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Saison touristique : Près de 4000 opérations de contrôle et 6,75 millions de dinars pour renforcer les municipalités touristiques

05. August 2026 um 14:35

La Tunisie poursuit ses efforts pour assurer le bon déroulement de la saison touristique 2026, à travers un renforcement des opérations de contrôle sur le terrain, l’amélioration de l’environnement des destinations touristiques et un soutien financier accru aux municipalités concernées.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, Kamel Kayes, représentant de l’Office national tunisien du tourisme (ONTT), a indiqué que le ministère du Tourisme a intensifié ses interventions afin de garantir les meilleures conditions d’accueil aux visiteurs, notamment à travers une coordination renforcée entre les différents intervenants du secteur.

Près de 4000 opérations de contrôle depuis le début de l’année

Selon le responsable, une équipe de travail conjointe chargée du suivi de l’activité touristique tient régulièrement des réunions pour évaluer la situation du secteur, identifier les difficultés rencontrées et intervenir rapidement pour y remédier.

Depuis le début de l’année 2026, cette équipe a réalisé 3925 opérations de contrôle dans différents maillons de la chaîne touristique. Ces inspections ont concerné notamment les établissements d’hébergement, les restaurants touristiques, les agences de voyages, les excursions touristiques et maritimes.

Les contrôles ont porté sur plusieurs aspects, notamment les conditions de sécurité, l’hygiène, la qualité des services, les piscines, les centres de thalassothérapie et de traitement par les eaux, ainsi que l’environnement touristique, les activités d’accompagnement et les guides touristiques.

Les établissements ayant enregistré des insuffisances ont reçu les avertissements nécessaires, tandis que des mesures réglementaires et dissuasives ont été engagées lorsque cela s’est avéré nécessaire.

6,75 millions de dinars pour soutenir les destinations touristiques

Parallèlement aux opérations de contrôle, le ministère du Tourisme a consacré une enveloppe supplémentaire de 6,75 millions de dinars pour financer des projets d’aménagement touristique et l’acquisition d’équipements au profit de plusieurs municipalités touristiques et destinations patrimoniales et balnéaires.

Ces crédits concernent notamment Sidi Bou Saïd avec 600 mille dinars, Carthage avec 1,3 million de dinars, Kébili avec 900 mille dinars, Tozeur avec 945 mille dinars, Kairouan avec 1,3 million de dinars et Kerkennah avec 980 mille dinars.

Lire aussi : Vols charters, contrôles, plaintes : Ce que prépare la Tunisie pour la haute saison touristique

Une enveloppe de 1,675 million de dinars a également été réservée au renforcement des opérations de propreté dans 20 municipalités touristiques via le Fonds de protection des zones touristiques.

Ce fonds participera aussi à hauteur de 60 % au financement d’un programme de nettoyage mécanique des plages couvrant la période 2026-2028, avec un budget global atteignant 1,5 million de dinars.

La propreté et la qualité des services au cœur des priorités

Le responsable a souligné que l’amélioration de la propreté des zones touristiques et de la qualité des services nécessite l’implication de tous les acteurs, notamment les municipalités, la société civile et les citoyens, particulièrement durant les périodes de forte affluence.

Le responsable a également fait état d’un renforcement de la coordination avec les ministères de l’Intérieur et de l’Environnement, ainsi qu’avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), afin de mettre en place des plans d’intervention rapides en cas de perturbations des réseaux publics.

Des équipements de secours dans les grands établissements touristiques

Concernant les risques liés aux coupures d’électricité ou aux perturbations de l’approvisionnement en eau, le représentant de l’ONTT a rappelé que les grands établissements touristiques disposent d’équipements de secours permettant d’assurer la continuité des services.

La réglementation impose notamment aux hôtels dépassant une capacité de 100 lits de disposer de groupes électrogènes et de réserves d’eau destinées à la consommation quotidienne ainsi qu’aux besoins de la protection civile, avec une obligation d’entretien régulier de ces équipements.

Le ministère du Tourisme affirme ainsi poursuivre ses actions de suivi et ses visites de terrain afin d’accompagner les municipalités touristiques et d’améliorer la qualité des prestations offertes aux visiteurs tunisiens et étrangers.

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Tourisme tunisien : Près de 5,8 millions de visiteurs en sept mois, une croissance portée par les marchés européens

05. August 2026 um 12:57

Le secteur touristique tunisien poursuit sa dynamique positive en 2026, avec une hausse du nombre de visiteurs enregistrée durant les sept premiers mois de l’année. La Tunisie a accueilli 5 millions 828 mille touristes jusqu’à fin juillet, soit une progression de 2,6% par rapport à la même période de 2025, selon les déclarations de la chargée de l’information au ministère du Tourisme, Ons Ben Ghorbel, à Mosaïque FM.

La responsable a qualifié cette évolution de « résultat positif et important », compte tenu du contexte international marqué par une forte concurrence entre les destinations touristiques et des difficultés qui touchent plusieurs marchés mondiaux.

Selon elle, cette performance est le fruit des efforts conjoints menés par le ministère du Tourisme en coordination avec les différents départements et structures intervenant dans le secteur.

Améliorer l’attractivité de la destination tunisienne

Une réunion de la commission d’évaluation et de suivi de l’activité touristique s’est tenue afin d’examiner les actions réalisées au cours de la période écoulée, notamment les campagnes d’inspection des établissements touristiques ainsi que les programmes liés à la propreté et à l’amélioration de l’environnement.

Le ministère considère que la qualité des services, l’entretien des espaces publics et les conditions d’accueil des visiteurs constituent des facteurs essentiels pour renforcer l’attractivité de la destination tunisienne et améliorer l’expérience des touristes.

La diversification des marchés au cœur de la stratégie

La Tunisie poursuit également sa stratégie de diversification des marchés touristiques, avec un intérêt particulier pour les marchés lointains, notamment la Chine.

Ben Ghorbel a souligné les efforts engagés pour renforcer la présence tunisienne sur le marché chinois à travers des campagnes promotionnelles et le développement du transport aérien, considéré comme un levier essentiel pour faciliter l’arrivée de nouveaux visiteurs.

Lire aussi : Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

Les autorités travaillent également à renforcer davantage la connectivité aérienne dans les prochaines années afin d’ouvrir de nouveaux marchés et d’améliorer la compétitivité de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

Progression des marchés européens et importance des pays voisins

Concernant les principaux marchés émetteurs, le ministère du Tourisme fait état d’une croissance d’environ 3% du marché européen durant cette période.

Les marchés voisins continuent également de représenter un pilier important de l’activité touristique tunisienne, grâce notamment à la proximité géographique et à la fluidité des déplacements.

Les efforts se poursuivent par ailleurs pour améliorer les conditions d’accueil dans les postes frontaliers, à travers le renforcement de la propreté et la facilitation des procédures de passage, afin d’accompagner l’affluence attendue durant la haute saison estivale.

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18 600 touristes espagnols et de grandes chaînes hôtelières à l’assaut du soleil tunisien

05. August 2026 um 11:12

Le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a reçu mardi 4 août 2026, au siège du ministère, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie afin de renforcer la coopération bilatérale dans le secteur touristique.

