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Empfangen — 24. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Batteries Assad Algérie : ASSAD porte sa participation à 100 % avant l’ouverture du capital

24. Juli 2026 um 14:15

Le Groupe ASSAD détient désormais l’intégralité du capital de sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA). L’opération, finalisée le 16 juillet 2026, fait suite au rachat des 4 % auparavant détenus par des investisseurs algériens.

Par cette transaction, L’Accumulateur Tunisien ASSAD devient l’unique actionnaire de Batteries Assad Algérie. Le groupe a indiqué avoir informé ses actionnaires ainsi que le public de cette évolution. Cette prise de contrôle intégrale intervient dans le cadre de l’opération d’ouverture du capital de BAA, lancée l’année précédente et confiée à un cabinet de conseil spécialisé.

Le projet prévoit l’arrivée d’un partenaire stratégique et/ou une introduction en bourse de la filiale sur la Bourse d’Alger. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens, au moyen d’une cession de 25 % à 30 % du capital de Batteries Assad Algérie avant la clôture de l’exercice 2026.

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Pêche artisanale : un nouveau cap vers la décarbonation en Tunisie

24. Juli 2026 um 13:51

Le WWF Afrique du Nord et l’ambassade du Royaume-Uni inaugurent à Ajim (Djerba) une station de recharge solaire et remettent des moteurs électriques à des pêcheurs artisans, marquant une nouvelle étape vers une pêche plus durable et décarbonée en Tunisie.

Dans une nouvelle étape illustrant la solidité du partenariat entre la Tunisie et le Royaume-Uni en faveur de l’action climatique et du développement durable, indique un communiqué de presse, WWF Afrique du Nord, en collaboration avec l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, a organisé, le 24 juillet 2026 au port de pêche d’Ajim, une cérémonie officielle sur l’île de Djerba, afin d’inaugurer une station photovoltaïque de recharge de batteries électriques et de remettre plusieurs moteurs marins électriques à un groupe de pêcheurs artisans participant au projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonation de la pêche artisanale en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », mis en œuvre par WWF Afrique du Nord avec le soutien financier du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Ce projet vise à accompagner la transition énergétique du secteur de la pêche artisanale en Tunisie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer la résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux et économiques.

Le projet est mis en œuvre en étroite collaboration technique avec le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisienne d’Équipements de Pêche (STEP), qui a assuré la fourniture et l’installation des moteurs électriques ainsi que l’appui technique tout au long du projet.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de la République tunisienne, ainsi que de représentants des ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères, des autorités régionales et locales, des institutions nationales, des partenaires techniques ainsi que des pêcheurs bénéficiaires du projet.

Cette cérémonie marque l’aboutissement de la première navigation pilote d’un bateau de pêche artisanale propulsé exclusivement par un système électrique alimenté à l’énergie solaire, réalisée le 29 juin 2026 à Ajim. Cette démonstration pionnière constitue une première à l’échelle nationale et l’une des premières expériences de ce type en Méditerranée. Elle a démontré avec succès la faisabilité technique et opérationnelle de cette solution innovante grâce à une collaboration étroite entre les institutions nationales et les partenaires du projet, notamment grâce à la contribution technique de la Société tunisienne d’équipements de pêche (STEP). Elle ouvre également des perspectives prometteuses pour accompagner la transition du secteur de la pêche artisanale dans le cadre d’une économie bleue durable et sobre en carbone.

L’inauguration de la station de recharge solaire et la remise des moteurs marins électriques marquent une étape déterminante, faisant passer le projet de la phase pilote et d’expérimentation à l’utilisation opérationnelle effective de technologies propres par les pêcheurs artisans. Cette avancée illustre des progrès concrets vers la décarbonation du secteur de la pêche tout en démontrant que des solutions pratiques peuvent répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Le projet poursuit notamment les objectifs suivants :

  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles conventionnels et diminuer les émissions de carbone.
  • Réduire les coûts d’exploitation supportés par les pêcheurs artisans.
  • Limiter la pollution marine ainsi que les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs conventionnels.
  • Renforcer la sécurité énergétique des communautés côtières.
  • Accroître la résilience du secteur de la pêche face aux effets du changement climatique.
  • Proposer un modèle reproductible pouvant être déployé dans d’autres zones côtières tunisiennes ainsi que dans l’ensemble de la région méditerranéenne.

Le programme de l’événement mettra en lumière les principaux résultats obtenus ainsi que les enseignements tirés de la phase pilote. Il donnera également la parole aux pêcheurs participants, qui partageront leur expérience de l’utilisation quotidienne des moteurs électriques dans leurs activités de pêche. La cérémonie comprendra la remise officielle des équipements, l’inauguration de la station photovoltaïque de recharge et se conclura par une démonstration en mer à bord d’un bateau de pêche équipé d’un moteur électrique, permettant aux invités et aux représentants des médias de constater directement le potentiel de cette technologie innovante.

A cette occasion, Jamel Jrijer, directeur régional de WWF Afrique du Nord, a déclaré : « Il s’agit d’une étape importante pour la communauté des pêcheurs artisans ainsi que pour les écosystèmes marins en Tunisie et en Méditerranée. La technologie existe aujourd’hui et nous la mettons désormais au service de la nature et des populations. »

Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Roddy Drummond, a souligné : « Ce projet incarne les principales priorités du Royaume-Uni. A savoir lutter contre le changement climatique, soutenir une croissance économique durable et promouvoir l’innovation qui apporte de bénéfices concrets aux communautés locales. En aidant les pêcheurs à réduire leurs coûts tout en protégeant l’environnement marin, nous démontrons que l’action climatique et la prospérité peuvent aller de pair. »

Ce projet reflète l’engagement constant du Royaume-Uni à accompagner la Tunisie dans la réalisation de ses priorités nationales en matière de transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et de développement durable, à travers des partenariats fondés sur le partage des connaissances, l’innovation et la mise en œuvre de solutions concrètes générant un impact tangible au niveau local.

