Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 03. Februar 2026Haupt-Feeds

Affaire de falsification de passeports | Audience reportée pour convoquer Hamadi Jebali

03. Februar 2026 um 14:03

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a commencé aujourd’hui, mardi 3 février 2026, à examiner l’affaire dite de passeports falsifiés et remis à des étrangers recherchés pour terrorisme.

Sont impliqués dans cette affaire quatre dirigeants du parti islamiste Ennahdha : Noureddine Bhiri (ancien ministre de la justice, incarcéré), Mouadh Khériji (fils de Rached Ghannouchi, ancien président de l’Assemblée et du mouvement Ennahdha, incarcéré), Fathi Beldi (ancien cadre du ministère de l’Intérieur, incarcéré) et l’ancien chef de gouvernement Hamadi Jebali (en liberté).

Le parquet a demandé un report du procès afin de convoquer Hamadi Jebali à comparaître devant le tribunal, et la chambre a décidé d’accéder à cette demande et de reporter le procès au 24 mars, a annoncé Diwan FM, une source judiciaire.

Les éléments incarcérés sont poursuivis et/ou ont été condamnés dans d’autres affaires.

I. B.

L’article Affaire de falsification de passeports | Audience reportée pour convoquer Hamadi Jebali est apparu en premier sur Kapitalis.

Sept ans de prison pour Frikha et deux ans pour Harouni

03. Februar 2026 um 13:43

La chambre criminelle spécialisée pour les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Mohamed Frikha à sept ans de prison et l’ancien ministre des Transports et dirigeant du mouvement Ennahdha, Abdelkrim Harouni, à deux ans de prison.

Le tribunal, qui a prononcé ce verdict tôt ce mardi matin 3 février 2026, a également condamné deux anciens dirigeants de la SNDP Agil, une entreprise pétrolière publique, à six ans de prison dans le cadre de cette affaire concernant des transactions commerciales entre Syphax Airlines, la compagnie aérienne appartenant à l’homme d’affaires Mohamed Frikha et cette entreprise pétrolière publique.

I. B.

L’article Sept ans de prison pour Frikha et deux ans pour Harouni est apparu en premier sur Kapitalis.

Gros plan | Amel Guellaty ou le cinéma de l’essentiel

03. Februar 2026 um 12:49

L’accueil positif auquel a eu droit ‘‘ When the wind comes from’, long-métrage de fiction de la cinéaste tunisienne Amel Guellaty, est amplement mérité. Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l’avenir de sa jeunesse.

Mohamed Sadok Lejri

C’est un road movie qui raconte le voyage de deux zébulons, qui sont en réalité deux amis d’enfance, de Tunis à Djerba. Alyssa est une lycéenne de 19 ans, pétillante et rebelle, qui rêve de voir son ami Mehdi gagner le concours de dessin qui aura lieu à Djerba. Moins extraverti qu’Alyssa, Mehdi (avec un «i» à la fin) est un jeune diplômé universitaire de 23 ans, à l’esprit rassis, qui s’évertue en vain à décrocher un emploi dans l’informatique.

Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l’avenir de sa jeunesse. On s’attache tout de suite à Alyssa et Mehdi qui tentent d’échapper à une existence sans perspectives, et qui fuient une impasse sociale où tout espoir semble proscrit, en s’embarquant dans un voyage rocambolesque. On a envie de savoir où cette route les mènera, on ignore jusqu’au bout si ce couple s’arrêtera. C’est une aventure qui nous tient en haleine du début à la fin.

Une envie de fuite

La mise en scène suggère que la fuite des personnages est un acte contraint par une société devenue invivable, une société dotée d’une jeunesse créative et bouillonnante mais qui voit son avenir obscurci par le doute et le désespoir. Avant de prendre le large, il y avait déjà une envie de fuite. La situation d’Alyssa et Mehdi n’a-t-elle pas provoqué les circonstances qui leur donneraient prétexte à fuir plus loin, à chercher une liberté et un espoir qu’aucun des deux n’avait dans sa vie impécunieuse, morose et privée de promesses ? Car c’est la liberté et l’espoir d’un avenir meilleur qui les guident. Et, sans doute en ont-ils trop manqué avant, pour partir dans cette quête excessive. Une fois ce but défini, ils s’embarqueront dans une escapade avec la volonté de ne plus revenir en arrière et la détermination de trouver une solution à leur vie misérable.

L’on ne peut rester insensible à cette histoire. Les personnages d’Alyssa et de Mehdi sont crédibles et bien construits, l’œuvre brille par l’épaisseur psychologique de ses protagonistes. On suit leur évolution avec tendresse.

‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ est porté par un duo de jeunes acteurs que sont Eya Bellagha et Slim Baccar. Ces derniers ont littéralement crevé l’écran ! La justesse de leur jeu, le caractère authentique de leur souffrance, leur performance empreinte d’une détresse criante de vérité nous pousse à la réflexion et à nous interroger sur l’avenir des jeunes de ce pays.

L’intérêt du film réside dans la dualité de ses protagonistes, à la fois déterminés et profondément fragiles ; ce contraste est particulièrement bien exploité. L’histoire de leur voyage, ou plutôt leur fuite, est un peu l’histoire de toute une vie en accéléré, avec ses mauvaises et ses bonnes surprises, avec ses déceptions et ses lueurs d’espoir.

Libérer la puissance du rêve

Bref, ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ restitue le climat de notre époque et donne un aperçu de notre réalité sociale, mais aussi de nos psychés et psychoses collectives. Les incursions oniriques renvoient directement au courant surréaliste. Malgré quelques maladresses dues au manque de moyens, elles ont été soignées dans la mesure du possible et sont à saluer.

En effet, les scènes surréalistes sont loin d’être des artifices esthétiques, elles convoquent l’héritage d’un surréalisme authentique qui n’est pas sans nous rappeler celui de Luis Bunuel, Jean Cocteau et David Lynch.

Dans certaines scènes, le rêve se mêle à la réalité, si bien que l’on ne sait plus quelle image est réelle et quelle image appartient au rêve du personnage. En fait, Amel Guellaty cherche à libérer la puissance du rêve de Mehdi et Alyssa et à abolir la frontière entre le réel et l’imaginaire, offrant au spectateur, le temps de quelques scènes, une expérience immersive où la poésie du rêve contraste avec la laideur et la vérité brute de leur quotidien.

Bien que ce soit un road movie, ce film n’est pas une contrefaçon du cinéma américain et représente une voix propre et originale, en l’occurrence celle de la réalisatrice. A travers ce long-métrage, elle a fait en sorte que ces voix fragiles n’aient plus que le désert du sud tunisien, le sable des plages ou quelques cénacles mondains et stériles comme lieux d’expression.

Malgré tout ce qui a été écrit, ce film n’est pas du tout mélancolique, bien au contraire ! La réalisatrice possède cet art – ô combien rare en Tunisie et dans le monde arabe ! – de la finesse qui consiste à filmer la gravité sans jamais l’appesantir.

Les failles d’une société

Là où d’autres s’enfermeraient dans le pathos, Amel Guellaty choisit le ton badin et l’humour pour disséquer les failles de notre société et les tourments d’âme d’Alyssa et Mehdi. Sous le vernis d’une apparente légèreté, la réalisatrice transforme des sujets graves tels que le chômage, les agressions sexuelles, l’égoïsme comme facteur de réussite, l’immobilisme social et administratif, le traditionalisme rigide, le pays devenu un terreau de rancœur et de frustration, etc., en récits d’aventure riches en émotions. C’est un cinéma qui traite de l’essentiel avec un sourire en coin, prouvant que le cinéma engagé n’a pas besoin de larmes et de solennité pour bousculer le spectateur.

