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Grâce présidentielle : Ayachi Zammel et Wadie Jary parmi les bénéficiaires

23. Juli 2026 um 20:39

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé, jeudi 23 juillet 2026, une grâce présidentielle spéciale à 2 439 détenus, et ce à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne. Parmi les bénéficiaires figurent Ayachi Zammel, homme politique et ancien candidat à l’élection présidentielle, et Wadie Jary, ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF). C’est le chroniqueur Raïdh Jrad qui a annoncé la nouvelle, rapportent plusieurs médias de la place.

Ayachi Zammel
Photo: Page officielle de Ayachi Zammal

Selon les dispositions annoncées, cette mesure prévoit, en fonction de la situation judiciaire de chaque détenu, des remises de peine ou des libérations, conformément à la législation en vigueur.

La libération d’Ayachi Zammel et de Wadie Jary constitue l’un des faits marquants de cette grâce présidentielle, qui concerne au total plusieurs milliers de détenus. Le premier s’était présenté à la dernière élection présidentielle, tandis que le second a dirigé la Fédération tunisienne de football durant plusieurs années.

A rappeler que, traditionnellement accordée à l’occasion des grandes fêtes nationales, la grâce présidentielle intervient après l’examen des dossiers des détenus concernés par les autorités compétentes.

Pour l’heure on ignore pourquoi et comment les deux responsables politiques ont pu bénéficier de cette grâce présidentielle.

 

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Fathi Msalmi : « La STEG avait alerté dès 2024, les autorités n’ont pas réagi… Pourquoi accuser les agents ?! »

23. Juli 2026 um 14:09

Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne doivent pas être tenus responsables des coupures électriques qui se multiplient à travers le pays. C’est le message porté par Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz. Il estime que la crise actuelle résulte avant tout d’un déficit de production anticipé depuis plusieurs années.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, le responsable syndical affirme que la STEG avait officiellement alerté les autorités de tutelle dès 2024 sur les tensions qui menaçaient l’équilibre du réseau électrique.

« La STEG avait prévenu qu’un déficit d’environ 800 MW était à prévoir. Ces alertes existaient bien avant les coupures que connaît aujourd’hui le pays », assure-t-il.

Il poursuit en soulignant que la vague de chaleur n’a fait qu’accélérer une crise déjà prévisible. Lors des pics de consommation enregistrés cet été, la demande nationale aurait atteint près de 5 800 MW. Tandis que les capacités de production disponibles ne dépassaient pas environ 4 200 MW.

Dans ces conditions, la STEG n’avait, estime-t-il, d’autre choix que de procéder à des délestages pour préserver la stabilité du réseau. « Sans ces coupures tournantes, le pays aurait pu connaître un black-out généralisé », explique-t-il.

Des alertes restées sans suite

Pour Fathi Msalmi, l’origine de la crise réside dans le retard accumulé dans le renforcement des capacités de production. Malgré les avertissements adressés aux autorités, les investissements nécessaires n’auraient pas été engagés à temps pour accompagner la progression de la consommation nationale.

Il rappelle que la dernière grande centrale intégrée au réseau est Radès C, mise en service progressivement entre 2020 et 2021. Depuis, plusieurs projets destinés à accroître les capacités de production ont été annoncés, sans permettre de combler le déficit devenu aujourd’hui critique.

Le responsable syndical évoque notamment un programme prévoyant l’ajout d’environ 1 200 MW de nouvelles capacités, dont la mise en œuvre reste, dixit l’intéressé, insuffisante face à l’évolution des besoins.

En outre, la Fédération générale de l’électricité et du gaz avait également attiré l’attention des pouvoirs publics lors des négociations sociales de juillet 2025. Appelant ainsi à accélérer les investissements et à renforcer le rôle de la STEG, notamment dans le développement des énergies renouvelables.

« Les agents ne doivent pas servir de boucs émissaires »

Face aux critiques suscitées par les coupures, Fathi Msalmi défend les agents de la STEG. Ils assurent, relève-t-il, la continuité du service public dans un contexte particulièrement difficile.

« Les agents ne doivent pas payer le prix de l’absence de réaction des autorités », insiste-t-il. Tout en estimant qu’ils mettent en œuvre les moyens techniques disponibles pour éviter un effondrement complet du système électrique.

Au final, le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz conclut que la crise actuelle rappelle l’urgence d’une stratégie énergétique fondée sur l’anticipation, le renforcement des capacités de production et une implication accrue de la STEG dans les projets de transition énergétique. Et ce, afin d’éviter que les tensions observées cet été ne deviennent récurrentes.

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Saïed : l’État ne tolérera ni les coupures ni les incendies criminels

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion sur les coupures prolongées d’eau, d’électricité et les incendies

Y ont été présents, les ministres de l’intérieur, de l’équipement chargé de l’industrie et de l’énergie, de l’agriculture, les PDG de la STEG et de la SONEDE, et le directeur général de la protection civile, selon un communiqué de la présidence de la République.

D’emblée, le chef de l’État a affirmé qu’il suit de près, à toute heure, la situation dans l’ensemble du pays, soulignant que les coupures d’eau et d’électricité, conjuguées aux incendies, constituent des « phénomènes hors normes ». Il a averti que l’État ne restera pas « les bras croisés » face à quiconque cherche à nuire aux citoyens et à attiser les tensions.

Sur les coupures prolongées, le président Saïed a été catégorique. Des interruptions dépassant vingt-quatre heures dans plusieurs régions sont « inacceptables ».

Il exige d’y mettre fin immédiatement, imposant deux règles non négociables : informer les citoyens à l’avance et choisir des horaires adaptés si des coupures restent inévitables.

Lors de cette réunion, Le chef de l’État a également rendu hommage aux unités de la protection civile pour leurs interventions rapides et efficaces dans la lutte contre les incendies, menées en coordination avec les structures militaires, sécuritaires et administratives compétentes.

Il a salué le dévouement sans limite dont tous ont fait preuve, animés par le sens du devoir national.

Le président de la République a conclu en réaffirmant que le peuple tunisien, fort de sa conscience, résistera à toute tentative de déstabilisation, quelle qu’en soit la source.

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Tunisie-ONU : Nafti plaide pour un partenariat stratégique renforcé et un financement accru du développement

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:45

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé mercredi à renforcer le partenariat stratégique entre la Tunisie et le système des Nations unies, à l’occasion d’une réunion avec la coordinatrice résidente et les représentants des agences, fonds et programmes onusiens accrédités dans le pays.

Selon un communiqué, le chef de la diplomatie a souligné que la coopération avec l’ONU repose sur des relations historiques fondées sur la confiance, le respect mutuel et l’attachement au multilatéralisme.

Il a insisté sur la finalisation du nouveau cadre de coopération stratégique pour la période 2027-2031, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2026-2030.

Nafti a plaidé pour un partenariat dépassant le cadre des projets ponctuels, axé sur le renforcement des capacités nationales, le transfert de technologies et l’obtention de résultats concrets.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes innovants de financement du développement, notamment à travers la création d’un pôle commun dédié au financement du développement et de l’investissement.

La coordinatrice résidente de l’ONU, Rana Taha, a salué les relations de coopération avec la Tunisie et réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner le pays dans la mise en œuvre de son plan de développement.

Elle a également exprimé le soutien de l’organisation à la mobilisation de financements internationaux et à l’achèvement des consultations sur le futur cadre de coopération.

