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Heute — 06. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

La Tunisie et la Turquie misent sur le tourisme médical

06. Februar 2026 um 12:50

L’ambassadeur de Tunisie à Ankara, Ahmed Ben Sghaier, et la présidente de la Confédération turque du tourisme de santé (SATKOF), Aysun Bay, ont convenu d’organiser une série d’activités au cours de l’année 2026 en vue de développer le tourisme de santé et médical entre les deux pays. C’était lors d’une séance de travail qui s’est tenue à la chancellerie tunisienne à Ankara.

Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs chefs d’entreprise et professionnels turcs du secteur, indiquent les réseaux sociaux de l’ambassade, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Forum tuniso-turc sur le tourisme de santé et thermal, organisé à Istanbul le 15 octobre 2025 sous l’égide de l’ambassade.

Ce forum, rappelons-le, avait réuni des représentants du ministère tunisien de la Santé, de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), ainsi que des opérateurs économiques des deux pays.

Lire aussi: Thermalisme en Tunisie, ou comment allier tourisme, bien-être et santé

Les discussions ont également porté sur la prochaine visite en Tunisie d’une délégation d’entrepreneurs turcs qui sera conduite par Aysun Bay en personne. Mais la date n’est pas encore fixée. Cette mission aura pour objectif de rencontrer des responsables des structures touristiques et thermales tunisiennes ainsi que des représentants du secteur privé, afin d’étudier des projets d’investissement et d’identifier des opportunités de partenariat dans les domaines du tourisme médical et thermal.

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Sonede – Smart Water : l’eau passe à l’ère intelligente

06. Februar 2026 um 10:56

Une nouvelle technologie de pointe de détection des fuites au niveau des réseaux de distribution d’eau potable a récemment été mise en œuvre dans le gouvernorat de Médenine. A titre expérimental.

Preuve de son efficacité, ce nouveau système a permis d’identifier 450 fuites d’eau sur une canalisation d’une longueur de 312 km et d’économiser 32 litres par seconde.

Lors d’une réunion du conseil régional des eaux tenue jeudi 5 février au siège de Médenine, le président directeur général de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, a expliqué qu’il s’agit d’un programme d’intégration de la technologie de pointe visant à optimiser les réseaux de distribution d’eau potable (Smart Water).

Il ajoutera qu’un appel d’offre pour la digitalisation des compteurs d’eau dans toutes les régions du pays a également été lancé.

Par ailleurs, et face aux difficultés liées à l’accès à l’eau potable dans le sud, M. Mnaja a évoqué la nécessité d’augmenter la capacité de production des stations de dessalement d’eau de mer à Zarat et sur l’île de Djerba et de renforcer l’infrastructure de transfert des eaux de manière à répondre aux besoins en eau des habitants de Médenine, de Gabès et de Tataouine.

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Ghazi Darghouth – Réforme des caisses sociales: des solutions urgentes en attendant”

06. Februar 2026 um 10:28

Face à un système de santé confronté à des déficits chroniques de la CNAM, notamment les retards de paiement jusqu’à 180 jours et 40 % de dépenses out-of-pocket malgré la réforme de 2004, Ghazi Darghouth, président de la commission santé de la CCITF, appelle à un modèle hybride public-privé. Lors de la rencontre-débat du 5 février 2026 aux Berges du Lac, il plaide pour des solutions concrètes, inspirées de l’étranger, afin de briser le cercle vicieux qui prive les patients de soins équitables.

Il souligne  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la santé et le secteur pharmaceutique sont liés, avec un enjeu central : le financement de la prise en charge des patients. Il estime que ce problème persiste depuis des années, malgré la réforme de l’assurance maladie en 2004. Les paiements directs des ménages le fameux « out-of-pocket » – représentent encore un pourcentage élevé des dépenses de santé.

Et de poursuivre : “Aujourd’hui, le système repose principalement sur les cotisations, mais les caisses sociales sont structurellement déficitaires. Cela crée un cercle vicieux : la CNAM manque de trésorerie pour payer la Pharmacie centrale et les hôpitaux, générant des conflits avec les prestataires. Au final, c’est le patient qui en pâtit, avec un modèle de tiers payant devenu hautement problématique.”

La CCITF a ouvert le débat de manière neutre, en se focalisant sur des solutions plutôt que sur les problèmes récurrents. Il faut s’inspirer de modèles étrangers et explorer de nouvelles approches.

Le partenariat public-privé (PPP) dans la santé publique pourrait-il réduire ce déficit et bénéficier aux deux secteurs ? Les hôpitaux abritent d’excellents médecins, mais souffrent d’une fuite des cerveaux et d’infrastructures dégradées, aggravées par la démographie : un vieillissement populationnel qui rend les caisses de retraite déficitaires à perpétuité.

Il conclut : « Une réforme profonde des caisses sociales résoudra le problème à long terme, mais des solutions à court et moyen termes sont urgentes pour assurer la prise en charge des patients. En somme, explorons ensemble. La Chambre veut être un espace de dialogue serein et de propositions concrètes. »

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Raz-de-marée Gold pour Carrefour Tunisie

06. Februar 2026 um 10:23

Carrefour Tunisie s’impose comme l’enseigne la plus récompensée de l’édition 2026 des Tunisia Digital Awards, avec cinq trophées remportés, dont quatre Gold et un Silver. Cette reconnaissance consacre la cohérence et la maturité de la stratégie marketing de Carrefour Tunisie, portée par le digital, l’innovation et la responsabilité sociétale.

Cette dynamique s’inscrit dans une approche marketing globale, portée par les équipes de l’enseigne, combinant lecture stratégique, excellence opérationnelle et engagement.

L’opération Sejnane, campagne la plus titrée de l’édition

Parmi les distinctions obtenues, l’opération Sejnane s’est particulièrement illustrée, devenant la campagne la plus titrée de cette édition, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure campagne digitale (Best Digital Campaign);
  • Un Gold Award pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux (Best Social Media Campaign);
  • Et un Gold Award du Jury (Jury Award).

