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Tunisie–Banque mondiale : cap sur l’excellence universitaire 

06. Februar 2026 um 21:27

Mondher Belaid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Ahmadou Moustafa Ndiaye, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ont discuté, vendredi 6 février à Tunis, des projets de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les deux parties ont salué les résultats enregistrés dans le cadre de ce partenariat qui s’étend sur plus de 30 ans ayant englobé plusieurs projets stratégiques, indique un communiqué du département.

À cette occasion, Ndiaye a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les politiques du ministère et ses projets stratégiques visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, le classement international des universités tunisiennes et le rôle de la Tunisie comme pôle universitaire et de recherche tourné vers l’Afrique.

En outre, il a exprimé le souhait de la BM d’élargir ce partenariat pour englober des secteurs stratégiques prometteurs tels que les énergies renouvelables et la transformation numérique.

A noter que l’entretien s’est déroulé en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Tunisie, Alexandre Arrobbio, de l’experte en éducation et développement des compétences à la Banque mondiale (région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre) ainsi que du directeur général de la coopération internationale au ministère.

 

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La Tunisie, 5e économie africaine dépendante des importations

06. Februar 2026 um 11:46

La Tunisie, dont les importations représentent plus de la moitié de la production économique (56%), se classe en 5e position des économies africaines les plus dépendantes des importations, selon Business Insider Africa (voir classement ci-dessous). Cette forte dépendance aux importations a accentué la pression sur ses réserves de change et contribué à ses crises économiques à répétition. (Ph. Port de Radès).

Latif Belhedi

Selon les données de la Banque mondiale, plusieurs économies africaines restent fortement dépendantes des importations, ce qui met en évidence des faiblesses structurelles qui continuent de rendre le continent vulnérable aux chocs monétaires, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la volatilité des prix mondiaux.

Dans certains cas, les importations sont presque égales à la production nationale, ce qui témoigne de la capacité de production intérieure encore très limitée dans une grande partie de l’Afrique.

La Somalie et le Lesotho se classent en tête, les importations représentant 99 % de leur PIB. La dépendance de la Somalie s’explique par des décennies de conflit, une capacité industrielle minimale et une forte dépendance aux importations de produits alimentaires et de carburant. La situation du Lesotho est due à sa petite économie enclavée et à sa forte dépendance commerciale vis-à-vis de l’Afrique du Sud pour les biens de consommation et les intrants industriels.

Les économies insulaires et ouvertes dominent également ce classement. Maurice enregistre des importations représentant 78 % de son PIB, ce qui reflète son intégration au commerce et aux services mondiaux, mais aussi sa dépendance aux importations d’énergie, de matières premières et de produits alimentaires. Le Cap-Vert présente un schéma similaire, où l’isolement géographique limite les possibilités de production nationale.

Faiblesse du commerce intra-africain

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été conçue précisément pour réduire cette vulnérabilité en stimulant le commerce intra-africain, en développant des chaînes de valeur régionales et en remplaçant les importations extra-continentales par une production africaine. Or, les données indiquent que les progrès restent lents.

Plusieurs pays riches en ressources naturelles demeurent fortement dépendants des importations. En Namibie, les importations représentent 68 % du PIB, tandis qu’en Libye, en Guinée, au Mozambique, en Tunisie et en Eswatini, les importations représentent plus de la moitié de leur production économique.

En Libye et en Guinée, l’instabilité politique et les capacités de transformation limitées contraignent les pays à exporter des matières premières tandis que les produits raffinés sont importés.

Les lacunes de la mise en œuvre de la Zlecaf demeurent manifestes. Le commerce intra-africain représente encore moins de 20 % du commerce total du continent, contre plus de 60 % en Europe. La faiblesse des infrastructures de transport, les barrières non tarifaires, la faible coordination des politiques industrielles et l’accès limité au financement du commerce continuent de compromettre le potentiel de l’accord.

Pour les économies africaines les plus dépendantes des importations, la Zlecaf offre une voie de réduction de leur exposition en favorisant l’intégration régionale des secteurs manufacturier, agroalimentaire et énergétique.

Toutefois, sans réformes accélérées, cette forte dépendance aux importations continuera de peser sur les réserves de change, d’affaiblir les monnaies et de freiner la croissance à long terme sur l’ensemble du continent.

