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La BIAT réalise un bénéfice net de 385 MDT en 2025

27. März 2026 um 09:06
Le Conseil d’administration de la BIAT, réuni le 25 mars 2026, a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025.
Soumis aux commissaires aux comptes, ces états financiers font ressortir un résultat net individuel de 385,3 millions de dinars (MDT), contre 357,8 MDT au titre de l’exercice précédent, et un résultat net consolidé de 467,1 MDT, contre 379,4 MDT pour l’exercice 2024.
Le Conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le vendredi 24 avril 2026 à 10h au siège social de la banque à Tunis. A cette occasion, il sera proposé, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 6,000 dinars par action, au titre de l’exercice 2025.

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L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

27. März 2026 um 08:58

Les conflits Iran-Israël, englobant le Moyen-Orient et les États-Unis, commencent à prendre la forme d’un affrontement sans fin.  Leur issue reste incertaine. La question clé est de savoir si la guerre au Moyen-Orient s’arrêtera, et à quel prix ?

Pour Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, la réponse n’est pas évidente. Sur sa page Facebook officielle, il observe que le duo Donald Trump et Netanyahou n’a pas réussi, un mois après le début des hostilités, à imposer son plan. De son côté, l’Iran a résisté aux attaques visant ses infrastructures civiles et militaires, et semble désormais chercher à poser ses conditions pour un cessez-le-feu.

Ezzeddine Zayani, photo prise dans les locaux de l’Economiste Maghrebin

En d’autres termes, Donald Trump, engagé dans un conflit rapidement déclenché depuis Tel Aviv, parviendra-t-il à en sortir sans affaiblir sa position ?


Selon lui, “ une issue sera trouvée à cette guerre, mais elle entraînera inévitablement l’émergence d’une grande puissance régionale : l’Iran. Grâce à la réponse ferme du couple américano-israélien, l’Iran a démontré ses capacités militaires, plaçant l’empire perse jusque-là en retrait  au rang des puissances majeures. Contrairement à la Turquie, sollicitée par l’Occident pour des missions régionales en échange de contreparties, l’Iran pourrait jouer un rôle central dans la reconfiguration de la région”, poursuit-il.

Il souligne que les acteurs déterminés inspirent le respect, plus que les discours populistes. Les pays du Golfe devraient réévaluer leurs relations sécuritaires avec l’Iran, malgré leur discrétion sur le sujet.

Avant d’ajouter: “ Ils ne renonceront pas forcément au soutien sécuritaire occidental, notamment américain, mais cette guerre leur a permis de tester son efficacité et de réaliser que l’Occident n’est pas une solution infaillible. Un meilleur traitement des populations chiites dans les pays du Golfe pourrait favoriser de nouvelles relations avec cette puissance iranienne en ascension, facilement touchée par les missiles iraniens.”.

Au-delà des faits actuels, quelle lecture complémentaire peut-on proposer, bien que non définitive ?

Ezzeddine Zayani note que “Israël, malgré les revers subis qui remettent en cause son image d’invincibilité, ne restera pas inactif et pourrait susciter d’autres conflits pour restaurer sa position”. Selon lui, ce pays est associé à une stratégie de tensions récurrentes.

Il ajoute : “À mon sens, Israël ne capitulera pas. Les pays de la région doivent donc renforcer leur coopération et établir une entente pour contrer ces dynamiques. Par ailleurs, le régime iranien devrait assouplir sa politique intérieure. »

Et de conclure : « L’autoritarisme religieux et les mesures répressives ont été exploitées par les adversaires de l’Iran pour le déstabiliser, notamment via des mercenaires recrutés par des services de renseignement étrangers. Cette guerre pourrait-elle marquer un réveil et une prise de conscience pour une région souvent influencée de l’extérieur ? “

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Face aux forages anarchiques, le gouvernement digitalise la gestion

27. März 2026 um 08:48

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer une plateforme électronique dédiée à la gestion des autorisations de forage de puits profonds et à l’exploitation des eaux souterraines.

Présentée à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’administration et dans la transparence de la gestion des ressources hydriques. Le dispositif concerne notamment les puits dépassant 50 mètres de profondeur et vise à simplifier les démarches pour les usagers, en particulier les agriculteurs et les structures liées à l’irrigation.