Je pense sincèrement que ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ doit être vu par le plus grand nombre de jeunes tunisiens. Ces derniers s’identifieront à coup sûr aux protagonistes. D’ailleurs, le grand public appréciera les visages familiers du petit et du grand écran. Leurs apparitions sont assez brèves, mais elles apportent une certaine intensité au film. Le talent de Fatma Sfar, Saoussen Mâalej et Mohamed Grayaâ a permis de graver dans les esprits les scènes auxquels ils ont participé. Une mention spéciale à Fatma Sfar qui a magistralement incarné le rôle de la «femme corruptrice». D’ailleurs, le manque d’expérience et la posture innocente d’Alyssa dans la scène de la boîte de nuit ne sont pas sans nous rappeler le personnage de Aya incarné par la même Fatma Sfar dans l’excellent film de Mehdi Barsaoui : ‘‘𝐴𝑖̈𝑐ℎ𝑎’’.

La bande originale est également intéressante. L’utilisation des morceaux de 𝑌𝑢𝑚𝑎 transcende la simple bande-son pour devenir un véritable véhicule narratif. En choisissant leur style un peu folk et mélancolique, le film parvient à instaurer une intimité immédiate avec le spectateur, notamment les jeunes et moins jeunes qui apprécient ce duo. Chaque note de guitare acoustique semble chuchoter les non-dits des personnages. Ainsi la musique de Yuma n’est pas seulement là pour illustrer certaines scènes, elle en approfondit la tonalité émotionnelle, transformant les moments de doute et de solitude en réflexions sur l’espoir et la condition des jeunes.

Hélas ! En dépit de la qualité remarquable de l’œuvre, la salle du cinéma l’ABC était quasiment vide : nous n’étions que trois. Le film qui passait juste avant, ‘‘𝑆𝑎ℎ𝑏𝑒𝑘 𝑅𝑎𝑗𝑒𝑙 2’’, a beau être un navet populacier, il ne désemplit pas, même après deux mois d’exploitation. Manifestement, le règne du mauvais goût ne semble pas près de s’achever. Après avoir colonisé le petit écran, la médiocrité dicte aujourd’hui sa loi au septième art.

L’article Gros plan | Amel Guellaty ou le cinéma de l’essentiel est apparu en premier sur Kapitalis.

Poésie | ‘‘Le livre des fragments’’ de Hatem Bourial

03. Februar 2026 um 12:18

Hatem Bourial, journaliste, poète et animateur infatigable de la vie culturelle tunisienne, publie ‘‘Le livre des fragments’’, un court recueil dense, dans une édition soigneusement imprimée où «Rien n’arrive que le poème / A longueur d’instants / Sans heure exacte / Qu’une soif de dire / Etanchée au calendrier des sensations».

C’est dire le besoin de l’auteur, qui n’est pas à son premier recueil, d’écrire avant tout, les fragments d’une vie, aux émotions diverses, aux imaginaires multiples, sans se soucier de l’unicité thématique.

Quinze textes composent la mosaïque libérée, avec des paysages intérieurs et extérieurs, rassemblant des «Béances», des «Des spirales et des épines», «Des éclats», «Des averses» et « Des frissons au solstice.»

Dans la préface au recueil, Tahar Bekri écrit : «Nous ne savons pas toujours comment arrive le poème ni quand il dicte sa nécessité, dans ce besoin pour exprimer l’être, composer avec les moments de vie, écrire le cours des jours, traduire la fluidité su temps qui passe. Et c’est ce que je rencontre dans la lecture de ces Fragments, dans leur fragilité quotidienne et leur élan cosmique, à la fois grains de sable qui nous filent entre les doigts et ciels habités par le mystère.»

I. B.

‘‘Le livre des fragments’’, Ed. La Nef, Tunis, 55 p. ; peinture de couverture de Jo Ann Morning.

L’article Poésie | ‘‘Le livre des fragments’’ de Hatem Bourial est apparu en premier sur Kapitalis.

Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen»

03. Februar 2026 um 11:31

Mustapha El Haddad, expert économique spécialisé dans les études énergétiques, vient de changer le fusil d’épaule en publiant un ouvrage politico-historique intitulé ‘‘Palestine: Une relecture des origines de la colonisation sioniste’’, récemment paru aux éditions Arabesques, à Tunis. Son ambition est de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux Palestiniens.

Latif Belhedi

L’essai reproduit en exergue cette célèbre déclaration de Nelson Mandela, le leader anti-apartheid, qu’il a faite en 1997, alors qu’il était président de l’Afrique du sud : «Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens». Pour lui, comme pour tous les dirigeants politiques, les historiens et les analystes honnêtes, la Palestine est un territoire occupé et la cause palestinienne est une question coloniale. Et c’est ce que Mustapha El Haddad a cherché à démontrer dans cet essai en passant en revue les étapes historiques qui ont permis au mouvement sioniste mondial, soutenu par un Occident coupable du génocide des juifs pendant des siècles, de prendre possession, par le terrorisme, la violence et la guerre, un territoire qui ne lui appartient pas et d’en chasser ses habitants initiaux.

Cela, on s’en doute, s’appelle colonisation et l’Etat d’Israël est l’une des dernières survivances du phénomène colonial. Et c’est ce que l’auteur a voulu montrer dans son livre, en procédant à une relecture des événements qui ont marqué l’histoire de la Palestine depuis la fin du 19e siècle, axant son analyse sur la période allant de 1882 à 1948, soit du début de la colonisation sioniste à la proclamation de l’Etat d’Israël.

Asservissement et spoliation

«Notre travail a tout au plus l’ambition de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux Palestiniens», note El Haddad dans sa préface. Et d’ajouter :«Un asservissement et une spoliation tous les jours renouvelés depuis plus d’un siècle et dont les répercussions ont déstabilisé, année après année, les pays de la région.»

Pour El Haddad, Israël est un «fait colonial européen dont la légitimité est contesté», car «le projet de création en Palestine d’un foyer national juif repose sur des contre-vérités, sur le déni de l’existence d’un peuple palestinien, sur la négation du droit international et des instances internationales, et sur une violence extrême.»

L’auteur démontre, en se basant sur des faits historiques incontestables et des témoignages d’acteurs juifs et parfois même sionistes, que  «les Palestiniens ne sont responsables ni de l’Holocauste nazi, ni de l’affaire Dreyfus, ni des pogroms d’Europe orientale», que «les communautés juives, composées pour une large part d’Européens ashkénazes, n’avaient pas plus de droits sur la Terre sainte que les Palestiniens», que, contrairement à des allégations mensongères des sionistes et de leurs soutiens occidentaux, «les Palestiniens n’ont ni bradé ni abandonné leurs terres», et que, même s’ils mènent le combat pour la libération de leur territoire, ils «ne sont pas à l’origine de la violence extrême au Moyen-Orient». Ils en sont, au contraire les victimes, puisqu’ils ne sont pas seulement victimes d’un déni de justice, mais ils sont également victime d’un génocide perpétré par les sionistes, et pas seulement depuis 2023 à Gaza, comme cela est du reste reconnu par les juridictions internationales, et notamment la Cour pénale internationale.

Brutalité et terrorisme des juifs sionistes

«En 1948, environ sept cents mille Juifs, pour la plupart européens, ont chassé et dépouillé quelques huit cents mille Palestiniens musulmans et chrétiens, en leur refusant toute possibilité de retour», rappelle à juste titre l’auteur, en soulignant la brutalité des terroristes des organisations sionistes Irgoun et Stern, qui ont commis de nombreux massacres contre les Palestiniens pour les terroriser et les chasser de leurs terres lors de la Nakba, ainsi que la brutalité et l’inhumanité de leurs successeurs à la tête de l’Etat d’Israël de 1948 à aujourd’hui.

Ce livre nécessaire, El Haddad a ressenti le besoin de l’écrire pour répondre aux sionistes et à leurs alliés occidentaux qui continuent de relayer des contre-vérités sur la question palestinienne. «Ils savent que l’opinion publique en est partout de plus en plus consciente, mais ils continuent à traiter avec dédain et mépris les appels au respect du droit international, en particulier ceux des Palestiniens», déplore-t-il.

