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Les maladies chroniques infantiles en Tunisie

08. Februar 2026 um 12:28

Le Dr Boutheina Chemli Maatouk, secrétaire générale de l’Association tunisienne tous pour la santé de l’enfant (ATTSE), a mis en lumière les principaux défis sanitaires liés aux maladies chroniques infantiles en Tunisie lors de l’ouverture des 5e Rencontres de pédiatrie pratique qui se sont tenues à Sousse les 7 et 8 février 2026, avec la participation de praticiens tunisiens et étrangers.

Dans une déclaration à Diwan FM, Dr Chemli a expliqué que des maladies telles que l’asthme, l’épilepsie, le diabète de type 1 et la sensibilité au gluten connaissent une propagation croissante chez les enfants, notant que des progrès ont été réalisés dans le domaine du traitement, notamment la reconnaissance de l’asthme comme une maladie chronique et la mise à disposition de traitements modernes pris en charge par l’État.

Concernant l’épilepsie, la praticienne a confirmé l’introduction de nouveaux médicaments qui contribuent à un meilleur contrôle des crises, tout en soulignant le rôle des technologies modernes, notamment des pompes à insuline intelligentes, dans l’amélioration de la qualité de vie des enfants diabétiques.

Dr Chemli Maatouk a également annoncé la mise en place d’une allocation mensuelle pour les familles défavorisées dont les enfants souffrent d’intolérance au gluten, une étape vers la reconnaissance officielle de cette affection comme maladie chronique.

Elle a conclu en soulignant la nécessité de renforcer les politiques de prévention et de soutenir les traitements modernes afin de garantir une prise en charge globale aux enfants concernés et de leur offrir une meilleure qualité de vie.

I. B.

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Tunis | Décès d’un bébé faute de carnet de soins gratuits

08. Februar 2026 um 12:05

Les habitants de Douar Hicher, dans le gouvernorat de Manouba, ont vécu une tragédie humaine qui a choqué l’opinion publique, suite au décès d’un nourrisson de 9 mois, un incident qui a remis sur la table la problématique de la bureaucratie dans les établissements de santé publique.

La mère du nourrisson, Naïma, a confirmé lors d’une intervention dans l’émission Weekend Alkif sur Diwan FM, que le calvaire de son bébé avait commencé deux jours auparavant, lorsqu’il a contracté un gros rhume. La famille l’a emmené à l’hôpital d’enfants Bechir Hamza de Bab Saadoun, à Tunis, pour le faire soigner, mais l’administration a refusé de l’admettre, prétextant que les parents ne disposaient pas d’une carte de soins gratuits et exigeant le paiement d’une somme dont ces derniers ne disposaient pas à ce moment-là.

Après s’être vu refuser l’hospitalisation de leur nourrisson, les parents l’ont ramené à la maison, n’ayant pu acheter que du sirop contre la toux et du sérum physiologique à la pharmacie. Malheureusement, l’état du bébé s’est aggravé et il est décédé le lendemain matin.

La mère a expliqué avoir tenté de contacter les services compétents pour faire valoir son droit aux soins, mais sans succès. En guise de protestation, elle a refusé de remettre le corps de son nourrisson pour qu’il soit enterré et exigé la présence du gouverneur de Manouba, ajoutant qu’elle tient les autorités locales et régionales pour responsables du décès de son bébé. Elle a ajouté avoir rencontré par la suite le gouverneur, qui a promis de l’aider à obtenir une carte de soins gratuits ou à tarifs réduits dans le courant de la semaine.

I. B.

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Jeffrey Epstein | Sexe, pouvoir et ombre 

08. Februar 2026 um 11:13

«Tout dans le monde est une question de sexe sauf le sexe. Le sexe est une question de pouvoir», écrivait Oscar Wilde. Certains se souviennent encore du feuilleton ‘‘Amour, Gloire et Beauté’’ qui a marqué les années 90 : intrigues, trahisons, passions, et rivalités qui se déployaient chaque semaine sur nos écrans. En 2026, un autre feuilleton s’impose au monde entier, celui de Jeffrey Epstein : Sexe, pouvoir et ombre. Un feuilleton qui révèle le tissu invisible de nos sociétés. Les titres s’enchaînent, les réseaux s’emballent, les archives judiciaires surgissent, et la réalité dépasse la fiction. 

Manel Albouchi

Le pouvoir commence toujours dans le corps. Il ne naît pas dans les constitutions, il s’éveille plus tôt, plus bas, dans le corps, dans l’intensité d’un regard, dans la gestion d’une proximité, dans la capacité à faire taire ou à faire parler, car avant les lois il y a toujours une économie du désir, et avant les institutions une scène où se joue la présence humaine. 

Dans l’atelier obscur des États, le pouvoir se frotte au désir comme l’or au feu, et sous le vernis des discours et des chartes morales se nouent des alliances tacites où la séduction devient levier, la confidence monnaie, et le secret condition de stabilité, rappelant que gouverner n’est jamais seulement gouverner, mais orienter, contenir et parfois instrumentaliser les forces qui traversent l’humain. 

Trois penseurs ont donné les clés de cette mécanique :  

– Freud qui a montré que la pulsion ne disparaît jamais, elle se déplace, se sublime ou se pervertit ;  

– Lacan qui a précisé que le désir n’est pas un besoin, mais un manque structuré par la Loi ;  

– et Foucault qui révèle que le pouvoir s’exerce moins par l’interdit que par la gestion des corps, des discours et des plaisirs.  

Le sexe et le pouvoir ne cohabitent donc pas par accident. Ils sont soudés par la structure même des États. 

Le pouvoir excite parce qu’il promet la maîtrise du réel ; le désir attire parce qu’il ouvre vers l’autre et vers l’interdit. Entre les deux se déploie la tension fondatrice de la cité, celle qui traverse l’individu, le couple et la cité. Celle qui a fait qu’Aristote nommait l’homme animal politique (zoon politikon) pour rappeler qu’il est pris à jamais entre pulsion et loi, instinct et symbolisation. 

Le banquet : Éros ou domination 

Le banquet grec n’était pas un simple repas ou une orgie. Il était un espace ritualisé où le vin, la parole et le désir circulaient sous le regard de la cité. On y séduisait, certes, mais on y parlait surtout : le désir y était mis en mots, interrogé, élevé. Dans le symposion platonicien, Éros n’est pas prédation mais élan : il conduit de la chair à l’idée, de l’attachement à la beauté, de la pulsion à la pensée. 

Rome, plus pragmatique, politise davantage le corps. Le plaisir devient spectacle, la sexualité un marqueur de statut, et la domination s’inscrit dans la chair. 

Pour Foucault : le pouvoir ne gouverne pas seulement en interdisant, mais en organisant la circulation des plaisirs et des normes. Le citoyen actif affirme sa place par une mise en scène esthétique et sociale de sa propre existence. Dans ce cadre, le pouvoir devient une performance où le culte du corps, l’étalage des soirées mondaines et le prestige du partenaire font office d’attributs de souveraineté.  

Mais il faut ici une distinction essentielle. Là où le Sumposion de Platon cherchait à élever l’homme vers la beauté par la parole, l’île d’Epstein signe l’échec de cette parole, remplacée par le silence et la consommation de l’autre. Le banquet antique visait la sublimation ; l’île met en scène la désublimation. L’un transformait la pulsion en lien symbolique ; l’autre réduit le corps à un objet d’usage.  

Géographie de l’ombre  

Le pouvoir a toujours besoin de lieux à part. Îles, palais clos, résidences discrètes fonctionnent comme des zones d’exception, des espaces où la loi se suspend sans jamais disparaître complètement. Jung parlait d’ombre : ce que le sujet ou la collectivité ne veut pas reconnaître d’elle-même, mais qui continue d’agir dans l’obscurité. 

Ces lieux ne sont pas de simples décors ; ils sont des lieux-symptômes. Ils concentrent ce que la société refoule et projette sur son élite : la jouissance sans limite, l’asymétrie radicale, l’impunité.  

L’île fonctionne comme une décharge psychique, un lieu où le monde dépose ce qu’il ne peut assumer en plein jour. Il ne s’agit pas seulement de la chute d’hommes puissants, mais de la fragilité d’un ordre global qui a dissocié le désir de l’éthique et le pouvoir de sa fonction symbolique. 

Le coût moral du pouvoir 

Gouverner, écrit Hillary Clinton dans ses mémoires, n’est jamais un choix entre le bien et le mal, mais entre des options difficiles, chacune porteuse d’un coût moral. Cette phrase, souvent lue comme pragmatique, dit surtout une vérité structurelle : le pouvoir moderne agit dans une zone grise où l’éthique se négocie, se diffère, parfois se sacrifie au nom de la continuité. 

Cette lucidité révèle une tension centrale : l’État contemporain gouverne moins par idéal que par arbitrage permanent entre pertes acceptables et silences nécessaires. Le soft power – alliances, dialogue, droits humains – devient alors une technologie de stabilisation autant qu’un horizon moral, capable de contenir les conflits sans toujours les résoudre. 