En clair, la nouvelle plateforme permet de dématérialiser l’ensemble des procédures, entre autres les dépôts des demandes, la transmission des documents et le suivi des dossiers. Les délais d’instruction, auparavant supérieurs à un an, devraient être réduits à 21 jours.

A noter au passage que près de 4 000 demandes sont annuellement déposées. Grâce à une base de données actualisée et à des outils d’analyse, l’administration pourra améliorer la prise de décision, renforcer le contrôle de l’exploitation des nappes et limiter les forages anarchiques, tout en garantissant davantage d’équité et de transparence dans l’accès aux ressources en eau.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et dans le plan de gouvernance et de lutte contre la corruption dans le secteur de l’eau, élaboré avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). En intégrant l’analyse de données et les technologies émergentes, la plateforme vise aussi à anticiper les situations de stress hydrique et à optimiser la gestion des ressources. Cette démarche intervient dans un contexte de sécheresses répétées, de demande croissante en eau et de pressions liées au changement climatique.

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Onze startups deeptech tunisiennes entrent dans le portefeuille de Medin VC

27. März 2026 um 09:01

Un fonds d’investissement tunisien vient de révéler, pour la première fois, l’intégralité de son portefeuille deeptech. Onze startups. Trois continents. Des fondateurs formés au MIT, à Stanford et à l’EPFL. C’est le bilan du Titan Seed Fund I, géré par Medin VC, dévoilé hier soir à la Startup Village de Menzah.

Deux ans et demi de travail discret                             

L’événement a réuni des investisseurs institutionnels, des fonds partenaires de Smart Capital et les fondateurs des startups sélectionnées. «Nous avons été discrets, mais nous avons été très occupés» a affirmé Ghazi Ben Othmane. Deux ans et demi de travail intense, loin des projecteurs, pour construire ce qui se présente aujourd’hui comme l’un des premiers fonds deeptech du continent africain.

L’ambition, a-t-il expliqué, dépasse le cadre du financement. Il s’agit de transformer la Tunisie en hub technologique sur le modèle de Singapour — non pas un pays consommateur ou transformateur de technologie, mais un producteur de propriété intellectuelle de classe mondiale. Un positionnement qu’il a ancré dans le contexte géopolitique du moment: «Ce n’est pas seulement une question d’utiliser la technologie. C’est aussi la maîtriser, la développer et en être propriétaire».

Noomane Fehri aux startups: « Sans vous, il n’y aura pas de fonds». Aux investisseurs ensuite, en soulignant le courage de ceux qui ont cru au projet dès le départ« Mettre deux millions de dinars dans une idée, les gens qui mettent leur retraite et leur argent avec vous — merci».

La souveraineté technologique

Sur le fond, Fehri et Ben Othmane partagent la même conviction, formulée chacun à sa manière. Les secteurs retenus — LifeScience, cybersécurité, intelligence artificielle — ont été identifiés dès 2018, bien avant que la souveraineté numérique ne devienne un sujet de tribune. « Nous croyons profondément à la souveraineté technologique», a affirmé Fehri. Ben Othmane avait posé le même principe en ouverture : les événements géopolitiques actuels, a-t-il dit, « montrent que la souveraineté technologique est importante» — pour les nations de toutes tailles, y compris la Tunisie.

Pour Fehri, cette souveraineté ne se construit pas dans l’isolement. Elle se construit dans les partenariats. Il voit dans les binômes franco-tunisiens et suisso-tunisiens portés par ce fonds une réponse concrète à la concentration des dépendances numériques entre quelques puissances. «Le nord et le sud de la Méditerranée vivront toujours ensemble, quoi qu’on fasse. On ne changera pas la géographie. Donc, on doit trouver une souveraineté commune».

Onze startups, trois secteurs

Le portefeuille couvre trois domaines stratégiques. En intelligence artificielle, Thunders automatise les tests logiciels par des agents pré-entraînés et promet de réduire les coûts de maintenance de 90%. Qubit Engineering développe des algorithmes d’optimisation quantique pour les réseaux énergétiques. Degla orchestre des flottes de drones en langage naturel pour les opérations de recherche et sauvetage. NativeAds.ai réinvente la production publicitaire par l’IA générative, avec un contrôle humain maintenu dans la boucle.

