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Gestern — 26. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Le ministère de l’Emploi et la CTFCI s’accordent sur une formation adaptée au marché

26. Mai 2026 um 10:43

Un partenariat visant à améliorer l’employabilité des jeunes et à arrimer la formation professionnelle aux besoins réels des entreprises, notamment dans les secteurs de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle. C’est l’objet d’un accord conclu, lundi 25 mai 2026, entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Il a été paraphé par Riadh Chaoued et Khalil Chaïbi, respectivement ministre de l’Emploi et président de la CTFCI.

Ledit accord stipule la création immédiate d’un « comité de pilotage » dont la mission est d’élaborer un plan d’action annuel et de suivre la mise en œuvre de la convention sur le terrain.

Il s’articule autour de deux axes essentiels. A savoir la modernisation du système de formation professionnelle au sein des entreprises et l’identification des besoins en compétences. En particulier, il met l’accent sur « la reconversion professionnelle dans les secteurs porteurs tels que la transformation numérique et l’intelligence artificielle ». Il s’agit également, dans cette perspective, de soutenir « la mobilité internationale et la valorisation des diplômes tunisiens à l’étranger ».

En outre, l’accord, par l’entremise du comité de pilotage, prévoit d’élaborer des études sur les nouveaux métiers et des partenariats directs entre les centres de formation tunisiens et les entreprises françaises installées en Tunisie.

D’ailleurs, lors de la cérémonie de signature de l’accord, au siège du ministère de l’Emploi, Riadh Chaoued a indiqué que ce partenariat consacre la complémentarité entre les secteurs public et privé : « Cet accord reflète la volonté de miser sur la formation professionnelle, la formation continue et l’entrepreneuriat comme choix nationaux pour garantir un travail décent, un salaire équitable et réaliser la justice sociale. »

Dans cet ordre d’idées et en substance, Khalil Chaïbi insistera sur la nécessité à développer les qualifications techniques et comportementales des demandeurs d’emploi. Et ce, afin de répondre, avec précision, aux mutations économiques actuelles et aux besoins croissants des entreprises.

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La Tunisie décroche l’argent au World Food Gift Challenge 2026 en Crète

25. Mai 2026 um 10:14

« Terroirs de Tunisie », produit représentant le Cap Bon, a remporté le 2ème prix du concours international de l’IGCAT; et ce, lors de la cérémonie du 21 mai 2026.

Le produit « Terroirs de Tunisie », porté par la région du Cap Bon (Région Mondiale de la Gastronomie 2028), a obtenu la médaille d’argent du World Food Gift Challenge 2026. Son organisation relevait de l’Institut International de Gastronomie, Culture, Arts et Tourisme (IGCAT) au Creta Maris Resort, en Crète.

La distinction a été décernée à l’issue d’une évaluation conduite le 19 mai par un jury de six experts internationaux, présidé par l’Argentin Omar Valdez, membre du Conseil d’administration de l’IGCAT. Les produits en compétition ont été jugés sur leur goût, leur design, leur durabilité, leur ancrage territorial, leur créativité, leur narration et leur innovation.

Cette 7e édition du concours a rassemblé plus de 40 cadeaux gastronomiques et artisanaux issus de régions de gastronomie reconnues à travers le monde. C’est l’huile d’olive vierge extra Ziro Sitia (Crète) qui a remporté le 1er prix. Tandis que le couteau Bow Knife de Kenosis (Banat, Roumanie) se classait à la 3ème place.

Au final la participation de Cap Bon s’inscrit dans le cadre de son label de Région Mondiale de la Gastronomie 2028, décerné par l’IGCAT. Lequel vise à valoriser les producteurs artisanaux locaux et à promouvoir la diversité alimentaire et culturelle des territoires.

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Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs

24. Mai 2026 um 15:03

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’ouvrent lundi 25 mai à Brazzaville, en République du Congo, avec, au centre des discussions, la mobilisation de ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement économique du continent africain.

