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Heute — 11. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie l Pluies et baisse des températures à partir de dimanche

11. April 2026 um 12:59

Le beau temps n’aura duré que quelques jours, puisque l’Institut national de météorologie (INM) annonce pour demain, dimanche 12 avril 2026, un retour des pluies et des vents accompagnés d’une baisse des températures pendant plusieurs jours.

Les averses seront éparses dans les régions de l’ouest. Elles s’étendront progressivement vers le nord dans l’après-midi et seront parfois orageuses et localement fortes, avec des cumuls de 20 à 40 millimètres, accompagnées de grêle localisée et de vents violents lors des orages.

Les vents seront également forts, atteignant jusqu’à 70 km/h dans les régions du centre et du sud, provoquant des tempêtes de sable et de poussière localisées.

La pluie se poursuivra le lundi 13 avril dans les régions du nord et du centre, devenant parfois orageuse et forte en fin d’après-midi et durant la nuit.

Le mardi 14 avril, la pluie s’étendra localement vers le sud, accompagnée d’une baisse progressive des températures.

I. B.

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Les volets de la réforme des caisses de sécurité sociale en Tunisie

11. April 2026 um 12:07

Le système de protection sociale tunisien traverse une crise structurelle profonde, avec un déficit cumulé de la CNRPS (retraite secteur public) et de la CNSS (secteur privé) dépassant 2,5 milliards de dinars fin 2025. Ces difficultés sont alimentées par le vieillissement démographique, la baisse du ratio actifs/retraités (tombé à 3,8:1 en moyenne), l’économie informelle et la hausse des pensions. La réforme de ce système portera sur plusieurs volets, indiqué l’expert en sécurité sociale Hedi Dahmen, lors de son intervention ce samedi 11 avril 2026 dans sur Diwan FM. (Photo: Visite du président Saïed à l’hôpital Rabta en septembre 2022).

Il est important de commencer par une réforme globale du cadre législatif, qui ne répond plus aux besoins de la société ni à l’émergence de nouveaux métiers, a estimé l’expert, en insistant sur la réforme, également, de l’organisation administrative des caisses sociales (retraite et sécurité sociale), jugée obsolète et ne répondant plus aux besoins actuels en matière de gouvernance, de transparence et de saine gestion des ressources financières et humaines.

M. Dahmen a proposé, dans ce contexte, la création d’une caisse de retraite centrale, les pensions étant la fonction première de la sécurité sociale en général, ainsi que d’une caisse de recouvrement centrale regroupant les secteurs public et privé, et d’une autre caisse centrale pour la logistique et les services publics.

L’expert a, par ailleurs, souligné que la création de ces caisses implique le retrait de tous les services non liés à la sécurité sociale aux caisses de sécurité sociale existantes (CNRPS et CNSS), tels que les prêts sociaux, les prêts étudiants, les pensions alimentaires et les services immobiliers et financiers.

«Ces services alourdissaient les caisses sociales et les détournent de leur mission principale, qui est le versement des pensions et la prestation de services sociaux», a-t-il justifié, en rappelant que l’une des raisons des déficits des caisses sociales est que leurs engagements financiers dépassent leurs recettes.

I. B.

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Bonne nouvelle pour les Tunisiens : le Canada change une règle clé du visa familial

11. April 2026 um 12:52

Le Canada a introduit une réforme importante du programme du Super Visa destiné aux parents et grands-parents de citoyens et résidents permanents, avec de nouvelles règles d’éligibilité qui entrent en vigueur le 31 mars 2026. Cette mesure vise à faciliter le regroupement familial en assouplissant les conditions financières exigées pour les sponsors, tout en maintenant […]

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Réserves faibles, dette élevée, risques énergétiques : un économiste appelle à un accord avec le FMI

11. April 2026 um 12:48

L’économiste Larbi Benbouhali a publié une nouvelle analyse sur sa page officielle Facebook dans laquelle il alerte sur la vulnérabilité financière de la Tunisie face à un environnement international qu’il décrit comme particulièrement instable, marqué notamment par les tensions géopolitiques et leurs répercussions potentielles sur les marchés énergétiques mondiaux. Dans ce texte dense, il interroge […]

