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Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 %

26. Juni 2026 um 18:04

Le marché des actions tunisien poursuit son ascension, inscrivant une envolée remarquable de 6,3 % à 19807,27 points,  selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ». Ainsi, depuis le début de l’année, le marché cumule une embellie de 47,3 %. Malgré l’absence de transactions de blocs, la semaine écoulée, du 22 au 26 juin 2026, a été marquée par une accélération notable du rythme des échanges. Une enveloppe de 89,4 MDT a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de près de 18 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leader du secteur des assurances en Tunisie a enregistré une hausse soutenue de 35,9 % à 88,400 D. La valeur a brassé un volume global de 609 mille dinars sur la semaine.

SOTETEL a été la valeur vedette de la semaine. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a enregistré une ascension de 26,2 % à 22,670 D. Sur la semaine passée, la valeur a animé le marché avec des échanges relativement fournis de 4,8 MDT.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie d’assurance multi branche a accusé une correction de -11 % à 73,400 D. La valeur a été transigée à hauteur de 25 mille dinars seulement sur la semaine.

Le titre MAGASIN GENERAL a figuré parmi les moins bonnes performances de la semaine. L’action du spécialiste de la grande distribution a essuyé une régression de 5,4 % à 13,370 D, et ce, dans un maigre flux hebdomadaire de 27 mille dinars.

ICF a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine. L’action du producteur de fluorure d’aluminium s’est bonifiée de 10,6 % à 151,000 D. La valeur a alimenté le marché avec des capitaux bien garnis de 6,4 MDT.

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Investissement : Une nouvelle plateforme nationale pour faciliter les procédures administratives dès le 1er juillet

26. Juni 2026 um 18:02

Investissement : Une nouvelle plateforme nationale pour faciliter les procédures administratives dès le 1er juillet

La plateforme nationale de l’investisseur a été officiellement lancée, vendredi, lors de la deuxième journée des travaux du Forum « investir en Tunisie » (Tunisia Investement Forum), en présence des ministres de l’Économie et de la Planification, et du Commerce et du Développement des Exportations.

Cette plateforme constitue un mécanisme opérationnel visant à améliorer le climat des affaires, à faciliter les procédures administratives et à fournir des services d’assistance et d’accompagnement aux investisseurs, ainsi qu’à résoudre l’ensemble des difficultés auxquelles ils devront faire face.

Le directeur central à l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), Hatem Souissi, a précisé, dans une déclaration à l’agence TAP que cette plateforme sera le maillon de liaison entre l’investisseur et l’administration tunisienne, permettant ainsi de surmonter tous les obstacles administratifs.

Et d’ajouter que le lancement de cette plateforme vise à assurer l’interconnexion entre les différentes plateformes spécialisées concernant l’investisseur et le cycle de vie de l’entreprise.

Il a également fait observer que la plateforme sera mise en exploitation à partir du 1er juillet 2026, fournissant plusieurs services basés sur l’identifiant unique de l’entreprise et la signature électronique.

Le responsable a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie a effectivement démarré, depuis l’année 2022, la numérisation des services destinés aux investisseurs et aux entreprises à travers la création de plateformes propres à chaque structure.

S’agissant des accords de libre-échange, Souissi a rappelé que la Tunisie a été parmi les premiers pays à établir des partenariats avec l’Union européenne, et ce, depuis 1995. Et d’enchainer qu’une phase de mise à niveau des entreprises tunisiennes a ensuite été engagée afin de renforcer leur compétitivité sur le marché européen.

D’après lui, la même démarche a été adoptée vis-à-vis de l’Afrique à travers la conclusion de plusieurs accords de libre-échange, qu’ils soient continentaux ou bilatéraux.

Encore faut-il rappeler que l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est entré en vigueur depuis 2022, dont l’objectif est d’atteindre le « zéro droit de douane » à l’horizon 2030.

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La Tunisie sur la plus haute marche du concours américain de l’huile d’olive

26. Juni 2026 um 16:54

La Tunisie a décroché, jeudi, la première place du concours international des huiles d’olive extra vierges organisé aux États-Unis, la United States International Olive Oil Competition (USIOOC). Cette compétition, qui s’est tenue en ligne sous l’égide du groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC), lui a permis de devancer des pays réputés tels que la Grèce et l’Italie.

À l’issue de cette édition, la Tunisie a raflé un total impressionnant de 55 médailles. La répartition est la suivante : 38 médailles d’or et 3 médailles d’argent dans la catégorie « qualité » ; 10 médailles d’or dans la catégorie « santé » ; enfin, 3 médailles d’or et une médaille d’argent ont été décernées dans la catégorie des huiles aromatisées.

Près de 150 échantillons étaient en compétition, présentés par des producteurs issus de quatorze pays : la Tunisie, la Turquie, l’Espagne, la Grèce, le Liban, les États-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Italie, le Maroc, la France, Oman, le Portugal, la Croatie et l’Algérie, a indiqué le groupe suédois dans un communiqué publié vendredi.

Le jury était composé de douze experts, originaires notamment de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, de Grèce, de Turquie et du Maroc.

Ces distinctions, a souligné le GIOOC, confirment l’excellence des huiles d’olive tunisiennes, la diversité et la richesse des terroirs du pays, ainsi que le savoir-faire remarquable de ses producteurs.