WWF Afrique du Nord, aux côtés de ses partenaires nationaux et de ses soutiens internationaux, demeure pleinement engagé dans le développement de solutions durables contribuant à la protection des écosystèmes marins, à l’amélioration des moyens de subsistance des pêcheurs artisans et à l’accompagnement de la transition vers un secteur de la pêche plus résilient, plus performant et à faibles émissions de carbone.

D’après communiqué

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Néjia Gharbi : « Le potentiel des start-up tunisiennes mérite d’être soutenu à grande échelle »

24. Juli 2026 um 13:31

La contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations CDC s’inscrit à travers le programme Start-up et PME innovantes, déjà tourné vers les entreprises actives dans la Ditech, l’innovation et les secteurs à forte valeur créative.

Pour Néjia Gharbi, directrice générale de la CDC, l’enjeu consiste avant tout à mobiliser la diaspora autour de cette dynamique et à renforcer ses liens avec l’écosystème tunisien des start-up. Elle a souligné dans une déclaration à lecoonomistemaghrébin, lors de la 3 ème édition du Tunisia Global forum, que de nombreux talents tunisiens, notamment à travers des start-up ayant déjà réalisé des exits, à l’image d’Instadeep ou d’Expensya, fondée par Karim Benguir et Karim Jouini, ont émergé. 

Mais au-delà de ces réussites, l’essentiel reste, précise-t-elle, la multiplication de nouvelles start-up et de nouvelles formes de collaboration, rendues possibles par l’interconnexion entre la diaspora et l’écosystème local. L’objectif est donc de consolider ce pont, de stimuler les échanges et de proposer des outils de financement adaptés à ces jeunes entreprises.

Néjia Gharbi salue également le rôle joué par les premiers fonds créés en Tunisie et financés par le fonds ANAVA, souvent portés par des membres de la diaspora tunisienne. Elle cite notamment 216 Capital, aujourd’hui à son deuxième fonds, ainsi que Medenine, qui a lancé un fonds dédié à la Deeptech. Pour elle, ces initiatives traduisent une conviction partagée : le potentiel des start-up tunisiennes est réel et mérite d’être soutenu à grande échelle.

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L’UE inflige à Google une amende de 1 milliard de dollars pour pratiques anticoncurrentielles

24. Juli 2026 um 13:30

L’UE a infligé à Google une amende record de 890 millions d’euros (1 milliard de dollars) pour violation des lois antitrust, plaçant Bruxelles sur une trajectoire de collision potentielle avec Washington.

Le géant technologique avait illégalement abusé de sa position dominante sur le marché pour privilégier ses propres services de recherche et empêcher les développeurs d’orienter les clients vers des alternatives moins coûteuses, accuse Bruxelles. La Commission européenne a ordonné à Google de traiter les services tiers de manière « équitable et non discriminatoire », rapporte Guardian.

Mais le moment est mal choisi, car le président américain Donald Trump devrait annoncer prochainement de nouveaux droits de douane. L’UE et les États-Unis se sont entendus l’an dernier sur un plafond de 15 % pour ces droits, mais une amende exorbitante infligée à une grande entreprise américaine pourrait entraîner des représailles.

Bruxelles est donc confrontée à « l’un des exercices d’équilibriste transatlantiques les plus délicats de ces derniers mois », conclut Politico.

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Fathi Msalmi : « Le délestage a évité un black-out, les Tunisiens peuvent être indemnisés en cas de dégâts »

24. Juli 2026 um 11:52

Les coupures tournantes d’électricité ont replacé au cœur du débat la question de la sécurité énergétique en Tunisie. Pour Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, la réponse ne peut plus se limiter à gérer les tensions liées aux pics de consommation estivaux. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il plaide pour une refonte globale de la stratégie énergétique nationale.

Le délestage, un mécanisme de protection du réseau

Pour Fathi Msalmi, les coupures programmées ne constituent pas une solution de confort, mais un outil technique destiné à préserver l’équilibre du système électrique national.

Selon lui, la vague de chaleur et la hausse exceptionnelle de la demande n’ont fait qu’accélérer une crise qui s’était installée depuis plusieurs années. Aux heures de pointe, les besoins en électricité ont atteint près de 5 800 MW, alors que la capacité de production nationale ne dépassait pas environ 4 200 MW. Un déséquilibre qui a contraint la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à recourir aux délestages afin d’éviter une rupture généralisée du réseau.

« Sans délestage, le risque était celui d’un black-out complet », explique le responsable syndical, qui considère cette mesure comme une opération de sauvegarde du système électrique plutôt qu’un simple choix de gestion.

Il souligne également que les horaires annoncés aux citoyens restent indicatifs, la gestion du réseau dépendant en permanence de l’évolution de la consommation et des capacités de production disponibles. Des contraintes techniques, locales ou sécuritaires peuvent ainsi conduire à des ajustements ponctuels.

Toutefois, les établissements sensibles, notamment les hôpitaux et les infrastructures stratégiques, restent exclus du dispositif afin de garantir la continuité des services essentiels.

Une procédure d’indemnisation prévue pour les dommages

S’agissant des dégâts pouvant affecter les équipements des particuliers ou des entreprises à la suite des interruptions électriques, Fathi Msalmi rappelle qu’un mécanisme d’indemnisation existe au sein de la STEG.

Les usagers concernés peuvent déposer une demande auprès du district de la STEG de leur région. Une expertise technique est ensuite réalisée afin d’évaluer l’origine des dommages et de déterminer s’ils sont directement liés à une interruption de l’alimentation électrique.

