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Heute — 22. März 2026Haupt-Feeds

Ormuz sous verrou : l’Afrique au bord d’un choc alimentaire majeur

22. März 2026 um 15:06

La guerre en Iran fait vaciller bien plus que les équilibres géopolitiques. Elle menace désormais directement l’assiette de millions d’Africains. Comme le souligne Afrique Emergent, la fermeture du détroit d’Ormuz – passage stratégique de seulement 34 kilomètres – a brutalement interrompu un tiers du commerce mondial d’engrais. En pleine saison des semis en Afrique de l’Est, ce blocage agit comme une bombe à retardement.

Au Kenya, en Tanzanie ou en Somalie, les agriculteurs attendent des cargaisons qui n’arriveront pas. Derrière l’effondrement du trafic maritime – passé de 129 à seulement 4 navires par jour début mars – se dessine une rupture critique des chaînes d’approvisionnement, alerte Afrique Emergent. Plus d’un million de tonnes d’engrais sont immobilisées dans le Golfe, tandis que les prix s’envolent déjà, aggravant la pression sur des économies déjà très fragiles.

Les conséquences pourraient être dévastatrices. Sans engrais azotés, les rendements du maïs pourraient par exemple chuter de plus de 40 %, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire dès 2026-2027. Contrairement aux crises précédentes, aucune alternative logistique viable n’existe : Ormuz est un verrou total.

Même l’Afrique du Nord vacille. Dépendante d’intrants venus du Golfe, sa production est fragilisée. Seule l’Algérie, grâce à sa production locale, dispose d’une marge de manœuvre — insuffisante toutefois pour compenser à l’échelle du continent.

Le calendrier agricole, lui, n’attend pas. Chaque semaine perdue aujourd’hui se traduira demain par des champs moins productifs, des marchés sous tension et des populations plus vulnérables. Une crise silencieuse, mais imminente.

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Eau, énergie, climat : la Méditerranée face à un risque systémique majeur

22. März 2026 um 14:41

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont la Tunisie, ont adopté trois stratégies régionales majeures pour encadrer, d’ici 2030, la gestion durable de l’eau dans la région. Ces cadres portent sur l’interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, le financement du secteur et sa transformation numérique.

Présentée comme « la progression la plus significative » en matière de gouvernance euro-méditerranéenne de l’eau depuis la première réunion ministérielle dédiée, cette initiative vise à répondre à des pressions croissantes liées au changement climatique, à la rareté des ressources et aux besoins concurrents des différents usages.

La première stratégie propose une approche intégrée « de la source à la mer », conciliant les exigences agricoles, énergétiques, urbaines et environnementales, tout en protégeant les ressources naturelles. Elle s’appuie sur un partenariat élargi incluant notamment des agences onusiennes et européennes.

Le deuxième cadre établit une feuille de route pour mobiliser des financements durables, garantir la viabilité économique des services d’eau et améliorer l’accès pour les populations vulnérables. Le troisième axe mise sur la numérisation des systèmes, à travers l’usage de capteurs, de compteurs intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, afin de réduire les pertes et moderniser les infrastructures.

L’UpM souligne qu’aucun pays ne peut relever seul ces défis, plaidant pour une coopération régionale renforcée. Dans une région où l’agriculture consomme jusqu’à 70 % de l’eau disponible et où le réchauffement s’accélère, ces stratégies se veulent une réponse coordonnée aux risques croissants qui menacent plus de 500 millions d’habitants.

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Tunisie : championne mondiale de l’olive bio, mais encore en quête de valeur ajoutée

22. März 2026 um 13:39

La Tunisie s’impose comme le premier producteur mondial d’olives biologiques, avec environ 144 000 hectares consacrés à cette culture, selon les données du ministère de l’Agriculture. Cette position de leader illustre la montée en puissance de l’agriculture biologique dans le pays et son intégration réussie dans les chaînes de valeur internationales des produits agricoles de qualité.

Plus largement, le secteur biologique tunisien couvre près de 235 000 hectares et connaît une croissance soutenue. Cette dynamique repose sur des conditions climatiques favorables, un savoir-faire reconnu et des systèmes de certification alignés sur les normes internationales. Elle s’appuie également sur un réseau structuré de 6 270 acteurs, incluant producteurs, transformateurs et exportateurs, contribuant à améliorer la qualité et la compétitivité des produits.

Sur le plan économique, les exportations de produits biologiques ont atteint environ 750 millions de dinars en 2025, tirées notamment par la forte demande en huile d’olive sur les marchés européens et américains. La reconnaissance de la Tunisie par l’Union européenne, la Suisse et le Royaume-Uni comme pays exportateur de produits biologiques facilite davantage l’accès à ces marchés et renforce l’apport du secteur à la balance commerciale.

Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment une productivité encore limitée et une valorisation insuffisante via la transformation industrielle. L’enjeu majeur reste de passer à des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette perspective, la stratégie nationale à l’horizon 2030 vise à améliorer la gouvernance, développer les filières et renforcer la compétitivité, notamment à travers des zones pilotes intégrant agriculture, écotourisme et artisanat.

