France–Tunisie : Des échanges économiques solides

© Mosaique FM

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Les moyens de renforcer la coopération parlementaire et économique entre la Tunisie et le Parlement de la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ont été au centre d’un entretien entre le consul général de Tunisie à Düsseldorf, Mustapha Ziri, et le président du Parlement de cette région, André Kuper. Dans le cadre de l’appui à la coopération décentralisée, […]
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Alors que la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient redéfinissent les routes maritimes, les ports méditerranéens se retrouvent en première ligne, à la fois points d’approvisionnement essentiels et sentinelles de la sécurité maritime globale. La Presse — La mer Méditerranée n’est plus seulement une voie commerciale traditionnelle : elle est devenue un espace stratégique […]
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Le président du Club Sportif de Hammam Lif, Mongi Bhar, a engagé une action en justice contre un animateur d’une émission sportive télévisée sur la chaîne Al Janoubia, suite à des accusations qu’il juge infondées et diffamatoires. D’après des sources bien informées, il a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse et atteinte à la réputation […]
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Image : illustration IA Le projet de Train à Grande Vitesse (TGV) reliant Bizerte à Ben Guerdane, inscrit dans le Plan de développement 2026‑2030, soulève autant d’espoirs que de questions. Avec un tracé de 500 kilomètres, ce chantier promet de transformer la mobilité nationale, mais pose également des défis techniques et financiers colossaux. Pour décrypter […]
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Les diplomaties choisissent parfois la subtilité de la continuité réinventée. Pourquoi pas du reste ? Sans jeux de mots, c’est de bonne guerre ce genre de diplomatie ! Le premier semestre 2026, tel qu’esquissé par Paris, appartient résolument à cette catégorie de poids : une diplomatie qui tisse, patiemment, les fils d’un monde en recomposition […]
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Conformément à l’arrêté ministériel du 23 mars 2026, le ministère fixe la capacité d’accueil à 110 places, réparties comme suit : 50 places en Langues et Lettres (arabe, français et anglais), 30 places en Sciences humaines (histoire, géographie et philosophie) et 30 places en Sciences fondamentales (mathématiques et physique).
Le concours est ouvert aux étudiants tunisiens âgés de 24 ans au plus à la date du concours, inscrits en deuxième année de licence nationale ou en deuxième année de classe préparatoire aux études littéraires et sciences humaines, ainsi qu’aux étudiants de classe préparatoire aux études d’ingénieurs dans les spécialités mathématiques-physique et physique-chimie.
Le dépôt des candidatures est ouvert du 18 janvier 2026 au 12 juin 2026. Les dossiers sont à adresser exclusivement par courrier recommandé avec accusé de réception ou à déposer directement au bureau d’ordre de l’École normale supérieure de Tunis.
Le dossier de candidature comprend un formulaire à télécharger sur le site institutionnel de l’établissement — www.ens.rnu.tn — accompagné de copies de la carte d’identité nationale, du diplôme du baccalauréat et d’une attestation de présence universitaire, ainsi que d’un reçu de mandat postal d’un montant de 220 dinars, à l’ordre du receveur de l’École normale supérieure.
Les épreuves écrites du concours se tiendront les 2, 3 et 4 juillet 2026 au siège de l’École normale supérieure ou dans des établissements universitaires voisins. Le calendrier des épreuves orales destinées aux candidats admissibles à l’issue du premier tour sera communiqué ultérieurement.
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Le Nigeria prépare, avec l’appui de partenaires chinois, un projet de 900 millions de dollars pour développer six grandes fermes avicoles intégrées à travers le pays. Chaque unité devrait produire environ 1 million d’œufs par jour et disposer de ses propres infrastructures, notamment une centrale électrique, un abattoir et un couvoir, afin de renforcer la sécurité alimentaire et réduire le déficit en protéines animales.
Le financement sera étalé sur dix ans : les deux premières fermes seront entièrement prises en charge par l’État nigérian, tandis que les quatre suivantes seront cofinancées avec des investisseurs chinois. Le projet prévoit aussi des exploitations agricoles de 10 000 hectares pour fournir le maïs et le soja nécessaires à l’alimentation des volailles.
