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Tunisie : Taoufik Hospitals racheté par un groupe marocain pour ce montant conséquent

23. Dezember 2025 um 15:22

L’annonce de la signature d’un protocole d’accord entre le groupe marocain Akdital et Taoufik Hospitals Group (THG) ne constitue pas un simple fait de marché. Elle révèle une mutation profonde du secteur de la santé privée en Tunisie, désormais au cœur des stratégies régionales d’investissement dans les services à forte valeur ajoutée.

Avec cette opération, Akdital, leader de l’hospitalisation privée au Maroc, entend acquérir la totalité du capital de Taoufik Hospitals Group, l’un des acteurs les plus structurés du paysage hospitalier privé tunisien. Le montant évoqué, autour de 90 millions de dollars, donne la mesure de l’enjeu. Il s’agit de la première implantation d’Akdital hors du Maroc et d’un signal clair envoyé aux marchés : la Tunisie reste attractive malgré un contexte économique et financier tendu.

Un groupe structuré, une cible stratégique


Taoufik Hospitals Group s’est imposé au fil des années comme un opérateur de référence, avec plusieurs cliniques multidisciplinaires, une capacité litière importante et une présence affirmée dans des spécialités lourdes telles que la cardiologie, l’oncologie, la réanimation ou la traumatologie. Cette structuration explique l’intérêt d’Akdital, dont le modèle repose sur des plateaux techniques performants, une standardisation des process médicaux et une forte capacité d’investissement.

Pour le groupe marocain, la Tunisie offre un double avantage : un capital humain médical reconnu et un positionnement géographique stratégique entre Afrique et Europe. Le rachat de THG permet à Akdital de gagner du temps en s’appuyant sur un acteur déjà opérationnel, plutôt que de créer ex nihilo de nouvelles infrastructures.

Cette opération s’inscrit dans un mouvement plus large de recomposition du secteur de la santé privée en Tunisie. Confrontées à l’augmentation des coûts, aux exigences technologiques et à la concurrence régionale, les cliniques indépendantes peinent à suivre. L’entrée de groupes étrangers, disposant de capacités financières importantes, pourrait accélérer une logique de concentration.

Pour les patients, cela peut se traduire par une montée en gamme des services, une amélioration des équipements et une meilleure organisation des soins. Pour les professionnels de santé, la question des conditions de travail, de l’autonomie médicale et de la gouvernance hospitalière reste centrale.

Entre opportunité économique et vigilance réglementaire


Sur le plan macroéconomique, l’opération Akdital–Taoufik est perçue comme un signal positif en matière d’investissements directs étrangers, dans un secteur sensible mais porteur. Elle intervient toutefois dans un domaine fortement régulé, où l’État tunisien devra veiller à préserver l’équilibre entre attractivité économique, souveraineté sanitaire et accès équitable aux soins.

La finalisation du rachat reste conditionnée aux autorisations des autorités compétentes. Celles-ci seront appelées à examiner de près les implications concurrentielles et sociales de l’opération, dans un contexte où la santé demeure un enjeu stratégique.

Au-delà du cas Akdital, cette transaction constitue un test grandeur nature pour la capacité de la Tunisie à accueillir des investissements structurants dans des secteurs clés. Si elle aboutit, elle pourrait ouvrir la voie à d’autres opérations similaires, notamment dans les services, l’éducation ou les industries médicales.

Lire aussi : Les hôpitaux passent au digital : La santé tunisienne entre dans l’ère 2.0 ?

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Chirurgie rénale robotique : Une première en Tunisie qui ouvre un nouveau champ médical

18. Dezember 2025 um 09:48

La Tunisie a franchi, le 16 décembre 2025, une étape médicale inédite avec la réalisation de la première intervention de chirurgie rénale assistée par robot jamais pratiquée dans le pays, à l’hôpital universitaire Charles Nicolle. Au-delà du caractère historique de l’acte, cette réussite élargit concrètement le champ des interventions chirurgicales de haute précision désormais envisageables en Tunisie.

Une première nationale strictement encadrée

Selon le ministère de la Santé, l’intervention – une ablation du rein réalisée avec succès – a été menée par l’équipe de chirurgie et de transplantation rénale de l’hôpital Charles Nicolle, sous la supervision du professeur Riadh Ben Slama, en coordination avec le service d’anesthésie-réanimation dirigé par la professeure Aliya Jabri.
Des experts sud-coréens en chirurgie robotique sont intervenus en appui technique, aux côtés des équipes médicales et paramédicales tunisiennes.

Il s’agit d’une première absolue en Tunisie, aussi bien dans le secteur public que privé, dans le domaine de la chirurgie rénale assistée par robot.

Les portes médicales désormais ouvertes

Cette première intervention élargit le champ des actes de chirurgie de haute précision médicalement envisageables en Tunisie, à condition d’un déploiement progressif et encadré.

