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Steg-Tereg : Le prêt qui ne construit ni centrale ni ligne

09. September 2026 um 13:00
Le nouveau prêt de la Banque mondiale à la STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz) porte sur 430 millions de dollars, mais son architecture financière réserve une surprise, il ne finance directement ni centrale, ni ligne de transmission, ni même l’achat de gaz. Le document d’évaluation de la Banque mondiale, daté d’avril 2025, […]

Fiscalité numérique : la DGI enrichit la plateforme « TEJ »

08. September 2026 um 14:49

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé, dans un communiqué publié mardi, la mise en place de nouvelles fonctionnalités sur la plateforme de Transfert et échange de données fiscales (TEJ), à compter du mois de septembre 2026. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la digitalisation de l’administration fiscale et de l’amélioration des services électroniques offerts aux citoyens et aux entreprises.

Les contribuables peuvent désormais consulter en temps réel leur situation fiscale relative au dépôt des déclarations, ainsi que connaître le taux de l’avance applicable sur les importations de produits de consommation. La plateforme permet également aux adhérents de déléguer certaines de ses fonctionnalités à d’autres utilisateurs, selon la nature des tâches qui leur sont confiées, et aux entreprises publiques de consulter la situation fiscale de leurs fournisseurs de biens et de services.

Autre nouveauté majeure : la mise à jour de « TEJ » permet désormais d’y intégrer l’ensemble des certificats de retenue à la source. Les contribuables qui établissent ces certificats par dépôt d’un fichier électronique sont donc invités à télécharger le schéma XSD actualisé, disponible à l’adresse suivante : https://jibaya.tn/…/2024/05/plateforme-TEJ-shemas-xsd.zip

Enfin, la DGI rappelle que les entreprises publiques utilisatrices du système « e-sit-fisc » qui n’ont pas encore adhéré à la plateforme « TEJ » sont tenues de le faire. Et ce, afin de pouvoir continuer à consulter la situation fiscale de leurs fournisseurs de biens et de services.

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Tunisie – Électricité : Va-t-on revivre le même été en 2027 ?

08. September 2026 um 07:56

Après un été 2026 marqué par les fortes chaleurs, des pics historiques de consommation et le recours aux coupures tournantes dans plusieurs régions, une question commence déjà à se poser : la Tunisie risque-t-elle de revivre le même scénario durant l’été 2027 ?

L’alerte lancée par les représentants syndicaux de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) remet cette question au premier plan. Alors que la demande électrique continue de progresser, le syndicat appelle à anticiper dès maintenant les besoins de l’été prochain et à renforcer les capacités de production afin d’éviter une nouvelle situation de tension sur le réseau.

Un été 2026 sous haute tension

L’été 2026 a constitué un sérieux avertissement pour le système électrique tunisien. Face à l’explosion de la demande lors des épisodes de forte chaleur, la STEG a dû recourir à plusieurs reprises à des coupures tournantes afin de préserver l’équilibre du réseau. Des délestages ont notamment été annoncés en juillet et encore à la fin du mois d’août dans plusieurs régions du pays.

Le problème n’est pas uniquement lié aux températures élevées. La demande électrique tunisienne connaît une progression structurelle de l’ordre de 4 à 5 % par an. Surtout, un nouveau record a été enregistré en juillet 2026, avec un pic de consommation estimé à 6 400 MW, contre 5 175 MW en 2025.

Autrement dit, même sans reproduire exactement les conditions météorologiques de 2026, le système devra faire face à une demande toujours plus importante.

2027 : Le risque est-il déjà identifié ?

Les déclarations syndicales interviennent dans un contexte particulièrement préoccupant. Fin août, un responsable de la Fédération générale de l’électricité et du gaz évoquait un déficit pouvant atteindre environ 2 000 MW durant les heures de pointe et estimait nécessaire la construction de nouvelles centrales pour résorber ce déficit.

Début septembre, le même dossier restait au cœur des préoccupations syndicales, avec un appel à davantage de transparence sur la situation réelle du système électrique et sur les capacités disponibles.

Ces déclarations ne signifient pas que des coupures auront nécessairement lieu durant l’été 2027. Elles montrent toutefois que le risque de tension sur le réseau est suffisamment sérieux pour que la question de la préparation soit posée plusieurs mois à l’avance.

Le gouvernement mise sur Borj El Amri

Les autorités ont, de leur côté, déjà engagé un projet destiné précisément à renforcer les capacités avant l’été prochain. La Commission des grands projets a décidé en août d’accélérer l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri. Le projet prévoit l’installation d’une troisième turbine à gaz d’une capacité comprise entre 250 et 400 MW, pour un investissement estimé à environ 600 millions de dinars.

Objectif affiché : une mise en exploitation durant l’été 2027 afin d’augmenter la capacité de production et de réduire le recours aux délestages pendant les périodes de forte consommation.

Le gouvernement prévoit également le développement du réseau électrique, l’installation de compteurs intelligents et le renforcement des capacités de stockage de l’électricité.

Mais une seule centrale suffira-t-elle ?

C’est là que se situe la principale interrogation. Une capacité supplémentaire de 250 à 400 MW représenterait un renforcement important, mais elle doit être mise en perspective avec l’évolution de la demande. Entre 2025 et 2026, le pic enregistré en juillet est passé de 5 175 à 6 400 MW, soit une progression considérable en une seule année.

À cela s’ajoutent les effets potentiels du changement climatique : des épisodes de chaleur plus intenses peuvent provoquer simultanément une hausse massive de l’utilisation des climatiseurs et une pression accrue sur les infrastructures électriques.

Lire aussi : Pourquoi la Tunisie n’échappe plus au délestage électrique ? Les syndicalistes de la STEG expliquent

La question n’est donc pas seulement de savoir si la Tunisie disposera de quelques centaines de mégawatts supplémentaires en 2027. Elle est de savoir si l’ensemble du système — production, transport, distribution, maintenance et capacité de réserve — sera suffisamment robuste pour absorber les pics de consommation.

L’été 2026 comme avertissement

Le scénario de 2026 constitue ainsi un test grandeur nature pour la politique énergétique tunisienne. La réponse des autorités est désormais engagée avec le projet de Borj El Amri et d’autres investissements annoncés dans le secteur. Mais leur efficacité dépendra notamment du respect des délais de réalisation et de la capacité du pays à anticiper l’évolution de la demande.

Une chose est certaine : attendre les premières vagues de chaleur de juillet 2027 pour agir serait prendre le risque de reproduire les mêmes difficultés.

La question posée aujourd’hui n’est donc pas de savoir si la Tunisie connaîtra exactement les mêmes coupures qu’en 2026. Elle est plus fondamentale : le pays aura-t-il suffisamment renforcé son système électrique avant le prochain pic estival pour éviter que les délestages ne redeviennent la variable d’ajustement face à une demande en forte croissance ?

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Tunisie | Approbation de 309 projets solaires d’une puissance totale de 455 MW

08. September 2026 um 07:29

Passé la tempête des coupures intempestives de l’électricité provoquées par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) pour éviter un black-out, en raison du déséquilibre grandissant entre la production et la consommation, les autorités commencent à communiquer, non pas sur les causes de cette crise et comment est-on arrivé là, donc sur leurs propres manquements, mais sur les projets en cours ou décidés dans la foulée pour parer à cette situation. Alors, tant qu’il s’agit d’annoncer, et non de réaliser, pourquoi rechigner sur les chiffres ? Incorrigibles Tunisiens ! (Photo : Centrale solaire photovoltaïque à Metbasta, Kairouan).

C’est ainsi que le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, vient d’annoncer l’acceptation de quelque 309 demandes d’autorisation (excusez du peu !) pour des projets de production d’électricité solaire photovoltaïque dans le cadre de la sixième phase du régime d’autorisation en Tunisie, et ce à l’issue de l’évaluation des dossiers soumis avant le 30 juin 2026.

