Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 25. März 2026Haupt-Feeds

L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

25. März 2026 um 19:24

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d’abroger l’article 20, ayant suscité des tensions au sein des syndicalistes en autorisant les membres du bureau exécutif à briguer trois mandats consécutifs. 

L’UGTT revient ainsi à l’article 10 de ses statuts, qui limite à deux mandats consécutifs les membres du bureau exécutif et le secrétaire général.

Le congrès a également fixé la nouvelle composition du bureau exécutif national à 13 membres, avec un maximum de 4 retraités, renouvelables une seule fois, et un minimum de deux femmes.

Lire aussi: L’UGTT entame un congrès décisif

De ce fait, les congressistes ont validé la possibilité pour les fédérations et les unions régionales de renouveler leur candidature pour trois mandats consécutifs.

En revanche, la proposition visant à lever le gel des responsables syndicaux n’a pas été soumise au vote et son examen a été renvoyé à plus tard.

L’article L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Nabila Hamza: « Toute révision du CSP doit se faire dans le sens du progrès »

25. März 2026 um 16:34

La Tunisie a accompli des avancées majeures en matière de droits des femmes, mais de nouveaux défis imposent d’actualiser l’arsenal juridique. Entre cyberviolence, ratification des conventions internationales et réforme du Code du statut personnel, Nabila Hamza appelle à consolider les acquis sans céder à la régression.

Rencontrée en marge d’un événement sur la cyberviolence  organisé par le  Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie, Nabila Hamza, sociologue, experte en genre et militante féministe estime  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la Tunisie a réalisé des progrès remarquables en matière d’égalité de genre. Le pays demeure une référence dans le monde arabe, notamment depuis l’adoption de la loi organique n° 2017-58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, considérée comme une avancée historique.

Elle ajoute: « Mais ces acquis doivent aujourd’hui être consolidés face à l’émergence de nouvelles formes de violence, en particulier la cyberviolence. Harcèlement, menaces, diffusion d’images sans consentement ou diffamation en ligne touchent de plus en plus de femmes. Or, lors de l’adoption de la loi de 2017, cette violence numérique n’avait pas encore pris l’ampleur qu’elle connaît aujourd’hui. Il devient donc nécessaire de compléter le dispositif juridique ».

Plusieurs conventions internationales offrent déjà des références utiles, dont la CEDAW, la Convention d’Istanbul et la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Mais la nouvelle Convention africaine sur la violence à l’égard des femmes et des filles se distingue par la prise en compte explicite de la cyberviolence fondée sur le genre. Elle prévoit des mécanismes de suivi, des voies de recours, une cour spécialisée et une plus grande responsabilité des plateformes numériques dans la suppression des contenus sexistes et la lutte contre les harceleurs.

La Tunisie, en tant que membre de l’Union africaine, a soutenu cette convention. Sa ratification serait donc cohérente avec son engagement historique en faveur des droits des femmes et permettrait de renforcer davantage le cadre législatif national.

Cette convention tient aussi compte des spécificités africaines. Contrairement à certains pays subsahariens, la Tunisie est moins confrontée à des pratiques comme l’excision, plus répandues dans la région sahélienne. Le texte adopte ainsi une approche adaptée aux réalités du continent, au-delà des violences patriarcales communes à plusieurs sociétés.

Un manuel de plaidoyer est en préparation avec l’Union africaine, et la Tunisie y contribue. Toutefois, la ratification reste en suspens. Selon Nabila Hamza, il faut relancer le dialogue avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Femme, dont les relations avec la société civile se sont distendues après les changements de direction.

En conclusion, il faut parachever l’arsenal juridique  et rétablir un dialogue régulier avec la société civile, qui a toujours été en première ligne sur les questions liées aux droits des femmes.

Quant au Code du statut personnel, une réforme apparaît nécessaire pour en éliminer les dispositions discriminatoires et aller vers une égalité plus réelle. « Toute révision doit se faire dans le sens du progrès, non du recul », conclut-elle.

L’article Nabila Hamza: « Toute révision du CSP doit se faire dans le sens du progrès » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie–France: 4 rendez-vous internationaux pour dessiner des nouveaux partenariats

25. März 2026 um 17:10

La diplomatie française entend placer la Tunisie au cœur de plusieurs grandes échéances internationales prévues au premier semestre 2026. À l’occasion d’une rencontre avec des journalistes au siège de l’ambassade de France à Tunis dans la journée du mardi 25 mars 2026,  l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté quatre rendez-vous majeurs susceptibles d’intéresser directement les Tunisiens, tout en confirmant l’engagement du partenariat bilatéral entre les deux pays.

Dans un rappel historique, Anne Guéguen  a souligné que la Tunisie demeure un partenaire privilégié de la France, à la croisée des enjeux méditerranéens, africains et globaux. “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts”, a-t-elle souligné, rappelant également l’échange téléphonique entre les deux chefs d’État le 20 mars, au cours duquel ils ont réaffirmé leur attachement commun au multilatéralisme.

Le premier rendez-vous sera le Sommet One Health, prévu le 7 avril à Lyon. Ce sommet entend accélérer la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé », qui articule santé humaine, animale, végétale et environnementale. L’objectif est de mieux prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux, dans une logique de politiques publiques transversales.

Rappelons que la Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 la conférence régionale One Health MENA, marquée par l’adoption de la Déclaration de Carthage.

Le deuxième temps fort sera le Sommet Afrique-France Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez-vous ambitionne de renouveler les rapports entre l’Afrique et la France en misant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées. Il s’inscrit dans un mouvement plus large visant à promouvoir un multilatéralisme inclusif, à renforcer les échanges économiques et à donner une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes ainsi qu’aux acteurs culturels et économiques. La Tunisie, invitée à participer aux débats, devrait y défendre sa place dans les discussions sur l’industrialisation durable et la transition énergétique. Un forum d’affaires baptisé «Inspire and Connect» viendra compléter ce sommet et pourrait offrir des perspectives concrètes aux entrepreneurs tunisiens.