En LifeScience, DigeHealth développe un dispositif portable de surveillance continue de l’activité intestinale par analyse acoustique. BiPER Therapeutics travaille sur une nouvelle classe de molécules anticancéreuses ciblant une protéine clé du stress cellulaire. ABI valorise des découvertes scientifiques en solutions commercialisables via un mécanisme de licence de propriété intellectuelle. Moonlight AI applique la vision par ordinateur aux biopsies liquides pour démocratiser le diagnostic oncologique. Wealthy Technology automatise la documentation réglementaire pour les acteurs pharmaceutiques et medtech, avec des économies annoncées de 75 % sur les coûts et 80 % sur les délais.

En cybersécurité, Pwn & Patch surveille en temps réel des milliards de points de données sur le dark et le deep web. Preemptics simule des attaques réelles pour identifier les failles, en particulier dans les systèmes pilotés par l’IA.

La prochaine étape est déjà tracée. Fehri a annoncé un second fonds en cours de structuration, avec une enveloppe plus importante et l’ambition d’étendre le modèle au Maroc et à l’Algérie.

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La BIAT propose à ses actionnaires un dividende de 6 Tnd par action

27. März 2026 um 08:34

La Banque internationale arabe de Tunisie – BIAT a informé ses actionnaires et le public que son conseil d’administration a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et les a soumis aux commissaires aux comptes.

Les comptes sociaux font ressortir un résultat net de 385,3 MTND, contre 357,8 MTND au titre de l’exercice 2024.

Le résultat net consolidé s’est élevé à 467,1 MTND, contre 379,4 MTND au titre de l’année précédente.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire, qui se tiendra le vendredi 24 avril 2026. Le dividende proposé est de 6 Tnd par action, et ce, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie. La rémunération des actionnaires serait ainsi stable par rapport à l’année précédente.

Le yield, de 3,7% par rapport au cours de la veille, peut paraître moyen mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la première capitalisation boursière et du leader du secteur bancaire. En dépit d’un contexte opérationnel compliqué, l’établissement de crédit est parvenu à améliorer ses bénéfices, prouvant sa capacité à offrir des services à forte valeur ajoutée. Le marché lui accorde une confiance et le rendement du titre de 30,63% depuis le début de l’année en est témoin.

Dans les trois prochaines semaines, et avant l’Assemblée générale ordinaire, il y aura la publication des indicateurs d’activité du premier quart de l’exercice. Ils donneront une première image sur la qualité de l’exercice 2026.

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El Fouladh creuse ses pertes, mais le redressement est possible

27. März 2026 um 08:19

El Fouladh a publié ses comptes relatifs à l’exercice 2024. L’entreprise publique a affiché une nouvelle perte (après modifications comptables) de -69,215 MTND. Ce montant devrait s’ajouter aux résultats reportés de -448,311 MTND. Les fonds propres avant affectation sont déjà à -451,666 MTND.

La société a réalisé un chiffre d’affaires de 113,229 MTND, en baisse de 22,2% en glissement annuel. Cela est expliqué par le repli du prix du fer de 14% depuis fin 2023 et la baisse des ventes de ce produit. Le chiffre d’affaires généré par les ventes des structures métalliques a suivi la même tendance, baissant de 9,1 MTND.

Les charges n’ont pas suivi le même rythme de baisse et se sont établies à 140,553 MTND. En partie, cela est dû à la forte hausse des dotations aux amortissements et aux provisions, qui sont passées de 3,020 MTND fin 2023 à 12,850 MTND fin 2024.

Les charges financières ajoutent une autre couche de difficultés, totalisant 43,062 MTND. À la fin de l’année, El Fouladh affiche des concours bancaires de 308,506 MTND. Pourtant, elle ne parvient pas à rembourser la CNSS (60,9 MTND de principal et des pénalités de 85,1 MTND), la STEG (177 MTND) et AGIL Energy (10,7 MTND). La société est en train de trouver des solutions avec ses créanciers. Elle compte reprendre le paiement des cotisations sociales à partir du premier trimestre 2026 et a signé un accord avec la caisse sociale, lui permettant de payer ses dettes, sans pénalités, sur une période de 7 ans. Avec AGIL Energy, un accord a été finalisé pour payer cet encours mensuellement jusqu’à août 2029, à raison de 0,200 MTND.