Dans ce contexte, certaines proximités relationnelles prennent valeur de symptôme plutôt que de preuve : elles indiquent un ordre où le privé, le politique et le silence coexistent dans un équilibre fragile. La question n’est alors plus seulement qui a fauté, mais qu’est-ce que le système a toléré. 

Être une femme au cœur de ce dispositif n’allège pas la charge, elle la redouble. La femme au pouvoir est sommée d’incarner l’autorité sans dureté, l’éthique sans naïveté, la fermeté sans domination. Son corps devient terrain d’évaluation permanente, là où l’homme se réfugie plus facilement derrière la neutralité supposée de la fonction. Le féminin, dans l’imaginaire politique, demeure un excès à justifier. 

De Zéro Conduite à Beit el-Hikma  

Cette logique traverse aussi les histoires locales.  

L’histoire du palais Zarrouk à Carthage illustre cette logique. Au milieu des années 70, le lieu accueille le contact Zéro Conduite, espace nocturne mondain fréquenté par des élites politiques, diplomatiques et financières. Le plaisir et l’autorité y cohabitent, révélant cette continuité troublante entre respectabilité diurne et transgression nocturne. 

Habib Bourguiba Jr., figure à la fois politique, diplomatique et bancaire, a incarné cette zone grise où l’intime, le prestige et le pouvoir s’entrelacent.  

Sa transformation ultérieure en Beit el-Hikma, centre du savoir et de la pensée, peut se lire comme une tentative de réparation symbolique : faire renaître la sagesse là où le désir a été dévoyé. 

Désir, jouissance et Loi  

Le sage ne nie pas la passion ; il la transforme. Là où la sublimation échoue, la jouissance déborde.  

Lacan nomme jouissance ce point où le plaisir excède la loi, où le sujet ne cherche plus le lien mais la saturation. À l’échelle collective, cette jouissance devient explosive lorsqu’elle s’adosse au pouvoir. 

Le sexe, le scandale, la corruption ne sont pas des anomalies : ils sont des symptômes. Ils signalent une société incapable de reconnaître son ombre et de l’inscrire symboliquement. Gouverner et aimer relèvent du même art : contenir sans écraser, orienter sans dominer, transformer sans nier. 

La parole comme antidote 

L’île n’est pas seulement un lieu. Elle est un avertissement. Tant que les sociétés externaliseront leur ombre dans des espaces clos, elle reviendra sous forme de scandales, de violence et de désagrégation du lien social. La chute d’un homme public n’est jamais isolée : elle révèle une fissure dans la cité elle-même. 

Il reste pourtant une voie ancienne et exigeante : «la parrhèsia», le courage de dire vrai, de restaurer la parole là où le secret protège la prédation. Le défi du XXIe siècle est de rebâtir des banquets où la parole ne dissimule plus le crime, mais fonde une éthique du désir. Alors seulement le pouvoir pourra redevenir service, le désir retrouver sa dignité symbolique, et l’humain regarder ce qu’il est plutôt que ce qu’il prétend être. 

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Pr Hamida Ksontini | La promotion de la santé par la microbiotique  

08. Februar 2026 um 10:30

Hamida Ksontini, professeure à l’École supérieure des industries alimentaires de Tunis (Esiat) et chercheuse au Laboratoire Innovation et Valorisation pour une industrie alimentaire durable (Liviad) a déclaré que l’amélioration de la santé humaine commence par le renforcement du microbiote naturel de l’organisme, qui contribue à réduire la dépendance aux médicaments et les problèmes de santé liés à la nutrition, tant physiques que mentaux, notamment chez les enfants.

Mme Ksontini, qui participait à la journée «Probiotiques & Microbiote : les bâtisseurs de la défense», mercredi 4 février 2026, à la Cité des Sciences de Tunis, a souligné à Mosaique FM, a souligné que le mode de vie et l’alimentation modernes ont entraîné des changements importants, le régime alimentaire étant désormais basé sur des produits de restauration rapide, riches en sucre et en amidon, au détriment des légumes, des fruits et des produits fermentés bénéfiques pour la santé.

«Le problème ne se limite pas aux seuls amidons, mais inclut également l’exposition directe aux pesticides chimiques et aux plastiques qui affectent les cellules du corps et la santé humaine en général», a-t-elle déclaré.

Des solutions existent, estime Mme Ksontini, ajoutant que la valeur nutritionnelle des aliments peut être améliorée par l’ajout de levures naturelles et de bactéries bénéfiques (probiotiques), qui contribuent à renforcer le système immunitaire et à réguler les fonctions de l’organisme.

La chercheuse a également insisté sur l’importance de la modération, expliquant qu’un usage excessif de tout complément alimentaire peut entraîner des effets indésirables, tandis qu’un usage modéré permet de maintenir un bon équilibre.

Le microbiome ne se limite pas au système digestif, il est également présent sur la peau et dans le corps d’une femme enceinte, où il peut être transmis à l’enfant à la naissance, a averti Mme Ksontini. «Des pratiques quotidiennes, comme la consommation de lait fermenté, de yaourt et de compléments alimentaires enrichis en bactéries bénéfiques favorisent une bonne santé à long terme», a-t-elle ajouté.

La chercheuse a également souligné que la Tunisie est un pays modèle en matière de respect des normes internationales de sécurité alimentaire, grâce à un suivi rigoureux de la physiologie et de la biochimie des produits alimentaires. Elle a insisté sur le fait que la surconsommation d’antibiotiques constitue un défi mondial et que la promotion du microbiote naturel pourrait être une solution pour réduire la dépendance aux médicaments.

Mme Ksontini a conclu en affirmant que la promotion de la santé par la microbiotique exige une prise de conscience collective et des pratiques alimentaires saines, dans le respect des normes scientifiques, notant que la Tunisie a commencé à prendre des mesures progressives pour mettre en œuvre ces stratégies au niveau national, ce qui contribuera à protéger la santé des citoyens et des générations futures.

I. B.

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La Tunisie 20e mondiale en termes d’efficacité énergétique

08. Februar 2026 um 09:57

Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) en Tunisie, Nafaa Baccari, a déclaré que la Tunisie se classe au 20e rang mondial sur 140 pays en termes d’efficacité énergétique, surclassant ainsi de nombreux pays européens, selon le rapport 2025 de la Banque mondiale sur les indicateurs d’énergie durable.

Dans une interview accordée à Independent Arabia, Baccari a ajouté : «La Tunisie se classe 2e en Afrique après le Nigéria et 62e au niveau mondial dans l’indice de transition énergétique du Forum économique mondial, qui comprend 115 pays. Ce résultat est le fruit de la création de l’ANME il y a 40 ans.»

Il s’agit d’une institution publique à vocation non administrative et non commerciale qui, depuis sa création, travaille à l’élaboration de lois en soumettant des propositions à cet égard dans le but de suivre l’évolution mondiale, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’empreinte carbone.

La Tunisie a des objectifs ambitieux à cet égard, puisqu’elle cherche à réduire son indice carbone de 62 % d’ici 2035, et à produire de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, afin que celles-ci atteignent 35 % du mix énergétique national en 2030 et 50 % en 2035, contre  seulement 4 à 5 % aujourd’hui.

Baccari a poursuivi : «La Tunisie progresse bien en ce qui concerne sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) aux émissions de gaz à effet de serre, ce qui l’a conduite à augmenter ses engagements de réduction des émissions, pour passer à 45 % en 2030 et à 62 % en 2035.»

Ces objectifs seront réalisés grâce aux indicateurs assez avancés enregistrés en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, car les émissions sont basées à 70 % sur les émissions énergétiques, et cet indicateur devra être réduit grâce à l’adoption d’énergies alternatives.

Les secteurs des transports et de la construction figurent en tête des plus gros consommateurs d’énergie, chacun représentant 35 % de la consommation totale. Des mesures sont en cours pour réduire la consommation dans le secteur de la construction grâce à l’isolation thermique et à un éclairage écoénergétique, ainsi qu’à des projets d’autoproduction d’électricité menés aussi bien par les entreprises que par les ménages.

Actuellement, 200 entreprises tunisiennes produisent leur propre électricité à partir d’énergie propre en installant des centrales photovoltaïques pour leur propre consommation, précise Baccari, qui note que l’ANME a mis en place le projet Prosol Elec, qui représente l’une des plus importantes réussites de la transition énergétique dans la région, et qui propose un ensemble d’incitations à l’autoproduction d’électricité par les ménages tunisiens.

I. B.

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Tunisie | Les avocats se plaignent des restrictions aux droits de la défense

08. Februar 2026 um 09:11

Le conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) a annoncé, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue le vendredi 6 février 2026, qu’il organisera une manifestation, le vendredi 13 février à 11h00 devant le Palais de justice de Tunis, afin d’exprimer son rejet de ce qu’il qualifie de «restrictions» à son travail.

Cette position fait suite au manque d’engagement sérieux du ministère de la Justice sur cette question, a indiqué le Barreau, soulignant sa volonté d’aller de l’avant pour «protéger le droit à la défense et exiger son respect ainsi que la levée de toutes les restrictions», rapporte Diwan FM.