Les discussions ont porté sur le développement des investissements conjoints, l’avancement des projets touristiques et hôteliers en cours de réalisation, ainsi que sur l’implantation prochaine de grandes chaînes hôtelières espagnoles en Tunisie, annonce un communiqué du ministère du Tourisme.

La rencontre a également permis de faire le point sur les performances du marché touristique espagnol.

À fin juillet 2026, la Tunisie a accueilli 18.600 touristes espagnols. Soit une hausse de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression traduit l’intérêt croissant des tour-opérateurs, agences de voyages et professionnels espagnols pour la destination tunisienne, dans un contexte marqué par une dynamique positive du secteur.

Les deux parties ont convenu de renforcer davantage le partenariat entre les professionnels des deux pays et de créer de nouvelles opportunités d’investissement. À cet effet, elles ont notamment évoqué la réouverture d’établissements hôteliers en difficulté ou actuellement fermés, afin de leur redonner une nouvelle dynamique économique.

Les échanges ont également porté sur le renforcement de la connectivité aérienne et des liaisons touristiques entre la Tunisie et l’Espagne. Cet axe vise à soutenir les flux touristiques et les échanges économiques entre les deux pays, tout en favorisant l’augmentation du nombre de visiteurs espagnols et la dynamisation des aéroports régionaux, précise le ministère du Tourisme.

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Chiffre de la semaine : le taux de départ plafonne à 61 % depuis 35 ans

05. August 2026 um 10:18
Depuis 35 ans, le taux de départ en vacances des Français reste stable autour de 61 %. Mais les écarts sociaux demeurent importants, notamment pour les ménages les plus modestes. En bref Le taux de départ en vacances atteint 61…

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La Tunisie et l’Espagne ambitionnent de renforcer leurs investissements touristiques

Von: farhat
04. August 2026 um 17:31

La Tunisie et l’Espagne envisagent de renforcer leur coopération dans le secteur du tourisme, notamment à travers le développement de nouveaux investissements hôteliers et l’amélioration de la desserte aérienne entre les deux pays.
Mardi, un entretien à Tunis, entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et l’ambassadeur d’Espagne à Tunis, Isidro Antonio González Afonso ont permis de discuter de l’avancement des projets touristiques et hôteliers en cours, en particulier ceux portés par de grandes chaînes hôtelières espagnoles qui envisagent de s’implanter en Tunisie, indique le département du Tourisme.
Les deux parties ont également évoqué l’évolution du marché touristique espagnol. Selon le ministère du Tourisme, quelque 18.600 touristes espagnols ont visité la Tunisie à fin juillet 2026, soit une hausse de 6 % par rapport à la même période de 2025.
Les responsables ont convenu d’intensifier les partenariats entre les professionnels des deux pays et d’encourager de nouvelles opportunités d’investissement, notamment à travers la réouverture d’établissements hôteliers fermés ou en difficulté.
Les échanges ont aussi porté sur le renforcement des liaisons aériennes et des flux touristiques entre la Tunisie et l’Espagne, avec pour objectif de soutenir l’arrivée de touristes espagnols et de dynamiser l’activité des aéroports de l’intérieur du pays.

 

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Les usages utiles de l’énergie photovoltaïque avec stockage

03. August 2026 um 07:31

Au cours des dernières années, de plus en plus de familles et d’entreprises, et pas seulement dans le domaine du tourisme, choisissent d’investir dans un système photovoltaïque avec stockage. Mais de quoi s’agit-il exactement et dans quels cas ces systèmes peuvent se révéler utiles voire nécessaires en cas de pannes ou de  dysfonctionnements du réseau électrique national ?

Habib Glenza, à Lodz.

En termes simples, c’est un système qui produit non seulement de l’électricité grâce à des panneaux solaires, mais la conserve également dans des batteries dédiées pour être utilisée lorsque le soleil n’est pas présent. Et c’est précisément cette capacité à «stockage du soleil» qui rend cette pratique un allié précieux pour ceux qui recherchent une indépendance énergétique et des économies sur les factures.

Dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie, les coupures de courant imprévues et une attention croissante à la durabilité environnementale, le photovoltaïque avec stockage représente un choix prévoyant et concret. Que ce soit pour une ferme agricole, une entreprise, des frigos industriels, un hôpital ou un véhicule électrique, la possibilité de produire et de gérer l’énergie de manière autonome est un avantage réel et tangible.

Comment fonctionne le système ?

Un système photovoltaïque avec stockage est constitué de panneaux solaires,unonduleur (qui transforme l’énergie de courant continu à alternatif), un système de gestion et, en effet, des batteries. Ces dernières permettent de conserver l’énergie produite en excès pendant la journée, pour l’utiliser le soir ou la nuit lorsque le ciel est couvert notamment en hiver 

Contrairement aux systèmes traditionnels qui injectent dans le réseau l’énergie non autoconsommée, ceux avec stockage misent sur l’autosuffisance : l’énergie produite reste à l’intérieur du système tant qu’elle est nécessaire. Cela réduit considérablement les prélèvements sur le réseau électrique national et garantit une plus grande stabilité des consommations.

Le fonctionnement est plutôt simple et intuitif. Pendant la journée, les panneaux solaires captent l’énergie du soleil et la convertissent en électricité. Cette énergie alimente directement les usagers domestiques ou industriels. Lorsque la production est supérieure aux consommations, le surplus est stocké dans les batteries.

Une fois le soleil couché ou en cas de mauvais temps, le système de stockage entre en jeu : l’énergie conservée est utilisée pour continuer à alimenter le logement ou le bâtiment. Si la batterie se vide, alors l’énergie est prélevée sur le réseau électrique, mais seulement lorsque cela est strictement nécessaire.

Un onduleur hybride gère de manière intelligente tous ces flux, garantissant une efficacité maximale et une priorité à l’autoconsommation.

Les avantages de choisir un système avec stockage

1- Autonomie et indépendance : un des principaux avantages est la possibilité de se rendre (presque) indépendant du réseau. Dans de nombreuses situations, notamment dans des maisons ou bâtiments bien isolés et avec des consommations optimisées, on peut parvenir à couvrir jusqu’à 80 % des besoins énergétiques avec le système photovoltaïque.

2- Économies sur la facture : en réduisant les prélèvements sur le réseau, les coûts des factures diminuent de manière significative. L’économie est tangible dès les premières années et, sur le long terme, rembourse largement l’investissement initial.

3- Continuité du service : en cas de coupure de courant, certains systèmes avec fonction de secours permettent de maintenir actifs les charges essentielles (éclairage, réfrigérateur, climatiseur, modem, etc.) même en l’absence de réseau.

4- Durabilité : utiliser de l’énergie renouvelable réduit l’impact environnemental et contribue à la lutte contre le changement climatique. C’est un pas concret vers un mode de vie plus écologique.

Que doit-on prendre en compte dans le choix des batteries ?

Les batteries sont le cœur du système de stockage. Les plus courantes aujourd’hui sont celles au lithium, appréciées pour leur efficacité, leur longévité et leur compacité. D’autres technologies comme le plomb-gel ou les batteries LFP offrent des alternatives valables selon le contexte.