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Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés » face aux coupures et aux incendies

23. Juli 2026 um 08:56

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mardi 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion consacrée à la situation des services publics essentiels, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des responsables de la STEG, de la Sonede et de la Protection civile. Il a appelé à mettre un terme aux longues coupures d’eau et d’électricité, tout en dénonçant des « phénomènes inhabituels » liés aux interruptions de service et aux incendies.

La réunion a rassemblé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Abdelhamid Menja, ainsi que le directeur général de l’Office national de la protection civile, le colonel Mohamed Rached Souissi.

En ouverture de la réunion, le chef de l’État a affirmé suivre « de près, tout au long de la journée », l’évolution de la situation dans l’ensemble du pays. Il a estimé que les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que les incendies enregistrés ces derniers jours, constituent des « phénomènes inhabituels ». Il a assuré que l’État « ne restera pas les bras croisés » face à ceux qui chercheraient, selon lui, à porter préjudice aux citoyens et à attiser les tensions.

Kaïs Saïed est également revenu sur les interruptions des services d’eau et d’électricité ayant dépassé, dans plusieurs régions, les vingt-quatre heures. Une situation qu’il a jugée inacceptable, appelant à y mettre fin immédiatement. Il a, en outre, insisté sur la nécessité d’informer les citoyens à l’avance de toute interruption programmée et de choisir des horaires appropriés lorsque des coupures s’avèrent inévitables.

Le président de la République a, par ailleurs, salué les efforts des unités de la Protection civile, mobilisées en coordination avec les différentes structures militaires, sécuritaires et administratives pour lutter contre les incendies. Il a mis en avant la rapidité et l’efficacité des interventions ayant permis de contenir la propagation des feux, tout en rendant hommage à « l’engagement sans limite » des équipes mobilisées.

En conclusion, Kaïs Saïed a réaffirmé sa confiance dans « la conscience profonde du peuple tunisien », estimant que toutes les tentatives visant à déstabiliser le pays ou à nuire aux citoyens « se briseront » face à cette mobilisation, quelles qu’en soient l’origine ou l’ampleur.

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Plan de développement 2026-2030 : souveraineté économique, restructuration de la dette et défis de la mise en œuvre

Von: tmps
23. Juli 2026 um 08:27

Par Mondher AFI

 Dans les économies en transition, la planification constitue un instrument essentiel de gouvernance. Elle permet de fixer les priorités nationales, de coordonner l’action des institutions et d’orienter les ressources vers les objectifs de développement. Toutefois, la portée d’un plan de développement dépend de plusieurs facteurs : la disponibilité des financements, la capacité administrative, la qualité de la gouvernance et l’efficacité des mécanismes de suivi et d’évaluation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a réuni, le 20 juillet au palais de Carthage, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Cette réunion a été consacrée à l’examen de la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030, appelé à constituer le principal cadre stratégique de l’action publique au cours des cinq prochaines années. Les échanges ont porté sur les conditions de mise en œuvre du plan ainsi que sur les principaux défis économiques et financiers qui l’accompagnent.

La question de la dette publique a constitué l’un des principaux thèmes abordés lors de la réunion présidée par le président de la République, Kaïs Saïed. Les échanges ont porté sur l’évolution de l’endettement au cours des dernières décennies ainsi que sur son impact dans le financement des politiques publiques et du développement économique.

Selon les éléments présentés au cours de la réunion, une partie des emprunts contractés n’aurait pas produit les effets économiques et sociaux escomptés. Cette lecture distingue le volume des ressources mobilisées des résultats effectivement obtenus en matière d’investissement, d’amélioration des infrastructures ou de développement des services publics. Elle renvoie plus largement à la question de l’efficacité de l’utilisation de l’endettement comme instrument de financement de l’action publique.

Dans le même temps, il a été rappelé que la Tunisie a continué à honorer ses engagements financiers en assurant le remboursement des échéances prévues. Cette précision met en évidence deux dimensions distinctes de la politique d’endettement : d’une part, le respect des obligations contractuelles de l’État vis-à-vis de ses créanciers, d’autre part, l’évaluation de la contribution réelle des emprunts aux objectifs de développement.

Les discussions ont également porté sur l’hypothèse d’une réorientation d’une partie de la dette vers des investissements consacrés à la réhabilitation des infrastructures publiques. Cette orientation s’inscrit dans une réflexion portant sur les modalités de financement du développement et sur les instruments susceptibles d’accroître la capacité d’investissement de l’État tout en limitant les contraintes liées au poids de la dette.

Sur le plan économique, une telle démarche implique toutefois plusieurs conditions. Elle suppose l’existence de mécanismes financiers adaptés, un cadre juridique compatible avec les engagements en vigueur ainsi que, selon les situations, des négociations avec les partenaires et les créanciers concernés. Sa faisabilité dépend également des marges budgétaires disponibles, des conditions des marchés financiers et des dispositifs institutionnels permettant d’assurer le suivi des investissements financés.

Au-delà de l’orientation annoncée, la mise en œuvre d’un tel mécanisme soulève des questions relatives à la sélection des projets prioritaires, à l’évaluation de leur rentabilité économique et sociale, aux modalités de gouvernance ainsi qu’aux procédures de contrôle et de transparence. Ces éléments sont généralement considérés comme des facteurs déterminants pour apprécier la capacité d’une politique de réorientation de la dette à produire des effets durables sur le développement économique et la qualité des services publics.

 

Les conditions institutionnelles de la mise en œuvre

L’adoption d’un plan de développement constitue une première étape dans la conduite de l’action publique. Sa traduction en résultats concrets dépend toutefois de la capacité des institutions à transformer les orientations stratégiques en programmes opérationnels, dotés d’objectifs clairement définis, de ressources identifiées et d’un calendrier d’exécution réaliste.

Dans cette perspective, la réussite d’un plan national ne repose pas uniquement sur la définition des priorités. Elle suppose également l’existence d’une gouvernance fondée sur la planification, l’anticipation et l’évaluation. Les expériences internationales montrent que les stratégies de développement les plus performantes s’appuient sur une articulation permanente entre la décision politique, la programmation administrative, la gestion budgétaire et le suivi des résultats.

La mise en œuvre implique également une répartition explicite des responsabilités entre les différentes institutions de l’État. Cette clarification favorise la cohérence de l’action publique, limite les chevauchements de compétences et facilite la coordination des interventions à chaque étape du cycle des politiques publiques, depuis la conception des projets jusqu’à leur évaluation.

Par ailleurs, la réalisation des objectifs annoncés dépend de plusieurs facteurs complémentaires : la disponibilité des ressources financières, la qualité des capacités administratives, la simplification des procédures, la maîtrise des délais d’exécution et la continuité de l’action publique malgré les contraintes conjoncturelles. À ces éléments s’ajoute la nécessité de disposer de mécanismes réguliers de suivi, d’indicateurs de performance et d’évaluations périodiques permettant de mesurer les écarts entre les objectifs fixés et les résultats effectivement obtenus.

Dans cette approche, la gouvernance ne se réduit pas à une coordination entre institutions. Elle renvoie à un mode de gestion fondé sur la responsabilité, la transparence, l’allocation efficiente des ressources, la capacité d’adaptation aux évolutions économiques et l’amélioration continue des politiques publiques. C’est généralement l’articulation de ces différents facteurs qui détermine, à moyen et à long terme, la capacité d’un plan de développement à produire des effets durables sur la croissance, les infrastructures et les services publics.

Une stratégie inscrite dans la durée

Les orientations retenues pour la période 2026-2030 s’inscrivent dans une démarche de planification à moyen et à long terme, visant à donner une plus grande cohérence à l’action publique. Au-delà de la définition d’objectifs stratégiques, cette approche repose sur la transformation des priorités nationales en programmes opérationnels, accompagnés de mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation.