Le Barreau a exprimé sa «profonde préoccupation et sa vive inquiétude» concernant ce qu’il a décrit comme des «violations du droit à la défense, qui sont devenues inacceptables et compromettent les conditions d’un procès équitable, allant jusqu’à empêcher et restreindre illégalement le droit de visite [aux prisonniers], en plus des restrictions imposées aux avocats et aux justiciables qui portent atteinte à leur dignité et aux garanties d’un procès équitable», lit-on dans la déclaration.

Le Barreau a déclaré que «les revendications des avocats sont légitimes et justifiées, et qu’il n’est plus tolérable de voir leur traitement sérieusement retardé», ajoutant, dans ce contexte, qu’une réunion des sections régionales de de l’Ordre des avocats se tiendra le 14 février 2026 afin d’approfondir la discussion sur les revendications des avocats et de déterminer les moyens de les satisfaire dans l’intérêt de la justice en Tunisie.

Le Conseil de l’Ordre des avocats a appelé tous les avocats, hommes et femmes, à être plus vigilants et à se préparer sérieusement à défendre les acquis de la profession, à satisfaire ses revendications légitimes et à protéger les droits.

I. B.

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Atuge 2026 | La culture dans l’assiette

08. Februar 2026 um 08:31

Pour sortir la Tunisie de sa torpeur, la solution ne serait pas de passer directement par la politique ou le militaire ou la voie religieuse. L’intervention serait davantage à encourager dans le domaine culturel, éducatif, économique puis financier. Face à l’obscurantisme et à l’inopérance des partis politiques, des actions dans ces domaines parviendront-elles à créer une Tunisie des Lumières ?

Jean-Guillaume Lozato

Un cadre solennel mais une ambiance décontractée pour un après-midi studieux. C’est dans son enclave parisienne que l’Association des Tunisiens des grandes écoles a organisé sa journée spéciale «Open’Atuge 2026». C’est par un bien sinistre après-midi, que l’Atuge a rendu une éclaircie dans l’espace intellectuel et associatif parisien. Paris connue pour être «la ville lumière» doit, c’est le cas de le dire, une fière chandelle à une association qui relève le niveau général d’un paysage événementiel francilien gangréné par l’opportunisme intellectuel et les procédés abjects des influenceurs/ceuses.

Dans ce havre de paix assimilable à une principauté tunisienne qu’est l’édifice de la Cité Universitaire Internationale de Paris, l’événement a suivi une tournure plus pédagogique que véritablement promotionnelle. Ce traitement informatif des actions menées et à venir s’est opéré en parfait accord avec l’esprit qui imprègne les membres. C’est-à-dire la mise en avant de l’importance du bagage culturel et éducatif acquis lors du parcours d’études de chaque individu. C’est-à-dire un enracinement profond dans le substrat du pays d’origine. C’est-à-dire une constante recherche de l’excellence et du renforcement des contacts en vue d’une mutualisation.

L’avantage d’un triple regard

Tout ceci au cours d’une présentation à la fois cérémoniale et conviviale. Une tonalité rendue possible par la présidente de l’association, Ines Trojette, dont la prestance remarquée par l’assemblée présentait parfois quelques similarités avec le jeu de l’actrice Monica Bellucci. Grâce aussi à l’aide précieuse de ses deux plus proches collaborateurs, qui assurent la vice-présidence : Basma Farhoud, à l’indispensable polyvalence et à la bonne humeur si communicative, et Houcem Ben Jemaa si à l’aise dans son rôle d’attaché culturel.

Cette mise en condition a permis au public de se tenir informé immédiatement des perspectives proposées par l’Atuge.

La force de cette association, c’est d’abord l’homogénéité de son réseau. Une toile tissée à partir d’un épicentre extrêmement bien défini par le civisme national, consolidé par l’affiliation consciente à la diaspora.

Vient la diversité des angles de vue proposés. La compartimentation de cette organisation à but non lucratif propose en effet des tables rondes variées grâce à ses clubs : finance, entrepreneuriat, culture, digital, féminin, santé, carrière, business connect, break, BDE… Un panel d’offres qui témoigne de la force créatrice d’un noyau fort d’expatriés bénéficiant de l’avantage d’un double regard. D’un triple regard, si l’on reprend les propos passés de l’ancienne présidente du bureau de Paris Rihab Hafidhi en référence aux trois antennes associatives (à Londres, Paris et Tunis).

Transformer les inconvénients en challenges

C’est justement dans les échanges formels et informels que le phénomène puise ses ressources. Dans un public où s’entrecroisaient dans de justes proportions conservatisme et laïcité. Chez les interlocuteurs rencontrés ici et là, les interrogations voire les angoisses se sont exprimées. Pas tellement sur le plan de la politique intérieure. Plus sur les lenteurs bureaucratiques et sur la géopolitique. Un frein qui empêcherait des contacts avec des investisseurs étrangers.

«Ce genre de rencontres sont justement le prétexte de découvrir et de nous faire découvrir. Le monde doit réaliser que la Tunisie a de plus en plus de jeunes spécialisés dans les technologies de pointe. Que beaucoup se soient expatriés peut se transformer en avantage à condition de leur donner l’envie de revenir», explique avec tout son sens du contact au service de l’expertise Marwen Ben Lamine, gestionnaire principal de la communication interne chez Ooredoo.

Plus loin, c’est Imen Ben Slama, rayonnante spécialiste en ressources humaines chez HR Talent Hub, qui livre son opinion : «Nous, les Tunisiens, aimons apprendre des autres, mais les autres doivent réaliser qu’ils peuvent eux aussi apprendre énormément à notre contact».

Un élitisme reviendrait-il à être constaté à partir de cette réunion parisienne ? Pas exactement puisque l’isolationnisme n’est pas le but recherché. Plutôt la performance d’un écosystème qui se sert de la matière grise très diplômée comme d’un levier, tout en pouvant rassembler les Tunisiens expatriés en général vers des thématiques moins lucratives ou plus prosaïques. Comme en cette journée thématique «La culture dans l’assiette», organisée à l’occasion de la Journée du Patrimoine et axée sur la cuisine tunisienne, le 20 septembre dernier, à la Maison de Tunisie, à Paris, lorsque le directeur du bureau de l’Office du tourisme tunisien (ONT), Lotfi Elmani, et la linguiste Héla Msellati avaient insisté respectivement sur «le tourisme culinaire et gastronomique» et «le plat comme marqueur d’identité». Leur message était de rappeler combien la culture culinaire et artistique tunisienne est un vecteur essentiel de transmission, de fierté et de rayonnement à l’international.

Pour une Tunisie des Lumières

Restituer l’ambiance d’un tel programme de rencontre incite à un témoignage bienveillant tant les considérations d’ordre humaniste ont été mises en avant, bien avant les préoccupations d’ordre strictement économiques.

Pour sortir la Tunisie de sa torpeur, la solution ne serait pas de passer directement par la politique ou le militaire ou la voie religieuse. L’intervention serait davantage à encourager dans le domaine culturel, éducatif, économique puis financier. Face à l’obscurantisme et à l’inopérance des partis politiques, des actions dans ces domaines parviendront-elles à créer une Tunisie des Lumières ?

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Le poème du dimanche | ‘‘Fidélité’’ de Mohsen Ben Hmida

08. Februar 2026 um 07:41

Né en 1919 à Monastir, Mohsen Ben Hmida est poète, nouvelliste, traducteur, dramaturge, et essayiste tunisien.

Après des études au Lycée Sadiki et en Sorbonne, à Paris, il publie ses textes dès 1944 dans la revue Al-Mabâheth puis dans Al-Fikr, dès 1955.

Considéré comme innovateur, engagé, écrivant tôt, en vers libre, vers libéré, disait-il, il publie en arabe, son premier recueil, La caravane d’esclaves (MTE, 1967), puis Un homme est mort, (1985).

Bilingue, on lui doit de nombreuses traductions dont Saison en enfer (MTE, 1987) et Les Illuminations de Rimbaud, aussi, du français vers l’arabe, Cent poèmes du Japon, Ed. Beit Al-Hikma, 1990. En, 1993, il annonce plusieurs recueils inédits, dont un en français, Le périple, nous ne savons s’il a vu le jour. Il décède en 2005.