En urologie, discipline la plus directement concernée, la chirurgie robotique est utilisée à l’international pour :

  • la néphrectomie partielle, permettant de retirer une tumeur tout en préservant une partie du rein,
  • certaines chirurgies prostatiques dans des cancers localisés,
  • des interventions reconstructrices complexes nécessitant une dissection très fine.

Au-delà de l’urologie, la plateforme robotique ouvre également des perspectives dans :

  • la chirurgie digestive ciblée, notamment pour certaines interventions coliques ou rectales complexes,
  • la gynécologie, en particulier pour des actes nécessitant une grande précision, comme certaines hystérectomies ou chirurgies de l’endométriose,
  • certaines chirurgies oncologiques sélectives, lorsque la préservation des tissus et des structures nerveuses est déterminante.

Ces extensions restent toutefois conditionnées à la formation continue des équipes, à la validation progressive des protocoles et à une sélection rigoureuse des indications, la chirurgie robotique n’ayant pas vocation à se substituer à la chirurgie conventionnelle dans tous les cas.

Une avancée dans un système sous contraintes

Cette percée technologique intervient dans un contexte hospitalier sous pression. Le secteur public recrute chaque année entre 900 et 1 000 nouveaux médecins, tout en enregistrant le départ de 200 à 250 praticiens, maintenant une tension constante sur les établissements. Parallèlement, des efforts de modernisation sont engagés, avec un taux de numérisation des dossiers médicaux avoisinant 95 % dans les hôpitaux publics.

Ces données rappellent que l’intégration durable de technologies de pointe comme la chirurgie robotique suppose un renforcement global du tissu sanitaire, tant en ressources humaines qu’en équipements, maintenance et organisation des soins.

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Tous les détails sur le projet du nouvel hôpital universitaire de Kairouan

11. Dezember 2025 um 19:15

Après près de dix ans d’atermoiements, le projet du nouvel hôpital universitaire de Kairouan devient enfin réalité. Le contrat de remise du site au groupement tuniso-saoudien chargé de sa construction a été signé officiellement jeudi au siège du gouvernorat, marquant le démarrage effectif des travaux du futur hôpital universitaire Salman Ben Abdelaziz.

Les représentants des deux entreprises en charge du chantier, Khaled Koussabi et Hedi Bouzeganda, ont indiqué à l’agence TAP que la durée des travaux a été fixée à 36 mois à partir de la signature du contrat. Le complexe hospitalier, qui s’étendra sur 14 hectares, sera érigé dans un style architectural s’inspirant de l’identité islamique de Kairouan, avec une conception modernisée répondant aux normes hospitalières actuelles.

Selon le directeur régional de la santé, Moez Hajji, la valeur totale du projet avoisine 500 millions de dinars. Une partie substantielle du financement provient d’un don saoudien, via le Fonds saoudien pour le développement, d’un montant de 85 millions de dollars. Le reste sera couvert par le budget de l’État tunisien, notamment pour les travaux complémentaires, les raccordements et les taxes.

Le futur établissement comprendra un large éventail de services spécialisés, parmi lesquels un centre d’oncologie, une banque de sang, un service des grands brûlés, un service de médecine nucléaire, une unité de dialyse, une maternité, un service d’imagerie médicale, des unités de soins intensifs pour adultes et pour nouveau-nés, ainsi que des départements de cardiologie, de médecine du travail, de traitement de l’infertilité et de procréation médicalement assistée.

Passage du rêve à la réalité

Pour le premier délégué de Kairouan, Sami Laïdi, ce lancement marque « le passage du rêve à la réalité ». Les autorités espèrent inaugurer le nouvel hôpital vers la fin de l’année 2028, une fois les travaux et l’équipement achevés.

Dans la région, l’annonce a suscité un large soulagement. Plusieurs habitants interrogés par TAP ont exprimé leur satisfaction de voir ce projet, attendu depuis des années, enfin démarrer. Ils estiment qu’il permettra de rapprocher les soins des habitants du centre du pays, de réduire la pression sur les autres hôpitaux et surtout de mettre fin au long calvaire des patients contraints de se déplacer vers d’autres régions pour accéder à des spécialités médicales inexistantes à Kairouan.

Le chantier devrait également générer des centaines d’emplois durant la construction et l’équipement, et offrir par la suite de nouvelles opportunités pour les professionnels de la santé.

À rappeler que la veille, mercredi, le ministère de la Santé avait signé le contrat de construction et d’équipement du même hôpital en présence du ministre de la Santé, Mostafa Ferjani, de l’ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie, Abdoulaziz Ben Ali Essagr, et du gouverneur de Kairouan, Dhaker Barqaoui.