Les projets retenus représentent une capacité totale de 455 mégawatts (MW) et comprennent 187 centrales d’un mégawatt, 119 centrales de deux mégawatts et trois projets de dix mégawatts, a précisé le ministère, ajoutant que les résultats complets de la procédure sont disponibles directement sur son site institutionnel.

Le régime d’autorisation encadre la construction de projets de production d’électricité de moyenne envergure, dont la capacité est inférieure aux seuils fixés par l’article 14 du décret n° 2016-1123 : 10 MW pour le solaire, 30 MW pour l’éolien, 15 MW pour la biomasse et 5 MW pour les autres sources d’énergie renouvelable.

Ce dispositif a été mis en place pour encourager la production indépendante d’électricité à partir de sources renouvelables ; il permet aux investisseurs privés et aux opérateurs industriels de construire des centrales photovoltaïques d’une capacité comprise entre 1 et 10 MW et de vendre la totalité de leur production à la Steg.

L’octroi des 309 dernières autorisations constitue une nouvelle étape dans le renforcement des capacités de production d’énergie renouvelable de la Tunisie, alors que le pays cherche à accroître la part du solaire dans son mix énergétique et à réduire sa dépendance à l’égard de la production conventionnelle.

Cette part ne dépasse guère aujourd’hui 5 à 6%, contre un objectif «délirant» de 30-35% en 2030, alors que l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), censée promouvoir les énergies renouvelables dans le pays, vient de fêter son 40e anniversaire. Combien d’argent a-t-elle coûté aux contribuables en 40 ans et qu’a-t-elle aidé à réaliser sur la voie de la diversification des sources d’énergie ?

Une étude s’impose pour montrer l’inanité de certaines initiatives publiques qui servent à meubler la communication officielle, sans impact réel sur le quotidien des citoyens : les dernières coupures électriques et pénuries d’eau potable, de médicaments et d’eau minérale en bouteille sont là pour le prouver.

I. B.     

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Le pari renouvelable tunisien, adossé à un acheteur exsangue

07. September 2026 um 13:00
La Tunisie veut multiplier par plus de six sa capacité renouvelable installée d’ici 2028, en s’appuyant presque exclusivement sur des investisseurs privés. Mais ces investisseurs ne vendent leur électricité qu’à un seul client possible, la STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz), dont le rapport d’évaluation de la Banque mondiale décrit lui-même la fragilité […]

Tunisie | La colère des agents de la Steg

07. September 2026 um 13:21

Les agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) relevant des différentes agences du gouvernorat de Sousse ont observé un mouvement de protestation d’une heure, ce lundi matin, 7 septembre 2026, de 9h00 à 10h00. Cette action fait suite au décès de leur collègue de l’agence de Menzel Bourguiba, mort électrocuté dans l’exercice de ses fonctions.

Hichem Ouacham, secrétaire général de la section syndicale de la Steg (agence de Sousse-Ville) et membre du bureau exécutif de l’organisation syndicale, a expliqué dans une déclaration à Mosaïque que ce rassemblement visait à dénoncer la dégradation des conditions de sécurité au travail pour les agents, en particulier face au manque de moyens de protection et d’équipements nécessaires à l’activité. Certains équipements de protection — tels que les gants isolants, les chaussures de sécurité et les tenues de travail — ne sont pas disponibles en quantité suffisante, exposant ainsi les agents à des risques d’accident dans l’exercice de leurs fonctions, a souligné le responsable syndical.

Il a également évoqué le harcèlement et la campagne de dénigrement dont ont fait l’objet les agents de la Steg, ainsi que les accusations de complot et de négligence portées à leur encontre suite aux fréquentes coupures d’électricité survenues depuis la mi-juillet, en raison du déséquilibre entre la demande qui augmente et l’offre qui stagne depuis 2019, faute d’investissements suffisants dans la production d’électricité.

Pour M. Ouacham, les agents de l’entreprise publique n’ont ménagé aucun effort durant l’été, malgré des conditions climatiques difficiles, précisant que leur temps de travail a parfois dépassé les 15 heures par jour, lors que dans les cercles du pouvoir, certaines voix s’élèvent pour les accuser de provoquer délibérément des coupures d’électricité pour remonter l’opinion contre le régime.

I. B.

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STEG : Mobilisation nationale d’une heure après la mort d’un agent à Mateur

07. September 2026 um 10:25

Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) sont appelés à observer, ce lundi 7 septembre 2026, une heure de protestation à travers le pays, après la mort d’un de leurs collègues dans un accident du travail survenu à Mateur. Le mouvement, prévu de 9h à 10h dans l’ensemble des unités et directions de la STEG, a été appelé par la Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’UGTT.

Adel Amraoui, chef d’équipe des travaux à l’agence de services de la STEG à Mateur, est décédé samedi 5 septembre dans un accident du travail, alors qu’il exerçait ses fonctions. Dans un communiqué, la STEG a annoncé son décès, le qualifiant de « martyr du devoir », et présenté ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collègues.

Selon la Fédération générale de l’électricité et du gaz, qui cite des informations remontées par les structures syndicales locales, l’agent aurait été victime d’une électrocution. La STEG n’a pas, dans son communiqué, précisé la nature ni les circonstances exactes de l’accident.

La Fédération met en cause les conditions de travail

Dans son communiqué publié dimanche, la Fédération interpelle directement la direction de la STEG et les autorités de tutelle. Elle demande à la direction générale de garantir les moyens nécessaires à la sécurité des équipes et un environnement de travail permettant aux agents d’exercer leurs missions dans de meilleures conditions.

Elle dénonce un manque de moyens et d’équipements, ainsi que des pressions auxquelles seraient soumis les agents, une situation qu’elle juge porteuse de risques accrus lors des interventions sur le réseau.

Une mobilisation sur fond de tensions électriques

Le mouvement intervient dans un contexte sensible pour l’entreprise publique, après un été marqué par une forte pression sur le réseau et des coupures d’électricité dans plusieurs régions. La Fédération évoque une « crise sans précédent » de l’approvisionnement électrique, qu’elle attribue aux politiques suivies à l’égard de la STEG depuis plus d’une décennie.

Au-delà de la mobilisation de ce lundi, la mort d’Adel Amraoui relance la question des conditions de sécurité des agents chargés d’intervenir sur le réseau électrique. Les circonstances exactes de l’accident restent à établir.

Lire aussi:

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Le marché tunisien de l’acier dans l’expectative

07. September 2026 um 09:25

La consommation tunisienne d’acier fini se maintiendra à 720 000 tonnes en 2026. Il n’y a pas de potentiel de croissance de la demande d’acier en Tunisie en raison de contraintes budgétaires sévères. Le pays ne connaît pas de programmes gouvernementaux de grande envergure pour la construction de logements et d’infrastructures, contrairement à ses voisins comme l’Algérie, l’Égypte et le Maroc. On observe également un manque d’investissements étrangers. En conséquence, la consommation d’acier est restée stable, oscillant entre 670 000 et 730 000 tonnes au cours des dernières années. (Photo: Visite du président Saïed à l’usine El Fouladh en décembre 2023).

Ihor Vorontsov

Les produits longs représentent 70 à 75 % des ventes d’acier fini. Il s’agit principalement de barres d’armature et de fil machine. Les produits plats représentent environ 20 % du marché. Il s’agit pour l’essentiel de bobines laminées à chaud (HRC) destinées à la fabrication de structures métalliques et de conduites en acier pour les infrastructures d’approvisionnement en eau.

La Tunisie affiche un important déficit commercial. Toutefois, les importations ne couvrent que 40 % de la demande en acier laminé. Une part significative de ces importations est constituée de produits semi-finis destinés aux laminoirs locaux.

La Turquie occupe solidement la première place en tant que fournisseur de billettes et de barres d’acier de construction, grâce à l’accord de libre-échange qui la lie à la Tunisie. Cet accord garantit aux producteurs et négociants turcs un accès au marché en franchise de droits de douane.

L’Italie, la France et l’Espagne fournissent des produits plats, des conduites pour le secteur pétrolier et gazier ainsi que des structures métalliques finies. Des producteurs chinois et indiens tentent de les concurrencer sur ce segment.