Le groupe suédois GIOOC, spécialisé dans l’organisation de compétitions internationales dédiées à l’huile d’olive vierge extra, œuvre à promouvoir les meilleurs produits de la filière et à accompagner les producteurs des cinq continents dans leur stratégie de positionnement sur le marché mondial. À ce titre, il organise chaque année quatre grandes compétitions internationales : la Afro-Asian International Olive Oil Competition (AAIOOC) à Abou Dabi, la European International Olive Oil Competition (EIOOC) en Suisse, la Scandinavian International Olive Oil Competition (SIOOC) à Stockholm, et la United States International Olive Oil Competition (USIOOC) à Miami.

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Taux, dollar, inflation : le triple fardeau qui fait plonger l’or

26. Juni 2026 um 16:52

Le cours de l’or est passé sous le seuil des 4 000 dollars l’once vendredi, pénalisé par un dollar fort et des anticipations croissantes d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt américains pour contenir l’inflation. Le métal précieux s’achemine vers une perte hebdomadaire d’environ 4 %, sa quatrième semaine consécutive dans le rouge.

Le cours au comptant a reculé de 0,9 %, à 3 991,49 dollars l’once. Les contrats à terme américains, dont la livraison est prévue en août, ont cédé 1 %, à 4 007,30 dollars l’once. Ce franchissement à la baisse du seuil symbolique des 4 000 dollars, observé pour la première fois mercredi depuis novembre 2025, intervient dans un contexte défavorable au métal jaune. Si l’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de turbulences économiques, la hausse des taux d’intérêt et la vigueur du dollar accentuent les pressions sur ses cours, selon le Conseil mondial de l’or. Depuis le record historique de 5 594,82 dollars l’once atteint en janvier dernier, le repli atteint désormais près de 29 %.

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Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’

26. Juni 2026 um 16:34

Le député Marwen Zayane ouvre le dossier des déductions bancaires cachées et adresse une question écrite au Gouverneur de la Banque centrale pour l’annulation du système de la « date de valeur ».

Dans une démarche de contrôle visant à lutter contre les prélèvements bancaires injustifiés et à protéger le pouvoir d’achat du citoyen tunisien, le membre du Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous, le député Marwen Zayane, a adressé une question écrite officielle au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), appelant à une révision radicale et à l’annulation effective du système de la « date de valeur » appliqué dans le système bancaire.

Le député considère que ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives. Ces charges se présentent sous forme de pénalités et d’intérêts débiteurs (agios) qui pèsent sur les titulaires de comptes bancaires, tels que les fonctionnaires, les ouvriers, les retraités, les petites entreprises, ainsi que toute personne possédant un compte de dépôt à vue en dinars, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’entreprises.

 

Ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives.

 

La note explicative jointe à la question écrite précise qu’il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts). Cet écart fait tomber des milliers de Tunisiens dans le piège du « découvert involontaire ». En effet, lors du retrait du salaire dès son versement sur le compte, les banques calculent la date de valeur un jour avant l’opération de retrait et un jour après l’opération de dépôt, « sans compter les samedis et dimanches », ce qui expose le citoyen à des prélèvements abusifs tous les trois mois. Il les découvre sur son relevé de compte et s’interroge sur leur origine, alors que son solde comptable était et demeure positif.

 

Il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts).

 

Le député souligne qu’à l’ère de la transformation numérique et de l’orientation de l’État vers les transactions dématérialisées (decashing), il n’est plus techniquement acceptable de prétexter les délais de la compensation électronique, qui reposent sur d’anciennes circulaires datant de 1991, désormais dépassées par la technologie bancaire moderne.

Le député Marwen Zayane appelle la Banque centrale de Tunisie à clarifier son plan pour la généralisation du système des « virements instantanés » et à émettre des circulaires interdisant aux banques d’appliquer des intérêts sur les écarts de date de valeur (agios des dates de valeur) résultant exclusivement de décalages temporels techniques. Il affirme que l’instauration d’une relation de confiance entre le citoyen et les institutions financières exige une rupture totale avec les frais cachés qui épuisent silencieusement l’argent des Tunisiens.

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La Tunisie ambitionne 5 % de croissance à l’horizon 2030

26. Juni 2026 um 16:29

La Tunisie affiche une ambition macroéconomique claire : atteindre un rythme de croissance moyen d’environ 4,2 % sur la période du plan de développement 2026 – 2030, avec un objectif plus structurant d’environ 5 % à l’horizon 2030. Une trajectoire jugée exigeante mais assumée par le gouvernement, qui conditionne sa réussite à une transformation en profondeur du cadre économique, de l’investissement et de la gouvernance publique.

Lors de la 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), tenue les 25 et 26 juin à Gammarth (Tunis), le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a détaillé les contours d’une refonte globale du modèle économique tunisien. Entre révision du cadre légal de l’investissement, nouvelle stratégie dédiée aux PME et restructuration du système de planification nationale, l’exécutif entend amorcer un changement de logique : passer d’un dispositif fragmenté à une architecture intégrée, orientée vers la performance et les résultats.