Ces distinctions saluent une initiative reconnue pour sa performance digitale, son fort engagement sur les réseaux sociaux et son impact.

Elle s’impose comme la campagne la plus reconnue de cette édition. Illustrant ainsi la capacité de Carrefour Tunisie à concevoir des campagnes performantes, engageantes et porteuses de sens, au-delà des catégories et des formats.

La performance de Carrefour.tn reconnue

En parallèle, la plateforme Carrefour.tn a été distinguée pour l’excellence de sa stratégie digitale et de son expérience utilisateur, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure stratégie SEO / SEA;
  • Un Silver Award pour la meilleure expérience digitale.

Ces distinctions confirment la performance des dispositifs e-commerce et la qualité des parcours clients développés par l’enseigne.

Mourad Naili, Directeur Marketing, Carrefour Tunisie, a déclaré : « Les distinctions obtenues cette année illustrent une transformation profonde du rôle du marketing. La performance ne se mesure plus uniquement en termes de visibilité ou de résultats immédiats, mais dans la capacité des marques à créer une valeur durable, utile et compréhensible pour leurs publics. Dans ce contexte, le digital constitue un levier structurant du marketing, capable d’aligner performance business, expérience client et engagement, au service de la marque et de la société ». 

Mouna Laabidi, Direction E-commerce, Carrefour Tunisie, d’ajouter : « Ces récompenses reflètent un travail structurant mené sur la performance e-commerce, la visibilité digitale et l’expérience utilisateur. Notre ambition est de proposer des parcours simples, efficaces et alignés avec les attentes réelles de nos clients, tout en contribuant à la performance globale et durable de l’enseigne ».

Un leadership marketing fondé sur la cohérence, la performance et l’impact

À travers ces distinctions, Carrefour Tunisie confirme son positionnement d’acteur de référence en matière de marketing, en conjuguant cohérence stratégique, performance et impact. L’enseigne entend poursuivre cette dynamique en plaçant le digital, l’e-commerce et l’expérience client au cœur de ses futures stratégies de communication et d’innovation.

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L’Égypte encadre la microassurance

06. Februar 2026 um 10:23

L’Autorité égyptienne de régulation financière (FRA) vient de publier une réglementation exhaustive encadrant l’activité de la microassurance, dans le but de promouvoir l’inclusion financière, d’étendre la protection assurantielle aux catégories à faibles revenus et de soutenir les petites et micro-entreprises à travers le pays.

Cette décision définit précisément le champ d’application de la microassurance et fixe les obligations des compagnies d’assurance et de leurs succursales agréées. Elle établit des normes visant à garantir la simplicité et la clarté des documents contractuels, la flexibilité dans le recouvrement des primes, ainsi que la rapidité du règlement des indemnisations. Le texte encadre également les règles de souscription, de commercialisation et de règlement immédiat des sinistres. Et ce, tout en imposant la formation continue des courtiers et du personnel, l’élaboration de rapports périodiques…

Pour Mohamed Farid, président de l’Autorité de régulation financière, l’instauration de règles claires et précises pour la microassurance constitue une étape majeure pour améliorer la protection assurantielle des groupes les plus vulnérables. Ces mesures garantissent des produits simples et accessibles, une collecte rapide des primes et un versement efficace des indemnisations. Facilitant ainsi l’accès des populations modestes aux services d’assurance et contribuant au développement des petites et micro-entreprises.

Le texte impose par ailleurs des standards stricts pour les produits de microassurance, parmi lesquels la clarté du langage contractuel, la transparence des supports marketing, l’utilisation des technologies modernes pour la distribution et le règlement des sinistres, ainsi que la mise en place de mécanismes simplifiés de traitement des réclamations. Il interdit également toute facturation supplémentaire à l’assuré, en dehors des primes et des frais juridiques légalement applicables.

En matière de règlement des sinistres, la réglementation prévoit le traitement des réclamations dans un délai maximal de cinq jours ouvrables après réception complète des documents. Tandis que le versement des indemnisations s’effectuera dans les deux jours ouvrables suivant l’approbation de la demande.

Canaux de commercialisation et obligations de reporting

La décision identifie les entités autorisées à commercialiser et distribuer des polices de microassurance par voie numérique, parmi lesquelles figurent les courtiers d’assurance numériques, les banques enregistrées auprès de la Banque centrale d’Égypte, la Banque sociale Nasser, la Poste égyptienne, les opérateurs de télécommunications, la Banque agricole d’Égypte; ainsi que les entreprises, associations et ONG agréées pour exercer des activités de microfinance.

Les compagnies d’assurance sont également tenues de soumettre à l’Autorité des rapports trimestriels détaillés comprenant le nombre de polices émises, les primes perçues ou en cours de recouvrement, les indemnisations versées, les commissions et les types d’assurance proposés, en plus de mettre en œuvre des programmes d’éducation financière à destination des bénéficiaires.

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Quinze ans après la révolution, Kaïs Saïed exige un audit total des actifs saisis

06. Februar 2026 um 09:52

Une directive présidentielle pourrait bouleverser le traitement des actifs gelés il y a quinze ans. Mercredi 4 février en fin de journée, le chef de l’État a convoqué à Carthage Mechket Slama Khaldi et Wajdi Hedhili. Ils dirigent respectivement les Finances et les Domaines de l’État. Le président exige une refonte complète du dispositif existant. La présidence a rendu l’information publique jeudi à l’aube, à 5h46 précisément.

Au cœur des échanges : le sort des patrimoines immobiliers et mobiliers. La justice les détient depuis la révolution. Pour le dirigeant tunisien, le statu quo n’est plus tenable. Quinze années se sont écoulées. Nombre de ces actifs n’ont connu aucune évolution. Certains ont vu leur cotation s’effondrer. D’autres ont subi des détériorations volontaires. Les autorités les ont ensuite bradés bien en deçà de leur estimation réelle.