Cette initiative intervient alors que la filière avicole nigériane fait face à plusieurs obstacles, dont le coût élevé des intrants, les maladies animales et l’accès limité au financement. Malgré une interdiction des importations de viande de poulet depuis 2003, le marché reste alimenté par des flux illégaux, signe d’une production locale encore insuffisante pour couvrir la demande.
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Malgré l’ouverture de nouvelles liaisons, comme celle du Bénin avec Amazone Airlines, les vols intérieurs restent trop chers pour la majorité des Africains. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
Le prix des billets, ajouté aux taxes, au carburant et aux coûts opérationnels, dépasse souvent largement le pouvoir d’achat local.
Dans plusieurs pays, un billet coûte l’équivalent de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines de salaire. Cela explique que le problème n’est pas seulement lié aux prix, mais à une structure économique qui rend l’avion encore inaccessible sur le continent.
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Une loi adoptée en Conseil des ministres en décembre 2020 attend toujours d’être promulguée. Aucun observatoire, aucun crédit bureau, aucune définition légale du surendettement : la Tunisie accuse un retard institutionnel considérable face à une crise financière documentée. Une note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale » propose une feuille de route en trois phases s’inspirant des meilleures pratiques internationales.
Le surendettement des ménages tunisiens atteint des niveaux structurellement préoccupants. Pourtant, l’État n’a mis en place aucune réponse institutionnelle. La Tunisie ne dispose d’aucune définition légale du surendettement, d’aucun observatoire dédié, d’aucun crédit bureau centralisé et d’aucune commission spécialisée. Ce vide laisse les banques, les institutions de microfinance et les prêteurs informels seuls juges des situations de détresse financière.
Un projet de loi pourtant existe. Le texte n° 113/2020, qu’un Conseil des ministres a adopté en décembre 2020, propose une définition adaptée au contexte tunisien. Il retient le critère de l’incapacité manifeste du débiteur à honorer ses dettes non professionnelles dans un délai raisonnable. Il introduit également le critère de bonne foi. Objectif : écarter toute stigmatisation morale et privilégier la logique de rétablissement sur celle de sanction. Plus de cinq ans après son adoption, ce texte attend toujours sa promulgation.
L’opacité des dettes, un risque systémique invisible
L’absence de crédit bureau centralisé aggrave encore la situation. Un ménage peut aujourd’hui contracter des crédits auprès de plusieurs banques, de multiples institutions de microfinance, d’opérateurs télécom et de commerçants en même temps. Aucun créancier ne voit l’endettement total de son client. Cette opacité empêche toute évaluation fiable de la capacité de remboursement. Elle favorise l’accumulation silencieuse de dettes.
Ce que font les autres pays
Le contraste avec des pays comparables est saisissant. En France, la Banque de France publie chaque année des enquêtes typologiques rigoureuses. Elle traite les dossiers de surendettement en six mois en moyenne. En 2024, elle a traité 134 803 dossiers. Dans 34,7% des cas, les débiteurs ont obtenu un effacement total de leurs dettes. Aux Pays-Bas, les municipalités déclenchent automatiquement une aide budgétaire dès le premier impayé signalé. En Italie, depuis 2019, un débiteur insolvable de bonne foi peut obtenir l’effacement total de ses dettes, même sans actif liquidable. Ce dispositif présente un intérêt particulier pour les ménages ruraux tunisiens exclus du système bancaire.
Une feuille de route en trois phases
Face à ce constat, l’IACE formule des recommandations opérationnelles organisées en trois horizons temporels.
Sur les six premiers mois, le rapport préconise deux mesures d’urgence. D’abord, la création d’un observatoire national du surendettement, que la Banque centrale de Tunisie et le ministère des Affaires sociales piloteraient conjointement. Avec un budget de 500 000 dinars pour sa première année, il publierait chaque trimestre un baromètre public pour identifier les gouvernorats les plus vulnérables. Ensuite, le lancement d’un crédit bureau national que la BCT gérerait directement. Son coût atteint sept millions de dinars sur trois ans. La BCT en assumerait 50%, les bailleurs internationaux 30%, et le secteur bancaire les 20% restants.