Prévue du 25 au 29 mai, cette 61e édition des Assemblées de la BAD et la 52e du Fonds africain de développement réuniront plus de 3 000 délégués, dont des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, responsables d’institutions financières internationales et représentants du secteur privé.

Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, la BAD évalue les besoins de l’Afrique à plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle et renforcer sa résilience face à la fragmentation croissante des flux financiers internationaux.

Les travaux porteront notamment sur la consolidation de la souveraineté financière du continent, le développement de systèmes bancaires plus autonomes, ainsi que l’attraction de capitaux nationaux et étrangers pour soutenir une croissance durable.

Les participants examineront également les moyens de valoriser le potentiel démographique africain comme moteur d’innovation économique, tout en intégrant la biodiversité et les crédits carbone dans les stratégies de développement durable.

Ces Assemblées seront marquées par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, élu, rappelons-le, en mai 2025 pour succéder à Akinwumi Adesina après deux mandats à la tête de l’institution.

Lire aussi: Présidence de la BAD : le Mauritanien Sidi Ould Tah succède à Adesina avec 76,18 % des voix

Selon les dernières projections de la BAD, la croissance moyenne du PIB réel africain devrait atteindre 4,2 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente, avant de progresser à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027.

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France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle

23. Mai 2026 um 15:38

La confiance des entreprises en France est restée faible en mai, confirmant que les répercussions de la guerre avec l’Iran pèsent sur la demande intérieure de la deuxième économie de la zone euro.

L’indice mensuel de l’Insee est resté inchangé à 94 points, soit six points en dessous de la moyenne de long terme, les pertes dans les secteurs des services et du commerce de détail ayant compensé une confiance dans l’industrie meilleure que prévu.

Avant la publication des données de vendredi 22 mai, l’indice S&P Global des directeurs d’achat (PMI) a révélé la plus forte baisse de l’activité économique depuis plus de cinq ans.

Ces données s’ajoutent à celles montrant que la production s’est stabilisée début 2026, les consommateurs ayant réduit leurs dépenses et leurs investissements, tandis que le chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans.

L’indicateur d’emploi de l’enquête de confiance de l’Insee a également montré des signes de ralentissement national, chutant de trois points à 92, son niveau le plus bas depuis la pandémie de COVID-19.

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Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale

19. Mai 2026 um 17:37

La guerre américano-israélienne contre l’Iran ne constitue plus seulement une crise régionale. Dans un rapport publié le 18 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) avertit que l’escalade des tensions pourrait entraîner la destruction de 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027. En cause : l’envolée des prix du pétrole, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, le ralentissement du tourisme et le durcissement des flux migratoires.

Selon l’OIT, les conséquences économiques de la guerre dépassent désormais largement les frontières de la région, c’est-à-dire le Moyen-Orient. L’organisation estime qu’une aggravation durable du conflit provoquerait une dégradation rapide des marchés du travail à l’échelle mondiale, fragilisant particulièrement les travailleurs précaires, les migrants et les petites entreprises.

Pour établir ses projections, l’institution onusienne s’appuie sur un scénario jugé plausible : une hausse de 50 % des prix du pétrole par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte de croissance mondiale déjà affaiblie. Dans cette hypothèse, le volume mondial des heures travaillées reculerait de 0,5 % dès cette année avant de chuter de 1,1 % en 2027.

Cette contraction se traduirait par la suppression nette de 14 millions d’emplois à plein temps à court terme (2026), puis par la perte de 38 millions d’emplois supplémentaires l’année suivante. Les revenus réels du travail enregistreraient également une forte baisse : -1,1 % en 2026 puis -3 % en 2027, soit un manque à gagner estimé à 3 000 milliards de dollars pour les travailleurs du monde entier. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,5 point.

Les pays arabes figurent parmi les régions les plus exposées. L’OIT prévoit une chute de 3,7 % du volume de travail en cas de crise prolongée, pouvant atteindre 10,2 % dans le scénario d’une escalade majeure. Les travailleurs migrants seraient les premiers touchés, notamment dans les secteurs les plus vulnérables : commerce, construction, agriculture, transport, industrie manufacturière et restauration.