Le locataire de Carthage estime que les orientations prises depuis 2011 dissimulaient une intention précise. Elles visaient à contourner les acquis révolutionnaires. Elles empêchaient la nation de recouvrer les richesses détournées. Il pointe du doigt la prolifération d’organismes créés successivement. Commission de confiscation, instance de gestion des biens saisis, secrétariat permanent institué tardivement, direction dédiée au crédit et à la liquidation judiciaire. Ces structures ont, selon lui, dilué toute traçabilité. Elles ont privé les Tunisiens de leurs droits.

Kaïs Saïed cible également d’autres entités. On les présente comme des instruments d’accompagnement : la Société immobilière de Gammarth ou Al Karama Holding. Leur appellation, ironise-t-il, relève de l’imposture sémantique. Il dénonce la vente d’entreprises à des montants dérisoires. Il critique aussi les budgets colossaux engloutis pour rétribuer administrateurs et cadres. Ces dépenses se poursuivent encore aujourd’hui.

Le président a réclamé à maintes reprises le règlement définitif de ce chapitre. Il demande désormais la révision d’un grand nombre de transactions. Cela concerne les propriétés foncières comme les actifs mobiliers. Il déplore l’action de réseaux qui ont exploité un arsenal législatif en apparence conforme. Ces dispositifs servaient, à ses yeux, des intérêts contraires au bien commun.

Il martèle dans une formule sans équivoque qu’il est temps d’y mettre fin. Pas un centime du patrimoine national ne peut disparaître. Ce droit reste imprescriptible et inconditionnel. Objectif affiché : une redevabilité juste, non une vendetta. Ceux qui choisiront la réconciliation authentique trouveront une porte ouverte. Les autres devront répondre de leurs actes. Pour lui, la frontière entre le vrai et le faux reste nette. Aucune zone grise n’est acceptable.

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La Banque d’Angleterre laisse inchangé ses taux d’intérêt

06. Februar 2026 um 09:37

La Banque d’Angleterre (BoE) a décidé jeudi 5 février de ne pas intervenir dans ses taux d’intérêt; mais avec une majorité étonnamment faible au sein du comité compétent.

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale, composé de neuf membres, a voté par cinq voix contre quatre en faveur du maintien des taux d’intérêt à leur niveau actuel. Une situation qui s’était déjà produite en décembre dernier, lorsque les responsables de la banque avaient voté de manière tout aussi serrée, par cinq voix contre quatre, en faveur d’une baisse des taux d’intérêt de 25 points de base.

Dans le communiqué accompagnant cette décision, la Banque d’Angleterre a laissé ouverte la possibilité de nouvelles baisses des coûts d’emprunt. Et ce, si la forte baisse de l’inflation attendue dans les prochains mois s’avère plus que temporaire.

« Nous devons veiller à ce que l’inflation reste maîtrisée. C’est pourquoi nous avons maintenu les taux d’intérêt inchangés à 3,75 % aujourd’hui », a déclaré Andrew Bailey. « Si tout se déroule comme prévu, il est envisageable de procéder à de nouvelles baisses du taux directeur cette année. »

Il a précisé qu’il n’avait pas de date précise en tête pour la prochaine baisse. Mais la faible majorité inattendue de la décision d’aujourd’hui pourrait inciter les investisseurs à parier davantage sur une mesure significative de la Banque d’Angleterre dans un avenir proche.

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13 ans après l’assassinat de Chokri Belaïd

06. Februar 2026 um 09:19

Y a-t-il de nouveaux éléments dans l’enquête sur les commanditaires de l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de l’opposition tunisienne, abattu le 6 février 2013 ? La question d’actualité brûlante reste : treize ans après, où en est l’enquête ?

Quelles sont les révélations du comité de défense chargé de l’affaire ? Le pouvoir judiciaire doit s’y pencher sérieusement. La grande interrogation persiste : qui sont les vrais commanditaires ? Beaucoup de questions demeurent sans réponse. Aujourd’hui, assembler les pièces du puzzle s’avère impossible, treize ans après, sans identifier les commanditaires, planificateurs et financeurs de l’assassinat de Chokri Belaïd.

L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) commémore cet anniversaire par un appel pressant à la vérité complète et à la reddition de comptes. Elle dénonce un processus judiciaire incomplet, fragmenté et entravé par des retards, malgré les condamnations d’exécutants directs.

L’ATFD critique une approche technique et partielle occultant la complexité du crime – planification, instructions, financement, protections politiques ou sécuritaires – et laissant sans réponse cinq questions cruciales sur les identités des planificateurs, instructeurs, financeurs, exécutants et facilitateurs. Elle met en garde contre une justice sélective qui nourrit l’impunité, la peur et la violence politique, fragilisant la démocratie, tout en réclamant la reconnaissance des droits des familles et la protection des enfants victimes.

L’association exprime sa solidarité avec la famille, notamment Basma Khalfaoui et ses filles, visées par des campagnes de dénigrement prolongeant la violence contre les femmes. En somme, elle martèle : pas de démocratie sans justice exhaustive, ni fidélité aux victimes sans poursuites impartiales, transformant cette commémoration en mobilisation pour une vérité restauratrice. L’ATFD souligne que l’affaire reste au point mort.

Il y a quelques mois, le 14 octobre 2025, la Cour d’appel a rendu ses jugements sur 23 accusés. Un non-lieu pour neuf d’entre eux a été prononcé; la peine de mort pour deux (avec 105 et 110 ans supplémentaires); la prison à vie pour quatre autres (peines additionnelles); des confirmations des verdicts initiaux pour plusieurs; la prison à vie pour deux (dont un avec 20 ans supp.); 37 ans pour un dernier.

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L’Europe sous perfusion de GNL américain et russe

06. Februar 2026 um 08:06

La dépendance de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis et de la Russie, fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) majeurs, a atteint un niveau record en janvier dernier.