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Tunisie : 5e en Afrique dans l’évaluation 2025 du climat des affaires par la Banque mondiale

11. April 2026 um 12:36

La Tunisie occupe la cinquième place sur dix pays africains évalués dans le rapport “Business Ready 2025” de la Banque mondiale, avec un score global d’environ 52,7 points sur 100, inférieur à la moyenne mondiale. Ce classement place le pays dans une position intermédiaire, traduisant à la fois des acquis structurels importants et des défis […]

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Tunisie : un e-visa à 10 dollars pour les touristes fait débat

11. April 2026 um 12:30

L’idée d’introduire un visa électronique (e-visa) pour les touristes étrangers, notamment européens, relance le débat en Tunisie sur la politique d’accès au territoire et la valorisation de la destination touristique. Le politologue, consultant et homme d’affaires tunisien Sami Jallouli plaide pour la mise en place d’un e-visa payant pour les visiteurs étrangers actuellement exemptés de […]

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Où suivre en direct USM Alger – OC Safi aujourd’hui ?

11. April 2026 um 12:21

La demi-finale aller de la Coupe de la Confédération de la CAF met aux prises, ce samedi à 17h00, l’USM Alger à l’Olympic Club de Safi (OC Safi), au stade du 5 Juillet à Alger. Cette confrontation 100 % maghrébine s’annonce disputée entre deux équipes ambitieuses, engagées dans la course à une place en finale […]

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Iran : blessé et absent, le guide suprême Mojtaba Khamenei au cœur des spéculations

11. April 2026 um 12:18

Alors que le flou persiste autour de l’état de santé du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, qui n’est pas apparu en public depuis sa désignation le mois dernier pour succéder à son père, trois sources proches de son cercle restreint ont révélé qu’il se remet toujours de graves blessures au visage et à la […]

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Demi-finale CAF : où suivre AS FAR – RS Berkane en live TV ?

11. April 2026 um 12:16

La demi-finale aller de la Ligue des Champions de la CAF met aux prises, ce samedi à 20h00, l’AS FAR à la RS Berkane, dans un choc 100 % marocain disputé au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat. Cette affiche très attendue oppose deux formations ambitieuses, engagées dans la course au titre continental, dans une […]

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Coopération tuniso-finlandaise : échanges à Helsinki sur la restitution des fonds spoliés et détournés

11. April 2026 um 12:03

L’ambassadrice de la République tunisienne en Finlande, Nabiha Hajjaji, a tenu vendredi une séance de travail avec le Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement finlandais, Johannes Koskinen, dans le cadre du renforcement des échanges et de la coopération parlementaire entre la Tunisie et la Finlande. Les deux parties ont discuté de plusieurs […]

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Transport aérien : l’Europe menacée de pénurie de kérosène sans Ormuz

11. April 2026 um 12:33

L’Europe pourrait faire face à des pénuries de kérosène si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert dans les trois prochaines semaines, selon l’Airports Council International (ACI Europe).

ACI Europe a adressé, vendredi 10 avril, une lettre à la Commission européenne concernant les questions énergétiques et touristiques, faisant état de « préoccupations croissantes » parmi ses membres quant à la disponibilité du carburant d’aviation. « Une pénurie d’approvisionnement perturberait gravement les opérations aéroportuaires et la connectivité aérienne, avec un risque de répercussions économiques importantes pour les communautés locales et pour l’Europe dans son ensemble », a déclaré le directeur général de l’ACI Europe, Olivier Jankovec. « À ce stade, nous estimons que si le détroit d’Ormuz n’est pas entièrement rouvert dans les trois semaines, une pénurie systémique de carburant d’aviation dans l’UE est désormais très probable ».

Il faut souligner que le Golfe est une source essentielle de carburant d’aviation, couvrant environ 50 % des importations européennes. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà réduit leurs vols et augmenté le prix des billets en raison des inquiétudes liées à d’éventuelles pénuries de carburant. En effet, le prix de référence du kérosène en Europe a dernièrement atteint un niveau record, s’établissant à 1 838 dollars (1 387 livres sterling) la tonne, contre 831 dollars avant le début du conflit.