Au sommet Afrique-France, Business France défend par ailleurs un nouveau modèle de partenariat structuré autour de quatre piliers: Build, Produce, Innovate et Trust. Selon Philippe Garcia, directeur de Business France pour l’Afrique du Nord, la Tunisie doit être fortement représentée afin de valoriser sa position géostratégique, la qualité de sa main-d’œuvre et son rôle d’investisseur africain de premier plan en France.

La troisième échéance sera le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative culturelle vise à célébrer la richesse du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle mettra particulièrement en avant la jeunesse, les diasporas et les créations artistiques comme vecteurs de dialogue. La Tunisie y occupe une place centrale avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Cette saison, qui se poursuivra jusqu’à l’automne, doit permettre de faire émerger de nouveaux récits partagés autour de la Méditerranée.

Enfin, le quatrième rendez-vous sera le sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian dans le cadre de la présidence française. Paris souhaite y remettre l’accent sur la vocation économique initiale du G7, dans un contexte mondial marqué par les déséquilibres macroéconomiques et la fragmentation internationale. Les priorités annoncées portent sur la résilience des chaînes de valeur, la modernisation de l’architecture financière internationale et la promotion de partenariats plus inclusifs.

En somme, ces quatre échéances ouvrent à la Tunisie des opportunités de consolidation de son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Dans un contexte où la  France reste son premier partenaire commercial de la Tunisie  et son premier investisseur étranger. Ainsi les échanges à venir sur la santé, l’énergie, l’industrialisation durable et la gouvernance économique pourraient ouvrir la voie à de nouveaux projets et à une coopération renforcée.

L’article Tunisie–France: 4 rendez-vous internationaux pour dessiner des nouveaux partenariats est apparu en premier sur Managers.

Quand le beurre manque, un vrai casse-tête

25. März 2026 um 15:49

Depuis plus d’un an ou presque, les citoyens le constatent : le beurre se fait rare. En trouver relève aujourd’hui du parcours du combattant.

Cette pénurie, ressentie avec encore plus d’acuité ces derniers mois, touche un produit pourtant indispensable dans nos habitudes de consommation.  Dans les grandes surfaces comme dans les commerces de proximité, les industriels semblent privilégier le yaourt et les autres dérivés du lait, au point que les rayons en sont largement approvisionnés.

Face à cette situation, une question s’impose : quelles sont les causes de ces ruptures, et l’État doit-il imposer des quotas de production ? Nous avons contacté Fathi Ben Khalifa, conseiller économique auprès de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), qui livre une analyse approfondie de la filière laitière, en particulier du marché du beurre.

Selon lui, la production laitière tunisienne est aujourd’hui déséquilibrée : les industriels se tournent massivement vers le yaourt et le lait au détriment du beurre. « On trouve du lait et du yaourt partout, mais le beurre manque cruellement », résume-t-il.

Pourquoi le yaourt reste-t-il disponible alors que le beurre disparaît des étals ?  Fathi Ben Khalifa souligne que « les industriels, profitant des subventions publiques, orientent leur production vers les produits les plus rentables. Avec un soutien de 460 millimes par litre, ils privilégient de nouveaux yaourts à valeur ajoutée, vendus à des prix plus élevés »

Résultat : la production globale aurait reculé de 10%, sans pour autant provoquer une baisse équivalente de tous les produits laitiers. Le beurre, lui, a quasiment disparu.

Pour lui, l’État doit intervenir et imposer des quotas proportionnels. Il ne s’agit pas d’arrêter brutalement la production d’un produit au profit d’un autre, mais de répartir les volumes de façon équilibrée entre le beurre, le yaourt et les autres dérivés. À ses yeux, le lait subventionné appartient d’abord au Tunisien, qui a droit à un accès normal au beurre.

De son côté, la Chambre nationale de l’industrie du lait et de ses dérivés avance une autre explication : la disparition du beurre serait avant tout liée à la baisse durable de la production nationale de lait frais, mais aussi à la diminution du taux de matières grasses, donc de crème, dans le lait. Cette baisse résulte elle-même des difficultés rencontrées par les éleveurs, contraints d’économiser sur l’alimentation du bétail parce que le prix de vente du lait ne couvre plus les coûts de production.

La filière laitière, qui faisait vivre 112 000 agriculteurs en 2021, traverse une crise profonde. Selon les données évoquées au ministère de l’Agriculture, environ 20% du cheptel aurait aujourd’hui disparu.

Concernant la reconstitution du cheptel bovin, il faudrait  mettre en place un plan efficac où  le prix d’achat du lait aux producteurs  couvre  les coûts de production avec une marge suffisante. Rappelons que depuis 2016, une révision du prix du lait est réclamée. À cette époque, une vache coûtait environ 9 000 dinars ; aujourd’hui, son prix a grimpé à 14 000 dinars. Même avec une subvention de 30%, cela ne suffit pas à compenser la hausse des coûts, car le prix payé au producteur n’a pas été ajusté en conséquence.

Au final, comme le dit le proverbe, entre le beurre et l’argent du beurre, les Tunisiens ont surtout choisi de vouloir garder le beurre dans leur réfrigérateur.

L’article Quand le beurre manque, un vrai casse-tête est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UGTT entame un congrès décisif

25. März 2026 um 08:46

Le coup d’envoi de l’élection du bureau exécutif de l’UGTT est donné ce mercredi 25 mars 2026 et le congrès se poursuivra jusqu’au vendredi 27 mars 2026. Selon les données fournies, ce congrès aurait dû se tenir un an plus tôt afin de régler les conflits internes. Tandis que les avis restent partagés, entre le boycott de certaines branches régionales et l’appel par d’autres à sa tenue.

Affaiblie sur l’échiquier national, l’UGTT subit aussi des coupes budgétaires. A savoir que le gouvernement a suspendu les prélèvements automatiques des cotisations syndicales des fonctionnaires publics. Ce qui a conduit l’UGTT à lancer une campagne d’adhésions directes en ligne, sans que les résultats n’aient été publiés à ce jour.