L’article Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen» est apparu en premier sur Kapitalis.

Affaire de complot n° 2 | Peines en appel de 3 à 35 ans de prison

03. Februar 2026 um 10:35

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la cour d’appel de Tunis a prononcé, dans la soirée du lundi 2 février 2026, des peines allant de 3 à 35 ans de prison dans l’affaire dite de «Complot contre l’État 2», a indiqué une source judiciaire à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap).

Selon la même source, le tribunal a condamné Rached Ghannouchi à 20 ans de prison, et Kamel Bédoui à la même peine (ils avaient été initialement condamnés à 14 ans de prison), et a condamné Rayen Hamzaoui à trois ans (12 ans initialement), et Mahrez Zouari et Abdelkarim Abidi à sept ans (12 ans initialement).

Fathi El-Beldi et Samir Al-Hanachi ont été condamnés à 15 ans de prison (au lieu de 12), avec mise sous surveillance administrative pendant cinq ans à compter de la date de l’expiration de la peine, à l’exception de Rayen Hamzaoui, dont la surveillance administrative a été réduite à deux ans.

Le jugement a également confirmé le non-lieu pour Ridha Ayari, l’accusée libérée sous caution.

Quant aux prévenus cités par contumace, tels que Muadh Kheriji, Nadia Akacha, Chahrazed Akacha, Kamal Guizani, Lotfi Zitoun, Maher Zaid, Mustapha Khedher, Adel Daadaa, Rafik Bouchlaka et Abdelkader Ben Farhat, le tribunal les a condamnés par contumace à 35 ans de prison avec effet immédiat, et placement sous contrôle administratif pour cinq ans.

Les accusés ont été inculpés de formation d’une organisation et d’un groupe en lien avec des crimes terroristes, d’incitation par tous moyens à commettre un meurtre, à infliger des blessures, des coups et autres formes de violence, de formation d’un groupe dans l’intention de s’attaquer à des biens et des personnes, et de complot contre la sécurité intérieure de l’État.
Ils ont également été inculpés de tentative de changer la forme de l’État, et d’utiliser le territoire de la République et celui d’un État étranger pour recruter et entraîner une personne et un groupe de personnes, dans l’intention de commettre un crime terroriste à l’intérieur et à l’extérieur du pays, selon ce qu’a confirmé une source bien informée.
Il convient de noter que Youssef Chahed (l’ancien Premier ministre) a fait appel de la décision de le renvoyer devant la Chambre criminelle, et par conséquent aucun verdict n’a été prononcé contre lui dans un premier temps, mais son nom a plutôt été rayé du dossier en attendant l’issue de l’appel, et il en va de même pour l’accusé Rafik Yahya.

Il convient de noter que le juge d’instruction en charge de l’affaire avait précédemment émis des mandats d’arrêt internationaux contre 12 des accusés qui avaient fui à l’étranger.

Tap.

L’article Affaire de complot n° 2 | Peines en appel de 3 à 35 ans de prison est apparu en premier sur Kapitalis.

L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis

03. Februar 2026 um 09:19

La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe. (Ph. Dubaï).

Imed Bahri

Le Financial Times a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays. 

Le journal britannique ajoute que des dirigeants émiratis craignent que cette crise n’affecte leurs activités, certaines entreprises ayant signalé le rejet de demandes de visa pour leurs employés ces dernières semaines.

Les tensions entre les deux anciens alliés se sont exacerbées en décembre après que Riyad a accusé les Émirats de soutenir une faction séparatiste yéménite ayant lancé une attaque contre des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. Dès lors, des employés de banques, de cabinets de conseil en management, de cabinets d’avocats et de sociétés de services pétroliers et gaziers rencontrent des difficultés pour obtenir un visa saoudien depuis les Émirats, selon plusieurs personnes dont les entreprises sont directement concernées.

Pressions sur le monde des affaires

L’Arabie saoudite encourage activement les entreprises à relocaliser leurs activités et leurs employés des Émirats vers le Royaume.

«Bien sûr, nous sommes préoccupés, mais le monde des affaires a fait preuve d’une grande ingéniosité pour trouver des solutions alternatives», a déclaré le dirigeant d’une entreprise de services maritimes dont les employés se sont vu refuser des visas ce mois-ci.

Comme d’autres, ce dirigeant a indiqué n’avoir reçu aucune explication quant à ces refus, ajoutant espérer que le problème soit temporaire compte tenu des liens économiques étroits unissant les deux pays.

Un responsable saoudien a insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun changement dans les procédures de visa. Pour leur part, les Émirats n’ont pas répondu à une demande de commentaires du FT

Les dirigeants émiratis ont perçu le ton conciliant des propos tenus cette semaine par le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, comme un signe de la volonté de Riyad d’apaiser les tensions. «La relation avec les Émirats arabes unis est, de notre point de vue, extrêmement importante», a déclaré Bin Farhan aux journalistes, avant d’ajouter : «Elle constitue un élément clé de la stabilité régionale et le Royaume est donc toujours soucieux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis».

Un dirigeant d’entreprise émirati a affirmé que la situation concernant les visas a commencé à s’améliorer au cours de la semaine écoulée.

La crise entre les deux voisins s’est intensifiée après que Riyad, considérant l’avancée des séparatistes yéménites comme une menace pour sa sécurité nationale, a bombardé des dépôts d’armes et des véhicules qu’elle accusait Abou Dhabi d’avoir fournis à cette faction. Les Émirats ont fini par retirer leurs forces du pays.

Les deux voisins sont intervenus dans la guerre civile yéménite en 2015 pour combattre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, mais ils ont soutenu des factions différentes et rivales. Le différend concernant le Yémen et d’autres questions régionales a engendré la plus grave crise des relations entre les deux puissances du Golfe depuis des années.

Cependant, les analystes n’anticipent pas une escalade comparable à celle de la dernière crise du Golfe en 2017, lorsque l’Arabie saoudite et les Émirats avaient mené un blocus régional contre le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes.

Le FT a souligné que les échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et les Émirats dépassent les 20 milliards de dollars et que de nombreuses entreprises utilisent Dubaï comme plaque tournante pour desservir le Royaume, qui compte la plus grande population de la région du Golfe.

Restrictions aux demandes de visa

Cependant, ces tensions ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté des affaires. Un banquier basé aux Émirats a déclaré que son établissement se préparait à une tournée promotionnelle en Arabie saoudite lorsqu’une demande de visa pour l’un de ses employés a été rejetée. Il a ajouté : «Nous ne sommes pas les seuls. D’autres banques rencontrent le même problème»

Selon deux consultants, ces difficultés sont contournées par l’utilisation de visas ordinaires délivrés à l’arrivée, permettant ainsi aux cadres ou à leurs représentants de rencontrer des clients dans le Royaume.

Une autre source a indiqué que d’autres entreprises s’interrogent sur la légalité du travail de leurs employés avec des visas touristiques, qualifiant la situation d’impasse.

Un autre dirigeant a déclaré que les citoyens d’une demi-douzaine de pays, dont la Jordanie, l’Égypte, le Pakistan et l’Inde, rencontrent des difficultés depuis environ un an pour obtenir des visas de travail à entrées multiples pour l’Arabie saoudite lorsqu’ils font leur demande depuis les Émirats.

Le royaume impose des restrictions aux demandes de visa pour les musulmans pendant le pèlerinage du Hajj afin de contrôler le nombre de visiteurs. Il a été noté que certaines autres nationalités ont commencé à rencontrer des problèmes similaires en octobre. Cependant, en décembre et janvier, avec l’escalade des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats, le problème s’est aggravé, le nombre de refus augmentant fortement. 

