant. Cela est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis a perturbé les flux commerciaux dans la région, entraînant un blocage des exportations de la société vers ce pays.

La même tendance est observée par les ventes réalisées auprès de la STEG, de 4,487 MTND seulement contre 6,577 MTND au 30 juin 2025. Ce repli s’explique principalement par le décalage du calendrier d’exécution des nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au cours du second semestre. En revanche, le marché local s’est montré plus dynamique, progressant de 39,6% en rythme annuel, à 11,039 MTND.

Pour contrer la contraction de ses revenus, la société a su optimiser ses charges. Les achats consommés sont en recul à 12,308 MTND, et les charges de personnel ont pu être réduites de 5,5%, à 2,906 MTND.

Les charges financières nettes se sont allégées, passant de 1,137 MTND fin juin 2025 à 0,692 MTND cette année, grâce notamment à la diminution des intérêts sur financements. Le résultat net s’est établi à 1,890 MTND, contre 1,720 MTND à la même date en 2025.

Les perspectives de croissance de la société sont prometteuses. La SIAME est un titre à conserver pour ceux qui veulent avoir de l’industrie dans leurs portefeuilles.

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Le CMF publie un nouveau guide pour éviter les pièges de l’investissement en ligne

05. Oktober 2026 um 16:05

Les offres d’investissement se multiplient sur Internet, mais toutes ne se valent pas. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’investisseur, qui se tient du 5 au 11 octobre 2026, le Conseil du marché financier (CMF) met l’accent sur un risque qui accompagne désormais l’investissement en ligne: les fraudes et les manipulations.

Le régulateur tunisien publie à cette occasion un guide pratique intitulé “Prévenir les fraudes sur Internet et investir avec vigilance”. Le document s’adresse au public et aux investisseurs et revient sur les principaux réflexes à adopter avant de répondre à une offre d’investissement, de transmettre des informations personnelles ou financières ou encore d’effectuer un transfert de fonds.

L’objectif est assez simple: apprendre à ne pas se laisser convaincre trop vite par une proposition diffusée en ligne. Le CMF recommande notamment de vérifier les informations liées à l’offre et d’identifier les techniques de fraude ou de manipulation susceptibles d’être utilisées sur Internet.

La vigilance doit notamment porter sur les informations communiquées au moment de la sollicitation. Une offre d’investissement ne devrait pas être considérée comme fiable sur la seule base de son discours commercial ou des informations diffusées en ligne. La vérification constitue un premier réflexe avant toute décision financière.

Cette démarche prend également une nouvelle forme avec la création, par le CMF, d’une rubrique «Mises en garde» sur son site Internet. Elle rassemble les alertes publiées par le régulateur au sujet de pratiques, d’offres ou d’acteurs susceptibles de présenter un risque pour les investisseurs et le public.

Pour les personnes sollicitées en ligne, cette rubrique peut ainsi devenir un point de vérification avant de donner suite à une proposition. Le CMF prévoit de l’actualiser afin de permettre au public de consulter plus facilement les différentes mises en garde émises par l’autorité.

Derrière ces nouvelles initiatives, le régulateur cherche surtout à renforcer les réflexes des investisseurs dans un environnement où l’accès à l’information financière est devenu beaucoup plus rapide. Cette facilité d’accès ne signifie pas pour autant que l’information est toujours fiable. Entre les offres diffusées sur les plateformes numériques, les sollicitations directes et les propositions d’investissement présentées comme des opportunités à saisir, le risque est aussi de décider avant d’avoir vérifié.

La Semaine mondiale de l’investisseur 2026 intervient précisément sur ce terrain. Organisée du 5 au 11 octobre sous l’égide de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO), cette campagne internationale célèbre cette année sa dixième édition. Elle réunit des autorités de régulation et différents acteurs autour d’un même objectif: renforcer l’éducation financière et la protection des investisseurs.

La participation du CMF s’inscrit dans cette démarche. Au-delà de la sensibilisation aux risques liés aux placements, l’enjeu est de favoriser des décisions fondées sur une information vérifiée.

Le message du régulateur tient finalement en quelques réflexes:

  • vérifier avant d’investir,

  • ne pas communiquer ses données personnelles ou financières sans précaution et

  • s’assurer de la fiabilité d’une offre avant tout transfert de fonds.

  • Dans un marché financier de plus en plus connecté, la prudence commence donc aussi derrière un écran.

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Pour la première fois, les exportations de dattes tunisiennes dépassent le milliard de dinars

05. Oktober 2026 um 11:42

Les exportations tunisiennes de dattes ont franchi pour la première fois le seuil du milliard de dinars, avec près de 160 000 tonnes exportées, essentiellement de la Deglet Nour. Une performance qui pousse le secteur à renforcer sa stratégie de promotion sur les marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés.

Le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes, Kais Ben Arfa, a indiqué qu’un programme promotionnel pour la saison 2026-2027 a été élaboré afin de consolider le positionnement des dattes tunisiennes sur les marchés historiques, tout en renforçant leur présence sur les marchés à fort potentiel.

Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis pour la filière, notamment les effets du changement climatique sur la production et les rendements, l’intensification de la concurrence internationale ainsi que la hausse des coûts de production, de transport et de logistique.

Le programme prévoit également un suivi rapproché de la préparation et du déroulement des campagnes d’exportation, ainsi qu’une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur, afin d’améliorer la compétitivité du produit tunisien.

Des points de vente directe pour soutenir le marché local

Le marché tunisien constitue également un axe majeur de cette nouvelle stratégie. Le Groupement compte poursuivre l’expérience des points de vente directe du producteur au consommateur, déjà mise en place lors des précédentes campagnes et qui aurait rencontré un accueil favorable auprès des agriculteurs comme des consommateurs.

Deux périodes sont envisagées pour ces espaces de vente : immédiatement après la récolte, puis à l’approche du mois de Ramadan. L’objectif est de rapprocher les dattes des consommateurs et de leur permettre d’accéder au produit à des prix plus abordables, tout en encourageant sa consommation sur le marché local.

Des campagnes publicitaires et promotionnelles ainsi que la participation à différentes manifestations locales, régionales et nationales sont également prévues.

Les dérivés de dattes au cœur de la diversification

Au-delà des dattes fraîches, le Groupement entend désormais miser davantage sur les produits dérivés, considérés comme un levier de création de valeur et de diversification des exportations tunisiennes.

Dans cette optique, le Groupement prévoit notamment de participer au Salon international des industries alimentaires en Afrique (IFSA 2027) afin de promouvoir les dérivés de dattes tunisiens, notamment auprès des opérateurs internationaux.

Pâte de dattes, sirop et poudre de dattes figurent parmi les produits présentant des perspectives de développement, notamment sur certains marchés européens, nord-américains et dans les pays du Golfe.

Cette orientation répond également à l’évolution de la demande mondiale en faveur de produits alimentaires naturels et considérés comme plus sains.

Conquérir de nouveaux marchés

À l’international, le programme promotionnel prévoit une participation accrue aux salons et manifestations professionnelles sur les marchés traditionnels comme sur les marchés émergents.

L’enjeu est double : préserver les relations commerciales existantes et identifier de nouvelles destinations pour les dattes tunisiennes et leurs dérivés. Le Groupement entend ainsi poursuivre la diversification des débouchés afin de réduire la dépendance à l’égard des marchés traditionnels.

Une stratégie à l’horizon 2055

Le Groupement prépare par ailleurs une étude stratégique sur l’avenir de la filière à l’horizon 2055. Elle devra notamment analyser les mutations auxquelles le secteur sera confronté, parmi lesquelles les effets du changement climatique et le décalage croissant entre la période de récolte des dattes et l’arrivée du mois de Ramadan.

Un plan d’action promotionnel sur trois ans est également envisagé afin d’inscrire les efforts de promotion dans la durée et de les articuler autour d’objectifs précis sur les marchés tunisien et international.

Après avoir franchi le cap symbolique du milliard de dinars à l’export, la filière tunisienne des dattes cherche ainsi à transformer cette performance en nouveau levier de croissance, en misant à la fois sur la diversification des marchés, le développement des produits dérivés et la stimulation de la consommation locale.

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PLF 2027: un nouveau statut fiscal et un mécanisme de compensation pour les PME

05. Oktober 2026 um 09:55

La Fédération Tunisienne des Artisans et Petites et Moyennes Entreprises (FTAPME) propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2027, la création d’un statut d’entreprise fiscalement disciplinée, d’après les propos relayés par l’agence TAP. L’idée est de mieux distinguer les TPE, PME et artisans qui respectent leurs obligations fiscales, sociales et légales, en leur ouvrant l’accès à plusieurs dispositifs de soutien.

La proposition intervient aussi sur un sujet qui pèse directement sur la trésorerie des petites entreprises: les délais de paiement du secteur public. La même source precise que la FTAPME souhaite permettre à une entreprise qui doit de l’argent au fisc, mais qui attend elle-même le règlement d’une créance exigible auprès de l’État, d’établir une compensation entre les deux montants.

Plus précisement, une PME pourrait faire valoir ses créances sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises publiques afin qu’elles soient déduites de ses dettes fiscales ou sociales. En fait, le montant réellement dû serait alors calculé sur le solde restant après compensation. Selon ladite source, l’entreprise ne pourrait pas être considérée en défaut fiscal, ni subir de pénalités ou perdre certains avantages, à hauteur des sommes que l’administration ou un organisme public lui doit. D’ailleurs, la mesure serait encadrée par des justificatifs tels que les marchés publics, bons de commande, attestations de livraison, factures acceptées, décisions administratives ou jugements. La Fédération propose à ce titre une plateforme numérique nationale dédiée à ces opérations, avec un délai maximal de 30 jours accordé à l’administration pour se prononcer sur une demande. En plus d’une une “Attestation de situation fiscale nette”. Ce document permettrait de faire apparaître les dettes fiscales de l’entreprise, ses créances publiques reconnues, les montants compensés et le solde restant. L’objectif?  Est d’éviter qu’un retard de paiement de l’État empêche une entreprise de participer à un marché public ou d’accéder à un dispositif d’aide. Au fait, la proposition introduit aussi un principe de réciprocité. Lorsque l’État dépasse les délais légaux de règlement, l’entreprise pourrait réclamer des indemnités de retard. La relation entre l’administration et l’entreprise ne serait donc plus envisagée uniquement sous l’angle de l’obligation fiscale, mais aussi à partir des engagements financiers de chacune des parties.