L’Union européenne a importé plus de 80 % de son GNL des États-Unis et de la Russie en janvier, selon les données de suivi des navires compilées par Bloomberg. Cela contraste fortement avec la situation d’il y a quatre ans, où d’autres fournisseurs représentaient environ la moitié du volume total durant la crise énergétique qui a suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine.

L’augmentation des flux en provenance des États-Unis (qui représentent 63 % des importations) est particulièrement préoccupante. Plusieurs responsables politiques européens avertissant que l’UE pourrait devenir dépendante d’un gouvernement qui recourt de plus en plus à la pression économique contre ses alliés de longue date.

Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 – et surtout depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis – l’Europe subit des pressions pour accroître ses achats de GNL américain. D’ailleurs, un accord commercial conclu avec Washington l’an dernier prévoyait l’achat de 750 milliards de dollars de produits énergétiques américains d’ici 2028.

Des responsables de l’UE, dont la commissaire à la concurrence Teresa Ribera et le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen, ont récemment exprimé leurs inquiétudes quant à la dépendance du bloc au GNL américain, notamment après les menaces de Trump de s’emparer du Groenland.

Parallèlement, les exportations russes de GNL vers l’UE sont restées proches de leurs niveaux records, représentant 18 % du volume total le mois dernier. Cette situation pourrait refléter les efforts des négociants pour sécuriser leurs approvisionnements. Et ce, avant l’entrée en vigueur de l’embargo sur les importations de gaz russe. Tous les échanges énergétiques entre l’UE et la Russie devant en effet cesser d’ici fin 2027.

France et Allemagne

La France et la Belgique ont reçu plus de 40 % de leur GNL de Russie en janvier, et un pourcentage similaire des États-Unis.

L’Allemagne, premier marché énergétique d’Europe, s’est approvisionnée en GNL exclusivement auprès des États-Unis. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est rendu cette semaine au Moyen-Orient afin de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique de son pays. Ce voyage intervient après que le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jorgensen, a déclaré la semaine dernière que l’UE envisageait d’acheter davantage de gaz au Qatar, ainsi qu’au Canada et à l’Afrique du Nord.

Ainsi, la consommation totale de GNL sur le continent devrait atteindre un nouveau record historique cette année, car davantage d’énergie est nécessaire pour reconstituer les réserves de gaz naturel épuisées, notamment en Allemagne, où les installations de stockage sont remplies à moins d’un tiers, bien en dessous de la moyenne saisonnière, et où l’hiver n’est pas encore terminé.

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La compensation, ou comment l’État subventionne sa propre stagnation

06. Februar 2026 um 05:13

Onze milliards de dinars engloutis chaque année, un investissement public asphyxié et une croissance au point mort. Dans une analyse sans concession, des économistes consultés à cet effet alertent sur un système de compensation devenu inefficace, injuste et économiquement dangereux. Ils plaident  pour une réforme progressive afin d’éviter une impasse budgétaire et sociale.

 

Ils estiment que le système tunisien de compensation est devenu budgétairement, économiquement et socialement insoutenable. Constituant de ce fait aujourd’hui l’un des principaux freins à la croissance, à l’investissement public et à la création de richesse. Ils sont convaincus que la réforme de la compensation n’est plus une option idéologique, mais une nécessité vitale pour éviter l’enlisement durable de l’économie nationale.

Dans leur analyse, les experts soulignent que « les dépenses de compensation atteignent désormais entre cinq et six points du produit intérieur brut. Soit environ 11 à 12 milliards de dinars, dont près de 9 milliards concernent l’énergie et les carburants ». A titre de comparaison, assurent-t-ils, l’investissement public ne dépasse pas 6 milliards de dinars. Ce qui crée une aberration économique majeure : l’État consacre presque deux fois plus de ressources à subventionner la consommation qu’à investir dans l’avenir.

A les entendre, « cette situation alimente un cercle vicieux où la faiblesse de l’investissement empêche la création de richesse et d’emplois. Tandis que la consommation et les prix continuent d’augmenter plus vite que les revenus du travail». Ce qui rend l’équation macroéconomique intenable à moyen terme.

« Il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson »

Les analystes insistent également sur l’inefficacité et le mauvais ciblage du système actuel. Ils déplorent le fait que des individus fortunés, des touristes, des étrangers et même des organismes internationaux bénéficient indirectement de produits subventionnés, notamment les carburants, aux frais du contribuable tunisien. D’ailleurs, ils estiment que « ce détournement massif des subventions aurait pu être évité par un ciblage précis, comme cela a été mis en place en Inde ou dans d’autres pays émergents ».

Et ce n’est pas la seule tare de notre système de compensation. Ils citent également le gaspillage alimentaire comme symptôme de cette dérive. Rappelant à cet égard que « près de 900 000 baguettes de pain sont jetées chaque jour, conséquence directe d’un prix artificiellement bas qui encourage des comportements irrationnels de consommation ».

Sur le plan philosophique et social, tout le monde s’accorde à dire et admettre que « l’État à le devoir de protéger les citoyens, mais non de les assister indéfiniment ». Sont donc distingués clairement la protection sociale— éducation, santé, services publics— de l’assistanat, considéré comme « économiquement irrationnel et socialement destructeur ». Comme quoi, « l’assistance perpétuelle enferme les populations dans la pauvreté au lieu de leur permettre d’en sortir ». Et de résumer cette vision par un proverbe chinois selon lequel « il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson ».