Un responsable régional d’une grande entreprise a indiqué que l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses efforts de longue date pour persuader les entreprises émiraties ayant d’importantes activités dans le royaume de transférer leur personnel à Riyad.

Depuis 2024, l’Arabie saoudite exige des multinationales qu’elles transfèrent leur siège régional à Riyad pour obtenir des contrats gouvernementaux. Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certaines entreprises internationales implantées à Dubaï depuis des décennies. Nombre d’entre elles ont restructuré leurs activités pour se conformer à cette décision, compte tenu de l’importance de leurs activités dans le Royaume.

Face aux inquiétudes et à la controverse actuelle, la plupart des chefs d’entreprise estiment que les répercussions négatives sur leurs activités seront de courte durée, compte tenu des liens commerciaux étroits entre l’Arabie saoudite et les Émirats. Les Saoudiens sont également d’importants investisseurs aux Émirats, notamment dans le secteur immobilier de Dubaï.

Alors que les Émirats s’efforcent d’apaiser les tensions, des Émiratis disposant d’une forte présence sur les réseaux sociaux ont reçu des avertissements informels de la part de représentants du gouvernement, les exhortant à ne pas répondre aux critiques saoudiennes de plus en plus nombreuses en ligne. L’un d’eux a déclaré qu’il leur a été conseillé de ne pas se mêler aux problèmes liés à la crise actuelle.

L’article L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis est apparu en premier sur Kapitalis.

La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco

03. Februar 2026 um 08:39

La réception, ces derniers jours, d’un courriel officiel de l’Unesco confirmant la recevabilité en cours de la candidature intitulée ‘‘La Muqaddima d’Ibn Khaldoun (المقدمة)’’ au registre Mémoire du Monde, portée conjointement par la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie, marque une étape décisive dans un processus long, exigeant et souvent semé d’obstacles. Il ne s’agit pas seulement d’une bonne nouvelle administrative, mais de l’aboutissement d’un effort intellectuel, diplomatique et culturel mené avec persévérance depuis près de deux ans. (Ph. Statue d’Ibn Khaldoun à Tunis, par Zoubeir Turki).

Abdelhamid Larguèche *

Dès les premières discussions, l’ambition était claire : faire reconnaître La Muqaddima non comme un simple monument du patrimoine arabo-musulman, mais comme une œuvre fondatrice de la pensée historique, sociologique et politique universelle, dont la portée dépasse largement les frontières linguistiques, nationales ou confessionnelles.

Cette conviction, largement partagée dans les milieux académiques internationaux, ne l’était pas toujours au sein des appareils administratifs nationaux, souvent hésitants, parfois réticents, prisonniers de logiques de routine ou de calculs étroits.

Les enjeux de mémoire et de patrimoine

Le chemin fut donc long. Long pour argumenter, expliquer, documenter. Long pour convaincre, dans un contexte où la culture savante peine parfois à s’imposer face à des priorités plus immédiates ou plus visibles. Long aussi parce qu’il fallut affronter, sans jamais s’y laisser enfermer, des hostilités gratuites, des procès d’intention, voire des tentatives de disqualification intellectuelle qui disent beaucoup des crispations contemporaines autour des enjeux de mémoire et de patrimoine.

Face à cela, un collectif international de chercheurs et d’acteurs culturels, placé sous la coordination de trois universitaires, s’est constitué et a travaillé de manière continue depuis mars 2024. Rencontres scientifiques, colloques, tables rondes, expositions documentaires, interventions publiques, échanges avec les institutions nationales et internationales : chaque étape a contribué à construire patiemment un consensus, à la fois scientifique et politique, autour de la légitimité de cette inscription.

Ce travail n’a jamais été conçu comme une compétition entre États ou une captation symbolique d’un héritage commun. Bien au contraire, le choix d’une candidature multinationale a été pensé dès le départ comme un geste fort : celui de reconnaître que La Muqaddima appartient à un espace intellectuel partagé, à une histoire longue des circulations du savoir, et à une humanité soucieuse de comprendre ses propres dynamiques sociales.

Rencontre des membres du Collectif international de la promotion de La Muqaddima avec le secrétaire général adjoint de l’Unesco, Taoufik Jelassi, le 21 mars 2024, à Paris.

Fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun

Aujourd’hui, alors que la candidature entre officiellement dans les phases d’évaluation prévues par les Lignes directrices générales du programme Mémoire du monde, il convient de mesurer le chemin parcouru. Quelle que soit l’issue finale du processus, une étape essentielle a déjà été franchie : celle de la reconnaissance institutionnelle d’un projet porté par la rigueur scientifique, la coopération internationale et la fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun lui-même.

Dans un contexte mondial marqué par les replis identitaires, les usages idéologiques de la mémoire et les simplifications abusives de l’histoire, cette démarche rappelle opportunément que le patrimoine n’est vivant que lorsqu’il est pensé, discuté, transmis et partagé.

C’est là, sans doute, la véritable victoire de ces deux années de travail.

* Historien, membre du collectif international de la promotion de La Muqaddima.

L’article La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco est apparu en premier sur Kapitalis.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Tunisie | La FGESRS pour le maintien de l’élection des présidents d’université

02. Februar 2026 um 13:37

La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS), affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a annoncé lundi 2 février 2026, son rejet d’une proposition de loi déposée par 27 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), visant à modifier l’article 15 de la loi n° 19 de 2008 relative à l’enseignement supérieur et à réinstaurer la nomination des présidents d’université au lieu de leur élection, comme c’est le cas aujourd’hui.

La FGESRS a qualifié cette proposition de «sérieux revers pour l’un des acquis les plus importants de la réforme de l’enseignement supérieur après 2011, au premier rang duquel figure le principe de l’élection des présidents d’université», notant que la nouvelle loi pourrait ouvrir la voie au retour de la logique de la désignation et de la loyauté au sein des universités.

Le projet de loi, déposé au bureau d’ordre central de l’ARP le 30 janvier, a été renvoyé à la commission parlementaire de l’éducation, de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports pour examen. Il prévoit que les présidents d’université soient nommés par le ministre de l’Enseignement supérieur à l’issue d’une procédure de candidature ouverte, chaque président ne pouvant exercer que deux mandats consécutifs ou non.

Ces dispositions diffèrent de celles contenues dans l’article 15 actuel du décret n° 31 de 2011, qui stipule que le président de l’université doit être élu parmi les professeurs de l’enseignement supérieur ou de rang équivalent, avec possibilité de nomination seulement si l’élection n’est pas possible. Cet article fixe également le mandat du vice-président à trois ans, renouvelable une fois.

La FGESRS a souligné que le nouveau projet de loi menace le principe des élections et le remplace par une logique de nomination verticale, ce qui pourrait mener à ce qu’elle a qualifié de «politique de loyauté».

Elle a appelé le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à renouer avec le travail participatif avec les structures pédagogiques élues et la FGESRS pour formuler un nouvel ordre électoral qui renforce la transparence, l’indépendance et la qualité de la gestion universitaire.

I. B.

L’article Tunisie | La FGESRS pour le maintien de l’élection des présidents d’université est apparu en premier sur Kapitalis.

Béja | Mise en garde contre la montée des eaux du fleuve Medjerda

02. Februar 2026 um 13:11

Le Commissariat régional pour le développement agricole (CRDA) de Béja a annoncé dans un communiqué d’avertissement, ce lundi 2 février 2026, que le niveau d’eau de la fleuve Medjerda devrait monter dans la zone d’Al-Qafifi (Sehili), le pont Sidi Ismail, Douar Al-Nakhla (Sidi Ismail) et la zone d’El-Aifiya (Mastouta).

Dans ce contexte, elle a appelé les citoyens vivant près des rives du fleuve Medjerda, dans la partie s’étendant entre les frontières des gouvernorats de Jendouba et de Béja, jusqu’à la zone d’El-Aifiya (Mastouta), à faire preuve de prudence et à ne pas s’approcher des rives du cours d’eau et à tenir à distance les équipements et les animaux.

