❌

Normale Ansicht

Béja | Découvertes archéologiques sur le site de Henchir Matria à Teboursouk

08. Oktober 2026 um 22:03

Dans le cadre d’une convention de coopération internationale avec l’Université de Sassari (Italie), l’Institut national du patrimoine a mené une campagne de fouilles archéologiques sur le site de Henchir Matria, situé au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, du 6 septembre 2026 au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont pris part aux travaux et ont tous œuvré dans une parfaite harmonie à l’étude et à la mise en valeur de deux secteurs principaux de la ville antique connue sous le nom de Numluli.

Le premier secteur comprend le Capitole, construit en 170 apr. J.-C. L’équipe y a mis au jour le dallage de la place publique, une fontaine ainsi que de nombreux éléments architecturaux et décoratifs du temple (chapiteaux, colonnes, décors géométriques variés et fragments de statues, etc.), qui remontent tous à la période romaine.

Le second secteur comprend une basilique vandale construite au milieu du Ve siècle apr. J.-C. Elle abrite des sépultures de notables chrétiens, différentes salles, des murs, ainsi que des jarres funéraires et des jarres implantées verticalement destinées au stockage des provisions. Le secteur a également livré des panneaux de mosaïque.

INP

L’article Béja | Découvertes archéologiques sur le site de Henchir Matria à Teboursouk est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis | La 5e édition de la Foire du livre tunisien s’annonce à la Cité de la Culture

08. Oktober 2026 um 21:43

La Cité de la Culture Chadli Klibi accueille la 5ᵉ édition de la Foire nationale du livre tunisien du 23 octobre au 1er novembre 2026 sous le slogan inspirant « Avec la lecture… ta vie sera ensoleillée ».

Cet événement culturel majeur réunit 66 maisons d’édition tunisiennes venues présenter leurs plus récentes parutions et échanger avec le public.

Durant dix jours consacrés à la littérature et au savoir, les lecteurs sont invités à découvrir une programmation riche au cœur de la capitale.

L’article Tunis | La 5e édition de la Foire du livre tunisien s’annonce à la Cité de la Culture est apparu en premier sur Kapitalis.

Affaire des manifestants du 19 septembre | Verdicts prononcés

08. Oktober 2026 um 19:33

​La chambre correctionnelle a rendu son verdict dans l’affaire des manifestants arrêtés après la marche de solidarité avec la Flotille Al-Soumoud du 19 septembre dernier.

Dans un post publié ce jeudi 8 octobre 2026 sur sa page Facebook, l’avocate Leila Haddad a précisé que les jeunes activistes Hadhami Hammami et Maryem Halfaoui ont été condamnées à une peine de six mois de prison avec sursis et Marwen Bedhiafi, à sept mois avec sursis.

​Malgré un jugement qualifié d’« inique » par Me Haddad, cette décision permet aux trois prévenus de retrouver la liberté et de regagner leurs foyers dès ce soir.

L’avocate a par ailleurs exprimé l’espoir de voir les autres jeunes détenus libérés lors des prochaines audiences sachant que l’audience de Kais Bouzouita a été reportée au 12 octobre pour les plaidoiries de la défense, avec un rejet de la demande de sa remise en liberté.

Y. N.

L’article Affaire des manifestants du 19 septembre | Verdicts prononcés est apparu en premier sur Kapitalis.

Alerte météo | Pluies orageuses dès cette nuit : Les zones concernées

08. Oktober 2026 um 19:08

L’Institut national de la météorologie alerte sur un changement important marqué par de fortes pluies orageuses et une baisse sensible des températures dès la nuit de ce jeudi 8 octobre 2026.


.
Des précipitations temporairement orageuses et localement abondantes toucheront d’abord les zones côtières du Nord et l’extrême Nord-Ouest de la Tunisie.

Ces intempéries s’étendront progressivement au cours de la journée du vendredi 9 octobre à l’ensemble du Nord, du Centre et localement au Sud du pays.

​Les prévisions font état de cumuls de pluie particulièrement importants dans les gouvernorats de Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan ainsi que dans la région du Sahel.

Les quantités d’eau oscillent généralement entre 30 et 50 mm, pouvant atteindre localement jusqu’à 70 mm. Ces précipitations s’accompagneront de chutes de grêle par endroits et de fortes rafales de vent lors de l’apparition des nuages orageux.

​Parallèlement, une baisse marquée du mercure est attendue, en particulier sur le Nord de la Tunisie avec des maximales qui ne dépasseront pas les 20 à 24 °C en général, s’abaissant à 18 °C sur les hauteurs.

Y. N.

L’article Alerte météo | Pluies orageuses dès cette nuit : Les zones concernées est apparu en premier sur Kapitalis.

L’Italie à l’honneur au BigTech Africa 2026 à Tunis

08. Oktober 2026 um 12:49

L’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud, l’innovation industrielle, les startups, les investissements et la coopération technologique seront au cœur de la troisième édition de BigTech Africa, organisé par TPM Events sous le patronage du ministère des Technologies de la communication, qui se tiendra les 13 et 14 octobre 2026 à la Cité de la Culture de Tunis.

L’événement se veut une plateforme panafricaine dédiée à la transformation numérique, aux investissements et à la coopération technologique.

Selon TPM Events, l’édition 2026 table sur 4 000 participants qualifiés, 100 experts et intervenants, 40 investisseurs internationaux et des représentants de 20 pays, avec un programme comportant un millier de rencontres B2B.

Parmi les thèmes abordés figurent l’IA souveraine, la cybersécurité, le cloud africain, la GovTech, la FinTech, la GreenTech, l’Industrie 4.0 ainsi que la confrontation entre l’IA générative et la DeepTech industrielle.

L’ICE-Agenzia (Agence italienne pour le commerce extérieur) sera présente avec un «Punto Italia» (Espace Italie) dédié à la promotion de l’écosystème national de l’innovation ; y seront présentées des initiatives telles que Labinnova, Terna Innovation Zone et Innovatech, ainsi que les activités d’incubateurs et d’accélérateurs italiens. Cet espace prévoit également des temps forts consacrés à la formation, au réseautage et à la présentation de projets et de compétences issus du système italien.

Le 14 octobre, de 14h25 à 15h25, la scène principale («Main Stage ») accueillera une table ronde intitulée «L’Italie comme pont pour l’innovation Italie-Afrique : dialogue entre institutions, innovation en entreprise et écosystème des startups», modérée par Bernard Prevete, directeur du bureau de l’ICE à Tunis. Parmi les intervenants figurent notamment Paolo Anselmo (président de l’Italian Business Angels Network), Luigi Giorgi (Terna), Marco D’Angelo (InnovUp et beeco), Francesco Gavanna (Fintech District) et Viera Schioppetto (CIES). Le débat portera sur l’établissement de partenariats entre l’Italie et l’Afrique dans les domaines du mentorat, de l’investissement, de l’incubation et du transfert de compétences.

Cette présence italienne s’inscrit dans le cadre d’un événement visant à faire de Tunis un carrefour entre les écosystèmes technologiques africains, européens et internationaux, en favorisant la mise en relation d’institutions, d’entreprises, de startups, d’investisseurs et de centres d’innovation.

Pour l’Italie, BigTech Africa constitue ainsi une opportunité de renforcer la coopération économique et technologique avec la Tunisie et, plus largement, avec les marchés africains émergents dans le secteur de l’innovation numérique.

I. B.

L’article L’Italie à l’honneur au BigTech Africa 2026 à Tunis est apparu en premier sur Kapitalis.

Semaines décisives pour les quotas de capture des crevettes rouges par les pêcheurs tunisiens   

08. Oktober 2026 um 12:17

Des semaines décisives s’annoncent pour la filière halieutique tunisienne dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Du 26 au 30 octobre 2026, la Tunisie participera à Rome à la 49e session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), chargée de définir de nouvelles mesures de gestion des stocks et de contrôles européens des quotas de crevettes rouges. Parallèlement, une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre prochain; en prévision de cette visite, les contrôles et les travaux ont été intensifiés dans les ports de pêche de Sousse et de Hergla.

Le premier dossier concerne la crevette rouge dans le canal de Sicile. La recommandation CGPM/48/2025/9 a prorogé pour 2026 la période transitoire du plan pluriannuel de gestion dans les sous-zones 12 à 16, réduisant de 3 % les limites de capture pour la crevette rouge géante (Aristaeomorpha foliacea) et la crevette violette (Aristeus antennatus).