Les trois dumpings engendrés par le système de compensation

Revenant aux origines du système, les interlocuteurs expliquent que la compensation s’est construite dans les années 1970, dans le cadre d’un modèle d’industrialisation extravertie fondé sur un dumping généralisé : dumping social par des salaires très bas; dumping fiscal par une quasi-absence d’imposition; et dumping énergétique grâce à des subventions massives. Mais les économistes interrogés tiennent à préciser que « cette stratégie visait à attirer les investissements étrangers destinés exclusivement à l’export tout en protégeant le marché intérieur. Cependant, elle a eu pour effet pervers d’écraser les prix agricoles. En maintenant artificiellement des prix bas pour garantir des salaires de subsistance, l’État a sacrifié le développement de l’agriculture, découragé les producteurs locaux et empêché toute modernisation du secteur primaire ».

Pour nombre d’économistes, la compensation a ainsi fonctionné comme une subvention indirecte aux entreprises industrielles, sans contrepartie en termes de montée en gamme, d’innovation ou de compétitivité réelle. Protégées à la fois de la concurrence étrangère et des importations, disent-ils, « les entreprises tunisiennes se sont installées dans une rente de situation qui a freiné l’investissement productif et limité la création de valeur ajoutée ». Les analystes font remarquer que ce modèle a pu fonctionner tant que la croissance était dynamique, lorsque la compensation ne représentait qu’un à deux pour cent du PIB, mais qu’il est devenu totalement inadapté dans un contexte de stagnation économique.

Des chèques-crédits…

Pour sortir de cette impasse, les économistes plaident pour une réforme progressive et méthodique. Rejetant cependant toute suppression brutale des subventions qu’ils jugent toutefois « socialement injuste et politiquement dangereuse ». Ils proposent « une libéralisation graduelle des prix, accompagnée de mécanismes de compensation ciblée, notamment sous forme de chèques-crédits versés directement aux ménages concernés, aux petits agriculteurs, marins-pêcheurs et artisans ». Ils précisent que « si la libéralisation du prix du pain entraîne un surcoût annuel d’environ soixante-dix dinars par famille, l’État peut parfaitement compenser cette charge de manière directe et transparente, comme cela a été fait lors de la pandémie de Covid-19 ».

Nos analystes insistent toutefois sur « la nécessité d’une ingénierie sociale fine ». Suggérant que « ces aides soient versées prioritairement aux femmes, afin d’éviter leur détournement », et qu’« un système de suivi permette d’identifier les bénéficiaires réels ». Pour étayer leurs dires, ils indiquent que « les expériences indiennes montrent que les populations savent faire preuve de discernement. Certains ménages se retirant spontanément du dispositif lorsqu’ils estiment ne pas en avoir besoin. Ce qui crée une forme d’autorégulation sociale ».

Ils étendent cette logique de ciblage à l’énergie, estimant que certaines catégories— petits entrepreneurs, artisans, autoentrepreneurs, agriculteurs dépendant du gasoil— doivent continuer à bénéficier d’un soutien spécifique. Ils comparent cette problématique à celle des « gilets jaunes » en France, où la hausse brutale des carburants avait pénalisé ceux qui n’avaient pas d’alternative.

L’avantage du ciblage

Sur le plan budgétaire, même tonalité, en affirmant que la réforme de la compensation pourrait dégager des marges considérables. En consacrant environ 3 milliards de dinars à des compensations ciblées, l’État pourrait récupérer entre 6 et 8 milliards de dinars, qui pourraient être réaffectés à l’investissement public. Ils rappellent que chaque dinar d’investissement public génère en moyenne 3 à 4 dinars d’investissement privé. Ce qui permettrait d’ajouter un à deux points de croissance et d’amorcer un cercle vertueux de création de richesse, d’emplois et de revenus.

De ce fait, ils mettent en garde contre « une vision purement sociale de l’action publique », estimant que subventionner massivement sans produire davantage conduit à l’impasse. On l’aura compris, sans création de richesse, l’État ne peut protéger personne durablement, car on ne peut redistribuer que ce qui a été produit. Les économistes jugent économiquement absurde de privilégier la consommation improductive plutôt que la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures ou d’autoroutes.

Trop d’impôt tue l’impôt

Abordant la question fiscale, notre sondage fait remarquer que la pression fiscale atteint déjà 24 à 25 % du PIB, un niveau insoutenable dans une économie stagnante. Avec l’idée que « l’État, faute de réformes structurelles, se met à taxer le patrimoine donc le stock tout en taxant fortement le flux et les revenus, ce qui appauvrit les citoyens et décourage l’investissement ». L’un des sondés rappelle la courbe de Laffer pour souligner que l’excès d’impôt finit par tuer l’impôt lui-même. Car, le refus de céder certains actifs publics non productifs conduit à une agression fiscale qui détruit le profit, donc l’investissement et l’emploi.

En outre, on retient l’alerte sur l’effondrement de l’investissement national. Avec ce  rappel qu’en 2010, l’investissement représentait près de 25 % du PIB; contre moins de 10 % aujourd’hui. Tandis que l’épargne est tombée à 4-5 %.

Résultat des courses : le plan de développement 2026-2030 ne pourra réussir sans une relance massive de l’investissement public. Elle sera possible par la réforme de la compensation mais aussi par une réduction des déséquilibres structurels. Avec notamment une réduction de la masse salariale publique excessive et peu productive.

In fine, l’idée qui prévaut est qu’en réalité la réforme de la compensation dépasse largement le cadre budgétaire. « Elle engage une vision de société, un modèle de développement et l’avenir économique du pays ». A cette précision près, sous forme de mise en garde, que « l’inaction coûtera toujours plus cher que la réforme. Car retarder les décisions ne fait que rendre les ajustements futurs plus douloureux. La seule voie possible passe par la progressivité, la pédagogie, le dialogue social et un consensus national assumé ».

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Gestern — 05. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

CIL : Oceana acquiert près de 5 500 actions

05. Februar 2026 um 21:18

La Société Touristique Oceana a acquis le 4 février 2026 un total de 5 494 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) au prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action, pour un montant global de 177 181,500 dinars, selon une déclaration d’opération significative publiée le 5 février 2026.

Cette transaction s’inscrit dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.  Mohamed Brigui occupe par ailleurs la fonction de Président du Conseil d’Administration au sein de la structure déclarante.