Les recommandations du CRDA de Béja interviennent suite à d’importantes précipitations qui ont causé la montée du niveau d’eau du fleuve depuis Ghardimaou et Jendouba jusqu’à la ville de Bousalem.

I. B. (d’après Diwan FM)

L’article Béja | Mise en garde contre la montée des eaux du fleuve Medjerda est apparu en premier sur Kapitalis.

Pétition citoyenne pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie

02. Februar 2026 um 12:00

Nous publions ci-dessous la «Pétition citoyenne pour la défense de la liberté d’expression et pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie» signée par une première liste de journalistes, intellectuels, militants politiques et acteurs de la société civile.

Depuis le 25 juillet 2021, les médias tunisiens font l’objet de nombreuses tentatives de les museler et de les contrôler, les transformant en outil de propagande pour les autorités, dans le but de discréditer ou de réduire au silence toute personne qui les contredit, critique leurs erreurs ou s’oppose à leurs efforts pour instaurer un paysage médiatique monolithique dépourvu de voix indépendantes. Cela se manifeste principalement par :

1- les nombreuses rencontres du chef du pouvoir exécutif avec les dirigeants des institutions médiatiques publiques et son ingérence dans leur travail et leur ligne éditoriale, ce qui constitue une atteinte au principe de neutralité du service public et à la liberté de la presse ;

2- le gel de l’Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica) afin de s’accaparer ses pouvoirs, d’échapper à l’obligation de respecter les exigences du décret 116 pour la nomination des responsables à la tête des institutions nationales de radio et de télévision, de s’immiscer directement dans leur ligne éditoriale, et de transformer ainsi les médias publics en un outil de propagande visant à redorer l’image du pouvoir en place et à dissimuler la vérité aux citoyens.
3- la poursuite des manœuvres d’intimidation envers un certain nombre de propriétaires d’institutions médiatiques privées qui ont entraîné la fermeture de nombreux espaces de dialogue public ou leur transformation en espaces dépourvus du niveau minimal de neutralité et de professionnalisme, et l’engagement des institutions médiatiques publiques dans l’amélioration de l’image des autorités et l’exclusion de toute voix libre ;

4- la promulgation du décret 54, qui supprime les droits et libertés en contradiction avec la constitution en vigueur et les conventions internationales signées par l’État tunisien, afin d’intimider les journalistes et les acteurs publics, de faire taire leurs voix et de les empêcher de transmettre la vérité aux citoyens tunisiens ;

5- le procès et l’emprisonnement de nombreux journalistes, hommes et femmes, sur la base de positions et de déclarations qu’ils ont faites dans l’exercice de leur travail, en s’appuyant sur le décret 54 et l’article 67 du Code pénal relatifs à «la commission d’un acte odieux contre le président de la République», le Code des communications, ou même la loi sur le terrorisme et le blanchiment d’argent, dans le but de les intimider et de les pousser à pratiquer l’autocensure ;

6- la marginalisation et l’appauvrissement du secteur de la presse et le maintien des journalistes dans la dépendance matérielle afin qu’ils soient plus facilement contrôlables, ainsi que le refus arbitraire de mettre en œuvre les décisions finales et conclusives du Tribunal administratif relatives à la publication de l’accord-cadre conjoint pour les journalistes, sans parler de l’entrave au travail des journalistes et correspondants des organes de presse, en leur refusant la carte professionnelle de presse exigée par la loi ;

7- le procès et l’emprisonnement d’un certain nombre de blogueurs et d’activistes politiques et de la société civile avec de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort pour avoir exprimé des critiques ou fait des déclarations, tandis que les partisans du pouvoir en place bénéficient d’une quasi-immunité de poursuites malgré leur recours aux insultes, à la calomnie et à la diffamation contre les voix critiques ou opposantes.

Les signataires de cette pétition, conscients de la gravité de la situation actuelle des médias en Tunisie et du rôle essentiel des médias indépendants, libres et professionnels dans la construction d’un État de droit, la protection des citoyens contre l’injustice et l’oppression et la garantie de leur droit à une information fiable et crédible, exigent la fin de toutes les violations, abus et transgressions. Ils demandent principalement :

1- l’abrogation du décret 54 et le non recours aux lois qui suppriment les libertés, telles que le Code des communications, la loi antiterroriste et la loi sur le blanchiment d’argent, dans le procès des journalistes et des leaders d’opinion, hommes et femmes ;

2- l’arrêt de toute ingérence directe du pouvoir exécutif dans le travail des institutions médiatiques et la réactivation de la Haute instance indépendante pour la communication audiovisuelle et de l’Instance nationale d’accès à l’information, tout en respectant les dispositions du décret 116 concernant la nomination des directeurs des institutions médiatiques audiovisuelles publiques ;

3- l’arrêt des tentatives des autorités pour intimider et contrôler les médias, ainsi que des procès et des restrictions imposés aux journalistes, hommes et femmes, pour les empêcher de jouer leur rôle et de remplir leur devoir de fournir des informations aux citoyens et de proposer des analyses et des évaluations libres sur tout ce qui concerne l’action des autorités, de l’opposition et des autres acteurs ;

4- appellent à la non-transformation des médias publics en médias gouvernementaux et des institutions médiatiques publiques financées par le trésor public et l’argent des contribuables en un outil de propagande et de désinformation en faveur du pouvoir en place, en adoptant une approche sélective et en pratiquant une sélection basée sur la flagornerie et la loyauté ;

5- déplorent ce dangereux changement dans la fonction des médias, qui sont passés d’un rôle d’intermédiaire neutre à celui de partie partiale qui reproduit l’hégémonie du pouvoir en place, représente une déviation fondamentale par rapport aux principes démocratiques et à l’Etat de droit ;

6- appellent tous les défenseurs de l’indépendance des médias, de la liberté de la presse et des principes de l’Etat de droit à se coordonner pour lancer un mouvement national pour exiger le droit du citoyen à des médias publics neutres et professionnels, et le droit du journaliste d’exercer son rôle en toute liberté et indépendance. Ainsi que la cessation des tentatives de contrôler les médias et d’en faire un outil de propagande, de falsification et de dissimulation des abus et des injustices.

Texte traduit de l’arabe.

Parmi les 160 premiers signataires, on retrouve Youssef Seddik, Yosra Fraoues, Wahid Ferchichi, Hichem Skik, Hichem Ajbouni, Narziha Rejiba, Mouldi Gassoumi, Mohamed Abbou, Kalthoum Kannou, Kamel Jendoubi, Salma Baccar, Samia Abbou, Rafik Boujdaria, Raja Ben Slama et autres Bochra Belhaj Hmida.

L’article Pétition citoyenne pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Slim Alileche prépare son documentaire ‘‘A vol d’oiseau’’

02. Februar 2026 um 10:35

Le jeune cinéaste tunisien Slim Alileche se prépare à tourner son prochain documentaire. ‘‘A vol d’oiseau’’ «est à la fois un récit humain, une exploration sensible et un regard engagé sur ce que nous risquons de perdre si nous cessons de regarder, d’écouter et de protéger», a-t-il écrit dans un post sur les réseaux sociaux.

Ce documentaire raconte l’histoire d’un homme, Ridha Ouni, qui, en parcourant la Tunisie, du nord au sud, de l’est à l’ouest, poursuit la mission à laquelle il voue sa vie : protéger le vivant. Naturaliste autodidacte, il soigne les animaux sauvages blessés, observe, recense, transmet son savoir et lance des alertes pour préserver la nature. Dans le refuge qu’il a construit près de chez lui, il accueille des animaux blessés ou capturés — principalement des rapaces — qu’il soigne avant de les relâcher dans leur milieu naturel.

Le film accompagne Ridha Ouni dans ses missions de terrain, au cœur de son refuge et de ses combats quotidiens. C’est un voyage à travers les paysages tunisiens et une réflexion sur notre relation à la nature.

