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Heute — 02. April 2026Haupt-Feeds

Djerba : un corps en décomposition découvert sur une plage

02. April 2026 um 08:23

Un corps en état de décomposition a été découvert, mercredi 1er avril 2026 en fin de journée, sur la plage de Sidi Jmour, sur l’île de Djerba. Selon les premières informations, la dépouille, rejetée par la mer, a été repérée sur le rivage avant l’intervention des unités de la protection civile, qui ont procédé à […]

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Foire internationale du livre de Tunis : l’affiche de la 40e édition dévoilée

02. April 2026 um 08:16

Le comité d’organisation de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a révélé, ce mercredi, l’affiche officielle de sa 40e édition programmée du 23 avril au 3 mai 2026 au parc des expositions du Kram. Cette année, le visuel porte la signature prestigieuse du calligraphe tunisien Nja Mahdaoui. L’artiste a réalisé une œuvre graphique […]

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Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

02. April 2026 um 08:55

La Banque mondiale a approuvé deux projets d’un montant total de 332,5 millions de dollars soit  965 millions de dinars pour renforcer la sécurité hydrique en Tunisie. L’objectif est double : améliorer l’accès à l’eau potable pour des millions de personnes et moderniser l’agriculture irriguée afin de soutenir l’économie rurale.

La première opération, consacrée à l’irrigation, vise à réhabiliter des infrastructures dans plusieurs gouvernorats, à renforcer la gestion des services et à aider les agriculteurs à adopter des techniques plus résilientes au climat. La seconde porte sur l’eau potable et prévoit notamment l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, le déploiement de compteurs intelligents et la réduction des pertes d’eau dans plusieurs régions.

Selon la Banque mondiale, ce programme devrait créer plus de 4 000 emplois permanents et plus de 13 000 emplois temporaires, tout en améliorant durablement la qualité et la fiabilité des services d’eau. Il s’inscrit dans une stratégie de long terme, conçue en plusieurs phases, avec un financement global estimé à 700 millions de dollars sur dix ans.

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Des comptes rassurants pour l’ATL

02. April 2026 um 08:33

Après avoir annoncé son résultat et le dividende proposé, l’ATL a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. Le résultat net s’est élevé à 25,450 MTND, contre 21,580 MTND une année auparavant.

Parmi les points intéressants, il y a les informations concernant la qualité de l’actif de la compagnie. Le ratio de couverture des actifs non performants, par les provisions et agios réservés, s’est établi à 88,83% contre 86,77% au 31 décembre 2024. Le ratio des actifs bilantiels non performants est de 7,16%, contre 7,94% à la même date en 2024. Le ratio des actifs non performants est de 6,99% contre 7,79% l’année dernière. Il est clair que l’ATL a mis l’accent sur le recouvrement durant l’année 2025.

Le taux moyen des ressources a augmenté de 20 points de base durant 2025, prouvant que la baisse du taux directeur n’est pas nécessairement reflétée dans la facture des charges financières du secteur du leasing. Une telle tendance serait observée dès l’exercice en cours.

Au niveau consolidé, le résultat net part du groupe est de 26,454 MTND, en forte hausse de 19,6% en glissement annuel.

Pour rappel, le conseil d’administration a décidé de proposer à la prochaine Assemblée générale ordinaire, qui se tiendra le mardi 21 avril 2026, la distribution d’un dividende de 0,400 TND par action. Le yield (en net) est de 4,6%. Le secteur du leasing est sous pression ces derniers jours, avec des doutes sur la capacité des concessionnaires de pouvoir importer suffisamment de véhicules permettant aux compagnies de leasing de satisfaire la demande.

À notre avis, ces restrictions de la Banque centrale ne vont pas durer longtemps, limitées à quelques mois. L’ATL, très performante et profitable, est à préserver pour ceux qui détiennent le titre et à acquérir si le titre baisse encore. À suivre de près.

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Guerre d’Iran | Le scandale financier de Pete Hegseth !