Dans la même optique,  les entreprises bénéficiant du statut d’entreprise fiscalement disciplinée pourraient accéder à plusieurs avantages. La FTAPME propose notamment des incitations financières et fiscales liées aux emplois effectivement créés et déclarés, ainsi qu’une prise en charge partielle des cotisations patronales de sécurité sociale pour les nouveaux recrutements. Une priorité serait également accordée à ces entreprises dans certains programmes publics consacrés à l’investissement, à la formation, au redressement, aux exportations ainsi qu’aux mécanismes publics de garantie et de financement.

Pour accompagner ce dispositif, la fédération propose enfin de consacrer une enveloppe initiale équivalant à 1% des ressources fiscales éligibles, sans compromettre l’équilibre budgétaire de l’État.

 

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TABM : le CEPEX connecte les entreprises tunisiennes aux marchés africains

05. Oktober 2026 um 09:48

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) mise sur les rencontres d’affaires pour rapprocher les entreprises tunisiennes des marchés africains. À ce titre, la 4ᵉ édition de Tunisia Africa Business Meetings (TABM), prévue les 9 et 10 décembre 2026 à Tunis, s’annonce comme un rendez-vous dédié aux échanges entre opérateurs économiques tunisiens et africains.

Organisé par le CEPEX, l’événement repose notamment sur des rencontres B2B, des activités de networking et des échanges professionnels destinés à faciliter l’identification de partenaires et la concrétisation de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés subsahariens.

Le Tchad parmi les marchés ciblés

Cette dynamique était également au cœur de la rencontre tenue vendredi 2 octobre 2026 à la Maison de l’Exportateur entre Mourad Ben Hassine, PDG du CEPEX, et Fatime Hissein Hamita, représentante de l’Agence nationale des investissements et des exportations du Tchad.

La rencontre, organisée en marge de la participation de la responsable tchadienne au Forum international du Halal, qui se tenait les 29 et 30 septembre au siège du CEPEX, a porté sur les moyens de renforcer les échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et tchadiens.

Les discussions ont notamment évoqué le partage d’informations économiques et commerciales, l’échange d’expertise en matière d’accompagnement des entreprises et de promotion des exportations, ainsi que l’identification de nouvelles opportunités de partenariat.

Dans ce cadre, les deux parties ont relevé la possibilité de conclure un mémorandum d’entente (MoU), qui pourrait structurer leur coopération autour de plusieurs axes : échange d’informations sur les marchés, promotion commerciale, organisation de rencontres B2B, identification d’opportunités d’affaires et accompagnement des entreprises dans leur accès aux marchés tunisien et tchadien.

Une passerelle vers les marchés africains

À cette occasion, Mourad Ben Hassine a invité la partie tchadienne à participer activement à la 4ᵉ édition du TABM, notamment à travers la mobilisation d’opérateurs économiques tchadiens.

Pour le CEPEX, cette participation doit permettre aux entreprises tchadiennes d’identifier des partenaires tunisiens et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires. Elle offre également aux entreprises tunisiennes un accès direct à de nouveaux interlocuteurs et marchés en Afrique subsaharienne.

À travers le TABM, le CEPEX entend ainsi faire des rencontres B2B un levier concret pour développer les exportations tunisiennes, diversifier leurs débouchés et renforcer les liens d’affaires avec les marchés africains.

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Hammamet – Forum International des DSI : l’IA au cœur de la transformation des entreprises

04. Oktober 2026 um 13:24

La 12ᵉ édition du Forum International des DSI (Directeurs des Systèmes d’Information) se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à Hammamet, autour du thème « AI Driven: From Concept to Value ». L’événement réunira des DSI, experts, entreprises technologiques, startups ainsi que plusieurs délégations internationales.

Cette édition s’intéressera à l’un des principaux enjeux auxquels sont confrontées aujourd’hui les entreprises et les organisations, et plus globalement à toute la société : comment transformer le potentiel de l’intelligence artificielle en valeur concrète et mesurable. L’objectif est entre autres de passer des expérimentations et projets pilotes à une intégration réelle de l’IA dans les processus de décision, les opérations et le développement de nouveaux produits et services.

