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Heute — 05. Januar 2026Haupt-Feeds

Analyse économique des indicateurs monétaires et financiers au 02 janvier 2026

05. Januar 2026 um 05:30

Un contexte international encore défavorable aux économies sous contrainte de financement.

L’année 2026 s’ouvre sur un environnement international qui, malgré certains signaux de détente, demeure structurellement défavorable aux économies émergentes fortement dépendantes des flux de capitaux et des importations stratégiques. Les grandes banques centrales ont certes ralenti le rythme du durcissement monétaire, mais les taux directeurs restent élevés, ancrant durablement des conditions financières restrictives.

Cette configuration prolonge un régime mondial caractérisé par une sélectivité accrue du financement, une volatilité persistante des flux de capitaux et un renchérissement durable du coût de la dette souveraine pour les pays à notation fragile. Dans ce contexte, la Tunisie reste exposée à un double choc latent : celui des taux d’intérêt internationaux et celui du dollar, monnaie dominante dans les échanges énergétiques et le service de la dette extérieure.

En Tunisie : Liquidité bancaire : une tension chronique devenue structurelle

Les indicateurs monétaires du 02 janvier 2026 confirment que la tension de liquidité bancaire n’est plus conjoncturelle mais structurelle. Le volume global du refinancement atteint 11,36 milliards de dinars, un niveau élevé qui illustre la dépendance persistante du système bancaire à l’intervention de la Banque Centrale de Tunisie.

Les appels d’offres hebdomadaires (5,3 milliards de dinars) demeurent la principale source d’alimentation du marché, complétés par les opérations de refinancement à plus long terme, notamment celles à six mois (2,22 milliards). Ce schéma traduit une difficulté durable des banques à mobiliser des ressources autonomes, conséquence directe de la faiblesse de l’épargne longue, de la concurrence du Trésor sur le marché domestique et de la prudence accrue dans l’octroi du crédit.

Cette situation limite mécaniquement la capacité du système bancaire à jouer pleinement son rôle de financement de l’investissement productif, renforçant un cercle vicieux de croissance molle et de dépendance monétaire.

Politique monétaire : une pause tactique, non un tournant stratégique

Le maintien du taux directeur à 7,50 % confirme que la BCT a atteint un point d’équilibre délicat. La baisse par rapport au niveau de 8 % observé en 2025 traduit une reconnaissance implicite du ralentissement économique, mais ne constitue en aucun cas un signal d’assouplissement.

Le taux du marché monétaire, à 7,46 %, reste strictement arrimé au taux directeur, preuve d’un pilotage efficace du corridor des taux et d’un contrôle opérationnel du marché interbancaire. Toutefois, cette stabilité est davantage le fruit d’une gestion administrative fine que d’un relâchement spontané des tensions.

En réalité, la politique monétaire tunisienne est désormais enfermée dans un trilemme contraignant : soutenir l’activité, préserver le dinar et contenir l’inflation résiduelle. Dans l’état actuel des équilibres externes, toute détente prématurée des taux exposerait immédiatement la monnaie nationale et les réserves en devises.

Finances publiques : un rééquilibrage de trésorerie sans assainissement structurel

L’amélioration du solde du compte courant du Trésor, qui atteint 1,24 milliard de dinars, traduit une meilleure gestion de trésorerie en fin d’exercice, mais ne saurait masquer les fragilités de fond des finances publiques.

La structure de la dette révèle une inflexion stratégique : la réduction massive des bons du Trésor à court terme au profit des Bons du Trésor assimilables témoigne d’une volonté de réduire le risque de refinancement immédiat. Cependant, cette stratégie alourdit le service de la dette à moyen terme, dans un contexte de taux encore élevés.

Autrement dit, le risque de liquidité est partiellement contenu, mais le risque de soutenabilité budgétaire demeure entier, d’autant plus que les marges fiscales restent limitées et socialement sensibles.

Secteur extérieur : des flux réels solides, mais insuffisants pour desserrer la contrainte en devises

Les performances du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent de jouer un rôle central dans la stabilisation macroéconomique. Avec près de 7,9 milliards de dinars de recettes touristiques et 8,47 milliards de dinars de revenus du travail, ces flux constituent un amortisseur essentiel face au déficit commercial structurel.

Toutefois, cette dynamique positive ne suffit pas à inverser la tendance des avoirs nets en devises, qui reculent à 106 jours d’importation. Cette érosion, bien que graduelle, réduit la marge de manœuvre de la BCT et renforce la dépendance à une politique monétaire restrictive.

La Tunisie reste ainsi dans une situation paradoxale : des entrées de devises dynamiques sur certains segments, mais une incapacité structurelle à transformer ces flux en renforcement durable des réserves.

Taux de change : une stabilité administrée, non auto-entretenue

L’évolution du dinar confirme une stabilité relative mais fragile. L’appréciation face à l’euro reflète en partie la composition géographique des flux, tandis que la dépréciation face au dollar souligne la vulnérabilité persistante aux chocs externes.

Cette stabilité repose moins sur des fondamentaux robustes que sur un différentiel de taux d’intérêt élevé, une gestion active de la liquidité et des arbitrages constants de la BCT. Elle demeure donc conditionnelle et réversible, en particulier en cas de choc externe ou de relâchement budgétaire non maîtrisé.

Perspectives 2026 : une année charnière, entre stabilisation défensive et risque d’enlisement

À court terme, la priorité restera clairement orientée vers la préservation des équilibres monétaires et externes, quitte à accepter une croissance modérée et une reprise de l’investissement différée.

À moyen terme, l’année 2026 constitue un point de bascule. Si la stabilisation monétaire actuelle s’accompagne de réformes crédibles – amélioration du climat des affaires, ciblage plus efficace de la dépense publique, relance de l’investissement productif – une détente graduelle des taux pourrait devenir envisageable.

À défaut, la Tunisie risque de s’installer durablement dans un régime de stabilité sans croissance, où la politique monétaire agit comme un mécanisme de défense plutôt que comme un levier de développement.

 

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (30 déc. 2025), données prix Brent / marché pétrolier (30 déc. 2025), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 04. Januar 2026Haupt-Feeds

Football | La Fédération met fin au contrat du staff technique de l’équipe nationale

Von: Yusra NY
04. Januar 2026 um 22:23

La Fédération tunisienne de football a annoncé, dans la soirée de ce dimanche 4 janvier 2026, la fin de sa collaboration avec le staff technique national.

« Le Bureau a décidé de mettre fin à la relation contractuelle à l’amiable avec l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale première. », lit-on dans le court communiqué publié ce soir et qui était fort attendu.

Cette décision concerne l’entraîneur principal ainsi que l’intégralité de ses adjoints et de l’équipe technique et intervient dans un contexte de reconstruction nécessaire après les récentes performances de l’équipe nationale, en particulier lors de la CAN au Maroc, où les Aigles de Carthage sont sortis par la petite porte en 8e de finale.

Y. N.

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Tunisie : La FTF met fin au contrat de l’ensemble du staff national

04. Januar 2026 um 22:05

Dans un communiqué rendu public dimanche soir, la Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé la fin de la relation contractuelle, à l’amiable, avec l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale. Cette décision concerne tout l’encadrement technique, y compris le sélectionneur national Sami Trabelsi. Aucune indication n’a été fournie, dans l’immédiat, concernant le nom du […]

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