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Voici les pays les plus dépendants aux importations

06. Februar 2026 um 10:50

Alors que les échanges internationaux pèsent aujourd’hui près de 28% du PIB mondial, certains pays vivent littéralement sous perfusion étrangère. Entre hubs logistiques et économies fragiles, où se situe la Tunisie dans ce grand échiquier de l’interdépendance? Enquête sur un pays qui tente de naviguer entre besoin d’ouverture et souveraineté économique.

Le club des «100 % et plus»: quand importer dépasse produire

Dans le jargon économique, on appelle cela l’interdépendance. Mais pour certains États, le terme est un euphémisme. Imaginez des pays où la valeur des biens achetés à l’étranger dépasse la richesse produite sur le sol national. Ce n’est pas une anomalie, c’est un modèle économique.

Selon les dernières données de la Banque mondiale, le haut du classement est occupé par des «coffres-forts» ou des «gares de triage» planétaires:

  • Hong Kong (178% du PIB) et Singapour (144%): les champions du transit, où l’on réexporte presque tout ce que l’on reçoit.

  • Luxembourg (160%) et Saint-Marin (155%): des micro-États hyper-spécialisés.

  • Djibouti (115%): la sentinelle de la mer Rouge, dont l’économie bat au rythme de ses ports.

Focus Tunisie

La Tunisie ne joue pas dans la catégorie des hubs mondiaux, mais elle n’en demeure pas moins une économie très ouverte, parfois malgré elle.

En 2024, les importations tunisiennes ont représenté 56,5% du PIB. C’est un chiffre qui interpelle: il est nettement supérieur à la moyenne mondiale (47%) et place le pays bien au-dessus de ses voisins comme l’Algérie. Si l’on note une légère amélioration par rapport aux 59% de 2023, la Tunisie reste structurellement accrochée aux marchés extérieurs.

Le constat est clair: pour chaque dinar de richesse créé en Tunisie, plus de 50 centimes servent à payer des factures à l’étranger.

Dans le caddie de la Tunisie: énergie et industrie en tête

Pourquoi une telle dépendance? Le détail des achats tunisiens en 2023 révèle une économie qui importe pour survivre et pour produire :

Le fardeau énergétique (17%): sans pétrole ni gaz en quantité suffisante, le pays est suspendu aux cours du baril.

Le moteur industriel (20%): entre équipements électriques (12%) et machines mécaniques (8%), l’industrie tunisienne ne peut tourner sans composants importés.

Le défi du pain (blé et céréales): bien que les volumes soient inférieurs à ceux de l’ogre égyptien, la Tunisie figure parmi les 10 plus gros importateurs alimentaires d’Afrique par habitant.

Risque de choc ou stratégie d’avenir?

Cette situation est une lame à double tranchant. D’un côté, l’importation est le signe d’une intégration aux chaînes de valeur mondiales: pour exporter des produits manufacturés, la Tunisie doit d’abord importer des matières premières.

De l’autre, cette exposition crée une fragilité chronique. Chaque crise géopolitique, chaque envolée du prix du blé ou chaque fluctuation du taux de change se transforme immédiatement en inflation pour le consommateur tunisien et en déficit pour les caisses de l’État.

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Tunisie-Banque mondiale : cap sur de nouveaux projets

04. Februar 2026 um 15:54

La coopération financière et technique entre la Tunisie et le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que l’état d’avancement des projets en cours ont été au centre d’une rencontre tenue mercredi à Tunis entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye.

Les discussions ont porté sur la préparation des futurs programmes de coopération, notamment pour la période 2027-2028, avec un accent sur des secteurs prioritaires tels que le transport, la santé, l’énergie, l’environnement et l’assainissement. Les deux parties ont également examiné le programme de travail en cours, incluant des projets liés à la protection sociale, à l’eau et à la prévention des inondations.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de concertation visant à aligner les interventions de la Banque mondiale sur les orientations de développement de la Tunisie pour les prochaines années, selon le représentant de l’institution financière.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération existante, soulignant qu’elle s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et dans la perspective du plan de développement 2026-2030.

De son côté, Ahmadou Moustapha Ndiaye a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre son appui à la Tunisie, en mettant à sa disposition les mécanismes de financement appropriés afin de renforcer le partenariat à moyen et long terme.

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MENA : l’alerte déchets de la Banque mondiale

01. Februar 2026 um 18:00

Un rapport de la Banque mondiale sur « la gestion des déchets dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord » fait état d’une production de déchets par habitant supérieure à la moyenne mondiale, ce qui entraîne des dégâts et dommages environnementaux d’environ 7,2 milliards de dollars par an.