Un système avec stockage est recommandé lorsque les consommations sont élevées le soir et la nuit, le bâtiment est sujet à des coupures de courant ou lorsque l’on souhaite alimenter une pompe à chaleur ou une borne de recharge pour voitures électriques.

En général, c’est le choix idéal pour ceux qui cherchent à optimiser l’autoconsommation et à réduire leur dépendance au réseau.

Énergie solaire et mobilité électrique : un duo gagnant

Ceux qui possèdent une voiture électrique peuvent encore plus bénéficier d’un système avec stockage. Recharger le véhicule avec de l’énergie solaire autoproduite permet de réduire les coûts et de diminuer drastiquement les émissions.

Exemples besoins réels de systèmes résidentiels et d’entreprise :
– une famille dans une maison individuelle : 6 kWp, batterie de 10 kWh, couverture de 75 % des consommations annuelles ;

– une exploitation agricole : 12 kWp, batterie modulaire de 20 kWh, autosuffisance pour les machines diurnes ;

– refuge hors réseau : système hybride avec panneaux, batterie et générateur de secours ;

– maison intelligente avec véhicule électrique : recharge programmée en fonction de la production solaire

Ces cas montrent comment chaque installation peut être personnalisée pour répondre à des besoins différents.

Est-il possible de devenir totalement autonome avec du stockage solaire ? Cela est théoriquement possible. Pratiquement, cela dépend de plusieurs facteurs, comme la consommation, le climat, et la capacité de stockage. En général, dans les régions avec peu de soleil en hiver, il est difficile de couvrir 100 % des besoins avec seulement du solaire. Cependant, avec un système photovoltaïque bien dimensionné permet de réduire considérablement la dépendance du réseau et ses coupures aux conséquences graves, en particulier pour les hôtels, les hôpitaux, les frigos industriels et agricoles.

Précédent article de la série :

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Le tourisme grec en hausse au premier semestre

31. Juli 2026 um 15:16

Le tourisme grec affiche des signes positifs en 2026, avec une hausse des arrivées aériennes internationales, du trafic touristique entrant et des recettes touristiques. C’est ce qui ressort des données du bulletin statistique d’INSERT Intelligence publiées jeudi 30 juillet.

Au cours de la période janvier-juin 2026, 10,7 millions d’arrivées aériennes internationales ont été enregistrées. Soit une augmentation de 396 000 ou 3,8 % par rapport à la période de 2025. Rien qu’en juin, les arrivées internationales ont atteint 4,1 millions. Soit une augmentation de 80 000 ou 2 % par rapport à juin de l’année précédente.

Le plus grand nombre d’arrivées internationales a été enregistré à l’aéroport d’Athènes avec 3,8 millions d’arrivées (cependant en baisse de 0,04 % par rapport à 2025). À l’inverse, des augmentations significatives ont été enregistrées à Thessalonique avec 1,2 million d’arrivées (+5,6 %), à Héraklion avec 1,5 million (+7,1 %) et à La Canée avec 616 000 arrivées (+13,2 %).

D’autres destinations populaires ont également enregistré une hausse. Rhodes a accueilli 1,1 million de visiteurs internationaux (+3,1 %), Corfou 727 000 (+9,3 %), Zante 360 000 (+4,9 %), Mykonos 157 000 (+13,2 %) et Santorin 193 000 (+2 %). Kos a quant à elle enregistré 443 000 arrivées, soit une baisse de 2 %.

Augmentation de 20,9 % du trafic de voyageurs entrants

Selon les données de l’INSERT, sur la période janvier-mai 2026, le trafic touristique entrant a augmenté de 20,9 % et s’est élevé à 8,6 millions de voyageurs, contre 7,1 millions sur la même période en 2025.

Le trafic touristique en provenance des pays de l’UE-27 a augmenté de 24,1 %, atteignant 4,7 millions de voyageurs. Tandis qu’en provenance des autres pays, il a augmenté de 17,1 %, pour atteindre 3,8 millions de voyageurs.

Parmi les principaux marchés, l’Allemagne a enregistré une hausse de 13,6 % avec 1,2 million de voyageurs, la France une hausse de 13,7 % avec 389 000 voyageurs et l’Italie une hausse de 14,2 % avec 356 000 voyageurs, le Royaume-Uni une augmentation de 35,9 % et 966 000 voyageurs. Alors que les États-Unis ont enregistré une légère baisse de 2 %, à 454 000 voyageurs.

Augmentation de 25,8 % des recettes de voyage

Les recettes touristiques sur la période janvier-mai 2026 ont augmenté de 25,8 % et se sont élevées à 5,32 milliards d’euros. Cette augmentation provient à la fois des recettes des résidents de l’UE-27, qui ont augmenté de 18 % pour atteindre 2,676 milliards d’euros et de celles provenant d’autres pays, où l’augmentation s’est élevée à 36,9 %, pour atteindre 2,42 milliards d’euros.

Parmi les principaux marchés, les recettes en provenance d’Allemagne ont augmenté de 0,3 % pour atteindre 761 millions d’euros, celles de France de 13,3 % pour atteindre 284 millions d’euros et celles de l’Italie de 27,6 % pour atteindre 222 millions d’euros.

La progression en provenance du Royaume-Uni a été particulièrement dynamique, avec une hausse de 50,9 % et des recettes de 736 millions d’euros. Tandis que les recettes en provenance des États-Unis ont augmenté de 19,4 %, pour atteindre 539 millions d’euros.

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Digitalisation du tourisme : Tunisie Telecom renforce son partenariat avec la FTAV

31. Juli 2026 um 11:58

Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement de la transformation numérique des secteurs clés de l’économie, Tunisie Telecom poursuit le renforcement de sa coopération avec les acteurs du tourisme. Après une première séance de travail avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat à la mi-juillet, l’opérateur national a rencontré la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV) afin d’examiner de nouvelles perspectives de collaboration autour de la digitalisation du secteur.

Une coopération renforcée avec les agences de voyages

Le Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, Lassâad Ben Dhiab, s’est entretenu, jeudi 30 juillet, avec le président de la FTAV, Mohamed Ali Toumi, pour explorer les moyens de renforcer la coopération entre les deux institutions.

Les discussions ont porté sur le développement de solutions numériques adaptées aux besoins des agences de voyages, le renforcement de la connectivité ainsi que la mise en place de programmes de formation destinés à accompagner les professionnels dans leur transition numérique. L’objectif est de mettre les infrastructures et l’expertise technologique de Tunisie Telecom au service de la modernisation du secteur, de l’amélioration de l’expérience des visiteurs et du renforcement de la compétitivité de la destination Tunisie.

Dans la continuité du partenariat avec le ministère du Tourisme

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la séance de travail tenue le 14 juillet 2026 entre Tunisie Telecom et le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekkaya. Les deux parties avaient alors convenu de renforcer leur partenariat afin d’accélérer la transformation numérique des secteurs du tourisme et de l’artisanat, notamment dans la perspective de « Tunis, Capitale arabe du tourisme 2027 ».