Entre six et dix-huit mois, des réformes structurelles suivraient. L’État instaurerait des ratios prudentiels contraignants : 40% maximum de ratio dette/revenu pour les crédits à la consommation, 50% pour les crédits immobiliers. Les établissements de crédit généraliseraient un document standardisé de transparence contractuelle pour tout prêt supérieur à 1 000 dinars. Le gouvernement promulguerait enfin la loi n° 113/2020, avec des ajustements sur la protection des actifs essentiels et des incitations fiscales pour les créanciers participants. Chaque gouvernorat accueillerait une commission de surendettement avec trois niveaux de réponse : un plan de redressement sur sept ans maximum, un effacement partiel avec engagement de réinsertion, ou un effacement total assorti d’une interdiction temporaire de crédit de trois ans.
Sur un horizon de dix-huit mois à cinq ans, le rapport appelle à une transformation systémique. Les établissements scolaires intégreraient l’éducation financière dès la cinquième année du primaire jusqu’au lycée. Une amnistie fiscale temporaire de dix-huit mois permettrait de régulariser progressivement le crédit informel. Le Qatar, le Koweït et la Belgique l’ont démontré : on résout le surendettement par la régulation, la transparence et la réhabilitation, jamais par la sanction ou la stigmatisation.
L’article Surendettement en Tunisie : un vide juridique persistant face à des solutions qui existent est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Les Gardiens de la Révolution ont forcé trois navires à faire demi-tour vendredi, interdisant le détroit aux alliés de l’« ennemi » malgré Donald Trump. Toutefois, il y a eu des autorisations exceptionnelles pour 26 navires amis en provenance de la Chine, Grèce, etc.) via un itinéraire alternatif.
Ainsi la première tentative ratée de COSCO depuis la guerre. Ce qui fait que Téhéran assure passages sécurisés aux alliés. Alors que la question pour Donald Trump, il y voit un signe de négociations.
L’article L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Les exportations tunisiennes vers la Jordanie ont bondi à près de 59 millions de dinars en janvier-février 2026, dopées par l’huile d’olive (4 182 tonnes) fin février. Ce dynamisme a propulsé les échanges bilatéraux à 69,5 millions de dinars, en hausse de 135%, avec des perspectives positives pour fin d’année, selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX).
Les produits phares comme les médicaments, consommables médicaux, aliments et déchets minéraux captent 70% des exportations tunisiennes vers ce marché.
Lors d’une rencontre entre Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex, et l’ambassadeur de la Jordanie en Tunisie, Abdallah Aburman, les deux parties ont plaidé pour un renforcement de la coopération. Elles visent à exploiter les potentialités dans les secteurs à haute valeur ajoutée, à savoir : agroalimentaire, pharmacie, textile-habillement, et technologies de l’information.
L’article L’huile d’olive fait bondir les échanges tuniso-jordaniens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le surendettement des ménages en Tunisie ne se lit pas uniquement dans les statistiques bancaires. Il se manifeste aussi dans la géographie du pays et dans le quotidien des familles les plus vulnérables, révélant des inégalités territoriales profondes et des conséquences sociales qui dépassent la seule question de la solvabilité.
L’analyse régionale dresse un tableau contrasté. Le Centre-Ouest concentre les indicateurs les plus alarmants : avec un taux de pauvreté de 37% en 2021, porté à 40% en 2023, et une dépense annuelle moyenne par personne de 3 614 dinars, la plus faible du pays, cette région illustre une forme extrême de vulnérabilité financière. Faute d’accès au système bancaire formel, les ménages y ont massivement recours au crédit informel à des taux usuraires pour couvrir des besoins essentiels, s’enfermant dans un cercle vicieux d’endettement difficile à briser.