Dans un contexte marqué par des attentes élevées des investisseurs et une perception de la satisfaction en recul malgré des avancées administratives, le ministre a insisté sur la nécessité de dépasser les ajustements techniques pour engager une transformation structurelle.

Une refonte assumée du cadre de l’investissement

Au cœur de son intervention, Samir Abdelhafidh a confirmé qu’un nouveau projet de loi sur l’investissement est en phase de finalisation et de circulation entre les départements ministériels.

Ce texte vise à corriger les limites du cadre actuel, notamment celui issu de la réforme de 2016, régulièrement critiqué pour sa complexité et son efficacité limitée sur le terrain.

Parmi les principales évolutions annoncées figure la consolidation de la liberté d’investir, accompagnée de la création d’une « licence premium » destinée à certaines catégories de projets stratégiques. L’objectif est double : mieux cibler les investissements prioritaires et accélérer les procédures.

Le ministre a également évoqué un rééquilibrage entre droits et obligations des investisseurs, ainsi qu’une refonte institutionnelle majeure prévoyant la fusion progressive des structures d’investissement en une agence unique, appelée à devenir le guichet central des porteurs de projets.

Autre changement structurant : la révision du système d’incitations, désormais orienté vers la performance et les résultats, en rupture avec une logique jugée trop automatique. Un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et administration est également prévu afin de renforcer la sécurité juridique.

Les PME, levier central de la transformation économique

Le ministre a également mis l’accent sur le rôle stratégique des petites et moyennes entreprises dans la transformation du tissu économique national.

Une stratégie nationale dédiée aux PME, élaborée après plus de deux ans et demi de concertation, est aujourd’hui en phase finale avant validation gouvernementale.

L’ambition affichée est celle d’un écosystème de PME innovantes, compétitives et créatrices d’emplois, capables de soutenir une croissance durable et mieux répartie.

Cette stratégie repose sur cinq objectifs majeurs : création d’opportunités économiques, développement régional équilibré, accélération de l’innovation et de la digitalisation, amélioration de la qualité de l’emploi et du capital humain, et transition vers des modèles économiques durables.

Sa mise en œuvre s’appuie sur six piliers opérationnels, allant de la modernisation de l’environnement des entreprises à leur internationalisation, en passant par le financement, l’accès aux marchés, l’innovation et la transition écologique.

Le ministre a toutefois souligné un défi transversal : la gouvernance des politiques publiques dédiées aux PME, encore jugée trop fragmentée et insuffisamment coordonnée.

Un plan de développement structuré en construction

Samir Abdelhafidh a également présenté les grandes lignes du futur plan de développement, conçu selon une architecture à trois niveaux : orientations stratégiques, politiques publiques et projets concrets.

Cinq grandes orientations structurent ce plan : développement social inclusif, réduction des disparités territoriales, modernisation économique et des infrastructures, renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire accompagné de la transition écologique, ainsi que modernisation du service public et du cadre institutionnel.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un alignement rigoureux entre ces orientations et les politiques sectorielles afin de garantir la cohérence globale de l’action publique.

Il a par ailleurs salué l’émergence d’un débat national autour du plan, considéré comme un facteur d’appropriation et de mobilisation collective.

Une trajectoire de croissance ambitieuse mais conditionnée aux réformes

Sur le plan macroéconomique, le gouvernement vise une croissance moyenne de 4,2 % sur la période du plan, avec un objectif d’environ 5 % à l’horizon 2030.

Le ministre a reconnu le caractère ambitieux de cette trajectoire, tout en affirmant sa faisabilité sous condition d’une mobilisation complète du potentiel économique national et d’une accélération des réformes structurelles.

Selon lui, la dynamique de croissance dépend directement de la profondeur des transformations engagées : sans réforme du cadre économique, les performances resteront contraintes.

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FMI – Pétrole : Julie Kozak affirme qu’il faudra du temps pour un retour à la normale

26. Juni 2026 um 14:49

Lors d’un point de presse jeudi 25 juin, la porte-parole du FMI, Julie Kozak, a déclaré que la Fed avait pris la bonne décision la semaine dernière en maintenant son principal taux directeur inchangé. Tout en saluant au passage l’engagement de son nouveau président, Kevin Warsh, à garantir la stabilité des prix.

« La dynamique de croissance de l’économie américaine reste forte », a affirmé Mme Kozak, citant des données publiées jeudi qui ont révisé la croissance du PIB du premier trimestre à 2,1 % en glissement annuel, contre une estimation précédente de 1,6 %. La consommation publique s’est redressée, les investissements aux États-Unis restent solides et la productivité du travail se maintient à des niveaux élevés. Ce qui fait de l’économie américaine une sorte d’« exception » à l’échelle mondiale.

« Compte tenu de cette dynamique, nous pensons que la Fed a eu raison de maintenir son taux directeur inchangé. Toute décision ultérieure de la Fed devra être prise avec prudence et soigneusement adaptée aux données économiques à venir », a-t-elle ajouté.

Elle a également annoncé avoir constaté une baisse des prix de l’énergie et des matières premières depuis la conclusion de l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux hostilités et à ouvrir le détroit d’Ormuz. Mais il faudra du temps pour que les prix et les flux commerciaux dans le Golfe reviennent à la normale, estime-t-elle.