Cette réunion avait permis d’identifier plusieurs axes de coopération, parmi lesquels le développement de solutions numériques innovantes, le renforcement des infrastructures et des services digitaux, ainsi que l’élaboration d’un plan d’action commun destiné à accompagner la modernisation du secteur.

Une ambition commune pour un tourisme plus compétitif

À travers ces échanges, Tunisie Telecom confirme sa volonté de jouer un rôle de partenaire technologique auprès des acteurs du tourisme. En s’appuyant sur la qualité de ses infrastructures, sa connectivité et son expertise dans les services numériques, l’opérateur entend accompagner la transformation du secteur et contribuer à renforcer l’attractivité de la destination Tunisie.

Le rapprochement engagé avec le ministère du Tourisme puis avec la FTAV illustre cette stratégie de coopération, fondée sur l’innovation et le développement de solutions numériques capables de répondre aux nouveaux enjeux du tourisme tunisien.

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Quand les villes marocaines s’éveillent à la nuit

29. Juli 2026 um 13:19
À peine le soleil disparu, les villes marocaines changent de visage. Familles, jeunes, touristes et seniors investissent les corniches, les médinas, les places historiques, les parcs et les cafés ouverts jusqu’au bout de la nuit. Portée par les fortes chaleurs…

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Ali Hanfi élu à l’unanimité pour présider la nouvelle Commission transport aérien de la FTAV

29. Juli 2026 um 09:09

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) renforce son organisation face aux enjeux du transport aérien. Réunie le 28 juillet, la fédération a officiellement créé une Commission transport aérien, une nouvelle structure chargée de défendre les intérêts des agences de voyages et de suivre les dossiers stratégiques liés au secteur.

À l’issue de cette réunion, Ali Hanfi a été élu à l’unanimité président de cette nouvelle commission. Salem Gaidi en assurera le rôle de rapporteur, aux côtés des membres permanents également désignés lors de cette séance.

Cette commission aura pour principale mission de porter la voix des agences de voyages sur toutes les questions relatives au transport aérien. Elle sera chargée d’identifier les difficultés rencontrées par les professionnels, d’analyser les évolutions du secteur et de soumettre des recommandations au bureau de la FTAV afin d’orienter les positions et les actions de la fédération.

 

 
 

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Tourisme | Les Polonais optent pour le Maroc

29. Juli 2026 um 07:21

Le Maroc a gagné en popularité auprès des Polonais, qui étaient nombreux à choisir la destination marocaine pour les vacances d’hiver, écrit le quotidien polonais ‘‘Rzeczpospolita’’, qui estime que le nombre des voyageurs polonais à destination du royaume alaouite a plus que doublé par rapport à la saison précédente. (Photo: Marrakech).

Habib Glenza, à Lödz

Dans un article sur les tendances de voyage lors des vacances, ‘‘Rzeczpospolita’’ souligne que les touristes polonais choisissent le Maroc pour son hospitalité exemplaire, ses ruelles emplies d’odeurs d’épices et ses paysages magnifiques qui restent gravés dans les mémoires.

D’autre part, l’autorité de tutelle marocaine confirme la bonne dynamique de son industrie touristique. À la fin du mois de juin 2026, le Royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs aux différents postes frontières, soit une progression de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Un regain de dynamisme

Cette évolution s’appuie sur une hausse des arrivées en provenance de plusieurs marchés internationaux stratégiques. Les visiteurs français restent en forte progression (+9 %), tandis que les marchés allemand (+14 %), belge (+9 %), néerlandais (+10%), italien (+6%), britannique (+4 %) et américain (+9 %) enregistrent également des résultats positifs. La Pologne se distingue particulièrement avec une augmentation de 32 % des arrivées.

La tendance est également confirmée par les performances économiques du secteur. Au premier trimestre 2026, la valeur ajoutée du tourisme marocain a progressé de 8,1 %, illustrant la poursuite de la reprise engagée ces dernières années et le renforcement de l’attractivité du Maroc auprès des voyageurs internationaux.

Une fréquentation soutenue

L’activité des établissements d’hébergement suit la même trajectoire. À fin mai, le nombre de nuitées dans les hôtels et autres établissements classés a augmenté de 9 % sur un an, confirmant une fréquentation soutenue des principales des principales destinations touristiques du pays.

Plusieurs villes affichent des performances supérieures à la moyenne. Ouarzazate enregistre la plus forte progression avec une hausse de 24 % des nuitées, devant Rabat (+18 %), Agadir (+13 %), Casablanca (+12 %) et Marrakech (+10 %). Tanger, Fès, Essaouira, Errachidia et Al Haouz poursuivent également leur croissance, témoignant d’une répartition plus équilibrée de l’activité touristique sur le territoire

L’essor du secteur se reflète aussi dans les recettes générées. À fin mai 2026, les revenus des voyages ont atteint près de 53,8 milliards de dirhams (5 milliards d’euros), en hausse de 14,6 % par rapport à la même période de 2025. Cette progression confirme la contribution croissante du tourisme à l’économie du pays, portée par une demande internationale soutenue et une diversification continue des marchés émetteurs.

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Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)

27. Juli 2026 um 09:00

Dans cette seconde partie de cette étude, l’auteur propose, au-delà des chiffres, un benchmark des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026, en comparaison avec des pays qui étaient au même niveau de développement au départ mais ont suivi des parcours différents.

Noureddine Horchani *  

En 1960, la Tunisie, la Corée du Sud, le Portugal et la Grèce avaient des PIB modestes : autour de 1 milliard de dollars (Md$) pour la Tunisie pour une population de 4 millions, celui de la Corée du Sud un peu plus de 3 Md$ pour un peu plus de 20 millions, celui du Portugal avoisinant les 3,5 Md$ et celui de la Grèce ne dépassant pas également les 5 Md$.

La Grèce avait déjà engagé des plans de développement ambitieux soutenue largement par ses alliés européens libéraux au lendemain de la guerre civile (1946-1949).

Six décennies plus tard les analogies sont édifiantes. En 2025, le PIB de la Tunisie est de : 57,5 Md$, celui de la Corée du Sud atteint plus de 1950 Md$ (en dollars constant de 2010), celui du Portugal est de 330Md$, soit une augmentation de près de 9000 % par rapport à la situation au début des années 60.

La Grèce a, pour sa part, réalisé en 2025 un PIB de 260 Md$ et l’Espagne 1800 Md$ alors que le Maroc, un pays davantage comparable au nôtre, a obtenu un PIB de 170 Md$

Les occasions ratées par l’économie tunisienne

En comparant le parcours de développement suivi par les pouvoirs publics tunisiens aux trajectoires de croissance suivies par les autres pays du bassin méditerranéen et par la Corée du Sud, nous pouvons grâce à l’IA cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne pendant toute la période 1960- 2026. Ce manque peut être estimé à plusieurs milliards de $ par an et à plus d’un trillion de $ cumulés sur plusieurs décennies. La richesse nationale cumulée non créée pourrait atteindre 1000 à 2000 milliards de dollars. Bien sûr, il ne s’agit que d’extrapolations mais combien instructives sur les occasions ratées par l’économie tunisienne.