Pour le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, ces mesures d’urgence ne peuvent toutefois constituer une réponse durable. La situation actuelle impose, estime-t-il, une révision en profondeur du modèle énergétique tunisien afin de renforcer la capacité de production, anticiper les besoins futurs et garantir une meilleure sécurité d’approvisionnement.

Vers une nouvelle stratégie énergétique

Pour sortir durablement de la crise, le responsable syndical insiste sur plusieurs priorités : accélérer la construction de nouvelles capacités de production, développer massivement les énergies renouvelables et renforcer le rôle de la STEG dans ce domaine.

Il plaide également pour une coopération énergétique régionale accrue, notamment avec les pays voisins.

A cet égard, il rappelle que les importations d’électricité peuvent constituer une solution temporaire, mais qu’elles ne remplacent pas une stratégie nationale capable d’assurer l’indépendance énergétique du pays.

« La crise actuelle dépasse le cadre technique », souligne-t-il. Elle touche désormais à la souveraineté énergétique de la Tunisie et nécessite des décisions structurelles pour garantir un approvisionnement stable et durable.

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Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

24. Juli 2026 um 11:37

Vagues de chaleur, délestages en série et entreprises exsangues : la crise électrique tunisienne s’aggrave de jour en jour. Face à cette situation critique, Wissem Ben Amor, représentant de l’UPMI, alerte sur des pertes incalculables pour le secteur productif. De son côté, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur, réclame une politique ambitieuse de maîtrise de la demande. Celle-ci reposerait principalement sur l’énergie solaire et l’intelligence artificielle.

Pour Wissem Ben Amor, le quotidien des industriels est devenu insoutenable. Les interruptions brutales du courant provoquent le gaspillage immédiat des matières premières engagées dans les chaînes de fabrication. Le préjudice financier se chiffre à plusieurs millions de dinars pour des structures déjà fragilisées. De plus, il empêche souvent les exportateurs d’honorer leurs contrats, ce qui entame gravement leur crédibilité auprès des partenaires étrangers.

À ce préjudice commercial s’ajoute un impact technique particulièrement lourd. Certains équipements industriels nécessitent jusqu’à deux heures pour redémarrer. Dans le même temps, le réseau subit des coupures répétées espacées de seulement trente à soixante minutes. Cela rend impossible le moindre cycle de production complet. Ces variations électriques à répétition endommagent des cartes électroniques sophistiquées, indisponibles sur le marché local. Ces composants doivent être commandés à l’étranger. Ce qui prolonge l’arrêt des usines pendant des durées indéterminées, alors que les salaires du personnel inactif continuent d’être versés.

Des réformes d’urgence pour préserver le tissu productif

Sceptique quant aux explications officielles qui imputent la situation à la seule canicule, Wissem Ben Amor dénonce un manque cruel de visibilité. Il exige d’abord que les zones industrielles soient exclues des délestages pendant les horaires administratifs, de huit heures à quinze heures. À défaut, il demande que les interruptions soient notifiées à l’avance selon des créneaux précis et respectés. Cela permettrait aux industriels d’arrêter leurs machines en toute sécurité.

Pour éviter une vague de faillites, le porte-parole de l’UPMI préconise des mesures d’urgence inspirées de la crise du Covid. Il propose un report de quinze jours à un mois des échéances fiscales et des dépôts de bilans. Ce délai resterait sans impact sur le budget de l’État, tout en soulageant les trésoreries des entreprises. Enfin, il plaide pour une révision du cadre légal de l’autoconsommation énergétique afin d’autoriser le stockage d’électricité par batteries, une solution qui sécuriserait l’outil de production et réduirait la pression sur le réseau de la STEG.

De son côté, Lotfi Riahi estime que la crise dépasse le simple dysfonctionnement technique. Elle touche directement au droit fondamental du citoyen d’accéder à un service public essentiel de manière sûre et continue.

Il souligne que la réponse ne doit pas se limiter à réparer les pannes. Elle doit s’inscrire dans une gestion stratégique capable de transformer l’usager en partenaire de la solution.

Le solaire urbain et l’intelligence artificielle comme leviers d’avenir

Pour concrétiser cette vision, Lotfi Riahi propose le déploiement d’un programme national baptisé « L’énergie solaire dans chaque quartier ». Destiné en priorité aux zones urbaines denses, ce plan prévoit l’installation par l’État de centrales solaires collectives sur les toits des infrastructures publiques comme les écoles, les administrations ou les marchés. Cela permettrait d’alléger le réseau et d’amoindrir la facture des ménages sans coût direct pour les citoyens. Pour financer ce dispositif, un modèle diversifié s’appuierait sur les fonds internationaux pour le climat, les banques de développement, les partenariats public-privé et la finance carbone. L’investissement initial serait ensuite amorti par les économies réalisées sur la production électrique. Ce volet comprend également un projet pilote de quartier solaire intelligent offrant aux riverains une électricité locale à tarifs préférentiels.

Le président de l’organisation voit également dans l’intelligence artificielle un levier central pour moderniser le réseau. Il imagine une véritable salle d’opérations virtuelle capable d’anticiper les pics de consommation, d’analyser les données par quartier, de redistribuer les charges et de détecter les anomalies avant la survenue des pannes. Ce dispositif serait complété par un programme national dédié à l’IA énergétique, l’ouverture d’une plateforme publique de données sur la qualité du service, ainsi qu’une application mobile gratuite envoyant des alertes en temps réel et des conseils personnalisés. Par ailleurs, il annonce son intention de proposer la création d’un Observatoire national du consommateur et de l’énergie, une plateforme numérique dotée d’intelligence artificielle pour centraliser les réclamations et cartographier les zones touchées.

Repenser les normes d’urbanisme et inciter la transition

Enfin, Lotfi Riahi appelle à une réforme en profondeur du secteur de la construction. Il juge peu cohérent de continuer à bâtir des logements selon des normes dépassées. Il préconise ainsi une révision du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, ainsi que des cahiers des charges des promoteurs immobiliers.