Déjà de son côté, l’Asie du Sud et du Sud-Est subit les premiers effets de cette onde de choc économique. Très dépendants des importations énergétiques et de l’emploi dans les pays du Golfe, plusieurs États de la région voient ralentir les embauches et diminuer les transferts d’argent envoyés par les travailleurs expatriés. Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’OIT anticipe une baisse de 1,5 % des heures travaillées d’ici deux ans.

L’organisation internationale juge enfin les réponses gouvernementales actuelles insuffisantes et fragmentées. D’où son appel aux États à placer la protection de l’emploi et des revenus au centre de leurs politiques économiques, en ciblant prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les catégories les plus vulnérables face aux répercussions économiques du conflit.

Plus facile à dire – pardon à demander – qu’à réaliser. Alors croisons les doigts.

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Enseignement supérieur : 90 recrutements en 2026 pour les enseignants de technologie

19. Mai 2026 um 14:33

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a précisé que le recrutement des enseignants de technologie s’effectue par voie de concours, ouvert aux candidats titulaires d’un diplôme sanctionnant au moins cinq années d’études supérieures.

Dans sa réponse à une question posée par une députée de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) concernant le dossier de régularisation de la situation des enseignants vacataires dans les instituts supérieurs des études technologiques (ISET), le ministère a indiqué avoir organisé, au titre de l’année 2025, un concours ayant permis le recrutement de 110 enseignants de technologie. Il a également annoncé la programmation de 90 postes supplémentaires pour l’année 2026.

Par ailleurs, le ministère rappelle que le recrutement dans ce corps est régi par le décret n°314 de 1993 du 8 février 1993. Lequel fixe le statut particulier des enseignants de  technologie. Ainsi que par l’ensemble des textes qui l’ont modifié ou complété, notamment le décret n°2590 de 2001 du 9 novembre 2001.

Ces précisions figurent dans la réponse publiée le lundi 18 mai 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple.

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Appel à un projet national : un ingénieur agricole par délégation

19. Mai 2026 um 10:54

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, appelle à l’adoption d’une approche nationale intégrée pour restructurer le secteur agricole en Tunisie, en plaçant les ingénieurs agricoles au cœur des systèmes de production. Il estime que cette réforme constitue un levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et améliorer la performance globale du secteur.

Il propose notamment le lancement d’un programme national intitulé « Un ingénieur agricole par délégation agricole », visant à déployer des ingénieurs sur le terrain afin d’assurer un encadrement technique direct des agriculteurs et des éleveurs. Ce dispositif reposerait sur des contrats d’accompagnement définis avec des objectifs clairs : suivi des productions, élaboration de fiches de coûts, optimisation de l’utilisation des aliments pour bétail et de l’eau, appui aux coopératives et amélioration de la prise de décision au niveau local grâce à des données fiables.

Pour Mohsen Gharsi, la question agricole a dépassé aujourd’hui le cadre sectoriel et touche à des enjeux stratégiques liés à la souveraineté alimentaire, au pouvoir d’achat et à l’équilibre des régions intérieures. Il estime que la Tunisie  dispose de compétences importantes : ingénieurs, experts, chercheurs, agriculteurs expérimentés. Mais, précise-t-il, le problème principal réside dans la faiblesse de leur intégration dans les chaînes de production.

Il a également souligné une contradiction majeure : un nombre important d’ingénieurs agricoles se sont trouvés en situation de chômage ou de sous-emploi; tandis que les systèmes de production animale et végétale ont souffert d’un manque d’encadrement technique, d’une hausse des coûts et d’une baisse de productivité.

Crise des coûts et déséquilibres du marché

Concernant la hausse des prix des moutons et des viandes rouges, Mohsen Gharsi considère qu’elle ne s’explique pas uniquement par la spéculation ou la saisonnalité. Elle résulte d’une accumulation de facteurs structurels : augmentation du coût des aliments pour bétail, dégradation des pâturages, affaiblissement des cheptels, multiplication des intermédiaires et manque de transparence dans les circuits de distribution.