Selon l’institution de Bretton Woods, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord produit plus de 155 millions de tonnes de déchets par an, selon le rapport qui prévoit que cet indicateur doublera d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise.

La production accrue de déchets constitue une menace croissante pour la santé publique, l’environnement et le secteur du tourisme dans la région.

Selon le même rapport, l’amélioration de la gestion des déchets est essentielle dans la région pour réduire la pollution, protéger les communautés et s’assurer que les villes continuent d’être des moteurs de croissance et d’opportunité, a déclaré Almud Weitz, directrice régionale de la Banque mondiale pour l’infrastructure.

Faible niveau de traitement

Bien que les taux de collecte des déchets dans la région soient relativement élevés (environ 80%), les niveaux de recyclage et de traitement restent très faibles.

Moins de 10% des déchets sont recyclés, tandis que plus des deux tiers sont mal gérés, ce qui aggrave la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la propagation des déchets marins et les risques sanitaires croissants.

D’après la même source, le taux de pollution de la mer dans la région par les déchets plastiques demeure parmi les plus élevés, ajoutant que la mer Méditerranée est considérée parmi les zones les plus polluées du monde.

150 millions de dollars d’économie et des créations d’emplois par an

Miski Burhani, directrice régionale de la Banque mondiale pour le développement durable au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, Afghanistan et au Pakistan, estime que les transformations les plus simples peuvent avoir un impact considérable, et que la réduction de la production de déchets de 1% pourrait faire économiser à la région environ 150 millions de dollars par an.

Toujours selon elle, la modernisation des systèmes de gestion des déchets et l’adoption de solutions d’économie circulaire contribuent à protéger la santé publique, à améliorer le secteur du tourisme et à construire des villes plus durables, vertes et respectueuses de l’environnement.

Sur la base de nouveaux indicateurs provenant de 19 pays et 26 villes, le rapport identifie des voies spécifiques par lesquelles les pays à revenu élevé peuvent réduire considérablement le volume de déchets envoyés aux décharges et développer des solutions à cet effet. En plus, les pays à moyen revenu peuvent rendre des services de collecte des déchets pour tous et améliorer les opérations de recyclage et de traitement, de même que les pays vulnérables et ceux affectés par les conflits peuvent se baser sur de simples méthodes à faible coût.

Et preuve que presque tout peut servir, le rapporte souligne qu’environ 83% des déchets qui ont été collectés dans la région peuvent être exploités, recyclés et transformés en énergie. En cela s’ajoute le fait que le développement de l’économie circulaire peut fournir des opportunités d’emplois surtout dans le domaine de gestion des déchets et de recyclage, ce qui pourrait transformer la crise actuelle des déchets en un moteur de développement durable.

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Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »

26. Januar 2026 um 11:18

La croissance économique tunisienne en 2026-2027, en termes de croissance réelle du PIB, selon les prévisions de la Banque Mondiale (BM), dans ses «Perspectives économiques mondiales» publiées début janvier 2026, est, à de rares exceptions près, la plus basse d’Afrique et de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).

Alors que la croissance mondiale devrait ralentir cette année à 2,6 % et que les pays des régions Mena et Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance plus soutenue et grimper à 3,6 % en 2026 puis 3,9 % en 2027, la croissance du PIB réel tunisien devrait fléchir, en 2026, à 2,5% après 2,6% attendu pour 2025. Ce ralentissement devrait même se poursuivre pour se situer à 2,2% en 2027. Et ce, en raison de la persistance du chômage, du manque d’opportunités économiques, de l’insuffisance des services publics, de la stagnation économique qui perdure depuis bientôt deux décennies, ainsi que de l’endettement et de l’inflation…

«En Afrique subsaharienne, seulement quatre pays sur 47, feraient moins bien que la Tunisie : Afrique du Sud, Botswana, Lesotho et la Guinée Équatoriale », constate l’économiste Hachemi Alaya dans son bulletin hebdomadaire ‘‘Ecoweek’’ (n° 04-26 du 25 janvier 2026), qui parle d’un modèle économique et social tunisien « en mode crash ».