Slim Alileche est en train de réunir le financement qui servira à couvrir une partie des besoins techniques et logistiques indispensables au tournage du film.

Slim Alileche, lui-même très attaché à la nature et au monde sauvage, est, aujourd’hui, inscrit en 2e année à l’Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute (l’Iffcam). Pour lui, ce documentaire est bien plus qu’un projet : c’est une quête personnelle essentielle.

I. B.

L’article Slim Alileche prépare son documentaire ‘‘A vol d’oiseau’’ est apparu en premier sur Kapitalis.

Selon des documents du FBI, Trump accusé d’abus sur mineure

02. Februar 2026 um 09:45

Selon des documents relatifs au dossier de Jeffrey Epstein récemment publiés, des agents du FBI du bureau de Washington ont été dépêchés pour interroger un lanceur d’alerte qui accusait le président Donald Trump d’avoir abusé sexuellement d’une jeune fille il y a 35 ans dans le New Jersey.

Mikey Smith

Ce lot de documents comprend ce qui semble être des notes récapitulatives d’appels passés l’année dernière à une ligne d’assistance téléphonique du FBI pour les lanceurs d’alerte, mentionnant à plusieurs reprises Donald Trump. L’inscription sur une telle liste ne constitue pas une preuve de culpabilité. Et certains témoignages figurant dans le document ont été jugés non crédibles.

L’un d’eux indique : «[Nom masqué] a signalé qu’une amie, non identifiée, aurait été contrainte de pratiquer une fellation sur le président Trump il y a environ 25 ans dans le New Jersey. Cette amie a confié à Alexis qu’elle avait environ 13 ou 14 ans à l’époque et qu’elle aurait mordu le président Trump pendant la fellation. Elle aurait ensuite reçu un coup au visage après avoir ri de cet incident. Elle a également déclaré avoir été victime d’abus de la part d’Epstein.»

Allégations mensongères et sensationnalistes ?

Dans les notes de suivi relatives à ce signalement, les agents ont écrit : «Nous avons parlé avec la personne qui a identifié [Nom masqué] comme étant une amie. Le dossier a été transmis au bureau de Washington pour un entretien.»

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a déclaré : «Cette production de documents peut inclure des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère, car tout ce qui a été transmis au FBI par le public a été inclus dans la production conforme à la loi. Certains de ces documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l’élection de 2020. Il convient de préciser que ces allégations sont infondées et fausses, et si elles avaient la moindre crédibilité, elles auraient certainement déjà été utilisées contre le président Trump.»

On ignore si cet entretien a eu lieu.

Le ministère de la Justice a annoncé la publication de nombreux autres documents issus de son enquête sur Jeffrey Epstein, reprenant ainsi les divulgations prévues par une loi visant à révéler ce que le gouvernement savait des agressions sexuelles commises par le financier millionnaire sur de jeunes filles et de ses relations avec des personnalités riches et influentes, dont Donald Trump et Bill Clinton.

Le procureur général adjoint Todd Blanche a indiqué que le ministère publiait plus de 3 millions de pages de documents dans le cadre de cette nouvelle vague de divulgations concernant Epstein, ainsi que plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. Les fichiers, qui étaient publiés sur le site web du ministère, comprennent une partie des plusieurs millions de pages de documents que les responsables ont déclaré avoir été retenus lors d’une première publication en décembre.

Des mois de pression publique et politique

Ces documents ont été rendus publics en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée après des mois de pression publique et politique. Cette loi oblige le gouvernement à ouvrir les dossiers concernant le défunt financier et sa confidente et ancienne compagne, Ghislaine Maxwell.

«La publication d’aujourd’hui marque la fin d’un processus très complet d’identification et d’examen des documents, visant à garantir la transparence envers le peuple américain et le respect de la loi», a déclaré Blanche lors d’une conférence de presse annonçant la divulgation.

La perspective de découvrir des documents inédits liant Epstein à des personnalités a longtemps alimenté les discussions des internautes, les théoriciens du complot et tous ceux qui réclamaient des comptes, même si Blanche a reconnu que cette dernière publication de documents ne répondrait peut-être pas à leurs attentes.

D’après The Mirror.

L’article Selon des documents du FBI, Trump accusé d’abus sur mineure est apparu en premier sur Kapitalis.

Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu

02. Februar 2026 um 08:35

‘‘Rattraper l’horizon’’, de Khosraw Mani, publié par les éditions Actes Sud, le 20 août 2025, à Marseille, n’est pas seulement un roman : c’est un voyage fiévreux au cœur d’une ville, Kaboul, d’un pays, l’Afghanistan, d’une adolescence broyée par la violence et les traditions.

Djamal Guettala 

Nous sommes au début des années 2000. Un jeune homme quitte la campagne afghane pour la capitale. Derrière lui, un village asphyxié par l’autorité du mollah, un père impitoyable et les ombres d’une enfance marquée par le désamour.

Porté par l’ami qui croit en lui, l’Ingénieur, et par la nécessité de fuir, il embarque dans un vieux camion, sous une bâche. Dans son sac : quelques guenilles, des liasses d’argent, des bijoux hérités, un diadème, des colliers, des anneaux en or… Et surtout, un désir brûlant de liberté.

La peur et la tension

Chaque geste est décrit avec une précision hallucinée, chaque détail transforme cette fuite en scène cinématographique. On sent la poussière, on entend le moteur qui tousse, on tremble avec le jeune homme lorsqu’il se demande s’il doit sauter avant ou après la bifurcation. Mani fait ressentir la peur et la tension comme si le lecteur était lui-même dans la benne du camion.

Arrivé à Kaboul, le roman s’ouvre comme un autre monde. Le jeune homme fréquente des rues grouillantes, des bordels, des musiques clandestines et des philosophes de trottoir. La ville devient un personnage à part entière : ses bruits, ses odeurs, ses lumières, ses dangers. Mani nous fait sentir Kaboul dans sa chair. Les jeunes voyous qu’il rencontre deviennent ses compagnons de vie, ses complices dans une quête de sens, d’amour et de survie.

Une narration dense et immersive

Le style de Mani est fiévreux, hallucinatoire, maîtrisé. On pense à un film tourné caméra à l’épaule, où le souffle des personnages, leurs hésitations, leurs éclats de rire et leurs blessures deviennent palpables. La narration est dense, immersive, et chaque instant nous rapproche de l’âme de Kaboul. On ne lit pas ce roman : on le vit.

Mani excelle à mêler l’intime et l’histoire. L’adolescence de son héros est un champ de bataille : violence domestique, injustice, pertes, et pourtant des lueurs de tendresse et de rébellion. La scène de départ clandestin, le suspense du saut du camion, la peur de se faire surprendre… tout cela se mêle aux souvenirs de l’enfance, où le jeu côtoie l’horreur, et où la vie se mesure en ruses et en petites victoires.

Plaidoyer pour la liberté

Le roman n’est pas seulement un récit de passage à l’âge adulte. C’est un plaidoyer pour la liberté, une méditation sur la mémoire et le passé. Kaboul devient le miroir des blessures et des espoirs du jeune héros. Chaque rue, chaque ruelle, chaque ombre raconte l’histoire d’un pays écorché par les guerres et les traditions, mais aussi porté par la résilience de ses habitants.

‘‘Rattraper l’horizon’’ frappe par sa puissance sensorielle. Le lecteur sent le vent sur les collines, entend les jets passer, voit les moudjahidines surgir derrière les pierres. Mani transforme le roman en expérience totale : le passé, la violence, la poésie et le désir s’entremêlent avec une intensité rare.

Khosraw Mani réussit un exploit : rendre Kaboul intime et universelle, peindre un portrait d’Afghanistan où chaque geste, chaque pensée, chaque fuite devient épopée. Le roman est à la fois une aventure urbaine et humaine, un manifeste sur la nécessité de réinventer sa vie malgré les fantômes du passé.