El Fouladh compte sur le projet de restructuration, avec la construction d’une nouvelle usine, financée par des fonds étrangers et garantie par l’État. Le potentiel est important, vu les besoins du marché local assurés actuellement par des importations. Théoriquement, c’est l’une des sociétés publiques qui ont le plus de chances de sortir de la situation actuelle.

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Abbas Araghchi, la voix de l’Iran !

27. März 2026 um 08:30

Abbas Araghchi, 63 ans, était connu de longue date dans les cercles diplomatiques occidentaux comme le principal négociateur résistant aux pressions visant à imposer des limites strictes au programme nucléaire iranien. Désormais, alors que la plupart des dirigeants iraniens ont disparu ou ont été tués, il est devenu la voix la plus en vue d’un régime qui refuse de céder à la campagne militaire américano-israélienne. Diplomate de carrière, Araghchi est décrit comme un homme jovial mais avec une face sombre et comme un redoutable négociateur qui mélange le miel et fiel. 

Imed Bahri

Après les frappes qui ont décimé une grande partie des dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie iranienne est devenu la voix influente d’un régime qui adopte une position de défi, affirme Laurence Norman dans le Wall Street Journal.

Lundi 22 mars, le président américain a affirmé que son administration avait entamé des pourparlers avec l’Iran et que Washington reporterait de cinq jours sa menace, lancée samedi soir, de frapper des centrales électriques iraniennes.

Cependant, les médias d’État iraniens ont rapporté lundi que le ministère des Affaires étrangères démentait toute discussion directe avec Washington. Même si la République islamique ne ferme pas la porte à de probables négociations, elle demeure très prudente et méfiante à l’égard d’une administration Trump qui l’a déjà trahie à deux reprises en pleines négociations en juin 2025 et en février 2026.

Araghchi, fidèle du régime depuis de nombreuses années, a publiquement refusé de dialoguer avec les États-Unis lors d’une récente interview accordée à CBS News. Dans une série d’interviews télévisées et de publications sur les réseaux sociaux, il dépeint l’Iran comme une victime déterminée, pleinement capable de répondre à ce qu’il qualifie d’agression israélienne et américaine injustifiée.

Ces derniers jours, Araghchi a menacé d’intensifier le conflit si Israël continue de cibler les infrastructures énergétiques iraniennes. «Tolérance zéro si nos infrastructures sont visées», a-t-il déclaré vendredi sur la plateforme X. La veille, il avait affirmé : «Notre riposte à l’attaque israélienne contre nos infrastructures n’a mobilisé qu’une fraction de notre puissance».

Ambitieux, il vise la présidence

Sa notoriété actuelle pourrait lui permettre de jouer un rôle plus important dans l’avenir de l’Iran. D’après ses proches, il est ambitieux et vise la présidence. Il est également passé maître dans l’art de tisser des liens entre les factions rivales au sein du régime, selon Ali Vaez, directeur du projet ‘Iran’ à l’International Crisis Group. Mais contrairement à Ali Larijani, le responsable de la sécurité iranien assassiné par Israël la semaine dernière, il manque de charisme et ne bénéficie pas d’un soutien politique ou populaire solide.

«Il a toujours été un homme d’exécution, pas quelqu’un qui a l’habitude de formuler des politiques», a déclaré Vaez.

D’anciens responsables américains ayant participé aux négociations avec Araghchi ont indiqué qu’il paraissait généralement professionnel, calme et pragmatique mais qu’il avait aussi un côté sombre. Des responsables américains, européens et du Golfe ont affirmé qu’il proférait parfois des menaces inconsidérées et revenait sur des concessions déjà accordées, ce qui a fait dérailler les progrès vers un accord.