À l’opposé, le Grand Tunis affiche le taux de pauvreté le plus faible du pays, à 4,7% en 2021, avec une dépense annuelle moyenne par personne atteignant 6 874 dinars. Mais cette apparente prospérité masque une vulnérabilité croissante des classes moyennes urbaines, exposées à un coût de la vie élevé en matière de logement, de transport et d’éducation, et dont l’endettement repose sur le crédit formel pour des biens durables ou immobiliers. Un choc économique ponctuel suffit à faire basculer ces ménages dans une fragilité financière que les indicateurs traditionnels ne capturent pas.
Entre ces deux extrêmes, d’autres régions illustrent des logiques d’endettement spécifiques. Le Nord-Est présente un taux de pauvreté élevé de 15,2% mais une dépense par personne modeste à 5 057 dinars, révélant une forme d’exclusion financière où les ménages, pauvres mais peu endettés, n’ont accès ni au système bancaire ni au microcrédit structuré. Le Sud-Ouest, avec un taux de pauvreté de 18,1% mais une dépense par personne relativement élevée à 4 847 dinars, dissimule quant à lui une précarité structurelle masquée par des transferts familiaux ou des revenus saisonniers.
Au niveau national, la situation sociale s’est significativement dégradée. Le taux de pauvreté est passé de 16,6% en 2021 à 18,4% en 2023, tandis que la pauvreté extrême atteignait 3,2% contre 2,9% deux ans plus tôt. L’impact est particulièrement sévère pour les familles nombreuses : les ménages de cinq à six personnes ont enregistré une hausse de leur taux de pauvreté de 2,8 points entre 2021 et 2023, contre seulement 1,1 point pour les ménages de trois à quatre personnes. Leur exclusion fréquente du système bancaire les oriente vers des prêts informels à taux usuraires, accélérant leur basculement dans un surendettement difficile à résorber.
Les conséquences intergénérationnelles sont particulièrement préoccupantes. Entre 2021 et 2023, 79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté, portant le taux de pauvreté infantile à 28,4%, contre 26% en 2021. Le taux de pauvreté extrême des enfants a lui aussi progressé, passant de 5,1 à 5,8%, soit 21 000 enfants supplémentaires en situation de dénuement. Ces enfants, souvent issus de ménages surendettés, subissent des retards scolaires, une malnutrition latente et un stress familial chronique qui compromettent leur avenir économique, alimentant un cycle de précarité transgénérationnel.
Les disparités se lisent également dans la structure des dépenses. En 2021, l’écart entre la dépense annuelle moyenne par ménage, établie à 20 328 dinars, et la médiane, à 16 627 dinars, révèle une forte concentration des dépenses chez les 20% les plus aisés. Plus de la moitié des ménages tunisiens dépensent ainsi moins que la moyenne nationale, limitant drastiquement leur capacité à absorber un choc économique. Les disparités urbain-rural restent par ailleurs marquées, avec une dépense annuelle moyenne par personne de 6 141 dinars en milieu urbain contre 4 041 dinars en milieu rural, soit un écart de 52%, alors même que le taux de pauvreté rurale, à 24,8%, est près de deux fois supérieur à celui des zones urbaines.
L’article Surendettement en Tunisie : la crise financière devient fracture sociale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Des pays asiatiques, dont le Vietnam, la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie et le Sri Lanka, se bousculent pour acheter du pétrole russe, car la guerre en Iran perturbe les approvisionnements, ce qui fait craindre que la demande ne dépasse l’offre.
Depuis que la guerre en Ukraine a contraint les consommateurs européens – autrefois les principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes – à se détourner de Moscou, l’Inde et la Chine absorbent environ 80 % des exportations de pétrole russe. La Turquie est également un acheteur important.
Mais ces dernières semaines, une multitude de pays se sont positionnés, selon diverses sources, dont des médias et la Russie.
« La demande est forte, notamment pour les destinations alternatives. Par conséquent, il pourrait arriver un moment où il deviendra difficile de satisfaire cette demande supplémentaire », a déclaré, jeudi 26 mars 2026, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov…
Un cinquième de la production mondiale de pétrole est de fait bloqué sur le marché en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a interrompu le trafic dans le détroit d’Ormuz.