Dans la prochaine mise à jour de son rapport « Perspectives de l’économie mondiale », qui sera présenté le 8 juillet, le FMI décidera s’il continue d’utiliser les trois scénarios de croissance présentés en avril, qui dépendent de l’issue de la guerre en Iran.

Alors que le détroit d’Ormuz restait fermé en mai, maintenant les prix de référence du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, Mme Kozak avait déclaré que l’économie mondiale passait du scénario de base le plus favorable — qui prévoyait une fin rapide du conflit — à un scénario défavorable avec une croissance mondiale de 2,5 % pour 2025.

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Plan de développement 2026-2030 : Issam Chouchen met en doute sa faisabilité face aux contraintes financières

26. Juni 2026 um 11:55

Le député et président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, Issam Chouchen, est revenu, jeudi 25 juin 2026, sur le projet de plan de développement 2026-2030, détaillant ses mécanismes institutionnels, ses ambitions affichées et les contraintes qui pèsent sur sa mise en œuvre. Dans une intervention sur...

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

26. Juni 2026 um 11:07

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Tabagisme – Amen Allah Messadi : « Le facteur temps joue contre nous »

26. Juni 2026 um 10:58

Les systèmes de santé africains ne peuvent plus se permettre d’ignorer les alternatives au tabac. C’est le message qu’Amen Allah Messadi, président de l’Association tunisienne de traitement des brûlures et des plaies (ATTBP), a adressé aux décideurs du continent : face aux fumeurs incapables de décrocher, la réduction des risques n’est plus une option — c’est une nécessité médicale et économique.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin en marge du congrès Technovation Smoke-Free organisé à Rabat sous l’égide de Philip Morris International, tenu le 24 juin 2026, le spécialiste s’est exprimé sans détour : « Les systèmes de santé se doivent d’adopter cette option comme une alternative réaliste et accessible, tant pour le patient que pour les sociétés africaines, afin de limiter les dommages considérables engendrés par le tabac. »

Sur le plan clinique, le Dr Messadi tranche une confusion qu’il juge coûteuse : la nicotine crée la dépendance et agit sur les vaisseaux sanguins et le rythme cardiaque, mais c’est la combustion qu’il désigne sans ambiguïté comme « le problème le plus grave et le principal responsable » des pathologies létales, au premier rang desquelles le cancer broncho-pulmonaire.

Un cancer que l’Afrique n’a tout simplement pas les moyens de traiter à grande échelle. Le continent, rappelle-t-il, « ne dispose pas des capacités économiques et logistiques nécessaires pour supporter ces charges financières colossales » — des coûts qu’il qualifie d’« exorbitants et très lourds » pour des systèmes hospitaliers déjà saturés.

Sa prise de position n’est pas abstraite. Ancien chef du service de réanimation des grands brûlés, le Dr Messadi a été confronté de longue date à l’insuffisance respiratoire chronique d’origine tabagique. Plus récemment, ses travaux sur la cicatrisation des plaies complexes l’ont conduit à une autre certitude : le tabac sabote directement la guérison du pied diabétique, des ulcères veineux et artériels, et des escarres, en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus.

La Tunisie dispose pourtant d’un arsenal de sevrage — gommes, patchs, acupuncture, consultations hospitalières gratuites. Le problème : leur adhésion reste, selon le médecin, « très faible » au regard de l’ampleur du phénomène. Laisser les fumeurs « s’enliser dans des trajectoires à haut risque » faute d’alternatives innovantes ne lui semble ni tenable ni éthiquement défendable.

Président de l’Association panafricaine des plaies et de la cicatrisation, le Dr Messadi avertit que « le facteur temps joue clairement contre nous » et classe la lutte antitabac parmi les « défis stratégiques urgents », bien au-delà du périmètre d’une seule spécialité. Il voit dans le congrès de Rabat « une plateforme essentielle de rapprochement scientifique et d’échange d’expériences entre médecins et décideurs en Afrique », et appelle à une formation médicale continue permettant d’ancrer la distinction combustion/nicotine dans les pratiques — « le véritable début de la solution », selon ses mots, pour transformer durablement la réalité sanitaire du continent.

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Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! »

26. Juni 2026 um 10:26

Lors de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à une refonte de la stratégie de développement économique du pays, insistant sur la nécessité de dépasser les comparaisons régionales.

Dans une intervention centrée sur le long terme, il a estimé que la Tunisie devait rompre avec la logique de comparaison systématique avec ses voisins, déclarant notamment : « Arrêtez de nous comparer au Maroc ». Tout en soulignant que la course à l’investissement ne doit plus être vécue comme une confrontation extérieure permanente, mais plutôt comme une « course entre nous-mêmes » afin d’être à la hauteur des propres capacités de la Tunisie.

Fethi Zouhaier Nouri a souligné que l’investissement ne dépend pas uniquement des dispositifs législatifs ou des réformes institutionnelles, mais relève avant tout d’un « état d’esprit ». Il a estimé que le principal défi de la Tunisie réside dans la valorisation de son potentiel économique encore sous-exploité.

Le gouverneur de la BCT a appelé à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de renforcer la productivité, stimuler l’innovation et accroître la création de valeur locale. L’objectif, selon lui, est de transformer la stabilité macroéconomique récemment consolidée en croissance durable.