Les captures tunisiennes en question

Pour la Tunisie, la limite fixée pour 2026 concernant la crevette rouge géante est de 36 000 kilogrammes. Selon une note d’information du ministère italien de l’Agriculture, le quota était déjà épuisé le 15 mai, alors que les certificats de capture tunisiens enregistrés sur la plateforme européenne Catch atteignaient par la suite un total d’au moins 50 960 kilogrammes, soit 41,5 % au-delà du plafond autorisé. Le ministère italien (Masaf) a donc appelé les opérateurs italiens à ne pas accepter de lots issus de captures dépassant la limite internationale.

Les échanges se poursuivront également sur le plan scientifique. Une réunion technique consacrée à la préparation des données sur la crevette rouge de profondeur en Méditerranée centre-orientale est prévue du 9 au 11 novembre au siège de la FAO à Rome ; elle sera suivie, du 11 au 14 novembre, d’une réunion sur les stocks de Méditerranée centrale.

Le volet sanitaire constitue un autre dossier important, distinct de celui des quotas mais crucial pour l’accès au marché européen.

Selon Diwan FM, citant Samir Mhiri (responsable de la production animale au Commissariat régional au développement agricole de Sousse), une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre. En amont de cette visite, les inspections dans les ports de Sousse et de Hergla ont été intensifiées afin de vérifier les conditions d’hygiène et de salubrité, ainsi que l’état des marchés de gros et des équipements.

À Sousse, des travaux sont en phase d’achèvement concernant les sols, le système d’évacuation des eaux usées, les chambres froides et l’installation de production de glace alimentaire.

A Hergla, le marché a repris son activité, mais la procédure d’agrément vétérinaire reste à finaliser. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une mise aux normes plus large de la filière tunisienne, conformément aux exigences sanitaires applicables aux produits destinés à l’exportation.

L’Italie, principal débouche des produits de pêche tunisiens

Les enjeux économiques sont considérables. Au cours des sept premiers mois de 2026, la Tunisie a exporté 18 400 tonnes de produits de la pêche pour une valeur de 422,3 millions de dinars (127 millions d’euros). L’Italie demeure le principal débouché, absorbant 34 % des exportations, suivie de l’Espagne avec 12 % ; ensemble, ces deux pays représentent 46 % des exportations tunisiennes de produits de la pêche.

Ces deux dossiers restent toutefois distincts : le différend concernant la crevette rouge porte sur les quotas de pêche, la durabilité des stocks et la traçabilité via le système Catch, tandis que la visite en Tunisie du 16 novembre concerne, selon les informations disponibles à ce jour, la conformité sanitaire et vétérinaire de la filière. Tous deux ont néanmoins une incidence sur la capacité de la Tunisie à maintenir un accès régulier de ses produits de la pêche au marché européen.

D’après Ansa.

L’article Semaines décisives pour les quotas de capture des crevettes rouges par les pêcheurs tunisiens    est apparu en premier sur Kapitalis.

Rencontre à Tunis | Femmes pêcheurs au service de l’économie bleue en Méditerranée

08. Oktober 2026 um 11:53

Renforcer le rôle des femmes dans la pêche méditerranéenne et valoriser leur contribution à la gestion durable des ressources marines ainsi qu’au développement des communautés côtières. Tel est l’objectif de «Women Together in Fisheries 2026», une initiative organisée en Tunisie du 5 au 7 octobre 2026 par le WWF Afrique du Nord en collaboration avec la Mediterranean Marine Initiative du WWF.

La rencontre a réuni à Tunis plus de 90 femmes actives dans le secteur de la pêche, venues de plus de dix pays méditerranéens, ainsi que des représentants et experts de la filière, pour échanger sur la pêche durable, l’autonomie économique, le changement climatique et la participation des femmes aux processus de décision.

Les travaux ont porté également sur les savoirs traditionnels liés à la pêche, le rôle des femmes dans la transformation et la commercialisation des produits de la pêche, les coopératives féminines et la gestion des ressources marines. Une partie du programme a par ailleurs été  consacrée à l’économie bleue et aux possibilités de diversification des sources de revenus au sein des communautés côtières.

Une visite à Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, le 6 octobre, a permis aux participantes de rencontrer des femmes impliquées dans les activités post-pêche et dans des coopératives locales. L’objectif était de confronter les expériences de terrain et d’identifier des solutions concrètes susceptibles d’être reproduites dans d’autres régions de la Méditerranée. La dernière journée, hier, a été consacrée à la la lutte contre la pollution plastique, à l’économie circulaire et à la possibilité de transformer les déchets en nouvelles activités économiques et sources de revenus.

Les femmes, on le sait, jouent un rôle essentiel tout au long de la chaîne de valeur de la pêche méditerranéenne, mais continuent de se heurter à des obstacles en matière d’accès aux financements, aux services et aux processus de décision. La rencontre de Tunis vise donc à renforcer un réseau méditerranéen de femmes du secteur, en faisant des expériences locales un levier pour des propositions opérationnelles visant ç rendre la pêche plus durable, inclusive et résiliente face au changement climatique.

I. B.

L’article Rencontre à Tunis | Femmes pêcheurs au service de l’économie bleue en Méditerranée est apparu en premier sur Kapitalis.

Pétition  | Pour la libération de Néjib Chebbi et des détenus politiques en Tunisie

08. Oktober 2026 um 10:52

Ahmed Néjib Chebbi a suspendu mercredi 7 octobre 2026 sa grève de la faim. Selon son fils Louay, l’administration pénitentiaire, qui dit prendre ses revendications au sérieux, s’est engagée à garantir aux détenus l’accès à une source d’information fiable. Après concertation avec sa famille, l’activiste politique a décidé d’une suspension temporaire, «en signe de bonne foi», en attendant de vérifier que ces engagements soient tenus. Face à la gravité de la situation, plus de cent cinquante personnalités de France, d’Europe, du Maghreb, du monde arabe, d’Afrique subsaharienne et du Canada ont signé la pétition reproduite ci-dessous réclamant sa libération, celle de tous les détenu.e.s politiques et d’opinion, et le rétablissement des droits et libertés politiques en Tunisie.

À 82 ans, Ahmed Néjib Chebbi entame un de ses ultimes combats, mettant une fois encore sa vie en péril.

Voilà bientôt soixante ans que cet homme symbolise la résistance contre l’oppression.

Du temps de Bourguiba, il faisait partie des étudiants révoltés de mars 1968 emprisonnés pour «complot contre la sûreté de l’État». Le complot, hier comme aujourd’hui, c’est la traduction de la revendication démocratique en langage despotique.

Du temps de Ben Ali, il sera l’une des principales figures de la grande grève de la faim du 18 octobre 2005 pour les libertés, aux côtés de l’avocat Ayachi Hammami, son compagnon d’infortune aujourd’hui, et d’autres militants, de diverses sensibilités politiques.

Cible de la vindicte du régime issu du coup de force du 25 juillet 2021, le voilà de nouveau en prison, comme tant d’autres, pour les mêmes raisons : le rêve et le combat pacifique pour les libertés. Et le voilà de nouveau en grève de la faim pour la liberté.

Le nom d’Ahmed Néjib Chebbi, doyen des démocrates de ce pays, est devenu l’emblème de la longue résistance contre tous les autoritarismes depuis l’indépendance. Le recours à la grève de la faim pour dénoncer les conditions de détention est un épisode de plus de cette résistance.

Dans la Tunisie d’aujourd’hui, tout se passe comme si la persécution permanente des opposant.e.s, en liberté provisoire ou entre quatre murs, est devenue le mode d’existence d’un règne de plus en plus ubuesque. Le recours récurrent à la grève de la faim, de la part des détenu.e.s politiques mettant les uns après les autres leurs vies en péril, apparaît comme l’ultime force des démunis.

Face à un régime qui travaille à effacer l’idée même de politique, cette arme ultime est l’affirmation de la pérennité de la lutte pour l’État de droit, la démocratie et les libertés.

Nous, signataires, appelons à la libération de Ahmed Néjib Chebbi et des détenu.e.s politiques et d’opinion, ainsi qu’au rétablissement des droits et libertés politiques en Tunisie.

Nejib Chebbi et les grévistes de la faim du Mouvement du 18 octobre 2005.