Autre défi majeur : la parité dans l’organisation. Elle reste au dessous des attentes en raison du manque de femmes aux postes clés.

Ce que l’on sait : les travaux du congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commencent dès aujourd’hui. 614 délégués ont obtenu la qualité de membres du congrès et sont appelés à participer à l’élection de 15 membres du nouveau bureau exécutif de l’organisation, ainsi que de deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier. Le nombre de candidatures au bureau exécutif national s’élève à 46.

Pourtant, ce congrès se déroule dans un contexte de crise structurelle que traverse l’UGTT, sur fond d’appels successifs lancés par l’opposition syndicale pour suspendre ses travaux et résoudre les problèmes à l’origine de la crise profonde que connaît l’organisation.

Les syndicalistes placent de grands espoirs dans ce congrès, où la réorganisation est cruciale. Et ce, afin de surmonter les conflits internes que le bureau exécutif sortant, dirigé par son secrétaire général, Noureddine Taboubi, a connus. A cet égard, notons qu’il avait annoncé sa démission le 23 décembre 2025 avant de revenir ensuite sur sa décision, puis de poursuivre le processus d’organisation du congrès.

En somme, 46 candidats briguent les sièges du prochain bureau exécutif, dont neuf femmes, parmi lesquelles deux membres du bureau sortant : Hedia Arfaoui et Sihem Bousseta.

L’article L’UGTT entame un congrès décisif est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Saison Méditerranée 2026 : un pont culturel entre la Tunisie et la France

24. März 2026 um 18:10

Plongez au cœur d’une Méditerranée vivante et partagée : du 15 mai au 31 octobre 2026, la France lance la « Saison Méditerranée », une grande séquence culturelle qui réunit plus de 200 événements entre les deux rives.

Ainsi Marseille ouvre le bal du 15 au 25 mai, avant que la Saison ne rayonne sur tout le territoire français et dans cinq pays prioritaires Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte et Liban. Et ce dans le but de tisser de nouveaux récits communs, croiser mémoires, créations et musiques.

La Tunisie y tient une place centrale, avec une trentaine de projets sélectionnés, des résidences d’artistes, et une clôture en fanfare fin octobre autour de la Biennale Jaou, marquée par un focus photographique et musical.

Pour Louis Logodin, attaché culturel à l’Institut français de Tunisie, cette saison est un pont culturel où Paris et Tunis se serrent la main, portant ensemble l’héritage d’une Méditerranée créative et métissée.

La Saison Méditerranée 2026 se déroule du 15 mai au 31 octobre, coordonnée par l’Institut français et ses partenaires des deux rives. L’objectif est de partager de nouveaux récits sur une Méditerranée commune, favoriser les échanges d’œuvres et d’artistes, et renforcer les liens entre les pays du pourtour, en particulier le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.

Un appel à projets a permis de retenir une centaine d’initiatives environ sur l’ensemble des pays partenaires, dont une trentaine en provenance de Tunisie, couvrant les arts visuels, la gastronomie, le spectacle vivant et le cinéma. Des artistes tunisiens se rendront en France pour présenter leurs œuvres et participer à des résidences.

La clôture se déroulera en parallèle dans les cinq pays prioritaires, avec en Tunisie un temps fort photographique et musical associé à la Biennale Jaou (programmation à venir).

Coopérations Tuniso-françaises

Pour prolonger l’élan de la Saison, une programmation annuelle mettra en lumière les coopérations franco‑tunisiennes. Dès avril 2026, la pièce chorégraphique Gaule, montée par la compagnie Viadanse (Centre chorégraphique national de Belfort, dirigé par Éric Lamoureux et Ella Fatoumi, née à Sousse), sera accueillie en Tunisie, avec une troupe réunissant plusieurs interprètes tunisiens.

L’Institut français de Tunisie facilite par ailleurs l’accueil régulier d’artistes français, notamment via les résidences à la Villa Salambo, qui accueille une quinzaine de créateurs par an dans tous les domaines artistiques et culturels. Ces échanges s’enrichissent de coproductions locales avec des partenaires majeurs tels que les Journées Théâtrales de Carthage, le Festival de Danse Première Chorégraphique, ou prochainement le Festival d’El Jem, tous associés à la dynamique de la Saison Méditerranée.

L’article Saison Méditerranée 2026 : un pont culturel entre la Tunisie et la France est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

11 des 20 économies les plus dynamiques du monde sont africaines

24. März 2026 um 17:43

Le FMI révèle que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide en 2026 se trouvent en Afrique (Afrique subsaharienne). Ainsi en tout, 18 pays sont attendus en 2026. Mais Amadou Sy (FMI) tire la sonnette d’alarme : les prévisions régionales révisées prévoient 4,2 % en 2026, loin du potentiel de 4,4 à 5 % nécessaire pour juguler la pauvreté.

Feu d’artifice 2024 (>6 %) : le Niger et le Rwanda sont en tête, suivis du Bénin, de l’Éthiopie, de la RDC, de la Guinée, du Sénégal et de l’Ouganda. Ces dynamiques s’appuient sur une diversification réussie, à l’exception de la RDC et dans une moindre mesure de la Guinée.

Alors que le bas de tableau (<2 %) alerte : le Botswana, la RCA, le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe trébuchent, englués dans leur dépendance pétrolière. Le Nigeria résiste mieux (3,4 %) grâce à ses services et une production d’hydrocarbures soutenue.

Le plan du FMI en trois volets

Ainsi, indique l‘agence Ecofin, le FMI prévoit de déployer une stabilité macro sur mesure qui sera calibrée aux déséquilibres et contraintes politiques de chaque pays pour juguler inflation et volatilité monétaire. Il en va de même d’un budget inclusif et stratégique. Et enfin des recettes fiscales optimisées par une meilleure administration (sans hausse de taux), des dépenses recentrées sur la protection sociale et les  services publics essentiels. Sans pour autant oublier les réformes structurelles accélérées.