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Patron généreux, employés heureux !

22. März 2026 um 13:14

376 000 euros. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le montant d’une prime exceptionnelle qu’un patron a décidée d’offrir à chacun des salariés de son entreprise.

Cela s’est passé aux Etats-Unis à la fin de l’année 2025. Donc, ce n’est ni un “poisson d’avril“, encore moins d’une information Facebook. C’est un fait réel, et qui plus est a été rapporté par le ou l’un des médias le plus respecté et crédible au monde.

En effet, l’entreprise en question est Firebond – spécialisée dans les équipements électriques – et créée par Graham Walker. Comme le rapporte donc le Wall Street Journal, « ce dernier a récemment décidé de se séparer de son entreprise pour 1,7 milliard de dollars. L’homme d’affaires de 46 ans a cependant souhaité reverser une partie du produit de la vente de l’entreprise avec ses anciens collaborateurs », relaient nos confrères de ladepeche.fr.

Les 15 % de cette somme (1,7 milliard de dollars), correspondant à 250 millions d dollars, ont donc été répartie entre les 539 salariés de Firebond, soit l’équivalent de 443 000 dollars de prime (ou un peu plus de 376 000 euros) par personne. Il explique vouloir agir ainsi «… pour récompenser la fidélité de ses employés ».

Tiens donc, il existe encore de nos jours de patrons qui récompensent la “fidélité à l’entreprise“ ! C’est bien à savoir, car la plupart des chefs d’entreprise, notamment les jeunes entrepreneurs, la notion de fidélité ne figure pas dans leur vocabulaire, ce qui compte pour eux, c’est la « valeur travail » de l’employé, c’est-à-dire ce qu’il donne par rapport à ce qu’il perçoit!

A préciser toutefois que les salariés ne vont pas toucher la totalité de cette prime en une seule fois, le versement sera étalé sur 5 ans avec une condition : que « les bénéficiaires restent sous contrat au sein de l’entreprise ».

De tout compte fait, pour les bénéficiaires dont certains vivaient au jour le jour, c’est un véritable soulagement.

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Gestern — 21. März 2026Haupt-Feeds

Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : pas de fuite détectée

21. März 2026 um 16:36

Un méthanier russe gravement endommagé dérive en Méditerranée sans fuite d’hydrocarbures, selon la protection civile italienne. Et en dépit de la présence d’environ 700 tonnes de carburant à bord, aucun signe de pollution n’a été détecté à ce stade, rapporte l’AFP.

Le navire, abandonné après une attaque début mars attribuée par Moscou à l’Ukraine, se trouve actuellement dans les eaux internationales, au large de la Libye, dans une zone de recherche et de sauvetage libyenne. Il dérive vers le sud, ajoute la même source.

Toujours à flot, le méthanier présente d’importants dégâts, dont une large brèche dans la coque, le rendant instable et rendant tout remorquage particulièrement complexe. S’il ne menace pas de couler immédiatement, la situation reste sous surveillance.

Les autorités évoquent surtout un risque potentiel d’explosion lié à la présence de gaz encore difficile à quantifier. La quantité d’hydrocarbures est jugée importante, mais moins préoccupante que dans le cas d’un pétrolier.

Situation à suivre.

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L’eau, nouvelle arme de guerre au Moyen-Orient ?

21. März 2026 um 21:10

À la veille de la Journée mondiale de l’eau, la présidente du Réseau arabe pour la souveraineté alimentaire, Razan Zuayter a averti que l’intensification des conflits au Moyen-Orient, notamment la guerre contre l’Iran, accentue fortement les menaces sur la sécurité hydrique, en raison du ciblage croissant des infrastructures liées à l’eau. Elle a souligné, dans une interview accordée à l’agence TAP, que l’utilisation de l’eau comme arme constitue une menace directe et grave, susceptible d’affecter des millions de personnes dans une région déjà marquée par une rareté extrême de cette ressource.

Elle considère que les attaques récentes contre des installations de dessalement, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis entre autres, illustrent une escalade préoccupante, avec des conséquences immédiates sur l’approvisionnement en eau potable. Elle rappelle que de telles pratiques ne sont pas nouvelles, évoquant des exemples récurrents dans plusieurs conflits, notamment en Palestine, où la destruction et la pollution des infrastructures hydrauliques aggravent la vulnérabilité des populations.

Razan Zuayter explique que les répercussions pourraient être particulièrement sévères pour les pays dépendant du dessalement, certains États du Golfe reposant jusqu’à 90 % sur cette technologie. Une interruption prolongée entraînerait des pénuries rapides, paralysant les grandes villes et provoquant crises sanitaires, déplacements de populations et perturbations économiques majeures.

Face à ces risques, elle insiste sur la nécessité d’adopter des mesures urgentes, incluant le renforcement de la coopération régionale, l’amélioration de la gestion de l’eau et la diversification des sources. Elle plaide également pour une diplomatie de l’eau fondée sur des accords contraignants afin de protéger les infrastructures et garantir une gestion équitable et durable des ressources.