Signataires

Fouad Abdelmoumni, économiste, démocrate maghrébin

Arzu Abdullayeva, prix Olof-Palme pour la paix, militante des droits humains, Azerbaïdjan

Gilbert Achcar, Emeritus Professor of Development Studies and International Relations

SOAS, University of London

Kacem Abdellatif, Maroc

Abderezak Adel, enseignant universitaire retraité

Abderrahim Afarki, défenseur maghrébin des droits humains

Ayad Ahram, défenseur des droits humains. Membre de l’ASDHOM

Ahmed Aïdani, de l’Association Colombe blanche, Maroc

Arezki Aït-Larbi, journaliste, éditeur, ancien prisonnier politique

Nadia Leïla Aïssaoui, sociologue

Sanhadja Akhrouf, féministe, militante des droits humains

Hala Alabdalla, cinéaste, réalisatrice, productrice et militante syrienne

Tewfik Allal, militant associatif de l’immigration maghrébine

Françoise Alamartine, conseillère fédérale et commission transnationale des Ecologistes.

Raja Alaoui, membre de l’Union de l’action des femmes, Maroc

Wadih Al Asmar, président du Centre libanais des droits humains

Rachad Antonius, professeur émérite de sociologie, UQAM, Canada

Fouzia Assouli, présidente d’honneur FLDF, Maroc

Etienne Balibar, ancien professeur de philosophie, Université de Paris-Nanterre

Abdenacer Banouhachem, Maroc

Brigitte Bardet-Allal, professeure de lettres classiques

Patrick Baudoin, avocat, président d’honneur de la LDH et de la FIDH

Florence Beaugé, journaliste

Yagoutha Belgacem, directrice artistique

Bochra Bel Haj Hamida, avocate

Fathi Bel Haj Yahya, écrivain

Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH

Akram Belkaïd, journaliste

Farouk Belkeddar, militant associatif

Anthony Bellanger, secrétaire générale de la Fédération internationale des journalistes

Jean Bellanger, ancien secrétaire de l’UL CGT de Saint-Denis

Fayçal Benabdallah, président de la FTCR

Rabaa Ben Achour, universitaire

Sanaa Ben Achour, professeure des universités, militante féministe

Omar Benamar, défenseur des droits humains, Maroc

Bachir Ben Barka, universitaire retraité

Abdesslam Benbrahim, militant associatif, Maroc

Madjid Benchikh, ancien doyen de le Faculté de droit d’Alger

Monia Benjemia, universitaire, féministe

Zaïneb Ben Lagha, universitaire

Ali Bensaad, professeur des universités, Institut français de géopolitique, Paris-VIII

Olivier Besancenot, ancien candidat à l’élection présidentielle française

Sophie Bessis, historienne

Rafaelle Bollini, Associazione ricreativa culturale italiana (ARCI)

Rasmus Aleneus Boserup, directeur d’Euromed-Rights

Mostefa Bouchachi, avocat, ancien président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme

Alima Boumediene-Thiery, avocate, ancienne sénatrice

Youssef Boussoumah, militant décolonial

Houria Bouteldja, essayiste, militante politique franco-algérienne

Dylan Boutiflat, secrétaire national aux relations internationales du Parti socialiste

Ali Brahimi, juriste, ancien parlementaire

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières

Robert Bret, ancien sénateur communiste

Françoise Brié, présidente de la CLEF

Miloud Chaouch, militant associatif

Mohamed Chaouih, président de AMF

Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste

Khadija Chérif, militante féministe et des droits humains

Alya Chérif Chammari, avocate, militante des droits humains

Karim Cherkaoui, Maroc

Larbi Chouikha, universitaire

Patrice Coulon, militant des droits humains

Annick Coupé, syndicaliste, altermondialiste

Thomas Coutrot, économiste

Ahmed Dahmani, économiste, militant des droits humains, Algérie

Sara Daniel, journaliste

Lucile Daumas, retraitée

Michel Debon de Beauregard, syndicaliste, ancien vice-président de Solidarité laïque

Alexis Deswaef, président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

Monique Dental, présidente fondatrice du réseau féministe « Ruptures ».

Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche CNRS

Nacer Djabi, sociologue

Nadir Djermoune, architecte urbaniste

Moulay Ahmed Douraïdi, du Collectif marocain pour la démocratie des élections

Bernard Dreano, militant de la solidarité internationale

Françoise Duthu, militante écologiste

Dominique Eddé, écrivaine

Kacem El Basti, carrefour des initiatives, Maroc

Abderrazzak El Hannouchi, Coordinateur du Médiateur pour la démocratie et les droits de l’Homme, Maroc

Baheyeddine El Hassen, écrivain et défenseur des droits humains, Egypte

Nacer El Idrissi, président de l’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF)

Ihsane El Kadi, journaliste

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL)

Mireille Fanon-Mendes France, présidente de la Fondation Frantz-Fanon

Jean-Marie Fardeau, militant associatif

Patrick Farbiaz, militant politique

Raouf Farrah, politologue, Algérie

Wahid Ferchichi, professeur en droit public, doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis

Mohamed Cherif Ferjani, professeur honoraire de science politique, Université Lyon-2

Guillemette Fessy, militante écologiste

Souad Frikech, députée au Parlement marocain

Pierre Galand, sénateur honoraire, président de l’OMCT-Europe

René Galissot, historien, ancien enseignant à l’université d’Alger, ancien directeur de l’Institut Maghreb-Europe de l’université Paris-VIII, professeur émérite

Vincent Geisser, président du CIEMI

Jérôme Gleizes, universitaire

Alain Gresh, journaliste, Fondateur des journaux en ligne Orient XXI et Afrique XXI

Pierre Henry, président de France Fraternités.

Jean-Claude Heyraud, militant écologiste.

Ahmet Insel, universitaire, militant turc en exil

Kamel Jendoubi, ancien président Euromed-Droits

Abdelkebir Jmaiai, militant associatif, défenseur des droits humains, Maroc

Aïssa Kadri, universitaire

Irina Karamarkovic, artiste, militante féministe et antiraciste, Graz (Autriche)

Meryem Kendsi, artiste peintre

Pierre Khalfa, économiste

Abdellatif Laâbi, écrivain

Youssef Laaraj, président du Réseau amazigh pour la citoyenneté Azetta, Maroc

Kamal Lahbib, président de l’Observatoire marocain des libertés publiques

Annie Lahmer, conseillère régionale d’Ile de France

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire

Mohamed Leghtas, animateur de radios associatives, Maroc

Gilles Lemaire, militant écologiste

Renée Le Mignot, présidente honoraire du MRAP

Michael Lowy, sociologue

Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire général de Force ouvrière (FO)

Ziad Majed, professeur universitaire

Sofiane Makhloufi, président du CRLDHT

Gilles Manceron, historien

Marc Mangenot, sociologue, économiste

Fadoua Maroub, SG de l’ARMCDH, Maroc

Gustave Massiah, militant altermondialiste, membre fondateur du Forum social mondial

Roland Mérieux, secrétaire national de l’Après

Fabienne Messica, Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Umit Metin, militant des droits humains

Ali Mezghani, professeur agrégé en droit privé à la faculté des sciences juridiques de Tunis et à la Sorbonne

Amharref Mhamed, Association Aïn Bechar-Taza, Maroc.

Khadija Mohsen Finan, universitaire

Patrick Mony, défenseur des droits des migrants, GISTI

Dominique Noguères, avocate, membre de la LDH

Mohamed Nouhi, IMDH, Maroc

Mbark Outcharraft, président Forum Iffous pour la démocratie et les droits de l’Homme, Maroc

Aïssa Rahmoune, SG de la FIDH

Najat Razi, AMDF, Maroc

Hamadi Redissi, professeur en sciences politiques

Hassan Remaoun, historien

Soumicha Riyaha, Association marocaine pour les droits des femmes (AMDF)

Fabrice Riceputi, historien

Joël Roman, philosophe

Pierre Rousset, militant associatif

Khadija Ryadi, coordinatrice de la CMODH, lauréate du prix de l’ONU en matière des droits de l’Homme

Lana Sadeq, Forum Palestine Citoyenneté

Bakary Sambe, universités Gaston Berger à Saint louis au Sénégal

François Sauterey, coprésident du MRAP

Jamila Sayouri, Adala pour le droit à un procès équitable, Maroc

Pinar Selek, sociologue, Turquie

Haoues Seniguer, professeur des universités, Université Paul-Valéry (Montpellier)

Ghislaine Seze, présidente de DSFAS

Catherine Simon, journaliste

Danielle Simonnet, députée

Dominique Sopo, président de SOS Racisme

Hamouda Soubhi, président du Forum marocain des alternatifs Sud

Latifa Soufiani, Espace Associatif Maroc

Benjamin Stora, historien

Simone Susskind, ancienne députée bruxelloise et sénatrice fédérale

Claude Szlatan, militant antiraciste

Taoufiq Tahani, universitaire

Nadia Tazi, philosophe

Ece Temelkuran, écrivaine, Turquie

Fathi Tlili, président de l’UTIT

Tarek Toukabri, président de l’ADTF

Mokhtar Trifi, avocat, président d’honneur de la LTDH

Marie Verdier, journaliste honoraire

Marie-Christine Vergiat, ancienne députée européenne, LDH

Nhat Vo Tran, vice-président du Comité Viêtnam pour la défense des droits de l’Homme (VCHR)

Farid Yaker, responsable associatif

Aleksandra Zapolskaïa, sociologue, militante pour les prisonniers politiques en Russie

Abdallah Zniber, militant associatif maghrébin.