Cette révision rendrait obligatoires les équipements solaires photovoltaïques et thermiques, tout en imposant des critères de haute performance énergétique dans le neuf. En contrepartie, l’État devrait garantir de véritables incitations aux investisseurs et aux particuliers, notamment la possibilité de revendre leur surplus d’électricité solaire directement au réseau national.

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Mohamed Ali Elloumi : « Les datacenters en Tunisie, une opportunité stratégique »

24. Juli 2026 um 11:30

À l’heure où l’IA redistribue les cartes de la connaissance, l’enjeu n’est plus de savoir si nous l’acceptons, mais comment nous l’orchestrons. L’intelligence collective devient alors la clé : quand les humains coopèrent et se laissent épauler par des algorithmes, la décision gagne en précision, la vision en clarté et la souveraineté en consistance. 

Rencontré en marge de la 3ᵉ édition du Tunisia Global Forum, Mohamed Ali Elloumi, fondateur d’Access Content Agency, a insisté sur l’importance de l’intelligence collective pour bâtir l’avenir et sur la nécessité de mettre l’IA au service de l’humain. Il a rappelé que l’intelligence collective, annoncée comme thème central de cette édition, constitue un levier stratégique pour organiser la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, les responsables politiques et les décideurs économiques, afin de construire une vision commune de la période à venir autour de l’IA et de la souveraineté des États.

Il a cité une étude qui illustre concrètement ce potentiel : un médecin qui pose seul un diagnostic atteint un taux d’efficacité d’environ 60 à 65 %. Mais, a‑t‑il expliqué, dès lors que trois ou quatre médecins discutent ensemble d’un même cas, ce taux grimpe autour de 75 %, soit un gain de 10 à 15 points. Lorsque cette intelligence collective humaine est, en plus, augmentée par une intelligence artificielle, on peut gagner encore une dizaine de points et atteindre près de 85 % de maladies correctement diagnostiquées grâce à une intelligence collective orchestrée et soutenue par l’IA.

Mohamed Ali Elloumi a souligné dans une déclaration exclusive à l’economistemaghrebin.com que l’intelligence collective ne se limite pas à une coopération abstraite : elle implique des choix politiques, des stratégies et des modèles d’organisation très concrets. Il a donné l’exemple de la Suisse, qui a développé des datacenters souterrains, capables non seulement de réduire l’empreinte environnementale de ces infrastructures, mais aussi de chauffer un grand nombre d’habitants en ville grâce à la chaleur dégagée par les serveurs. L’eau circulant dans ces datacenters est chauffée, utilisée pour le chauffage urbain, puis recyclée dans un autre cycle.

Il souligne que ce type de solution montre qu’il est possible de concilier technologie, efficacité énergétique et protection de l’environnement. Et ce, à condition de se doter d’une stratégie claire et d’une organisation politique cohérente, en ligne avec les engagements des Nations unies.

Il a également insisté sur les atouts de la Tunisie dans ce nouveau paysage technologique. Le pays peut offrir à l’Europe deux ressources majeures : d’une part, un ensoleillement et une énergie solaire exceptionnels; et d’autre part, une intelligence humaine et une intelligence collective riches, portées par une position géographique souvent décrite comme stratégique. Associés à un financement européen et à une stratégie environnementale ambitieuse, ces atouts pourraient, estime-t-il, produire un effet très positif pour les deux rives de la Méditerranée.

Interrogé sur la question des datacenters en Tunisie, il a rappelé que nous sommes confrontés à une « guerre technologique » plus qu’à une simple compétition économique. Il a expliqué que, pour un pays modeste et aux ressources limitées comme la Tunisie, la construction de datacenters dédiés uniquement à des besoins locaux peut se justifier, mais que la demande interne reste relativement restreinte. En revanche, la construction de datacenters destinés à répondre aux besoins de l’Europe constitue « une opportunité stratégique, à condition de poser des garde‑fous clairs ». Tout en insistant sur le fait qu’il est hors de question d’accepter des solutions qui contribueraient à dégrader l’environnement tunisien. »

En outre, poursuit-il, l’intelligence collective est précisément l’outil qui permettrait de faire avancer ce dossier. Elle doit d’abord servir à bien définir le besoin : il existe aujourd’hui une demande explicite pour des datacenters hébergés en dehors de l’Europe et des États‑Unis, afin de sauvegarder les données hors de ces territoires et de mieux les protéger en cas d’attaque ou de crise majeure. Ce besoin est réel et identifié.

Ensuite, rappelle-t-il, un datacenter ne peut fonctionner qu’avec des conditions techniques strictes : il doit être sécurisé, adossé à une infrastructure fiable, disposer d’un accès garanti à l’énergie et intégrer une gestion responsable de l’eau.

Il a souligné que l’eau, dans ce modèle, peut être recyclée et réutilisée dans un autre cycle, comme le montrent déjà certaines expériences internationales. C’est, conclut-il, l’une des pistes concrètes pour concilier souveraineté numérique, développement économique et protection des ressources du pays. 

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Turquie : taux d’intérêt inchangé à 37 %

24. Juli 2026 um 11:23

La Banque centrale de Turquie a maintenu, jeudi 23 juillet, son taux directeur inchangé à 37 %. Alors que la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude quant à l’évolution de la situation au Moyen-Orient compliquent les efforts visant à désamorcer l’inflation.

Le Comité de politique monétaire, présidé par le gouverneur Fatih Karahan, a maintenu le taux de refinancement à une semaine à 37 % pour la quatrième réunion consécutive. Il a également laissé inchangé le taux au jour le jour à 40 %. Ce qui constitue de facto le principal coût de financement depuis le début du conflit avec l’Iran fin février.