02. April 2026 um 08:36

Le Financial Times, en se basant trois sources, a révélé qu’un courtier travaillant pour le secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth a tenté de réaliser un investissement important dans une grande entreprise du secteur de la défense quelques semaines seulement avant le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Imed Bahri

Ces sources ont indiqué que le courtier de M. Hegseth qui travaille à Morgan Stanley avait contacté BlackRock, plus grand gestionnaire d’actifs au monde, en février, au sujet d’un investissement de plusieurs millions de dollars dans le fonds négocié en bourse (ETF) baptisé iShares Defense Industrials Active (IDEF) appartenant à la société de gestion d’actifs, peu avant le lancement des opérations militaires américaines contre Téhéran.

Les sources ont ajouté que cette demande, formulée pour le compte d’un client potentiel de premier plan avait fait l’objet d’une enquête interne chez BlackRock.

Selon BlackRock, le fonds IDEF doté de 3,2 milliards de dollars vise à «saisir les opportunités de croissance en investissant dans des entreprises susceptibles de bénéficier de l’augmentation des dépenses publiques en matière de défense et de sécurité, dans un contexte de fragmentation géopolitique et de concurrence économique»

Ses investissements les plus importants comprennent des géants de la défense tels que RTX, Lockheed Martin et Northrop Grumman dont le principal client est le Pentagone ainsi que la société d’intégration de données Palantir.

Suite à l’article du Financial Times, le porte-parole du Pentagone Sean Parnell a écrit sur la plateforme X : «Cette allégation est totalement fausse et inventée de toutes pièces. Le secrétaire Hegseth et ses représentants n’ont jamais contacté BlackRock au sujet d’un tel investissement»

BlackRock et Morgan Stanley ont refusé de commenter.

Un acteur clé de la guerre contre l’Iran

Hegseth est un acteur clé de la guerre contre l’Iran et l’un de ses plus fervents partisans au sein de l’administration Trump. Il se vante fréquemment de la puissance militaire américaine et n’hésite pas à instrumentaliser la religion chrétienne dans ce conflit. 

L’investissement évoqué par l’intermédiaire de Hegseth ne s’est finalement pas concrétisé car le fonds, lancé en mai de l’année précédente, n’était pas encore accessible aux clients de Morgan Stanley. Bien que les fonds négociés en bourse (ETF) soient conçus pour être achetés et vendus aussi facilement que des actions, leur large disponibilité fait que la plupart des grandes plateformes de courtage et de négociation n’offrent qu’une fraction des plus de 14 000 ETF actuellement existants.

On ignore si Hegseth a par la suite trouvé un autre fonds spécialisé dans la défense pour finaliser son investissement. Ces fonds sont prisés des investisseurs particuliers car ils offrent souvent des frais réduits et un traitement fiscal plus avantageux que les fonds communs de placement ainsi qu’une entrée et une sortie plus rapides.

Le fonds IDEF, coté au Nasdaq, a progressé de 28% l’an dernier mais n’a pas su tirer profit du conflit au Moyen-Orient, chutant d’environ 13% le mois dernier.

Si l’échec de la finalisation de l’accord avec BlackRock a pu éviter des pertes à court terme, la volonté de Hegseth de réaliser un tel investissement au moment même où le département de la Guerre, qu’il dirige, se préparait à une campagne militaire de grande envergure risque de susciter une vive controverse.

Un chef du Pentagone très soluble dans l’argent

Ces discussions sur les investissements dans la défense interviennent alors que les analystes de Wall Street font l’objet d’un examen minutieux concernant leurs transactions sur les marchés financiers et spéculatifs, dans un contexte de décisions imminentes de l’administration Trump.

Hegseth est un fervent défenseur de la campagne américaine contre l’Iran et le président Donald Trump le considère comme le premier, au sein de son cercle de sécurité nationale, à plaider en faveur d’une guerre.

Durant son passage à Fox News, Hegseth a perçu 4,6 millions de dollars entre 2022 et 2024 selon une déclaration qu’il a soumise lors de ses auditions de confirmation au Sénat. Il a également reçu environ 500 000 dollars d’avances pour deux livres durant cette période, en plus de droits d’auteur allant de 100 000 à 1 million de dollars chacun. Il a par ailleurs perçu près de 900 000 dollars d’honoraires pour des conférences.