Dans cette perspective, la portée d’un plan de développement ne se mesure pas uniquement à l’ambition des orientations qu’il énonce, mais à sa capacité à produire des résultats observables sur les plans économique, social et territorial. L’efficacité de la planification dépend ainsi de la traduction des projets programmés en réalisations concrètes, susceptibles de générer des effets durables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures, les services publics et les conditions de vie de la population.

Le cadre retenu repose également sur une logique de programmation progressive. Les objectifs définis pour l’horizon 2030 sont appelés à être déclinés en étapes successives, permettant d’ajuster les interventions publiques en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, des capacités de financement, des contraintes budgétaires et des résultats effectivement obtenus au cours de l’exécution du plan. Cette démarche traduit une conception dynamique de la planification, fondée sur l’adaptation plutôt que sur la rigidité.

Par ailleurs, la conception du plan accorde une place importante à l’identification des besoins exprimés à l’échelle des territoires afin d’intégrer les réalités locales dans la programmation nationale. Une telle approche vise à renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les attentes des différentes régions, tout en recherchant une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Les objectifs annoncés couvrent plusieurs dimensions complémentaires du développement. Ils portent notamment sur le renforcement du rythme de croissance, l’amélioration du niveau de revenu, la réduction des disparités sociales, la consolidation des équilibres des finances publiques, le développement des ressources propres de l’État, l’amélioration de la performance des institutions publiques, l’accélération de la transformation numérique ainsi que l’intégration progressive de l’activité économique informelle dans les circuits formels.

D’un point de vue analytique, cette approche correspond aux principes contemporains de la planification stratégique, selon lesquels la réussite d’un plan national repose moins sur l’énoncé des objectifs que sur la capacité des institutions à assurer leur exécution, à mesurer périodiquement les résultats obtenus et à adapter les politiques publiques aux évolutions du contexte économique et social.

Enjeux de mise en œuvre et points de vigilance

L’ambition affichée par le Plan de développement 2026-2030 dépasse la seule définition d’orientations stratégiques. Son principal défi réside dans sa capacité à transformer les ressources mobilisées et les projets programmés en réalisations concrètes produisant des effets mesurables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures et la qualité des services publics. Dans cette perspective, la question centrale n’est pas uniquement celle du financement, mais celle de l’exécution des politiques publiques.

L’expérience des politiques de développement montre qu’un nombre important de projets publics connaissent des retards, des révisions ou des coûts supplémentaires en raison d’obstacles administratifs, techniques, fonciers ou procéduraux. Ces difficultés réduisent l’efficacité de l’investissement public et retardent les bénéfices attendus pour les populations. Dès lors, la réussite du nouveau plan dépendra moins de l’ampleur des engagements annoncés que de la capacité des institutions à maîtriser l’ensemble du cycle des projets, depuis leur préparation jusqu’à leur achèvement.

Dans cette logique, l’amélioration de la gouvernance des projets constitue un enjeu majeur. La programmation doit être précédée d’études de faisabilité suffisamment approfondies afin d’identifier, avant le lancement des travaux, les contraintes juridiques, financières, techniques, environnementales et foncières susceptibles d’affecter leur exécution. Une planification fondée sur l’anticipation permet généralement de réduire les interruptions de chantier, de limiter les dépassements de coûts et de mieux respecter les délais initialement prévus.

La qualité du pilotage dépend également de la mise en place d’outils permanents de suivi. Les pratiques contemporaines de gestion publique privilégient des dispositifs numériques capables de centraliser les données relatives à l’avancement physique et financier des projets, d’identifier précocement les facteurs de blocage et de fournir des indicateurs permettant une intervention rapide avant que les retards ne deviennent structurels. Cette approche favorise une gestion davantage orientée vers les résultats que vers le seul respect des procédures administratives.

L’efficacité du Plan de développement dépendra largement de la capacité à transformer les ressources financières en réalisations concrètes. Cela suppose une réforme des mécanismes de la commande publique fondée sur la rapidité, la transparence et l’évaluation rigoureuse des capacités des entreprises chargées des projets. Les financements disponibles ne garantissent pas, à eux seuls, la réussite d’une stratégie de développement, ils doivent être accompagnés d’une gouvernance efficace, d’un suivi permanent et d’une évaluation des résultats. Au final, la pertinence du plan sera mesurée par ses effets réels sur les territoires : amélioration des infrastructures, qualité des services publics, réduction des disparités régionales, soutien à l’investissement et création d’emplois. Sa crédibilité dépendra donc de sa traduction effective dans le quotidien des citoyens.

 

 

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Entre stratégie RSE et rayonnement national, Ooredoo renforce son alliance avec le CNOT

22. Juli 2026 um 19:34

Ooredoo Tunisie confirme son engagement aux côtés du sport national en renouvelant, pour la troisième fois consécutive, son partenariat stratégique avec le Comité National Olympique Tunisien (CNOT). Cet accord, qui s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », couvrira la période allant jusqu’aux Jeux Olympiques de 2028.

Au-delà d’un simple partenariat de sponsoring, cette alliance illustre le rôle croissant des entreprises privées dans l’accompagnement du mouvement sportif tunisien et dans la valorisation du capital humain national. À travers ce renouvellement, Ooredoo Tunisie entend contribuer à la préparation des athlètes, au développement des talents et au renforcement de la présence tunisienne sur les grandes compétitions internationales.

Dans un contexte où le sport représente un vecteur d’image, d’inclusion et de rayonnement international, le soutien aux athlètes de haut niveau devient un enjeu stratégique pour les institutions sportives comme pour les acteurs économiques. Le partenariat entre l’opérateur télécom et le CNOT s’inscrit ainsi dans une logique d’accompagnement à long terme, couvrant l’ensemble du cycle olympique jusqu’à Los Angeles 2028.

La prochaine période sera particulièrement déterminante pour les sportifs tunisiens. Après les Jeux méditerranéens prévus en Italie, les athlètes entameront une phase intensive de préparation en perspective des grandes échéances internationales, avec pour objectif de défendre les couleurs nationales dans les meilleures conditions.

Pour Eyas Assaf, Directeur général d’Ooredoo Tunisie, cet engagement traduit une conviction : « soutenir le sport, c’est investir dans les femmes et les hommes qui porteront les couleurs de la Tunisie sur les plus grandes scènes internationales ». Le responsable souligne également que le renouvellement de ce partenariat confirme la volonté de l’entreprise d’inscrire son action dans la durée.

De son côté, Mehrez Boussayene, président du Comité National Olympique Tunisien, considère cette collaboration comme un appui essentiel aux missions du CNOT et à la préparation des athlètes face aux prochaines échéances sportives.

À travers cette nouvelle étape, Ooredoo Tunisie consolide ainsi sa stratégie de responsabilité sociétale en faisant du sport un levier de développement et de cohésion. Un positionnement qui illustre la tendance croissante des grandes entreprises tunisiennes à associer leur marque aux enjeux de jeunesse, de performance et de rayonnement national.

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Coupures d’électricité en Tunisie : plusieurs parquets ouvrent des enquêtes judiciaires en urgence

22. Juli 2026 um 15:03

Selon des informations relayées par plusieurs médias de la place, les parquets de plusieurs tribunaux , notamment ceux de Tunis, Tunis 2, Nabeul, Sfax, Bizerte et d’autres, ont autorisé l’ouverture d’enquêtes judiciaires en urgence concernant les circonstances des coupures de courant électrique survenues dans plusieurs régions du pays, pour des durées prolongées et, dans certains cas, sans préavis.