L’article Pétition  | Pour la libération de Néjib Chebbi et des détenus politiques en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Énergie | Pour que l’été 2027 ne ressemble pas à celui de 2026 !

08. Oktober 2026 um 10:14

L’été 2026 restera sans doute comme un moment particulièrement difficile pour le système énergétique tunisien. Les coupures et les délestages qui ont affecté les citoyens, les entreprises et les services publics ont rappelé, avec brutalité, le déficit énergétique croissant dont souffre le pays depuis une vingtaine d’années. Nul ne souhaite revivre ce qui s’est passé, tant la sécurité énergétique constitue aujourd’hui une question de souveraineté nationale et l’un des fondements de la stabilité économique et sociale. Mais derrière cette épreuve, une autre réalité mérite d’être saluée avec force : la mobilisation spontanée et désintéressée de 22 ingénieurs et experts de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), qui ont choisi de mettre leur expérience, leurs compétences et leur disponibilité au service du pays.

Taoufik Halila & Mohamed Ferid Herelli *

Réunis bénévolement durant leurs périodes de vacances et de repos, ces professionnels ont consacré leur temps et leur énergie à analyser la situation, à croiser les données disponibles et à élaborer une feuille de route énergétique 2026-2035, destinée à contribuer à la prévention d’une nouvelle crise et à donner aux décideurs des outils d’orientation et d’anticipation. Cette démarche mérite un hommage particulier.

Dans une période où les urgences quotidiennes auraient pu justifier l’attentisme ou le repli sur soi, ces 22 experts ont fait le choix de la responsabilité collective. Leur contribution ne se limite pas à un document technique. Elle traduit une conviction essentielle : l’expertise tunisienne, lorsqu’elle se rassemble autour de l’intérêt général, peut apporter des réponses concrètes aux grands défis du pays.

Il convient donc de remercier chaleureusement et de rendre hommage à chacun des membres de cette équipe pour cet effort bénévole, mais également pour l’esprit qui l’a animé : celui du service, de la compétence et de la responsabilité.

Été 2026 : un signal d’alarme qu’il faut transformer en décision

L’analyse réalisée montre que les difficultés rencontrées en 2026 ne peuvent être considérées comme un simple accident conjoncturel.

La Tunisie fait face depuis plusieurs années à une marge de sécurité énergétique insuffisante. La forte dépendance de la production électrique au gaz naturel, les contraintes d’approvisionnement, les retards de certains investissements structurants, les limites du réseau électrique et l’évolution continue de la demande constituent autant de facteurs qui rendent le système vulnérable lors des périodes de pointe.

Le problème n’est donc pas uniquement de produire davantage d’électricité. Il faut également être capable de prévoir, transporter, distribuer, financer, entretenir et piloter cette énergie avec suffisamment d’anticipation.

La crise de 2026 doit ainsi être considérée non comme une fatalité, mais comme un avertissement. Elle nous oblige à passer d’une logique de réaction à une véritable culture de l’anticipation, de la prédiction et de la prévention. Cette culture doit concerner aussi l’ensemble des responsables et des administrateurs des différents secteurs économiques et sociaux du pays, afin que chacun puisse mieux anticiper les risques, prévenir les crises et contribuer à la résilience nationale.

C’est précisément dans cette perspective que la contribution des 22 experts prend toute sa valeur.

Mohsen Gharsi, président de l’OIT.

Des recommandations qui doivent désormais devenir des décisions

La feuille de route proposée ne doit pas rester un document supplémentaire sur les étagères de l’administration. Sa véritable utilité résidera dans sa capacité à se traduire rapidement en décisions, en responsabilités clairement identifiées et en actions mesurables.

1. Anticiper les situations de tension et communiquer avant les coupures : la gestion de la demande doit devenir un élément essentiel de la politique énergétique.

Lorsqu’une situation de tension se profile, il est indispensable d’informer les consommateurs suffisamment tôt. Une communication claire, directe et proactive permettrait notamment de mobiliser les grands consommateurs industriels, sanitaires et commerciaux, afin de les sensibiliser aux mesures à prendre et de favoriser une réduction maîtrisée de leur consommation.

Des SMS d’alerte ciblés pourraient être adressés aux grands consommateurs lorsque le système s’approche a une situation critique, en leur demandant temporairement de réduire leur consommation selon des modalités préalablement définies.

Cette réduction volontaire ou contractuelle de la demande devrait intervenir avant d’en arriver aux coupures.

Il ne s’agit pas de pénaliser les consommateurs, mais de créer une véritable solidarité énergétique et de donner à chacun la possibilité de contribuer à la stabilité du réseau.

La communication doit ainsi devenir un véritable outil de gestion du système, et non intervenir uniquement lorsque la crise est déjà installée.

2. Mobiliser et encourager davantage le secteur privé dans les investissements énergétiques : la sécurité énergétique de la Tunisie nécessitera des investissements importants que les ressources publiques ne pourront pas toujours financer à elles seules

Le secteur privé doit donc être davantage associé aux nouveaux projets de production, de stockage, d’énergies renouvelables et, plus largement, aux infrastructures énergétiques nécessaires au pays.

Cette ouverture doit toutefois s’effectuer dans un cadre rigoureux : conventions transparentes, responsabilités clairement définies, rentabilité raisonnable, mécanismes de contrôle et protection de l’intérêt national.

L’objectif n’est pas de transférer la responsabilité du secteur public au secteur privé, mais de créer une complémentarité efficace et rationnelle entre les deux.

La Tunisie dispose d’investisseurs, d’entreprises et de compétences capables de participer à cet effort. Encore faut-il leur offrir un cadre stable, lisible et suffisamment attractif pour permettre aux projets de se concrétiser dans les délais prévus.

3. Fixer des délais impératifs et rendre chacun responsable de leur respect : l’expérience des dernières années montre que le retard d’un projet énergétique peut avoir des conséquences considérables sur l’équilibre général du système.

Chaque projet stratégique devrait donc être accompagné d’un calendrier précis, réaliste et opposable, depuis les études jusqu’à la mise en service.

Tout retard doit être immédiatement identifié, expliqué ; présenté et communiqué aux parties concernées. Lorsqu’un calendrier ne peut plus être respecté, un plan B doit être activé sans attendre que le problème devient critique.

La règle est simple : un projet stratégique ne doit jamais être considéré comme acquis tant qu’il n’est pas effectivement réalisé et opérationnel.

Cette culture du délai, du suivi et de la responsabilité constitue l’une des conditions essentielles de la crédibilité de toute feuille de route énergétique.

4. Réhabiliter les démarches de management par la qualité : un autre enseignement important doit être tiré de cette crise : la nécessité de revenir aux principes fondamentaux des Systèmes de Management de la Qualité (SMQ).

Ces démarches ont malheureusement perdu de leur visibilité au fil des années, alors qu’elles constituent des outils précieux pour maîtriser les processus, documenter les décisions, identifier les risques, corriger les dysfonctionnements et assurer la traçabilité des responsabilités.

Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, les procédures ne doivent pas être perçues comme une contrainte administrative.

Elles constituent au contraire une barrière de sécurité.

Il est donc nécessaire de réhabiliter les procédures, les audits, les indicateurs de performance, les actions correctives et le retour d’expérience.

Une organisation qui apprend de ses erreurs est une organisation qui renforce progressivement sa résilience.

Investir dans les capacités, mais aussi dans les compétences

La question énergétique ne peut pas être réduite aux mégawatts installés. Derrière chaque centrale, chaque ligne électrique, chaque poste de transformation et chaque infrastructure gazière se trouvent des femmes et des hommes capables de concevoir, d’exploiter, de maintenir et de sécuriser ces équipements.