Sa dernière déclaration de patrimoine, publiée en juin 2025, révèle que le secrétaire à la Guerre a vendu des actions dans 29 sociétés différentes, chaque opération étant évaluée entre 1001 et 50 000 dollars.

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Trump essaie de défendre la guerre contre l’Iran sans préciser l’issue

Von: balkis T
02. April 2026 um 08:45

Lire plus tardLe président américain Donald Trump a livré un discours d’environ 19 minutes pour défendre la guerre menée contre l’Iran depuis plus d’un mois, dans un contexte marqué par une hausse des prix du pétrole et un recul de sa popularité aux États-Unis. Dans cette intervention, Trump a affirmé que l’armée américaine était proche […]

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Tunisie-Chine : le CADFund se dit prêt à financer des projets de développement

02. April 2026 um 08:09

Lire plus tardLa FIPA a annoncé qu’une délégation chinoise de haut niveau du China-Africa Development Fund, a été reçue, mardi 31 mars 2026, au siège de FIPA-Tunisia. Cette visite a pour objectif d’examiner les opportunités de coopération et d’investissement en Tunisie. “Le China-Africa Development Fund soutient principalement les entreprises chinoises investissant en Afrique et appuie […]

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Alerte météo : pluies orageuses et vents violents au rendez-vous

02. April 2026 um 07:42

Le temps sera, jeudi, parfois très nuageux avec des pluies éparses sur le nord et le centre-ouest, atteignant localement le sud. Ces précipitations prendront temporairement un caractère orageux et seront parfois intenses, notamment sur le nord-ouest, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Les vents souffleront de secteur ouest, forts à très forts […]

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La fuite des cerveaux en Tunisie : un diagnostic connu, des réponses encore incomplètes

02. April 2026 um 07:30

Entre pertes économiques, déséquilibres du marché du travail et absence de stratégie de rétention, la fuite des talents constitue un défi central pour l’économie tunisienne.

Alors que la Tunisie continue de former des milliers de diplômés chaque année, une part croissante de ses compétences quitte le pays ou peine à s’y insérer. Ce déséquilibre, loin d’être conjoncturel, révèle les limites d’un modèle économique et social qui n’a pas encore su aligner formation, emploi et attractivité. En l’absence de mécanismes structurés de rétention et de valorisation des talents, la fuite des cerveaux s’impose comme un phénomène durable, aux conséquences économiques et stratégiques majeures.

Imaginez un pays qui finance des années d’études à des ingénieurs, des médecins, des informaticiens… pour les voir s’envoler vers d’autres économies sitôt le diplôme en poche. Ce pays, c’est la Tunisie. Et ce n’est pas une image : c’est une réalité documentée, chiffrée, et pourtant toujours sans réponse politique à la hauteur.

Chaque année, l’État investit des milliards de dinars dans l’enseignement supérieur. Et chaque année, une partie croissante de cette élite prend l’avion. Selon des estimations issues de travaux économiques relayés par des institutions nationales, cette émigration qualifiée représenterait environ 200 millions de dollars par an pour l’économie tunisienne. À cela s’ajoutent près de 150 millions d’euros investis en bourses pour des étudiants qui ne reviennent pas. L’argent public s’évapore, les talents s’exportent et le pays peine à transformer son capital humain en croissance.

Un paradoxe qui dure depuis trop longtemps

La Tunisie figure parmi les pays les plus touchés par la fuite des cerveaux dans son environnement régional. Plus d’un quart des diplômés du supérieur sont au chômage. Parmi les docteurs récemment recensés, une part importante évolue entre précarité, contrats instables et périodes d’inactivité. Dans certaines régions, un jeune sur trois reste durablement exclu du marché du travail.

Le problème n’est pas conjoncturel. Il est structurel. Le secteur public est saturé. Le tissu privé, largement composé de PME à faible intensité technologique, ne génère pas suffisamment d’emplois hautement qualifiés. Résultat : un ingénieur tunisien peut statistiquement rencontrer plus de difficultés d’insertion qu’un travailleur sans diplôme. Une inversion des logiques habituellement observées dans les économies développées.