Les exportations d’acier depuis la Tunisie restent sporadiques. Lorsque les laminoirs locaux disposent d’un excédent de barres d’armature et que les prix en Italie et en Espagne deviennent plus attractifs que les prix intérieurs, de petites quantités y sont expédiées. De faibles volumes sont également acheminés vers les pays voisins, la Libye et l’Algérie, dans le cadre du commerce transfrontalier.

Demande de produits sidérurgiques finis

La construction résidentielle représente 55 % des ventes d’acier. Environ la moitié des travaux de ce secteur concerne l’autoconstruction privée, une pratique courante en banlieue et dans les zones rurales. Ces logements sont bâtis «à l’œil», sans plan formel, en utilisant les barres d’armature les moins coûteuses.

L’autre moitié du marché est le fait de promoteurs immobiliers. Ces derniers réalisent des centres commerciaux et des immeubles de bureaux, ainsi que des complexes résidentiels de hauteur moyenne dans de grandes villes telles que Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte. Ces projets sont soumis à un contrôle technique et les promoteurs y utilisent des barres d’armature certifiées. La construction de tours est limitée par les normes parasismiques.

La Tunisie dispose d’un programme public de logement géré par la SNIT, un organisme d’État. Toutefois, en raison de contraintes budgétaires, son impact sur le marché reste minime. Chaque année, entre 4 000 et 5 000 logements sont lancés dans le cadre de ce programme.

Le secteur des infrastructures en Tunisie est d’une envergure bien moindre que celui de l’Égypte, de l’Algérie ou du Maroc. Les principaux projets de ces dernières années ont porté sur la construction d’un nouveau pont à Bizerte et sur la modernisation des lignes ferroviaires n° 22 et n° 6. Le taux d’avancement actuel du pont principal de Bizerte est de 25 %.

L’ouvrage mesure 2,1 km de long et s’élève à 60 mètres au-dessus du niveau de l’eau. Le projet représente un investissement de 250 millions d’euros, financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux sont réalisés par l’entreprise publique chinoise SRBG. Les voies d’accès sont achevées à 75 %. Elles se composent de deux tronçons autoroutiers rapides d’une longueur totale de 7,2 km. Ces travaux sont exécutés par des entreprises tunisiennes. La mise en service de l’ensemble du projet est prévue pour septembre 2027.

Le coût de la modernisation des lignes ferroviaires s’élève à 185 millions d’euros, financés par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). La ligne n° 22 est celle dont la réalisation est la plus avancée ; la construction d’une seconde voie est en cours sur le tronçon de 22 km reliant Moknine à Mahdia. Sur la ligne n° 6, les travaux se poursuivent : il s’agit de démonter la superstructure de la voie sur les tronçons vétustes et de préparer les remblais sur les nouveaux tronçons. Ces derniers doivent être mis en place pour ajuster la géométrie du tracé, dans le but d’améliorer la sécurité et d’augmenter la vitesse des trains.

Pour ces projets, les producteurs d’acier locaux ne fournissent que des structures en acier simples ; les normes techniques imposant l’utilisation de nuances d’acier de haute qualité, l’acier laminé est donc importé.

Le secteur de la fabrication de tubes est un consommateur majeur de produits plats en acier en Tunisie. La capacité de production totale s’élève à 75 000 – 90 000 tonnes par an. Ce secteur dépend entièrement des importations de bobines d’acier. Le taux d’utilisation des capacités dépend de l’accessibilité financière des bobines laminées à chaud en provenance d’Italie, de Chine et d’Inde, ainsi que du niveau actuel de l’activité dans le secteur de la construction.

L’influence des acteurs locaux

Le seul producteur intégré est l’entreprise publique El Fouladh, située à Menzel Bourguiba. Elle utilise la technologie du four à arc électrique (FAE) alimenté par de la ferraille. Sa capacité annuelle de production d’acier et de produits laminés est identique : 200 000 tonnes. Elle est spécialisée dans les barres d’armature et le fil machine.

Le secteur compte également des laminoirs :

Intermetal, située à Radès, dispose d’une capacité annuelle de 300 000 tonnes. Elle produit des barres d’armature et du fil machine à l’aide d’équipements Danieli ;

SM Tunis Acier est implantée dans la zone industrielle de Bizerte. Avec une capacité annuelle de 200 000 tonnes, elle produit de l’acier laminé à froid (CRC) et galvanisé à chaud (HDG). Il s’agit d’une coentreprise entre les sociétés italiennes Marcegaglia et Sideralba ;

SMC, située à Monastir, possède une capacité annuelle de 150 000 tonnes et produit des barres d’armature ainsi que du fil machine.

La production nationale d’acier ne couvre que 15 à 20 % des besoins des laminoirs. Ces derniers fonctionnent principalement à partir de demi-produits importés. La sous-utilisation des capacités de laminage reflète la stagnation du secteur de la construction.

La stratégie d’investissement des producteurs tunisiens pour la période 2021-2025 était ciblée :

– SM Tunis Acier a investi pour améliorer l’efficacité de ses lignes de production de CRC et de HDG. L’investissement estimé pour la période 2022-2025 se situe entre 20 et 50 millions d’euros ;

– Intermetal a procédé à une modernisation progressive de ses laminoirs. Les investissements consacrés à ces projets pour la période 2021-2025 se sont élevés à une somme comprise entre 10 et 25 millions d’euros ;

– El Fouladh a maintenu sa capacité actuelle grâce à la remise en état de ses fours à arc électrique.

Le rôle important de l’État

Les autorités sont contraintes de soutenir les activités d’El Fouladh compte tenu de son importance sociale. L’usine elle-même est structurellement déficitaire en raison de l’usure de ses équipements. Ponctuellement, le gouvernement alloue des fonds pour apurer ses dettes, acheter un volume minimal de ferraille et payer les salaires.

Les laminoirs privés bénéficient de régimes douaniers relativement souples pour l’importation de billettes, étant donné la pénurie critique de ce matériau sur le marché intérieur.

Les débouchés des acteurs locaux sont garantis par la protection du marché intérieur contre les importations et par un traitement préférentiel dans les marchés publics. Le mécanisme fonctionne comme suit :

Barrière tarifaire : le taux de droit de douane de base applicable aux importations de produits sidérurgiques laminés finis en provenance de pays n’ayant pas conclu d’accord de libre-échange (ALE) avec la Tunisie est compris entre 15 et 20 % ;

La majeure partie des importations d’acier en Tunisie provient de Turquie et de l’Union européenne (UE) ; ces échanges bénéficient d’un taux de droit de douane nul en vertu des ALE. Toute augmentation indésirable des approvisionnements en provenance de ces sources est bloquée par des mesures non tarifaires.

Licences d’importation d’acier : ce dispositif est périodiquement mis en place par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, en accord avec le ministère de l’Industrie, en cas de baisse de la demande intérieure. Actuellement, ce régime s’applique aux importations de produits sidérurgiques laminés finis.

Le décret gouvernemental n° 2014-1039 du 13 mars 2014 fixe les dispositions relatives à la préférence nationale dans les marchés publics. En vertu du présent document et du décret antérieur n° 99-825, les pouvoirs adjudicateurs peuvent, lors de l’évaluation des offres, appliquer une majoration de prix aux offres émanant de participants étrangers ou accorder une réduction pouvant aller jusqu’à 10 % pour les produits d’origine locale.

Pour les grands projets d’infrastructure, le dossier d’appel d’offres doit inclure des exigences relatives au recours à des sous-traitants locaux et à l’utilisation de matériaux produits dans le pays, lorsqu’ils sont disponibles.

L’impact réel de ces préférences sur le secteur sidérurgique est minime. Les principaux clients pour les projets d’infrastructure – la compagnie publique d’électricité Steg et la société nationale des eaux Sonede – souffrent de manière chronique d’un manque de ressources budgétaires et d’un endettement élevé. Les producteurs d’acier locaux hésitent à participer aux appels d’offres publics en raison des délais de paiement ; ils privilégient le secteur privé et la vente au détail, où les flux de trésorerie sont plus rapides.