Il appelle ainsi à dépasser les interventions ponctuelles pour engager une réforme globale de la filière, depuis la production et l’alimentation animale jusqu’à la commercialisation organisée et transparente.

Mesures proposées à court terme

Le doyen des ingénieurs avance plusieurs mesures opérationnelles immédiates, parmi lesquelles :

  • La création d’un registre national actualisé des ingénieurs agricoles au chômage, classés par spécialité, région et expérience, afin d’orienter les compétences selon les besoins territoriaux.
  • La mise en place de contrats d’accompagnement technique dans les délégations agricoles, cofinancés par l’État et les structures professionnelles, avec des indicateurs de performance.
  • Le lien entre les subventions destinées aux aliments pour bétail et l’enregistrement des éleveurs, le suivi du cheptel et l’acceptation de l’encadrement technique.
  • L’organisation de points de vente structurés pour les moutons avant la saison de l’Aïd, avec vente au poids et publication quotidienne des prix et des quantités disponibles.
  • La constitution d’équipes de terrain composées d’ingénieurs agricoles, de vétérinaires et de contrôleurs économiques pour encadrer les marchés du bétail en amont des périodes de forte demande.
  • La création d’une plateforme numérique nationale simple permettant de diffuser les prix de référence, les quantités disponibles et les points de vente, en lien avec les municipalités et les médias.

Réformes structurelles à moyen et long terme

Au-delà des mesures d’urgence, Mohsen Ghrissi insiste sur la nécessité de réformes profondes sur une période de deux à cinq ans, notamment dans un contexte de stress hydrique, de changement climatique et de hausse des coûts de production.

Parmi ces réformes :

  • La reconstitution du cheptel national, ciblant en particulier les petits et moyens éleveurs.
  • Le suivi de la reproduction, de la croissance et de la mortalité des animaux.
  • Le développement des cultures fourragères et des systèmes d’alimentation locaux.
  • La valorisation des résidus agricoles dans l’alimentation animale.
  • L’obligation d’un encadrement technique pour les projets agricoles bénéficiant d’avantages publics.
  • La création d’un fonds de soutien aux projets agricoles portés par des ingénieurs, notamment dans les domaines de la digitalisation, du suivi du cheptel, de l’irrigation, de l’analyse des coûts et des circuits courts.
  • Le développement de formations courtes spécialisées pour les ingénieurs sans emploi dans les domaines de la nutrition animale, de l’économie des exploitations, de la sécurité sanitaire, de la chaîne de froid et de la gestion des coopératives.

Pour assurer la réussite de cette stratégie, le responsable propose la création d’un comité national restreint et opérationnel réunissant la Présidence du gouvernement, les ministères de l’Agriculture, de l’Emploi et du Commerce, l’Ordre des ingénieurs tunisiens, les représentants des éleveurs et les structures professionnelles.

Ce comité fonctionnerait avec des délais précis et des indicateurs de suivi clairs : nombre d’ingénieurs intégrés, exploitations encadrées, coût du kilogramme vif, taux de mortalité, nombre de points de vente organisés et écart entre prix de référence et prix réel.

Une vision globale de transformation du modèle agricole

Mohsen Gharsi estime enfin que l’encadrement technique des ingénieurs agricoles constitue un investissement rentable pour l’État, capable de réduire le gaspillage, améliorer la productivité et stabiliser les prix.

Il lance un appel aux ingénieurs à adopter une nouvelle posture, passant de la demande d’emploi à la conception et à la gestion de projets agricoles mesurables. De même qu’il invite les pouvoirs publics à considérer la compétence technique comme un levier central de la politique alimentaire nationale.

Et de conclure que la Tunisie se trouve face à un choix stratégique : poursuivre une gestion conjoncturelle des crises agricoles ou engager une transformation structurelle fondée sur la compétence, la donnée et la gouvernance de terrain.

Dans cette optique, il affirme que la profession d’ingénieur agricole ne constitue pas une revendication sectorielle, mais une composante essentielle d’un projet national visant une agriculture productive, équitable et durable, au service de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale du pays.