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Hatem Salah : « L’absence de revue du FMI n’a pas constitué un verrou financier »

11. April 2026 um 12:00

Alors que les négociations entre la Tunisie et le FMI sont suspendues depuis 2022, et que le pays participera aux Réunions du printemps de la BM et du FMI du 13 au 18 avril 2026 à Washington, à travers une délégation conduite par le ministre de l’Économie et de la Planification et le gouverneur de la Banque centrale (BCT), l’économiste Pr Hatem Salah, Université Manouba, ESC Tunis, Labo ThÉMA, livre, dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, une analyse rigoureuse et nuancée. Si le Fonds demeure un signal de crédibilité internationale, son absence n’a pas constitué le verrou financier redouté, assure-t-il. Et au passage, il appelle à repenser les termes d’une relation plus équilibrée, entre réforme des conditionnalités du FMI et appropriation nationale des ajustements structurels.

La Tunisie a-t-elle encore besoin du FMI ? Hatem Salah répond par une nuance de fond : oui, le Fonds demeure un partenaire important, mais il n’est ni exclusif ni indispensable à court terme pour la survie financière du pays. L’expérience récente, affirme-t-il, le démontre avec éloquence. A la suspension des négociations avec le FMI en 2022, nombre d’observateurs anticipaient un assèchement brutal des financements extérieurs. Les faits ont largement démenti ces prévisions, dit-il. La Tunisie est en effet parvenue à mobiliser des ressources substantielles en dehors de tout programme formel avec le Fonds.

Il cite à ce titre la Banque africaine de développement (BAD), qui a accordé environ 178 millions de dollars au pays en 2023, avant d’approuver, le 26 janvier 2026, un financement de 110 millions de dollars en faveur du Groupe chimique tunisien (GCT), illustrant, selon lui, la confiance maintenue des bailleurs multilatéraux malgré l’absence de garantie implicite du FMI.

Pour sa part, la Banque mondiale ne s’est nullement désengagée, tient-il à le rappeler : elle a mobilisé 430 millions de dollars en 2025 au profit de la transition énergétique, et plus de 330 millions de dollars supplémentaires en 2026, destinés aux secteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’emploi régional.

Idem pour la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a signé, en 2024, 415 millions d’euros de nouveaux financements en Tunisie, couvrant notamment le corridor routier Sfax-Kasserine (210 millions d’euros), les PME et les entreprises de taille intermédiaire (170 millions d’euros), ainsi que l’éducation et la transition énergétique.

 

Idem pour la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a signé, en 2024, 415 millions d’euros de nouveaux financements en Tunisie, couvrant notamment le corridor routier Sfax-Kasserine (210 millions d’euros),..

 

Pour Hatem Salah, ces chiffres établissent clairement que l’absence de revue du FMI n’a pas constitué un verrou financier. Mais il se garde d’en tirer une conclusion hâtive : cela ne signifie nullement que le Fonds soit devenu inutile, mais plutôt que son rôle mérite d’être repensé et repositionné. Le FMI demeure, à ses yeux, un signal de crédibilité internationale et un partenaire technique de premier plan.

Il inscrit cette flexibilité dans un contexte politique qu’il juge déterminant : les partenaires clés de la Tunisie, notamment européens, semblent avoir opté pour un accompagnement pragmatique, conscients des risques qu’aurait fait peser une déstabilisation supplémentaire, non seulement sur le pays lui-même, mais sur la stabilité régionale et les équilibres migratoires en Méditerranée.

Les conditionnalités du FMI en question 

Cette situation, estime-t-il, appelle une réflexion plus large sur le modèle d’affaires du FMI. Ses relations avec les pays du Sud global ne peuvent plus reposer sur des prescriptions standardisées ni sur des conditionnalités perçues comme des diktats. Les trajectoires économiques doivent être différenciées, les modèles sociaux ne pouvant être traités comme interchangeables, et une réforme aboutie suppose un cadre de coopération respectueux des réalités nationales, construit dans un esprit de coresponsabilité plutôt que de tutelle.