Prévisions de consommation d’acier

En théorie, la Tunisie pourrait au moins doubler sa demande en produits sidérurgiques finis grâce aux investissements étrangers. À titre d’exemple, la construction du port en eau profonde d’Enfidha – conçu pour devenir le plus grand hub de Méditerranée, avec un quai de 5 km de long et une profondeur de 17 à 20 mètres au poste d’accostage – permettrait d’accueillir des porte-conteneurs géants.

Le projet a été officiellement dévoilé en 2008, mais n’a jamais vu le jour. Des tentatives de relance ont eu lieu entre 2015 et 2019. À l’époque, les investisseurs avaient été dissuadés par l’instabilité politique en Tunisie. En 2023, ils ont décliné les offres de participation à l’appel d’offres, invoquant des «conditions financières inacceptables» et un «manque de transparence législative» en Tunisie.

Pour la même raison, la mise en œuvre du plan gouvernemental visant à construire de nouveaux parcs éoliens d’une capacité totale de 1,7 GW d’ici 2030 suscite des doutes. En Tunisie, un gouffre bureaucratique, des problèmes de financement au sein de la Steg et des procédures interminables d’approbation des tarifs séparent la «signature d’un protocole d’accord devant les caméras» du «coulage du premier mètre cube de béton pour une éolienne». Par conséquent, le secteur éolien y vit dans un état de promesses perpétuelles. Les nouveaux projets restent bloqués au stade de la «recherche d’investisseurs et de l’évaluation des risques».

Les moteurs d’une demande soutenue demeurent la construction de logements privés non autorisés, le pont de Bizerte, les lignes ferroviaires n° 6 et n° 22, ainsi que le projet de renouvellement des infrastructures d’approvisionnement en eau.

Selon les estimations de la BAD, la croissance du secteur de la construction en Tunisie ralentira pour s’établir à 0,6 % en termes réels en 2026, contre 3,7 % en 2025. Cela implique que les volumes de ventes d’acier se maintiendront au niveau de l’année dernière, soit 720 000 tonnes.

Traduit de l’anglais.

Source : GMK.

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La Tunisie a besoin de 4 nouvelles centrales pour combler son déficit électrique

06. September 2026 um 08:18

Selon le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Elyes Ben Ammar, la Tunisie aurait besoin de construire au moins quatre nouvelles centrales électriques afin de résorber le déficit enregistré durant les heures de pointe et éviter les coupures d’électricité intermittentes auxquelles la Société tunisienne d’électricité de gaz (Steg) est acculée depuis la mi-juillet en raison de la forte consommation induite par la climatisation en pleine canicule estivale.  (Photo: Centrale électrique de Sousse).

Habib Glenza

Le déficit de production au niveau des centrales relevant de la Steg atteindrait environ 2 000 mégawatts quotidiennement pendant les pics de consommation. Cette situation s’explique par plusieurs années de retard dans l’adaptation de la production à l’évolution de la demande et dans la réalisation de certains projets de centrales électriques, ainsi que la lenteur des procédures et des autorisations.

Les solutions conjoncturelles, notamment le recours au soutien de l’Algérie, ne suffisent pas à combler un écart de cette ampleur, estime le responsable syndical qui déplore, également, l’absence d’investissements significatifs dans le secteur énergétique depuis 2020 et avertit que l’été 2027 pourrait être encore plus difficile que celui de 2026 si le retard actuel n’est pas surmonté rapidement.

Les raisons des coupures de l’électricité

Les raisons des coupures de l’électricité en Tunisie sont multiples. L’une des raisons principales est la surcharge du réseau. Elle survient lorsque trop d’abonnés sont alimentés par un même circuit, ou quand la puissance demandée dépasse ce que le câble peut supporter. Chaque section de câble correspond à une capacité de courant maximale. Si un câble trop fin est utilisé pour alimenter un appareil puissant, il va chauffer excessivement jusqu’à fondre. 

Le réseau électrique tunisien a été conçu et réalisé, il y a plusieurs années, pour subvenir aux besoins d’environ 6 à 7 millions de citoyens. Aujourd’hui, la Tunisie compte environ 12 millions d’habitants et 15 millions voire plus pendant la saison estivale. Par conséquent, les câbles électriques vont chauffer jusqu’à fondre si le courant n’est pas immédiatement coupé. Tour cela peut conduire à un blackout                       

Confrontés à de sérieux problèmes techniques, les ingénieurs et agents de la Steg sont en train de faire un travail gigantesque pour pallier tous les problèmes et dangers liés aux surcharges du réseau électrique. Mais ils ne peuvent pas faire des miracles lorsque la demande outrepasse de beaucoup l’offre et que le réseau montre son insuffisance structurelle. Accuser certains d’entre eux de provoquer sciemment les coupures d’électricité pour susciter la colère de la population et la remonter contre le régime est pour le moins absurde et frappé du sceau de l’ingratitude.

Le solaire photovoltaïque s’impose aux opérateurs économiques  

Actuellement, la Tunisie n’a pas les moyens financiers nécessaires pour moderniser le réseau électrique ou encore créer de nouvelles centrales électriques ; elle doit donc réserver son réseau électrique, en priorité, aux besoins des abonnés des zones urbaines. Les hôpitaux, les hôtels, les écoles, les fermes agricoles, les industries lourdes, métallurgiques, manufacturières, agroalimentaires, les mines, les stations de carburants et de services, etc., doivent, sans tarder, opter pour l’énergie photovoltaïque avec stockage. Ce système autonome et fiable serait une bonne solution durable pour éviter les pertes humaines, matérielles et financières dues aux coupures électriques, notamment durant la saison estivale.

Aujourd’hui nombreux sont les pays dans le monde qui utilisent l’énergie photovoltaïque avec stockage même s’ils n’ont pas de problèmes de coupures d’électricité, et d’abord parce que l’énergie solaire est propre, ensuite parce qu’elle est gratuite dans un pays à fort ensoleillement comme la Tunisie. Certes, les équipements coûtent encore relativement cher à l’achat mais ils ne coûtent presque rien à la consommation, et puis ils constituent un investissement rentable à moyen et long terme.

On ne comprend pas d’ailleurs pourquoi ce secteur soit encore si peu développé en Tunisie, où l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (AMNE), créée pour promouvoir les énergies renouvelables, vient de fêter son 40e anniversaire. Qu’a fait cette agence en 40 ans ? Cette question est d’autant plus légitime que la part des énergies renouvelables ne dépasse guère 5 à 6 % du mix énergétique national qui reste très fortement dominé par les énergies non renouvelables.

Nous avons donc aujourd’hui un grand retard à rattraper, qui plus est, dans un contexte de déficits financiers aigus, de faible croissance allant de 1,5 à 2,5% par an et de baisse des investissements publics. Et nous n’avons à nous prendre qu’à nous-mêmes pour n’avoir pas pris le taureau du déficit énergétique par les cornes lorsqu’il a commencé à pointer du nez au début des années 2000, lorsque le taux de croissance annuelle du pays était de 5 à 6 %.

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Drame à Mateur | Un agent de la Steg meurt en service

05. September 2026 um 21:34

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) est en deuil après le décès tragique de l’un de ses agents, survenu accidentellement dans l’exercice de ses fonctions.

Dans un communiqué publié dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, la direction de la Steg a annoncé la disparition de Adel Amraoui, chef d’équipe des travaux au sein de l’agence des services de Mateur.

Qualifié de « martyr du devoir » par l’entreprise, l’agent a succombé à un accident du travail survenu alors qu’il accomplissait ses missions de terrain.

Face à cette douloureuse épreuve, la direction générale ainsi que l’ensemble du personnel de la Steg ont tenu à exprimer leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à tous ses collègues.