La Russie a profité des prix élevés du pétrole et d’une exemption de 30 jours des sanctions américaines pour les achats de pétrole russe transporté par voie maritime. Les recettes pétrolières et les ventes de gaz naturel génèrent environ un quart des recettes publiques du pays…
Ainsi, les Philippines ont acheté deux cargaisons de pétrole brut russe ESPO (pétrole exporté via l’oléoduc Sibérie orientale-océan Pacifique) totalisant environ 1,5 million de barils, reprenant ainsi leurs achats de pétrole russe pour la première fois en cinq ans, selon les données du LSEG (London Stock Exchange Group).
Les pétroliers Sara Sky et Tiger Wings transportaient du pétrole vers le port de Limay, où se trouve le terminal de la raffinerie de Bataan.
La Thaïlande a également tenu des discussions avec la Russie au sujet d’éventuels achats de pétrole brut, selon le vice-Premier ministre, Pipat Ratchakitprakarn.
Le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh s’est rendu à Moscou cette semaine, demandant à la compagnie pétrolière et gazière russe Zarubezhneft d’accroître ses investissements au Vietnam et de fournir du pétrole brut à ce pays d’Asie du Sud-Est sur le long terme.
L’article Les pays asiatiques « font la queue » pour le pétrole russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
En dix ans, la dette moyenne par habitant a bondi de 65,9% pendant que les revenus stagnaient à +3,7%. Avec un taux de fragilité budgétaire atteignant 171% en 2024, soit plus de quatre fois le seuil de viabilité internationalement reconnu, un rapport de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) révèle l’ampleur d’une crise financière qui frappe des centaines de milliers de ménages tunisiens.
La Tunisie traverse une crise silencieuse de surendettement des ménages. Les indicateurs atteignent des niveaux préoccupants. Entre 2014 et 2024, la dette financière moyenne par habitant est passée de 1 619 à 2 686 dinars, soit une progression de 65,9%. Dans le même temps, le revenu disponible brut moyen par habitant n’évoluait que de 1 512 à 1 568 dinars. Une hausse de 3,7% seulement. Ce décalage structurel entre stagnation des revenus et accumulation rapide des dettes constitue le cœur du problème.
Un endettement massif dominé par les banques
L’encours total de la dette des ménages s’établissait à 32,162 milliards de dinars en 2024, selon la Banque centrale de Tunisie. Sur ce montant, 91,4% proviennent des établissements bancaires et 8,6% des institutions de microfinance. La dette moyenne par ménage atteint 9 263 dinars. La dette moyenne par habitant s’élève, elle, à 2 686 dinars pour un revenu disponible brut moyen de 1 568 dinars. Cela correspond à un taux de fragilité budgétaire de 171%. Ce niveau dépasse largement le seuil de viabilité internationalement reconnu, fixé à 40%.
La composition de cette dette renforce la vulnérabilité des ménages. Sur l’encours bancaire total, 59,7% relèvent de crédits à la consommation : aménagement du logement, véhicules, études et dépenses courantes. Les crédits immobiliers ne représentent que 40,3%. Cette prédominance de l’endettement non productif est préoccupante. Dépourvu de capacité de remboursement intrinsèque, chaque nouveau prêt devient un risque cumulatif de basculement dans l’insolvabilité.
Le contexte macroéconomique a considérablement amplifié ces tensions entre 2021 et 2024. L’inflation annuelle a progressé de 5,7% en 2021 à un pic de 9,3% en 2023, avant de se modérer à 7,1% en 2024. La hausse des prix alimentaires a été particulièrement marquée. Entre 2021 et 2023, elle a atteint 21,2%. Les ménages ont été contraints de consacrer plus de 40% de leur budget à l’alimentation, contre 30,1% en 2021. Cette compression budgétaire réduit la marge disponible pour rembourser les dettes ou constituer une épargne de précaution.