D’un côté, il a su montrer «un côté humain» selon Wendy Sherman -ancienne secrétaire d’État adjointe des États-Unis de 2014 à 2015 qui a dirigé les négociations avec l’Iran en 2015- avec qui il échangeait parfois des photos de leurs petits-enfants mais ses tactiques de négociation impitoyables l’ont poussée aux larmes de frustration lors des dernières heures des pourparlers nucléaires, lorsqu’il a rouvert un point déjà réglé.

Les négociations comme marchandage de bazar

Dans son ouvrage ‘‘Le pouvoir de la négociation’’, Araghchi expose sa conception de la diplomatie, comparant les négociations au marchandage du bazar iranien, où de longs marchandages, étayés par divers arguments, permettent d’obtenir des résultats.

Durant les mois précédant la guerre américano-israélienne, de hauts responsables arabes affirmaient qu’Araghchi oscillait entre ouverture –participant parfois à des dîners amicaux– et menaces voilées, laissant entendre que l’Iran pourrait attaquer ses voisins. Il aurait notamment déclaré à des responsables saoudiens que l’Iran ciblerait les Émirats arabes unis en cas de guerre, un pays avec lequel Riyad entretient un différend notoire. À d’autres occasions, il aurait suggéré que le royaume pourrait également figurer parmi les cibles iraniennes s’il ne faisait pas pression sur Washington pour éviter le conflit, toujours selon ces mêmes responsables. Téhéran a par la suite attaqué les deux pays.

L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, a affirmé qu’Araghchi s’était vanté que l’Iran possédait suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer onze bombes nucléaires et ce, dans le but d’intimider les Américains. Cependant, Araghchi a nié ces allégations, soulignant que les stocks d’uranium enrichi de l’Iran –et le nombre de bombes nucléaires qu’il pourrait théoriquement produire– étaient publics depuis des années.

Face à l’escalade des combats, Araghchi a adopté un ton provocateur concernant les attaques de missiles et de drones contre les pays voisins de l’Iran, tout en reconnaissant son incapacité à les arrêter, selon des responsables arabes.

Dans un entretien accordé à CBS News, il a déclaré : «Nous n’avons pas déclenché cette guerre. Il s’agit d’un acte d’agression injustifié et illégal à notre encontre et nous continuerons à nous défendre autant que nécessaire, aussi longtemps que nécessaire, pour mettre fin à cette guerre de manière à ce qu’elle ne se reproduise plus».

Physique quantique et religion

Né à Téhéran en 1962 dans une famille de marchands de tapis conservateurs et aisés, Araghchi a participé aux manifestations de rue en soutien à la révolution islamique de 1979. Au début des années 1980, il s’est engagé volontairement dans le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant la guerre Iran-Irak, une expérience qui a profondément marqué sa vision du monde. 

«Il a un parcours révolutionnaire et il est très utile au régime actuellement en tant que figure publique aux États-Unis et à l’international», a déclaré Sherman.

En Iran, sa connaissance approfondie du dossier nucléaire a contribué à faire de lui une figure associée aux conservateurs mais il évoluait également aisément au sein des cercles plus modérés qui ont élaboré l’accord nucléaire de 2015 sous la présidence de Barack Obama. C’était une sorte d’alliance de circonstance. Ses liens avec les Gardiens de la révolution ont offert une couverture politique à l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, formé aux États-Unis, et ont permis à ce dernier de rester dans les limites fixées par le Guide suprême Ali Khamenei.

«Il n’appréciait guère les États-Unis, mais il était convaincu qu’il était dans l’intérêt national de l’Iran de parvenir à un accord crédible», a déclaré Richard Nephew, qui a négocié l’accord nucléaire avec Araghchi et a ensuite collaboré avec lui sous la présidence de Joe Biden.

Araghchi a travaillé sur le dossier nucléaire sous trois présidents iraniens, et plus récemment sous Massoud Pezeshkian, entré en fonction en 2024 et qui l’a nommé pour tenir sa promesse de lever les sanctions qui pesaient sur une économie en difficulté.

Bien qu’Araghchi soit convaincu depuis longtemps de la nécessité pour l’Iran de dialoguer avec l’Occident afin d’alléger les sanctions, certains de ses détracteurs estiment qu’il comprend moins bien la politique américaine que des personnalités comme Zarif. Cela a pu entraver les négociations avec l’administration Trump dont la politique étrangère erratique a inquiété même ses alliés.