Y. N.

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Tunisie. Khouloud Toumi : « Le meilleur dédommagement d’une PME est d’éviter que les délestages se reproduisent »

03. September 2026 um 17:56
La Tunisie a connu tout au long de l’été 2026 des pannes de son système électrique d’une ampleur inédite, en raison d’un déficit de capacité d’environ 2000 mégawatts qui n’a pas été comblé à temps par les pouvoirs publics, malgré…

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Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions

02. September 2026 um 13:39

La situation reste sous tension sur le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait procéder à des coupures tournantes ce mercredi 2 septembre 2026, entre midi et 17 heures, et ce, à intervalles intermittents.

Selon la STEG, cette mesure vise à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en fonction de l’état du réseau et de l’équilibre entre la production et la consommation. La reprise de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Cette nouvelle annonce intervient alors que les coupures tournantes se sont multipliées depuis plusieurs semaines, notamment durant les périodes de forte consommation électrique liées aux températures élevées.

Plusieurs régions concernées

Les interruptions peuvent concerner plusieurs zones du pays, notamment dans les régions habituellement intégrées aux opérations de délestage :

  • Grand Tunis : Ben Arous, Rades, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Chott, Boumhel, Mégrine, El Mourouj, La Nouvelle Médina, La Soukra, Ain Zaghouan, Les Berges du Lac, Le Kram, La Goulette, La Marsa, Mornag, Borj Cédria, Manouba, Douar Hicher et des zones de l’Ariana.
  • Cap Bon : Nabeul, Hammamet, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Grombalia, Takelsa, Béni Khiar, Dar Chaâbane et les zones environnantes.
  • Zaghouan : Zaghouan, El Fahs, Bir Mcherga, Jebel Oust et Ez-Zriba.
  • Bizerte : Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur, Ras Jebel, Ghar El Melh, Ghezala, Utique, Sejnane et les localités environnantes.
  • Centre : Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et plusieurs zones rurales et industrielles.
  • Sfax : Sfax-ville, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Sfax Ouest, Jebeniana, El Hencha et d’autres secteurs.
  • Sud : Gabès, Médenine, Djerba, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Kebili, Douz et plusieurs localités du Sud.
  • Sud-Ouest : Gafsa, Tozeur, Kasserine, Sidi Bouzid et les zones environnantes.

La STEG rappelle toutefois que la liste des zones concernées peut évoluer en fonction de la situation du réseau. Les coupures sont effectuées de manière intermittente afin d’éviter une dégradation plus importante du système électrique. Des annonces similaires ces derniers jours ont déjà concerné de nombreuses zones du Grand Tunis et plusieurs régions du pays.

La société invite ainsi les citoyens à prendre les précautions nécessaires, notamment pour protéger les appareils électriques et les équipements sensibles contre les variations de tension lors du rétablissement du courant.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Cette nouvelle journée de coupures tournantes illustre la persistance des tensions sur le système électrique national, après un été marqué par plusieurs épisodes de délestage et de fortes sollicitations du réseau.

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Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

01. September 2026 um 13:06

Alors que le mois d’août est désormais derrière eux, les Tunisiens ne sont toujours pas au bout de leurs peines avec les coupures d’électricité. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la poursuite du recours aux coupures tournantes ce mardi 1er septembre 2026, entre 13h et 18h, et ce, « à des périodes intermittentes » dans plusieurs zones du pays.

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible : la rentrée scolaire et universitaire vient de commencer et, avec elle, le retour à la double séance dans de nombreux établissements. Une situation qui rend les coupures de courant particulièrement pénalisantes pour les élèves, les enseignants, les familles et les activités économiques.

De l’été à la rentrée, les coupures se prolongent

Présentées initialement comme une mesure liée aux pics de consommation estivaux, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs, les coupures continuent donc au-delà du mois d’août.

La poursuite des délestages alimente ainsi les interrogations sur la capacité du réseau électrique à répondre à la demande, alors que les températures commencent progressivement à baisser et que le pays entre dans une nouvelle période de consommation.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Pour de nombreux citoyens, le problème n’est désormais plus seulement celui d’une coupure ponctuelle, mais celui d’une situation qui s’installe dans la durée.

Les mêmes zones régulièrement concernées

L’un des principaux motifs de mécontentement concerne également la récurrence des zones annoncées dans les programmes de délestage.

Dans plusieurs régions, des habitants constatent que les mêmes quartiers figurent régulièrement parmi les zones susceptibles d’être privées d’électricité. Mais au-delà de la fréquence des coupures, c’est surtout le respect des horaires annoncés qui suscite l’exaspération.

La STEG annonce des créneaux précis, mais sur le terrain, les coupures peuvent intervenir à des horaires différents, commencer plus tôt ou se prolonger au-delà de la période annoncée. Cette incertitude complique considérablement l’organisation quotidienne des ménages et des entreprises.

La double séance, nouvelle victime des délestages

Le problème prend une dimension particulière avec la fin de l’horaire estivale. La double séance impose déjà aux élèves et aux enseignants des journées plus longues, avec une organisation répartie entre les matinées et les après-midi. Or, le créneau annoncé ce mardi, de 13h à 18h, coïncide précisément avec une partie importante de l’activité professionnelle.

Une coupure pendant les heures d’enseignement peut perturber les cours, notamment dans les établissements qui utilisent des équipements numériques, des systèmes de ventilation ou de climatisation. Elle affecte également les commerces, les administrations et les entreprises qui dépendent quotidiennement de l’électricité.

Pour les familles, l’incertitude est encore plus grande : difficile de savoir si une coupure annoncée pour une période donnée aura effectivement lieu, à quel moment elle commencera et quand l’électricité sera rétablie.

Une communication qui ne suffit plus

La publication de listes de zones et de créneaux horaires constitue une tentative d’informer les usagers. Mais lorsque les horaires annoncés ne correspondent pas systématiquement à la réalité observée, cette communication perd une partie de son efficacité.

La question posée aujourd’hui n’est donc plus uniquement celle de la justification des délestages. Elle concerne également leur prévisibilité et leur gestion.

Pour les citoyens, pouvoir anticiper une coupure est essentiel : cela permet de protéger les appareils électriques, de s’organiser professionnellement, de prévoir les activités scolaires et de limiter les conséquences sur la vie quotidienne.

À défaut, chaque coupure devient une source supplémentaire de frustration.

Une crise qui dépasse désormais la saison estivale ?

La poursuite des délestages au début du mois de septembre pourrait surtout relancer le débat sur le caractère structurel des difficultés du système électrique tunisien.

Si les fortes chaleurs et les pics de consommation ont accentué les tensions durant l’été, la prolongation des coupures après la période estivale pose une question plus large sur l’équilibre entre l’offre et la demande, la capacité de production et l’état du réseau.

En attendant des réponses structurelles, les Tunisiens restent confrontés à une réalité très concrète : les coupures d’électricité continuent, les mêmes zones reviennent régulièrement dans les annonces et les horaires communiqués ne sont pas toujours ceux vécus sur le terrain.

À la veille ou au lendemain de la fin de l’horaire estivale, la colère monte donc d’un cran. Car après un été marqué par les délestages, les citoyens espéraient retrouver un fonctionnement normal. Pour l’instant, ce retour à la normale se fait toujours attendre.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

31. August 2026 um 18:54

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

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Faut-il détester le délestage électrique ? Ce que révèle la crise tunisienne de l’été 2026

31. August 2026 um 16:45

En juillet 2026, alors que le mercure grimpait sur le Grand Tunis et toute la Tunisie, la STEG a engagé puis annoncé tardivement des « coupures périodiques » dans de nombreux quartiers. Les climatiseurs se sont arrêtés, les réfrigérateurs aussi, et avec eux la patience de beaucoup de Tunisiens. Le thermomètre montait, la qualité perçue de l’eau baissait et la confiance, elle, s’évaporait. Le mot « délestage » est alors devenu synonyme d’incompétence, voire de trahison.

Mais faut-il vraiment le détester ? La réponse est plus nuancée : le délestage n’est pas l’ennemi ; il empêche souvent l’ennemi véritable – le black-out total – de se produire. Ce que l’on peut légitimement reprocher, c’est la manière dont il est décidé, réparti et expliqué. 