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Ministère de l’Environnement : 20 millions de dinars pour soutenir les jeunes entrepreneurs verts

19. Mai 2026 um 10:13

Le ministère de l’Environnement a lancé une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans des projets relevant de l’économie verte, de l’économie bleue et de l’économie circulaire.

À travers cette initiative, le ministère entend soutenir l’investissement durable, encourager les initiatives respectueuses de l’environnement et favoriser la création d’emplois décents. Ce dispositif vise également à renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux défis environnementaux et climatiques.

Selon un communiqué du ministère, les bénéficiaires potentiels sont invités à se rapprocher des banques partenaires adhérant à cette convention afin de déposer leurs demandes de financement conformément aux procédures en vigueur.

À fin février 2026, plusieurs établissements bancaires avaient rejoint ce programme, parmi lesquels la Société tunisienne de banque (STB), la BH Bank, la Banque nationale agricole (BNA), la Banque tunisienne de solidarité (BTS), Amen Bank, la Banque Tuniso-Émiratie (BTE), Attijari Bank, la Banque de Tunisie, l’Arab Tunisian Bank et la BIAT.

Cette enveloppe financière s’inscrit dans une dynamique nationale visant à faire des secteurs verts et durables de nouveaux leviers de croissance et d’innovation en Tunisie.

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Le ministère de l’Équipement confie des postes clés à de jeunes responsables

19. Mai 2026 um 09:31

Le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé par intérim du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie Salah Zouari a procédé lundi, le 18 mai 2026, à la nomination d’un certain nombre de jeunes cadres au poste de directeurs généraux au sein des structures et des établissements relevant du département.

Le ministre a affirmé à cette occasion que cette mesure vise à impulser une nouvelle dynamique et à moderniser les méthodes de travail au sein de l’administration.

Selon un communiqué publié par le département, ces nominations s’inscrivent dans le droit-fil de l’orientation générale de l’Etat qui vise à confier aux jeunes des postes de responsabilité au service de la patrie.

Le ministre a en outre a exhorté les nouveaux responsables à déployer tous leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés par le ministère.

La cérémonie officielle d’installation des directeurs généraux a été présidée par le chef de cabinet du ministre, qui a représenté Salah Zouari lors de cet évènement.

Le responsable a mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts afin d’améliorer la coordination interne et concrétiser les différents programmes et projets fixés par le département.

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Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines

18. Mai 2026 um 15:20

L’ex présidente de l’Ordre des architectes de Tunisie, Leïla Ben Jeddou, a mis en avant le rôle central de l’architecte dans les mutations urbaines en cours, en Tunisie comme à l’international, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie sous le thème « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? ».

Elle a souligné que l’architecte occupe désormais une position stratégique qui dépasse la simple conception des projets, puisqu’il intervient également dans le suivi et l’accompagnement jusqu’à la réalisation des ouvrages. « L’architecte est au cœur du processus de construction », a-t-elle affirmé.

Selon elle, les enjeux actuels ne se limitent plus à la durabilité des bâtiments, mais englobent également la résilience urbaine, la qualité de vie et le bien-être des citoyens. Les nouvelles orientations doivent ainsi répondre à des défis globaux liés à l’environnement, à l’énergie et aux modes de vie.

Leïla Ben Jeddou, a également insisté sur la place des professionnels tunisiens dans les grands rendez-vous internationaux du secteur, rappelant qu’avant la pandémie de Covid-19, les architectes tunisiens figuraient parmi les plus présents dans les salons spécialisés. Elle a ajouté qu’après la crise sanitaire, la Tunisie occupe désormais la deuxième place après le Maroc en matière de participation à certains événements professionnels du bâtiment.

Abordant la notion de construction durable, Leïla Ben Jeddou a expliqué qu’elle repose sur des bâtiments à faible impact environnemental et une gestion plus rationnelle des ressources et de l’énergie, appelant à promouvoir l’usage de matériaux conformes aux normes environnementales.

Elle a toutefois estimé que la transition engagée en Tunisie reste progressive et nécessite davantage d’incitations, tant réglementaires qu’économiques, afin de faciliter l’adoption des solutions durables.