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Feu vert européen : le Maroc sécurise ses banques et les transferts des MRE

21. März 2026 um 16:20

La validation par la Commission européenne de l’accord entre le Maroc et la France constitue une avancée majeure pour les banques marocaines opérant en Europe.

Ce feu vert permet à ces établissements de poursuivre leurs activités en France sans entrave significative et ouvre la voie à des négociations élargies avec d’autres pays européens, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur d’une directive plus stricte sur les banques non européennes. C’est ce qu’on lit en substance dans plusieurs médias du Royaume chérifien.

Annoncée par le wali (gouverneur) de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale du Maroc), Abdellatif Jouahri, cette décision renforce la position marocaine dans un dossier jugé stratégique. « L’accord avec Paris devient désormais une référence pour convaincre d’autres partenaires européens », écrit le360.ma. Dans cette dynamique, des discussions ont déjà été engagées avec les Pays-Bas et la Belgique, et devraient s’étendre prochainement à l’Italie, l’Espagne, puis l’Allemagne. Rien que ça.

En tout état de cause, cette évolution marque un tournant après des mois d’incertitude. Fin 2025, rappellent les sites web marocains, l’approbation de Bruxelles restait en suspens, « condition essentielle pour consolider l’accord franco-marocain et servir de base aux autres négociations ». Désormais validé, ce cadre offre au Maroc un levier concret pour défendre les intérêts de ses banques.

Adoptée en 2024 et appliquée depuis janvier 2026, la directive européenne impose ainsi un encadrement renforcé des banques non européennes. Bien qu’orientée initialement vers les établissements britanniques post-Brexit, elle concerne également les banques marocaines, dont le rôle est crucial pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). A noter que ces dernières assurent notamment les transferts de fonds, qui ont atteint plus de 122 milliards de dirhams (près de 11,3  milliards d’euros) en 2025 et devraient continuer à croître.

Face à ces enjeux, le Maroc a mis en place une stratégie proactive reposant sur une task force dédiée. Objectif : négocier pays par pays pour garantir la continuité des services bancaires et préserver ces flux financiers essentiels. Les prochains mois seront déterminants pour étendre ce modèle à l’ensemble de l’Europe.

Quel autre pays au Maghreb peut-il se targuer d’une telle démarche?

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Malaisie–États-Unis : audace calculée ou suicide assumé? 

21. März 2026 um 15:28

Dans le dossier « droits de douane réciproques » de Trump, Kuala Lumpur rompt avec Washington et pourrait entraîner d’autres. Mais ce choix est-il calculé ou bien constitue-t-il un suicide commercial dont les conséquences risquent douloureuses pour la Malaisie? Personne n’est en mesure, aujourd’hui, d’en apporter la moindre réponse tangible.

La Malaisie a annoncé la fin de son « accord commercial avec les États-Unis », devenant de fait le premier pays à se retirer de la politique américaine de droits de douane réciproques. Kuala Lumpur estime que cet accord est désormais « nul et non avenu », à la suite, du reste, d’une décision de la Cour suprême américaine qui en a supprimé la base juridique, comme le rapporte le site defimedia.info.

Le ministre malaisien de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Johari Abdul Ghani, a confirmé que l’Accord sur le commerce réciproque (ART) n’était plus en vigueur. En cause : « un arrêt rendu le 20 février 2026 par la Cour suprême des États-Unis, jugeant que le président ne dispose pas de l’autorité nécessaire, via l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), pour imposer des droits de douane généralisés ».

Le droit a donc dit son mot. Mais qu’en sera de la politique? Nul ne le sait. Toujours est-il que le géant asiatique semble saisi le « bon » moment pour annoncer cette décision, à savoir l’embourbement dans lequel se trouvent les Etats-Unis dans leur contre l’Iran, depuis maintenant quatre semaine. Mais passons!

Rappel des faits

Signé le 26 octobre 2025 à Kuala Lumpur par Anwar Ibrahim et Donald Trump, cet accord avait permis à la Malaisie de réduire progressivement ses droits de douane, en échange d’un accès élargi au marché national pour les États-Unis et de concessions politiques, rappelons-le. Sauf que, en février dernier, la décision judiciaire américaine a profondément modifié la donne. Washington a depuis instauré un tarif uniforme de 10 % pour tous ses partenaires commerciaux, supprimant de fait les avantages négociés dans le cadre de l’ART et vidant l’accord de sa substance économique.

Cette réorientation affecte également plusieurs économies – dont l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, l’Indonésie, le Bangladesh et l’Inde – désormais soumises au même régime tarifaire malgré leurs concessions antérieures.

Parallèlement, la pression commerciale américaine se poursuit. Les 11 et 12 mars 2026, le Bureau du représentant américain au commerce a lancé une nouvelle enquête au titre de la section 301 visant plusieurs pays, y compris certains signataires d’accords commerciaux, renforçant les tensions autour de la politique commerciale des États-Unis.

Alors, qui osera emboîter le pas à la Malaisie?

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Bonheur dans le monde : les jeunes victimes des réseaux sociaux

20. März 2026 um 18:44

Chaque année, le rapport mondial sur le bonheur publié sous l’égide de l’ONU dresse un état des lieux du « bien-être » à travers la planète.