Tahar Bekri

Je me souviens je n’oublie pas

Sur quoi nous avons fait serment

Tout ce vers quoi nous aspirions

Ö mon compagnon ! Compagnon des faibles

Tout ce qui crée chez l’être sa fierté

Tout ce qui rescucite les cendres

Je me souviens je n’oublie pas

Cette époque détestable

Avant que je n’écrive mon poème

Quand ils étaient des loups

Et nous étions des moutons

Quand mon frère aspirait la poussière

Et  moi portais le drame

Les campagnes étaient désertes et assoiffées

Mon frère humain sur ma terre à la dignité violentée

Mon frère humain sur ma terre ne savait où se diriger

Je me souviens je n’oublie pas

Depuis que j’étais enfant

Et que le malheur m’avait frappé

Que la faim avait essoré le cœur de mon pays

Que la gloire s’éloignait au loin fort loin

Comme des souffles éclatants

J’ai entendu que c’était mon peuple

Que c’était le gémissement de l’humanité

J’ai fait serment que la colère éclatera

Sur tous les chemins

Le peuple se révoltera vite avec force

Je me souviens je n’oublie pas

Je ne suis pas ingrat

Je ne suis pas insensible

Comme des souffles nobles

Comment de quelques fragments

J’ai semé la graine de l’amour de l’humanité

Allumé le feu de la vaillance

Révélé tout traître valet

Réveillé la fierté de mon peuple de nouveau

Qui s’opposa à l’ennemi

Brandissant sa foi de fer inébranlable

Et  bâtit la gloire de mon pays

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

Extrait de Attariq (La voie), recueil annoncé, poème paru dans la revue Al-Maçar, n°18, octobre, 1993.

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Gestern — 07. Februar 2026Haupt-Feeds

La Tunisie pionnière de l’IA dans le monde arabe

07. Februar 2026 um 13:48

Premier pays arabe à avoir adopté le réseau Internet dès 1991, à titre expérimental, la Tunisie figure aujourd’hui parmi les premiers pays arabes à reconnaître l’importance de l’intelligence artificielle (IA) comme pilier essentiel de la transformation numérique et du développement économique, selon le Rapport économique arabe unifié publié par le Fonds monétaire arabe le 5 février 2026.

Le rapport consacre un chapitre essentiel à souligner le rôle de l’IA dans la promotion de l’inclusion financière et de l’innovation dans les pays arabes, compte tenu de l’accélération des transformations technologiques à l’échelle mondiale.

Depuis 2018, la Tunisie a lancé une stratégie nationale ambitieuse pour l’IA, axée sur le soutien à l’innovation, à la recherche scientifique et à la construction d’une société du savoir intégrée.

Cette stratégie privilégie le développement d’un écosystème de données ouvertes, élément fondamental pour alimenter les applications de l’IA, favoriser la transparence et stimuler l’innovation.

Outre la promotion de l’utilisation de cette technologie dans des secteurs vitaux tels que la santé, par le développement de solutions intelligentes pour les soins de santé et le diagnostic, et le secteur des transports afin d’améliorer la gestion du trafic et les systèmes de transport public, ainsi que l’intégration de l’IA dans le secteur public dans le but d’améliorer la qualité des services gouvernementaux et de simplifier les procédures administratives.

Dans ce contexte, la Tunisie s’est employée à mettre en place un système de soutien à la recherche et à l’innovation en créant plusieurs pôles d’excellence, dont Innovation City à Sousse et le Parc technologique El Ghazala à Tunis, qui ont fourni des espaces d’incubation réunissant universités, centres de recherche et start-ups, contribuant ainsi au développement de projets innovants dans le domaine de l’IA.

La promulgation de la loi sur les start-ups en 2018, la première du genre en Afrique, a également renforcé le climat d’investissement et d’entrepreneuriat dans les domaines numériques, notamment l’AI.

En parallèle, la Tunisie organise les plus grands concours de développement de logiciels liés à l’IA de la région, ce qui a contribué à stimuler le système d’innovation et à attirer les talents et les investissements.

L’État travaille également à l’élaboration d’un code d’usage numérique et d’une charte éthique pour l’IA, ainsi qu’à la création de l’Observatoire numérique tunisien, dans le but de promouvoir la bonne gouvernance et d’accompagner les décideurs du secteur numérique.

Le rapport indique que la Tunisie se classe relativement bien dans l’indice de préparation des gouvernements en matière d’IA, ce qui témoigne des progrès accomplis malgré les difficultés liées à l’accélération de la mise en œuvre des projets et au développement des infrastructures numériques.

Dans ce contexte, le pays poursuit la mise à jour de sa stratégie nationale afin de suivre le rythme des avancées technologiques mondiales et de répondre aux besoins du marché local.


Poursuite des efforts de soutien au secteur numérique

Cette approche s’inscrit dans une vision plus large de la transformation numérique, fondée sur la garantie de l’inclusion sociale numérique et financière, la numérisation des services administratifs et leur accessibilité accrue à tous les citoyens, tous secteurs confondus, incarnant ainsi le droit constitutionnel d’accès à l’information et aux réseaux de communication.

L’année 2025 a été marquée par la poursuite de la mise en œuvre du Plan stratégique national «Tunisie 2025» visant à faire progresser le secteur des technologies de la communication, grâce au développement de cadres législatifs et réglementaires, au renforcement des infrastructures de communication, au soutien de l’économie numérique et à la transformation numérique de l’administration, ainsi qu’au développement des domaines de la cybersécurité, du renforcement des capacités et de la diffusion de la culture numérique.

Ces efforts se poursuivront en 2026, car les programmes du gouvernement, conformément au bilan économique de 2026, comprennent l’accélération de la numérisation globale des institutions étatiques au niveau central et régional, la finalisation de l’élaboration du plan d’action pour la stratégie nationale d’intelligence artificielle et le lancement de sa mise en œuvre, en plus du soutien à l’innovation, à l’entrepreneuriat et au développement des compétences dans les domaines numériques.

L’État attache également une importance particulière au renforcement de la confiance numérique et de la cybersécurité, notamment par la finalisation des textes d’application du décret relatif à la cybersécurité, ainsi que par la préparation et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de cybersécurité pour la période 2026-2030. Ainsi que le lancement de sa mise en œuvre, en plus de la poursuite de la mise en œuvre du Programme national d’audit de cybersécurité au profit des structures publiques, ce qui renforcera la résilience du système numérique national et soutiendra la voie du développement durable.

La Tunisie travaille également au développement de programmes de formation et de spécialisations scientifiques dans le domaine de la cybersécurité, à l’élaboration du cadre réglementaire pour le domaine du cloud computing public, à la création de centres sectoriels pour répondre aux urgences informatiques et au soutien des activités des fournisseurs de services d’authentification électronique dans le but de créer un environnement concurrentiel pour la commercialisation des solutions d’authentification électronique et des services connexes.

Outre l’intégration de l’identité numérique dans l’offre de services de l’Agence nationale de certification électronique et le soutien à la mise en œuvre de projets visant à garantir la conformité des produits de l’Agence nationale de certification électronique aux normes internationales en matière de certification électronique, des offres préférentielles sont proposées aux ministères et organismes publics fournissant des services numériques en ligne.

D’après Tap.

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Energie renouvelable | La Tunisie lance un programme de 1,7 GW

07. Februar 2026 um 12:13

Ensemble, les nouveaux projets éoliens et solaires mis en œuvre par la Tunisie devraient lui permettre d’économiser des centaines de millions de dollars en réduisant ses importations de gaz. Ils permettront également de diminuer les émissions de carbone, de garantir la sécurité énergétique et de créer des milliers d’emplois locaux pendant la construction et l’exploitation, marquant ainsi une étape importante dans la transition énergétique du pays. Ces projets généralement menés sous le régime de la concession, sont co-financés par des bailleurs de fonds internationaux.

Latif Belhedi

La Tunisie franchit une étape majeure dans sa transition énergétique en attribuant d’importantes concessions d’énergies renouvelables, notamment solaires et éoliennes, à des développeurs internationaux de premier plan dans le cadre de son programme d’énergies renouvelables de 1 700 MW (1,7 GW). Ces projets, qui s’inscrivent dans le cadre du programme d’appels d’offres du pays, visent à réduire la dépendance au gaz naturel importé et à atteindre un objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030 et 50 % d’ici 2035, contre seulement 4 à 5% actuellement.

Lors des dernières attributions de concessions, le gouvernement a sélectionné plusieurs entreprises internationales de renom pour développer d’importants projets éoliens et solaires. Parmi les principaux lauréats figure Voltalia, entreprise française spécialisée dans les énergies renouvelables, qui a obtenu un projet solaire de 132 MW dans la région de Gabès. Ce projet vient compléter le portefeuille existant de Voltalia dans notre pays, qui comprend déjà les projets de Sagdoud et de Menzel Habib. Grâce à ces nouveaux développements, la capacité totale d’énergies renouvelables prévue par l’entreprise dans le pays avoisine les 400 MW.

L’énergie éolienne connaît également une forte croissance grâce à de nouvelles concessions. La société norvégienne Scatec et le groupe japonais Toyota Tsusho, via sa filiale Aeolus, développent conjointement le projet éolien d’El Fahs (75 MW) dans le gouvernorat de Zaghouan. Ce projet bénéficie d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans signé avec la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg), garantissant ainsi la stabilité des revenus à long terme pour les développeurs.

Dans le secteur solaire, Qair International s’est imposé comme un autre acteur majeur, en remportant des contrats pour plusieurs centrales solaires de grande envergure, dont un projet de près de 200 MW à El Khobna (Sidi Bouzid).

Parallèlement, des projets antérieurs commencent à être mis en service. La centrale solaire de Kairouan (120 MW), développée par un consortium mené par des entreprises chinoises, a récemment été mise en service. Ce projet est la première centrale solaire tunisienne d’une capacité supérieure à 100 MW.