À travers des conférences, panels, tables rondes et workshops, les participants débattront également des profondes transformations induites par l’IA sur les métiers et les compétences, mais aussi sur les organisations, la cybersécurité et les infrastructures technologiques.

Le Forum sera par ailleurs marqué par le lancement du premier AI Hackathon, un challenge de 48 heures consacré à une problématique concrète, ainsi que par la création du « Village Startup », un espace dédié à la présentation de projets et d’initiatives entrepreneuriales innovantes.

Au-delà des débats et des démonstrations technologiques, cette rencontre constituera une plateforme privilégiée de networking, de partage d’expériences et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

Enfin, le Bénin sera le pays à l’honneur de cette 12ᵉ édition, qui entend ainsi renforcer les échanges et la coopération autour des enjeux liés à la transformation numérique et à l’intelligence artificielle.

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63 MDT dans l’automobile, l’aéronautique et l’emballage

03. Oktober 2026 um 10:36

Deux nouveaux dossiers, représentant 63 millions de dinars (MDT) d’investissements, ont été approuvés, pour 9,5 millions de dinars de primes.

Réunie vendredi 2 octobre 2026 au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la Commission consultative du Programme de mise à niveau de l’industrie était présidée par Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère.

La réunion s’est tenue en présence de représentants de l’UTICA, des ministères des Finances, de l’Économie, du Commerce, de l’Emploi, ainsi que ceux des Affaires sociales et de la Santé. Des représentants du secteur bancaire ont également participé aux travaux, aux côtés de Bouthaïna Boukamcha, directrice générale du Bureau de mise à niveau de l’industrie, et de plusieurs cadres supérieurs du ministère.

Les deux dossiers approuvés concernent deux entreprises industrielles opérant dans la fabrication de composants automobiles et aéronautiques ainsi que dans l’emballage métallique. Les investissements prévus atteignent au total 63 millions de dinars, avec des primes de mise à niveau de 9,5 millions de dinars.

23 dossiers de mise à niveau approuvés

La commission a également validé les travaux de la commission restreinte du Programme de mise à niveau, réunie le 30 septembre 2026. Cette dernière a approuvé 23 dossiers de mise à niveau, représentant un volume d’investissement de 82,3 millions de dinars, assorti de 11,6 millions de dinars de primes. À cela s’ajoutent 57 dossiers portant sur des investissements technologiques prioritaires, pour une enveloppe globale de 3,17 millions de dinars, dont 1,26 million de dinars de primes.

Ces nouvelles approbations traduisent la poursuite des dispositifs publics destinés à accompagner la modernisation technologique et la mise à niveau des entreprises industrielles tunisiennes.

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Lancement d’un projet national pour soutenir la transition durable des entreprises tunisiennes

Von: tmps
03. Oktober 2026 um 10:30

Un projet national intitulé « Smart Sustainable Infrastructures » (Infrastructures intelligentes et durables), a été lancé vendredi à Startup Village à Tunis avec pour objectif d’accompagner les entreprises et les acteurs économiques en Tunisie dans leur transition vers la durabilité, à travers l’instauration d’une coopération entre les entreprises, les start-ups, les chercheurs, les universités, les experts et les porteurs de projets pour développer des solutions répondant aux problématiques réelles de l’économie tunisienne.

Ce projet, qui s’étalant sur une période de sept mois jusqu’au mois d’avril 2027, s’inscrit dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 » et cible l’accompagnement de 500 jeunes et porteurs de projets, l’implication de 100 experts et chercheurs, la communication avec 50 entreprises, l’accompagnement de 15 projets, ainsi que l’organisation de visites dans 12 villes et la publication de 10 articles scientifiques sur les questions de durabilité.

La cheffe du projet, Fatma Attia, a fait savoir dans une déclaration à l’Agence TAP que l’initiative constitue une articulation entre les chercheurs, les porteurs de projets et les entreprises, permettant de transformer les problématiques posées sur le terrain en solutions applicables et en lien avec l’économie tunisienne.

Le projet allait au delà de l’aspect de sensibilisation pour s’approcher des différentes régions et secteurs économiques et cerner la spécificité des défis auxquels ils font face, a-t-elle précisé, soulignant que les problématiques liées au secteur du textile, par exemple, différencient de celles rencontrées par le secteur des composants automobiles ou autres secteurs.

A cet effet, une caravane de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sillonnera12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja, dans le but d’être à l’écoute des acteurs locaux, de déterminer les problématiques liées à la durabilité dans chaque région et d’œuvrer à trouver des solutions adaptées à leurs spécificités économiques.

Selon la même source, le travail de terrain dans les villes susmentionnées aidera à identifier les problématiques durant toute la période du projet.

Le projet s’articule autour de quatre axes consistant à sensibiliser aux questions de durabilité, à mesurer le niveau des pratiques, des besoins et des défis auprès des entreprises, à stimuler l’innovation pour développer des solutions adaptées à la réalité tunisienne, ainsi qu’à développer les capacités et compétences nécessaires pour accompagner les mutations à venir.