Ces parquets ont également ordonné l’audition des responsables concernés et la prise des mesures nécessaires, à la lumière des responsabilités qui seront établies à l’issue de ces enquêtes.

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Maher Ketari : « La solution passe par les centrales photovoltaïques »

22. Juli 2026 um 14:21

Les coupures d’électricité, devenues le calvaire quotidien des citoyens, semblent être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Que peut faire l’Assemblée des représentants du peuple ? A-t-elle les coudées franches pour agir, ou la responsabilité incombe-t-elle principalement à l’exécutif ? Existe-t-il des solutions miracles ?

Comme tout citoyen, chacun a le droit d’être en colère : nous n’avons jamais connu de coupures d’une telle ampleur. Des interruptions de 5, 6 ou 7 heures sont considérables et peuvent provoquer de graves dommages. Sur le plan humain, elles posent des problèmes majeurs pour les malades et les hôpitaux. Sur le plan économique, l’industrie en souffre non seulement les grandes entreprises, mais aussi les petites et très petites entreprises fortement affectées.

Nous avons interrogé Maher Ketari, président de la commission des Finances à l’ARP, dans les locaux de L’Economiste Maghrébin. Il dresse un bilan précis et annonce les suites : « Nous avons officiellement demandé l’audition du ministre de l’Industrie. J’espère qu’elle se tiendra d’ici la fin de la semaine ou au début de la suivante. Ce sera l’occasion pour chacun de présenter ses doléances, poser ses questions et exposer ses propositions par l’intermédiaire du député qui le représente. »

En tant que député et président de la Commission des Finances à l’ARP,  Maher Ketari, avec ses collègues, recueille toutes les doléances des citoyens pour les transmettre au ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie,  en espérant obtenir des réponses convaincantes pour les citoyens. « Il y a un véritable déficit de communication en cette période, précise-t-il. J’aurais souhaité la tenue d’un point de presse hebdomadaire, que ce soit avec le PDG de la STEG, le ministre ou la cheffe du gouvernement. »

C’est pour cette raison qu’une séance plénière sera organisée. L’objectif : obtenir des réponses claires sur l’état actuel du système électrique, sur la stratégie énergétique nationale et sur les mesures prévues pour éviter la répétition des coupures, chaque été et au fil des saisons.

Quant aux solutions à court terme, Maher Ketari se veut réaliste : « Honnêtement, il n’y a pas de solution miracle. Nous sommes en situation de surconsommation. Car, le réseau ne peut produire autant d’électricité que nécessaire, d’où les coupures. La situation a été aggravée par le black-out en Algérie. En effet, lorsque la Tunisie connaissait une surconsommation, l’Algérie nous aidait souvent à combler le déficit. Cette année, elle n’a pas pu le faire, car elle-même faisait face à des problèmes de surconsommation. »

Il conclut sur une perspective à moyen terme : « La solution passe, selon moi, par les centrales photovoltaïques. Si nous parvenons à mettre en service deux ou trois parcs représentant 200 à 300 mégawatts cette année, ce serait déjà une avancée importante. »

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Orientation universitaire 2026 : la Tunisie modernise ses licences pour coller aux besoins du marché du travail

22. Juli 2026 um 14:11

Le ministère de l’Enseignement supérieur annonce une refonte inédite des licences nationales, avec 1 191 nouvelles offres de formation validées avant la rentrée universitaire.

À l’approche de la rentrée universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a achevé une révision globale de 1115 parcours de licence nationale. Ces parcours n’avaient connu aucune actualisation depuis 2019. Au total, 1 191 offres de formation ont été validées dans le secteur public afin d’accueillir les bacheliers admis à l’examen du baccalauréat.

Cette réforme vise à améliorer la qualité de la formation universitaire et à renforcer l’employabilité des diplômés tunisiens. L’annonce a été faite par Mounir Ayadi, directeur général du renouveau universitaire au ministère de l’Enseignement supérieur, dans une déclaration aux médias. Elle intervient en marge de l’ouverture des Journées médiatiques nationales de l’orientation universitaire, organisées à la Cité des sciences, au moment précis où débute la saison de l’orientation universitaire pour les nouveaux bacheliers.

1 904 offres de formation examinées, 1 191 validées

Le ministère a reçu 1 904 offres de formation émanant d’établissements d’enseignement supérieur publics et privés, dont 576 issues du secteur privé. Après évaluation, 1 191 offres ont été validées dans le secteur public. Parmi elles, 53 % correspondent à la refonte de parcours de licence existants selon de nouvelles approches pédagogiques. Tandis que 47 % constituent des offres de formation entièrement nouvelles, conçues pour répondre aux métiers émergents et aux besoins de l’économie numérique.

La révision des parcours de licence a touché un large éventail de disciplines : sciences exactes et technologie, sciences de gestion et sciences économiques, domaine paramédical, arts et arts plastiques, sciences sociales, histoire et géographie. Cette diversification traduit la volonté du ministère d’adapter l’offre universitaire tunisienne aux transformations économiques et technologiques du pays.

Le Guide national des métiers et des compétences au cœur de la réforme

La conception des nouveaux programmes universitaires s’appuie sur le Guide national de référence des métiers et des compétences, un outil qui identifie les besoins réels du marché du travail tunisien. Des institutions économiques et sociales ont été associées à l’élaboration des offres de formation, avec pour objectif de réduire l’écart entre l’université et son environnement économique, et d’améliorer l’insertion professionnelle des futurs diplômés.

En parallèle de la révision des filières universitaires, le ministère développe les compétences transversales des étudiants à travers le projet Savoir Agir. Ce programme met l’accent sur la maîtrise des langues étrangères, en particulier l’anglais et le français, ainsi que sur des compétences comportementales de plus en plus recherchées sur le marché de l’emploi, comme la communication, le travail en équipe, la persuasion et le marketing personnel. Cette réforme des licences universitaires s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’enseignement supérieur en Tunisie, engagée en parallèle des Journées nationales de l’information et de l’orientation universitaire destinées aux bacheliers.

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Les pharmaciens alertent : les coupures de courant menacent les médicaments

22. Juli 2026 um 14:01

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a adressé une correspondance officielle au président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), afin de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences des coupures non annoncées d’électricité sur la conservation des médicaments et la santé publique.

Dans un communiqué publié mercredi, l’instance représentative des pharmaciens a expliqué que cette démarche intervient face à l’impact des interruptions répétées du courant sur le fonctionnement normal des différentes activités du secteur pharmaceutique. Ces perturbations pourraient, selon le Conseil, entraîner des répercussions directes sur la sécurité des patients, notamment en affectant les conditions de stockage et de conservation de certains traitements nécessitant une chaîne du froid.

Face à cette situation, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a proposé l’organisation d’une réunion urgente avec les services de la STEG afin d’examiner des solutions immédiates permettant de limiter les effets de ces coupures, mais également d’élaborer un dispositif préventif à plus long terme pour anticiper les risques et garantir la continuité des services pharmaceutiques dans les meilleures conditions.

L’instance a par ailleurs appelé l’ensemble des pharmaciens à renforcer leur mobilisation durant cette période exceptionnelle, afin d’assurer la prise en charge des patients et de préserver la santé des citoyens. Elle a salué leur engagement constant et leur sens des responsabilités professionnelles, malgré les contraintes auxquelles ils sont confrontés

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Coupures électriques de 10h à 16h : voici les régions concernées aujourd’hui !