Ces nouvelles attributions témoignent d’une nette évolution de la stratégie tunisienne en matière d’énergies renouvelables. Le gouvernement privilégie désormais les grands projets d’infrastructures sous régime de concession, principalement pour les projets de plus de 10 MW. Cette approche vise à attirer des promoteurs expérimentés, dotés de solides compétences techniques et d’une grande solidité financière.

Pour soutenir le développement rapide des énergies renouvelables, la Tunisie collabore avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement. Ces institutions contribuent à la modernisation du réseau électrique national et au renforcement de la situation financière du secteur énergétique.

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Projet italo-tunisien pour préserver la biodiversité méditerranéenne

07. Februar 2026 um 11:33

Dans le cadre de la coopération scientifique et institutionnelle entre l’Italie et la Tunisie, le projet «Réinvestir» est entré dans sa phase opérationnelle. Cette initiative transfrontalière vise à renforcer la biodiversité méditerranéenne et à traduire la recherche appliquée en innovations pour les filières agroalimentaires et nutraceutiques.

Ce projet, dont le lancement a eu lieu le 5 février 2025 à l’Université de Palerme, en présence de représentants institutionnels et de partenaires technico-scientifiques, s’inscrit dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie. Il vise à renforcer la coopération entre les territoires sicilien et tunisien sur des priorités communes, notamment l’innovation, la transition écologique et la résilience climatique.

Le programme, approuvé par la Commission européenne pour la période 2021-2027, dispose d’un budget total d’environ 36 millions d’euros (123 millions de dinars tunisiens) et soutient la coopération transfrontalière entre les deux rives.

«Réinvestir» encourage la recherche et l’innovation concernant les espèces végétales d’intérêt agroalimentaire et nutraceutique, notamment les variétés menacées d’extinction, en ciblant les zones rurales de la province de Palerme et du gouvernorat de Tunis.

Lancée le 15 mai 2025 et devant s’achever le 14 avril 2028, cette initiative repose sur un partenariat réunissant, entre autres, l’INRGREF, Crea-DC, l’Université de Palerme et le partenaire privé Prism Impresa Sociale s.r.l., ainsi que des organismes de formation et de développement agricoles.

D’après les informations fournies par les promoteurs, les travaux portent sur la sélection des génotypes, la caractérisation biochimique et les expérimentations liées aux pratiques durables et à l’agriculture de précision, dans le but d’aider les exploitations agricoles et les PME à accroître leur production à plus forte valeur ajoutée dans les secteurs agroalimentaire, cosmétique et phytothérapie.

Parmi les espèces mentionnées dans les documents d’information figurent Moringa oleifera, Salvia officinalis et Ziziphus spina-christi.

L’événement de lancement s’est déroulé en présence, entre autres, de Daniela Segreto, représentante de l’Autorité de gestion du programme, de Mohamed Ali Mahjoub, consul de Tunisie à Palerme, et du professeur Carlo Greco, directeur scientifique de l’université. Étaient également présents, du côté tunisien, Mohamed Taher Elaeib, directeur général, et Lamia Hamrouni, chef de projet.

Pour ses promoteurs, le projet vise à établir un lien opérationnel entre la recherche et l’industrie, grâce à des activités de transfert de technologies et de formation. Il ambitionne de développer des outils communs pour la qualité, l’origine et la valorisation des produits, dans une perspective de compétitivité durable et de protection de la biodiversité.

La phase opérationnelle comprend notamment des ateliers techniques, des activités de laboratoire conjointes et la diffusion des résultats.

 D’après Ansamed.

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La flottille mondiale Sumud reprendra la mer pour Gaza

07. Februar 2026 um 11:01

La flottille mondiale Sumud reprendra la mer pour Gaza le 29 mars 2026. Les organisateurs s’attendent à une participation plus importante que lors de sa première mission.

Cette première mission, rappelons-le, s’est achevée en octobre lorsque les forces navales israéliennes ont arraisonné plus de 40 navires transportant de l’aide humanitaire et emprisonné pour quelques jours les activistes de nombreux pays venus apporter secours aux Palestiniens de Gaza, soumis à un blocus militaire et un génocide israéliens condamnés par la communauté internationale.

Le départ se fera de Barcelone, suivi de la Tunisie, de l’Italie et d’autres ports méditerranéens, a déclaré la militante Sumeyra Akdeniz Ordu lors d’une conférence de presse retransmise en direct depuis Johannesburg, en Afrique du Sud, et rapportée par l’agence turque Anadolu.

Les organisateurs ont annoncé la participation de plus de 3 000 personnes originaires de plus de 100 pays, qui embarqueront à bord de plus de 100 bateaux.

«Cette fois-ci, nous partirons avec des milliers de participants, dont plus d’un millier de médecins, d’infirmières, de personnels soignants… Nous aurons des professionnels de la santé avec nous», a déclaré la militante turque. Et d’ajouter : «Nous aurons avec nous des spécialistes de la construction écologique. Nous aurons également des enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre, ce qui constitue une différence par rapport à la mission précédente».

Parallèlement à la mission maritime, un important déploiement terrestre sera mis en œuvre : le nouveau convoi terrestre Sumud, a-t-elle aussi expliqué.

I. B.

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Meurtre de Brahmi en appel | De 5 ans de prison à la peine capitale

07. Februar 2026 um 10:38

La Chambre criminelle spécialisée en matière de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis a prononcé plusieurs peines, allant de 5 ans de prison à la peine capitale, dans l’affaire de l’assassinat du député et homme politique Mohamed Brahmi, tué devant son domicile le 25 juillet 2013.

Selon une source judiciaire citée par l’agence de presse TAP, l’accusé Abderraouf Talbi a été condamné à la peine capitale et à trente ans de prison.

D’autres accusés ont écopé de lourdes peines de prison : 60 ans chacun pour Ezzeddine Abdellaoui et Ahmed Melki, dit «le Somalien», 50 ans pour Mohamed Aouadi, 45 ans pour Karim Kelâa, vingt ans chacun pour Amer Belazi et Mohamed Akkari, et dix ans pour Riadh Ouertani.

Un jugement par contumace a également été prononcé et confirmé contre Mustapha Khedher, un fugitif condamné à 5 ans de prison pour non-dénonciation. Toutes les personnes condamnées sont également soumises à une mesure de surveillance administrative de 5 ans après avoir purgé leur peine.

La même source a indiqué que le principal auteur présumé des faits, Boubaker Al-Hakim, est décédé, probablement en Syrie.

La décision d’appel s’inscrit dans un long processus judiciaire lié à la crise politique de 2013, exacerbée par les assassinats de figures de l’opposition et les manifestations qui ont suivi, lesquelles ont contribué à impulser le processus de médiation promu par le Quartet du dialogue national tunisien.

Sur le plan pénal, ce jugement confirme le rôle central de la peine de mort dans la lutte contre le terrorisme, dans un pays qui, selon Amnesty International, n’a procédé à aucune exécution depuis 1991, bien qu’il la maintienne dans son système juridique.

I. B.

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Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !

07. Februar 2026 um 10:03

Alors que partout dans les pays occidentaux aussi bien dans l’Amérique de Donald Trump qu’en Europe, la grande mode est à la rhétorique et à la surenchère anti-migratoires, à la banalisation du discours xénophobe et à la chasse aux migrants, le gouvernement espagnol présidé par le socialiste Pedro Sánchez a décidé de régulariser 500 000 migrants irréguliers.

Imed Bahri

À l’heure où ICE, la police anti-immigration américaine, ne recule devant aucun procédé brutal et qu’elle est citée en exemple en Europe comme l’a fait Arno Klarsfeld, magistrat au Conseil d’État (plus haute juridiction administrative française), qui a appelé à organiser des rafles contre les migrants irréguliers, le chemin choisi par l’Espagne incarne une exception qui irrite bien au-delà de la péninsule ibérique. 

Dans les colonnes du journal londonien arabophone Al Quds al Arabi, Hussein Majdoubi est revenu sur cette exception espagnole. Il explique que la décision du gouvernement espagnol dirigé par Sánchez, qui a annoncé un programme de régularisation des immigrés sans papiers, est une décision qui a suscité la colère des partis d’extrême droite et de plusieurs gouvernements européens car elle est perçue à la fois comme une remise en cause du discours populiste et de la théorie du Grand Remplacement mais aussi elle contredit la recommandation du document de la Stratégie de sécurité nationale américaine de l’administration Trump préconisant de limiter l’immigration en provenance des pays du Sud. 

Régularisation massive des migrants

Le Premier ministre espagnol a annoncé ce processus de régularisation la semaine dernière. Il s’agit du sixième programme de ce type mis en œuvre par l’Espagne ces quarante dernières années. Cette régularisation massive est née d’une proposition soutenue par les citoyens, signée par quelque 700 000 personnes et appuyée par des centaines d’organisations de la société civile et par l’Église catholique.