Au niveau du revenu par habitant, l’évolution des données est aussi significative et les différences aussi criantes entre la Tunisie et les pays comparés.

En 1960, le PIB par habitant de la Tunisie était de 186$ (260 selon d’autres sources) et en 2025, il atteint 4 657$ (constants) équivalant à 32% de la moyenne mondiale. En revanche, celui du Portugal était de 650$ en 1960 et de 32 100$ en 2025, celui de la Grèce était de 520$ en 1960 et de 26 900$ en 2025. L’Espagne avait un PIB/h de 400$ en 1960 et de plus de 38 600$ en 2025. C’est la Corée du sud qui a réalisé une performance qui relève du miracle. En 1960 son PIB/h était de 165$, l’un des plus bas au monde et il a atteint plus de 39 000$ en 2025.

Le Portugal s’est construit l’économie la plus dynamique de l’Union européenne. Ce que les observateurs qualifient de miracle portugais repose sur un secteur du tourisme florissant et sur l’exportation de services et de biens de haute technologie. De son côté, la Grèce avait fondé son développement sur l’exploitation de ses atouts naturels qu’elle a transformés en autant d’avantages comparatifs : l’industrie navale et le tourisme. Aujourd’hui la Grèce est la première puissance maritime marchande d’Europe. Cette position n’aurait pas été inaccessible pour la Tunisie.

Le procès des choix de politique économique

Afin de vérifier nos hypothèses relatives aux occasions manquées par l’économie tunisienne, nous explorerons les données en lien avec quelques secteurs économiques en comparant leur évolution avec ceux des pays de la rive nord de la Méditerranée. Nous consacrerons un intérêt plus important au secteur halieutique qui représente à nos yeux le plus grand déficit de valorisation de l’économie tunisienne. L’objectif est d’évaluer la justesse des choix stratégiques de politique économique par le biais d’une approche analogique.

Benchmark du secteur touristique : avec quasiment les mêmes atouts naturels que la Tunisie et une population comparable de 10 millions d’habitants, le Portugal a accueilli en 2024 plus de 29 millions de touristes, alors que notre pays n’en a accueillis que 10,6 Millions. En 2025 la Tunisie a reçu 11 millions de touristes contre 32 à 33 millions pour le Portugal, soit trois fois le chiffre de la Tunisie. La part du secteur du tourisme dans le PIB révèle également des disparités criantes entre la Tunisie et les pays à vocation touristique du bassin méditerranéen. En 2025 ce taux avoisine les 5 à 6% en Tunisie contre 21,5% pour le Portugal, 18 à 22% pour la Grèce, 15 à 16 % pour l’Espagne et 7 % pour le Maroc. Pour le Portugal ce secteur représente 20% de l’économie nationale contre 10% pour la Tunisie. Pourquoi la Tunisie n’est-elle pas capable de réaliser de telles performances dans le secteur du tourisme ? S’agit-il d’un manque d’atouts géographiques naturels et de patrimoines archéologique et culturels qui rendent la Tunisie moins attrayante et moins compétitive ? Ou s’agit-il plutôt d’une défaillance structurelle dans la gestion du secteur ? En fait, la Tunisie dispose peut-être d’atouts naturels, géographiques et archéologiques plus importants, et surtout plus diversifiés, que ceux dont dispose le Portugal. Le décalage et les défaillances résident dans le management public du secteur, dans la vision et dans les ambitions respectives des dirigeants des deux pays.  

Benchmark de la recherche et du développement, un levier ignoré : l’impact de tout effort supplémentaire en matière de recherche et développement sur l’ensemble de l’économie n’est plus à démontrer. L’effet multiplicateur de l’investissement alloué à R&D atteint non seulement le PIB global mais également le taux de croissance et la productivité avec les retombées positives sur les autres aspects de la vie économique et sociale comme la compétitivité du secteur industriel, le chômage et la création de richesses en général.

Là aussi et grâce à l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner de l’économie tunisienne faute d’investissement dans ce domaine. Pour la période 1990-2026, et en nous appuyant sur un benchmark avec des économies assez proches comme celle du Portugal, nous découvrons que ce pays consacrait deux fois plus de ressources à la R&D que la Tunisie. Grâce à un parcours de développement différent, le Portugal affiche aujourd’hui un PIB par habitant 4 fois supérieur à celui de la Tunisie et il possède un écosystème d’innovation beaucoup plus dense. En ce qui concerne la Corée du Sud, toutes les études réalisées sur ce pays par les organismes internationaux telle la Banque Mondiale ou celles effectuées par des économistes de renom ramènent son essor fulgurant à un investissement public soutenu dans la R&D (+de 5% du PIB) atteint grâce à une démarche spécifique de coopération entre les institutions universitaires et le secteur privé.  (Anne Krueger – Banque mondiale Walt Whitman Rostow – Dominique Barjot et Rang-Ri Park-Barjot).

En revanche, l’effort de la Tunisie en matière de R&D se situe à 0.7 % du PIB en moyenne, ce qui représente lamoitié de celui du Portugal, de la Grèce ou de l’Espagne et moins du tiers de la moyenne des pays avancés de l’OCDE. Un manque à gagner dommageable : avec 1,5% à 2% du PIB investi dans la R&D au lieu de 0,6% actuellement (2025), la Tunisie aurait gagné 0,5 % à 0,8% de croissance annuelle. Son PIB aurait été supérieur de 30 à 60% et le manque à gagner, cumulé sur trois décennies, aurait atteint 180 à 350 milliards de dollars. Nous aurions eu, en 2026, un PIB compris entre 90 à 140 Md$ selon les hypothèses (optimiste, modérée ou pessimiste) au lieu de 59,1 Md $ actuel qui ne représente que 35% du PIB marocain, 18% du PIB portugais, 23% du PIB grec et 3% du PIB espagnol.

Benchmark de la densité entrepreneuriale : la densité entrepreneuriale ou «tissu des entreprises» est un indicateur significatif qui traduit le degré de dynamisme de l’économie, le climat des affaires et la qualité de la règlementation. En 1960 le nombre des entreprises tunisiennes se situait entre 20 000 et 30 000 et atteignait les 300 000 dans les années 2000. Celui du Portugal se situait à 150 000 en 1960, à 900 000 en 2000 et celui de la Corée du Sud se situait à 70 000 en 1960, à 3 millions dans les années 2000. En 2026 le nombre des entreprises actives en Tunisie atteignait 825 000, celui du Portugal 1,5 millions et celui de la Corée du Sud 8 millions. Celui du Maroc était de 40 à 60 000 en 1960 et de 1,3 millions en 2026.

Bien entendu l’écart quantitatif entre les économies citées est révélateur de parcours différents. Mais au-delà des chiffres, la différence se situe également dans la qualité du tissu entrepreneurial qui oppose la Tunisie au reste des pays comparés. La majorité des entreprises tunisiennes sont des microstructures peu productives, sous capitalisées, à faible capacité d’exportation et à faible innovation technologique. Elles sont de surcroît pénalisées par la difficulté d’accéder au financement bancaire. (Rapports de la Banque Mondiale : Tunisie/ Data. 2026).