Le renouvellement des compétences doit donc être considéré comme un investissement stratégique au même titre que les infrastructures.

La Tunisie doit anticiper les départs à la retraite, renforcer la formation spécialisée, attirer de nouveaux talents et organiser le transfert de connaissances entre les générations. La compétence humaine est une capacité de production à part entière.

Une trajectoire énergétique qui doit conjuguer réalisme et ambition

La Tunisie doit poursuivre le développement des énergies renouvelables et diversifier son bouquet énergétique. Mais cette ambition doit toujours être accompagnée d’une analyse rigoureuse de la capacité du réseau à absorber les nouvelles productions.

Le développement des énergies renouvelables (ENR), des capacités de stockage, des interconnexions et des nouvelles capacités de production doit être planifié et mis en œuvre comme un ensemble cohérent et intégré.

Il ne suffit pas d’annoncer des capacités supplémentaires : il faut s’assurer qu’elles pourront être raccordées, transportées, équilibrées et exploitées dans les meilleures conditions garantissant la stabilité du système dans sa globalité.

Parallèlement, les projets structurants de long terme doivent être préparés dès maintenant afin de ne pas reproduire les retards qui ont contribué à fragiliser le système.

La diversification des sources d’énergie doit également être considérée comme un objectif de souveraineté, afin de réduire progressivement les vulnérabilités liées à une trop forte dépendance à une seule source ou à un seul fournisseur.

2027 : transformer l’inquiétude en confiance

L’objectif le plus immédiat doit désormais être clairement identifié : préparer l’été 2027 dès maintenant.

Il ne faut pas attendre le retour des fortes chaleurs pour commencer à agir.

Les capacités disponibles, les besoins prévisionnels, les travaux de maintenance, les projets susceptibles d’être opérationnels, les capacités d’importation, l’état du réseau et les moyens de gestion de la demande doivent faire l’objet d’un suivi régulier et transparent.

Un tableau de bord national pourrait permettre de mesurer l’avancement réel des actions prioritaires et d’identifier suffisamment tôt les éventuels écarts.

Chaque difficulté doit avoir son scénario alternatif. Chaque projet critique doit avoir un calendrier. Chaque calendrier doit avoir un responsable. Et chaque risque identifié doit faire l’objet d’une mesure préventive.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra retrouver progressivement une marge de sécurité suffisante.

Un hommage qui doit devenir un engagement collectif

Le travail réalisé bénévolement par les 22 ingénieurs experts de l’OIT constitue finalement bien plus qu’une contribution technique. Il porte un message clair :

Ce message est celui d’une Tunisie qui possède encore les compétences, l’expérience et les femmes et les hommes capables de relever ses grands défis, à condition de savoir les écouter, les mobiliser et transformer leur expertise en décisions.

Ces 22 experts ont consacré leurs vacances et leur temps de repos à une cause qui dépasse leurs intérêts personnels : contribuer à éviter que les difficultés de l’été 2026 ne se reproduisent.

À leur travail doit maintenant répondre une mobilisation institutionnelle à la hauteur de l’enjeu.

Pour que l’été 2027 soit celui de la maîtrise et non celui de la crainte

L’été 2026 doit rester dans notre mémoire non pas comme le symbole d’un échec définitif, mais comme le moment où la Tunisie a pris pleinement conscience de la nécessité de changer de méthode.

Nous disposons aujourd’hui des enseignements tirés de la crise, des analyses des experts et d’une feuille de route permettant de mieux identifier les priorités. Il faut désormais passer de l’analyse à l’action, tout en tirant pleinement parti des nouvelles technologies numériques et de l’intelligence artificielle.

.Si les décisions sont prises suffisamment tôt, si les investissements sont accélérés, si les projets sont suivis avec rigueur, si le secteur privé est mobilisé dans un cadre transparent, si les consommateurs sont associés à la gestion de la demande et si les procédures de qualité retrouvent toute leur place, l’été 2027 peut être radicalement différent de celui de 2026.

Il ne s’agit pas de promettre qu’aucune difficulté ne surviendra.

Il s’agit de faire en sorte que, lorsque la difficulté se présente, nous soyons prêts à y répondre avant qu’elle ne devienne une crise.

Et c’est aussi le meilleur hommage que nous puissions leur rendre : faire de leur travail bénévole le point de départ d’une nouvelle culture énergétique fondée sur l’anticipation, la responsabilité, la transparence et l’action.

C’est également l’occasion de prendre acte du fait que cette initiative, portée sous l’égide de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, pourrait constituer un modèle et une source d’inspiration pour accompagner et soutenir d’autres secteurs et activités économiques du pays.

* Conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

L’article Énergie | Pour que l’été 2027 ne ressemble pas à celui de 2026 ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson

08. Oktober 2026 um 09:12

Partie le 27 septembre 2026 de Menzel Bouzaiane, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, en direction du palais présidentiel de Carthage, la marche des diplômés chômeurs réclament l’application de la loi n° 18 du 22 décembre 2025 relative au recrutement exceptionnel dans fonction et les entreprises publiques, des diplômés de l’enseignement supérieur restés longtemps sans emploi, s’est terminée en queue de poisson sans que les marcheurs n’aient pu obtenir satisfaction.

Latif Belhedi

La mobilisation, qui comptait initialement 23 personnes, a progressivement rallié de nouveaux participants en cours de route. Selon le comité de coordination, le nombre de participants a dépassé les 120 personnes, incluant des chômeurs venus d’autres gouvernorats ainsi que des membres de leurs familles ayant choisi de les accompagner.

«Nous voulons l’application de la loi, pas une rencontre avec le président», a déclaré à la presse Nesma Mahfoudhi, l’une des coordinatrices de la marche, résumant ainsi la position des participants.

Un emploi offert sur un plateau d’argent

La revendication porte sur l’ouverture de la plateforme numérique prévue par la réglementation, la définition d’un calendrier de recrutement et le lancement de la première tranche avant la fin de 2026, le recrutement devant se faire sur une période maximale de trois ans et selon des critères prenant notamment en compte l’âge — avec une priorité accordée aux personnes de plus de 40 ans —, l’année d’obtention du diplôme, la situation sociale et le principe d’un seul bénéficiaire par famille.

A leur arrivée aux portes de Tunis, après une marche de quelque 300  kilomètres à pieds, marquée par une grande fatigue et des problèmes de santé – plusieurs participants ayant dû recevoir des soins lors des différentes étapes -, les marcheurs ont été empêchés d’avancer davantage et sommés de rentrer au bled les mains vides. L’une des marcheuses, qui s’est montrée intraitable dans la défense de ce qu’elle considère comme un droit, a été arrêtée.

«Votre appel a été entendu par le président de la république», leur a-t-on dit, et des mesures seront prises bientôt pour accélérer l’application de la loi n° 18/2025, qui engage le gouvernement à recruter les diplômés chômeurs par tranches. Mais comme ils se sont lassés des promesses non tenues et qu’ils traînent leur détresse depuis plusieurs années, certains depuis 15 ans et plus, les diplômés chômeurs de Menzel Bouzaiane, l’un des berceaux de la révolution de 2011, rechignent à donner foi à la nouvelle promesse. Et le malaise reste entier. Le malentendu aussi. Car toute cette affaire est né d’un malentendu qu’il va être difficile de lever.

En effet, les membres de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui sont derrière la «Marche de la dignité», pensent, sans doute à tort, qu’un diplôme ouvre automatiquement la voie à un recrutement dans la fonction publique qui, de ce point de vue, devient un droit inaliénable. Or, on le sait, cela est totalement faux. Un diplôme, quel qu’il soit, est à peine une ligne dans un CV, un indicateur de mérite parmi d’autres. Un emploi ne s’offre pas, il se mérite, par la motivation, le talent, l’expérience et la confiance que l’on inspire à l’employeur.

Un diplômé ne doit donc pas dormir sur ses lauriers et attendre un hypothétique emploi dans la fonction publique qui risque de ne jamais venir : son diplôme ne vaut rien s’il n’est pas complété par des formations, des acquis, des savoir-faire… C’est ce que les responsables auraient dû expliquer à ces jeunes diplômé(e)s dont certain(e)s sont presque quinquagénaires. Et non succomber à un populisme de mauvais aloi, dicté par des calculs électoralistes, en leur faisant miroiter la perspective d’un emploi offert sur un plateau d’argent.