 

Reporter indéfiniment les réformes structurelles au nom d’une stabilité apparente revient à en transférer les coûts aux générations futures. La souveraineté économique réelle, consiste à conduire soi-même les ajustements nécessaires selon son propre calendrier, et non à les subir sous contrainte.

 

Mais Hatem Salah appelle simultanément à une autocritique lucide. Cette exigence adressée au FMI doit aller de pair avec plus de courage politique de la part des États membres, dont la Tunisie : reporter indéfiniment les réformes structurelles au nom d’une stabilité apparente revient, selon lui, à en transférer les coûts aux générations futures. La souveraineté économique réelle, insiste-t-il, consiste à conduire soi-même les ajustements nécessaires selon son propre calendrier, et non à les subir sous contrainte. Dans un contexte international marqué par le retour des pressions unilatérales, l’appropriation nationale des trajectoires de réforme apparaît alors, à ses yeux, comme une condition essentielle de résilience.

Les Réunions de printemps 2026, une opportunité de repositionnement stratégique pour la Tunisie

C’est dans cet esprit que Hatem Salah envisage les Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale d’avril 2026 comme une opportunité de repositionnement stratégique pour la Tunisie, une dynamique de continuité plutôt que de rupture. La participation du ministre de l’Économie et du gouverneur de la Banque centrale s’inscrirait, selon lui, dans cette logique : maintenir ouverts les canaux de dialogue, sans relancer mécaniquement un programme classique ni acter une rupture, mais explorer les contours d’un cadre de coopération plus souple, mieux aligné sur les priorités économiques et sociales du pays.

Il souligne que les perspectives apparaissent d’autant plus crédibles que la Tunisie a prouvé sa capacité à mobiliser des financements extérieurs sans la garantie implicite du Fonds. Le rôle de l’Union européenne, et de pays comme l’Italie et la France, a été, à cet égard, déterminant : il ne s’agissait pas seulement, estime-t-il, de soutenir des projets spécifiques, mais bien d’éviter la déstabilisation économique et sociale d’un pays de taille modeste, mais à forte valeur géopolitique.

 

La participation du ministre de l’Économie et du gouverneur de la Banque centrale aux Réunions du printemps de la BM et du FMI s’inscrirait dans cette logique : maintenir ouverts les canaux de dialogue, sans relancer mécaniquement un programme classique ni acter une rupture, mais explorer les contours d’un cadre de coopération plus souple, mieux aligné sur les priorités économiques et sociales du pays.

 

Les Réunions de printemps offrent ainsi à la Tunisie l’occasion de défendre une approche fondée sur trois axes complémentaires, selon lui : un partenariat rénové avec le FMI ; un dialogue reposant sur la crédibilité et la progressivité des réformes ; une articulation intelligente entre financement, réforme économique et préservation du modèle social.

L’enjeu central, conclut Hatem Salah, n’est donc pas un simple retour au FMI, mais la redéfinition des termes d’une relation plus équilibrée. Un Fonds davantage attentif aux contraintes nationales, et des autorités tunisiennes pleinement engagées dans les réformes nécessaires : telles sont, à ses yeux, les deux faces d’une même équation, celle de la voie de la raison, qui exclut à la fois la dépendance et l’isolement au profit d’un partenariat exigeant et responsable.

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Négociations de marchand de tapis ?

11. April 2026 um 10:48

Après un cessez-le-feu fragile, des discussions cruciales s’ouvrent, ce samedi 11 avril, à Islamabad, au Pakistan, sous haute sécurité. Et ce, sur fond de désaccords notamment sur la proposition en 10 points présentée par Téhéran ; laquelle est considérée par Donald Trump comme une « base viable » pour les négociations.

 

C’est finalement à Islamabad, une ville d’un million d’habitants avec les contreforts de l’Himalaya en décor, que doivent débuter ce samedi 11 avril les discussions sur un plan de paix pour mettre fin à la guerre en Iran. Pourquoi le Pakistan ?