En revanche, les économies prospères du Portugal, de la Corée du Sud du Maroc et de la Grèce ont créé des groupes économiques à dimension internationales (chaebols coréens, holdings marocains, groupes européens) qui jouent le rôle de locomotives du développement en assurant l’accès à la technologie avancée, en disposant d’assise financière compétitive pour se proposer aux appels d’offres internationaux et en mobilisant sous leur giron tout un tissu d’entreprises locales de sous – traitance garantissant un dynamisme économique certain.

Le secteur des industries électroniques, des atouts négligés : le manque à gagner touche des secteurs où la Tunisie dispose pourtant d’atouts non négligeables qui l’auraient propulsée dans des positions avancées sur la scène internationale. C’est le cas du secteur des industries électroniques où le taux d’intégration ne dépasse pas 35% malgré la disponibilité des compétences locales dont la qualité est internationalement bien établie. (“Emission Tunisie économique’’ sur la chaine de télévision nationale, avril 2026). L’activité est dominée par la sous-traitance. On est en plein face à la réalité de la division capitaliste internationale du travail qui prive les pays de la périphérie comme la Tunisie du know how des tâches nobles de conception et d’engineering.

Le «Pacte pour la compétitivité» signé en 2026 par les parties prenantes du secteur fixe un objectif de 50% d’intégration pour 2030 et un chiffre d’affaires à l’export de 7 Mds en 2030 contre 3,5 Mds en 2025. Il prévoit également d’augmenter les investissements à 20% du PIB en 2030 contre 15% en 2025. Par expérience et éclairés par le taux de réalisation des précédentes stratégies et objectifs contenus dans les plans de développement successifs de l’Etat (entre 50 et 60% en moyenne) ; nous ne pouvons être que sceptiques quant à la crédibilité de ces anticipations tant qu’un renversement total de la vision économique des pouvoirs publics ne soit pas établi.

Benchmark du secteur halieutique, un désastre stratégique : l’accès à la mer a toujours été une des causes majeures des conflits territoriaux entre les Etats à travers l’histoire. La mer est convoitée non seulement pour ses richesses mais également pour les atouts qu’elle offre en termes d’extension géographique avantageuse pour la sécurité du territoire et pour le développement des échanges avec un monde désormais sans limites. Pour certains penseurs, l’avenir de l’humanité se jouera à travers l’exploitation des ressources maritimes et notamment des richesses contenues dans les grands fonds marins : nourriture, énergie, minerais, etc.

La Tunisie dispose de plus de 1300 km de côtes et pourtant la moyenne de consommation des produits de la mer par habitant estimée par la FAO ne dépasse pas 12kg/an, en-deçà de l’objectif fixé par l’Onu pour les pays en développement de 20 kg/h et de la moyenne mondiale de 20,5 kg/h. Contrairement à la Tunisie, la plupart des Etats méditerranéens ont élaboré des stratégies de développement de leur secteur halieutique, qui ont donné des résultats édifiants au bout de quelques années.

Aujourd’hui, le secteur de la pèche en Tunisie  contribue pour 0,8% du PIB contre  2 à 3% pour le Maroc, qui s’est érigé en puissance halieutique régionale grâce à un effort d’investissement conséquent. Mais la différence avec la Tunisie ne réside pas pour autant dans la contribution au PIB ou dans le volume de la production mais plutôt dans la valeur ajoutée créée par tonne pêchée et l’industrialisation du secteur.

Depuis l’indépendance de la Tunisie, les pouvoirs publics n’ont exprimé qu’un intérêt limité au secteur halieutique pourtant crucial pour la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale. Sur 60 ans, l’investissement total dans le secteur n’a pas dépassé 15 à 22 Mds $ loin derrière les autres pays méditerranéens (+ du double).

Aujourd’hui, le secteur halieutique tunisien se classe au dernier rang parmi les pays du bassin méditerranéens en termes de production, de flotte non artisanale, formation des pécheurs, du niveau d’industrialisation et d’infrastructure et surtout au niveau de la plus-value dégagée par tonne de production, par employé et par bateau. Sur ce dernier registre, l’écart entre la Tunisie et les pays de la rive nord de la Méditerranée est significatif.

Au niveau de la plus-value par pêcheur, la Tunisie est dernière du peloton avec 4 600 € par pêcheur contre 71 000 € pour l’Espagne, 40 000€ pour le Portugal, 37 000€ pour la Grèce, 29 000€ pour la Turquie et 7 500€ pour le Maroc. Autrement dit, la Tunisie n’atteint que 6% du niveau espagnol, 11% du niveau portugais et 12 % du niveau grec. Elle est également la dernière du classement méditerranéen au niveau de la plus-value dégagée par bateau de pêche :  20 000€ contre 33 000€ pour la Grèce, 43 000€ pour le Portugal, 50 000€ pour le Maroc, 94 000€ pour la Turquie et 259 000€ pour l’Espagne.

Grâce donc à l’IA, on estime que la Tunisie aurait essuyé, faute d’investissement halieutique stratégique, un manque à gagner entre 40 et 70 Mds de dollars pendant la période 1960-2025.

L’absence d’une économie maritime proprement dite aurait fait perdre à notre pays entre 1,5% et 3% de PIB outre l’impact négatif sur le déficit commercial, la sécurité alimentaire et l’emploi. Sur la base de cette analyse, le secteur halieutique présente le plus important déficit de valorisation de l’économie tunisienne.

Notre benchmarking sectoriel nous a révélé la limite des politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis des décennies. Il nous a surtout fait découvrir les opportunités non saisies, les occasions manquées et les manques à gagner supportés par l’économie tunisienne.

A suivre.

* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.  

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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Djerba Ajim | Une Résidence artistique pour dynamiser la scène culturelle et le tourisme local

24. Juli 2026 um 21:46

Djerba Ajim se dote d’une nouvelle Résidence artistique, inaugurée avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie.

Ce nouvel espace moderne, imaginé pour et avec les jeunes de la région, vise à stimuler la création, favoriser les échanges et encourager l’excellence culturelle.

L’Ambassade des Pays-Bas en Tunisie affirme que cette Résidence artistique contribuera également à faire de l’ile de Djerba une destination dynamique et attractive pour les événements artistiques et culturels, tout en renforçant l’écosystème créatif local et les opportunités de développent de la région.

Porté par la commune de Djerba Ajim, le Forum des Jeunes et la société civile, ce projet pilote est soutenu par le programme Fe3il.a (CILG VNG International / Ministère de la Jeunesse et des Sports) avec l’appui financier de l’Union européenne et des Pays-Bas.

Y. N.

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Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

23. Juli 2026 um 10:18

Pendant longtemps, le tourisme maghrébin semblait fonctionner selon une répartition presque naturelle des rôles. Le Maroc s’imposait comme une destination culturelle et haut de gamme, la Tunisie comme une puissance du tourisme balnéaire accessible, tandis que l’Algérie restait un géant touristique aux potentialités largement inexploitées. A Alger, on ambitionne de changer la donne.