Cette décision intervient alors que le prix du Brent a dépassé les 100 dollars le baril depuis le début du mois, en raison de l’escalade des conflits au Moyen-Orient. Pour la Turquie, fortement dépendante des importations d’énergie, la hausse des prix du pétrole accentue les pressions inflationnistes.

Dans son communiqué, la Banque centrale de Turquie note que les indicateurs avancés font état d’une accélération temporaire de la tendance inflationniste sous-jacente en juillet. Tout en soulignant que l’incertitude géopolitique accrue a entraîné une nouvelle tendance à la hausse des prix de l’énergie.

Selon Bloomberg, le gouverneur de la Banque centrale a indiqué aux investisseurs que les décideurs politiques souhaitent évaluer les données sur l’inflation de juillet et l’évolution de la situation géopolitique avant d’envisager tout changement de politique monétaire.

Avant la crise, la Banque centrale avait entamé un assouplissement progressif de sa politique monétaire restrictive, en abaissant graduellement son taux directeur de 50 % à mesure que l’inflation se calmait. Cependant, la crise géopolitique a interrompu ce processus. Bien qu’elle n’ait pas procédé à une hausse officielle des taux d’intérêt, la Banque a de fait durci sa politique depuis mars, en suspendant les opérations de pension à une semaine et en canalisant les liquidités via le taux au jour le jour, plus coûteux.

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BERD–UBCI : un partenariat renforcé pour soutenir les entreprises

24. Juli 2026 um 11:02

La BERD et l’UBCI concluent un accord de 10 millions d’euros au titre de la Risk Sharing Facility.

La facilité soutient l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

Les premières opérations financées dans le cadre de la facilité bénéficient à Agua Services d’Assainissement.

 

La BERD et l’UBCI ont signé un accord portant sur la mise en œuvre d’une facilité de partage de risques (Risk Sharing Facility, RSF) d’un montant de 10 millions d’euros. Cette signature vient renforcer un partenariat de longue date entre les deux institutions et vise à soutenir l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

La facilité renouvelée est déjà mise en œuvre à travers ses premières opérations. Dans ce cadre, l’UBCI octroie un financement de 3,5 millions d’euros à Agua Services d’Assainissement (ASA), une société de projet portée par Aguas de Portugal et Maghrebia Technologies & Travaux, chargée de réhabiliter, d’exploiter et d’assurer la maintenance des infrastructures d’assainissement du Grand Tunis dans le cadre d’un contrat de concession conclu avec l’Office national de l’assainissement (ONAS).

Le financement comprend un prêt senior garanti de 3 millions d’euros destiné à l’acquisition d’équipements ainsi qu’une facilité renouvelable de fonds de roulement garantie de 0,5 million d’euros.

Cette opération constitue la première transaction de la BERD au titre de la Risk Sharing Facility pour un projet sous concession et seulement la deuxième opération d’infrastructure réalisée dans le cadre de la RSF. Elle constitue également la première opération d’infrastructure financée par la BERD dans le cadre de la RSF dans la région SEMED, ainsi que la première transaction d’infrastructure du secteur privé financée par la BERD en Tunisie.

La concession couvre la réhabilitation de la station d’épuration existante de Chotrana II, l’amélioration de la qualité des eaux usées traitées ainsi que l’exploitation et la maintenance d’un vaste réseau d’assainissement desservant le Grand Tunis.

En outre, ASA bénéficiera d’une subvention FINTECC de la BERD pouvant atteindre 311 110 euros, afin d’optimiser l’utilisation des ressources et de faciliter le transfert de technologies grâce à l’introduction de technologies climatiques.

Le partenariat entre la BERD et l’UBCI remonte à 2014 et s’est développé au fil des années à travers différents instruments financiers soutenant la croissance du secteur privé en Tunisie.

Grâce à la Risk Sharing Facility, la BERD partage les risques avec les institutions financières partenaires, contribuant ainsi à mobiliser des financements pour des investissements favorisant la croissance économique, le renforcement du secteur privé et l’amélioration de l’accès au financement.

L’adhésion de l’UBCI à ce programme renforcera sa capacité à accompagner les grandes entreprises et les PME tunisiennes dans la réalisation de leurs projets d’investissement.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, la BERD a investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 92 projets à travers le pays, dont 65 % au bénéfice du secteur privé.

D’après communiqué

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Croissance maîtrisée, dette allégée : le pari gagnant de Délice Holding

24. Juli 2026 um 10:51

En l’espace de douze mois, Délice Holding a transformé la physionomie de ses comptes : le groupe agroalimentaire a multiplié par plus de trois son effort d’investissement tout en réduisant son endettement global de plus des trois quarts. Les chiffres arrêtés au 30 juin 2026 dessinent une entreprise qui préfère financer sa croissance sur ses propres ressources plutôt que par le recours à la dette.

Premier fait marquant de ce semestre : la structure financière du groupe. L’endettement global recule de 76,2 %, soit un repli de 59,4 MDT, pour ne plus représenter que 18,5 MDT au 30 juin 2026, contre 77,9 MDT un an plus tôt. Ce désendettement massif s’explique par le choix du groupe de privilégier l’autofinancement pour couvrir ses besoins en fonds de roulement et assurer le financement de son exploitation courante. Conséquence directe de cette stratégie, l’endettement à court terme bascule en position créditrice, à -17,8 MDT, soit une baisse de 126,5 %. L’endettement à moyen et long terme, de son côté, s’établit à 36,4 MDT.

Ce désendettement n’a pas empêché le groupe d’accélérer ses dépenses d’investissement. Corporelles et incorporelles confondues, celles-ci atteignent 75,7 MDT au 30 juin 2026, contre seulement 21,8 MDT à la même date en 2025 — soit un quasi-triplement de l’enveloppe, avec une hausse de 246,7 %. Ces fonds ont été orientés en priorité vers trois chantiers : la mise en service d’une nouvelle unité de production d’eaux minérales, l’extension des capacités de production existantes, ainsi que des actions visant à renforcer la productivité et l’efficacité des opérations.