Une soupape, pas une panne

L’électricité ne se stocke pas spontanément en grande quantité sur un réseau. À chaque instant, production et importations doivent égaler la consommation. Si la demande dépasse l’offre, la fréquence – normalement 50 Hz – chute. Les centrales peuvent alors s’arrêter en cascade et provoquer un black-out national. Le délestage sacrifie une petite partie de la consommation pour éviter cette catastrophe. Le réseau, lui, ne connaît ni quartiers influents ni sondages d’opinion : il obéit obstinément aux lois de la physique.

En Tunisie, la crise de juillet 2026 a combiné plusieurs facteurs : une canicule qui a fait exploser la climatisation, une réserve de production jugée insuffisante par la Banque mondiale (un déficit potentiel évalué à environ 770 MW en pointe, soit 16 % de la demande maximale), une dépendance au gaz naturel qui représente encore plus de 90 % de la production électrique, et des importations régionales elles-mêmes sous tension.

Rien de tout cela n’est propre à la Tunisie : le Liban et le Pakistan connaissent un délestage structurel presque quotidien ; l’Afrique du Sud, le Bangladesh ou certaines régions indiennes traversent des périodes de délestage cyclique ; et même la France, le Royaume-Uni ou la Californie disposent de plans de coupures tournantes, activés seulement en dernier recours. La différence entre ces pays n’est donc pas l’existence du mécanisme, mais la fréquence à laquelle il faut s’en servir, elle-même en fonction des réserves, de l’entretien des centrales et des interconnexions.

Pourquoi certains quartiers semblent plus punis que d’autres

Le sentiment d’injustice territoriale est réel, mais son origine est souvent mal comprise. Le réseau n’est pas découpé selon les limites des quartiers, mais selon des « départs électriques » qui peuvent regrouper plusieurs rues, ou au contraire alimenter un même quartier depuis plusieurs postes différents. Certains circuits desservent des hôpitaux, des stations de pompage d’eau ou des installations stratégiques, et sont, à ce titre, exemptés ou délestés en dernier – ce qui peut donner l’impression, à tort ou à raison, qu’un secteur est favorisé. Une vraie inégalité de traitement reste possible si la rotation est mal organisée ou mal documentée ; mais on ne peut le démontrer qu’en publiant, départ par départ, la durée cumulée des coupures, ce que la STEG ne fait pas encore systématiquement.

Le solaire, une réponse puissante mais partielle

Le solaire correspond bien au problème tunisien : le pic de climatisation survient lorsque les panneaux produisent beaucoup. Il représentait environ 8,4 % du mix au premier semestre 2026, avec une production des autoproducteurs en hausse de 42 % sur un an ; le programme TEREG vise 2,8 GW solaires et éoliens supplémentaires d’ici 2028. Mais le soleil se couche avant les climatiseurs. Sans batteries, réseau renforcé et réduction volontaire de la demande, le risque ne disparaît pas : il prend seulement le service du soir.

Le vrai problème : la confiance, pas la coupure

La crise ne s’est d’ailleurs pas arrêtée aux prises électriques. Alors que de nombreux consommateurs doutaient de la qualité de l’eau du robinet, l’eau embouteillée s’est raréfiée. La chaleur a gonflé la demande et les coupures ont perturbé certaines usines. Des professionnels ont aussi mis en cause, indirectement, la réforme des chèques : en réduisant le crédit commercial informel, elle aurait limité la constitution de stocks avant l’été. Autrement dit, au moment où le courant manquait, l’eau manquait aussi, preuve qu’une crise énergétique sait parfaitement faire des heures supplémentaires. Ce lien économique reste toutefois une explication avancée par la filière, non une causalité unique établie.

C’est là que se joue l’essentiel. La STEG a annoncé tardivement (le 23 juillet 2026) des coupures possibles dans de larges zones, sans horaire précis ni durée garantie, précisant même que le courant pourrait revenir « sans préavis ». Une décision peut être techniquement justifiée et, dans le même temps, mal vécue si elle n’est pas expliquée. Sans données publiques sur la demande, la production disponible, le déficit du moment et les zones réellement concernées, le silence institutionnel laisse le champ libre aux rumeurs : quartiers favorisés, production cachée, gestion opaque. Les outils existent pourtant – prévision de la demande, logiciel SCADA, systèmes de gestion des coupures – pour transformer une liste vague en message précis : zone concernée, heure de début, durée probable, motif. C’est une question de volonté et d’investissement, pas de technologie inaccessible.

Une équité à construire

Enfin, la solution individuelle (batterie et onduleur hybride pour les foyers qui en ont les moyens) ne doit pas devenir un substitut au service public. Un ménage aisé peut s’offrir son autonomie ; un ménage modeste subit directement la chaleur et perd ses aliments réfrigérés. Sans politique volontariste envers les copropriétés, les petites entreprises et les infrastructures vulnérables, le délestage risque de créer une société électrique à deux vitesses.

Alors, faut-il le détester ?

Non – pas le délestage lui-même, outil de protection légitime tant que le réseau manque de réserves. Ce qui mérite la colère, c’est ce qui transforme une contrainte technique en injustice : opacité, investissements tardifs, annonces imprécises et différences inexpliquées entre quartiers. La réponse est de construire l’ensemble qui rendra les coupures rares : solaire, stockage, réseau renforcé, prévision fiable et communication honnête. En 2026, les Tunisiens ont été invités à économiser l’électricité, l’eau et leur patience – cette dernière s’est révélée la ressource la moins renouvelable. Une coupure peut parfois sauver le réseau ; seule l’anticipation évite qu’il faille le sauver chaque été.

 

Ibtissem

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Coupures électriques | Grosses pertes chez les industriels de la volaille  

31. August 2026 um 13:51

Les coupures intempestives d’électricité se poursuivent de manière intermittente dans toute la Tunisie. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) y est acculée parce que la production nationale d’électricité est aujourd’hui en-deçà de la demande. Et rien n’indique que cette situation va s’améliorer dans un avenir proche. En attendant, les citoyens, et notamment les opérateurs économiques, évaluent leurs pertes cumulées et reprochent aux autorités leur manque de planification et d’anticipation.

 Dans ce contexte de crise tous azimuts que vivent les Tunisiens, les éleveurs de volaille annoncent d’énormes pertes subies par leurs élevages en raison des coupures fréquentes d’électricité et des températures record enregistrées depuis la mi-juillet.  Mohamed Ben Hazzaz, un éleveur de volaille de Boukrim, délégation d’El Haouaria, gouvernorat de Nabeul, a fait état, dans une déclaration à Mosaique FM, de la mort de milliers de volailles dans les élevages de cette région réputée pour cette activité qui constitue leur unique source de revenus, selon ses dires.

M. Ben Hazzaz a expliqué que la situation des agriculteurs s’est aggravée en raison de la flambée des prix des groupes électrogènes à essence, passés de 3 000 à 7 000 dinars. Il a appelé l’État à intervenir pour trouver une solution et «mettre fin aux agissements des commerçants qui monopolisent la vente de ces équipements».

Il a également déploré l’absence de réaction de la part des responsables du ministère de tutelle ou de la Steg face aux difficultés rencontrées par les éleveurs de volaille. Ces derniers font face à un été caniculaire ayant entraîné la mort d’un grand nombre de volailles dans leurs élevages, ainsi que la panne — par surchauffe due à une utilisation prolongée — de plusieurs groupes électrogènes à essence. Il a qualifié les pertes subies par les industriels de «catastrophiques».

I. B.

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Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

31. August 2026 um 11:46

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé de possibles coupures périodiques d’électricité ce lundi 31 août, entre 13h00 et 18h30, dans de nombreuses régions du pays. Le dispositif concerne le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest, avec des interruptions qui seront opérées de manière intermittente selon l’état du réseau et l’équilibre entre production et consommation. La STEG précise que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer au cours de la journée.

Un délestage à l’échelle nationale

La liste communiquée par la STEG couvre une partie très importante du territoire tunisien.