Le projet repose également sur cinq domaines principaux : l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat, dans une tentative de lier les exigences de la transition vers la durabilité aux besoins de l’économie, des entreprises et des nouvelles compétences requises sur le marché du travail.

Le laboratoire de l’innovation « l’UGC Innovation Lab » est l’un des composants principaux du projet, qui va rassembler les entreprises, les start-ups, les experts, les chercheurs et les étudiants pour œuvrer ensemble à identifier les problématiques, formuler les solutions et tester les prototypes avant de procéder à leur application.

Un comité scientifique comprenant des chercheurs et des experts se chargera d’encadrer cette méthodologie et d’en suivre les phases de mise en œuvre.

Au volet de la recherche scientifique, le projet comprend l’instauration d’un espace de recherche participative en collaboration avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES), tout en ciblant la publication de 10 articles scientifiques, outre l’analyse des données qui seront collectées au cours des différentes phases du projet.

Le travail englobe également la réalisation d’un état des lieux sur le niveau de maturité de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès de plus de 100 entreprises tunisiennes, outre l’élaboration d’un guide national des bonnes pratiques dans le domaine de la responsabilité sociétale et de la durabilité, sachant que ces résultats seront présentés lors du forum de clôture en avril 2027.

Trois principales échéances sont prévues dans ce projet, dont la première consiste en son lancement officiel le 2 octobre 2026 dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 », la seconde, en l’organisation du « Hackathon 2.0″ les 30 et 31 janvier 2027, tandis que le parcours s’achèvera par l’organisation du forum  de clôture intitulé  « Innovation for Smart Sustainable Infrastructures » ou l’Innovation pour infrastructures intelligentes et durables », les 20 et 21 avril 2027.

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Slah Zouari : « La Tunisie, partenaire stratégique des énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe »

03. Oktober 2026 um 09:44

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a participé jeudi 1er octobre 2026 à Alger au deuxième sommet ministériel du projet de corridor sud de l’hydrogène « SouthH2 », réunissant la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

À cette occasion, Slah Zouari a souligné que la transition énergétique constitue une opportunité stratégique pour renforcer le partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe, notamment à travers l’investissement conjoint et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

La Tunisie mise notamment sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et ses dérivés. Selon le ministre, sa position géographique et ses infrastructures énergétiques en font un partenaire stratégique pour le développement d’un réseau régional de transport des énergies propres entre les deux rives de la Méditerranée.

Tunis souhaite désormais passer du dialogue à des projets concrets, en privilégiant les initiatives économiquement viables et finançables, tout en tenant compte de leur impact environnemental. La coopération dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologies figure également parmi les priorités.

À l’issue de la réunion, la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé la Déclaration ministérielle d’Alger relative au corridor SouthH2. Celle-ci prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à renforcer la coopération énergétique euro-méditerranéenne et à poser les bases de futurs échanges d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Hydrogène vert : l’Algérie accélère le corridor énergétique vers l’Europe

02. Oktober 2026 um 14:23

L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont annoncé, jeudi 1er octobre, le renforcement de leur coopération autour du South H2 Corridor, projet destiné à acheminer 4 millions de tonnes d’hydrogène vert algérien par an vers l’Europe.

Le projet de South H2 Corridor franchit une nouvelle étape. Les ministres de l’Énergie de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne ont signé, jeudi à Alger, une déclaration ministérielle destinée à renforcer la coopération et à accélérer le développement de ce futur corridor d’hydrogène vert entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

La déclaration prévoit entre autres la création d’un « secrétariat chargé de l’appui technique au projet », avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Les cinq pays réaffirment également le caractère stratégique du corridor pour l’intégration énergétique euro-méditerranéenne et le développement des échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Le South H2 Corridor doit permettre d’acheminer jusqu’à 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Algérie vers l’Italie, l’Autriche puis l’Allemagne; volume à même de représenter environ 10 % de la demande européenne attendue en hydrogène vert à l’horizon 2040.

Le projet prévoit un tracé d’environ 3 000 kilomètres à travers la Tunisie et la Méditerranée. L’infrastructure doit notamment contribuer à diversifier les approvisionnements énergétiques européens et à renforcer les échanges énergétiques entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

L’un des principaux intérêts du projet réside dans la possibilité d’utiliser, après adaptation et modernisation, une partie des infrastructures existantes de transport du gaz naturel.

Cette approche pourrait permettre de réduire certains coûts et délais liés à la construction d’un réseau entièrement nouveau. Le projet doit toutefois encore franchir plusieurs étapes techniques, réglementaires et financières avant sa réalisation complète. Le réseau envisagé relierait ainsi les installations de production algériennes au réseau européen en passant par la Tunisie, l’Italie et l’Autriche jusqu’à l’Allemagne.