Sur le plan commercial, le chiffre d’affaires consolidé du groupe atteint 752,8 millions de dinars (MDT) sur les six premiers mois de l’exercice. Un niveau supérieur de 1% à celui enregistré sur la même période en 2025. Cette progression, bien que modeste, s’accompagne d’une dynamique plus marquée à l’export : les ventes réalisées à l’international bondissent de 9,7 % au premier semestre pour s’établir à 15,5 MDT, contre 14,2 MDT un an auparavant. Du côté du marché local, les ventes progressent quant à elles de 0,85 % par rapport à fin juin 2025. Autre indicateur en territoire positif, la production valorisée s’élève à 790,3 MDT, en progression de 1,1 %.

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Venezuela : le double séisme a causé près de 20 milliards de dollars de dégâts

24. Juli 2026 um 10:30

Le double séisme qui a frappé le Venezuela il y a un mois a causé 19,6 milliards de dollars de dégâts, selon une estimation de la Banque mondiale.

Les deux séismes, de 7,2 et 7,5 de magnitude sur l’échelle de Richter, ont secoué la partie nord du pays le 24 juin, provoquant l’effondrement de centaines de bâtiments à Caracas et dans l’État de La Huira, et entraînant la mort de 5 398 personnes, selon le bilan du gouvernement vénézuélien.

D’après les estimations de la Banque mondiale, 47 % des dégâts concernent des bâtiments résidentiels, 27 % des infrastructures et 26 % des bâtiments non résidentiels, c’est-à-dire que  la majorité d’entre eux étaient des bâtiments commerciaux ou industriels.

« Cette évaluation offre au gouvernement vénézuélien et à ses partenaires une base objective pour préparer les efforts de reconstruction. Et la Banque mondiale s’engage à soutenir cet effort à chaque étape », a déclaré la vice-présidente de l’institution de Bretton Woods pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Susana Cordeiro Guerra, citée dans un communiqué de presse.

Au-delà des dégâts matériels, l’impact socio-économique des séismes dépendra principalement du rythme de la reconstruction et du soutien apporté par les partenaires du pays. « Compte tenu du niveau actuel des investissements privés et publics , la reconstruction devra être financée en grande partie par la réaffectation de ressources initialement destinées à d’autres projets d’investissement. Dans ce cas, elle ne sera pas achevée, même dans dix ans, ce qui aura des répercussions négatives à long terme sur l’activité économique », indique le communiqué.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a promis de fournir 4 000 logements aux victimes du tremblement de terre cette année et 10 000 d’ici 2027. Pour ce faire, le Parlement a approuvé des réformes législatives visant à accélérer la construction de complexes résidentiels, ainsi que l’achat de logements sur le marché secondaire de l’immobilier.

Pour sa part, le Fonds monétaire international a déboursé une première tranche de 346 millions de dollars pour contribuer au financement de l’aide humanitaire et du déblaiement des débris, ainsi qu’aux premiers efforts de reconstruction.

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Le passeport tunisien permet de voyager vers 66 destinations sans visa

24. Juli 2026 um 09:58

Le passeport tunisien permet actuellement d’accéder à 66 destinations sans visa préalable, ou avec un visa délivré à l’arrivée ou une autorisation électronique, selon la dernière mise à jour du Henley Passport Index, l’un des principaux classements mondiaux de la mobilité internationale.

Établi par le cabinet britannique Henley & Partners, ce classement place la Tunisie au 69e rang mondial. À l’échelle africaine, le passeport tunisien figure parmi les plus performants du continent, même s’il reste loin des documents de voyage les plus puissants au niveau international.

La Tunisie derrière le Maroc, devant l’Algérie

En Afrique du Nord, la Tunisie se classe derrière le Maroc, dont le passeport donne accès à 71 destinations sans visa et occupe la 64e place mondiale. Elle devance en revanche l’Algérie, classée 79e avec 55 destinations accessibles sans visa.

À l’échelle du continent, les Seychelles conservent le passeport le plus puissant d’Afrique avec un accès à 155 destinations, devant l’île Maurice (148 destinations) et l’Afrique du Sud (101 destinations).

Un indicateur de la mobilité internationale

Le Henley Passport Index classe les passeports en fonction du nombre de destinations accessibles sans visa préalable. Cet indicateur reflète notamment les accords de circulation conclus entre les États et le niveau de mobilité dont bénéficient leurs ressortissants.

Avec 66 destinations accessibles, le passeport tunisien conserve une position relativement favorable en Afrique. Toutefois, les voyageurs tunisiens restent soumis à l’obligation de visa pour un grand nombre de destinations, notamment dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie.

Un écart important avec les leaders mondiaux

Au niveau mondial, Singapour occupe la première place du classement avec un accès sans visa à 192 destinations. À l’autre extrémité du classement figurent notamment l’Afghanistan, la Syrie et l’Irak, dont les passeports offrent les possibilités de voyage les plus limitées.

Le classement 2026 confirme ainsi que le passeport tunisien conserve une position solide à l’échelle africaine. Tout en mettant en évidence l’écart qui le sépare encore des passeports les plus performants au monde.

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SMART Tunisie : le chiffre d’affaires bondit de 15,2 % au premier semestre 2026

24. Juli 2026 um 09:21

SMART Tunisie affiche des résultats en nette progression pour le premier semestre 2026, portée par une dynamique commerciale qui continue de s’affirmer trimestres après trimestres.

Entre janvier et juin 2026, les recettes globales de l’enseigne ont atteint 222,2 millions de dinars, contre 192,8 millions sur la même période de l’exercice précédent. L’écart traduit une hausse de 15,2 %, confirmée par la publication des indicateurs trimestriels de la SMART Tunisie relatifs au deuxième trimestre 2026.