Un marché du travail qui ferme les perspectives
Le chômage s’est maintenu à un niveau structurellement élevé. Il oscillait entre 15,2% en 2022 et 16,4% en 2023, avant de se stabiliser à 15,7% en 2024. Cette fragilité persistante du marché du travail limite les perspectives de régularisation financière. Elle rend tout nouveau crédit particulièrement risqué. Le ralentissement de la croissance de la dette bancaire des ménages illustre cette réalité. Tombée à 2,3% en 2024 contre 4,8% en 2022, elle traduit deux phénomènes simultanés : les ménages atteignent les limites de leur capacité d’emprunt, et les banques restreignent leur offre face aux risques de défaut croissants.
Le recours massif au crédit informel constitue une dimension supplémentaire du problème. En l’absence de sociétés de crédit régulées couvrant l’ensemble du territoire, une part significative des prêts reste informelle. Les taux pratiqués sont souvent usuraires. Cette réalité complique toute évaluation fiable de l’endettement réel des ménages et rend toute politique de régulation efficace difficile à mettre en œuvre.
L’article Surendettement en Tunisie : une bombe à retardement financière est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Parler aujourd’hui du numérique dans la famille, ce n’est pas seulement évoquer un sujet de modernité ; c’est poser une question essentielle, presque existentielle : quelle place voulons-nous accorder à la technologie dans nos vies, dans nos foyers, et surtout dans l’éducation de nos enfants ? Nous vivons à une époque où les écrans sont omniprésents, où le virtuel s’invite à toute heure dans nos maisons, souvent sans que nous ayons pris le temps d’en définir les limites ni d’en mesurer les effets.
Or, une famille qui ne réfléchit pas à son usage du numérique risque progressivement de perdre ce qui fait sa force : le dialogue, la présence, l’écoute, et ce lien humain irremplaçable qui se construit à travers les gestes simples du quotidien.
Dans ce contexte, le rôle de la femme arabe, et plus particulièrement de la femme tunisienne, apparaît fondamental. C’est ce qui ressort du forum intellectuel intitulé « Le rôle de la femme arabe dans la conscience numérique de la famille », organisé par la docteure Hanane Youssef en parallèle avec sa 76e édition, dans le cadre d’une coopération avec l’initiative « Une journée sans écrans », fondée par la professeure docteure Mona Al-Hadidi.
Dans son intervention, la professeure docteure Hanan Youssef, professeure des médias et présidente de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, a indiqué que ce forum s’inscrivait dans le cadre de la clôture des célébrations de la Journée de la femme, organisées tout au long du mois de mars. Elle a souligné que cette rencontre visait à renforcer le rôle de la femme arabe dans la promotion de la conscience numérique au sein de la famille, face aux défis posés par l’usage excessif des écrans, notamment chez les enfants et les jeunes, afin de favoriser une culture numérique responsable dans la société.
La docteure Hanan Youssef a également mis en avant l’importance de ce forum comme espace de dialogue et d’échange d’expériences entre les élites arabes, tout en rappelant la nécessité de doter la femme des outils lui permettant d’accompagner la famille dans un environnement technologique en constante évolution.
De son côté, la professeure docteure Mona Al-Hadidi, fondatrice de l’initiative « Une journée sans écrans », s’est félicitée de l’écho rencontré par cette initiative, qui contribue, selon elle, à promouvoir la conscience numérique en Égypte auprès de plusieurs institutions. Ont pris part à cette rencontre plusieurs personnalités issues des médias, de l’éducation et du monde académique, dont la présentatrice Inas Gouhar, Samiha Ragheb, la journaliste Nadia Al-Nachar, la professeure docteure Intissar Soghayroun, la professeure docteure Bouchra Al-Hamdani, ainsi que d’autres figures venues de plusieurs pays arabes, parmi lesquels la Tunisie, l’Égypte, la Palestine, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen Les intervenants ont présenté plusieurs propositions autour de la conscience numérique et du renforcement du rôle de la femme dans le numérique, tout en appelant à l’élargissement de l’initiative « Une journée sans écrans » à l’échelle arabe.