Le premier programme de ce type remonte à 1986, année de l’adhésion du pays à l’Union européenne, sous le gouvernement du socialiste Felipe González. D’autres programmes ont eu lieu en 1991 et 1996, également sous son mandat. Deux programmes de régularisation ont été organisés en 2000 par le Premier ministre de droite José María Aznar, et le plus important, concernant un demi-million d’immigrés, a été lancé en 2005 par le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero. Le programme actuel, qui doit débuter en avril prochain sous la présidence de Sánchez est considéré comme un vaste programme puisqu’il concernera environ un demi-million de migrants et offrira d’importantes facilités administratives.

Mariano Rajoy, le dirigeant de droite conservateur du Parti populaire (PP), était le seul Premier ministre à ne pas avoir lancé de programme de régularisation à grande échelle pour les migrants depuis le début de la transition démocratique espagnole au milieu des années 1970.

Une grave pénurie de main-d’œuvre

La décision du gouvernement espagnol fait suite à une grave pénurie de main-d’œuvre dans divers secteurs, notamment la construction, la maintenance électrique, la mécanique, le tourisme et le transport routier. Cette situation coïncide avec le taux de croissance économique le plus élevé que connaît l’Espagne parmi les pays occidentaux, engendrant une forte demande de travailleurs.

L’opposition de droite, en particulier le parti d’extrême droite Vox, tente de contester cette décision devant la Cour suprême. Néanmoins, la procédure de régularisation des migrants débutera en avril. Parmi les principaux bénéficiaires figurent les membres de la communauté marocaine entrés irrégulièrement en Espagne ces dernières années.

La décision espagnole représente un défi pour tous les pays européens. Alors que l’extrême droite et les partis conservateurs instrumentalisent l’immigration à des fins électoralistes et que la lutte contre l’immigration constitue un pilier de la stratégie des mouvements extrémistes pour renforcer leur influence, la décision de l’Espagne de régulariser les immigrés irréguliers va à contre-courant de la tendance européenne dominante.

Parallèlement, cette décision s’oppose frontalement à la politique de Washington, qui a publié le Document de sécurité nationale des États-Unis recommandant, sur un ton quasi inflexible, aux Européens de stopper l’immigration en provenance des pays islamiques et du Sud en général, afin de préserver le visage du continent européen au cours des vingt prochaines années.

Washington menace de prendre des mesures contre les pays européens qui ne luttent pas contre l’immigration en provenance du Sud. La décision de régulariser le statut des migrants suscite la controverse, notamment suite aux propos du milliardaire et désormais homme politique et d’influence américain Elon Musk qui soutient publiquement l’extrême droite européenne. Ce dernier a critiqué le Premier ministre espagnol sur la plateforme X, ce à quoi le dirigeant socialiste a répondu par un sarcasme mordant mais profondément humain : «Mars peut attendre mais pas l’humanité !», cela signifie que l’envoi d’humains sur Mars peut attendre mais que ceux qui vivent sur Terre doivent être traités avec humanité.

Contre la théorie du «Grand Remplacement»

Cette décision de régulariser le statut des migrants irréguliers porte un coup dur à la théorie du «Grand Remplacement», formulée par le Français Renaud Camus en 2011 et depuis reprise par le polémiste et homme politique français islamophobe Éric Zemmour. Cette théorie prétend qu’il existe un complot d’une élite transnationale, principalement occidentale, cherchant à remodeler l’Europe et l’Occident en encourageant l’immigration musulmane afin de transformer les sociétés européennes et américaines.

Cette théorie est partagée par Elon Musk, le président américain Donald Trump et la plupart des partis politiques extrémistes en Europe. Cette théorie est considérée comme très dangereuse car certains auteurs d’attentats terroristes contre des migrants, par exemple à Christchurch (Nouvelle-Zélande), à ​​Buffalo (États-Unis) et à El Paso (Texas, États-Unis), l’ont citée comme justification idéologique de leurs attaques.

Le leader du parti Vox, Santiago Abascal, s’est indigné de cette annonce de régularisation massive en recourant à cette théorie. Il a déclaré : «Le tyran Sanchez déteste le peuple espagnol. Il veut le remplacer», a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant que Sanchez voulait «accélérer l’invasion migratoire». Abascal avait plutôt appelé à la «remigration», un autre slogan d’extrême droite qui prône l’expulsion massive des personnes nées à l’étranger, y compris parfois des citoyens naturalisés.

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IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  

07. Februar 2026 um 09:00

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web une note d’analyse sur le recours accru de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses effets sur le financement de l’économie. La note intitulée «Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ?» interrogent le choix de la Tunisie de se tourner massivement vers la dette intérieure pour financer son budget.

Si cette stratégie réduit la dépendance extérieure, dans une logique de «compter sur soi» chère au président Saïed, tous les experts vous diront qu’elle crée un «effet d’éviction» qui limite l’accès au financement pour les entreprises privées, ce qui pénalise, à terme, l’investissement et la création de richesses et d’emplois.

Cette note d’analyse explore donc les risques d’un tel choix pour la stabilité financière et l’investissement productif. Elle met en évidence un phénomène d’effet d’éviction, marqué par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État au détriment du secteur privé. L’analyse s’appuie sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et propose des recommandations pour soutenir l’investissement productif.

Réduction de la dépendance de l’extérieur

Dans un contexte marqué par un accès restreint aux ressources de financement extérieur, la Tunisie a opté pour un recours massif et inédit à l’endettement intérieur afin d’assurer le financement du budget.

Cette orientation pourrait être expliquée par la volonté d’alléger le poids des échéances extérieures et limiter la fuite des devises dans la mesure où le service de la dette intérieure ne génère pas de sortie de capitaux vers l’étranger.

Ce choix permet ainsi de réduire la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux tout en favorisant le développement du marché financier domestique.

Si cette orientation traduit une adaptation aux contraintes extérieures, elle soulève néanmoins plusieurs enjeux notamment en matière de financement de l’investissement productif, de soutenabilité de la dette intérieure, etc.

En effet, nonobstant l’intérêt qu’il présente à court terme, un recours excessif à la dette publique intérieure risque d’exercer des pressions sur les investisseurs et le système bancaire compromettant ainsi la stabilité du système financier.

Réduction des ressources pour le privé

Le financement intérieur massif du budget tend à réduire la disponibilité des ressources financières pour le secteur privé, un phénomène communément désigné sous le nom d’effet d’éviction ou crowding out effect.

Face à cette situation inédite, l’IACE recommande la mise en œuvre d’une action coordonnée et cohérente autour des axes suivants :

– la promotion des partenariats public-privé en tant qu’instrument privilégié de mobilisation des ressources pour la réalisation de projets à fort impact économique et social contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire ;

– le soutien de la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME notamment par la mise en place de lignes de crédit dédiées et la mise en place de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation ;

– la réorientation des ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale ;

– le renforcement de la transparence et la qualité de l’information financière dans le but d’améliorer l’évaluation du risque de crédit, favoriser une meilleure allocation des ressources et réduire l’aversion au risque du secteur bancaire ;

– l’institution d’une structure nationale de gestion de la dette publique chargée d’assurer (i) la maitrise de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme et (ii) le suivi, la coordination et la consolidation de l’ensemble des engagements financiers de l’Etat.

Lire l’intégralité de la note sur ce lien.

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Biat – BAD | Partenariat au service des entreprises tunisiennes à l’international

07. Februar 2026 um 08:22

La Banque internationale arabe de Tunisie (Biat) marque aujourd’hui une avancée majeure dans le déploiement de sa stratégie de soutien au commerce extérieur, à travers la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement (BAD), a-t-elle annoncé dans un communiqué publié à Tunis le Tunis, le 6 février 2026, ajoutant que cet accord, portant sur une garantie de transaction d’un montant de 50 millions de dollars, vient renforcer significativement les capacités de la Biat à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique inclusif et durable.

Cette garantie s’inscrit pleinement dans la vision de la Biat de renforcer le commerce international et de soutenir l’économie nationale. Elle s’accompagne d’une large couverture géographique, en partenariat avec les banques correspondantes co-contractantes de la BAD.

Grâce à cette facilité, la Biat ambitionne d’accompagner plus efficacement ses clients sur les marchés internationaux. L’objectif est de favoriser l’importation de biens d’équipement et de technologies stratégiques dans des secteurs essentiels comme l’agro-industrie, l’industrie légère, les télécommunications et les énergies renouvelables.

Des solutions de financement international

Le partenariat permet aux entreprises clientes de la Biat, quelles que soit leurs tailles, d’accéder à des solutions de financement international compétitives, consolidant leur position et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales à travers :

– un accès renforcé aux marchés internationaux : la garantie de la BAD accroît la confiance des fournisseurs étrangers et de leurs banques, facilitant l’acceptation des instruments de paiement émis ;

– des coûts de financement optimisés : grâce à la notation AAA de la BAD, les entreprises tunisiennes bénéficient de conditions de confirmation plus avantageuses et compétitives ;

– un appui aux secteurs stratégiques : une attention particulière est portée à l’importation de biens essentiels – matières premières, produits énergétiques et équipements industriels.