Araghchi n’a manifesté aucun soutien aux réformes politiques ou sociales en Iran et a publiquement défendu la répression des manifestants par Téhéran.

«Son principal objectif était de lever les sanctions pour améliorer l’économie de la République islamique», a déclaré Enrique Mora, diplomate espagnol qui fut le chef de cabinet de l’ancien haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Joseph Borell et qui mena les négociations pour relancer l’accord nucléaire depuis 2021.

Mora a ajouté qu’Araghchi possède une connaissance approfondie du dossier nucléaire et un esprit brillant et qu’ils ont discuté ensemble de physique quantique et de religion. Mais il a également souligné qu’Araghchi était capable d’utiliser un sarcasme mordant, la colère et les menaces lors des négociations.

«Il peut se montrer impitoyable pour atteindre ses objectifs lors des négociations», a déclaré Mora.

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‘‘Tunisian Vibes’’ | Programme de Jazzit Festival

27. März 2026 um 08:20

Le Jazzit Festival revient pour une deuxième édition, qui se tiendra du 2 au 5 avril 2026, à la Cité de la Culture de Tunis, confirmant ainsi sa place dans le paysage musical tunisien. Lancé par le label Jazzit Records, ce festival dédié au jazz et aux musiques du monde annonce quatre jours de concerts, de rencontres, master classes et de découvertes.

Le festival sera ouvert par une rencontre inédite entre le pianiste espagnol Ignasi Terraza et la chanteuse lituanienne Viktorija Gečytė.

Ignasi Terraza, qui se produira en trio et pour la première fois sur une scène tunisienne, a sorti plus de 60 albums au cours d’une carrière qui l’a amené sur les grandes scènes du monde. Il se produira en trio et accueillera la chanteuse Viktorija Gečytė — une voix feutrée et élégante — pour rendre hommage au légendaire Oscar Peterson, l’un des pianistes les plus prolifiques de l’histoire du jazz dont on fête cette année le centenaire.

Sousse puis Tunis accueilleront, successivement, les 3 et 4 avril, Kayle Schaffer, pianiste, compositeur et chanteur californien. Il présentera son nouvel album ‘‘Tunisian Vibes’’, qui porte la marque d’une relation intime avec notre pays. Il sera accompagné, en special guest, du saxophoniste soprano Pietro Vaiana.

Le mini-festival sera clôturé en beauté, le 5 avril, par Aleph Quintet : ungroupe bruxellois à la croisée des traditions nord-africaines et du jazz contemporain, qui présentera son album ‘‘Hiwar’’, une invitation au métissage des musiques, des cultures et des sensibilités.

Cette édition mettra en lumière les nouvelles voix du jazz tunisien. Aziz Saïed assurera un showcase le dernier jour, incarnant une génération d’artistes qui ancre sa musique dans une identité forte tout en s’ouvrant sur le monde.

Le samedi 4 avril, le saxophoniste belge Pietro Vaiana animera une master class à l’espace Madart, offrant aux jeunes musiciens une rencontre privilégiée pour explorer les sonorités de cet instrument dont l’origine est belge. Une invitation à plonger dans les secrets de son instrument.

Jazzit Studio permettraau public de suivre en ligne des interviews quotidiennes avec les artistes, réalisées depuis les coulisses du festival. Présentées par Hajer Boujemaa, ces interviews seront diffusées en live streaming sur les réseaux sociaux du Jazzit Festival.

Durant ces quatre jours, le Jazzit Festival réunira artistes et publics, tunisiens et internationaux, autour d’une même conviction : la musique est un langage universel d’ouverture, de dialogue, de paix et d’amour.

