Le nom de Zeineb vient s’ajouter à la liste de plus en plus longue des femmes victimes de violences en Tunisie : Mère de deux enfants, elle a été poignardée à mort par son mari à leur domicile, à Tebourba (gouvernorat de la Manouba).
« Le motif de l’altercation ? L’achat du sacrifice de l’Aïd ! Ce drame n’est pas un fait divers isolé, mais il s’inscrit dans une mécanique de violence systémique ciblant les femmes au sein de la sphère privée », déplore Aswat Nissa.
« Alors que le foyer devrait être un sanctuaire de sécurité, il se transforme, sous le poids des normes sociales et de l’impunité, en un lieu de danger mortel », indique encore la même source. Cette dernière estime que le meurtre de Zeineb illustre la manière dont les tensions économiques — ici les frais de l’Aïd — servent aussi de déclencheur à une violence masculine.
Au-delà de l’émotion, les organisations féministes et les défenseurs des droits humains insistent sur une terminologie précise : ceci est un féminicide.
« Nommer ces crimes est un devoir politique et féministe. Ce n’est pas un « crime d’honneur » ou un « drame passionnel », c’est le meurtre d’une femme parce qu’elle est femme, dans un système qui lui refuse l’autonomie et la vie. »
La même source appelle, par ailleurs, à une révision urgente des politiques de sécurité pour les femmes et à une prise de conscience collective.
Y. N.
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