Par ailleurs, le secteur privé devrait être libéré par un climat des affaires assaini, une gouvernance renforcée, une diversification impérative pour les pétro-dépendants (Angola : 90-95 % des exportations).

Avec 900 millions d’habitants et une jeunesse en explosion démographique, cette croissance anémique bloque toute convergence avec les économies avancées et enferme des millions dans la trappe de la pauvreté. Le temps presse.

L’article 11 des 20 économies les plus dynamiques du monde sont africaines est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sommet Afrique-France à Nairobi : La Tunisie, premier investisseur africain en France, fortement invitée à participer

24. März 2026 um 17:35

Au cœur du sommet Afrique-France (11-12 mai à Nairobi), Business France met l’accent sur un nouveau modèle de partenariat franco-africain. Il est structuré autour de quatre piliers : Build, Produce, Innovate et Trust.

Philippe Garcia est le directeur de Business France pour l’Afrique du Nord. Il appelle les entreprises tunisiennes à une forte mobilisation. Et ce, pour valoriser la position géostratégique du pays et ses investissements records en France.

A cet égard, Philippe Garcia coorganise avec Bpifrance et Proparco le Business Forum du sommet Afrique-France. Il se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya. Cet événement s’articule autour de quatre piliers stratégiques, pour un partenariat économique renouvelé avec le continent africain. A savoir :

  1. Build : la construction de bases solides.
  2. Produce : la création de chaînes de valeur rentables dans l’industrie, l’énergie, l’agroalimentaire et d’autres secteurs.
  3. Innovate : l’innovation dans des domaines comme l’économie bleue, la ville durable, les filières agroalimentaires, les énergies renouvelables, le numérique, les infrastructures de communication et la data.
  4. Trust : le renforcement de la confiance mutuelle.

Ainsi, ces piliers visent à générer de la valeur partagée au bénéfice de l’Afrique et de la France.

Mobilisation tunisienne et chiffres clés

En outre, il précise dans ce contexte : « La Tunisie doit être copieusement représentée pour affirmer sa position géostratégique unique, la qualité de sa main-d’œuvre et son statut de premier partenaire économique de la France. Pour la septième année consécutive, elle est le premier investisseur africain en France. Avec 12 projets accompagnés par Business France en 2025, créant plus de 100 emplois à temps plein. Une campagne de promotion est en cours auprès des grands patrons, associations, institutions et fédérations professionnelles, en lien avec  Business France et le service économique. »

L’article Sommet Afrique-France à Nairobi : La Tunisie, premier investisseur africain en France, fortement invitée à participer est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – France : de nouveaux rendez-vous pour un partenariat économique renouvelé

24. März 2026 um 15:27

Quatre grands rendez‑vous internationaux qui redessinent peu à peu la carte des partenariats entre la Tunisie, la France, l’Afrique, la Méditerranée et le reste du monde. C’est ce que laisse apparaître la rencontre entre l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et les journalistes des différents médias. Y ont été présentées les grandes échéances au premier semestre 2026.

Partant d’un rappel historique, Anne Guéguen souligne que la Tunisie est considérée comme un partenaire privilégié de la France, jouant un rôle clé dans la réponse aux défis globaux et régionaux. Elle précise dans ce contexte : “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts. Les deux présidents de la République se sont entretenus par téléphone le 20 mars dernier et ont réaffirmé leur volonté d’avancer, en s’appuyant sur leurs intérêts communs et leur attachement mutuel au multilatéralisme.”

Elle ajoute : “Dans ce cadre, la France présente quatre grandes échéances internationales coorganisées en première partie de 2026, susceptibles d’intéresser la Tunisie, les Tunisiens et les Tunisiennes. Tout d’abord, le Sommet One Health, qui se tiendra le 7 avril à Lyon. Cet événement vise à accélérer la mise en œuvre de l’approche “une seule santé”, intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Et ce, afin de prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux. Cette approche devrait devenir une référence pour les politiques publiques, intégrée de manière systématique dans toutes les dimensions de l’action publique. La Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 à Tunis la conférence régionale One Health MENA, lors de laquelle le ministre de la Santé tunisien a fait adopter par ses homologues la Déclaration de Carthage sur l’approche One Health.”

Ensuite, le Sommet Afrique‑France Africa Forward, qui se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez‑vous marque un renouvellement des partenariats entre l’Afrique et la France, engagé depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’encourager l’innovation, la croissance et l’intégration du continent africain dans la gouvernance mondiale, en s’appuyant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées.

L’objectif est également de promouvoir un multilatéralisme inclusif et de renforcer les échanges économiques. Tout en donnant une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes et aux acteurs culturels et économiques.

La Tunisie est invitée à ce sommet et est appelée à jouer un rôle dans les débats sur l’industrialisation durable et la transition énergétique, en lien avec les défis et objectifs communs. Un forum d’affaires « Inspire and Connect », associé à ce rendez‑vous, est également susceptible d’intéresser de nombreux entrepreneurs tunisiens.

La troisième échéance est le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative vise à célébrer la richesse culturelle du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle met par ailleurs en avant la jeunesse et les diasporas comme vecteurs de dialogue et de coopération. La Tunisie occupe une place centrale dans cette saison, avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Ce qui illustre l’étendue de la coopération culturelle franco‑tunisienne.

Enfin, la quatrième grande échéance est le sommet du G7, qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian, dans le cadre de la présidence française du G7 en 2026. Cette présidence vise à recentrer le G7 sur sa vocation originelle : offrir un espace de dialogue économique entre grandes puissances pour répondre aux déséquilibres macroéconomiques qui fragilisent la stabilité mondiale. Dans un contexte marqué par l’incertitude et la fragmentation internationale, la France souhaite renouveler les partenariats, moderniser l’architecture du développement et renforcer l’efficacité de la coopération internationale. Les objectifs annoncés sont notamment de réduire les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, renforcer la résilience des chaînes de valeur, moderniser l’architecture financière internationale et promouvoir des partenariats plus inclusifs.