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Sicile : Une journée consulaire mobile pour les Tunisiens le 5 avril

Von: D .
27. März 2026 um 08:45

Lire plus tard Le consulat de Tunisie à Palerme a annoncé l’organisation d’une journée consulaire mobile destinée aux membres de la communauté tunisienne résidant en Sicile, afin de faciliter l’accès aux services consulaires. Cet événement aura lieu le dimanche 5 avril 2026 à partir de 10h00, dans la ville de Santa Croce Camerina, province de […]

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Ormuz : le pari risqué d’Abou Dhabi face à l’Iran

Von: balkis T
27. März 2026 um 08:06

Lire plus tardIl y a des pays qui parlent fort quand ils se sentent protégés. Et il y en a d’autres qui, au contraire, choisissent d’avancer alors même qu’ils savent leur propre vulnérabilité. C’est ce qui rend la position actuelle des Émirats arabes unis si importante. Selon Reuters, qui cite le Financial Times, Abou Dhabi […]

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Teboursouk | Dommages causés par une fuite d’essence dans une station-service Shell

27. März 2026 um 07:43

Le département ‘Justice environnementale et climatique’ du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a publié un communiqué concernant une fuite d’essence qui perdure depuis des années à la station-service Shell de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, à proximité de zones résidentielles, causant des dommages importants aux habitants du quartier Zayatine 1. «Cet incident constitue une violation flagrante des droits environnementaux et sanitaires», souligne le FTDES.

Selon l’organisation, cette fuite cause des dégâts importants et continus, principalement la contamination de l’eau des puits dont les habitants dépendent pour leur consommation quotidienne. Le goût et l’odeur de l’eau ont sensiblement changé, la rendant impropre à la consommation et menaçant la santé des habitants, notamment compte tenu des risques connus de ces substances pour les systèmes respiratoire et cutané.

Des fissures ont également été constatées dans les murs de certaines maisons, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité de fuites supplémentaires mettant en danger la sécurité des habitants, la situation risquant de s’aggraver si elle perdure, indique le FTDES, ajoutant que, «malgré les signalements répétés des parties concernées aux autorités locales et régionales, le dépôt de plaintes auprès des instances nationales compétentes et la documentation des dommages par des inspections de terrain et des analyses en laboratoire confirmant la présence d’une pollution réelle, l’absence d’intervention efficace soulève de sérieuses questions quant au respect de la législation en vigueur et à la protection des droits des citoyens en matière d’environnement et de santé», souligne le FTDES.

«Plus alarmant encore est le maintien de l’exploitation de la station par son propriétaire, sans aucune action en justice pour stopper la fuite ou en atténuer les conséquences, notamment après l’annulation, sous la pression, d’une décision de justice ordonnant l’arrêt des activités de la station», rapporte l’organisation qui condamne «la perpétuation d’une politique d’impunité au profit des pollueurs» et souligne «l’urgence de fournir aux résidents des sources alternatives d’eau potable afin d’éviter le risque existant de contamination de l’eau des puits.»

I. B.

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‘‘Saicha, mère à 11 ans’’ | Une enfance volée

27. März 2026 um 07:40

Saicha n’avait que onze ans lorsque la société décida pour elle. Le mariage forcé, imposé par sa famille et validé par des traditions immuables, transforma brutalement son univers d’enfant en monde d’adulte. Dans ‘‘Mère à 11 ans’’ (Éditions Ilimi, Cameroun, décembre 2025), Chatou Saidou raconte cette bascule avec une justesse crue : «Je ne savais pas encore marcher dans mes propres rêves que l’on me disait déjà comment tenir un berceau». Chaque phrase résonne comme un cri silencieux, témoignage d’une vie que la fillette n’a pas choisie.

Djamal Guettala

Le roman plonge le lecteur au cœur des contradictions de Saicha : l’émerveillement d’une enfance à peine entamée et la brutalité d’une société qui nie ce droit à l’innocence.

L’autrice ne se contente pas de narrer ; elle fait ressentir : la peur, la solitude, l’angoisse de devoir grandir plus vite que le temps ne le permet. «Mes poupées ont été mes premières compagnes et mes premiers souvenirs de liberté», écrit-elle, un passage où la nostalgie de l’enfance perdue se mêle à l’injustice du monde adulte.

Le contexte culturel et social que Chatou Saidou décrit est lui aussi frappant : familles soumises à la pression communautaire, traditions imposant la précocité de la maternité, et invisibilité de l’enfant dans ces décisions.

L’autrice souligne les contradictions : l’amour familial existe, mais il coexiste avec des pratiques qui brisent la vie des plus jeunes. La violence n’est pas toujours visible, elle est subtile, dans les mots, dans les gestes, dans ce silence collectif qui accepte l’inacceptable.