22. Juli 2026 um 12:51

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la mise en place de coupures électriques tournantes ce mercredi, entre 10h00 et 16h00, sur plusieurs zones réparties à travers différentes régions du pays. Ces interruptions seront effectuées par intermittence, selon un programme de délestage visant à préserver l’équilibre du réseau électrique national.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, la STEG a précisé que le rétablissement du courant pourrait intervenir sans préavis, en fonction de l’évolution de la situation sur le réseau. L’entreprise a expliqué que cette mesure exceptionnelle intervient dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la continuité du système électrique, appelant ses clients à prendre les précautions nécessaires afin de limiter les impacts liés à ces coupures électriques.

La société a également publié une liste des zones concernées, réparties selon les régions géographiques. Tout en soulignant que cette liste n’est pas définitive et pourrait être élargie à d’autres localités en fonction des besoins du réseau.

Les régions concernées par les coupures

Centre du pays

Les interruptions concernent notamment plusieurs délégations et localités des gouvernorats de Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan, parmi lesquelles :

Bembla, Regueb, M’saken, Bouhajla, Bouhjar, Aïn Jeloula, Zaouiet Sousse, Nasrallah, Sahline, Menzel El Mahiri, Menzel Kamel, Moknine, Ouled Achour, El S’hilat, Chebba, Sbikha, Bekalta, El Ala, Cherban, Enfidha, Rejiche, Hergla, Souassi, Bouficha, Karkar, zone industrielle d’Enfidha, Sidi Bou Ali, Hammam Sousse, Kalaâ Kebira, Akouda, Riadh, Khzema, cité universitaire de Kalaâ Sghira, Sahloul 3, Ksar Lemsa, Ouled Chamekh, Jemmal, zone industrielle d’El Jem, Ksar Hellal, Bennane, Sayada, Touza, Feriana (Monastir), Chetouane, Kairouan ville, Omrane (Monastir), Zaouiet Kountach, Chott Meriem, Boumerdes et cité Ettamir (Sousse).

Grand Tunis

Dans le Grand Tunis, plusieurs quartiers et communes sont concernés, notamment :

Les Menzah, El Manar, Aïn Zaghouan, Jardins de Carthage, Le Bardo, Le Kram, La Goulette, Tebourba, La Manouba, Sidi Thabet et Borj Touil.

Nord-Ouest

Les coupures toucheront également plusieurs zones du Nord-Ouest, dont :

Nefza et Chetata, Errouhia, Makthar, Bou Salem, Ghardimaou, Teboursouk, Nebeur, Jerissa, Dahmani, Bouarada.

Gouvernorat de Sfax

Les localités concernées comprennent notamment :

Mahres, El Ghraiba, Skhira, Bir Ali Ben Khalifa, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Chebba et Melloulech.

Nord du pays : Bizerte, Zaghouan et Cap Bon

Dans le Nord et le Cap Bon, les zones concernées incluent :

Gouvernorat de Bizerte : Menzel Abderrahmane, El Alia, Louata, Ezzouaouine, Aousja, Ras Jebel, Ghar El Melh, Utique, Ghazala, Menzel Bourguiba, Sejnane, El Khetemine, Ghar El Melh, Mateur et Tinja.

Gouvernorat de Zaghouan : Zriba, Jebel Oust, El Fahs, Bir Mcherga, Ennadhour, Zaghouan ville, Saouaf.

Gouvernorat de Nabeul : Aïn Kmiçha, Korba, Dar Chaâbane, Béni Khiar, Maâmoura, Grombalia, Haouaria, Kélibia, Hammam Ghezaz, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Tmime, Soliman et Takelsa.

Sud-Ouest

Plusieurs localités des gouvernorats de Kasserine, Gafsa, Tozeur et Sidi Bouzid sont également concernées, notamment :

Sbeïtla, Thala, Aïn El Karma, El Ayoun, Sidi Aïch, Essabala, Oum El Adham, Foussana, Majel Bel Abbès, Hassi El Ferid, Gafsa Nord, Sidi Ali Ben Aoun, Nefta, Deguech, Ouled Haffouz, El Hamma, El Guettar et d’autres zones avoisinantes.

Sud tunisien

Les interruptions toucheront plusieurs zones des gouvernorats de Médenine, Tataouine, Kébili et Gabès, parmi lesquelles :

Médenine, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Djerba, Gabès, ainsi que plusieurs quartiers et localités : route de Tataouine, route de Gabès, cité Ennour, Beni Khedache, Sidi Makhlouf, Chrayha, Zarzis, Ramada, Ghomrassen, Dhehiba, Jnen, Jemna, Douz, El Faouar, Noueil, Midoun, Houmt Souk, Guellala, Ajim, Aghir, Sedouikech, Bouchma, Ghannouch, Oudhref, Matouia et Menzel Habib.

Face à ces perturbations, la STEG recommande aux citoyens et aux entreprises concernées de prendre les dispositions nécessaires pour protéger leurs équipements électriques, notamment les appareils sensibles, et de suivre régulièrement les mises à jour communiquées par l’entreprise.

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Eau, patrimoine et gouvernance publique :  vers une lecture stratégique de l’action de l’État 

Von: tmps
22. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Le 18 juillet 2026, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu au complexe hydraulique de Ghedir El Golla, relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), avant de poursuivre sa visite dans la région de Qantara Bizerte, au sein de la délégation de Kalaat El Andalous. Cette visite s’inscrit dans un contexte marqué par l’intensification des enjeux liés à la sécurité hydrique, à la préservation des infrastructures stratégiques et à la gestion durable des ressources naturelles.

Au-delà de sa portée institutionnelle, elle met en lumière les défis structurels auxquels la Tunisie demeure confrontée en matière de mobilisation, de sécurisation et de gouvernance de l’eau, de protection du patrimoine hydraulique national et de modernisation des équipements indispensables à la continuité du service public. Elle renvoie également aux impératifs de résilience face aux effets du changement climatique, à l’accroissement des pressions sur les ressources disponibles et à la nécessité d’une planification intégrée conciliant sécurité hydrique, développement territorial et souveraineté nationale.

L’eau ne constitue plus uniquement une ressource naturelle indispensable à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations. Elle est devenue un déterminant majeur de la souveraineté des États, de la sécurité nationale, de la compétitivité économique, de la cohésion territoriale et de la stabilité sociale. Dans un contexte international marqué par l’intensification des effets du changement climatique, la croissance démographique, l’urbanisation accélérée et l’augmentation continue des besoins agricoles, industriels et énergétiques, la maîtrise des ressources hydriques s’impose désormais comme une composante essentielle des politiques publiques et de la planification stratégique. La capacité d’un État à sécuriser durablement ses ressources en eau conditionne de plus en plus son autonomie de décision, sa résilience face aux crises et la pérennité de son modèle de développement.

Pour les pays soumis à un stress hydrique structurel, la gestion de l’eau ne peut plus être réduite à une succession de mesures destinées à répondre aux situations de pénurie. Elle suppose une gouvernance anticipative fondée sur une vision de long terme intégrant les dimensions environnementales, économiques, sociales, technologiques et institutionnelles. Cette approche implique une meilleure connaissance des ressources disponibles, une planification rigoureuse des investissements, une modernisation permanente des infrastructures, une rationalisation des usages, une diversification des sources d’approvisionnement ainsi qu’une mobilisation des innovations scientifiques permettant d’améliorer l’efficacité de la gestion hydraulique.