La Tunisie figurait à la 114ème position en 2025. Ce positionnement reflète des défis persistants, notamment sur le plan économique, social et institutionnel, même si le pays conserve des atouts humains et culturels importants.

Mais comment mesure-t-on le bonheur ? L’indice repose sur six grands critères : le niveau de vie (PIB par habitant), la santé (espérance de vie en bonne santé), le soutien social, la liberté de faire ses propres choix, la générosité et enfin la perception de la corruption. Autant de facteurs qui dessinent une vision globale du bien-être dans chaque pays.

Les jeunes attendront pour être heureux !

Un autre enseignement marquant du rapport concerne les jeunes. Dans plusieurs pays comme les États-Unis, le Canada ou encore l’Australie, le niveau de bonheur chez les moins de 25 ans a fortement chuté ces dernières années, en particulier chez les jeunes femmes. En cause, entre autres : l’usage intensif des réseaux sociaux.

En effet, ces plateformes jouent en effet un rôle ambivalent, expliquent les rédacteurs du rapport. « Trop de temps passé en ligne est souvent associé à une baisse du bien-être. Mais à l’inverse, s’en éloigner totalement peut aussi priver de certains bénéfices, comme le lien social ou l’accès à l’information. Tout est donc une question d’équilibre », lit-on entre autres.

Les meilleurs

Pour revenir au classement proprement dit, un pays confirme sa domination : la Finlande. « Avec ses paysages apaisants, son système social solide et un haut niveau de confiance envers les institutions, elle conserve la première place », décrit le rapport de l’ONU. Plus largement, les pays nordiques continuent d’écraser la concurrence, occupant cinq des six premières positions. Sachant au passage que la France n’arrive qu’à la 35ème position.

À noter également : une petite révolution dans ce classement 2026. Pour la première fois depuis sa création en 2012, aucun pays anglophone ne figure dans le top 10. Les États-Unis, par exemple, ne sont que 23e.

Autre fait marquant de ce classement, c’est l’entrée dans le top 5 du Costa Rica (4ème) et ce pour la première fois en obtenant même le meilleur classement jamais atteint par un pays d’Amérique latine.

Enfin, à l’autre extrémité du classement, l’Afghanistan reste le pays où le niveau de satisfaction de vie est le plus faible, dans un contexte politique et humanitaire extrêmement difficile. On y retrouve également la Sierra Leone (146), le Malawi (145), le Zimbabwe (144), le Botswana (143), le Yémen (142), le Liban (141), ou encore la République démocratique du Congo (140).

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Assassinat d’un ancien diplomate tunisien chez lui à el Menzah 1

20. März 2026 um 16:08

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger annonce le décès de l’ancien ambassadeur Youssef Ben Haha, survenu le jeudi 19 mars 2026.

Dans un communiqué, le département des Affaires étrangères souligne que le défunt avait occupé le poste d’ambassadeur de Tunisie à Stockholm (Suède), puis à Athènes (Grèce). Il avait également assumé plusieurs responsabilités au sein de l’administration centrale du ministère.

Le chef de la diplomatie tunisienne, Mohamed Ali Nafti, a présenté, selon le même communiqué, ses « sincères condoléances à la famille du défunt, priant Dieu de lui accorder Sa miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et d’accorder à ses proches patience et réconfort ».

D’après sources proches de la victime, Ben Haha a été assassiné dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile situé à El Menzah 1, à Tunis, à la suite d’une violente agression, selon un média de la place.

Les premiers éléments recueillis indiquent que les faits se seraient déroulés après une coupure d’électricité suspecte. La victime aurait été attaquée à la tête avec un objet contondant alors qu’elle tentait de vérifier l’origine de la panne. Son décès serait survenu sur place, des suites de ses blessures.

L’agresseur ou les agresseurs se seraient ensuite introduits à son domicile où il (ils) aurait (ent) également violemment agressé l’épouse de la victime. Par la suite, cette dernière a été évacuée en urgence vers un établissement hospitalier et se trouverait dans un état critique.

L’important dans cette affaire est que l’assassin aurait été rapidement arrêté par la police, et il s’agirait d’un ouvrier d’un chantier proche du domicile de la victime.

L’enquête déterminera le ou les causes de cet assassinat.

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Tunisie : la sécheresse classée calamité naturelle dans 12 gouvernorats

20. März 2026 um 08:22

La Tunisie a officiellement reconnu « l’état de sécheresse comme calamité naturelle » pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats. Cette décision, publiée au Journal officiel le 17 mars 2026, permet d’activer le Fonds d’indemnisation des dommages agricoles afin de compenser les agriculteurs touchés.

Sont concernés les producteurs de grandes cultures (céréales, légumineuses, etc.) dans les régions de La Manouba, Zaghouan, Ben Arous, Ariana, Le Kef, Béja, Jendouba, Nabeul, Kasserine, Bizerte, Siliana et Kairouan, affectées par le manque de pluie. Cette mesure fait suite aux évaluations de la Commission nationale des catastrophes naturelles réalisées en 2024 et 2025.