Trois dynamiques principales alimentent ce phénomène :

  • Le chômage, qui s’impose souvent dès la sortie de l’université comme une première réalité durable.
  • L’écart salarial, où les perspectives à l’étranger restent nettement plus attractives, rendant l’émigration économiquement rationnelle.
  • Le déclassement, avec des diplômés contraints d’occuper des postes éloignés de leurs compétences, générant frustration et perte de sens.

Une lecture prudente des orientations du plan 2026-2030

À ce stade des éléments rendus publics et des orientations débattues, le plan de développement 2026-2030 affiche une ambition de refondation économique et sociale, ainsi qu’une volonté de réduire le chômage des jeunes diplômés. L’intention est réelle.

Cependant, le cadre reste encore partiellement défini. Sur la base des informations actuellement disponibles, il n’apparaît pas de stratégie explicite et structurée visant à retenir les talents, ni de dispositif détaillé pour mobiliser la diaspora, ni d’objectifs chiffrés clairement associés à la réduction de la fuite des cerveaux.

Or, l’absence d’objectifs mesurables revient, dans les faits, à limiter la capacité de pilotage des politiques publiques et à rendre leur évaluation difficile. Sans indicateurs précis, l’ambition risque de rester déclarative. Pourtant, une grande partie des Tunisiens expatriés exprime une volonté de contribuer au développement du pays. Le défi n’est donc pas uniquement humain : il est institutionnel et organisationnel.

Encadré – Ce que font d’autres pays

Ces pays n’ont pas nécessairement plus de moyens que la Tunisie. Ils ont structuré des stratégies cohérentes de valorisation de leurs talents.

  • Maroc : en combinant technopoles et mobilisation de sa diaspora, il a renforcé l’intégration des profils qualifiés dans des secteurs ciblés.
  • Rwanda : via des mécanismes public-privé et des dispositifs d’accompagnement à l’emploi, il a amélioré l’insertion des diplômés en quelques années.
  • Inde : en attirant des centres de services internationaux, elle a créé massivement des emplois qualifiés sur son propre territoire.

 

Le point commun n’est pas le niveau de richesse initial, mais la capacité à relier formation, emploi et stratégie économique.

Quatre leviers pour changer de cap

Pour éviter que la situation actuelle ne perdure, plusieurs axes d’action peuvent être envisagés avec des mécanismes concrets :

  1. Sectoriser l’effort
    Concentrer les politiques publiques sur quelques secteurs prioritaires (numérique, santé, technologies vertes, logistique, services à forte valeur ajoutée), avec des incitations fiscales conditionnées à l’embauche effective de profils qualifiés sur une durée minimale (2 à 3 ans).
  2. Réduire la fracture salariale
    Mettre en place des mesures combinées :
  • revalorisation ciblée des métiers stratégiques dans la fonction publique;
  • crédit d’impôt temporaire pour les entreprises recrutant des primo-emplois qualifiés.
    Objectif : améliorer l’attractivité du marché local pour les jeunes diplômés.
  1. Renforcer l’adéquation formation-emploi
    Encourager la transparence des entreprises de taille significative sur leurs politiques de recrutement et d’intégration, et promouvoir des mécanismes de cofinancement des premiers emplois qualifiés afin de faciliter l’insertion professionnelle.
  2. Activer la diaspora
    Structurer un dispositif dédié permettant :
  • des collaborations à distance;
  • des missions temporaires;
  • la participation à des projets économiques ou d’investissement:
    sans exiger un retour définitif, mais en créant des passerelles concrètes et opérationnelles.

Une génération en attente

Yassine a 27 ans, un master en économie, et livre des pizzas à Sfax. Amira, ingénieure, enchaîne les candidatures depuis deux ans sans perspective stable. Ce ne sont pas des cas isolés. Ce sont les symptômes visibles d’un déséquilibre profond entre formation et opportunités.