Une dynamique d’investissements en progression

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé que la Tunisie demeure un pays attractif pour les capitaux étrangers. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint plus de 3,5 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse de plus de 30 % sur un an et dépassant les objectifs fixés.

Hors secteur énergétique, ces investissements ont permis la réalisation de 921 opérations et la création de plus de 14 000 emplois. Les principaux investisseurs étrangers restent la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’objectif fixé pour 2026 est d’atteindre 4 milliards de dinars d’IDE.

Le gouverneur a mis en avant plusieurs secteurs stratégiques pour la croissance future, notamment les énergies renouvelables, l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les start-up. Il a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à avoir adopté un cadre juridique dédié aux jeunes entreprises innovantes à travers le Startup Act.

En conclusion, Fethi Zouhaier Nouri a insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique. Selon lui, la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et le renforcement des réserves en devises constituent les fondements de la compétitivité nationale.

Il a rappelé que la banque centrale ne crée pas directement de richesse, mais qu’elle joue un rôle essentiel dans l’instauration de la confiance, condition indispensable à l’investissement et à la croissance. Face aux mutations de l’économie mondiale, il a appelé l’ensemble des acteurs — État, banques, entreprises et investisseurs — à transformer cette stabilité en moteur durable de développement économique.

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Carthage Cement distribuera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025

26. Juni 2026 um 09:51

Carthage Cement versera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Et ce, conformément à la décision adoptée par son Assemblée générale ordinaire réunie le 24 juin 2026.

Le montant global de cette distribution du dividende de Carthage Cement  s’élève à 22,335 millions de dinars. La date de détachement du dividende est fixée au 10 août 2026. Tandis que la mise en paiement interviendra le 12 août 2026.

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Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

26. Juni 2026 um 09:29

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

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TIF 2026 : 13 distinctions pour une croissance durable

25. Juni 2026 um 18:39

Treize prix ont été décernés pour saluer les entreprises, investisseurs, entrepreneurs et acteurs économiques ayant apporté des contributions significatives au développement économique, social et environnemental de la Tunisie. Ces distinctions valorisent les initiatives exemplaires, les investissements à fort impact, les projets innovants et les parcours inspirants qui renforcent l’attractivité du pays, créent des emplois, favorisent le transfert de compétences et soutiennent une croissance durable et inclusive. L’édition 2026 a introduit quatre nouveaux prix : Développement régional, Climat des affaires, Textile et habillement, et Entrepreneuriat féminin.

Prix et lauréats

Prix de l’Innovation et du Transfert de Technologie : KPIT Engineering (Inde) récompense l’introduction de technologies de pointe et de savoir‑faire en Tunisie, ainsi que le renforcement des compétences locales.
Prix du Développement régional : ODW Electrik (Allemagne)  honore un projet structurant dans l’intérieur du pays contribuant à une croissance équilibrée et à la réduction des disparités régionales.
Prix de la Responsabilité sociale des Entreprises : Valeo Tunisie (France) distingue l’intégration de pratiques RSE ayant un impact positif sur l’environnement, l’inclusion et l’autonomisation des femmes et des jeunes.
Prix du Pionnier économique : Cimpress (États‑Unis) salue une contribution notable à la création d’emplois, aux exportations, à l’innovation et à l’engagement sociétal.
Prix de l’Excellence à l’International : Vermeg (Tunisie) met à l’honneur une réussite tunisienne sur les marchés internationaux et la promotion du savoir‑faire national.
Prix de l’Impact sur l’environnement : Dual Borgstena (Portugal/Suède)  récompense des pratiques exemplaires en matière de transition énergétique, réduction d’empreinte carbone et préservation des ressources.
Prix de la Chaîne d’Approvisionnement Verte : Versigent Tunisia (États‑Unis) distingue l’intégration du développement durable dans la chaîne de valeur et des résultats mesurables en performance environnementale et sociale.
Prix de la Bienvenue : Lapp (Allemagne) attribué à une entreprise récemment implantée et rapidement contributrice aux filières industrielles locales.
Prix de la Startup de l’année : Proverdy (Tunisie)  startup ayant développé une application de mesure de l’empreinte carbone pour l’industrie, reconnue pour son innovation et son potentiel d’impact.
Prix de l’Impact de la Diaspora sur le Développement durable : Chambre de Commerce France‑Tunisie honore la contribution de la diaspora au développement via investissement, transfert de compétences et coopération.
Prix du Climat des Affaires 2026 : Autoelectric Group (Allemagne) — salué pour son rôle dans l’amélioration du climat des affaires en Tunisie.
Prix du Textile et de l’Habillement 2026 : Taurus Textile (Italie)  récompense l’excellence dans la filière textile tunisienne, par l’innovation, la qualité et la compétitivité internationale.
Prix de l’Entrepreneuriat féminin 2026 : Thuasne Tunisie (Textile médical intelligent, France) célèbre le leadership féminin et l’impact des femmes entrepreneures sur l’emploi, l’innovation et l’égalité des chances.
Impact et signification
Promotion d’un développement équilibré : plusieurs prix valorisent des projets régionaux et la réduction des disparités territoriales.
Transition écologique : des distinctions ciblent la réduction de l’empreinte environnementale et la chaîne d’approvisionnement durable.
Renforcement des compétences locales : l’attribution de prix à des acteurs introduisant des technologies et des savoir‑faire souligne l’importance du transfert technologique.
Soutien à l’innovation et aux start-up : la reconnaissance des jeunes pousses et des projets à fort potentiel montre un souci d’encourager l’écosystème entrepreneurial.
Valorisation de la diaspora et de l’investissement étranger : prix dédiés à la diaspora et aux investisseurs étrangers illustrent la coopération internationale pour le développement du pays.