Les agriculteurs inscrits au Fonds pourront recevoir des indemnités calculées selon les pertes constatées sur leurs exploitations. Un rééchelonnement des dettes est également prévu pour ceux ayant contracté des prêts saisonniers et subi des pertes avérées. Les intérêts liés à ce rééchelonnement seront pris en charge par le Fonds national de garantie.

Certaines conditions s’appliquent toutefois : les exploitations situées dans les zones irriguées ne sont pas éligibles, et toute demande devra être accompagnée d’un certificat technique délivré par les autorités agricoles régionales, confirmant que les dégâts sont dus à la sécheresse.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie de l’État pour limiter l’impact des changements climatiques sur l’agriculture, soutenir les producteurs et préserver les filières essentielles à l’économie nationale.

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L’Economiste maghrébin vous souhaite bonne fête de l’Aïd El fitr

19. März 2026 um 22:30

A l’occasion de la fête de l’Aïd el fitr, célébrée vendredi 20 mars 2026, toute l’équipe de L’Economiste maghrébin souhaite à l’ensemble de ses lecteurs partout dans le monde, aux Tunisiennes et Tunisiens, ainsi qu’aux étrangers vivant en Tunisie, une merveilleuse fête de l’Aïd.

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Le pari gagnant du redressement stratégique de QNB Tunisia en 2025

19. März 2026 um 19:15

L’année 2025 marque un jalon stratégique pour QNB Tunisia, filiale du Groupe QNB, leader financier au Moyen-Orient et en Afrique. Elle confirme le retour progressif à l’équilibre suivant la stratégie de redressement engagée depuis 2021.

Portée par une gestion rigoureuse, une gouvernance renforcée et une optimisation continue de ses opérations, la banque consolide son repositionnement durable sur son marché et poursuit son rôle de partenaire clé du développement économique.

Forte progression des indicateurs financiers

Au terme de l’exercice 2025, QNB Tunisia a enregistré une croissance solide de ses engagements. L’encours des engagements a atteint 2.196 millions de dinars, comparé à 1.887 millions de dinars en 2024, ce qui représente une progression de plus de 16%.

Les engagements envers le secteur public poursuivent également leur dynamique haussière pour atteindre 672 millions de dinars, après 466 millions de dinars en 2024, confirmant ainsi la confiance envers les institutions nationales.

Le portefeuille d’investissement, composé notamment de Bons du Trésor et d’Emprunts Nationaux, s’élève à 599 millions de dinars, en référence à 558 millions de dinars en 2024, accentuant la contribution de la banque à la stabilité macroéconomique.

La qualité du portefeuille de crédits continue de s’améliorer grâce à une gestion proactive du risque.  Le taux des créances accrochées a atteint 20 %, en comparaison avec 27 % en 2024, traduisant l’action d’assainissement entamée depuis 2021 conformément à la feuille de route mise en place en coordination avec la Banque Centrale de Tunisie.

Stabilisation des dépôts avec amélioration de leur structure

Les dépôts ont atteint 1.552 millions de dinars avec une amélioration considérable de la structure. Cette performance est portée par une croissance de l’épargne, en augmentation de 14%, pour atteindre 167 millions de dinars, versus 146 millions de dinars en 2024, ainsi qu’une progression de 12% des dépôts à vue, totalisant 422 millions de dinars, par rapport à 376 millions de dinars en 2024.

Grâce à la diversification de ses solutions de placements et le déploiement d’offres segmentées pour les clients Retail, Corporate et Institutionnels, QNB Tunisia consolide son assise de liquidité et son attractivité commerciale.  

Performance opérationnelle et retour à l’équilibre

L’exercice 2025 se distingue par une réduction drastique du déficit, fruit de la stratégie de restructuration et de redressement déployée depuis quatre ans. Le Produit Net Bancaire affiche une progression de 12% pour atteindre 79 millions de dinars, comparé à 70 millions de dinars en 2024.

Cette performance est soutenue par l’amélioration de la marge d’intérêt, une gestion efficace des ressources et une diversification accrue des revenus.

Les frais de gestion demeurent maîtrisés grâce à une politique d’efficacité opérationnelle tandis que le coût du risque poursuit sa normalisation, reflétant l’amélioration structurelle de la qualité du portefeuille de crédits.

Les fonds propres ont atteint 265,5 millions de dinars garantissant la résilience face aux mutations du marché.

Les ratios prudentiels excèdent largement les seuils règlementaires fixés par l’institut d’émission avec un ratio de solvabilité à 25%, un ratio de liquidité à 170%, un ratio de couverture des créances classées par les provisions à 70% et un ratio de couverture des crédits par les dépôts à 114 %.

Excellence en gouvernance et engagement ESG

QNB Tunisia aligne son cadre de gouvernance sur les standards internationaux du Groupe QNB et sur les directives de la Banque Centrale de Tunisie. Le renforcement des dispositifs de contrôle interne et de conformité assure une maîtrise rigoureuse des risques de crédit, de marché et opérationnels. En 2025, l’intégration des critères ESG est devenue consubstantielle à la stratégie de la banque.