Refonder l’économie sans traiter cette question, c’est construire sans fondations solides. À ce stade, le plan 2026-2030 représente une opportunité importante : celle de transformer un constat partagé en politiques publiques concrètes, mesurables et suivies dans le temps.

La Tunisie ne peut plus se permettre de rester un espace de formation largement au service d’économies tierces.

Former sans retenir, c’est investir pour les autres. Et s’appauvrir soi-même.

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Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen

02. April 2026 um 07:55

L’arrivée stratégique du câble sous-marin Medusa à Bizerte ouvre des perspectives inédites pour le développement d’infrastructures numériques de pointe dans la région. C’est dans ce cadre qu’une expertise de haut niveau en ingénierie numérique a récemment exploré la viabilité de l’implantation de data centers au sein de ce gouvernorat du nord de la Tunisie. (Photo : Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique).

Lotfi Sahli

Sollicité pour apporter un éclairage technique sur les spécificités du paysage énergétique local, cet échange a permis d’évaluer comment transformer cette connectivité internationale en un levier de croissance concret. L’objectif est clair : harmoniser les capacités de la fibre optique avec les ressources territoriales pour positionner Bizerte comme un pôle technologique majeur, prêt à accueillir les défis de l’intelligence artificielle (IA) et de l’économie de la donnée.

Mutation des forteresses numériques

Pour comprendre l’enjeu, il faut d’abord définir ce qu’est un data center moderne. Ces infrastructures, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs. Elles se classent désormais selon une hiérarchie de puissance et de service :

Le Petit/Edge (< 1 MW) : déployé localement (bureaux, usines) pour garantir une latence minimale.

Le Moyen (1-10 MW) : le standard pour la colocation d’entreprises.

Le Grand (10-100 MW) : opéré par les grands fournisseurs de Cloud.

L’Hyperscale (> 100 MW) : des infrastructures colossales portées par les géants comme Google ou AWS, capables de gérer des flux mondiaux sur des surfaces dépassant les 50 000 m².

Au-delà de la taille, c’est la densité par baie (ou rack) qui dicte la complexité technique. Si une baie standard consomme entre 5 et 10 kW, l’explosion de l’IA et du calcul intensif (HPC) propulse les besoins vers des sommets de 40 à 60 kW, transformant chaque armoire en une source de chaleur intense qu’il faut impérativement maîtriser.

Les data center moderne, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs.

L’efficacité énergétique, juge de paix du PUE

Dans cette course à la puissance, la rentabilité et l’écologie se rejoignent autour d’un indicateur clé : le Power Usage Effectiveness (PUE). Il mesure le rendement énergétique en comparant l’énergie totale consommée par le centre à celle réellement utilisée par les serveurs.

PUE= Puissance totale consommée en KWH/Energie IT en KWH.

Un score de 1,0 représente la perfection théorique. Aujourd’hui, les projets les plus ambitieux visent un PUE situé entre 1,1 et 1,3. Pour y parvenir, l’innovation se porte sur le refroidissement, qui représente souvent 40 % de la facture électrique :

Free cooling : utilisation de l’air extérieur pour refroidir les circuits, réduisant la climatisation de 70 à 90 % ;

Refroidissement adiabatique : vaporisation d’eau pour abaisser la température par évaporation, une solution très économe en énergie ;

Liquid Cooling (Direct-to-Chip) : cette technologie émergente, qui sera présente dans 20 % des nouveaux centres d’ici fin 2026, utilise un liquide caloporteur circulant directement sur les processeurs. Elle est 1 000 fois plus efficace que l’air pour gérer les charges de travail liées à l’IA.

Medusa, le détonateur de la souveraineté numérique

L’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte en novembre 2025 change radicalement la donne pour la Tunisie. Reliant la Tunisie à la France (Marseille) et à 12 autres pays, ce lien de fibre optique de 8 700 km offre une capacité vertigineuse de 24 Tbps.

En multipliant la bande passante par dix et en garantissant une latence inférieure à 10 ms, Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique. Cette connectivité directe permet d’envisager l’hébergement local de données critiques, renforçant ainsi la souveraineté numérique tunisienne.