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Tunisie : hausse de 25 % des IDE en 2026

25. Juni 2026 um 21:08

Le volume des investissements étrangers directs (IED) en Tunisie a augmenté de 25 % au cours des quatre premiers mois de 2026, par rapport à la même période en 2025. C’est ce qu’a annoncé jeudi 25 juin le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Ce résultat constitue un signal positif pour le climat des affaires.

Lors du Forum de l’investissement en Tunisie (TIF), des investisseurs ont fait part de leur optimisme, se traduisant par le lancement ou l’extension de projets.

La deuxième journée du forum, prévue vendredi 26 juin, doit permettre l’annonce de nouveaux investissements et le lancement de la « Plateforme nationale pour l’investisseur », un mécanisme gouvernemental destiné à faciliter les procédures et résoudre les difficultés rencontrées par les investisseurs.

Dans le cadre du plan quinquennal 2026-2030, le ministre a fixé un objectif de hausse du taux d’investissement de 15,5 % à 20 %, afin de renforcer la compétitivité de l’économie tunisienne et d’atteindre une croissance durable. Il a précisé que l’objectif du forum n’est pas de chercher des financements, mais de stimuler l’investissement local et étranger pour un développement concret.

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Les 70 ans de relations tuniso-suisses réunissent acteurs économiques et institutionnels

25. Juni 2026 um 16:31

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-suisse (CCITNCH) a célébré, le mardi 23 juin 2026, au Sheraton Tunis, le jubilé de platine des 70 ans de relations bilatérales entre la Tunisie et la Suisse; et ce, autour du thème « 70 ans d’amitié tuniso-suisse – Héritage & Perspectives ».

L’événement a réuni entreprises, institutions publiques, organisations de coopération, membres du corps diplomatique et acteurs économiques tunisiens et suisses, venus témoigner de la solidité des liens unissant les deux pays et des contributions de la Suisse au développement économique, social et humain de la Tunisie.

La soirée a été ouverte par les allocutions de Ahlem Bel Hadj Ammar, présidente de la CCITNCH, et de Josef Renggli, ambassadeur de Suisse en Tunisie et président d’honneur de la Chambre. Sont également intervenus Nabil Ben Khedher, directeur général des relations bilatérales avec les pays d’Europe au ministère des Affaires étrangères, Hamda Zaremdini, directeur général de Swisscontact Tunisie, ainsi que Sana Ladjimi, directrice générale de SIKA Tunisie.

 

Lire aussi : Market Focus Tunisia – Un pont économique entre la Suisse et la Tunisie

 

Des archives audiovisuelles ont retracé l’ancienneté de la présence suisse en Tunisie, à travers des documents historiques de Swisscontact (1965) et de SIKA (1956). Tout en illustrant leur contribution au développement de secteurs stratégiques de l’économie tunisienne.

Au-delà de sa dimension commémorative, la soirée a constitué une plateforme de rencontres entre dirigeants d’entreprises, investisseurs et représentants institutionnels des deux pays. Confirmant ainsi l’intérêt croissant pour le développement des échanges bilatéraux et le renforcement des opportunités d’investissement.

Le succès de cette manifestation illustre la vitalité des relations tuniso-suisses et la volonté commune des acteurs publics et privés de construire un partenariat durable, innovant et tourné vers l’avenir.

La CCITNCH adresse ses remerciements à l’ensemble des participants, partenaires et sponsors, de même qu’aux intervenants, pour leur présence et leur contribution à la réussite de cet événement.

Avec communiqué

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Sarra Zaafrani Zenzri : « Investissement privé et réformes structurelles, les piliers du nouveau modèle tunisien »

25. Juni 2026 um 16:17

Sarra Zaafrani Zenzri, la cheffe du gouvernement, a inauguré lors du TIF. A cette occasion, elle a prononcé un discours, dont voici la teneur.

 

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a souligné que « les résultats positifs et encourageants enregistrés par la Tunisie demeurent en deçà des ambitions nationales, car les défis restent nombreux et exigent des efforts plus importants, constants et exceptionnels. Ils appellent une mobilisation responsable de l’ensemble des structures de l’État, du secteur privé et des composantes de la société civile. Forte de ses potentialités humaines, de la diversité de ses compétences, de sa capacité d’innovation, ainsi que de la richesse de son tissu économique et de l’expérience accumulée par ses secteurs public et privé, la Tunisie est en mesure d’atteindre de meilleurs résultats » a-t-elle assuré.

Le Plan 2026-2030 rompt avec les politiques du passé

Le Plan de développement 2026-2030 constitue, à cet égard, un tournant majeur pour la Tunisie. Élaboré pour la première fois selon une approche participative ascendante, il part du niveau local, puis régional et territorial, avant d’aboutir au niveau national, ajoute la cheffe du gouvernement.