« Les cinq menaces identifiées par le Global Risks Report 2026, qui pèsent sur la Tunisie témoignent de l’incapacité structurelle du modèle économique et social tunisien à générer une croissance durable, créatrice d’emplois. L’aggravation inédite de la dépendance énergétique de la Tunisie interpelle les choix stratégiques du pays en matière de transport et menace l’avenir industriel du pays. La Tunisie n’a jamais été aussi dépendante d’une Chine qui de facto, répugne à l’inscrire dans sa mappemonde. La Tunisie ne cesse d’accumuler les retards dans les technologies à fort potentiel de croissance. Enfin et non des moindres, l’État-social n’a guère réussi à améliorer le ‘‘progrès social’’ du Tunisien si l’on en croit le rapport Social Progress Index 2026 publié cette semaine », écrit le célèbre économiste.

I. B.  

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

29. Dezember 2025 um 12:12

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

Von: walid
22. Dezember 2025 um 09:16

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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Tunisie : le déficit du compte courant attendu à 2,7 % du PIB en 2025 (Banque mondiale)

26. November 2025 um 15:05

La Banque mondiale prévoit que le déficit du compte courant de la Tunisie atteindra 2,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’un creusement du déficit commercial. Cette dégradation serait en partie atténuée par la hausse des recettes touristiques et la baisse des prix internationaux du pétrole.

Reprise modérée mais besoins financiers élevés

À moyen terme, le déficit extérieur devrait continuer à se creuser pour atteindre 3,1 % du PIB en 2027, dans un contexte d’accès limité au financement extérieur. Les autorités pourraient être amenées à recourir davantage aux emprunts en devises pour couvrir les besoins.

L’économie montre toutefois des signes de reprise, avec une croissance du PIB réel de 2,4 % sur les neuf premiers mois de 2025, soutenue par l’agriculture, la construction et le tourisme. L’inflation poursuit sa baisse à 4,9 % en octobre 2025, tandis que les IDE progressent de 41 %, notamment dans les projets d’énergies renouvelables.

Finances publiques : un déficit en recul mais un financement sous tension

Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7 % du PIB en 2025, avant de reculer à 4,4 % en 2027, grâce à une maîtrise progressive des dépenses de compensation et de la masse salariale.
La dette publique devrait légèrement diminuer, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027, mais les besoins de financement resteront élevés.

La Banque mondiale insiste enfin sur la nécessité de renforcer les filets sociaux, en soulignant le rôle central du programme AMEN, qui couvre désormais environ 10 % de la population, et en appelant à poursuivre les réformes pour améliorer l’efficacité du système de protection sociale.

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Tunisie – Banque mondiale : Vers un renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau

19. November 2025 um 20:19

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi à Tunis Meskerem Brhane, directrice régionale du développement durable à la Banque mondiale pour la région MENAAP.

La rencontre, centrée sur la coopération bilatérale, a mis en avant le secteur de l’eau, considéré comme prioritaire face aux effets du changement climatique. Les deux parties ont affiché une convergence de vues sur l’urgence d’un partenariat renforcé.

La sécurité hydrique au cœur des priorités tunisiennes

Selon le communiqué du ministère, Samir Abdelhafidh a insisté sur la place stratégique du secteur de l’eau dans les politiques publiques. La Tunisie fait face à la fois à un stress hydrique structurel et à l’aggravation des impacts climatiques, ce qui exige une refonte de la gouvernance, une amélioration de la rentabilité du secteur et un renforcement des infrastructures.

Le ministre a détaillé les axes en cours de déploiement : modernisation et maintenance des réseaux de distribution, rénovation des installations vieillissantes, programmes de recyclage et de traitement des eaux usées, et optimisation de l’exploitation des ressources disponibles. Il a également salué le niveau actuel de coopération avec la Banque mondiale, estimant qu’elle continuera de jouer un rôle déterminant dans les prochaines phases.

La BM disposée à renforcer son appui technique et financier

Meskerem Brhane a souligné que la sécurité hydrique constitue un pilier essentiel du développement économique et social. Elle a rappelé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la Tunisie, tant par le financement de projets que par l’appui technique nécessaire à la mise en œuvre de réformes structurelles.

La responsable de la BM a exprimé la disponibilité de l’institution à intensifier la concertation avec les structures tunisiennes, afin d’élaborer des programmes d’action à moyen et long terme. L’objectif : aider le pays à relever les défis croissants liés à la rareté de l’eau, à la gestion durable des ressources et à l’adaptation climatique.