Les données disponibles indiquent cependant que les coûts définitifs des différentes sections algérienne et tunisienne restent confidentiels et que les modalités précises de réutilisation des infrastructures doivent encore être déterminées…

La Tunisie au cœur du dispositif

Pour la Tunisie, le projet présente une dimension stratégique particulière puisqu’elle constitue un pays de transit essentiel entre l’Algérie et l’Europe. La participation tunisienne au dispositif a été confirmée lors de la réunion ministérielle d’Alger Au-delà du transit énergétique, le corridor pourrait favoriser le développement d’activités industrielles et logistiques liées à l’hydrogène et renforcer la coopération énergétique entre les deux pays du Maghreb.

Pour l’Algérie, le projet constitue une tentative de prolonger son rôle traditionnel de fournisseur énergétique de l’Europe vers les nouvelles filières bas carbone. Le pays dispose d’un potentiel solaire important et cherche à développer une capacité de production d’hydrogène renouvelable destinée à la consommation intérieure et à l’exportation. Le gouvernement algérien a également engagé des coopérations industrielles autour des électrolyseurs et des technologies nécessaires à la production d’hydrogène.

Pour l’Europe, le corridor s’inscrit dans la diversification géographique de ses approvisionnements en hydrogène et dans le développement d’une infrastructure reliant directement les capacités renouvelables d’Afrique du Nord aux grands marchés industriels européens.

La signature de la Déclaration d’Alger ne constitue toutefois pas encore le démarrage du lancement commercial de l’infrastructure. Elle marque tout au plus une nouvelle étape politique et technique dans la préparation d’un projet dont la réalisation dépendra encore des études de faisabilité, des investissements et des décisions réglementaires.

Le South H2 Corridor apparaît ainsi comme l’un des projets structurants de la future coopération énergétique euro-méditerranéenne, avec un enjeu dépassant la seule production d’hydrogène : celui de la création d’un nouvel axe énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Empreinte carbone : BH Bank chiffre ses émissions

02. Oktober 2026 um 11:09

Dans son rapport de durabilité 2025, la BH Bank dévoile des émissions limitées aux scopes 1 et 2, dont 84 % liées à l’électricité achetée. Elle reconnaît une démarche ESG encore en cours de structuration.

Réalisé avec ProVerdy, start-up tunisienne labellisée, selon la méthodologie du GHG Protocol, le bilan couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2025 et porte sur le siège social, les bâtiments centraux et le réseau d’agences de la BH Bank. Il établit les émissions totales à 3 056 tonnes de CO2 : 490 pour le scope 1 (émissions directes) et 2 566 pour le scope 2 (électricité), soit 84 % du total selon le graphique des principaux contributeurs.

Au sein du scope 1, les émissions fugitives des climatiseurs atteignent 303 tonnes, devant les voitures de fonction (115,53 tonnes) et les groupes électrogènes et chaudières (71,25 tonnes). Ce premier exercice sert d’année de référence pour mesurer et piloter les émissions. La banque a engagé le chantier du scope 3 pour étendre progressivement le périmètre à l’ensemble de sa chaîne de valeur.

Ce bilan s’inscrit dans le plan d’actions 2025-2027. Le président du conseil d’administration, Taoufik Mnasri, cite deux projets structurants dont la finalisation progresse : la certification ESG et le premier bilan carbone. Le directeur général par intérim, Lotfi Ben Hammouda, confirme que la démarche reste en phase de structuration et de consolidation. Il souligne que les prochains exercices seront consacrés à la qualité du reporting, à l’analyse approfondie des risques ESG et à l’intégration graduelle des enjeux climatiques dans les processus internes.

Le plan 2025-2027 prévoit, côté financement, un système de gestion environnementale et sociale (SGES), la formation des équipes à la finance durable et de nouveaux produits verts et financements durables (programme ADAPT, convention de l’économie verte, bleue et circulaire, assistance technique de la BEI). Il prévoit aussi le lancement d’une cellule d’écoute pour les risques psychosociaux.

Les enjeux ESG dans les financements de la BH Bank

En finance responsable, la banque amorce la structuration de son approche et mène des projets pour renforcer l’intégration des enjeux ESG dans ses processus de financement et d’investissement. Elle recense 76 crédits majels en 2025. Ce dispositif de crédits sans intérêts pour la construction de majels, instauré par l’article 28 de la Loi de finances 2023 et piloté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, vise à encourager la collecte et le stockage des eaux pluviales. Leur montant a reculé de 8,5 % par rapport à 2024. Ce que le rapport attribue à un ajustement du rythme de déploiement.

Dans le logement, le crédit FOPROLOS, destiné aux ménages à revenus modestes, atteint 528 dossiers pour 60,25 MD, en hausse de 4,5 % en nombre et de 13,7 % en valeur par rapport à 2024. Le programme Masken Awel, consacré aux futurs propriétaires, enregistre 84 dossiers pour 2,4 MDT, en baisse de 3,4 % en nombre et de 4 % en montant entre 2024 et 2025. Ce que le rapport explique notamment par l’application de la loi 2024-41 (code de commerce, article 412).