Ce rythme d’activité soutenu s’accompagne toutefois d’une progression des charges liées à l’approvisionnement. Le coût des marchandises achetées et revendues s’est établi à 186,4 millions de dinars sur le semestre, en augmentation de 12,4 %. L’écart favorable entre la croissance du chiffre d’affaires et celle des coûts d’achat permet néanmoins à l’entreprise de préserver ses niveaux de marge.

Pour faire face à l’intensification de son activité commerciale, SMART Tunisie a étoffé ses équipes, avec un effectif moyen porté à 222 collaborateurs. Cette évolution se traduit mécaniquement par une hausse de la masse salariale semestrielle, qui atteint désormais 5,6 millions de dinars. Soit une progression de 12 % par rapport à l’an dernier.

Du côté du réseau de distribution, aucun changement n’est à signaler : la surface commerciale reste fixée à 4 000 m², répartie entre trois points de vente.

La gestion des relations avec les fournisseurs demeure par ailleurs maîtrisée, avec un délai moyen de règlement ramené à 31 jours; contre 32 jours un an auparavant.

L’accélération de l’activité pèse logiquement sur les charges financières de la société, qui s’élèvent à 8,7 millions de dinars à fin juin 2026; contre 7,3 millions à la même date en 2025. En parallèle, les produits financiers générés sur la période atteignent 3,7 millions de dinars.

Sur le plan de la liquidité, la trésorerie nette ressort négative, à hauteur de -10 millions de dinars au 30 juin 2026. La direction de l’entreprise souligne que cette situation reflète directement l’intensité de la croissance commerciale et les besoins de financement du fonds de roulement qui en découlent.

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Classement : les 10 universités francophones d’Afrique subsaharienne qui défient le manque de moyens

24. Juli 2026 um 08:54

Malgré des budgets souvent insuffisants et une faible visibilité dans les grands palmarès internationaux, plusieurs universités d’Afrique subsaharienne francophone continuent de se distinguer par la qualité de leurs formations et leur production scientifique.

Un classement établi à partir des données de recherche, des publications et des citations scientifiques place l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) en tête des établissements francophones les plus performants de la région, comme le rapporte le site BBC Afrique.

Dans un contexte où les universités africaines anglophones dominent largement les classements mondiaux, les établissements francophones peinent à rivaliser en matière de financement, d’infrastructures et d’internationalisation. Pourtant, ils demeurent des acteurs essentiels de la formation des élites politiques, économiques et intellectuelles du continent.

Selon les principaux indicateurs académiques disponibles, le Top 10 des universités francophones d’Afrique subsaharienne se présente ainsi :

  1. Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal).
  2. Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire).
  3. Université de Yaoundé I (Cameroun).
  4. Université de Kinshasa (RDC).
  5. Université Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso).
  6. Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
  7. Université de Lomé (Togo).
  8. Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal).
  9. Université de Douala (Cameroun).
  10. Université Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville).

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), souligne la même source, confirme son statut de référence académique en Afrique francophone. Et de rappeler que celle-ci a été fondée en 1957, revendiquant aujourd’hui près de 1 700 chercheurs et plus de 24 000 publications scientifiques. Encore mieux, elle est la seule université d’Afrique subsaharienne francophone à figurer dans le classement Times Higher Education 2025 parmi les 1 500 meilleures universités mondiales.

Derrière l’UCAD, l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan s’impose comme le principal centre de recherche de Côte d’Ivoire, avec plus de 2 000 publications indexées et plus de 11 000 citations, notamment dans les domaines de la santé, de l’environnement et de l’agriculture.

7 840 travaux scientifiques

L’Université de Yaoundé I complète le podium. Premier pôle scientifique du Cameroun, elle rassemble plus de 6 000 auteurs ayant publié près de 7 840 travaux scientifiques, cumulant plus de 122 000 citations dans des disciplines allant de la médecine tropicale aux sciences fondamentales et sociales.

Plus loin dans le classement figurent l’Université de Kinshasa, référence historique de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo, l’Université Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso, forte de plus de 10 000 publications recensées, et l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, particulièrement reconnue pour ses travaux en sciences agricoles et environnementales.

L’Université de Lomé, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, l’Université de Douala et l’Université Marien Ngouabi ferment ce Top 10, illustrant la diversité géographique et disciplinaire de la recherche francophone en Afrique subsaharienne.

Aucune université francophone d’Afrique subsaharienne dans le Top 1 000

Cette performance contraste toutefois avec la faible présence de ces établissements dans les grands classements internationaux. En 2025, aucune université francophone d’Afrique subsaharienne ne figure dans le Top 1 000 du classement de Shanghai (ARWU), tandis que le classement QS World University Rankings 2027 n’en recense aucune parmi les 1 500 premières.

Ces palmarès privilégient des critères tels que le volume de publications dans les grandes revues internationales, le nombre de chercheurs hautement cités, l’obtention de distinctions scientifiques majeures ou encore l’internationalisation des campus, autant d’indicateurs qui favorisent les universités disposant de ressources considérables.

Malgré ces contraintes, les universités francophones d’Afrique subsaharienne continuent de jouer un rôle central dans le développement de leurs pays. Elles forment chaque année des milliers d’étudiants, produisent des recherches sur la santé, le changement climatique, l’agriculture, la biodiversité ou les sciences sociales, et alimentent les administrations, les entreprises et les institutions publiques en cadres qualifiés.

Leur faible visibilité internationale ne doit donc pas masquer leur importance stratégique. Dans des contextes souvent marqués par le sous-financement et la massification de l’enseignement supérieur, ces établissements demeurent des pôles de savoir indispensables au développement scientifique, économique et social de l’Afrique francophone.