En Tunisie, les tensions observées depuis plusieurs années autour de la disponibilité de l’eau dépassent largement les seules conséquences des épisodes de sécheresse ou de l’élévation des températures. Si la diminution des précipitations, la succession des années déficitaires, l’augmentation de l’évaporation et l’irrégularité croissante des régimes pluviométriques exercent une pression réelle sur les ressources disponibles, ces facteurs naturels ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer l’ampleur des difficultés auxquelles le pays est confronté.

 

L’eau, un enjeu stratégique

De nombreux travaux soulignent que la crise actuelle résulte également de facteurs structurels accumulés sur plusieurs décennies. Les choix d’aménagement du territoire, l’orientation de certaines politiques agricoles vers des productions fortement consommatrices d’eau, l’exploitation croissante des nappes souterraines, le vieillissement des réseaux de transport et de distribution, les pertes importantes enregistrées au sein des infrastructures hydrauliques, les retards dans les opérations de maintenance, l’envasement progressif de plusieurs barrages ainsi que l’insuffisance des investissements consacrés aux nouvelles technologies de mobilisation et de valorisation des ressources non conventionnelles ont progressivement réduit les marges de sécurité hydraulique du pays.

À ces contraintes s’ajoutent des défis institutionnels liés à la fragmentation des responsabilités, à la complexité des mécanismes de coordination entre les différents acteurs publics, à la faiblesse des systèmes de suivi et d’évaluation ainsi qu’à l’absence d’une gouvernance intégrée permettant d’articuler efficacement les politiques de l’eau, de l’agriculture, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et du développement régional. Dans ces conditions, la gestion de l’eau tend à s’inscrire davantage dans une logique de réaction face aux urgences que dans une stratégie fondée sur l’anticipation, la prévention et la résilience.

Les interruptions récurrentes de l’approvisionnement, les difficultés rencontrées dans plusieurs régions ainsi que les tensions croissantes entre les différents usages de l’eau ne constituent donc pas uniquement des dysfonctionnements techniques ou des conséquences conjoncturelles des aléas climatiques. Elles révèlent les limites d’un modèle de gouvernance confronté à des transformations profondes de son environnement naturel, économique et démographique. La crise hydrique apparaît ainsi comme le symptôme d’un déséquilibre plus global entre les ressources disponibles, les modes de consommation, les capacités d’investissement et les mécanismes de pilotage des politiques publiques.

Dans cette perspective, la question de l’eau dépasse désormais le champ des infrastructures hydrauliques pour devenir un enjeu transversal de politique publique. Elle engage simultanément la sécurité alimentaire, la santé publique, le développement industriel, la protection des écosystèmes, la justice territoriale et la souveraineté nationale. La réponse à ces défis ne repose pas uniquement sur l’accroissement des capacités de stockage ou la réalisation de nouveaux ouvrages, mais sur la construction d’un modèle de gouvernance capable d’intégrer les impératifs de durabilité, d’efficacité économique, d’équité sociale et de résilience climatique dans une vision stratégique cohérente et de long terme.

 

La gouvernance des infrastructures : entre responsabilité et coordination

La visite des installations de Ghedir El Golla met en évidence une question essentielle : la qualité d’une infrastructure dépend autant de sa conception que de son mode de gouvernance.

Les réseaux hydrauliques reposent sur une coordination permanente entre les différents niveaux de décision, les opérateurs techniques, les collectivités territoriales et les autorités publiques. Toute défaillance dans cette chaîne peut produire des conséquences importantes sur la continuité du service public.

Au milieu de cette visite, le Président Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants et sur la responsabilité des responsables en cas de manquements constatés. Cette position renvoie à un principe classique de la gouvernance publique : l’efficacité d’une politique dépend autant de la qualité des décisions que de leur mise en œuvre effective.

La visite du chantier de protection contre les inondations de l’oued Medjerda met en évidence que les politiques de l’eau ne peuvent être envisagées sous le seul angle de la gestion des pénuries. Les transformations climatiques se traduisent par une alternance plus marquée entre sécheresses prolongées et épisodes pluvieux de forte intensité, exposant les territoires à des risques hydrologiques de plus en plus complexes. Dans ce contexte, les ouvrages hydrauliques doivent être intégrés dans une stratégie globale associant prévention des inondations, amélioration des capacités de stockage, recharge des nappes phréatiques, valorisation des eaux pluviales et protection des espaces vulnérables. Cette approche repose sur une planification territoriale capable d’articuler adaptation climatique, gestion des risques et développement durable.

La restauration du pont historique de Qantara Bizerte, édifié en 1608, s’inscrit dans une problématique complémentaire liée à la préservation du patrimoine. Les monuments historiques ne constituent pas uniquement des témoins du passé, ils représentent des ressources culturelles, sociales et économiques contribuant à l’identité des territoires, à leur attractivité et à leur développement. Leur conservation exige une politique publique fondée sur l’entretien régulier, l’expertise scientifique, la protection juridique et la coordination entre les institutions nationales et les collectivités territoriales, afin d’assurer la transmission de ce patrimoine tout en l’intégrant aux dynamiques contemporaines de développement local.

 

Vers une nouvelle culture de la gouvernance publique

Les tensions récurrentes observées autour de l’accès à l’eau mettent en évidence le caractère multidimensionnel de la question hydraulique. Elles montrent que les difficultés rencontrées ne peuvent être interprétées comme la simple conséquence d’insuffisances techniques ou de contraintes climatiques conjoncturelles. La raréfaction progressive des ressources disponibles, l’évolution des besoins des différents secteurs économiques, les disparités territoriales dans l’accès aux services publics ainsi que les effets du changement climatique confèrent à la gestion de l’eau une dimension stratégique qui dépasse largement le cadre de l’ingénierie hydraulique.

Dans cette perspective, les défis actuels invitent à une réflexion plus globale sur les mécanismes de gouvernance, les modes de planification et les capacités institutionnelles mobilisés dans la gestion des ressources naturelles. La question ne se limite plus à accroître les capacités de stockage ou à renforcer les réseaux de distribution, elle renvoie également à la nécessité de développer des dispositifs de pilotage capables d’articuler les politiques de l’eau avec celles de l’agriculture, de l’énergie, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et du développement régional. L’efficacité des réponses publiques dépend en grande partie de cette capacité à dépasser les approches sectorielles au profit d’une vision intégrée prenant en compte les interactions complexes entre les différentes dimensions du développement.

Les mobilisations citoyennes liées aux difficultés d’accès à l’eau révèlent des attentes qui dépassent la seule continuité du service public. Elles mettent en lumière les enjeux d’équité territoriale, de qualité de la gouvernance et de confiance institutionnelle.

L’évolution de la situation hydraulique en Tunisie dépendra moins de la mise en œuvre de réponses ponctuelles aux épisodes de pénurie que de la capacité des politiques publiques à s’inscrire dans une approche stratégique, intégrée et prospective. Une telle orientation suppose d’articuler l’adaptation au changement climatique, la modernisation des infrastructures hydrauliques, l’amélioration de l’efficience des réseaux de distribution, la rationalisation des usages agricoles, le développement des ressources en eau non conventionnelles, le recours aux innovations technologiques ainsi que le renforcement des mécanismes de gouvernance et de coordination institutionnelle.

Dans cette perspective, l’enjeu dépasse la seule gestion opérationnelle des crises hydriques. Il concerne la capacité des institutions à anticiper les évolutions environnementales, démographiques, économiques et territoriales susceptibles de modifier durablement l’équilibre entre l’offre et la demande en eau. Cette anticipation implique le développement d’outils de planification, de systèmes d’information fiables, d’une évaluation régulière des politiques publiques et d’une gouvernance fondée sur la coordination entre les différents secteurs concernés.