L’encours du Plan d’épargne logement passe de 787 MDT au 31 décembre 2024 à 777 MDT au 31 décembre 2025. Une évolution attribuée au nivellement des soldes des comptes dormants (article 43 de la loi de finances 2025); et ce, malgré l’ouverture de 4 641 nouveaux comptes.

RSE et ESG

Côté gouvernance, le conseil d’administration supervise la stratégie et les orientations RSE/ESG. Il est composé de neuf membres dont une femme (11,11 %) et deux administrateurs indépendants (22,22 %), et a tenu huit réunions. Un comité RSE/ESG présidé par le directeur général définit ces orientations, suit le plan d’action et coordonne les initiatives, la coordination opérationnelle revenant à la direction Communication et RSE. Il s’est réuni quatre fois en 2025, avec un taux d’assiduité de 77,8 %, et compte 55 % d’hommes et 45 % de femmes. La matrice de matérialité 2024-2027 retient 17 enjeux, dont huit critiques, et la banque a identifié 13 des 17 objectifs de développement durable des Nations unies comme prioritaires. Elle a maintenu ses certifications AML 30000, ISO 9001:2015 (opérations bancaires à l’international) et MSI 20000. Le taux de KYC valide ressort à 71,28 % en 2025, contre 69,5 % en 2024.

Sur le plan social, BH Bank compte 1 853 collaborateurs, dont 53 % de femmes, et a recruté 232 personnes en 2025, toutes accueillies par un parcours d’intégration structuré. Selon les indicateurs, 100 % des contrats sont des CDI et 100 % de l’effectif est couvert par un accord de négociation collective. Le taux d’absentéisme est de 3,91 %, le taux de rotation de 12,4 % et le taux d’accidents du travail de 0,3 %, sans aucune maladie professionnelle en 2025.

Côté formation, 68 % des collaborateurs suivent un cursus conformité et LAB-FT. Le rapport comptabilise 168 heures de formations intégrant des thématiques ESG et de finance durable, et un taux de couverture de 42 % pour les formations obligatoires réglementaires. Une formation de deux jours (12 heures) aux fondamentaux du développement durable a réuni 18 managers, soit 216 heures au total. Et 60 collaborateurs ont suivi une formation aux premiers secours et à la prévention des risques. Le Fonds d’Aide Sociale a accordé 167 dossiers de crédit pour 4,9 MDT.

Sur les ressources, le rapport fait état d’une baisse de 28 % de la consommation d’eau et de 3 % de celle d’électricité par rapport à 2024, sans préciser le périmètre exact de ces baisses. La consommation totale d’eau du siège, des agences et des bâtiments centraux s’établit à 55 526 m³ en 2025. Un tri sélectif, centré sur les déchets papier, est déployé d’abord sur certains sites, avant une extension à l’ensemble des locaux.

Enfin, le rapport recense 154 agences, 202 DAB et 2 222 TPE, et chiffre à plus de 750 mille dinars les contributions financières au soutien à l’enfance. Une journée d’éducation financière a aussi été organisée en 2025 pour des étudiants, notamment avec l’École supérieure des Ingénieurs de Medjez El Bab, dans le cadre d’une tournée dans les différentes régions.

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Tunisie Clearing cherche un administrateur indépendant expert en audit et risques

02. Oktober 2026 um 10:25

Tunisie Clearing veut désigner un administrateur indépendant spécialisé en audit, contrôle interne et gestion des risques. Il aura notamment pour mission de présider le Comité d’audit et des risques.

Les candidatures doivent être reçues au plus tard le 19 octobre 2026. Le mandat couvrira le reste de l’année 2026 et pourra être renouvelé pour une durée de trois ans. Le candidat retenu sera d’abord coopté par le Conseil d’administration, puis sa désignation sera soumise à la ratification de la prochaine Assemblée générale.

Tunisie Clearing recherche un professionnel ayant une expérience dans l’audit financier, le contrôle interne ou la gestion des risques, de préférence dans une banque, une institution financière ou une infrastructure de marché. Une expérience dans un conseil d’administration ou un comité spécialisé est également recherchée.

Le candidat doit être indépendant de Tunisie Clearing et ne pas avoir de liens professionnels, financiers ou contractuels pouvant créer un conflit d’intérêts. Il devra également remplir les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

Le dossier doit notamment comprendre un CV détaillé, les justificatifs de diplômes et d’expérience, le formulaire de candidature, une déclaration d’indépendance, une pièce d’identité et un Bulletin n°3 datant de moins de trois mois.

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SFBT : 100 talents, une promesse d’avenir

02. Oktober 2026 um 09:58

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a clôturé sa campagne PFE 2026 à l’occasion d’une cérémonie réunissant les étudiants, les collaborateurs ayant assuré leur encadrement au sein du Groupe ainsi que les représentants des universités partenaires.

Cette édition a permis à 100 étudiants d’intégrer différentes structures du Groupe SFBT dans le cadre de leur projet de fin d’études, leur offrant une immersion concrète dans l’entreprise, ses métiers et son environnement professionnel.