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La BCE maintient ses taux d’intérêt à 2,25 % en vue de septembre

24. Juli 2026 um 08:45

La Banque centrale européenne a maintenu, jeudi 23 juillet, ses taux d’intérêt inchangés à 2,25 %, après sa première hausse des coûts d’emprunt depuis 2023 lors de sa dernière réunion en juin.

L’attention se porte désormais sur la décision que prendra la Banque en septembre, étant donné l’intensification des pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie, la poursuite des hostilités au Moyen-Orient et le prix du pétrole qui frôle désormais les 100 dollars le baril, tandis que les indicateurs d’activité économique montrent des signes de ralentissement.

Les perspectives concernant les prix de l’énergie, bien que très volatiles, sont actuellement proches du scénario de référence des projections des services de l’Eurosystème de juin et nettement supérieures aux niveaux enregistrés avant le conflit au Moyen-Orient. L’incertitude demeure élevée et les effets inflationnistes du choc énergétique ne se sont pas encore pleinement manifestés. Le Conseil des gouverneurs s’engage à mener une politique monétaire de manière à garantir la stabilité de l’inflation autour de son objectif de 2 % à moyen terme.

Suite à sa décision, le Conseil des gouverneurs demeure bien placé pour faire face à l’incertitude engendrée par le conflit. Il adoptera une approche fondée sur des données probantes et prendra des décisions lors de chaque réunion afin de déterminer l’orientation appropriée de sa politique monétaire. En particulier, les décisions du Conseil des gouverneurs relatives aux taux d’intérêt s’appuieront sur son évaluation des perspectives d’inflation et des risques y afférents, à la lumière des données économiques et financières publiées, ainsi que de la dynamique sous-jacente de l’inflation et de la robustesse de la transmission de la politique monétaire.

Taux d’intérêt directeurs de la BCE

Les taux d’intérêt sur la facilité de dépôt, les principales opérations de refinancement et la facilité de prêt marginal resteront inchangés à respectivement 2,25 %, 2,40 % et 2,65 %. Les portefeuilles APP et PEPP sont réduits à un rythme mesuré et prévisible, l’Eurosystème ne réinvestissant plus les montants provenant du rachat des titres à échéance.

Le Conseil des gouverneurs se déclare prêt à ajuster tous les instruments à sa disposition, dans les limites de son mandat, afin de stabiliser l’inflation autour de l’objectif de 2 % à moyen terme et de préserver le bon fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire. En outre, l’instrument de protection de la transmission (IPT) est disponible pour contrer les évolutions de marché indésirables et désordonnées qui menacent sérieusement la transmission de la politique monétaire dans la zone euro, permettant ainsi au Conseil des gouverneurs de remplir plus efficacement sa mission de stabilité des prix.

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Pannes d’électricité : les entrepreneurs passent à l’offensive judiciaire

24. Juli 2026 um 08:10

Le bureau exécutif de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a publié, jeudi 23 juillet 2026,  un communiqué cinglant, dénonçant les coupures répétées et non programmées d’électricité qui ont infligé de lourdes pertes matérielles à des centaines d’entreprises.

Pour l’organisation, ces incidents ne sont pas de simples « accidents techniques » : ils menacent la continuité de l’activité économique et pèsent directement sur l’investissement, la production et l’emploi.

Dans son communiqué, l’ONE dresse un bilan sévère, pointant des lacunes structurelles dans la gestion du système énergétique national, l’absence de planification stratégique, une vision à court terme outre l’incapacité à garantir un approvisionnement continu en électricité, service public indispensable à toute économie.

Face à ces coupures à répétition, l’ONE promet une réplique juridique. Pour ce faire, elle a constitué une cellule d’avocats et d’experts en droit pour accompagner les entreprises sinistrées dans la constitution des dossiers, la collecte des justificatifs et l’engagement des procédures légales. Bien plus, l’ONE étudie les recours et n’exclut aucune action devant les instances judiciaires et administratives compétentes.

Selon l’organisation, la STEG est directement mise en cause. Elle lui impute la responsabilité pleine et entière des dommages et appelle toutes les entreprises lésées à lui transmettre factures, rapports techniques et tout document attestant l’étendue des pertes subies.

Sur le plan opérationnel, l’organisation adresse aux autorités publiques une liste de mesures urgentes parmi lesquelles figurent la priorité d’alimentation aux zones industrielles et unités de production, la création d’une cellule de crise nationale multipartite, l’ouverture d’un mécanisme transparent de déclaration et d’évaluation des dommages, et la mise en place de dispositifs d’indemnisation pour les entreprises dont les pertes sont établies.

Fondée début 2020, l’ONE fédère petites et moyennes entreprises, entrepreneurs, artisans, professions libérales et structures professionnelles de tous les secteurs, agriculture, industrie, commerce, artisanat et services.

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Le Brent franchit la barre des 100 de dollars

24. Juli 2026 um 07:29

Les prix du pétrole ont augmenté de 7 % à la fin de la séance du jeudi 23 juillet 2026, continuant à enregistrer des gains pour la cinquième séance consécutive, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient.

Les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont ouvert un nouveau front dans la guerre américaine contre ce pays en ciblant des navires transportant du pétrole saoudien dans le détroit de Bab el-Mandeb et en déclarant un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

À la clôture de la séance de jeudi 23 juillet, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en septembre 2026 ont augmenté de 7,04 % pour atteindre 100,69 dollars le baril.

Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en août 2026, ont augmenté de 6,17 % pour atteindre 92,19 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington).

Le Brent et West Texas Intermediate ont augmenté respectivement de 3,36 % et 2,95 % au cours de la dernière séance, suite aux frappes des forces américaines sur des cibles dans le sud et l’ouest de l’Iran, tandis que l’Iran a attaqué des installations américaines au Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Les données maritimes ont montré que deux superpétroliers chinois transportant un total de 4 millions de barils de pétrole saoudien quittaient la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb jeudi, alors même qu’un navire était attaqué dans la zone.

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