Une loi populiste qui n’aurait pas dû être promulguée

Disons les choses clairement et sans détour : la fameuse loi n° 18/2025, qui a été défendue par tous les partis politiques et les organisations de la société civile, y compris l’UGTT, la centrale ouvrière, et portée par le président Kaïs Saïed, n’aurait jamais dû être promulguée parce qu’elle est inapplicable dans un pays faisant face à une grave crise financière et dont le déficit budgétaire continue de se creuser sur fond d’endettement, intérieur et extérieur, d’inflation structurelle et de croissance économique atone peinant à atteindre 1,5 ou 2 %.

Cette loi est d’autant plus inapplicable, également, que la fonction publique en Tunisie emploie plus de 700 000 salariés – là où des pays d’une même grandeur démographique se contenteraient de 200 000 ou 300 000. Près du tiers de ces salariés sont payés d’ailleurs pour ne rien faire, des employés fantômes percevant des salaires fictifs et protestant régulièrement pour exiger des augmentations salariales. Beaucoup d’entre eux ont du reste un second emploi, réel celui-là, dans la contrebande et le marché parallèle qui nuit à l’économie nationale et grève les recettes de l’État par l’évasion fiscale.

Au lieu de faire de vagues promesses et de prendre des engagements solennels qu’il n’est pas en mesure de respecter, l’État  aurait dû jouer, plus efficacement et avec plus de détermination, le rôle qui est censé être le sien dans la gestion des affaires publiques :  mettre en place les conditions requises pour impulser l’investissement, la croissance, la création de richesses et d’emplois, seul moyen pour réduire le déficit budgétaire, l’endettement et le chômage structurel qui touche, bon an mal an, autour de 15% de la population active.

A notre connaissance, l’humanité n’a pas inventé d’autres moyens pour sortir du sous-développement, de la pauvreté et de la dépendance de l’aide étrangère qui sont aujourd’hui le lot des Tunisiens soixante-dix ans après leur indépendance. Et c’est dommage…  

L’article Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson est apparu en premier sur Kapitalis.

La moitié des Tunisiens ne sont pas propriétaires de leur logement

08. Oktober 2026 um 07:31

Environ 45 % des Tunisiens ne sont pas propriétaires de leur logement et l’acquisition d’un logement est devenue un « rêve impossible » pour eux, en raison de la forte hausse des prix de l’immobilier ces dernières années, le prix du logement le moins cher dans le pays oscillant actuellement entre 350 000 et 400 000 dinars.

C’est ce qu’a déclaré le trésorier de la Chambre des promoteurs immobiliers, Hachemi Meliani, lors de son intervention mercredi 7 octobre 2026 dans l’émission ‘‘Houna Tounes’’ sur Diwan FM, estimant que le ralentissement du rythme des ventes immobilières contribue à la hausse des loyers, une situation qu’il a qualifiée de « socialement néfaste ».

La formule de location-accession est une bonne idée et une solution au problème du logement, mais elle doit être revue et ses mécanismes de mise en œuvre améliorés afin de la rendre plus attractive et en faciliter l’adoption et la mise en œuvre par les candidats à l’achat d’un logement, a expliqué le professionnel de l’immobilier, ajoutant que l’annonce par des entreprises publiques de la construction de 1 200 logements ne saurait résoudre la crise du logement dans le pays, car la demande du marché est autrement plus importante et les promoteurs privés sont prêts à construire des logements selon les mêmes conditions que celles appliquées par les organismes publics.

Selon lui, ses collègues sont capables de fournir entre 25 000 et 30 000 logements par an, à condition que les conditions et le cadre appropriés soient réunis.

Il a également appelé à revoir certains aspects législatifs régissant le secteur, expliquant que le promoteur immobilier ne peut actuellement percevoir les loyers directement auprès des citoyens ; il a ainsi proposé l’adoption d’un autre mécanisme, tel que le recours aux banques, afin de permettre aux promoteurs de recouvrer leurs créances et de financer de nouveaux projets de logements.

Par ailleurs, M. Meliani a révélé qu’entre 5 000 et 6 000 biens immobiliers restent invendus en Tunisie, signalant la présence de quelque 3 372 promoteurs immobiliers dans le pays, dont seuls 700 sont réellement actifs. Les autres, on l’imagine, survivent en tirant le diable par la queue.

I. B.

L’article La moitié des Tunisiens ne sont pas propriétaires de leur logement est apparu en premier sur Kapitalis.

Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%

07. Oktober 2026 um 23:32

Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 7 octobre 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 7 octobre 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, tant à l’échelle internationale que nationale, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.

À l’échelle internationale, les prix de l’énergie ont enregistré une hausse sensible au cours de la période récente et évoluent désormais à des niveaux nettement supérieurs à ceux retenus dans les précédentes prévisions établies en juin dernier. Les incertitudes entourant le rétablissement des conditions d’approvisionnement sur les marchés énergétiques demeurent élevées et continuent d’exercer des pressions haussières sur les coûts de production et de distribution. La diffusion de ces tensions aux prix à la consommation se poursuit à l’échelle mondiale, retardant le processus de convergence de l’inflation vers les objectifs des banques centrales.

Dans ce contexte, la plupart des banques centrales dans les économies avancées ont resserré leurs politiques monétaires afin de contenir le regain des pressions inflationnistes et de favoriser un retour durable de l’inflation vers leurs cibles.

Sur le plan national, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre de 2026, revenant à 2,3% en glissement annuel, après 2,6% au trimestre précédent. Cette évolution traduit notamment le net ralentissement de l’activité industrielle.

Du côté du secteur extérieur, la forte hausse des prix internationaux de l’énergie a pesé davantage sur les équilibres externes. La facture des importations énergétiques s’est alourdie pour atteindre 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards un an auparavant. Cette évolution a contribué à la détérioration de la balance commerciale et au creusement du déficit courant, qui s’est établi à 4.694 MDT, soit 2,5% du PIB, au cours des huit premiers mois de 2026, contre 2.724 MDT, soit 1,6% du PIB, durant la même période de 2025.

Les avoirs nets en devises se sont, pour leur part, établis à 23,7 milliards de dinars, correspondant à 92 jours d’importations, au 6 octobre 2026, contre 24,3 milliards de dinars et 104 jours d’importations un an auparavant. Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat des réserves de change, notamment à travers une meilleure maîtrise du déficit énergétique et de ses incidences sur les paiements extérieurs.

Pour sa part, l’inflation a poursuivi sa remontée graduelle, pour atteindre 5,6% en septembre 2026, après 5,4% en août. Cette accélération est principalement imputable au renforcement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont le glissement annuel s’est élevé à 13,0%, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix à la consommation hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est maintenue à 5,1% pour le troisième mois consécutif.

En matière de perspectives, le Conseil relève la persistance des facteurs de tensions inflationnistes d’origine tant externe qu’interne. Le maintien prolongé des prix internationaux de l’énergie à des niveaux élevés serait de nature à réduire sensiblement les marges de manœuvre de l’économie et à accentuer les vulnérabilités macroéconomiques et financières. La trajectoire de l’inflation à court et moyen termes dépendrait notamment de la dynamique de la demande de consommation, dans un contexte de rétablissement encore progressif des capacités de production, ainsi que de la capacité à maîtriser les déséquilibres budgétaires et leurs répercussions sur les équilibres macroéconomiques.

Le Conseil considère, à cet égard, que les risques entourant la trajectoire future de l’inflation demeurent orientés à la hausse. Il continuera d’assurer un suivi étroit de l’évolution des prix, de la demande, de la liquidité bancaire et des équilibres extérieurs et se tient prêt à prendre les mesures qu’il jugera nécessaires afin de contenir les pressions sur la formation des prix, et favoriser le retour durable de l’inflation à des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

BCT

L’article Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7% est apparu en premier sur Kapitalis.

Sousse | Arrestation d’un fugitif visé par 30 avis de recherche

07. Oktober 2026 um 22:59

La brigade de la police judiciaire de Sousse Sud a réussi à interpeller un dangereux fugitif, originaire de Tunis, faisant l’objet de 30 mandats de recherche.

Âgé de 46 ans, ce dernier est recherché par diverses unités sécuritaires et autorités judiciaires pour des affaires, allant du trafic de stupéfiants aux vols qualifiés, en passant par des actes de violence aggravée.

Localisé au quartier de la Cité El Riadh à Sousse, il a été arrêté et placé en garde à vue, avant d’être présenté devant les instances judiciaires compétentes pour répondre des nombreuses charges qui pèsent contre lui.

Y. N.

L’article Sousse | Arrestation d’un fugitif visé par 30 avis de recherche est apparu en premier sur Kapitalis.