Enfin, elle a rappelé que la durabilité ne concerne pas uniquement le bâtiment, mais aussi l’aménagement urbain et la planification des villes. « Il n’est pas logique de construire des bâtiments durables dans un environnement urbain qui ne suit pas la même orientation », a-t-elle souligné, appelant au développement de villes résilientes, sobres en énergie et mieux connectées aux systèmes de transport durable.

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Kamel Beji : « 15 % de hausse cumulée, une absorption très improbable pour les PME »

18. Mai 2026 um 12:07

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Economiste maghrébin, le professeur Kamel Beji, spécialiste de l’économie du travail à la Southern Mediterranean University, livre une analyse nuancée des récentes augmentations salariales décidées par le gouvernement. S’il reconnaît leur caractère indispensable face à la pression inflationniste, il met en garde contre leurs effets potentiellement lourds sur les petites et moyennes entreprises, dans un contexte économique et climatique des affaires déjà fortement dégradé.

Dans la majorité des pays, les revalorisations salariales résultent d’un processus de négociation sectorielle encadré, tenant compte du taux d’inflation, de la situation propre à chaque entreprise, de la dynamique du secteur concerné, ainsi que de l’environnement économique interne et externe, explique-t-il d’emblée. Notre interlocuteur regrette que tel n’ait pas été le cas où les augmentations ont été décidées de manière unilatérale, sans véritable dialogue social entre employeurs et partenaires syndicaux.

Il relève par ailleurs une inégalité de traitement : les entreprises couvertes par des conventions collectives bénéficient d’une hausse de 5 % appliquée au salaire de base, tandis que les autres sont soumises à des augmentations forfaitaires. Cette distinction introduit, selon lui, un déséquilibre structurel dans le traitement des salariés. Les hausses portent directement sur le salaire de base et s’étendent aux compléments de rémunération, notamment la prime de transport et l’indemnité de chômage technique, relevés eux aussi de 5 %.

Un poids supplémentaire pour des entreprises déjà fragilisées

Le professeur à la Southern Mediterranean University assume une position claire : en tant qu’économiste de sensibilité sociale, il estime que ces 5 % demeurent insuffisants au regard du coût réel de la vie. Mais il se refuse à ignorer la réalité des PME, qu’il invite à examiner dans une perspective globale et historique.

Ces structures sortent d’une séquence de chocs successifs : la pandémie de Covid-19, puis la guerre russo-ukrainienne de 2022, qui a provoqué (et provoque toujours) une forte hausse du coût des matières premières. Les tensions persistantes au Moyen-Orient alimentent aujourd’hui de nouvelles anticipations haussières, avec des augmentations récentes des intrants oscillant entre 5 et 8 %. À cela s’ajoute une pression fiscale significative : les entreprises ont simultanément subi des hausses d’impôts, plongeant le tissu productif dans ce que notre interlocuteur qualifie de « situation de quasi-taxation, où chaque décision de politique économique vient alourdir davantage les charges des opérateurs privés ».

Dans ce contexte, la valeur ajoutée progresse à un rythme nettement insuffisant pour couvrir de nouvelles charges salariales. Le professeur Kamel Beji formule sur ce point sa mise en garde la plus structurée : « Toute revalorisation salariale devrait correspondre, au minimum, à des gains de productivité équivalents. » Or il juge très improbable que les PME tunisiennes parviennent à générer, pendant trois années consécutives, la progression requise pour absorber une hausse salariale cumulée de 15 %, soit le résultat mécanique des augmentations programmées sur la période (2026, 2027 et 2028).

Un choc immédiat, un bénéfice différé

Notre interlocuteur reconnaît néanmoins une dimension positive à ces mesures dans une optique macroéconomique. En renforçant le pouvoir d’achat des ménages, les revalorisations salariales sont susceptibles de stimuler la consommation intérieure, de redynamiser le marché et de produire, en retour, des retombées favorables sur l’activité économique. Ce rééquilibrage ne pourra toutefois se matérialiser, estime-t-il, qu’à un horizon d’un à deux ans, creusant un décalage préoccupant entre un choc sur les charges immédiat et un bénéfice macroéconomique nécessairement différé. Dans un climat des affaires qu’il juge peu rassurant depuis mars 2020.