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La Tunisie et la BM signent un accord de 430 millions de dollars

11. November 2025 um 18:10

La Tunisie et la Banque mondiale ont conclu un nouvel accord de financement pour soutenir le Programme d’amélioration de la dépendance énergétique, de l’efficacité et de la gouvernance en Tunisie (TEREG). Ce partenariat stratégique, d’un montant total de 430 millions de dollars — dont 30 millions sous forme de financement concessionnel —, s’étendra sur une période de cinq ans.

L’objectif principal du programme est de moderniser le secteur énergétique tunisien, de renforcer la sécurité des approvisionnements et de garantir la durabilité des services électriques. Il s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique, actualisée par le gouvernement tunisien.

Le TEREG met l’accent sur le développement des projets d’énergies renouvelables, l’amélioration de la performance de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), et la consolidation de la gouvernance du secteur afin d’assurer des services réguliers, abordables et respectueux de l’environnement pour les ménages comme pour les entreprises.

Cadre d’incitation financière

Selon Amira Kalibi, spécialiste principale de l’énergie à la Banque mondiale et cheffe d’équipe du projet, il s’agit du premier programme à bénéficier du cadre d’incitation financière mis en place par la Banque mondiale. Ce mécanisme reconnaît l’impact positif et durable de tels projets sur la réduction de la pollution et des émissions nocives.

Kalibi a précisé que les réformes incluses dans le programme — notamment la réduction des pertes techniques et commerciales ainsi que l’augmentation de la part des énergies renouvelables — permettront d’améliorer durablement les performances opérationnelles et financières du secteur électrique, tout en rendant l’électricité plus stable et plus abordable pour les citoyens et les entreprises à travers le pays.

De son côté, Alexander Arrobbio, directeur du bureau de la Banque mondiale en Tunisie, a souligné que ce projet illustre la solidité du partenariat entre la Tunisie et la Banque mondiale. Il soutient les ambitions nationales en matière de développement durable et d’énergie propre, tout en renforçant la position de la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables, créant de nouvelles opportunités économiques et assurant la sécurité énergétique à long terme.

Lire aussi : A Washington, la Tunisie consolide ses partenariats stratégiques avec la BM et la BERD

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Banque mondiale : La Tunisie attendue à 2,6% de croissance en 2025

07. Oktober 2025 um 14:55

L’économie tunisienne devrait enregistrer une croissance de 2,6% en 2025, soutenue par la reprise de la production agricole – notamment de l’huile d’olive et des céréales – et par une relance du secteur de la construction, selon le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan).

La Banque mondiale prévoit un léger rebond de l’activité économique tunisienne après une année 2024 marquée par des tensions budgétaires et une sécheresse persistante.

L’agriculture devrait constituer le principal moteur de cette croissance, grâce à une meilleure campagne oléicole et à des récoltes céréalières plus abondantes. Le secteur de la construction, dopé par quelques projets d’infrastructure, contribuerait également à ce regain.

À moyen terme (2026–2027), la croissance se stabiliserait autour de 2,4%, freinée par des conditions de financement limitées et des barrières structurelles à l’entrée sur les marchés.

Finances publiques : un déficit en légère amélioration

Le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7% du PIB en 2025, avant de se réduire à 4,4% en 2027, sous l’effet d’une meilleure maîtrise de la masse salariale et des subventions.

La dette publique, actuellement proche de 84,5% du PIB, baisserait légèrement pour atteindre 83,6% en 2027, traduisant une amélioration marginale de la trajectoire d’endettement.

Le déficit du compte courant devrait s’élargir à 2,7% du PIB en 2025, en raison d’un déséquilibre commercial accru, malgré la progression modérée des recettes touristiques et la baisse du prix du pétrole.

La Banque mondiale anticipe une détérioration graduelle jusqu’à 3,1% du PIB en 2027, en lien avec la stagnation des investissements étrangers et les contraintes persistantes sur le financement extérieur.

Face à ce contexte, les autorités tunisiennes pourraient être amenées à recourir à de nouveaux emprunts en devises auprès de la Banque centrale pour combler les besoins de financement.

Réformes nécessaires pour consolider la croissance

Le rapport souligne que les perspectives économiques demeurent vulnérables à plusieurs risques : la rareté du financement extérieur, la poursuite de la sécheresse et les incertitudes du commerce international.

Toutefois, une amélioration notable serait envisageable si la Tunisie accélérait les réformes structurelles, notamment la modernisation des entreprises publiques, la discipline budgétaire et la stimulation de la concurrence.

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