Avec ‘‘Rattraper l’horizon’’, Mani livre une écriture hallucinée et maîtrisée, un roman de toute première force, un souffle qui emporte le lecteur de la campagne afghane aux rues de Kaboul, du passé au présent, de l’adolescence à la liberté. On en sort secoué, transporté, comme après un film que l’on ne pourrait oublier.

Khosraw Mani est né à Kaboul en 1987 et a grandi en Afghanistan. Installé à Paris depuis 2015, il écrit en français et maîtrise également le persan et l’anglais.

L’article Khosraw Mani | Kaboul comme on ne l’a jamais vu est apparu en premier sur Kapitalis.

Le Maroc s’installe confortablement dans le marché polonais 

02. Februar 2026 um 08:19

Nous avons longtemps plaidé dans ce journal pour un renforcement des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Pologne, dont le marché est très porteur, mais peu de chose a été fait dans cette direction, malgré le dispositif couteux (et pas toujours efficace) du Centre de promotion des exportations (Cepex) à l’étranger. Le Maroc, quant à lui, ne s’est pas fait prier pour lorgner ce pays. Les relations économiques entre le Maroc et la Pologne ont connu, en effet, ces dernières années, une nette accélération, soutenues par un environnement institutionnel stable et par le cadre juridique offert par l’Accord d’association Union européenne-Maroc. Une success story qui peut être inspirante pour nous…

Habib Glenza

En l’espace de cinq ans, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays a presque triplé pour atteindre 2,16 milliards de dollars en 2024. Les exportations polonaises se sont élevées à 925,9 millions de dollars, tandis que les importations en provenance du Maroc ont atteint 1,23 milliard de dollars, soit un total de plus de 2,156 milliards de dollars, à comparer avec les 0,4 milliard de dollars d’échanges tuniso-polonais en 2023 (1). Cela fait du Maroc le principal partenaire commercial de la Pologne en Afrique. Cette dynamique témoigne non seulement de l’ampleur croissante des échanges, mais aussi de leur maturité et de la complémentarité des deux économies.

L’agriculture, pilier du partenariat

L’agriculture et l’agroalimentaire figurent parmi les domaines les plus prometteurs de la coopération bilatérale. Sur la période 2022–2024, les échanges de produits agricoles entre la Pologne et le Maroc ont atteint en moyenne 187 millions de dollars par an, affichant une tendance de croissance stable.

La structure des échanges illustre clairement la complémentarité des marchés. La Pologne importe principalement du Maroc des fruits et des légumes, avec une place particulière pour les framboises surgelées, dont le Maroc est devenu le troisième fournisseur du marché polonais.

À l’inverse, les exportations polonaises vers le Maroc reposent essentiellement sur le blé tendre et les produits laitiers, des catégories stratégiques pour la sécurité alimentaire et la diversification des approvisionnements du Royaume.

Au-delà des flux commerciaux, les deux pays affichent des ambitions plus larges. La Pologne et le Maroc souhaitent renforcer leur coopération sur l’ensemble des chaînes de valeur, de la production animale et de la logistique jusqu’à la recherche, l’innovation et les systèmes de sécurité alimentaire. Cette approche répond aux défis liés à la volatilité des marchés mondiaux et aux effets du changement climatique.

Dialogue politique et visites de haut niveau

Un nouvel élan a été donné aux relations bilatérales avec la visite officielle en Pologne du ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, en septembre 2025. La délégation comprenait des représentants de la Comader, la confédération des producteurs agricoles, des acteurs clés du secteur agroalimentaire, ainsi que de hauts responsables institutionnels.

Les échanges avec le ministre polonais de l’Agriculture et du Développement rural, Stefan Krajewski, ont porté notamment sur le développement des échanges commerciaux, la sécurité sanitaire, la coopération scientifique ainsi que la recherche et le développement. Les deux parties ont souligné le potentiel de synergies entre les secteurs agroalimentaires polonais et marocain et leur volonté de bâtir un partenariat moderne et durable.

La visite a également permis à la délégation marocaine de découvrir le potentiel productif et scientifique de la Pologne. La délégation marocaine a notamment visité le site industriel de Polmlek, l’un des leaders polonais du secteur laitier, qui a acquis en 2023 l’entreprise marocaine Jibal et poursuit ses investissements au Maroc. Le programme comprenait également des visites au marché de gros agroalimentaire de Varsovie ainsi qu’à des centres de recherche majeurs, dont l’Université des sciences de la vie (SGGW) et l’Institut d’horticulture.

Un mémorandum signé à Berlin

L’aboutissement de ce processus a été la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre les ministères de l’Agriculture de la Pologne et du Maroc lors de la Semaine verte internationale de Berlin, en janvier 2026. Le document a été signé par les ministres Ahmed El Bouari et Stefan Krajewski.

Mis en œuvre par l’Inspection vétérinaire polonaise et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires du Maroc (Onssa), le mémorandum vise à renforcer la coopération en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des produits d’origine animale et des aliments pour animaux. Il prévoit des échanges d’informations, une coopération technique et des actions de formation, ainsi qu’un rapprochement des pratiques avec les normes internationales, facilitant concrètement les échanges commerciaux.

Pour les exportateurs polonais, l’approbation récente par l’Onssa du certificat sanitaire pour la viande de volaille d’origine polonaise constitue un signal très positif. D’autres certificats, notamment pour le miel, les semences et d’autres produits agroalimentaires, sont attendus, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de marché.

Des engagements institutionnels aux projets concrets

Le mémorandum signé établit une base institutionnelle solide pour le rapprochement entre la Pologne et le Maroc. Les deux parties soulignent toutefois que l’enjeu réside désormais dans la traduction de ces engagements en projets concrets, notamment dans les domaines de la recherche, de l’innovation, de la formation et de la levée des barrières non tarifaires.

Dans ce contexte, la participation confirmée de la Pologne à la 17ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam), prévue en avril 2026 à Meknès, constitue une étape importante. Le pavillon polonais, organisé par le Centre national de soutien à l’agriculture (Kowr), a vocation à devenir une plateforme de contacts d’affaires et d’initiatives sectorielles. Les prochaines visites et échanges institutionnels pourraient ainsi faire entrer la coopération agricole polono-marocaine dans une phase plus opérationnelle et orientée vers les résultats.

Aujourd’hui, le Maroc a surclassé la Tunisie dans plusieurs secteurs stratégiques : tourisme, agriculture, agroalimentaire, pêche, élevage, sport, etc., grâce à la compétence de ses responsables : ambassadeurs, consuls, représentants des ministères de l’agriculture, du commerce, du tourisme et de l’industrie, qui, contrairement aux nôtres, ne se contentent pas de toucher des salaires et de garantir une retraite aisée. C’est là toute la différence, car les deux pays ont pratiquement les mêmes atouts en main. Les uns les utilisent, les autres les dilapident.

La Pologne, devenue membre très important de l’Union européenne (UE), réalise depuis quelques années une croissance économique exceptionnelle, par rapport à l’ensemble des pays membres de l’UE : croissance du PIB dépassant 3,6% et taux de chômage équivalent à 5,2. Bref, un partenaire idéal pour la Tunisie.

La Pologne ne produit pas d’huile d’olive, de dattes (que la Tunisie a du mal à écouler), des agrumes, etc. Durant l’hiver, ce pays importe tous ses besoins en légumes du monde entier.  

Depuis 2010, j’ai assisté à plusieurs rencontres B2B organisées conjointement par l’ambassade de Tunisie, le Cepex et la Chambre de commerce polonaise. Toutes ces rencontres n’ont rien apporté à la Tunisie sinon, des dépenses infructueuses et de l’argent «jeté par la fenêtre». Les Marocains ont choisi la voie officielle, à savoir les ministres de l’agriculture des deux pays, et cela a directement ouvert la voie aux hommes d’affaires des deux pays.