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ALKIMIA face au mur : production en chute libre, projet NPK en ligne de mire

05. Februar 2026 um 20:40

ALKIMIA dévoile ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025, révélant une année difficile marquée par un effondrement de ses volumes de fabrication. Les tonnages sont passés de 28 974 à 22 891 tonnes, soit un décrochage de 21% qui affecte directement les comptes de l’entreprise.

Ce retrait concerne l’ensemble des gammes: le tri-poly phosphate de sodium totalise 14 220 tonnes produites, tandis que le MAP cristallisé atteint 8 671 tonnes. L’entreprise pointe du doigt un environnement économique défavorable où les acteurs dotés de chaînes de valeur complètes prennent l’ascendant sur les structures moins intégrées.

Les ventes suivent la même trajectoire. Sur l’exercice clos fin décembre, les revenus s’inscrivent à 100,02 millions de dinars tunisiens, contre 107,21 millions douze mois plus tôt. Le reflux de 6,70% traduit fidèlement la contraction des quantités écoulées sur le marché.

Cette érosion commerciale conjuguée à la sous-utilisation des capacités industrielles met les équilibres financiers sous pression. Les coûts structurels pèsent lourdement alors que l’appareil productif tourne au ralenti, créant une équation délicate pour la gestion des liquidités.

Face à ces tensions, ALKIMIA actionne le levier capitalistique. Vingt millions de dinars ont été levés, avec une libération échelonnée des fonds. Cette enveloppe finance un chantier stratégique: l’implantation d’une ligne NPK capable de produire 80 000 tonnes annuelles, en versions poudre et granulés. Les plans d’ingénierie, tant généraux que techniques, arrivent à leur terme.

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Reconduction de Néjia Gharbi à la CDC : Trois ans de continuité assurés

05. Februar 2026 um 20:33

La Commission de surveillance de la CDC s’est réunie le 5 février 2026 pour valider la reconduction de Néjia Gharbi comme directrice générale pour trois ans (à partir du 1er février). Cette décision vise à maintenir la stabilité et la continuité de la gouvernance, au service des missions stratégiques de l’établissement public.

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Énergie verte : l’UIB au cœur d’un projet solaire 100 % tunisien

05. Februar 2026 um 17:28

Le groupe Union Internationale de Banques (UIB) contribue à hauteur de 40 millions de dinars au financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, un projet stratégique 100 % tunisien au service de la transition énergétique nationale.

 

L’Union Internationale de Banques (UIB) annonce la concrétisation de sa participation au financement du projet PURO, une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MW, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan.

Ce projet structurant, financé exclusivement par des banques tunisiennes, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et constitue une référence majeure en matière de développement bas carbone en Tunisie.

D’un coût global de 280 millions de dinars, le projet PURO est financé à travers un crédit syndiqué piloté par la BIAT, réunissant trois autres banques de la place : l’UIB, l’ATB et l’UBCI.

Dans ce cadre, le groupe UIB intervient en tant que partenaire financier de premier plan, avec une contribution globale de 40 millions de dinars, répartie entre 30 millions de dinars de dette et 10 millions de dinars en fonds propres via la SICAR de l’UIB, affirmant ainsi un engagement fort dans le financement de l’économie tunisienne. Cette opération illustre la capacité de l’UIB à réaliser des financements complexes de grande envergure.

Elle s’inscrit dans la stratégie de l’UIB d’être un acteur de référence sur le marché des entreprises et du financement de leurs projets. Projet d’intérêt national, PURO s’inscrit dans le cadre du Plan Solaire Tunisien (PST), qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 à 35 % de la production électrique nationale à l’horizon 2030, avec une contribution majeure du solaire photovoltaïque. La centrale permettra d’alimenter en électricité verte deux cimenteries, contribuant significativement à la réduction de leur empreinte carbone et au renforcement de la sécurité énergétique du pays.

Avec communiqué.

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Financement : la BEI et Rawafed+ au chevet des PME tunisiennes

05. Februar 2026 um 17:19

Plusieurs petites et moyennes entreprises tunisiennes (PME) pourront bénéficier de la ligne de crédit signée en 2024 entre la Tunisie et la Banque européenne d’investissement (BEI), d’un montant de 170 millions d’euros (environ 581 millions de dinars), destinée à soutenir la relance économique du pays. Une session d’information a récemment été organisée pour présenter les modalités de ce financement, comme le rapportent nos confrères de Managers.

Le site explique que ce dispositif est soutenu par l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Team Europe et mis en œuvre en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France.

Ladite ligne de crédit s’adresse donc aux PME tunisiennes dans l’objectif de faciliter leur accès à des financements à long terme à des conditions avantageuses, pour des projets productifs et durables créateurs d’emplois. Une priorité est accordée aux entreprises implantées dans les régions les moins développées, ainsi qu’aux projets favorisant l’emploi des jeunes et des femmes, l’inclusion économique et la transition durable, selon Managers.

Des financements via les banques partenaires

La gestion de la ligne de crédit est assurée par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les fonds sont distribués par des banques partenaires. À ce stade, trois établissements participent au dispositif, en l’occurrence Amen Bank, la Banque de Tunisie (BT) et TLF. D’autres banques devraient rejoindre le programme prochainement.

La durée de remboursement des financements peuvent s’étendre sur une période de dix ans et sont accordés à des taux préférentiels, directement répercutés au profit des entreprises. « La BEI n’impose pas de conditions spécifiques en matière de garanties, laissant les modalités aux banques et aux PME concernées ».

Toutes les entreprises exerçant légalement en Tunisie peuvent déposer une demande, qu’il s’agisse de PME, d’entreprises de taille intermédiaire, de sociétés familiales, d’associations ou de travailleurs indépendants, à condition d’être enregistrées et disposant d’un numéro de TVA. L’éligibilité est calculée sur la base des effectifs en équivalents temps plein.