Au-delà de cette expérience, la campagne PFE s’inscrit dans une démarche fondée sur la transmission des savoirs et le partage d’expérience. Les étudiants ont ainsi pu bénéficier de l’expertise et des conseils de professionnels du Groupe, en complément de leur parcours académique.

Cette initiative contribue à renforcer les passerelles entre le monde académique et l’entreprise, en permettant aux jeunes talents de confronter leurs acquis aux réalités professionnelles, de développer leurs compétences et de mieux appréhender leur futur environnement de travail.

 

La cérémonie de clôture a également été l’occasion de saluer l’engagement de l’ensemble des parties prenantes ayant contribué à cette dynamique : étudiants, équipes d’encadrement du Groupe SFBT et représentants des universités partenaires.

À travers la campagne PFE 2026, la SFBT réaffirme son engagement en tant qu’entreprise citoyenne, en faveur de la jeunesse, de la transmission et du développement des compétences.

Investir dans les talents d’aujourd’hui, favoriser la transmission et rapprocher l’entreprise du monde académique : autant de façons de contribuer à construire les compétences et les réussites de demain.

D’après communiqué.

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Tunisie, Italie, Allemagne, Autriche : Tebboune réunit 4 pays autour du corridor hydrogène vers l’Europe

02. Oktober 2026 um 08:48

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Tunisie, cette dernière étant représentée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette rencontre était consacrée au projet de corridor SudH2, destiné à relier l’Afrique du Nord à l’Europe pour le transport d’hydrogène renouvelable.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, la réunion s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique stratégique, qui associe l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

À l’issue de l’entretien, Salah Zouari a souligné que le corridor SudH2 constitue une infrastructure stratégique pour les énergies propres. Il doit permettre de relier les capacités de production d’hydrogène en Afrique du Nord aux marchés européens, en renforçant les interconnexions énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Le ministre tunisien a également indiqué que les études complémentaires relatives au projet devraient être achevées dans les prochaines semaines. Cette étape doit ouvrir la voie à l’annonce de la configuration définitive du corridor ainsi que des modalités de sa réalisation.

Un corridor énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe

Le projet SudH2 Corridor figure parmi les initiatives européennes visant à développer une chaîne de valeur de l’hydrogène renouvelable reliant l’Afrique du Nord à plusieurs marchés européens. Son tracé doit notamment passer par la Tunisie et l’Italie avant de se prolonger vers l’Allemagne et l’Autriche.

Au-delà du transport de l’hydrogène, le projet entend renforcer la coopération énergétique entre les pays participants et accompagner la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.

Pour la Tunisie, son intégration à ce corridor représente également un enjeu en matière d’interconnexion énergétique et de positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur liées à l’hydrogène renouvelable. Le pays se trouve ainsi au cœur d’un axe énergétique appelé à relier les capacités de production nord-africaines aux besoins croissants du marché européen.

La rencontre de haut niveau à Alger intervient donc à une étape importante du projet, alors que les pays partenaires travaillent à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de sa mise en œuvre.

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Soretrak: bénéficiaire, mais dépendante des subventions publiques

02. Oktober 2026 um 08:26

La Société régionale du transport de Kairouan (Soretrak) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La société a dégagé des produits d’exploitation de 35,850 MTND, en hausse de 11,4% par rapport à 2024. Le modèle économique de l’entreprise repose lourdement sur l’aide de l’État. Les subventions d’exploitation se sont élevées à 23,452 MTND, représentant 65,4% des produits totaux d’exploitation. Les revenus propres de transport (lignes régulières, scolaires, urbaines et abonnements) se sont établis à 11,414 MTND.

Les charges d’exploitation ont atteint 29,334 MTND, dominées par les charges de personnel qui pèsent 15,993 MTND. Grâce au soutien étatique, la société affiche un résultat d’exploitation de 6,514 MTND et un bénéfice net de 4,173 MTND.

L’actif total de la Soretrak est de 38,077 MTND. La société a investi dans le renouvellement de sa flotte, avec l’achat de 24 bus neufs auprès de Golden Dragon. Pour financer ses investissements et ses opérations, et outre le soutien de l’État, la société s’endette auprès du secteur bancaire. Le total des dettes financières est de l’ordre de 9,574 MTND.

La Soretrak, vitale pour la région de Kairouan, ne peut pas fonctionner sans l’assistance financière de l’État. Son management doit se concentrer sur la résolution de problèmes persistants, comme l’absence de rapprochement de l’inventaire physique des immobilisations avec les données comptables. Certains terrains inscrits à l’actif du bilan ne sont toujours pas immatriculés. Il y a également un manque de cadre réglementaire rigoureux et de traçabilité dans l’attribution et le calcul des heures supplémentaires, qui pèsent lourdement sur la masse salariale (plus de 1,768 MTND). Comme la majorité des entreprises publiques, la gouvernance est le principal défi.

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