Dans le Grand Tunis, sont notamment concernés La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Sidi Fraj, Ezzahra, Hammam-Lif, El Mourouj, Le Kram, Borj Cédria, les Berges du Lac, les Jardins d’El Menzah, Borj Touil, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Dans le Nord, les zones citées comprennent plusieurs localités du Cap Bon, de Zaghouan et de Bizerte, notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Kélibia, El Fahs, Bir Mcherga, Mateur, Menzel Bourguiba et Sejnane.

Le Nord-Ouest est également concerné, avec notamment Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Oued Meliz, Bou Salem, Testour, Makthar et plusieurs autres localités.

Du Centre à Sfax

Plusieurs gouvernorats du Centre figurent également dans la liste, notamment Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan.

Les zones susceptibles d’être touchées comprennent notamment Ksar Helal, Jemmal, Sahline, Moknine, Chebba, Rejiche, Enfidha, Sidi Bou Ali, Hammam Sousse, M’saken et plusieurs autres secteurs.

À Sfax, les coupures pourraient notamment concerner Mahres, Agareb, El Amra, Thyna, Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, Jebeniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.

Le Sud également concerné

Le dispositif s’étend jusqu’au Sud du pays.

À Gabès, plusieurs secteurs sont cités, dont Gabès Ville, El Hamma, Ouedhref, El Metouia et Mareth.

À Djerba, les zones concernées comprennent notamment Midoun, Houmt Souk, Guellala, Aghir et Sedouikech.

Des localités de Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane figurent également dans la liste.

Le Sud-Ouest n’est pas épargné, avec plusieurs zones des gouvernorats de Tozeur, Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid.

Des coupures intermittentes

La STEG précise qu’il ne s’agit pas d’une coupure générale et continue entre 13h00 et 18h30. Les interruptions seront effectuées à intervalles intermittents, en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs d’équilibrage entre la production et la consommation.

Le courant pourra également être rétabli sans préavis, ce qui invite les particuliers et les professionnels des zones concernées à prendre leurs précautions.

La STEG insiste sur le caractère évolutif de la liste publiée. D’autres zones pourraient être ajoutées au cours de la journée si la situation du réseau ou les besoins d’équilibrage l’exigent.

Ces nouveaux délestages interviennent après plusieurs épisodes similaires enregistrés depuis le début de l’été, alors que les fortes températures continuent de soutenir la demande d’électricité, notamment en raison de l’utilisation intensive de la climatisation.

Lire aussi :

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Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution

30. August 2026 um 07:43

Pendant que la Steg publie, chaque jour, ses calendriers de délestage tournant, une idée – en espérant que ce ne soit déjà une décision – se prépare loin du débat public : la location d’une centrale électrique flottante, un navire-usine amarré au large et raccordé au réseau national. Présentée comme une bouée de sauvetage pour passer l’été, cette option est en réalité l’une des plus coûteuses du marché mondial de l’électricité. Et, dans le cas tunisien, elle cumule trois défauts qui devraient suffire à l’écarter : elle n’est pas justifiée techniquement ; elle arrivera trop tard ; et elle est négociée dans des conditions qui n’offrent aucune garantie de transparence. (Photo : Centrale électrique flottante de l’entreprise turque Karadeniz Powership Gökhan Bey).

Latif Belhedi

Le déficit tunisien n’est pas d’abord un déficit de mégawatts installés. Il est le produit de trois facteurs cumulés : le vieillissement du parc thermique et la dégradation de sa disponibilité, la fragilité du réseau de transport aux heures de pointe estivale, et surtout le blocage quasi total, depuis 2019, des projets de production nouvelle. Les appels d’offres renouvelables ont été retardés, renégociés, parfois abandonnés. Les projets de cycles combinés attendent leurs financements et leurs autorisations. Le résultat était prévisible : chaque été, la pointe se rapproche un peu plus de la limite du système.

Louer un bateau ne corrige aucun de ces trois facteurs. Un navire-usine n’améliore pas la disponibilité du parc existant. Il ne renforce pas une seule ligne de transport. Il ne remplace pas un mégawatt de production nouvelle : il le loue, à un tarif de location, pour une durée déterminée, après quoi il repart. Autrement dit, on transforme une dépense d’investissement, qui aurait laissé un actif au pays, en dépense d’exploitation qui ne laisse rien. La réponse ne traite donc pas le problème ; elle le reporte momentanément.

Un mauvais timing et une location au prix exorbitant

L’argument avancé pour justifier le gré à gré est celui de l’urgence : il faudrait sécuriser la pointe. Encore faudrait-il que le calendrier tienne.

Entre la signature d’un contrat, la mobilisation du navire, son transit, l’aménagement du poste d’amarrage, le raccordement au réseau haute tension, l’approvisionnement en combustible et les essais de mise en service, les délais réels se comptent en mois, et non en semaines. L’expérience gabonaise récente l’illustre : les seuls travaux de raccordement de l’unité de 150 MW ont connu des reports successifs pour des contraintes techniques. Appliqué au cas tunisien, cela signifie une mise en service utile après le passage de la pointe estivale, c’est-à-dire au moment précis où le besoin invoqué pour justifier la dépense aura disparu.

On paierait donc au prix fort une capacité qui arriverait à contretemps, et qu’il faudrait ensuite continuer à rémunérer pendant toute la durée du contrat, y compris en hiver, y compris quand elle ne sert à rien.

Le modèle économique de la centrale flottante repose sur une redevance de capacité, due que le navire produise ou non, à laquelle s’ajoute le combustible, facturé séparément. Les estimations qui circulent pour la Tunisie situent la seule redevance de location autour d’un milliard de dinars par an, hors combustible.

Rapportée au mégawatt installé, cette dépense annuelle est du même ordre de grandeur que le coût d’investissement d’une capacité neuve, avec une différence essentielle : au terme du contrat, l’État n’est propriétaire de rien. Le même montant orienté vers un cycle combiné, vers un programme solaire assorti de stockage, ou simplement vers la remise à niveau du réseau de transport, produirait un actif durable, une baisse structurelle du coût moyen de production, et une moindre exposition à la facture d’hydrocarbures importés.

Il faut aussi rappeler qui paie. Une charge de cette nature ne disparaît pas dans les comptes de la Steg : elle se traduit tôt ou tard par une subvention budgétaire supplémentaire, une dette fournisseur, ou une hausse tarifaire. Dans le contexte actuel des finances publiques, aucun de ces trois canaux n’est indolore.

Une procédure qui interroge et un précédent international à examiner

C’est sur le volet procédural que le dossier devient le plus difficile à défendre.

Il s’agirait d’un marché probablement de gré à gré, sans appel à la concurrence, soumis ensuite au conseil d’administration pour approbation. Ce séquencement n’est pas neutre : il fait porter la responsabilité juridique de la décision aux administrateurs, alors que l’impulsion initiale est venue d’ailleurs.

Or, selon les informations disponibles, le premier contact autour de ce dossier n’est pas passé par un canal technique, ni par une consultation de marché, les experts consultés par la Steg auraient exprimé un avis défavorable, pour les deux raisons exposées plus haut, le coût et le calendrier. Si cet avis a bien été rendu et qu’il a été écarté, la question centrale n’est plus technique. Elle devient une question de gouvernance : qui a décidé de passer outre, sur quelle base, et avec quelle traçabilité écrite ?

La Tunisie ne serait pas le premier pays à emprunter cette voie. Le Liban, l’Irak, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Gabon et Cuba y ont eu recours. Le point commun de ces expériences n’est pas rassurant : la solution flottante y a été adoptée en situation de crise, elle a soulagé temporairement, et elle n’a réglé aucune des causes structurelles du déficit.

Plusieurs de ces contrats ont par ailleurs donné lieu à des controverses publiques, à des recours ou à des procédures d’enquête sur les conditions d’attribution, notamment en Afrique du Sud, au Gabon et au Liban. En Gambie, le contrat n’a pas été renouvelé en 2025, faute d’accord sur les conditions financières et techniques. Ces précédents ne préjugent en rien du dossier tunisien, mais ils commandent, au minimum, un niveau d’exigence procédurale supérieur à la moyenne.