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Tunisie : un nouvel hôpital universitaire de 500 lits bientôt construit à Kairouan

10. Dezember 2025 um 19:27
Tunisie : un nouvel hôpital universitaire de 500 lits bientôt construit à Kairouan

Les travaux de l’hôpital universitaire Roi Salman Ibn Abdelaziz à Kairouan débuteront officiellement le jeudi 11 décembre 2025, après la signature du contrat entre le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et l’ambassadeur d’Arabie Saoudite en Tunisie. Financé par une donation de 85 millions de dollars du Fonds saoudien de développement, ce projet, longtemps bloqué […]

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Feu vert officiel pour l’Hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan

10. Dezember 2025 um 18:44

Lors d’une cérémonie au ministère de la Santé, le ministre Mustapha Ferjani et l’ambassadeur saoudien Abdulaziz bin Ali Al-Saqr ont signé le contrat de construction du nouvel hôpital universitaire Roi Salman Ibn Abdelaziz.

L’hôpital Roi Salman Ibn Abdulaziz à Kairouan sera construit sur une superficie totale de 69.000 mètres carrés, dans le cadre d’un don du Fonds saoudien de développement d’une valeur de 85 millions de dollars.

La signature marque le lancement effectif d’un chantier majeur à Kairouan. Le projet prévoit un établissement de 50 lits extensibles à 700, pour un coût total de 143 millions de dollars.

Un projet à forte capacité hospitalière

Les travaux, confiés à des entreprises déjà sélectionnées, démarreront dans les prochains jours. L’hôpital regroupera toutes les spécialités médicales, avec pour objectif de devenir l’un des plus importants pôles hospitalo-universitaires du Centre-Ouest. Le ministère souligne que cette infrastructure répondra à une demande croissante de soins spécialisés dans la région.

Le terrain destiné à la construction de cet hôpital sera remis demain jeudi et les travaux seront lancés officiellement. « Les travaux seront réalisés par des entrepreneurs tunisiens et saoudiens et les délais de construction ne dépasseront pas les 36 mois » a précisé le ministre, ajoutant que la signature du contrat de construction de l’hôpital, bloqué depuis 2017 en raisons du non-respect des engagements par l’entrepreneur précédent, constitue « une relance d’un projet national stratégique ».

Un financement majoritairement saoudien

Sur les 144 millions de dollars nécessaires, 85 millions sont financés par l’Arabie saoudite. L’ambassadeur Abdulaziz bin Ali Al-Saqr a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les projets sanitaires tunisiens, indiquant que ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique entre Tunis et Riyad.

Le projet, annoncé dès 2017, avait connu plusieurs retards successifs. Dans une région confrontée à une pression persistante sur ses structures hospitalières, l’ouverture de cet établissement est attendue comme un tournant. Elle devrait réduire les transferts de patients vers Sousse ou la capitale et renforcer durablement l’offre de soins.

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Tunisie : 200 à 250 médecins quittent l’hôpital public chaque année

20. November 2025 um 18:21

Le ministère de la Santé engage une nouvelle phase de transformation numérique visant à réduire les inégalités d’accès aux soins. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a confirmé que les autorités misent désormais sur l’intégration accélérée de la technologie et de l’intelligence artificielle pour renforcer la qualité des services et offrir aux citoyens, notamment dans les zones intérieures, des prestations médicales avancées disponibles en continu.

Selon lui, le développement de la télé-radiologie et l’ouverture des services de scanner 24h/24 constituent un tournant majeur pour les hôpitaux régionaux souvent confrontés au manque de spécialistes. L’objectif est clair : permettre aux patients de bénéficier d’un diagnostic rapide, fiable et disponible à distance, même en dehors des horaires habituels.

Parallèlement, la généralisation de la télémédecine doit faciliter l’accès à des spécialités rares comme la pédopsychiatrie, la dermatologie, les maladies métaboliques ou encore la rhumatologie. Un changement qui devrait réduire les déplacements coûteux et améliorer la prise en charge dans les gouvernorats éloignés des grands pôles hospitaliers.

Ces réformes s’inscrivent dans la vision du chef de l’État visant à bâtir un système de santé plus équitable et plus performant, fondé sur l’usage des technologies émergentes. Le ministre rappelle que les hôpitaux tunisiens ont déjà entamé l’adoption de la chirurgie robotique et que l’intelligence artificielle est désormais utilisée dans plusieurs processus de diagnostic, renforçant la confiance des patients dans la qualité des soins.

Sur le plan des ressources humaines, le ministre a souligné que le secteur public accueille chaque année entre 900 et 1000 nouveaux médecins. Toutefois, les départs annuels – liés au départ à la retraite ou à la migration – atteignent 200 à 250 praticiens, un écart qui impose, selon lui, de nouvelles politiques de fidélisation. Les priorités portent notamment sur l’amélioration du cadre de travail, le renforcement du plateau technique, l’accès à des équipements modernes et la mise en place d’une formation continue adaptée aux évolutions technologiques.

Avec ces mesures, le ministère espère non seulement moderniser les infrastructures mais aussi préserver les compétences médicales face à un contexte mondial très concurrentiel.

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