Les initiatives phares incluent le soutien pérenne aux institutions de microfinance pour favoriser l’inclusion financière et l’entrepreneuriat des populations vulnérables. La banque s’investit également dans l’éducation financière via des programmes pédagogiques destinés aux élèves des écoles primaires. La digitalisation au sein de la banque s’accélère avec le lancement des solutions et des produits répondant aux besoins de la clientèle.

Enfin, l’engagement de la banque pour la santé publique se manifeste par un soutien logistique aux hôpitaux Aziza Othmana et Béchir Hamza, ainsi que par des collaborations avec le Centre National de Transfusion Sanguine et des campagnes de sensibilisation au cancer du sein.

Monsieur Lotfi DEBBABI, CEO de QNB Tunisia, a déclaré « L’année 2025 marque un tournant majeur pour QNB Tunisia. Nos résultats valident la résilience de notre modèle économique et la pertinence de nos choix stratégiques. Au-delà du retour imminent à la rentabilité, nous avons consolidé les fondamentaux d’une croissance pérenne et responsable. Dans un environnement économique complexe, notre capacité d’adaptation et notre proximité client restent nos meilleurs atouts pour l’avenir. »

Avec communiqué

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Un Tunisien au sommet de la hiérarchie de Productique Québec

19. März 2026 um 13:10

L’appétit vient en mangeant. Cet adage sied bien à Jamel Gamra, ancien ministre du Tourisme. Et ce, avec la poursuite de son parcours international et une nomination de poids. En effet, il devient directeur général adjoint (DGA) de Productique Québec. Comme il l’a lui-même annoncé sur son compte LinkedIn.

Déjà actif au sein de l’organisation depuis 2021, en tant que consultant senior en transformation numérique, il prend donc aujourd’hui une nouvelle dimension dans ses fonctions.

Fort de son expertise en innovation et en digitalisation, il aura pour mission d’accompagner les entreprises québécoises dans l’amélioration de leur productivité et de dynamiser l’ensemble du secteur manufacturier. Un nouveau challenge.

Un parcours riche entre la Tunisie et l’international

Originaire de Jemmal (gouvernorat de Monastir), Jamel Gamra possède un parcours académique solide et diversifié. Ingénieur en transport maritime, il s’est formé entre la Tunisie et l’Europe, avec des spécialisations en gestion portuaire, systèmes informatiques et programmation. Il poursuit également un doctorat à l’Université de Sherbrooke au Canada depuis 2017.

Sa carrière mêle expertise technique, management et engagement institutionnel. Il a notamment dirigé la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) en tant que PDG entre 2012 et 2013, et occupé plusieurs fonctions à responsabilité dans les secteurs du transport, du conseil et de l’informatique.

Il a aussi été actif dans le tissu économique tunisien, en présidant une structure régionale de l’UTICA à Sousse, avant d’intégrer le gouvernement en 2013 comme ministre du Tourisme.

Quid de Productique Québec ?

Il faut dire que Productique Québec est un acteur clé de l’innovation industrielle au Québec. Rattaché au Cégep de Sherbrooke, ce centre est reconnu pour son rôle pionnier dans la promotion de l’Industrie 4.0.

Sa mission est claire : aider les entreprises à gagner en performance grâce aux technologies numériques et aux innovations de pointe. Pour cela, l’organisation propose trois grands types de services :

  • un accompagnement technique;
  • de la recherche appliquée;
  • et des programmes de formation.

En collaboration avec des partenaires institutionnels majeurs, Productique Québec soutient les entreprises dans leurs projets technologiques et contribue activement à la transformation du secteur industriel.

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SelectUSA : levier d’expansion pour les entreprises tunisiennes

19. März 2026 um 09:42

Les entreprises tunisiennes désireuses d’élargir leur horizon aux États-Unis peuvent présenter leur candidature au Sommet SelectUSA sur l’investissement. Il est prévu du 3 au 6 mai 2026 au National Harbor, dans le Maryland. Ce rendez-vous est considéré comme la principale plateforme dédiée à l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) aux États-Unis.

Selon l’ambassade des États-Unis à Tunis, ce sommet offre une occasion privilégiée d’échanges avec un large éventail d’acteurs : des entreprises internationales; des experts sectoriels; et des décideurs publics américains. Les participants sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement stratégique sur mesure. Ils auront droit également à des rencontres d’affaires ciblées et à un accès à des informations clés pour appréhender les dynamiques du marché américain.

Ainsi, deux programmes spécialisés viennent enrichir cette édition. Tout d’abord, le programme SelectUSA Tech qui s’adresse aux fondateurs de startups et aux jeunes entreprises innovantes. Il leur offre une tribune pour valoriser leurs solutions technologiques et capter l’attention d’investisseurs potentiels. Et ce, notamment à travers un concours de pitch devant un jury d’experts.

Ensuite, le programme SelectUSA Global Women in Tech (SGWIT) qui est dédié aux femmes entrepreneures et dirigeantes du secteur technologique. Il propose un dispositif de mentorat d’une durée d’un an, amorcé lors du sommet. Lequel favorise des échanges privilégiés avec des figures expérimentées de l’écosystème des startups américaines.