Rawafed+ : une aide financière non remboursable

En complément de cette ligne de crédit, le programme Rawafed+ propose une prime non remboursable aux PME ayant obtenu un financement BEI et répondant à au moins un critère social. Cette prime représente 10 % du montant financé, dans la limite de 50 000 euros par entreprise, et ne peut être accordée qu’une seule fois.

Les entreprises disposent d’un délai de quatre mois après l’obtention du financement pour déposer leur demande. En cas de rejet, un seul (re)dépôt est autorisé après correction du dossier.

Le programme Rawafed+ sera ouvert du premier trimestre 2026 au deuxième trimestre 2027. Il est financé par l’Union européenne et l’AFD, et mis en œuvre par Expertise France en partenariat avec le ministère de l’Économie, la BCT et la BEI. Doté d’un budget de 8,9 millions d’euros, il vise à soutenir la croissance des PME tunisiennes et à encourager des investissements responsables à fort impact économique et social.

Des sessions régionales d’information ont déjà été organisées en novembre et décembre 2025 à Sfax, Sousse, Gafsa, Kairouan et Béja afin de sensibiliser les PME aux opportunités offertes par Rawafed+. Une prochaine rencontre est prévue à Tunis pour poursuivre cette démarche d’accompagnement.

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Santé et assurance maladie: vers un modèle hybride au service du patient

05. Februar 2026 um 17:17

« Santé et assurance : construire un modèle hybride au service des patients ».  Telle est la rencontre-débat organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) , ce jeudi 5 février 2026 aux Berges du lac. 

Une chose est sûre : les enjeux de la santé sont économiques, sociaux et de compétitivité. La santé reste prioritaire dans la collaboration tuniso-française. L’objectif est un dialogue apaisé reliant santé et économie, comme le COVID l’a démontré : un problème sanitaire paralyse l’économie mondiale. Cette rencontre vise une réflexion prospective, loin des débats stériles, avec des solutions concrètes.
Les dépenses directes des ménages représentent près de 40% des dépenses de santé en Tunisie (l’OMS recommande moins de 20%). Les assurances complémentaires ne couvrent que 3%. Pour les maladies chroniques, principale cause de mortalité, la Tunisie consacre moins de 2% (OCDE : environ 12%). Le véritable indicateur de performance est le « out-of-pocket » du patient, qui risque la faillite pour se soigner. Question centrale : comment bâtir un modèle d’assurance maladie équilibré, préservant la solidarité, sécurisant les parcours de soins et associant intelligemment acteurs publics et privés ?

Molka El Moudir, vice-présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine (SPOT), souligne que plus de 59% des dépenses directes des ménages concernent les médicaments. Acteur de proximité, le pharmacien observe l’impact réel des mécanismes d’assurance. Le tiers payant est devenu inviable : depuis 2016, les officines financent la CNAM par des crédits bancaires ; en 2025, les retards atteignaient 180 jours, entraînant une rupture en décembre pour préserver la continuité des soins. Cela perturbe toute la chaîne : déficit de la PCT, perte de crédibilité internationale, cessation de paiement des officines (surtout rurales).

La CNAM est devenue « la banque de la santé »

Les modes actuels consistent au remboursement (délais de 3-6 mois, renonciations aux soins), tiers payant (refus faute de trésorerie), filière publique  montrent leurs limites. Ainsi la solution proposée est d’opter pour  un modèle hybride complémentaire au socle public, avec des règles claires (qui paie quoi ? quels délais ?), via une phase pilote pour réduire le reste-à-charge. En d’autres termes, le patient doit rester central, avec un accès équitable à des soins modernes. Les pharmaciens ne sont pas des banques, mais des conseillers.

De son côté, Dr Samir Cherourou, porte-parole de l’Ordre national des médecins, note que la Tunisie fait face à la migration des jeunes médecins, au vieillissement démographique et à un exporting pharmaceutique faible. La CNAM représente 6,75% des revenus + 5,5% du budget de l’État, mais les 40% d’out-of-pocket choquent encore. Si la CNAM a progressé (couverture de la classe moyenne, maladies chroniques, espérance de vie), elle souffre du non-transfert des fonds par les autres caisses sociales (seulement 1/5 des fonds dus). Le dialogue sociétal de 2017 appelait à une assurance universelle (alors que 1/3 de la population en est exclue).

Il insiste sur l’évidence du partenariat public-privé pour contrer les déserts médicaux et les coûts des dispensaires. Solutions : assurance universelle solidaire, complémentaires santé, bonne gouvernance (comptabilité publique défaillante). L’argent global est suffisant, mais mal géré.

Pour sa part, Hafedh Lamouri, expert en droit du travail et de la sécurité sociale, précise que la CNAM est excédentaire comptablement (900 MD), mais déficitaire en réalité : cotisations non transférées par la CNSS/CNRPS (priorité aux pensions). La chaîne est bloquée. Ce qui fait que la CNAM ne paie pas les hôpitaux, pharmaciens, grossistes ni PCT (déficit de 4 MM).

En termes de chiffres, où en sommes-nous?

Toutefois malgré  les failles persistantes du système public de santé, 60% des assurés optent pour cette option, tandis que 2 millions de personnes restent non couvertes, dont 650 000 chômeurs en 2025. Les pensions de retraite trop basses – moins de 5 000 dinars par an pour 75% des bénéficiaires  obligent à recourir au tiers payant.

Cela signifie également qu’une réforme profonde s’impose, unifiant les caisses de retraite (CNRPS et CNSS) via une caisse de recouvrement directe, canalisant les taxes parafiscales (tabac, alcool, pollution) directement vers la CNAM, renforçant la prévention (vaccins, check-ups) et relevant les plafonds trop bas (actuellement limités à 24 affections longues). Cette solution vise un équilibre actuariel sur 30 ans.