ATAMCS-IFT | Une journée dédiée au dépistage et à la prévention du cancer du sein

07. Oktober 2026 um 21:46

L’Institut français de Tunisie ouvre ses portes pour une journée consacrée au dépistage et à la prévention du cancer du sein, en partenariat avec l’Association tunisienne d’assistance aux malades du cancer du sein (ATAMCS).

Une journée pour s’informer, poser ses questions, écouter, échanger et surtout ne pas remettre à demain ce qui peut contribuer à préserver sa santé.

Au programme : dépistage gratuit, échanges, ateliers et témoignages des bénévoles de l’ATAMCS, précisent les organisateurs, en commentant : «Parce que la prévention n’est pas une simple date dans le calendrier. C’est un rendez-vous avec soi-même ».

L’article ATAMCS-IFT | Une journée dédiée au dépistage et à la prévention du cancer du sein est apparu en premier sur Kapitalis.

​Ahmed Néjib Chebbi suspend sa grève de la faim

07. Oktober 2026 um 21:28

Ahmed Néjib Chebbi a décidé de suspendre la grève de la faim qu’il avait entamée il y a une semaine à la suite d’engagements pris par l’administration pénitentiaire.

C’est ce qu’indique sa famille via un post publié sur Facebook dans la soirée de ce mercredi 7 octobre 2026, en précisant que des représentants de l’administration pénitentiaire ont rencontré M. Chebbi en affirmant prendre ses revendications au sérieux et s’engageant, dans la limite de ses prérogatives, à garantir le droit des détenus à l’accès à une source d’information fiable.

La même source ajoute qu’au cours de cette semaine, Ahmed Nejib Chebbi a enregistré une perte de poids significative et son état de santé a nécessité plusieurs transferts à l’hôpital, notamment le vendredi et le mardi, en raison de complications médicales.

Une troisième hospitalisation lui a été préconisée aujourd’hui par l’équipe médicale, mais il l’a refusée afin de pouvoir recevoir la visite de ses proches, s’enquérir de leur avis et prendre connaissance des messages de solidarité transmis depuis le début de son mouvement.

Après les engagements pris par l’administration pénitentiaire et en signe de bonne foi et dans l’attente de la mise en œuvre effective de ces engagements et après consultation des siens, Ahmed Néjib Chebbi a donc annoncé la suspension de sa grève de la faim, lit-on encore dans l’annonce faite par s famille.

Y. N.

L’article ​Ahmed Néjib Chebbi suspend sa grève de la faim est apparu en premier sur Kapitalis.

La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud, lauréate du prix «France 2026 L’Oréal-Unesco»

07. Oktober 2026 um 19:58

L’Ambassadeur de Tunisie, M. Dhia KHALED, a participé, le 7 octobre 2026, à la cérémonie de remise du prestigieux Prix « France 2026 L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science », décerné en partenariat avec l’Académie des sciences.

Ce Prix récompense, chaque année, 35 chercheuses de différents pays, ayant un profil fort prometteur, pour l’excellence de leurs travaux et leur contribution remarquable à la recherche scientifique. Les lauréates ont été sélectionnées par une cinquantaine d’académiciennes et d’académiciens.

La cérémonie a été marquée par la remise d’un prix à la chercheuse tunisienne Mme Dhekra Mahmoud, ancienne diplômée de l’ENIT et actuellement post-doctorante, au laboratoire CISPA, leader mondial de la cybersecurité, où elle mène un projet de recherche sur la sécurité informatique.

L’Ambassade de Tunisie en France félicite chaleureusement Mme Dhekra Mahmoud pour la qualité de son travail de recherche et pour son parcours distingué, qui illustre l’attachement des femmes scientifiques tunisiennes à persévérer sur la voie du savoir et de l’excellence.

L’Ambassade félicite également, et à travers elle l’ensemble de la communauté scientifique et universitaire tunisienne en France pour son engagement dans la promotion de la recherche scientifique et de la coopération tuniso-française.

Communiqué

L’article La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud, lauréate du prix «France 2026 L’Oréal-Unesco» est apparu en premier sur Kapitalis.

Météo | Un temps orageux et pluvieux attendu cette nuit

07. Oktober 2026 um 19:20

​Un temps instable est annoncé pour cette nuit avec des cellules orageuses accompagnées de pluies sur le Centre et localement sur le Nord, tandis que le ciel reste partiellement nuageux sur les autres régions.

De la grêle pourrait même tomber par endroits sur les hauteurs du nord et du centre, où des vents pourront dépasser temporairement 60 km/h en rafales sous les orages, indique l’Institut national de la météorologie.

Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 24 et 28 degrés et descendant aux alentours de 20 degrés sur les hauteurs de l’Ouest du pays.

Y. N.

L’article Météo | Un temps orageux et pluvieux attendu cette nuit est apparu en premier sur Kapitalis.

Décès brutal à Rome de Bayram Dhaouadi, ancien joueur de l’Espérance

07. Oktober 2026 um 11:05

L’Espérance de Tunis a annoncé, hier soir, mardi 6 octobre 2026, le décès de son ancien joueur Bayram Dhaouadi, âgé de 18 ans, sans donner plus de précision sur les circonstances de son décès à un si jeune âge. Aujourd’hui, on en sait un peu plus après les clarifications apportées par l’ancien député Majdi Karbai qui réside en Italie dans un poste Facebook publié ce matin, mercredi 7 octobre.

Bayram Dhaouadi, né en 2008, a perdu la vie à Rome, la capitale italienne : il a été retrouvé mort avec des blessures suspectes, vraisemblablement causées par une arme blanche, a-t-il indiqué.

Le décès de Bayram a constitué un choc immense pour sa famille, pour son entourage sportif et pour tous ceux qui l’ont connu ; il a également suscité une profonde tristesse et une grande douleur au sein de la communauté tunisienne, tant en Italie qu’en Tunisie.

À cet égard, Majdi Karbai a tenu à apporter une précision importante : «La vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux — montrant l’agression d’un jeune homme dans une ruelle en Italie au moyen d’une ‘‘seringue’’, selon les termes du commentateur — ne concerne pas Bayram Dhaouadi ; il n’existe aucun lien entre cette vidéo et les circonstances de son décès», a-t-il expliqué, tout en exhortant les internautes à ne pas diffuser des informations sans source fiable ni vérification officielle ou à leur donner, car «la diffusion d’images, de vidéos ou d’informations erronées dans de telles circonstances risque d’accroître la souffrance de la famille et d’induire l’opinion publique en erreur», a-t-il ajouté, en promettant de chercher des informations plus précises sur les circonstances du décès de Bayram Dhaouadi auprès des personnes qui suivent l’affaire de près.

«En ces circonstances difficiles, la meilleure attitude à adopter est de respecter la dignité du défunt et les sentiments de sa famille, d’attendre des informations fiables de la part des autorités compétentes et de ne pas transformer les réseaux sociaux en une source d’informations non vérifiées», conclut-il

I. B.

L’article Décès brutal à Rome de Bayram Dhaouadi, ancien joueur de l’Espérance est apparu en premier sur Kapitalis.

A la recherche du bonheur en Tunisie

07. Oktober 2026 um 10:29

L’autre jour, en naviguant sur le Web, histoire de «tuer» le temps (une expression courante chez nous mais qui est à mon avis la plus stupide qui puisse exister puisque le temps est par définition la ressource la plus rare de la vie et que chaque heure et chaque minute que nous vivons ne se renouvelleront pas et sont perdues à jamais), je suis tombé sur une information qui m’a fait tiquer : selon le World Happiness Report 2026, publié par le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford avec Gallup et le réseau des Nations Unies, la Tunisie est classée au 105e rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10 , alors que la Finlande où l’hiver dure pourtant six mois par an avec des températures qui descendent jusqu’à-15 C° ou -30 C°, arrive au premier rang et ce depuis plusieurs années consécutives,  avec un indice global de bonheur de 7,764/10.

Dr. Sadok Zerelli *

Certes il y a des pays où les habitants se déclarent plus malheureux que nous, tels que le Maroc (112e) ou l’Égypte (139e) mais c’est une maigre consolation lorsqu’on sait qu’à côté de chez nous, l’Algérie nous surclasse de loin et arrive, on ne sait par quel miracle, à la 83e position.

Intrigué par ces résultats, j’ai poussé ma recherche plus loin pour essayer de comprendre comment cet indice du bonheur dans un pays est calculé et quelle est sa valeur scientifique si jamais il en a une.