Sur le plan réglementaire, le professeur Kamel Beji apporte une précision importante à l’attention des entreprises ayant déjà consenti des augmentations avant la publication du décret. Toute revalorisation inférieure à 5 % octroyée avant le 30 avril 2026 doit faire l’objet d’un rattrapage, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.

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Emploi et formation en Tunisie : comment décrocher jusqu’à 90 % de cofinancement européen ?

18. Mai 2026 um 11:37

Doté de subventions de 800 000 à 10 millions d’euros par projet, l’appel à projets de l’Initiative Facilité Investissements pour l’emploi (IFE) propose quatre niveaux de cofinancement (90 % pour les initiatives sans but lucratif sans revenus, 75 % pour celles sans but lucratif mais avec revenus, 35 % si la majorité des emplois créés le sont dans des structures tierces, 25 % si les emplois relèvent de l’entité candidate). La clôture est repoussée au 1ᵉʳ juin 2026. Une nouveauté 2026 ajoute un volet formation prioritaire, avec dépôt des candidatures possible du 20 mars au 1er juin 2026.

L’IFE cible des projets matures, non encore engagés, viables sur les plans opérationnel et financier, avec un apport propre exigé. Le module formation 2026 cofinance des actions de qualification de la main-d’œuvre, prioritairement pour le marché tunisien, avec des débouchés possibles vers l’Allemagne.

Sont éligibles les infrastructures de formation, cours de langues et perfectionnement technique. Les notes conceptuelles incluant la formation seront prioritaires dans l’évaluation. Secteurs visés : BTP, industrie métallurgique et électrique, éducation et affaires sociales, agroalimentaire, transport-logistique, technologies de l’information, hôtellerie-restauration.

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Tunisie : le chômage recule à 15 % mais la crise frappe toujours les diplômés

16. Mai 2026 um 10:23

Le taux de chômage en Tunisie a légèrement reculé pour s’établir à 15 % au premier trimestre 2026, contre 15,2 % au quatrième trimestre 2025, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique. Le nombre de chômeurs est ainsi passé de 645.200 à 641.700 personnes.

Les indicateurs de l’emploi révèlent également une progression de la population active, qui a atteint 4,268 millions de personnes au cours des trois premiers mois de l’année, contre 4,255 millions au trimestre précédent. Le taux d’activité a, de ce fait, augmenté à 45,9 % de la population âgée de 15 ans et plus, contre 45,4 % auparavant.

Dans le même temps, le nombre de personnes occupées a progressé de 16.500 pour atteindre 3,626 millions d’actifs. Les hommes représentent 69,8 % des personnes en emploi, contre 30,2 % pour les femmes.

Le secteur des services demeure le principal pourvoyeur d’emplois en Tunisie, concentrant 52,9 % des actifs occupés. Il est suivi des industries manufacturières (19 %), des industries non manufacturières (12,3 %) ainsi que de l’agriculture et de la pêche (15,7 %).

Sur le plan du genre, le chômage masculin a diminué à 12,3 %, contre 12,6 % au trimestre précédent. Le taux de chômage des femmes a également enregistré une légère baisse, passant de 20,8 % à 20,7 %.

Les disparités territoriales persistent toutefois, avec un taux de chômage estimé à 14,4 % dans les zones urbaines contre 16,5 % dans les zones rurales.

Par ailleurs, le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a reculé à 37,5 %, après avoir atteint 38,4 % au quatrième trimestre 2025.

En revanche, la situation des diplômés de l’enseignement supérieur continue de se détériorer. Leur taux de chômage a grimpé à 24,2 % au premier trimestre 2026, contre 22,5 % au trimestre précédent. L’écart entre les sexes reste particulièrement marqué : 14,2 % chez les hommes diplômés, contre 32 % chez les femmes.

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