D’un point de vue économique, ces quatre rendez‑vous internationaux offrent à la Tunisie une opportunité de consolider son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Et ce, dans un contexte où la France demeure son premier partenaire commercial et son premier investisseur étranger. 

Les discussions autour de l’industrialisation durable, de la transition énergétique, de la santé et de la gouvernance du commerce et des hydrocarbures pourraient nourrir de nouveaux projets d’investissements, de partenariats publics‑privés et de chaînes de valeur plus résilientes. 

L’article Tunisie – France : de nouveaux rendez-vous pour un partenariat économique renouvelé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Inde interdit le film de « La Voix de Hind Rajab »

24. März 2026 um 10:10

Le Bureau central de vérification des films (CBCF) en Inde a interdit la sortie du drame « La Voix de Hind Rajab », réalisé par la Franco-tunisienne Kaouther Ben Hania.

Nommé aux récents Oscars, ce long-métrage retrace l’histoire vraie d’Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans tuée par des tirs israéliens en 2024. Et ce, alors qu’elle tentait de fuir Gaza avec sa famille.

Selon le distributeur indien Manoj Nandwana, cité par l’AFP, la décision vise à préserver les relations diplomatiques entre l’Inde et Israël.

Une décision jugée « honteuse » par l’opposition

Cette interdiction du film a été qualifiée de « honteuse » et « indigne d’une démocratie mature » par le parlementaire d’opposition Shashi Tharoor.

L’article L’Inde interdit le film de « La Voix de Hind Rajab » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Rayed Chaïbi : « Les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité »

24. März 2026 um 08:58

Après plus de 60 ans de présence, les deuxième et troisième générations portées par une concentration territoriale dans des bassins électoraux dynamiques, un accès maîtrisé aux réseaux politiques et une double culture émancipatrice  brisent le plafond de verre. Élues maires ou adjoints dans des villes emblématiques lors des municipales 2026, ces figures comme Mehdi Nezzar ou Bally Bagayoko incarnent une intégration mature, une vitalité démocratique et un renouveau des liens franco-tunisiens, appelant à une mobilisation accrue de la diaspora pour l’avenir. Rayed Chaïbi, président de l’Association pour la Promotion de la Coopération et de l’Amitié entre la France et la Tunisie (APCAFT) livre ses premières réactions. Interview.

Quels facteurs socio-économiques expliquent l’ascension politique de la deuxième et troisième génération de la diaspora maghrébine et africaine en France ?

Je retiendrai deux facteurs socio-économiques majeurs qui expliquent cette ascension désormais visible, particulièrement marquée lors des élections municipales de 2026, où de nombreux héritiers de l’immigration – maghrébine et subsaharienne en tête – ont été élus maires ou adjoints dans des villes emblématiques.

En premier lieu, la concentration territoriale dans des quartiers et communes populaires : ces territoires, où les populations d’origine immigrée représentent souvent une majorité ou une part très significative des habitants, se sont transformés en bassins électoraux naturels et puissants. Les candidats issus de ces communes y sont perçus comme authentiquement proches des réalités quotidiennes – logement, emploi, services publics, vivre-ensemble  et bénéficient ainsi d’une confiance électorale forte et durable. Ces espaces ne sont plus des « périphéries » marginales : ils incarnent aujourd’hui ce qu’est la France contemporaine, un pays profondément multiculturel, engagé dans les questions de justice sociale et d’inclusion, et particulièrement dynamique sur le plan institutionnel, où la démocratie locale s’exerce avec intensité et innovation.

En second lieu, l’accès progressif et maîtrisé aux réseaux politiques : après des décennies de militantisme associatif, syndical, citoyen et partisan (souvent à gauche, chez les écologistes ou en indépendant), ces générations ont accumulé une expérience solide, des compétences en gestion publique et une légitimité incontestable. En 2026, on récolte les fruits de cette maturation longue et patiente : des victoires symboliques et concrètes, comme celle de Mehdi Nezzar élu maire du Bourget, d’Imène Souid confirmée à Orly, ou de Bally Bagayoko à Saint-Denis-Pierrefitte. Ces figures, purs produits de leurs territoires, démontrent que le « plafond de verre » politique se fissure durablement : il est désormais possible, pour des descendants d’immigrés, d’accéder à des mandats aussi prestigieux et responsables que celui de maire, et d’y exercer un leadership reconnu.

Cette évolution n’est pas anecdotique : elle traduit une mobilité sociale réussie, une appropriation pleine des institutions républicaines, et une vitalité démocratique qui renforce la cohésion nationale.

Comment la double culture et l’éducation française ont-elles transformé les descendants d’immigrés pour s’intéresser à la politique ?

La double culture constitue un atout décisif et structurant pour ces générations. Elles grandissent en intégrant pleinement les valeurs républicaines françaises – égalité, laïcité, citoyenneté active – transmises par l’école et les institutions, tout en portant en elles l’héritage familial maghrébin ou africain : un fort sens de la solidarité, un attachement viscéral à la justice sociale, et souvent une mémoire vive des luttes anticoloniales ou des combats pour l’indépendance et la dignité postcoloniale. Cette hybridité identitaire génère une sensibilité aiguë aux inégalités structurelles et un impératif moral de représentation et de transformation sociale.

L’éducation française joue un rôle pivot et émancipateur : elle fournit les outils intellectuels et symboliques indispensables pour naviguer avec assurance dans les sphères institutionnelles – maîtrise du langage civique, compréhension des mécanismes démocratiques, accès aux diplômes supérieurs. Elle inculque également l’idée que la politique n’est pas réservée à une élite, mais constitue un levier légitime et accessible pour agir sur la société. De nombreux élus ou engagés issus de ces diasporas invoquent un sentiment de « dette » intergénérationnelle envers leurs parents, qui ont consenti des sacrifices majeurs pour leur ouvrir des horizons meilleurs, ou encore la nécessité de combattre les discriminations vécues au quotidien.