Mondher Khabcheche, président de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA), décrit un secteur avec 24 sociétés (15 en santé), régulé par la CGA. Chiffre d’affaires : 8 800 MD ; provisions : 8 800 MD. La branche santé est déficitaire (-25 MD en 2022, -5 000 D récemment), malgré la rentabilité commerciale. Autrement dit, il est important que la retraite et la santé soient interconnectées ; pyramide des âges inversée (2,3 actifs/retraité) ; espérance de vie féminine plus longue.

La couverture des assurances groupe, individuelle et internationale reste insuffisante, entraînant des fuites de fonds vers l’étranger. Le ratio sinistres/primes, comparable à celui de l’automobile, reflète une logique de consommation plutôt que de risque pur. À titre d’exemple, le Chili atteint 20% de couverture privée et la France 13%.

Pour des solutions à court terme, Mondher Khabcheche propose des niches fiscales similaires à l’assurance-vie (déduction de 100 000 D, rendement net de 6-7%), tout en restant optimiste sur les partenariats public-privé (PPP) et l’équilibre du secteur via la prévention.

Vers la fin du débat, les panélistes convergent vers un consensus clair : prioriser le socle public pour les maladies chroniques et les populations vulnérables, tout en développant un modèle hybride complémentaire avec des règles précises et une phase pilote. Ils appellent également à des réformes structurelles, incluant une couverture universelle, une meilleure gouvernance et une prévention renforcée, en plaçant toujours le patient au centre des préoccupations. Les différences entre secteurs public et privé sont soulignées : le public est excédentaire en santé grâce à des prestations limitées, mais déficitaire en retraites ; le privé présente l’inverse, avec une capitalisation viable en retraites mais une santé traitée comme une consommation courante.

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E-commerce : un nouveau programme pour booster 100 exportateurs

05. Februar 2026 um 16:47

La Tunisie lance un programme régional de soutien au commerce numérique. C’est dans ce cadre qu’une conférence s’est tenue à Tunis pour annoncer un partenariat entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et le Centre du commerce international (ITC).

Ce projet fait partie du programme “Digital Trade and E-commerce“, qui couvre huit pays de la région MENA, dont la Tunisie.

Cofinancé par l’Union européenne et le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ et l’ITC, le programme se concentre essentiellement sur le secteur des services et vise à structurer un écosystème favorable au commerce numérique en Tunisie et des autres pays du programme.

La CCIT et CONECT ont été choisies comme Business Support Organizations (BSOs). Elles recevront pour ce faire une formation à Tunis, dispensée par des experts de l’ITC. D’ailleurs, un appel à candidatures a été ouvert aux affiliés des BSOs, aux universités, aux ministères ainsi qu’aux chambres de commerce, afin de bénéficier de cette formation.  Chaque candidat sélectionné et formé formera à son tour un petit groupe (7 à 8 entreprises) d’entreprises bénéficiaires.

Les entreprises intéressées doivent être enregistrées, avec une priorité pour les jeunes et les femmes. L’objectif est de les aider à vendre à l’international, notamment sur le marché européen, via des canaux numériques, en leur donnant des outils pratiques et un suivi personnalisé.

À la fin du programme, une certification internationale sera délivrée.

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ASSAD : acquisition de 23 700 actions par un membre du conseil d’administration

05. Februar 2026 um 16:21

Firas BECHA, membre du Conseil d’Administration d’ASSAD, a acquis 23 700 actions de la société le 28 janvier 2026, pour un montant total de 75 840 dinars.

L’opération concernant ASSAD et déclarée le 2 février conformément à la réglementation boursière, s’est effectuée au prix unitaire de 3,200 dinars par action.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes, soumises à obligation de déclaration auprès du Conseil du Marché Financier.

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Google : Alphabet va doubler ses dépenses d’investissement

05. Februar 2026 um 15:57

Alphabet Inc. a annoncé mercredi 4 février que ses dépenses d’investissement pourraient doubler cette année. Un signal fort de l’accélération des efforts de la maison mère de Google pour renforcer ses capacités de calcul et rester compétitive dans la course à l’intelligence artificielle.

Alphabet et ses principaux concurrents technologiques devraient investir collectivement plus de 500 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle cette année. Meta a augmenté ses dépenses d’investissement en IA de 73 % la semaine dernière. Tandis que Microsoft a également annoncé des dépenses d’investissement trimestrielles record.

Cette forte augmentation des dépenses intervient à un moment où les investisseurs s’inquiètent de plus en plus du retour sur investissement dans l’intelligence artificielle. Google a réalisé des progrès considérables dans ce domaine et son action a progressé de 76 % depuis début 2025.

« Nous constatons que nos investissements et notre infrastructure en intelligence artificielle stimulent les revenus et la croissance dans tous les secteurs », a déclaré le PDG, Sundar Pichai, aux analystes lors d’une conférence téléphonique mercredi.

Les responsables d’Alphabet ont déclaré que les investissements dans les capacités de calcul d’IA, notamment les serveurs, les centres de données et les équipements de réseau, sont au cœur des plans de l’entreprise visant des dépenses d’investissement comprises entre 175 et 185 milliards de dollars cette année; contre 91,45 milliards de dollars en 2025.

L’activité de services cloud de l’entreprise, en particulier, a enregistré une croissance impressionnante au quatrième trimestre clos en décembre, augmentant de 48 % pour atteindre 17,7 milliards de dollars, dépassant ainsi les attentes des analystes.

Le lancement en novembre du modèle d’intelligence artificielle Gemini 3 de Google a conduit à une réévaluation de la position de Google, qui était perçu comme étant à la traîne dans la course à l’intelligence artificielle.

La société a réalisé un chiffre d’affaires total de 113,83 milliards de dollars au cours du trimestre, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur 111,43 milliards de dollars, selon les données du London Stock Exchange Group. Le bénéfice par action ajusté a atteint 2,82 dollars, dépassant également les estimations des analystes qui s’établissaient à 2,63 dollars.

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