Lire aussi — Sarra Zaafrani Zenzri : « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

De ce fait, « ce plan représente le cadre de référence le plus important pour consacrer les choix économiques et sociaux de l’État, établir un modèle de développement équitable, rompre avec les politiques du passé et accélérer les réformes structurelles destinées à créer de la richesse, afin de garantir une croissance inclusive, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie de tous les Tunisiennes et Tunisiens sur l’ensemble du territoire ».

Ainsi, « l’investissement privé, qu’il soit national ou étranger, constitue un pilier stratégique qui bénéficie de la plus grande attention de l’État, en tant que moteur essentiel de la croissance, de la création de richesse et d’emplois » a-t-elle poursuivi.

Appel à une logique de responsabilité sociale

Et « conformément aux dispositions de la Constitution tunisienne, l’État veille à offrir un environnement d’investissement incitatif, fondé sur la coexistence et la complémentarité entre les secteurs public et privé, dans une logique de responsabilité sociale au service de l’économie nationale ».

Dans cette perspective, « les institutions de l’État s’emploient à offrir les meilleures conditions possibles aux investisseurs, aux porteurs de projets et aux entrepreneurs. Toutefois, cette orientation passe par la modernisation du cadre législatif et institutionnel régissant l’investissement, la simplification des procédures et la numérisation des services ».

En outre, « l’État poursuit également le développement de programmes de formation professionnelle de qualité, adaptés aux besoins des secteurs porteurs et aux nouvelles exigences du marché du travail », in fine.

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Un certificat pour fluidifier les échanges tuniso-chinois

25. Juni 2026 um 16:07

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine viennent de franchir une étape technique décisive. Elle est de nature à faciliter concrètement la vie des opérateurs économiques des deux pays. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce, ce jeudi 25 juin 2026, la conclusion d’un accord définitif entre les deux parties. Il porte sur les caractéristiques du modèle de « certificat d’origine » applicable aux exportations tunisiennes à destination du marché chinois.

Cet accord vise, indique la même source, à garantir une meilleure fluidité des flux commerciaux en réduisant les lourdeurs administratives susceptibles d’entraver les échanges. Une fois la validation administrative obtenue, le modèle arrêté de certificat sera transmis aux chambres de commerce et d’industrie concernées sur l’ensemble du territoire. Lesquelles se chargeront d’en assurer la diffusion et la mise en œuvre auprès des entreprises exportatrices.

A cet égard, notons que les milieux d’affaires attendent particulièrement cette phase de déploiement. Et ce, dans un contexte où la simplification des procédures à l’export est perçue comme un levier stratégique pour renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés internationaux, et singulièrement en Asie.

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Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir »

25. Juni 2026 um 14:52

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin; et ce, en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné l’importance de ce rendez-vous majeur, attendu et consolidé année après année. Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un forum ou d’une rencontre ponctuelle; mais bien d’un processus de construction, de dialogue et d’action qui exige de la constance, de l’effort et de l’engagement collectif.

Samir Majoul précise que cette édition est particulièrement importante car « elle s’inscrit dans une phase nouvelle de notre développement, marquée par plusieurs projets d’investissement dans notre pays, avec de véritables transferts de savoir-faire et de technologies. C’est un signal fort, car l’investissement n’est pas seulement une question de capitaux : il est aussi un vecteur de compétences, d’innovation, de modernisation et d’intégration dans les grandes chaînes de valeur ».

Le président de la centrale patronale souligne dans ce contexte que le secteur privé ne se mobilise pas par hasard. Il se mobilise lorsqu’il existe un cadre clair, des contrats solides, une vision partagée et un environnement favorable à l’entreprise. « C’est précisément ce cadre que nous devons continuer à bâtir et à consolider avec l’ensemble des institutions publiques et des partenaires économiques. Le développement de l’emploi et de la richesse est le fruit d’un travail collectif, d’un écosystème stable et d’un engagement constant en faveur de la confiance » ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Notre objectif est de construire un modèle de développement fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, qui prennent en compte à la fois nos intérêts stratégiques et ceux de nos partenaires. Nous voulons rapprocher davantage l’écosystème tunisien, nos autorités, nos entreprises, nos investisseurs et tous les acteurs qui participent à la transformation de notre économie. C’est cette dynamique que nous devons encourager ensemble. »

Evoquant le cadre de la transition énergétique qui occupe une place centrale, Samir Majoul précise qu’ elle n’est pas seulement une réponse environnementale ; elle est aussi un choix économique et stratégique. « Elle nous permet de réduire notre dépendance, de moderniser notre appareil productif, de créer davantage d’emplois et d’accélérer la décarbonation de notre économie. Nous avons, à cet égard, une stratégie claire pour aller vers plus d’indépendance et plus d’efficacité ».