À cette occasion, Elyes Jebir, directeur général de la Biat, a déclaré : «Grâce à cette garantie, la Biat consolide son rôle de partenaire privilégié des entreprises tunisiennes qui opèrent à l’international, en leur facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en sécurisant leurs opérations. La Biat se présente comme un pont solide qui relie les acteurs économiques tunisiens au système financier global».

«Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec la Biat qui est un acteur majeur du financement du commerce dans le pays. Cette facilité permettra à la BAD de contribuer à la création d’emplois et à un meilleur accès des populations à des biens et services essentiels», s’est félicitée Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la région Afrique de Nord et responsable pays pour la Tunisie à la BAD.

Ce partenariat avec la BAD illustre l’engagement de la Biat à soutenir durablement la croissance de ses clients, en leur proposant des solutions financières sûres et parfaitement alignées sur les standards du commerce international.

Qu’est-ce qu’une garantie de transaction ?

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la BAD pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle a été lancée en 2021 et couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre, entre autres.

La facilité est disponible pour toutes les banques enregistrées et opérant en Afrique, qui ont passé le processus de diligence raisonnable de la Banque.

Un acteur de référence en Tunisie

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la Biat constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2500 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la Biat a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation Biat pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.

Communiqué.

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Jeunes et réseaux sociaux | Entre ouverture et responsabilité

07. Februar 2026 um 07:55

En l’espace de deux décennies, Internet et les réseaux sociaux ont profondément transformé les modes de communication, d’information et de socialisation des sociétés contemporaines. Chez les jeunes en particulier, ces plateformes sont devenues des espaces centraux de construction identitaire, de divertissement, mais aussi d’engagement social et politique. En Tunisie comme ailleurs, il est désormais rare de rencontrer un adolescent qui n’utilise pas quotidiennement Facebook, Instagram, TikTok ou YouTube.

Zouhaïr Ben Amor *

Cette omniprésence du numérique suscite cependant des interrogations légitimes. Si les réseaux sociaux peuvent favoriser l’ouverture au monde, l’accès au savoir et l’expression individuelle, ils exposent également les jeunes à des contenus inadaptés, à des normes culturelles étrangères, à des mécanismes de dépendance et à des formes inédites de manipulation. La question n’est donc plus de savoir s’il faut accepter ou refuser Internet, mais comment en encadrer les usages de manière responsable.

Face à ces enjeux, deux positions extrêmes s’opposent souvent : d’un côté, une défense absolue de la liberté numérique au nom de l’émancipation individuelle ; de l’autre, une tentation sécuritaire assimilant toute régulation à une atteinte aux libertés. Cet article propose une approche plus nuancée, fondée sur trois idées centrales : la nécessité d’une souveraineté numérique adaptée aux cultures locales, la protection effective des mineurs par un contrôle de l’âge et de l’identité, et la conviction que le changement politique durable ne peut se construire que de l’intérieur des sociétés, et non par une dépendance exclusive aux réseaux sociaux.

Internet est souvent présenté comme un espace universel, affranchi des frontières et des particularismes culturels. Pourtant, cette représentation masque une réalité fondamentale : le numérique est un produit social, culturel et économique situé. Les grandes plateformes qui structurent aujourd’hui l’espace numérique mondial sont majoritairement conçues et gouvernées par des entreprises occidentales, principalement américaines, dont les valeurs et les normes imprègnent les contenus diffusés.

Circulation asymétrique des récits

Comme l’a montré Arjun Appadurai (1996), la mondialisation culturelle ne signifie pas une homogénéisation totale, mais une circulation asymétrique des images, des récits et des imaginaires. Les réseaux sociaux participent pleinement à cette dynamique en imposant, souvent de manière implicite, des représentations du corps, de l’intimité, de la réussite sociale ou des relations affectives qui ne correspondent pas nécessairement aux sensibilités locales.

Un exemple simple permet d’illustrer ce décalage. Une scène de baiser appuyé diffusée dans un film sur une chaîne française est généralement considérée comme banale et simplement interdite aux moins de 12 ans. En Tunisie, un tel contenu peut être jugé choquant dans un cadre familial et incompatible avec une culture socialement plus conservatrice. Ce désaccord n’est ni moral ni idéologique : il est culturel.

Or, les moteurs de recherche comme Google et les réseaux sociaux comme Facebook ou TikTok donnent un accès direct et massif à ces contenus sans véritable filtrage adapté au contexte national. Les jeunes se retrouvent ainsi exposés à des normes contradictoires, parfois difficiles à intégrer dans leur environnement familial et social. Manuel Castells (2010) souligne que la société en réseaux reconfigure les rapports de pouvoir et d’influence, souvent au détriment des structures locales traditionnelles.

Régulation de l’espace numérique

Dans ce contexte, la notion de souveraineté numérique apparaît comme un prolongement naturel de la souveraineté culturelle. De la même manière qu’un État régule l’espace audiovisuel ou éducatif, il peut légitimement encadrer l’espace numérique afin de protéger sa jeunesse et préserver sa cohésion sociale. Réguler ne signifie pas censurer arbitrairement, mais adapter les flux numériques aux réalités nationales.

L’adolescence est une période clé du développement humain, marquée par la construction de l’identité, la recherche de reconnaissance et l’affirmation de soi. Or, les réseaux sociaux exploitent précisément ces vulnérabilités psychologiques. Jean Twenge (2017) a montré que l’usage intensif des smartphones et des réseaux sociaux est corrélé à une augmentation de l’anxiété, de la dépression et du sentiment de solitude chez les adolescents.

Les mécanismes de comparaison sociale, amplifiés par les images retouchées et les mises en scène idéalisées de la vie quotidienne, peuvent altérer durablement l’image de soi. Les jeunes sont incités à mesurer leur valeur personnelle au nombre de «likes», de commentaires ou d’abonnés, ce qui favorise une quête permanente de validation extérieure.

La fragmentation de l’attention

 Sur le plan cognitif, plusieurs études soulignent une baisse de la capacité de concentration et une fragmentation de l’attention liées à l’exposition prolongée aux contenus courts et répétitifs (American Psychological Association, 2023). L’école se retrouve ainsi confrontée à des élèves de plus en plus connectés, mais paradoxalement moins disponibles pour l’apprentissage approfondi.

Ces effets ne sont pas le fruit du hasard. Les plateformes numériques reposent sur des modèles économiques fondés sur la captation de l’attention. Comme l’explique Shoshana Zuboff (2019), le capitalisme de surveillance transforme les comportements humains en données exploitables à des fins commerciales. Les algorithmes privilégient les contenus émotionnels, polarisants ou choquants, car ils génèrent davantage d’engagement.

Dans ce contexte, laisser les jeunes naviguer librement et sans accompagnement dans cet univers revient à les exposer à des logiques qui dépassent largement leur capacité de discernement.

L’un des paradoxes majeurs des réseaux sociaux réside dans l’écart entre les règles affichées et les pratiques réelles. La plupart des plateformes imposent officiellement un âge minimal d’inscription, souvent fixé à 13 ans. En pratique, ce contrôle est largement fictif. Il suffit de déclarer une date de naissance erronée pour contourner la règle.

Harcèlement, manipulation, escroquerie

Cette faille expose les mineurs à des contenus inadaptés, mais aussi à des risques graves : harcèlement, manipulation, escroquerie, voire exploitation. Par ailleurs, l’absence d’identification fiable favorise la prolifération de faux profils, utilisés à des fins malveillantes ou de désinformation.

Face à cette situation, il apparaît légitime de proposer un système d’inscription reposant sur une vérification réelle de l’âge, par la présentation de documents officiels, avec un seuil fixé à 15 ou 16 ans. Une telle mesure viserait avant tout à protéger les mineurs et à responsabiliser les utilisateurs.

Contrairement à une idée répandue, l’anonymat absolu n’est pas une condition indispensable de la liberté. Luciano Floridi (2014) rappelle que l’éthique numérique repose sur un équilibre entre protection de la vie privée et responsabilité des actions. Une identification encadrée, respectueuse des données personnelles, pourrait contribuer à assainir l’espace numérique sans porter atteinte aux droits fondamentaux.

Toute proposition de régulation numérique suscite une objection récurrente : celle d’un risque de restriction des libertés et de maintien des régimes en place. Cette crainte mérite d’être prise au sérieux, notamment dans des contextes où les libertés publiques ont longtemps été fragiles.

Illusion du cyber-utopisme

Cependant, il convient de distinguer deux choses : la lutte pour les libertés politiques et la dépendance aux réseaux sociaux comme principal outil de mobilisation. Evgeny Morozov (2011) a mis en garde contre ce qu’il appelle «l’illusion du cyber-utopisme», selon laquelle Internet suffirait à produire des transformations politiques profondes.

Les réseaux sociaux peuvent faciliter la circulation rapide de l’information, mais ils favorisent aussi des mobilisations éphémères, émotionnelles et facilement manipulables. Leurs algorithmes échappent au contrôle des citoyens et obéissent à des intérêts économiques étrangers aux préoccupations démocratiques locales.