À mesure que les ressources hydriques deviennent plus limitées et que leur répartition fait l’objet de tensions croissantes, la gestion de l’eau tend à s’imposer comme une question transversale mobilisant des enjeux de sécurité alimentaire, de développement économique, d’aménagement du territoire, de protection des écosystèmes et de cohésion sociale. Dans ce contexte, les choix relatifs à la politique de l’eau ne relèvent pas uniquement de considérations techniques ou administratives, ils constituent un domaine stratégique dont les orientations influencent, à moyen et à long terme, les trajectoires de développement et les capacités de résilience de l’État face aux transformations climatiques et environnementales.



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Santé numérique : la Tunisie mise sur l’intelligence artificielle pour transformer son système de soins

21. Juli 2026 um 17:07

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de santé grâce au déploiement de technologies souveraines fondées sur l’intelligence artificielle et le numérique.

Cette feuille de route ambitieuse vise à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins, à renforcer la médecine de première ligne et à optimiser la prise en charge médicale grâce à la donnée, tout en maintenant la responsabilité humaine au cœur de la décision thérapeutique. Ces orientations et annonces stratégiques ont été présentées par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, lors de la clôture officielle du forum « Tunisia Global Forum : Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA », qui s’est tenu le 21 juillet à Tunis. Réunissant chercheurs, entrepreneurs, professionnels de santé et membres de la diaspora, l’événement a souligné la nécessité de transformer les compétences et les innovations informatiques en projets concrets à fort impact pour le pays.

Dans le cadre de la définition de la stratégie nationale pour l’IA en santé, le ministre a annoncé le lancement du Centre d’excellence en intelligence artificielle pour la santé. Placé sous une gouvernance tripartite réunissant les ministères de la Santé, des Technologies de la communication et de l’Enseignement supérieur, ce centre s’appuiera sur les capacités du supercalculateur national ainsi que sur l’expertise des hôpitaux et des universités. Cette structure, ouverte aux startups, aux entreprises locales et aux compétences de la diaspora, aura pour mission de développer des solutions d’IA éthiques, certifiées et adaptées aux réalités épidémiologiques nationales, avec l’ambition de faire de la Tunisie un modèle africain en la matière.

Sur le terrain clinique, plusieurs réalisations concrètes illustrent déjà cette dynamique. La première repose sur le développement de l’hôpital numérique et de la téléradiologie nationales, un réseau reliant 38 établissements à travers différentes régions du pays, de Bizerte à Tataouine. En moins d’un an, ce dispositif a permis l’interprétation à distance de plus de 86 000 examens (IRM, scanners, mammographies), avec une prise en charge quotidienne dépassant 500 dossiers et une couverture assurée 24 heures sur 24 pour les urgences. Ce système a notamment permis la remise en service d’équipements lourds restés inutilisés pendant plusieurs années, démontrant que la distance ne doit plus conditionner le pronostic des patients.

Parallèlement, la médecine préventive et d’urgence s’enrichit de nouveaux outils d’anticipation. À l’hôpital militaire de Tunis, le développement conjoint avec une entreprise tunisienne d’un dossier médical informatisé et intelligent permet de connecter en temps réel l’ensemble des équipements de monitorage en réanimation. Capable d’analyser les flux de données hémodynamiques et biologiques, cet outil peut alerter les équipes médicales jusqu’à six heures avant l’apparition des signes cliniques d’un choc septique ou d’une infection sévère, avec une sensibilité et une spécificité avoisinant les 90 %. Pensée et conçue en Tunisie par des ingénieurs issus de la diaspora et des cliniciens locaux, cette technologie nationale est désormais commercialisée à l’international.
Pour unifier ces outils et supprimer la fragmentation des informations cliniques, le déploiement de l’Identifiant National de Santé (INS) se poursuit sur l’ensemble du territoire en collaboration avec le Centre National de l’Informatique. La généralisation de cette clé de voûte du système de santé, prévue d’ici la fin de l’année, garantira une identification sécurisée des patients et une continuité du parcours de soins sans rupture.

L’intelligence artificielle s’attaque également au dépistage précoce en médecine de première ligne. Un modèle souverain d’aide à la lecture des radiographies thoraciques a été développé par les équipes des centres hospitalo-universitaires d’Ariana et de Monastir, en partenariat avec des équipes technologiques locales. Entraîné sur des spécificités pathologiques régionales comme la tuberculose, cet outil présente des performances diagnostiques supérieures à 90 %. Il est destiné à être déployé dans plus de 300 centres de soins de santé de base, notamment dans les régions de l’intérieur, pour seconder les médecins dans la détection précoce des anomalies et des tumeurs pulmonaires.

Face à ces avancées, le ministre rappelle une ligne éthique stricte : la technologie doit rester un instrument d’assistance au service du praticien. Si l’intelligence artificielle formule des propositions diagnostiques et accélère le traitement de la donnée, la décision médicale et l’examen clinique relèvent de la responsabilité exclusive du professionnel de santé.

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Lancement d’une nouvelle stratégie nationale de vaccination pour 2027-2030

Von: farhat
21. Juli 2026 um 16:20

Le ministre de la Santé  Mustapha Ferjani, a tenu mardi une séance de travail avec la Commission nationale de vaccination consacrée à l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale de vaccination (2027-2030) fondée sur les dernières données épidémiologiques et les recommandations scientifiques, a annoncé le ministère de la santé dans un communiqué.

Cette stratégie sera accompagnée d’un plan d’action opérationnel visant à améliorer les taux de couverture vaccinale, à préserver le leadership de la Tunisie en matière de vaccination, à développer le système numérique et à garantir la qualité des services de vaccination, a souligné le ministère dans son communiqué.

La réunion a également porté sur l’évaluation des taux de couverture vaccinale, le renforcement de la chaîne du froid, la numérisation des données et des services du programme national de vaccination, ainsi que l’intensification des campagnes de sensibilisation à l’importance de la vaccination dans la prévention des maladies.

Le ministre de la Santé a, à cette occasion, souligné l’importance d’investir dans la prévention, compte tenu de son rôle dans la protection de la santé des citoyens et des générations futures. Il a également insisté sur la nécessité de garantir un accès équitable à la vaccination dans les différentes régions, conformément à la vision du président de la République Kais Saied, en matière de justice sanitaire.

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Le ministre des Affaires sociales : « Toutes les catégories sont concernées par les augmentations salariales »

21. Juli 2026 um 10:34

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a affirmé que toutes les catégories en Tunisie sont concernées par les augmentations salariales, sans exception, y compris les retraités concernés par les revalorisations prévues.

S’exprimant, lundi, en marge de la huitième Conférence arabe sur les retraites et les assurances sociales, organisée sur le thème « Le parcours des réformes vers la sécurité des retraites », le ministre a indiqué que le retard enregistré dans le versement des augmentations à une partie des retraités est principalement dû à des contraintes techniques et administratives.

Issam Lahmar a précisé que des solutions à ces difficultés administratives devraient être mises en place au cours de ce mois afin de finaliser l’application des augmentations au profit de toutes les catégories concernées.

Le ministre a également annoncé qu’un programme consacré à la restructuration des régimes de sécurité sociale sera prochainement présenté, avec les principales orientations de cette réforme.

Ces déclarations interviennent alors que le secrétaire général de la Fédération générale des retraités, Abdelkader Naceri, a récemment indiqué que plus de 200 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) n’ont pas bénéficié des augmentations décidées par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances 2026.