Le poids de la maternité précoce

Le mariage forcé devient le pivot du récit, la pierre angulaire d’une vie que Saicha n’a pas choisie. Très vite, la fillette se retrouve confrontée à la maternité, une responsabilité écrasante : «Mon corps n’était qu’un terrain prêt à recevoir l’inattendu, et pourtant, j’ai tenu. Pour moi, pour ce bébé que je n’avais pas demandé, pour cette vie que l’on m’avait volée». Chaque étape du quotidien est un défi : changer les couches, apprendre à nourrir un enfant, gérer les nuits sans repos, tout en continuant à naviguer dans le monde des adultes.

Le roman décrit aussi la perception de la société : le regard des voisins, les jugements implicites, l’indifférence de certains adultes. Saicha devient un symbole involontaire de la précarité des droits des enfants dans certains contextes : sa voix révèle une réalité douloureuse que beaucoup préfèrent ignorer. La fillette, désormais mère, doit composer avec un corps et un esprit en formation, trouvant des ressources insoupçonnées pour survivre.

Au-delà du récit personnel, le livre expose une problématique universelle : combien d’enfants chaque année sont confrontés à ces mariages et voient leur innocence s’éteindre avant même d’avoir commencé à vivre ?

Chatou Saidou signe ici un document nécessaire, un miroir social qui interpelle : «On m’a appris à être forte avant même de savoir qui j’étais». Ce constat résonne bien au-delà des frontières du Cameroun ou de l’Afrique, il touche à l’essence même de la protection de l’enfance et du droit à la liberté.

Résilience et quête d’identité

Malgré la douleur, Saicha incarne la résilience. Chaque épreuve devient un enseignement, chaque larme un pas vers la reconstruction. Chatou Saidou laisse transparaître une force tranquille : «Même lorsque mes mains tremblaient sur le berceau, mon cœur savait qu’il devait apprendre à se relever». Le roman ne se limite pas à la tragédie ; il explore la capacité de l’esprit humain à survivre, à chercher des fragments de liberté et de dignité là où tout semble perdu.

La narration, sobre et percutante, alterne passages descriptifs et introspections intimes. Les extraits bouleversants s’enchaînent : la peur de Saicha lorsqu’elle entend les adultes parler de sa future vie ; son étonnement face à l’amour inattendu d’une communauté qui tente de la soutenir ; sa tentative de trouver des repères dans un monde qu’elle découvre malgré elle. On sent, page après page, que le roman est aussi un appel à la vigilance collective, un rappel que l’enfance est un bien commun qui doit être protégé.

La lumière fragile de l’espoir

L’écriture de Chatou Saidou est à la fois douce et implacable : elle décrit la violence sans la glorifier, elle raconte la souffrance sans sombrer dans le pathos. Cette maîtrise stylistique permet au lecteur de ressentir la gravité des événements tout en gardant une lueur d’espoir : la force de Saicha, sa capacité à survivre et à se reconstruire, devient un modèle, une leçon de courage et de dignité.

‘‘Mère à 11 ans’’ n’est pas seulement un récit : c’est un témoignage vivant, un cri, une réflexion sur les enfants sacrifiés par des traditions aveugles. À travers Saicha, le lecteur découvre une réalité souvent tue : celle des mariages forcés et de la maternité précoce. Chatou Saidou réussit à rendre tangible ce que beaucoup préfèrent ignorer. Le livre bouleverse, interpelle et laisse une empreinte durable : celle d’une voix qui refuse de se taire, celle d’une fillette devenue mère avant l’âge et qui, malgré tout, survit dans la lumière fragile de l’espoir.

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TN Live – Guerre au Moyen-Orient | Jour 28 de la guerre, frappes intensifiées et incertitudes sur une issue diplomatique

Von: balkis T
27. März 2026 um 07:31

Lire plus tardAu 28e jour de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, les opérations militaires se poursuivent à un rythme soutenu, malgré l’annonce par Donald Trump d’un report de dix jours des frappes visant les installations énergétiques iraniennes, officiellement jusqu’au 6 avril. En parallèle, les signaux envoyés par Washington restent ambigus : […]

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