Croire que la libération politique passe exclusivement par Facebook ou TikTok revient à déléguer le destin d’un pays à des entreprises privées multinationales. Or, l’histoire montre que les changements durables se construisent de l’intérieur : par l’éducation civique, l’organisation collective, les associations, les syndicats, les partis politiques et les institutions nationales (Tilly & Wood, 2015).

Militer pour plus de libertés implique donc de renforcer la conscience citoyenne et les cadres institutionnels, plutôt que de s’en remettre uniquement aux réseaux sociaux.

Face aux défis posés par les réseaux sociaux, la responsabilité est collective. L’État doit jouer un rôle de régulateur, en définissant un cadre juridique clair, transparent et contrôlé démocratiquement. La régulation ne doit pas être punitive, mais protectrice.

La famille demeure le premier espace de socialisation. Le dialogue, l’accompagnement et la vigilance parentale sont essentiels pour aider les jeunes à développer un usage critique du numérique.

Enfin, l’école a un rôle central à jouer dans l’éducation au numérique. Former des citoyens capables de comprendre les logiques algorithmiques, de vérifier l’information et de résister aux manipulations est devenu une mission éducative fondamentale.

Espaces d’ouverture, sources de vulnérabilité

L’influence des réseaux sociaux sur les jeunes ne peut être analysée de manière simpliste. Ces plateformes sont à la fois des espaces d’ouverture et des sources de vulnérabilité. Refuser toute régulation au nom de la liberté revient à ignorer les réalités psychologiques, culturelles et économiques qui structurent le numérique contemporain.

La souveraineté numérique, la protection des mineurs et la responsabilisation citoyenne ne sont pas des obstacles à la liberté, mais des conditions de sa durabilité. Protéger les jeunes, préserver les cultures et renforcer la citoyenneté sont des impératifs qui exigent des réponses réfléchies, équilibrées et adaptées aux contextes nationaux.

Références bibliographiques

Appadurai, A. (1996). Modernity at Large.
Castells, M. (2010). The Rise of the Network Society.
Floridi, L. (2014). The Fourth Revolution.
Morozov, E. (2011). The Net Delusion.
Twenge, J. (2017). iGen.
Vaidhyanathan, S. (2018). Antisocial Media.
Zuboff, S. (2019). The Age of Surveillance Capitalism.

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Les secrets des machines à sous gratuites | Plus de plaisir, moins de risques

06. Februar 2026 um 12:36

Les machines à sous en ligne sont une valeur sûre, un pilier du monde du jeu, qui offrent du divertissement, mais surtout la possibilité de gagner de l’argent. Ce secteur en constante expansion attire un large éventail de joueurs, des débutants aux passionnés chevronnés, tous à la recherche de divertissement et d’opportunités de gains. Cependant, tout le monde n’est pas prêt à investir de l’argent réel sans connaître au préalable les mécanismes du jeu. Que faire dans ce cas ?

Le divertissement passe par les machines à sous gratuites ou les machines à sous de démonstration, en particulier pour les joueurs débutants qui ne veulent pas se décourager.

Que sont les machines à sous gratuites ?

Les machines à sous gratuites, en mode démo, sont une version d’essai des machines à sous en ligne qui vous garantissent un accès gratuit. Elles sont très appréciées par les néophytes car elles permettent de jouer sans avoir à payer à des jeux gratuits, ce qui évite tout risque. Le site casino.ca propose d’ailleurs une large sélection de machines à sous à tester gratuitement.

D’ailleurs, savez-vous pourquoi de nombreux casinos en ligne proposent des machines à sous gratuites en mode démo pour attirer de nouveaux joueurs ? Principalement pour ces raisons :

–  elles permettent de se familiariser avec les jeux avant d’investir son argent ;

–  elles aident à élaborer une stratégie de jeu personnalisée ;

–  elles offrent aux joueurs la possibilité d’explorer une variété de jeux et de thèmes, améliorant ainsi leur compréhension des dynamiques du jeu.

L’objectif principal des machines à sous en mode démo est de reproduire fidèlement les caractéristiques des versions payantes, notamment en termes de graphisme, de son et de mécanismes de jeu. Chaque joueur peut ainsi ressentir les mêmes émotions et relever les mêmes défis que s’il jouait avec de l’argent réel.

De plus, les machines à sous en mode démo sont l’occasion de tester la volatilité et le taux de retour au joueur (RTP). Il s’agit en effet de deux aspects cruciaux qui influencent les chances de gagner. Et saviez-vous ce que cela signifie ? Que vous pourrez commencer à faire des choix plus éclairés, afin de ne pas gaspiller votre argent ou de vous retrouver à jouer de manière inconsidérée.

4 avantages incontournables

Si vous avez des doutes (tout à fait plausibles, bien sûr !), il est normal de les aborder et de les clarifier en mettant en avant les avantages liés à l’utilisation de cette version du jeu :

1. Risque zéro : élimine définitivement le risque de perdre de l’argent dès les premières parties. C’est un avantage pour les nouveaux joueurs qui ne sont pas encore familiarisés avec les mécanismes du jeu. Ils peuvent ainsi se concentrer sur l’apprentissage sans craindre de perdre leurs fonds, dans un environnement sans pression, idéal pour tester de nouvelles stratégies.

2. Meilleure expérience de jeu : vous pouvez explorer différentes fonctionnalités et découvrir comment fonctionnent les bonus spéciaux. Il s’agit en quelque sorte d’une approche éducative qui améliore vos compétences et vos connaissances, afin de vous préparer à des sessions plus intenses. En résumé, cette version vous permet d’apprécier pleinement la dynamique du jeu, sans précipitation.

3. Découverte de nouvelles machines à sous : les démos gratuites vous permettent d’essayer les dernières nouveautés ajoutées au portefeuille des fournisseurs de logiciels les plus célèbres sans aucun engagement financier. Cela permet de garder l’expérience de jeu fraîche et stimulante et vous permet de découvrir vos préférences personnelles.

4. Élaboration d’une stratégie : essayer différentes tactiques pendant la phase de démonstration peut vous aider à élaborer votre propre stratégie, même si les machines à sous restent un jeu de hasard. Cela vous aide en effet à comprendre comment fonctionne la gestion de la bankroll, comment choisir les bonnes machines à sous offrant les meilleures chances et comment tirer parti des tours bonus. Avoir une stratégie peut améliorer votre expérience globale, ne l’oubliez jamais !

Les machines à sous gratuites en mode démo constituent une excellente option pour tous ceux qui souhaitent améliorer leur expérience de jeu tout en préservant leur argent.

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L’Italie interrompt son service des visas à Tunis du 12 au 18 février

06. Februar 2026 um 12:17

L’ambassade d’Italie à Tunis a annoncé le 5 février 2026 que son service des visas, ainsi que son partenaire externalisé Almaviva, suspendront la réception et la délivrance de toutes les catégories de visas à partir de 18h00 le 12 février jusqu’à minuit le 18 février. Cette interruption de six jours correspond au calendrier communiqué par le ministère des Affaires étrangères à Rome et par d’autres ambassades dans le monde.

C’est ce que rapporte VisaHQ, en indiquant que, pendant cette période d’interruption, elle peut jouer un rôle tampon pour les employeurs comme pour les voyageurs individuels.

La Tunisie est une source majeure de titulaires de permis de travail dans les secteurs agricole et maritime italiens ; plus de 18 000 Tunisiens ont bénéficié de quotas saisonniers et non saisonniers en 2025. Les agences de recrutement disposent désormais de moins d’une semaine pour déposer des demandes urgentes, sous peine de manquer la saison des plantations de printemps et les rotations des équipages.

L’ambassade a indiqué que les rendez-vous déjà pris seront reprogrammés «aussi près que possible» des dates initiales et s’est engagée à prioriser les dossiers médicaux, de regroupement familial et de changement d’équipage dès la remise en service des systèmes. Néanmoins, les prestataires anticipent un retard d’au moins 1 500 dossiers, ce qui pourrait prolonger les délais de traitement jusqu’au début mars.

Les services RH sont invités à revoir les calendriers de missions et à envisager un onboarding digital pour limiter les retards d’arrivée.

Les employeurs parrainant des Tunisiens pour le nouveau permis saisonnier pluriannuel italien gagneraient également à collecter à l’avance les documents nécessaires — tels que certificats de police et contrats de travail — afin de pouvoir déposer les dossiers immédiatement après la période de gel.

Cet avis de Tunis rappelle que la coupure du Système d’Information sur les Visas (VIS-IT) est mondiale et inévitable; les entreprises aux flux de mobilité critiques sont conseillées de prévoir des consulats Schengen alternatifs ou d’ajuster leurs dates de voyage en conséquence.

Visa HQ indique, par ailleurs, que son équipe spécialisée sur l’Italie suit en temps réel les alertes des ambassades, pré-contrôle les documents pour conformité et prépare les dossiers afin qu’ils soient prêts à être soumis dès la réouverture du portail VIS, permettant ainsi de gagner plusieurs jours sur les délais de traitement post-interruption.

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