Ce que la transparence exige

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut de l’électricité cet été. Il porte sur le fait de savoir si l’on veut continuer à financer des rustines coûteuses, ou reconstruire enfin un système de production.

Trois exigences minimales devraient conditionner toute suite donnée à ce dossier :

– la publication du dossier technique : étude d’adéquation offre-demande, calendrier réaliste de mise en service, coût complet du kilowattheure livré, combustible inclus, et comparaison chiffrée avec les alternatives disponibles ;

la publication des avis des experts consultés, ainsi que des motifs pour lesquels ils auraient été écartés ;

– la justification juridique du recours au gré à gré, au regard de la réglementation des marchés publics, et l’identification claire de l’autorité qui assume la décision.

À défaut, les administrateurs appelés à approuver ce contrat prendraient un risque personnel considérable pour une opération dont ni l’utilité technique ni la rationalité économique n’ont été démontrées.

La Tunisie a des ressources solaires et éoliennes parmi les meilleures du bassin méditerranéen, un projet d’interconnexion avec l’Italie en cours, et un besoin urgent de capacité pilotable. Le milliard de dinars annuel envisagé pour louer un bateau financerait une part significative de cette transition. Le choix n’est pas entre l’électricité et l’obscurité. Il est entre une dépense qui s’évapore et un investissement qui reste. Entre la raison économique et l’absurdité politique.

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Tunisie : Des coupures d’électricité prévues par la STEG ce vendredi dans plusieurs régions

28. August 2026 um 11:40

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé vendredi 28 août 2026 que des coupures tournantes d’électricité pourraient être mises en œuvre dans plusieurs régions du pays entre 9h00 et 18h00. Ces interruptions, annoncées comme intermittentes et dépendantes de la situation du réseau, visent selon la STEG à préserver la sécurité et la continuité du système électrique et à maintenir l’équilibre entre production et consommation.

Un dispositif dépendant de l’état du réseau

La STEG précise que les coupures ne seront pas nécessairement appliquées de manière continue dans toutes les zones concernées. Leur mise en œuvre dépendra de l’évolution de la situation du réseau électrique au cours de la journée.

L’objectif affiché est de prévenir une dégradation de l’équilibre entre l’électricité produite et la demande et de préserver la stabilité du système.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones citées comprennent notamment Mornag, Borj Cedria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, Mhamdia, Le Kram, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr, La Soukra et Jardins d’El Menzah.

Plusieurs zones de Sfax sont également concernées, notamment Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, El Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Jebeniana, El Hencha, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.

De nombreuses zones du Centre et du Nord

Le dispositif concerne également un grand nombre de localités du Centre, notamment dans les gouvernorats de Monastir, Sousse, Mahdia, Kairouan et Zaghouan.

Dans le Nord-Ouest, la STEG cite notamment Boussalem, Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Makthar, Errouhia, Chemtou, Oued Meliz et Nebeur.

Le Cap Bon et Bizerte sont également concernés, avec notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Menzel Bouzelfa, Mateur, Menzel Bourguiba, Bizerte et Sejnane.

Le Sud également touché

Les avis couvrent aussi de nombreuses zones du Sud et du Sud-Ouest, notamment à Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane.

À Djerba, les localités citées comprennent notamment Houmt Souk, Midoun, Aghir, Guellala et El May. À Kébili, la liste comprend notamment Douz, El Faouar, Kébili, Souk El Ahad et Zaafrane.

Une nouvelle alerte sur la pression exercée sur le réseau

Cette annonce intervient alors que le système électrique tunisien reste soumis à une forte pression pendant les périodes de chaleur, lorsque la demande augmente notamment avec l’utilisation intensive de la climatisation.

La STEG présente ces coupures comme une mesure de gestion du réseau et non comme un programme de coupures systématiques dans l’ensemble des zones annoncées. Leur durée et leur localisation effective dépendront donc de l’évolution de la situation électrique au cours de la journée.

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STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées

27. August 2026 um 10:51

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce de nouvelles coupures tournantes d’électricité ce jeudi 27 août, dans plusieurs régions du pays. Elles pourraient intervenir entre 9h30 et 18h, de manière intermittente et selon l’état du réseau et l’équilibre entre la production et la consommation. Dans le Grand Tunis, une même période de coupure ne devrait pas dépasser deux heures, tandis que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer.

Un nouveau recours aux coupures tournantes

La STEG explique que ces interruptions éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en maintenant l’équilibre entre la production disponible et la consommation. Il s’agit donc de coupures susceptibles d’être déclenchées en fonction de la situation du réseau. Elles peuvent également être levées sans préavis.

Le dispositif intervient après plusieurs épisodes similaires enregistrés ces derniers jours. Mercredi 26 août, la STEG avait déjà annoncé des coupures tournantes entre 11h30 et 18h dans plusieurs régions, puis d’autres interruptions possibles entre 21h et minuit.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones susceptibles d’être touchées sont notamment : Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Cité Ghazala, Mhamdia, Le Kram, El Medina El Jadida, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja, Jadaida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

La STEG précise que les coupures seront intermittentes et qu’une période ne devrait pas dépasser deux heures dans cette région.

De nombreuses zones également dans les autres régions

Les avis publiés par la STEG couvrent une partie importante du territoire.

Dans le Cap Bon, sont notamment concernés Hammam Ghazez, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Béni Khalled, Béni Khiar, Somâa, Nabeul, Korba, Dar Chaâbane, Tazarka, Maâmoura et Kélibia.

À Zaghouan, la liste comprend notamment Zaghouan Nord, El Fahs, Bouachir, Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga et Ennadhour.

À Bizerte, les zones citées comprennent notamment Ghar El Melh, Utique, Sejnane, Mateur, Metline, Menzel Jemil, Menzel Bourguiba, Ghazala, Tinja, Jarzouna et Menzel Abderrahmane.

Le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest sont également concernés par les avis de la STEG.

Dans le Sud, les zones citées couvrent notamment Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis-Ben Guerdane et Médenine. Dans le Sud-Ouest, la liste comprend notamment Souk Jedid, Majel Bel Abbès, Foussana, Nefta, Degueche, Hazoua, Ouled Haffouz, Mezzouna et plusieurs autres localités.

Une liste qui peut encore changer

La STEG insiste sur un point important : la liste des zones n’est pas définitive.

D’autres secteurs peuvent être concernés au cours de la journée en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs liés à l’équilibre entre production et consommation.

Le rétablissement du courant peut également intervenir sans préavis. Les habitants et les professionnels des zones concernées sont donc invités à prendre leurs précautions pendant la plage comprise entre 9h30 et 18h.

Pour signaler une urgence ou obtenir des informations, la STEG met à disposition de ses clients le 71 239 222. Le numéro vert d’urgence indiqué sur son site officiel est le 801 00 444.

Des coupures qui interviennent après plusieurs jours de tension

La répétition de ces annonces intervient dans un contexte de forte tension sur le système électrique tunisien, après les pics de consommation enregistrés pendant les épisodes de chaleur.

La question des coupures d’électricité a d’ailleurs été abordée mercredi par le président de la République, Kaïs Saïed, lors d’une réunion consacrée notamment à la situation de la STEG et de la SONEDE.

La présidence affirme que les enquêtes menées sur plusieurs coupures récentes d’eau et d’électricité ont conclu, dans certains cas, à des « actes de sabotage délibérément planifiés », et non à de simples pannes ordinaires. Cette accusation concerne des incidents faisant l’objet d’enquêtes et ne constitue pas, à ce stade, une explication officielle des coupures tournantes annoncées par la STEG pour ce jeudi.

Pour les usagers, le message de la journée reste néanmoins très concret : des coupures sont possibles entre 9h30 et 18h dans de nombreuses zones du pays, sans que chaque secteur soit nécessairement privé d’électricité pendant toute cette plage horaire.

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