C’est précisément cet « entre-deux » fertile qui les oriente souvent vers l’engagement politique local, où l’action concrète et de proximité permet de traduire ces hybridités en résultats tangibles pour les territoires et pour la société dans son ensemble.

Cette dynamique illustre une forme d’intégration réussie et active : non pas une assimilation effacée, mais une contribution enrichissante à la vitalité démocratique française.

Dans quelle mesure l’ascension politique des enfants d’immigrés tunisiens en France reflète-t-elle une maturité de l’intégration après plus de 60 ans de présence et d’échanges entre les deux pays ? En quoi cette évolution témoigne-t-elle aujourd’hui de la transformation des relations franco-tunisiennes elles-mêmes et quelle conclusion en tirer pour l’avenir du partenariat entre la France et la Tunisie ?

L’ascension politique des enfants de la communauté tunisienne en France constitue un marqueur fort de la maturité des processus d’intégration, après plus de six décennies de liens migratoires continus et d’échanges intenses entre les deux pays.

Les deuxième et troisième générations se distinguent aujourd’hui par un niveau élevé de formation, une insertion professionnelle affirmée et une implication citoyenne active et reconnue. Leur élection ou réélection à des fonctions exécutives locales – maires, adjoints au maire, conseillers municipaux dans des villes de tailles variées – illustre une évolution profonde : d’une présence historiquement liée au travail ouvrier et relativement en retrait, on est passé à une représentation politique pleinement visible, légitime et assumée au cœur des institutions démocratiques françaises.

Dans ce contexte, les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité. Ils constituent des ambassadeurs naturels et crédibles d’une relation bilatérale renouvelée, mutuellement respectueuse et porteuse d’opportunités concrètes. Leur légitimité locale, leur double ancrage culturel et leur connaissance intime des deux réalités leur permettent de contribuer efficacement à :

  • la promotion d’une mobilité circulaire qualifiée et maîtrisée;
  • le renforcement des coopérations en matière de jeunesse, d’emploi et d’innovation;
  • un dialogue constructif et décomplexé sur les enjeux migratoires et d’investissement solidaire.

Cette évolution représente une opportunité stratégique pour les deux pays. Elle doit inviter la Tunisie à reconnaître et à mieux mobiliser le potentiel de sa diaspora comme levier de rayonnement, de transfert de compétences et de développement. Et parallèlement, elle doit encourager la France à valoriser pleinement la contribution de ces citoyens binationaux à la vitalité démocratique, à la diversité et à la richesse de sa sphère publique.

L’article Rayed Chaïbi : « Les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gaz naturel à 57 €/MWh : Trump secoue les marchés

23. März 2026 um 14:31

Le prix du gaz naturel chute à 57 €/MWh après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d’une trêve de cinq jours avec l’Iran; et ce, suite à de « très bons entretiens ». Les contrats TTF d’Amsterdam, référence européenne, dégringolent de plus de 3 %. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Les prix du pétrole ont connu des oscillations violentes : le Brent a plongé jusqu’à 14 % (96 $/baril). Le gaz benchmark européen a suivi la même trajectoire. Avant de rebondir partiellement après le démenti de Téhéran sur ces discussions, selon l’agence Mehr citant ce ministère. Laquelle accuse Trump de chercher à « faire baisser les prix de l’énergie ». Tout en déclarant :  » Aucun dialogue n’existe entre Téhéran et Washington. »

L’article Gaz naturel à 57 €/MWh : Trump secoue les marchés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Donald Trump reporte les frappes contre l’Iran

23. März 2026 um 12:59

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, avoir engagé des discussions « très bonnes et fructueuses » avec l’Iran au cours des deux derniers jours.

Ces pourparlers visent à parvenir à une « solution complète et globale » des différends américains au Moyen-Orient, a précisé Trump.

Ainsi, dans une décision spectaculaire, le chef des Etats-Unis a ordonné au Département de la Guerre de reporter toutes les frappes militaires. A savoir, plus précisément, celles prévues contre les centrales énergétiques iraniennes et les infrastructures critiques.

Dans ce contexte, les prochaines étapes dépendront entièrement du succès des réunions et négociations en cours. C’est encore ce qu’affirme le locataire de la Maison Blanche, dans son style toujours très caractéristique.

L’article Donald Trump reporte les frappes contre l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Municipales françaises : une Tunisienne réélue maire d’Orly

23. März 2026 um 12:58

Les élections municipales françaises de 2026 marquent une percée des Franco-tunisiens. Une vingtaine ont déjà été élus maires ou adjoints dans des villes comme Orly, Marseille et Aubervilliers. Ils symbolisent ainsi une diversification des élites locales au profit de profils issus de la diaspora maghrébine.

 

À Orly, c’est une quadrangulaire, Imène Souid-Ben Cheikh, qui a été réélue maire avec 53% des voix. D’origine tunisienne, cette femme incarne cette vague de renouvellement des élections municipales de 2026.

La diaspora tunisienne à l’honneur

Ce scrutin s’inscrit dans une tendance plus large. Près de 25 Franco-tunisiens ont remporté des postes clés, dont huit mairies et 17 adjoints, selon les résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. À Marseille, un adjoint franco-tunisien gère les affaires sociales. Tandis qu’à Aubervilliers, une maire adjointe pilote l’urbanisme.

Ces victoires, souvent dans des banlieues populaires, reflètent l’engagement communautaire et la maîtrise des enjeux locaux comme l’intégration et le développement économique.

Ces élections municipales françaises soulignent comment la double culture tuniso-française devient un atout électoral. Et ce, dans un pays où les électeurs plébiscitent des figures authentiques face aux crises sociales.

L’article Municipales françaises : une Tunisienne réélue maire d’Orly est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : boom des doctorats, panne d’opportunités

23. März 2026 um 10:35

L’Afrique forme de plus en plus de doctorants, avec des leaders comme l’Afrique du Sud (plus de 32 000 doctorats entre 2000 et 2018), le Nigeria, le Kenya, et des progrès en Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. 