Grand voisin de l’Iran, doté de l’arme nucléaire, ce géant asiatique de 259 millions d’habitants s’est progressivement imposé comme un médiateur incontournable dans ce dossier. Une position qu’il doit à sa capacité rare à dialoguer avec tous les protagonistes, y compris les Chinois et les Iraniens, dont il défend les intérêts à Washington depuis plusieurs années.

Un faucon à la tête de la délégation iranienne

Pourtant, Téhéran a exigé une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute négociation de paix avec les États-Unis. Une manière de jeter le doute sur la tenue de ces pourparlers avant l’arrivée jeudi soir de la délégation iranienne dans la capitale pakistanaise. Laquelle est dirigée par Mohammad Bagher Ghalibaf, actuel président du Parlement iranien, et présenté comme le «nouvel homme fort» du régime des mollahs. Ce général des Gardiens de la Révolution a été maire de Téhéran pendant onze ans, et s’était présenté aux élections présidentielles de 2005 et 2024, sans succès.

Il est flanqué du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, un diplomate de carrière, ancien ambassadeur en Estonie, en Finlande et au Japon. Nommé ministre fin août 2024, il avait participé à l’élaboration, puis la mise en place, de l’“accord de Vienne sur le nucléaire“ signé en 2015 puis dénoncé par Donald Trump.

J.D. Vance, l’homme de la situation ?

En face, la délégation américaine est menée par le vice-président américain, J.D. Vance, qui s’est vu confier par Donald Trump une mission presque impossible : traiter à la fois la question urgente de la réouverture du détroit d’Ormuz, dont la fermeture par l’Iran perturbe l’économie mondiale, mais aussi trouver un compromis sur celle du nucléaire et de ses programmes d’armement.

Or, l’ancien sénateur de l’Ohio va jouer gros, très gros dans les discussions avec les redoutables négociateurs iraniens, tant pour sa crédibilité personnelle que pour les intérêts de Washington.

Connu pour s’être opposé à une intervention militaire en Iran, il apparaît, aux yeux de Téhéran, comme moins aligné sur Israël que certains membres de l’administration. À ses côtés, figurent l’inévitable Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et Steve Witkoff, homme d’affaires et proche du président américain. Pour mieux le surveiller, disent les mauvaises langues.

« Comme l’a dit le président des États-Unis, si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main, mais s’ils tentent de se jouer de nous, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive », a-t-il averti vendredi avant d’embarquer à bord d’Air Force Two en direction du Pakistan.

Nœud gordien

Reste à savoir sur quelle base négocier. Là encore, entre la proposition en 15 points que Washington avait soumise à Téhéran, le plan iranien en 10 points et les déclarations contradictoires de Donald Trump, le flou est total.

Car dans son plan de dix points, Téhéran demande la fin des frappes de la coalition israélo-américaine en Iran, l’arrêt des bombardements de Tsahal contre son allié libanais du Hezbollah, et la fin des sanctions imposées par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne qui interdisent notamment le commerce avec Téhéran.

En échange, le blocus de facto du détroit d’Ormuz serait levé. Mais chaque navire y transitant se verrait imposer une taxe, soit jusqu’à 2 millions de dollars par passage. Et ce, afin de reconstruire les infrastructures détruites par la coalition. «Ce n’est pas suffisant. Mais c’est un pas très important», a commenté Donald Trump lundi dont l’administration exige dans son plan de 15 points le démantèlement des capacités nucléaires de l’Iran, ainsi que le renoncement à obtenir l’arme nucléaire.

Son stock d’uranium – estimé à 400 kg – devrait être détruit. Téhéran devrait également renoncer à soutenir ses alliés – souvent qualifiés de proxys -, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza. Le détroit d’Ormuz serait déclaré «zone maritime libre» et serait rouvert.

En échange, le président américain propose la levée totale des sanctions et, fait notable, la suppression du mécanisme de rétablissement automatique des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU. De plus, l’Iran, s’il acceptait ces conditions, pourrait obtenir un soutien à son programme nucléaire civil. Des divergences qui semblent insurmontables, à moins d’un miracle.

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