Mais cette équation est en train d’évoluer. Alger affiche désormais une volonté claire de faire du tourisme un secteur stratégique. Une montée en puissance qui pose une question essentielle pour Tunis : l’Algérie représente-t-elle demain un nouveau concurrent capable de fragiliser certains acquis du tourisme tunisien ?

L’ambition algérienne est désormais assumée. Après des années où le tourisme occupait une place secondaire dans les politiques économiques, les autorités veulent changer d’échelle et transformer l’immense potentiel du pays en une véritable industrie touristique.

Le gouvernement algérien vise notamment l’objectif d’attirer jusqu’à 8 millions de touristes à travers un nouveau plan de développement couvrant la période 2026-2028. L’accent est mis sur la diversification de l’offre, le développement des infrastructures et la valorisation du Sahara, un territoire considéré comme l’un des principaux atouts du pays.

Un avantage difficilement comparable dans la région

L’Algérie possède en effet un avantage difficilement comparable dans la région : un territoire de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, un Sahara parmi les plus spectaculaires au monde, des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO comme le Tassili n’Ajjer, un littoral méditerranéen encore peu exploité et un patrimoine historique riche. Pendant longtemps, cette richesse est restée davantage un potentiel qu’un produit touristique structuré.

Lire aussi : La Tunisie veut réinventer son tourisme grâce à l’IA

La question est donc moins de savoir si l’Algérie peut devenir une destination touristique que de savoir à quelle vitesse elle peut combler son retard.

Car aujourd’hui, l’écart reste important. La Tunisie dispose d’une avance historique considérable. Le pays a construit depuis les années 1970 une véritable industrie touristique, avec des stations balnéaires reconnues, un réseau hôtelier développé et une clientèle européenne fidélisée. En 2025, la Tunisie a franchi le seuil des 11 millions de visiteurs, dépassant son record historique d’avant la pandémie, avec des recettes touristiques qui ont dépassé les 8 milliards de dinars.

Mais cette réussite cache une vulnérabilité : le modèle tunisien reste encore fortement dépendant du tourisme balnéaire traditionnel. Or, le marché mondial évolue. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences différentes : nature, culture, désert, patrimoine, tourisme durable. Des segments sur lesquels l’Algérie possède des arguments considérables.

La véritable bataille se situe sur les marchés futurs

Le danger pour la Tunisie n’est donc pas nécessairement de voir demain les touristes allemands, français ou britanniques abandonner Hammamet, Sousse ou Djerba pour Alger ou Tamanrasset. La véritable bataille se situe sur les marchés futurs. Les nouvelles générations de voyageurs seront-elles toujours attirées par le même modèle touristique basé essentiellement sur la mer et les hôtels-clubs ? Ou chercheront-elles davantage des destinations authentiques capables de raconter une histoire ?

C’est précisément sur ce terrain que l’Algérie pourrait progressivement changer la donne.

Le développement du tourisme saharien algérien pourrait notamment constituer un nouveau produit concurrentiel. Aujourd’hui, le Sahara tunisien reste une destination reconnue, notamment autour de Tozeur, Douz ou Tataouine, mais l’Algérie dispose d’une profondeur territoriale et paysagère beaucoup plus importante. Si Alger réussit à améliorer l’accessibilité, la promotion internationale et la qualité des services, elle pourrait attirer une clientèle internationale à la recherche d’expériences rares.

Quid des visiteurs algériens eux-mêmes ?

La relation touristique entre les deux pays pourrait également évoluer sur un autre terrain : celui des visiteurs algériens eux-mêmes. Les touristes algériens représentent un marché essentiel pour la Tunisie. Ils constituent depuis plusieurs années l’une des premières clientèles étrangères du pays, avec plusieurs millions d’entrées annuelles. Cette proximité géographique, culturelle et familiale constitue un avantage majeur pour Tunis. Mais à long terme, une Algérie qui développe davantage son tourisme intérieur pourrait encourager une partie de sa population à découvrir davantage ses propres régions touristiques plutôt qu’à voyager systématiquement à l’étranger.

Lire aussi : Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

Cette évolution ne signifie pas forcément une perte brutale pour la Tunisie. Les liens entre les deux pays restent extrêmement forts et la Tunisie bénéficie d’une expérience touristique difficile à reproduire rapidement. Mais elle pose une question stratégique : la Tunisie peut-elle continuer à compter uniquement sur ses acquis alors que ses voisins investissent dans de nouveaux modèles ?

Le Maroc, une stratégie de montée en gamme

Le Maroc a déjà engagé depuis plusieurs années une stratégie de montée en gamme et de promotion internationale agressive, notamment avec les grands événements sportifs à venir. L’Algérie, elle, semble vouloir désormais entrer dans cette compétition régionale. La Tunisie se retrouve donc face à un double défi : conserver son avantage historique tout en réinventant son offre.

L’enjeu n’est pas seulement de défendre le nombre actuel d’arrivées touristiques, mais de préparer les marchés des dix prochaines années. Une destination touristique ne perd pas forcément ses visiteurs du jour au lendemain ; elle peut progressivement perdre son attractivité si elle cesse d’innover, de se renouveler et de répondre aux nouvelles attentes des voyageurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

L’accélération algérienne doit donc être perçue comme un signal d’alerte pour la Tunisie. Non pas parce que l’Algérie menace immédiatement son tourisme, mais parce qu’elle rappelle une réalité : dans un secteur devenu mondial et extrêmement concurrentiel, les positions acquises ne sont jamais définitivement garanties. Le prochain combat touristique du Maghreb ne se jouera peut-être plus seulement sur les plages, mais sur la capacité de chaque pays à proposer une expérience unique.

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Tunisiens, cette destination prisée revoit ses règles de visa

16. Juli 2026 um 09:54

La Thaïlande s’apprête à revoir son régime d’entrée touristique. Le séjour sans visa de 60 jours, instauré en 2024 pour soutenir la reprise du tourisme international, devrait être réduit à 30 jours pour les voyageurs concernés.

Cette mesure avait permis à des ressortissants de 93 pays et territoires d’entrer en Thaïlande sans visa préalable et d’y séjourner jusqu’à deux mois. Un dispositif qui visait à attirer davantage de visiteurs étrangers et à renforcer les recettes touristiques après le ralentissement provoqué par la pandémie.

Mais face à l’augmentation des séjours prolongés et aux détournements du dispositif, les autorités thaïlandaises ont décidé de revoir les conditions d’accès. Le retour à une durée de 30 jours doit permettre de maintenir l’ouverture touristique tout en renforçant le contrôle des entrées.

La Thaïlande reste toutefois engagée dans une politique d’attractivité touristique. Le pays cherche à préserver son statut de destination majeure en Asie du Sud-Est, alors que le tourisme représente une source essentielle de revenus et d’emplois.

Cette évolution pourrait avoir un impact sur certains voyageurs qui profitaient du délai de 60 jours pour des séjours plus longs, notamment les retraités, les travailleurs à distance ou les touristes combinant plusieurs destinations en Asie.

Pour les visiteurs, la principale conséquence sera donc une réduction de la durée maximale de séjour sans formalité préalable. Les autorités thaïlandaises doivent encore finaliser l’entrée en vigueur officielle de cette modification.