L’article Le Maroc s’installe confortablement dans le marché polonais  est apparu en premier sur Kapitalis.

L’huile d’olive extra vierge tunisienne brille à l’international

01. Februar 2026 um 13:23

La Tunisie figure parmi les plus grands producteurs mondiaux d’huile d’olive. Durant la campagne actuelle, la production devrait progresser de 47 % pour atteindre environ 500 000 tonnes, malgré un recul de la production mondiale.

La Tunisie devrait ainsi se classer deuxième au niveau mondial, derrière l’Espagne et devant l’Italie, selon les estimations du Conseil oléicole international.

Les exportations d’huile d’olive tunisienne au cours du dernier trimestre 2025 ont atteint environ 108 000 tonnes, pour une valeur totale de 1,379 milliard de dinars tunisiens, selon les données du ministère du Commerce et du Développement des exportations.

L’huile d’olive tunisienne continue de briller dans les compétitions internationales grâce à son exceptionnelle qualité, remportant des centaines de prix en 2024 et 2025.

Lors du Concours international d’Istanbul, la Tunisie a remporté 57 prix, dont 44 médailles d’or. Elle s’est classée deuxième au niveau mondial au prestigieux Concours Mario Solinas, organisé par le Conseil oléicole international, en décrochant trois prix majeurs, dont une médaille d’or.

Au Concours international de l’huile d’olive de New York, les marques tunisiennes ont remporté 26 médailles (12 d’or et 14 d’argent).

En 2025, la Tunisie a dominé le concours de Miami avec 62 médailles d’or, surpassant 13 pays participants, et a remporté 83 médailles d’or à Genève, notamment pour des huiles aux bienfaits reconnus pour la santé (riches en polyphénols). Plusieurs marques tunisiennes se sont également distinguées à Stockholm, remportant le prix de la «Meilleure variété».

Ces performances, soit 307 prix remportés dans 16 concours différents pour la seule année 2025, confirment le leadership mondial de la Tunisie dans le secteur de l’huile d’olive extra vierge.

I. B. (avec Tap).

L’article L’huile d’olive extra vierge tunisienne brille à l’international est apparu en premier sur Kapitalis.

La Jordanie va importer 10 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne  

01. Februar 2026 um 13:16

Une décision exceptionnelle du ministère jordanien de l’Agriculture autorisant l’importation de 10 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne pour compenser le déficit de production locale de la campagne 2025-2026 a permis le retour de ce produit de grande renommée sur le marché jordanien, a déclaré l’ambassadrice de Tunisie en Jordanie, Moufida Zribi.

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), Mme Zribi a indiqué que l’ambassade de Tunisie et le bureau de l’attaché commercial à Amman avaient mené une campagne intensive de promotion de l’huile d’olive tunisienne, reconnue pour sa qualité exceptionnelle, en multipliant les contacts et les rencontres avec les acteurs économiques des secteurs public et privé.

Ces efforts ont permis de mettre en relation des entreprises et de lancer des opérations d’exportation dès la fin de l’année dernière, qui se poursuivront jusqu’à la fin de la campagne actuelle, impliquant des institutions publiques et privées.

Mme Zribi a souligné la forte demande des consommateurs jordaniens pour l’huile d’olive tunisienne dans les points de vente au détail, où sa haute qualité et ses prix compétitifs sont très appréciés, répondant ainsi à un besoin essentiel de l’alimentation locale.

Plus de 40 importateurs jordaniens, en coordination avec le Centre de promotion des exportations (Cepex), ont effectué des visites de terrain sur les sites de production d’huile d’olive depuis novembre 2025.

Dans un premier temps, cela a conduit à la signature de contrats portant sur la fourniture d’environ 3 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne à la Jordanie, avec des prévisions d’augmentation marquée des exportations fin janvier et début février 2026.

I. B. (avec Tap).

L’article La Jordanie va importer 10 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne   est apparu en premier sur Kapitalis.

Hammamet accueille la 12e édition du Festival des Agrumes

01. Februar 2026 um 12:39

La ville de Hammamet (gouvernorat de Nabeul) accueillera les 7 et 8 février 2026 la douzième édition du Festival des Agrumes sous le thème «Hammamet, entre mer et vergers».  

Le festival rend hommage à la culture des agrumes, un héritage profondément ancré dans l’histoire de la ville. Il met en lumière les vergers de la région ainsi que les savoir-faire traditionnels qui ont façonné le mode de vie local pendant des décennies. Les agrumes, tels que l’orange, le citron et la fleur de bigaradier (zhar), constituent une ressource historique essentielle pour les habitants.

Pour cette édition, un programme d’animation comprend des expositions avec des stands dédiés aux fruits frais et aux produits transformés comme les confitures, l’eau de fleur d’oranger et les essences naturelles ; des démonstrations artisanales à travers des ateliers de distillation de fleurs de bigaradier pour découvrir des pratiques ancestrales ; des spectacles de musique ; des ateliers depeinture et de céramique pour petits et grands ; et un concours gastronomique du meilleur cake aux agrumes pour couronner cette célébration gourmande.

Sensibilisation et développement durable

Au-delà de l’aspect festif, l’événement agit comme un conservatoire de la mémoire face à l’urbanisation croissante. Il sert de plateforme pour promouvoir les producteurs et artisans locaux, tout en sensibilisant le public à la nécessité impérieuse de protéger les espaces agricoles et l’environnement de Hammamet.

Cette édition confirme la fierté d’une ville attachée à ses racines et résolument tournée vers un développement durable respectueux de son identité.

Rappelons que ce rendez-vous annuel, devenu une étape incontournable du calendrier culturel, environnemental et économique de la région, est organisé par l’Association d’éducation relative à l’environnement (Aere) en partenariat avec la municipalité de Hammamet, la Direction régionale de la culture de Nabeul, le Centre culturel international de Hammamet, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, l’Espace Hammamet Art et Culture…

L’article Hammamet accueille la 12e édition du Festival des Agrumes est apparu en premier sur Kapitalis.

Débat sur le projet de Complexe éco-culturel à Ennasr (Ariana)

01. Februar 2026 um 11:33

L’Association des résidents de l’avenue Hédi Nouira-Ennasr-Ariana (Arahn-Ennasr) et l’Ecole supérieure d’architecture, audiovisuel et design (Esad) ont organisé le samedi 31 janvier 2026 une réunion-débat sur le projet de Complexe éco-culturel d’Ennasr.

Au cours de cette rencontre, le programme fonctionnel et le plan architectural de ce complexe a été présenté par Elyes Kasri, président d’Arahn-Ennasr, et Habib Mhenni, vice-président d’Arahn-Ennasr et architecte général.

Les présents – notamment Mouldi Chaabani (architecte-urbaniste), Saloua Ferjani (architecte-urbaniste), Emna Ayari (architecte), Najla Lahiani (député), Saida Chékir (député), et Mahdi Gaaloul (président du Conseil local de l’Ariana) – ont discuté sur les aménagements possibles (parcs, espaces verts…) en vue de l’édification du complexe éco-culturel projeté à Ennasr, et ont présenté des remarques et des recommandations à ce sujet, qui seront transmises aux autorités compétentes.

A l’issue du débat, il a été recommandé d’associer les composantes de la société civile à la concrétisation de ce projet tant attendu par les habitants de la cité Ennasr et d’adopter une architecture moderniste et attractive pour le complexe culturel.

L’accent a aussi été mis sur la nécessité d’harmoniser le complexe culturel avec l’espace vert avoisinant pour en faire un complexe éco culturel, véritable espace de culture, de détente et de sociabilité, tout en soulignant leur ferme opposition à tout changement de vocation de l’espace vert avoisinant le complexe culturel.

I. B.

L’article Débat sur le projet de Complexe éco-culturel à Ennasr (Ariana) est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