Au final, les entreprises et startups tunisiennes intéressées sont invitées à consulter les modalités de participation et à soumettre leur candidature via le site officiel de l’événement : www.selectusasummit.us.

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Financement du commerce : Afreximbank lance son programme 2026

18. März 2026 um 14:38

L’Académie d’Afreximbank (AFRACAD) annonce l’ouverture des inscriptions au Certificat de financement du commerce en Afrique (COTFIA) pour l’année 2026. Un programme destiné à renforcer les compétences africaines en matière de financement du commerce.

Ouvertes aux professionnels du secteur bancaire et aux praticiens intéressés, les candidatures se clôtureront le 31 mai 2026.

Dans un communiqué rendu public mercredi 18 mars, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) assure que cette formation vise à combler les lacunes critiques en capacités et à améliorer la compétitivité du continent sur les marchés internationaux.

Et par ces temps qui courent, avec cette tempête créée par les Etats-Unis et Israël en lançant une guerre contre l’Iran qui s’étend maintenant sur l’ensemble des pays de la région, cela risque de bouleverser les chaînes de valeur mondiales.

Développé en partenariat avec Factors Chain International, l’Université américaine du Caire et Quarter Bank, le programme couvre l’ensemble des aspects du financement du commerce international et intègre les meilleures pratiques du secteur.

Le cursus aborde également les enjeux liés à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme un levier majeur pour stimuler le commerce intra-africain. À l’instar des éditions précédentes, la formation se déroulera en format hybride, combinant modules en ligne, sessions virtuelles encadrées, un module en présentiel au Caire et un dernier module asynchrone.

Le directeur des ressources humaines d’Afreximbank, Stephen Kauma, a encouragé les professionnels africains à saisir cette opportunité, précisant que sept bourses couvrant 50 % des frais seront attribuées aux premiers candidats.

Lancé en 2016, rappelle-t-on, le programme a déjà formé plus de 150 professionnels à travers le continent. Contribuant ainsi au développement de l’écosystème du financement du commerce en Afrique.

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Guerre au Moyen-Orient : le succès discret des agences de voyage tunisiennes vers l’Arabie saoudite

18. März 2026 um 14:12

Dans des déclarations accordées à L’Économiste Maghrébin, des professionnels d’agences de voyage et de tourisme dressent un tableau nuancé de la situation des voyages religieux au départ de la Tunisie : une exposition géopolitique limitée; des routes aériennes directes privilégiées. Mais aussi des pratiques commerciales permettant à certains opérateurs de proposer des tarifs deux fois inférieurs à ceux du marché.

Lorsqu’on leur a posé la question d’un éventuel impact du conflit régional (la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël) sur les flux de pèlerins et de voyageurs tunisiens à destination des lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite (Djeddah, La Mecque et Médine), certains ont tenu à se montrer rassurants. Selon eux, les pays du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie et Tunisie), mais aussi l’Égypte, ne sont pas directement concernés par les tensions qui agitent la zone du détroit d’Ormuz et de la mer d’Arabie. En tout cas, pas pour le moment.

L’un de nos interlocuteurs a expliqué cette situation par le fait que le théâtre des affrontements se situe sur le front entre l’Iran, les Émirats arabes unis, le Qatar et les autres pays riverains du Golfe, une zone géographiquement très éloignée des lieux saints. « Le conflit est là, mais n’est pas là », résume-t-il. Soulignant que La Mecque et Médine se trouvent sur la côte ouest de la péninsule arabique, à grande distance des zones de tension concentrées à l’est.

Il poursuit en indiquant que cette configuration géographique explique pourquoi les annulations de vols ont été le fait exclusif des compagnies opérant dans le Golfe, Emirates et Qatar Airways principalement, et non des transporteurs tunisiens, égyptiens ou saoudiens. Il précise que Tunisair, Saudia et leurs homologues n’ont enregistré aucune perturbation significative sur leurs liaisons avec les lieux saints, et que les flux de pèlerins se maintiennent à un niveau normal. « Tu ouvres La Mecque, tu as plein de monde », illustre-t-il, carte à l’appui, pour souligner la continuité de l’affluence sur les sites religieux.

Nos interlocuteurs ont également souhaité aborder la question des routes aériennes. L’un d’eux, manifestement plus consciencieux que la moyenne, s’est montré critique à l’égard des itinéraires avec escale dans les hubs du Golfe, qu’il déconseille à ses clients pour des raisons à la fois pratiques et tarifaires. Selon lui, un vol Tunis-Médine via Dubaï ou Doha implique une durée totale de l’ordre de douze heures trente, soit sept heures de vol, deux heures d’escale et deux heures trente de trajet final, sans compter le temps d’acheminement vers l’aéroport de Carthage, contre seulement quatre heures pour un vol direct à destination de Djeddah. « Pourquoi faire tout ça ? », interroge-t-il, exprimant ainsi son refus professionnel de ces options allongées.