SoleCrypt : un phare à Bizerte

C’est précisément sur ce terreau fertile que germe le projet de SoleCrypt, en partenariat avec Schneider Electric. Annoncé en janvier 2026, ce cluster de data centers durables au sein du Parc d’activités économiques de Bizerte (PAEB) se veut exemplaire :

Puissance et échelle : une capacité totale prévue de 20 MW (phase initiale de 10 MW) en architecture Tier III.

Optimisation IA : utilisation des architectures Nvidia et du refroidissement liquide pour supporter des densités allant jusqu’à 80 kW par baie.

Énergie Verte : pour limiter son empreinte carbone, le cluster sera couplé à un projet de production solaire de 60 MW basé à Tozeur.

Sous l’impulsion d’Amir Ben-Gacem, SoleCrypt ne se contente pas de bâtir une infrastructure ; le projet crée un écosystème. La proximité immédiate (2 km) des câbles sous-marins et l’expertise locale en gestion énergétique font de ce site l’un des futurs poumons numériques de l’Afrique.

Vers un corridor numérique méditerranéen

La convergence entre la puissance de Medusa, l’innovation technique du refroidissement liquide et la maîtrise du paysage énergétique local dessine un avenir prometteur. La Tunisie ne se positionne plus seulement comme un consommateur de technologies, mais comme un hébergeur de classe mondiale, capable d’attirer les fintechs et les laboratoires d’IA les plus exigeants.

Bizerte, forte de son histoire et de sa géographie, s’impose désormais comme le pivot central de cette révolution numérique durable.

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ISO 17020 | Le contrôle technique au service de la sécurité industrielle

02. April 2026 um 07:14

L’accréditation ISO 17020 s’impose aujourd’hui comme un véritable levier de transformation pour les bureaux d’inspection et de contrôle technique. Dans un environnement national industriel marqué par le vieillissement des installations et l’intensification des exigences en matière de sécurité, ces acteurs ne sont plus de simples intervenants techniques : ils deviennent des garants stratégiques de la maîtrise des risques et de la performance industrielle.

Taoufik Halila & Mohamed Férid Herelli *

La sécurité industrielle n’est plus une option. Elle conditionne à la fois la protection des personnes, la pérennité des investissements et l’attractivité économique pour des nouveaux projets.

Dans ce contexte, les organismes d’inspection occupent une position centrale dans le dispositif de prévention. L’orientation récente des autorités tunisiennes vers un alignement sur les exigences de la norme ISO/IEC 17020 envoie un signal fort : élever le niveau d’exigence, structurer le secteur et instaurer une culture de confiance durable avec un alignement à l’échelle internationale.

Anticiper les risques et détecter les alertes

Concrètement, un organisme d’inspection performant agit à plusieurs niveaux. Il sécurise d’abord les fondamentaux en garantissant la conformité réglementaire des équipements critiques, depuis les appareils, à pression, de levage et manutention jusqu’aux installations électriques. Mais son rôle va bien au-delà. Il anticipe les risques, détecte les signaux alarmants et contribue activement à éviter les défaillances avant qu’elles ne deviennent des incidents majeurs.

Sa valeur ajoutée réside également dans sa capacité à accompagner les acteurs industriels. Par ses interventions régulières, il améliore les conceptions, optimise les processus et facilite l’intégration des évolutions technologiques.

La surveillance continue des installations en exploitation renforce cette dynamique en assurant une conformité durable, notamment dans des domaines sensibles comme le gaz, la manutention ou les systèmes thermiques Cette approche globale repose sur un socle clair : compétence, impartialité et indépendance. C’est précisément ce que garantit la norme ISO/IEC 17020, devenue le référentiel incontournable à l’échelle internationale. L’accréditation n’est plus un simple label : elle constitue une preuve tangible de fiabilité et un passeport pour la reconnaissance, tant au niveau national qu’international.

En effet, au-delà de l’ISO 17020, qui garantit l’impartialité et la compétence technique des organismes d’inspection, l’accès à des secteurs à haute valeur technologique exige des normes complémentaires, notamment l’ISO 9001 pour le management de la qualité, des normes produits spécifiques, telles que EN 9100 pour le secteur aéronautique, l’IATF 16949 pour l’automobile et des guides techniques sectoriels (ILAC P15).