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TRE et tourisme : les devises continuent d’affluer, un premier semestre record pour la Tunisie

03. Juli 2026 um 13:56
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques confirment leur statut de piliers de l’économie tunisienne. À la fin du premier semestre 2026, ces deux sources de devises ont généré près de 7,8 milliards de dinars,…

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TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

25. Juni 2026 um 11:01

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...

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Tourisme britannique sur la Tunisie: le grand retour de Jet2 en 2027

Le voyagiste et sa compagnie aérienne annoncent des liaisons vers l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai 2027.

Le groupe touristique britannique Jet2 plc s’apprête à reprogrammer la Tunisie à compter de la prochaine saison été 2027 avec 8 vols par semaine.

Après des débuts ratés en 2015, le voyagiste  – avec son tour-opérateur Jet2Holidays (N°1 en termes de licences ATOL) et sa compagnie aérienne Jet2.com (N°3 avec une flotte de 130 appareils)- lance un programme de vols vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai et jusqu’au 31 octobre.

Ceux-ci seront opérés à partir de 5 aéroports: Birmingham, East Midlands, Leeds Bradford, Manchester et Londres Stansted. Les réservations sont déjà ouvertes avec 15 propositions d’hôtels entre Sousse et Hammamet.

Une programmation qui s’inscrit très certainement dans la foulée d’une demande manifestement en croissance sur la destination comme en témoignent les résultats de l’exercice 2025 qui avait permis au marché britannique d’atteindre 447.000 visiteurs, en progression de près de 120% si l’on se réfère à l’année 2019 d’avant Covid.

Réactions positives

Steve Heapy, directeur général de Jet2, a déclaré au média Travel Weekly que ce lancement répondait directement à la demande des clients et des agences de voyages indépendantes. « Cette nouvelle expansion témoigne de la vigueur de notre activité en pleine croissance. Avec un ensoleillement toute l’année, une culture riche et un excellent rapport qualité-prix, la Tunisie a de quoi satisfaire tout le monde et nous savons à quel point cette destination va rencontrer un immense succès. »

Cité par le même média, Fakhri Khalsi, représentant de l’ONTT pour la Grande-Bretagne, n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’un « jalon important » pour la destination. « L’arrivée de Jet2 sur le marché tunisien permettra aux voyageurs britanniques d’accéder encore plus facilement au riche patrimoine culturel de notre pays, à son magnifique littoral, à son authenticité » a-t-il déclaré.

jet2-holidays-tunisie

Les vols de de Jet2 vont opérer au départ de 5 aéroports vers Enfidha-Hammamet

Programme des vols: 

Birmingham : deux vols par semaine (mercredi et samedi) du 1er mai au 30 octobre
East Midlands : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Leeds Bradford : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Manchester : deux vols par semaine (mardi et vendredi) du 7 mai au 29 octobre
Londres Stansted : deux vols par semaine (mercredi et dimanche) du 2 mai au 31 octobre

Un tour-opérateur le vent en poupe

Jet2 va porter à 70 le nombre de ses destinations qui seront commercialisées en 2027 avec l’introduction de nouvelles destinations comme l’Égypte (en février) et la Tunisie (en mai).

Au cours de l’exercice 2025, il aura transporté 19,77 millions de passagers (tous types de vols confondus) dont 6,6 millions de packages touristiques.

©Destination Tunisie

 

 

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Tourisme algérien sur la Tunisie : à qui profite la rumeur ?

À quelques semaines du début de la haute saison, de nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux algériens affirment que les ressortissants algériens se rendant en Tunisie par voie terrestre ne pourraient plus bénéficier de l’allocation touristique de 750 euros à partir du 20 juillet 2026.

Chaque année ou presque, à l’approche de la saison estivale, la Tunisie subit son lot de rumeurs concernant les conditions de voyage des touristes algériens. Certaines relèvent du simple malentendu, d’autres s’avèrent plus fantaisistes, voire parfois mensongères.

La dernière en date concerne une prétendue exclusion des voyageurs terrestres algériens du bénéfice de l’allocation touristique de 750 euros. Une information largement relayée sur les réseaux sociaux, mais qui ne repose à ce jour sur aucun fondement officiel. Dès lors, une question se pose : à qui profitent réellement ces rumeurs ?

Cette information a rapidement suscité des interrogations parmi les voyageurs habitués à partir en vacances en Tunisie en voiture ou par bus en voyages organisés.

Pourtant, après vérification auprès des textes actuellement en vigueur et des communications officielles disponibles, aucune décision de cette nature n’a été annoncée par les autorités algériennes.

Aucun changement officiel à ce jour

L’allocation touristique instaurée par la Banque d’Algérie demeure régie par les dispositions actuellement applicables depuis juillet 2025. Le dispositif prévoit un montant annuel de 750 euros pour les voyageurs algériens majeurs, sous certaines conditions liées notamment à la durée du séjour à l’étranger.

Droit de change : le texte officiel de Bank of Algeria

Contrairement aux affirmations relayées en ligne, les voyages effectués par voie terrestre continuent d’être intégrés au dispositif. Les procédures existantes prévoient même des justificatifs spécifiques adaptés à ce mode de transport, notamment les documents liés au passage frontalier et aux formalités de change.

À ce jour, ni la Banque d’Algérie, ni le ministère algérien des Finances, ni aucune autre institution officielle n’ont publié de texte annonçant l’exclusion des voyageurs se rendant en Tunisie par la route.

Le seul point régulièrement rappelé par les autorités concerne la lutte contre les abus et les détournements de l’allocation touristique. Celle-ci demeure strictement personnelle et ne peut être cédée ou utilisée à d’autres fins que celles prévues par la réglementation.

La prudence doit être de mise

Les professionnels du tourisme recommandent aux voyageurs de se référer exclusivement aux communications émanant des institutions officielles algériennes et des établissements bancaires habilités avant d’organiser leur séjour.

Les réseaux sociaux demeurent un vecteur rapide de diffusion de l’information, mais également de propagation de fausses nouvelles qui peuvent parfois prendre une ampleur importante en quelques heures.

En l’état actuel des choses, rien ne permet d’affirmer que les voyageurs algériens se rendant en Tunisie par la route perdront le bénéfice de l’allocation touristique. Les textes en vigueur demeurent inchangés et les droits des voyageurs terrestres restent pleinement reconnus.

Seule certitude cependant, la décision des autorités algériennes depuis le début 2026 de doubler les taxes pour les véhicules et de restreindre certains moyens de locomotion qui reste en vigueur.

Lire aussi: De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie

Dans les milieux touristiques, certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à s’interroger sur l’origine récurrente de ce type de rumeurs. Sans avancer de preuves formelles, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’elles pourraient émaner de parties ayant tout intérêt à orienter les vacanciers algériens vers d’autres destinations pour des considérations essentiellement commerciales et mercantiles. Une hypothèse qui revient régulièrement à mesure que s’approche chaque haute saison touristique.

La Tunisie continue donc de figurer parmi les destinations préférées des vacanciers algériens. Au cours de l’année 2025, la barre des 4 millions de visiteurs ayant franchi la frontière avait même été dépassée.

©Destination Tunisie

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