Selon lui, les retraités percevant les pensions les plus modestes figurent parmi les plus touchés par cette situation. Il a précisé qu’une large partie d’entre eux dispose d’un revenu mensuel ne dépassant pas 260 dinars.

Abdelkader Naceri a appelé à l’application des dispositions prévues par la loi afin de garantir le bénéfice des augmentations à l’ensemble des retraités concernés. Il a également insisté sur la nécessité de veiller à ce que les affiliés à la CNSS ne soient exclus d’aucune revalorisation salariale à l’avenir.

Le responsable syndical a, par ailleurs, invité le gouvernement à engager un dialogue avec les représentants syndicaux afin d’examiner ce dossier et d’identifier des solutions permettant de répondre aux revendications des retraités concernés.

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Kaïs Saïed : la Tunisie a honoré ses engagements malgré une dette « sans bénéfice pour le peuple »

21. Juli 2026 um 08:55

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 20 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté sur la loi promulguée relative à l’approbation du Plan de développement 2026-2030. Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a évoqué la question de la dette, déclarant que « les dettes se sont accumulées sans que le peuple tunisien n’en bénéficie ». Le chef de l’État a également affirmé que « la Tunisie a honoré tous ses engagements et n’a accusé aucun retard dans le remboursement de ses obligations ».

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a appelé à redoubler d’efforts afin de transformer ces dettes en investissements destinés à reconstruire les services publics, « tels que le souhaite le peuple tunisien », selon les termes du communiqué.

Le président de la République a, par ailleurs, déclaré que « la vie des États et des nations connaît des moments où les peuples sont au rendez-vous de l’Histoire pour faire l’Histoire comme ils le souhaitent ». Tout en ajoutant qu’« il n’y a pas de place, à ce moment, pour les mains tremblantes, les cœurs hésitants ou la pensée aliénée », conclut le communiqué de la présidence.

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Plan de développement 2026-2030 : Kaïs Saïed réunit l’équipe économique de l’État

Von: tmps
21. Juli 2026 um 07:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est réuni, lundi, au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Au cours de cette réunion, le chef de l’État a examiné la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030, selon un communiqué publié par la Présidence de la République.

Kaïs Saïed a également évoqué la question de la dette, estimant que celle-ci « s’est accumulée sans que le peuple tunisien n’en ait bénéficié », soulignant que la Tunisie avait honoré l’ensemble de ses engagements et n’avait enregistré aucun retard dans le remboursement de ses échéances.

Dans ce contexte, le chef de l’État a insisté sur l’impératif de redoubler d’efforts afin de convertir le poids de la dette en levier d’investissement destiné à reconstruire les services publics, conformément à la volonté du peuple tunisien, dont les attentes devraient être prises en compte.

Le chef de l’État a, en outre, souligné que « l’histoire des États et des nations connaît des séquences déterminantes où les peuples sont appelés à façonner leur destin selon leurs propres choix », estimant que « pareils moments ne sauraient tolérer ni mains tremblantes, ni cœurs défaillants ni pensée aliénée ».

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Fintech: deux Tunisiens prennent la tête du chapitre Afrique de la MFTA

20. Juli 2026 um 15:35

Créer une solution de paiement ne suffit plus. Le défi pour les fintech africaines est désormais de franchir les frontières, connecter les systèmes et composer avec des réglementations encore différentes d’un pays à l’autre. C’est sur ce terrain que la MENA Fintech Association (MFTA) souhaite renforcer son action.

Créée en 2018, l’association réunit startups, banques, investisseurs, entreprises technologiques et régulateurs autour des enjeux de la finance numérique dans la région MENA. Son chapitre Afrique, lancé en juillet 2023, travaille notamment sur les paiements, la régulation et la coopération entre écosystèmes fintech.

Dans cette dynamique, la MFTA a nommé, le 17 juillet 2026, deux Tunisiens, Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi, à la coprésidence de son chapitre Afrique.

Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi présentent deux profils complémentaires dans le secteur financier tunisien. La première évolue à la croisée de la banque, de la stratégie et de la transformation digitale. Conseillère stratégique et membre du conseil d’administration de la BIAT, elle accompagne des projets liés à l’évolution des institutions financières. Diplômée de l’École Centrale Paris, de HEC Paris et de Télécom Paris, elle a également travaillé sur des problématiques de transformation financière en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

De son côté, Nizar Hannachi apporte une expérience centrée sur les paiements numériques et l’inclusion financière. Directeur général adjoint d’Enda Tao, il dispose de plus de 25 ans d’expérience dans le secteur bancaire, notamment chez BNP Paribas et Bank ABC. Son parcours couvre les services financiers digitaux, les solutions de paiement et les flux transfrontaliers.

À travers cette coprésidence, les deux responsables auront notamment à contribuer aux travaux de la MFTA sur les questions de régulation, d’interopérabilité des systèmes financiers et de développement des services numériques en Afrique.

Cette nomination raconte aussi une histoire tunisienne.Celle de profils qui, après avoir évolué dans les secteurs bancaire et technologique, prennent aujourd’hui part aux réflexions qui façonnent la finance numérique africaine.

 
 

 

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STEG : des coupures électriques tournantes prévues de 10h à 17h dans 9 régions

20. Juli 2026 um 11:17

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé que des coupures tournantes et temporaires d’électricité pourraient être programmées ce lundi 20 juillet 2026, dans le cadre des mesures visant à préserver la sécurité et la continuité du système électrique national.

Dans un communiqué, la STEG précise que ces interruptions pourraient intervenir de manière intermittente entre 10h00 et 17h00, dans plusieurs zones réparties sur différentes régions du pays.

La société indique que cette mesure intervient afin de maintenir l’équilibre du réseau électrique et d’assurer la pérennité de l’alimentation, tout en précisant que le rétablissement du courant se fera sans préavis dès que les conditions le permettront.

Plusieurs régions concernées

Les coupures potentielles concernent notamment le Grand Tunis, avec plusieurs zones relevant des gouvernorats de Tunis, Ariana et Ben Arous, dont Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, Hay Ettadhamen, La Soukra, El Mourouj, Mégrine, Radès, Ezzahra, Hammam-Lif, Boumhal, Mornag, Ariana, Douar Hicher, La Marsa et Borj El Amri.

Dans le Nord-Est, plusieurs localités du Cap Bon sont également concernées, notamment Kélibia, Hammam Ghezaz, El Mida, Béni Khalled, El Haouaria, Menzel Temime, Dar Allouche, Hammamet, Menzel Bouzelfa et Bou Argoub.

Le programme concerne également des zones relevant des gouvernorats de Zaghouan et de Bizerte, ainsi que plusieurs délégations du Nord-Ouest.

Des interruptions peuvent aussi toucher des localités du Centre et du Sahel, notamment dans les gouvernorats de Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia, ainsi que plusieurs zones du gouvernorat de Sfax.

Le Sud-Ouest et le Sud tunisien figurent également parmi les régions concernées, notamment des zones relevant des gouvernorats de Gabès, Médenine, Kébili et Tataouine.

La STEG appelle à prendre les précautions nécessaires

La STEG invite les citoyens et les entreprises à prendre les mesures préventives nécessaires durant les périodes d’interruption éventuelle.

Pour tout signalement ou demande d’information supplémentaire, les usagers peuvent contacter le numéro 71 239 222 ou utiliser les numéros de téléphone indiqués sur leurs factures de consommation d’électricité et de gaz.

La société rappelle que ces interventions s’inscrivent dans le cadre de la gestion du réseau électrique afin de garantir sa stabilité et d’assurer la continuité du service dans les meilleures conditions.

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