En ce sens, il affirme : « Nous avons aussi beaucoup investi dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur. Nos universités représentent une force et nous devons continuer à renforcer les synergies entre la formation, la recherche, l’innovation et les besoins réels de l’économie. Nous formons de plus en plus de compétences dans les domaines scientifiques et technologiques. Et nous devons faire en sorte que ces talents trouvent des opportunités dans leur pays, au sein d’un écosystème capable de les accueillir et de les faire grandir. »

L’enjeu est clair , déclare-t-il : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir, capable d’évoluer, de se moderniser et de mieux s’insérer dans les transformations globales. Chaque amélioration de notre environnement économique renforce notre compétitivité et consolide notre attractivité auprès des investisseurs étrangers comme des entrepreneurs nationaux. »

Un autre élément important est celui de la compétitivité. « Elle est nécessaire, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la cohésion sociale ni de l’intérêt général. Notre ambition est précisément de concilier efficacité, inclusion et souveraineté » conclut-il.

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Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique »

25. Juni 2026 um 13:05

Intitulé « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le TIF 2026 vise à transformer les intentions en projets et les projets en résultats concrets pour les entreprises, les territoires et les populations. C’est ce qu’il ressort de cette édition spéciale. Malinne Blomberg, responsable pays de la BAD en Tunisie, a fait savoir, lors de son allocution que cette édition est « un rendez-vous incontournable entre la Tunisie et les investisseurs ». 

Malinne Blomberg a rappelé que, dans un contexte international marqué par la multi‑crise et la volatilité, l’investissement repose avant tout sur la confiance dans la stabilité, la qualité des institutions, la prévisibilité des règles et la capacité collective à convertir une décision d’investissement en production, exportation et emplois durables.

En outre, la responsable de la BAD en Tunisie estime que cette confiance se construit par un dialogue durable entre l’État, les investisseurs et les institutions financières. Un rôle que joue précisément le Tunisia Investment Forum. « Les économies qui combinent stabilité, compétitivité, capacité d’exécution et vision régionale tireront leur épingle du jeu et la Tunisie appartient à ce groupe » a‑t‑elle ajouté.  Tout en soulignant que le pays dispose d’un capital humain qualifié, d’infrastructures solides, d’une tradition industrielle, d’un tissu entrepreneurial diversifié et d’une position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Les chiffres récents présentés par la FIPA le prouvent : +30% d’investissements étrangers en 2025 et la Tunisie se classe au 4e rang africain pour l’industrialisation en 2025, qui y voit un fort potentiel pour attirer davantage d’investissements productifs.

Elle a ensuite détaillé trois convictions qui guident son action en Tunisie. Premièrement, l’investissement doit accélérer la transformation productive, verte et inclusive du pays : il faut orienter les capitaux vers des projets qui renforcent les capacités productives, augmentent la valeur ajoutée locale, diffusent les technologies et créent des emplois. Tout en répondant aux défis de la sécurité hydrique, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de la transition énergétique. La Tunisie, a‑t‑elle précisé, figure notamment parmi les premiers pays africains pour la transition énergétique selon le Forum économique mondial 2026.

Deuxièmement, l’intégration africaine via la ZLECAf doit devenir un levier d’investissement. La zone crée un nouvel espace de croissance et de coopération à l’échelle continentale, offrant à la Tunisie des débouchés compétitifs pour la production, les services et l’innovation vers l’Europe, le Maghreb, le monde arabe et le continent africain. L’objectif est que la Tunisie passe du statut de porte d’entrée à celui d’acteur majeur de la transformation économique africaine, en favorisant des investissements croisés et des partenariats concrets.

Troisièmement, la mobilisation de l’investissement exige une coalition d’exécution. Les pouvoirs publics doivent établir les cadres et impulser les réformes ; le secteur privé doit investir et innover ; les institutions financières doivent préparer les projets, financer et partager les risques. La Banque a insisté sur la nécessité de structurer davantage de programmes coordonnés et d’accompagner les projets au‑delà des annonces, par des financements mixtes, des garanties, des assurances, des financements de commerce et une assistance technique.

Parmi les initiatives évoquées elle a présenté la nouvelle Agence financière africaine de développement (NAF), destinée à mobiliser le capital institutionnel africain, réduire le risque d’investissement et débloquer des financements à grande échelle pour les priorités du continent. La Banque a rappelé que l’Afrique possède les ressources pour financer sa transformation, à condition de disposer d’architectures financières capables de canaliser ces ressources vers les projets nécessaires.

Dans le cadre du forum, une session coorganisée cet après‑midi avec la Banque mondiale présentera aux entreprises tunisiennes les opportunités offertes par les banques de développement, leurs procédures de passation de marché et les modalités pour devenir fournisseurs sur des projets financés en Tunisie et dans d’autres pays africains.

Et Malinne Blomberg a réaffirmé son engagement : investir en Tunisie, c’est accéder à un marché national mais aussi à une région ouverte sur l’Afrique et connectée aux chaînes de valeur mondiales. Elle appelle les entreprises tunisiennes à saisir ces opportunités par l’ambition, les partenariats et une capacité d’exécution au‑delà des frontières.

Pour conclure, elle a estimé que le succès du TIF 2026 se mesurera aux partenariats noués, aux projets financés et aux emplois créés. Elle a précisé qu’elle restera mobilisée pour transformer la dynamique affichée en résultats concrets, afin de faire de la Tunisie une destination de confiance pour les investisseurs et un moteur de croissance au service de l’Afrique.

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