Toujours selon Ecofin, ces talents sont sous-utilisés localement en raison d’un faible investissement privé en recherche et développement (R&D), soit seulement 11 % des entreprises. Et parallèlement, le financement public serait inférieur à 1 % du PIB. Tandis qu’un manque de postes stables pousse à la fuite des cerveaux (40 000 PhD africains à l’étranger).

Mais qu’en est-il de la Tunisie dans ce classement ? Réponse : la Tunisie se classe parmi les bons performeurs africains en production doctorale, avec une croissance notable : 792 doctorats en 2010, 1 455 en 2017, 1 748 en 2021, 1 865 en 2022, et environ 2 359 en 2018/2019. Elle compte ~10 559 doctorants inscrits en 2022-23 et près de 7 000 docteurs recensés en 2024, dont 50 % en contrats temporaires ou au chômage.

Ainsi, relèvent des publications scientifiques, la Tunisie se retrouve au 7e rang en Afrique (10 315 en 2023), derrière l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie et l’Éthiopie.

Lire aussi : Le cri d’alarme des doctorants au chômage pour intégrer l’université

À l’instar du reste du continent, les PhD tunisiens brillent à l’étranger mais peinent localement, contrastant avec l’Occident (93 % d’emploi en Europe, 86,6 % aux USA). 

L’article Tunisie : boom des doctorats, panne d’opportunités est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’ancien Premier ministre français Lionel Jospin n’est plus

23. März 2026 um 10:15

Le dirigeant socialiste français Lionel Jospin s’est éteint dimanche 22 mars 2026 à l’âge de 88 ans. Premier ministre de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, il incarna les aspirations de l’union à gauche tout en manquant le rendez-vous de la présidentielle de 1995.

Né en 1937 à Meudon dans une famille protestante militante, Lionel Jospin débute via le trotskysme (OCI) avant de rejoindre le PS en 1971 comme proche de Mitterrand. Premier secrétaire du PS (1981-1988), il pilote l’opposition et l’accord avec les communistes. Puis ministre de l’Éducation (1988-1992), il modernise les lycées et les universités, tout en revalorisant les enseignants.

Premier ministre (1997-2002) sous la cohabitation avec Chirac, il mène la « gauche plurielle » (PS-PCF-Verts) à la victoire lors des législatives de 1997, et impose les 35 heures sans perte de salaire, la CMU et la parité électorale; et ce, malgré les résistances patronales.

Candidat du PS en 1995 (2e) et surtout à la présidentielle en 2002 (éliminé au 1er tour avec 16,18 % face à Chirac et Le Pen), ce séisme le marginalise.

L’article L’ancien Premier ministre français Lionel Jospin n’est plus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Foued Mouakher : « Les nations se forgent surtout par ceux qui agissent dans l’ombre »

22. März 2026 um 09:35

Dans l’ombre de l’indépendance, une opération secrète de 1952 fit trembler la France à l’ONU. Foued Mouakher,dirigeant du Parti destourien libre (PDL), révèle l’exploit oublié de son oncle, Hedi Mouakher : un rapport militaire volé, caché dans une chaussure, et brandi comme arme diplomatique fatale. Une leçon d’héroïsme silencieux.

Voici le témoignage  de Foued Mouakher : quand Hedi Mouakher, dans l’ombre, fit condamner la France au cœur des Nations Unies !
Quand la France est condamnée au cœur des Nations Unies… et que la main qui a orchestré l’événement reste inconnue !

 

« Le 20 mars 1956, la Tunisie n’a pas obtenu son indépendance par hasard : elle l’a arrachée au prix du sang de ses fils et de l’intelligence de ses leaders. Pourtant, certaines victoires décisives n’ont pas été gravées dans l’Histoire comme elles le méritaient… et leurs artisans, optant pour le silence, en ont été effacés.
À l’occasion de la commémoration de l’indépendance, Hedi Mouakher  révèle une vérité occultée pendant des décennies : une épopée secrète à l’origine de la condamnation de la France lors de la session plénière spéciale de l’ONU en 1952, à Paris plutôt qu’à New York. Documentée dans les archives officielles de l’ONU, elle reste méconnue du grand public. Son architecte ? Le militant destourien exceptionnel, feu Hedi Mouakher, opérant au sommet de la direction du parti.
Le point de départ : une idée plus dangereuse que les balles
Loin d’être improvisée, cette opération naquit d’une idée audacieuse : s’emparer d’un document militaire français secret incriminant le colonialisme de l’intérieur, puis le porter à la tribune onusienne.
Hedi Mouakher y consacra des mois de travail clandestin, des fortunes, un réseau précis et une patience infinie. Cible : un rapport chiffré du général Pierre François Marie Joseph Garbay, bras armé du Résident général Jean de Hauteclocque, attestant des crimes de répression dans le pays tribal. Pas un simple vol, mais une infiltration méthodique aboutissant à la saisie de l’original et à son déchiffrement.
La phase décisive : de la preuve à l’arme diplomatique
Le rapport en poche, Hedi Mouakher lança l’étape cruciale : en faire une bombe politique mondiale.
Il consulta son ami et beau-frère, le leader Salah Ben Youssef, ainsi que son camarade militant, feu Mongi Slim (qui s’était réfugié chez lui plusieurs années durant, rue Ballar à Tunis-Ville, fuyant la gendarmerie française). Un plan rigoureux fut ourdi au sein de la direction du Néo-Destour pour transformer les exactions coloniales en scandale international. Coordinations secrètes :
Avec Habib Bourguiba à l’Hôtel Continental, place Vendôme à Paris ;
Et avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Zafrullah Khan, à Genève.
Tout se déroula dans un secret absolu pour Hedi Mouakher, sauf vis-à-vis de son jeune frère, le cheikh Mohammed Mouakher, lié à lui par une complicité fraternelle indéfectible. Même son accompagnateur de couverture – le fils de son associé Momo Levi (juif) – ignorait tout, croyant à un voyage d’affaires pour commercialiser des matières premières de chaussures depuis Paris.
L’exécution : une chaussure qui vainc un empire
Opération d’anthologie dans l’histoire du mouvement national : Hedi Mouakher dissimula le rapport dans une chaussure sur mesure et fila à Paris sous couvert commercial. À l’arrivée, il offrit de l’argent au jeune Levi pour les cabarets parisiens, avant un rendez-vous clandestin avec Habib Bourguiba à l’hôtel Intercontinental, place Vendôme. Le soulier s’ouvrit… le document changea de mains.
Prévu au millimètre : Habib Bourguiba alerta Salah Ben Youssef à Genève, qui dépêcha une voiture diplomatique pakistanaise pour rapatrier la preuve en mallette officielle. La machine diplomatique s’activa en heures.
Le choc : la France condamnée… sans comprendre comment !
À la session plénière de l’ONU, le séisme : un rapport français ultra-secret exposé via le Pakistan comme preuve irréfutable.
La délégation française, sidérée, ne comprit jamais la fuite.
Conséquences explosives :
Condamnation internationale de la France ;
Retrait confus de délégations ;
Révélation mondiale des crimes de répression.
Coup diplomatique magistral, forgé non sur le champ de bataille, mais par l’ombre d’un homme.
Épilogue : un homme qui n’a pas cherché la gloire… et en fut privé
Connue d’une élite dirigeante, l’opération resta secrète des décennies. Ses acteurs partiels en saisirent mal l’ampleur.
Hedi Mouakher, son maître d’œuvre, choisit le silence : pas d’écrits, pas de vantardise, juste : « Mon devoir accompli. »
Les nations se bâtissent autant par les humbles artisans anonymes que par les gloires avides.
Aujourd’hui, la vérité affleure : combien de nos victoires ignorons-nous encore ? »