Les débats ont également été marqués par une forte participation des jeunes, tandis que les participants ont recommandé de soumettre les conclusions du forum aux décideurs et aux institutions concernées, notamment les ministères de l’Éducation, de la Culture et de l’Information.
Une chose est certaine: la femme se trouve aussi en première ligne pour transmettre une culture du discernement, du juste usage et de la responsabilité. Elle n’est pas seulement celle qui accompagne ; elle est aussi celle qui éclaire. Elle n’est pas seulement celle qui protège ; elle est celle qui éduque, qui oriente et qui alerte, avec douceur, mais aussi avec fermeté lorsque cela s’impose. Dans l’espace familial, elle demeure cette voix qui rappelle que la technologie doit rester un outil au service de l’être humain, et non l’inverse.
La Tunisie, de son côté, porte une responsabilité particulière. Forte de son histoire, de son attachement à l’éducation et de son engagement en faveur de la place de la femme dans la société, elle peut et doit être un modèle dans la construction d’une citoyenneté numérique lucide et équilibrée. Cela suppose une mobilisation collective : celle de la famille, bien sûr, mais aussi de l’école, des médias, des associations et de l’ensemble des acteurs sociaux.
Car l’enjeu n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel, éducatif et profondément humain. C’est précisément le sens de l’initiative « Un jour sans écrans ». Non pas pour diaboliser le progrès, ni pour s’enfermer dans la nostalgie d’un passé révolu, mais pour offrir un temps de respiration, de recul et de rééquilibrage.
Un jour sans écrans, c’est un jour pour se retrouver, pour se parler, pour lire, pour jouer, pour regarder autrement ceux qui nous entourent. C’est une invitation à redonner toute sa valeur à l’instant partagé, à la présence réelle et à la parole vivante.
Pour relever ce défi, il faut des femmes conscientes, des mères engagées, des familles vigilantes, des éducateurs présents et une société tout entière décidée à préserver l’équilibre entre l’ouverture au monde et la fidélité aux valeurs qui la construisent.
La rencontre s’est achevée par une prestation de l’assistante Neda Al-Mansi, qui a interprété les chansons « Noss El Donia » et « Watani Habibi Al-Watan Al-Akbar ».
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La Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) a tenu son Conseil d’administration ce vendredi 27 mars 2026. Il a examiné l’activité de l’exercice 2025. Les états financiers individuels et consolidés ont été arrêtés. Ils ont été soumis aux commissaires aux comptes.
Le résultat net individuel s’élève à 267,2 millions de dinars au 31 décembre 2025. Il progresse par rapport à 252,2 millions en 2024.
Sur le plan consolidé, le résultat net atteint 300,1 millions de dinars. C’est mieux que les 296,4 millions de 2024.
La part du Groupe dans ce résultat consolidé est de 289,6 millions de dinars. Elle dépasse les 283 millions de l’année précédente.
Le Conseil propose une Assemblée générale ordinaire. Il suggère un dividende de 0,880 dinar par action. Ces chiffres confirment la solidité de la SFBT face aux défis économiques tunisiens.
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Cinq entreprises polonaises spécialisées dans les technologies de la santé étaient à Tunis le 25 mars pour sonder des opportunités d’affaires en Tunisie. Une visite organisée dans le cadre du programme européen E HealthNAx, coordonnée sur place par MedSilesia et l’accélérateur Górnośląski Akcelerator Przedsiębiorczości Rynkowej.
Les sociétés Accrea Medical Robotics, Meden-Inmed, Orthoget, Technomex et ZARYS composaient la délégation. À l’ouverture de l’événement, la Chargée d’Affaires de l’Ambassade de Pologne à Tunis, Agata Wadowska, a rappelé que les deux pays occupent chacun une place de précurseur dans l’innovation médicale dans leur région, la Pologne étant reconnue comme un leader européen en santé numérique. Et la Tunisie jouant un rôle similaire à l’échelle de sa région.
L’Ambassade dit espérer que cette première rencontre débouchera sur des partenariats concrets et durables entre les deux pays.

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