Ainsi, le récent communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie (voir ci-dessous) s’inscrit-il dans une logique ambitieuse pour généraliser l’accréditation, harmoniser les pratiques et renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés à savoir les ministères, les industries, les organismes exerçants dans le domaine de l’environnement, les assurances, la protection civile ce qui permettrait de construire et bâtir un système plus cohérent, plus transparent et plus efficace.

Cette dynamique ouvre également des perspectives importantes en matière d’emploi et favorise l’émergence de nouvelles compétences.

Montée en compétences des ressources

Par ailleurs il est important de signaler que, le secteur devrait accélérer sa modernisation et ce par l’intégration des nouvelles  technologies telles que les contrôles non destructifs, la numérisation, l’intelligence artificielle, l’industrie 4.0 et en même temps redéfinir ses indicateurs d’efficacité et de performance.et ce en se basant sur  la montée en compétences des ressources humaines à travers la formation continue, la certification des personnes exerçantes dans cette activités et  la mise à jour régulière de  leurs habilitations.

Au-delà des frontières, l’alignement sur les normes internationales constitue un atout stratégique. Il permet aux organismes d’inspection de se positionner sur des marchés internationaux et de participer à des projets de grande envergure, renforçant ainsi leur compétitivité.

Les bénéfices sont concrets et mesurables. Un système de contrôle technique renforcé permet de réduire significativement les risques d’accidents majeurs, d’allonger la durée de vie des installations, d’optimiser les coûts de maintenance et d’améliorer la performance globale des infrastructures. Il joue également un rôle déterminant dans le renforcement de la confiance des investisseurs.

Aujourd’hui, il est clair que, les bureaux d’inspection et de contrôle technique occupent une place stratégique dans la chaîne de sécurité industrielle.

L’accréditation ISO/IEC 17020 apparaît comme un levier fondamental pour garantir la qualité, l’impartialité et la reconnaissance internationale des prestations.

La vision des autorités nationales, fondée sur le renforcement du cadre réglementaire, la généralisation de l’accréditation et la modernisation des pratiques, ouvre la voie à une transformation profonde du secteur. Cette dynamique permettra non seulement de préserver les installations industrielles, mais également de positionner les organismes nationaux comme des acteurs compétitifs à l’échelle internationale.

* Conseillers du Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Communiqué

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie informe les propriétaires et les agents des structures d’inspection technique qui ont obtenu un cahier des charges pour exercer une activité d’inspection dans le domaine industriel et qui souhaitent poursuivre leur activité après le 16 octobre 2026, qu’ils sont invités à contacter les services compétents du Conseil national d’accréditation (Tunac) afin d’obtenir une accréditation dans au moins deux des catégories d’inspection requises, conformément à la décision du ministre de l’Industrie, des Petites et moyennes entreprises et du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale en date du 17 avril 2020, relative à l’approbation du cahier des charges pour l’inspection technique, telle que modifiée par la décision conjointe du 26 juin 2023 et les textes mis à jour du 11 décembre 2024 (nouvel article 5).

Le ministère précise également qu’un calendrier a été établi indiquant les délais accordés aux structures de contrôle technique pour obtenir l’accréditation dans toutes les catégories de contrôle requises, avec l’obligation de fournir une confirmation écrite et de respecter le calendrier spécifié, afin que le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie puisse approuver les modalités d’exercice de l’activité de contrôle technique dans les délais impartis et éviter toute interruption des services fournis.

(Traduit de l’arabe.)

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TN Live – guerre au Moyen-Orient | escalade militaire et discours de fermeté des deux camps

Von: balkis T
02. April 2026 um 07:41

Lire plus tard Au 34ᵉ jour de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les tensions continuent de monter avec une intensification des frappes et une rhétorique de plus en plus dure des deux côtés. Le président américain Donald Trump a affirmé la poursuite de l’opération « colère épique » contre l’Iran jusqu’à l’atteinte […]

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