L’article Foued Mouakher : « Les nations se forgent surtout par ceux qui agissent dans l’ombre » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fethi Jelassi : « 70 ans d’indépendance, une libération sociologique qui se vit aussi dans la tête »

20. März 2026 um 10:02

La Tunisie célèbre aujourd’hui ses 70 ans d’indépendance, un jalon historique marquant la fin de 75 ans de protectorat français (1881-1956). Véritable triomphe national, cette fête coïncide avec l’Aïd al-Fitr et interroge : indépendance réelle ou symbolique ?

La date du 20 mars 1956 constitue un tournant décisif dans l’histoire de la construction de l’État national moderne, restant un jour symbolique dans l’histoire et la mémoire des Tunisiens pour les acquis réalisés dans divers domaines dans l’État indépendant.

Fethi Jelassi, architecte, souligne, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, qu’il s’agit d’une fête symbolique d’une extrême importance. Tout en ajoutant : « Cela correspond dans de nombreux pays à la période de décolonisation. Mais pas que… Les États-Unis, par exemple, fêtent cette année leur 250e année d’indépendance. Oui, The Independence Day correspond à un quart de millénaire de la déclaration de leur indépendance ».

Toutefois, il part du constat qu’il faut commencer par quelques questionnements : était-ce une véritable indépendance ? À cette interrogation, la réponse est « Oui et trois fois oui ! ». Il précise dans ce contexte :  » Car les discours haineux reprochant à Bourguiba de ne pas avoir été indépendant vis-à-vis de la France ne tiennent pas devant la moindre analyse pertinente. Peut-être que certains d’entre eux ont préféré une aliénation « arabe » ou « islamique », ou les deux (qawmiyya) ? Il faut dire qu’à l’époque, la Tunisie était une royauté et la femme tunisienne (à titre d’exemple) n’était alphabétisée qu’à 4%. Aujourd’hui, l’alphabétisation féminine est de 80%, les bachelières représentent 70% et les diplômées du supérieur sont de l’ordre de 75% (25% seulement sont des hommes). Et la femme tunisienne est devenue un acteur majeur de l’économie et de la société. Quand on parle de l’évolution de la femme, il est évident que l’ensemble du corps social progresse avec elle. Ou grâce à elle. »

Et de poursuivre : « Saisissons ce moment pour dire que c’est la première fois dans le monde arabe et musulman qu’une femme est élue (il y a quelques jours) présidente de l’Académie Beit El Hikma. Il s’agit de la professeure Raja Bahri. Mais les domaines d’évolution positive de la société tunisienne depuis son indépendance sont nettement plus nombreux. Et c’est là que nous pouvons parler d’une « libération sociologique » de l’être tunisien. Parce que l’indépendance se passe aussi dans la tête. Il suffit de voir l’œuvre de nos compatriotes à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du pays. »

Et de conclure : « La Tunisie a quelque peu perdu le sens de la symbolique, qui est en même temps une œuvre pédagogique : pas assez de pavoisement en ville, ni de défilés festifs, encore moins de conférences voire d’activités ludiques rassemblant les générations plus jeunes. Un retour à la fête de l’indépendance serait le bienvenu, de tous points de vue. Et pas seulement pour se rappeler une marque de cigarettes. »

En ce 20 mars 2026, alors que l’Aïd al-Fitr illumine les cœurs et que les drapeaux tunisiens devraient flotter fièrement dans les rues. Aujourd’hui, il est d’autant plus important de renouer avec la fête de l’indépendance pour raviver la mémoire collective. Loin des polémiques stériles, c’est l’élan d’une nation qui s’est libérée dans les esprits et qui mérite de le célébrer avec panache, génération après génération.

L’article Fethi Jelassi : « 70 ans d’indépendance, une libération sociologique qui se vit aussi dans la tête » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Aïd el-Fitr 2026 : le Mufti fixe la date au vendredi 20 mars

19. März 2026 um 20:11

Le Mufti de la République a officiellement annoncé que le premier jour de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan aura lieu ce vendredi 20 mars 2026.

Cette décision fait suite à l’observation réussie du croissant lunaire du nouveau mois de Chaoual, comme l’a précisé le Mufti : « Il était possible d’observer le croissant du nouveau mois de Chaoual de l’année hégirienne 1447-1448.

L’article Aïd el-Fitr 2026 : le Mufti fixe la date au vendredi 20 mars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