Modalités de calcul et signification

Il s’est avéré que le rapport utilise une question appelée «Cantril Ladder» : on demande aux personnes de situer leur vie sur une échelle de 0 à 10, de la pire vie possible à la meilleure vie possible. Le classement 2026 utilise la moyenne des réponses recueillies entre 2023 et 2025. 

Pour expliquer les différences entre pays, six grands facteurs sont étudiés :

1. PIB par habitant — niveau matériel et économique;

2. soutien social — possibilité de compter sur des proches en cas de difficulté;

3. espérance de vie en bonne santé;

4. liberté de choisir sa vie;

5. générosité — notamment le fait de donner à des œuvres caritatives;

6. perception de la corruption — confiance dans les institutions et les entreprises. 

Le rapport précise une chose très importante : ces six facteurs ne sont pas additionnés pour fabriquer le classement. Le classement est directement fondé sur l’évaluation que les personnes donnent de leur propre vie. Les six facteurs servent principalement à expliquer pourquoi les évaluations diffèrent d’un pays à l’autre.

Pour la Tunisie, le chiffre 4,798/10 est assez parlant : il signifie que l’évaluation moyenne de leur vie par les Tunisiens est inférieure au milieu de l’échelle.

Mais cela ne signifie pas nécessairement que les Tunisiens sont «malheureux» au sens psychologique. Le bonheur dépend aussi de dimensions que le classement ne saisit pas complètement : famille, amitié, sentiment d’appartenance, sécurité, espoir dans l’avenir, dignité, sentiment d’être utile, liberté réelle, confiance dans l’avenir, etc.

Définition du bonheur 

Chacun(e) peut avoir sa propre définition du concept de bonheur. Pour moi, je distinguerais d’abord bonheur et satisfaction. Quelqu’un peut être très satisfait de sa vie parce qu’il possède une bonne situation, une famille, une sécurité matérielle et de bonnes institutions, tout en ressentant intérieurement un grand vide. Inversement, quelqu’un qui connaît des difficultés matérielles peut connaître de véritables moments de bonheur grâce à l’amour, à l’amitié, à la solidarité ou simplement à la beauté d’un moment.

Cette distinction étant faite, le bonheur est pour moi un état intérieur dans lequel une personne peut regarder sa vie, avec ses joies, ses pertes, ses regrets et ses incertitudes, et se dire : «Malgré tout, ma vie mérite d’être vécue.»

Il comporte, à mes yeux, plusieurs dimensions :

– le plaisir : les petits moments agréables, un repas, une musique, un paysage, un rire;

– l’amour et les liens : avoir quelqu’un avec qui partager ce que l’on ressent;

– le sens : sentir que son existence n’est pas complètement vaine;

– la liberté intérieure : pouvoir penser et choisir sans être entièrement prisonnier du regard des autres;

– la paix avec soi-même : accepter progressivement ce que l’on a été, ce que l’on n’a pas réussi à être et ce que l’on ne sera jamais;

– la gratitude : savoir encore voir ce qui est beau au milieu de ce qui ne l’est pas;

– l’espérance : avoir une raison de se lever demain, même petite.

Ma conception du bonheur rejoint celle des plus grands philosophes, tels qu’Épicure qui dit en substance : je n’ai pas besoin de beaucoup de choses pour être heureux : l’amitié, la tranquillité, quelques plaisirs simples et l’absence de souffrance peuvent suffire, ou Spinoza qui va encore plus loin : le bonheur n’est pas simplement quelque chose que nous recevons ; c’est quelque chose que nous comprenons et construisons intérieurement. Plus nous comprenons pourquoi nous sommes ce que nous sommes et pourquoi nous désirons ce que nous désirons, plus nous devenons libres.

Mon expérience du bonheur avec Karen Polenski

Pour illustrer mon propos et la définition que j’ai donnée du bonheur, je voudrais partager avec les lecteurs et lectrices l’expérience personnelle et réelle que j’ai vécue en la matière.

Lorsque j’étais enseignant-invité (Visiting Scholar) au Massashuttes Institut of Technology (MIT) à Boston aux USA, durant l’année universitaire 1983-1984, j’avais fait la connaissance, parmi d’autres enseignants, de Professor Keren Polensky, une vieille fille d’une cinquantaine d’années, qui a consacré toute sa vie à la recherche et à la publication d’un grand nombre d’articles et de livres sur les modèles de planification régionale.

Nous avions sympathisé parce qu’elle s’intéressait beaucoup à la Tunisie, un pays dont elle n’avait jamais entendu parler, et me posait beaucoup de questions sur notre modèle de planification régionale, notre stratégie de développement, notre niveau de vie, nos habitudes et traditions, etc.

Quelques mois après mon retour des USA, je l’avais invitée à venir découvrir la Tunisie, ce qu’elle accepta avec plaisir.

Je me rappelle qu’elle était arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, habillée d’un vieux jean et d’une vieille veste et ayant un sac à dos comme seul bagage.

Je lui avais proposé de faire le circuit touristique classique : visite des souks de la médina, de Sidi Bou Saïd, des ruines de Carthage, du musée du Bardo, etc., ce qu’elle refusa tout net, et m’informa qu’elle était venue uniquement pour découvrir les oiseaux de la Tunisie !

En fait, il s’était avéré qu’elle était une passionnée du «bird-watching», une passion, comme la chasse ou la pêche chez nous, très en vogue parmi les intellectuels américains.

Elle m’avait demandé de la balader en voiture dans les campagnes des différentes régions de notre pays, ce que nous avions fait pendant toute la semaine de son séjour.

Je la vois encore, assise à côté de moi, un gros livre répertoriant toutes les espèces d’oiseaux dans le monde entier, avec leur nom et photo, observant le ciel avec de grosses jumelles et me criant de temps à autre subitement : «Stop, Stop, please !»

Je donnais un coup de frein sec en croyant que j’allais écraser un chien ou un chat et me mettais sur le bas-côté de la route. Elle se mettait alors à rechercher frénétiquement le nom de l’oiseau qu’elle venait de voir avec ses jumelles et, lorsqu’elle le trouvait, elle sautillait de joie comme une petite fille ou comme si elle avait obtenu le Prix Nobel d’économie !

Je me rappelle qu’après son départ, très heureuse d’avoir vu et identifié un grand nombre d’oiseaux, je m’étais donné une belle gifle en me disant : «Imbécile de Sadok, tu cherches partout le bonheur sans l’avoir jamais trouvé, alors qu’il est si facile à atteindre : il suffit de lever les yeux vers le ciel !»

Cette expérience avec Karen Polensky m’a prouvé que le bonheur n’est pas dans l’amour avec un petit «a» ou un grand «A», ni dans un compte bancaire bien garni, ni d’habiter dans une grosse villa, ni de rouler dans une voiture Mercedes, ni de porter une montre Rolex, ni de posséder un iPhone, etc. : le bonheur est en chacun de nous et il appartient à chacun de nous de le chercher au fond de lui-même et non pas dans les biens matériels ou dans la compagnie des autres.

En conclusion, je n’irais pas jusqu’à recommander aux Tunien(ne)s de devenir amateur(ce)s de «Bird-watching», car se balader seul(e))s dans les champs d’oliviers de Sfax ou de tomates du Cap Bon avec un gros livre sous le bras et des jumelles braquées sur le ciel et sauter de temps à autre de joie pour avoir reconnu une espèce d’oiseau comporte un risque très élevé de se faire embarquer dans l’Isusu du premier paysan qui passe par là et de se retrouver interné à l’hôpital Razi à Manouba !

Mais, la recherche du bonheur mérite de prendre ce risque, non ?

* Economiste universitaire, consultant d’institutions internationales.  

L’article A la recherche du bonheur en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni

07. Oktober 2026 um 09:35

Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.

Imed Bahri

Bloomberg indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.  

Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.

Des infractions de 1,2 milliard de dollars

Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.

Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.

Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.

En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.

Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.

Divisions au sein du gouvernement britannique

Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.

Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par Bloomberg.

Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.

En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.

Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.

La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.

La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.

Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.

Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique The Telegraph par les Émirats qui a finalement échoué.

Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.

Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.

Burnham a déclaré : «Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne».

Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.

La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.

Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.

Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.

Manchester City a réagi au verdict : «Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions».

Avis de tempête sur le football anglais  

Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.

Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.

La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.

Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.

Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par Bloomberg.

Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : «Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication».

Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.

Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.

On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.

Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas «au-dessus des règles». Avis de tempête sur le football anglais…

* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.

L’article Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni est apparu en premier sur Kapitalis.

❌