Mais au-delà de la durée, c’est la logique tarifaire sous-jacente à ces itinéraires détournés qu’il décrypte avec précision. Certains agents de voyage, explique-t-il, concluent des accords avec des compagnies du Golfe durant les périodes creuses (août, septembre, octobre) pour négocier des sièges à prix réduit, parfois autour de 1 000 dinars, qu’ils revendent ensuite en période de haute saison à des tarifs pouvant atteindre 2 500 dinars, voire davantage. Cette pratique, qu’il qualifie de « coup de pick-pocket entre l’agent de voyage et la compagnie aérienne », repose sur un engagement de volume : l’opérateur garantit un quota de passagers sur des vols habituellement peu remplis en échange d’une tarification préférentielle. Notre interlocuteur illustre ce différentiel en comparant le prix de 1 200 dinars obtenu en amont à celui de 2 500 dinars pratiqué en période de Ramadan, soit plus du double.

Il oppose à cette mécanique sa propre philosophie commerciale, fondée sur le recours aux liaisons directes opérées par Tunisair et Saudia. Selon lui, cette approche, moins spéculative, garantit à ses clients une meilleure qualité de service ainsi qu’une cohérence tarifaire, dès lors que l’agence s’engage sur des volumes suffisants (citant des blocs de vingt à quarante-cinq sièges) pour obtenir des conditions négociées auprès des transporteurs. « Si tu as une bonne intention et un bon professionnel, tu travailles avec Saudia Airlines et Tunisair », affirme-t-il. Résumant ainsi sa conviction que la transparence et la relation directe avec les compagnies constituent le gage d’un service fiable pour le pèlerin.

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Un CMR se penche sur la restructuration de la société El Fouladh

18. März 2026 um 10:17

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, mardi 17 mars, un conseil ministériel restreint (CMR) a décidé de lancer la restructuration de la société « El Fouladh » et de déployer un nouveau programme d’investissement.

L’objectif est de faire de l’entreprise El Fouladh un pôle des industries minières, capable de répondre aux besoins nationaux en acier, de développer des activités connexes et de renforcer le recyclage des matériaux ferreux. Le plan prévoit d’atteindre une production de 600 000 tonnes de billettes d’acier et de créer 6 600 emplois.

A cet égard, la stratégie repose sur un recentrage de l’activité. Ainsi, plus de 90 % du chiffre d’affaires proviendrait désormais des billettes d’acier; contre une forte dépendance actuelle au fer à béton. Cette réorientation doit améliorer la rentabilité, permettre le remboursement des dettes et assurer la pérennité de l’entreprise.

Le programme vise aussi à réduire les importations coûteuses d’acier (plus de 300 millions de dollars par an). Et ce, en valorisant la ferraille locale et en renforçant l’intégration industrielle.

Dans ce cadre, un programme national de production de billettes d’acier sera lancé, basé sur environ 300 000 tonnes de ferraille disponibles chaque année. Il doit soutenir la compétitivité du secteur, réduire les coûts et renforcer la chaîne de valeur industrielle.

Fondée en 1962, El Fouladh a longtemps été un acteur majeur de la sidérurgie tunisienne, avant de décliner en raison de difficultés de gestion. Sa restructuration, ainsi que celle des Ciments de Bizerte, est présentée comme un choix stratégique visant à renforcer la souveraineté industrielle, soutenir les exportations et relancer l’économie nationale.

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Sénégal… malheureux vainqueur de la 35ème édition de la CAN!

18. März 2026 um 07:59

Coup de théâtre retentissant ! Près de deux mois après la finale de la CAN 2025, remportée sur le terrain par le Sénégal face au Maroc (après prolongation) le 18 janvier à Rabat, la Confédération africaine de football (CAF) a totalement renversé la situation.

En effet, dans la soirée de mardi 17 mars 2026, l’instance du foot africain a annoncé avoir validé l’appel du Maroc, le désignant ainsi champion d’Afrique à la place du Sénégal, désormais déchu de son titre. Une décision qui risque de provoquer une vive polémique sur la planète foot africaine. Notamment, un règlement appliqué en partie, mais bafoué de l’autre.

Suite aux nombreux incidents ayant émaillé cette finale, le jury disciplinaire de la CAF s’était réuni une première fois. Le 28 janvier, plusieurs sanctions individuelles avaient été prononcées contre des acteurs des deux sélections, sans toutefois affecter le résultat du match. Le Maroc, qui réclamait alors une « victoire sur tapis vert », avait vu sa demande rejetée, suscitant une forte contestation et un recours en appel.

Examiné ce mardi, cet appel a abouti à une décision radicalement différente. À l’issue de l’audience, la CAF a tranché en déclarant le Sénégal forfait pour la finale, homologuant ainsi le score de 3-0 en faveur du Maroc. La Fédération Royale Marocaine de Football se voit donc attribuer officiellement le titre de champion d’Afrique.

En quête d’un deuxième sacre continental depuis 1976, le Maroc atteint finalement son objectif, mais dans des circonstances pour le moins inhabituelles, loin du verdict du terrain. De son côté, le Sénégal voit son palmarès réduit à un seul titre, celui acquis en 2022.

Et cette finale restera, malheureusement, une tache noire dans le bilan du président de la CAF, le Sud-africain Dr Patrice Motsepe. Dommage!

Sans doute, une affaire à suivre.

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