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Coupe de la CAF : le CS Sfaxien qualifié pour la phase de groupes, l’ES Zarzis éliminée

24. Oktober 2026 um 20:26

Le Club sportif sfaxien (CSS) s’est qualifié, samedi soir, pour la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), après sa victoire face à l’Académie Amadou Diallo de Côte d’Ivoire sur le score de 1-0, en match retour du deuxième tour préliminaire, disputé au stade Taïeb-Mhiri de Sfax. L’unique but […]

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Foot-Ligue des champions (2e tour préliminaire retour) EST-AL Swehly (1-0, 3-1 a.t.b) : L’EST arrache sa 24e qualification en phase de poules aux tirs au but

24. Oktober 2026 um 19:53

L’Espérance sportive de Tunis a validé son billet pour la phase de poules de la Ligue des champions d’Afrique pour la 24e fois de son histoire, samedi au stade Hamadi Agrébi de Radès. En réalisant une courte victoire (1-0) lors de ce deuxième tour préliminaire retour, après avoir concédé la défaite en Libye (0-1), les […]

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Production d’olives et de dattes : Des priorités pour l’autosuffisance alimentaire

24. Oktober 2026 um 19:15

Comme il l’a affirmé à maintes reprises, le Président de la République vient de réitérer, en recevant mercredi le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche, que l’agriculture représente un pilier fondamental de la dynamique socioéconomique, en général, et de la sécurité nationale et de la souveraineté de la Tunisie, en particulier, […]

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D’Istanbul à Bodrum : un voyage envoûtant au cœur d’une Turquie aux mille visages

24. Oktober 2026 um 17:48

S’étendant sur 780 000 km², peuplé de 85 millions d’âmes, à cheval entre l’Europe et l’Asie, la Turquie est un pays où la diversité et les paradoxes des cultures orientale et occidentale se marient avec une parfaite harmonie et où le passé et le présent s’entrelacent sans fausse note. Rien ne symbolise mieux cette dynamique […]

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Météo : des pluies orageuses attendues ce soir dans ces régions

24. Oktober 2026 um 17:39

Le temps sera marqué, dans la nuit de samedi, par des passages nuageux sur la plupart des régions, parfois denses, avec des cellules orageuses locales accompagnées de pluies dans l’extrême nord et le Sud-Est en début de nuit, selon les dernières actualisations de l’Institut national de la météorologie (INM). Le vent soufflera du secteur nord […]

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Tunisie : 43 % des ingénieurs inscrits à l’OIT sont des femmes

Von: R. I
24. Oktober 2026 um 17:35

Le taux des ingénieurs inscrits à l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) et sans emploi avoisine les 23 %, tandis que les femmes représentent 43 % des plus de 100 000 ingénieurs inscrits, a indiqué samedi 24 octobre 2026 le doyen de l’Ordre, Mohsen Gharsi. S’exprimant en marge de la manifestation “Ingénieurs créatifs”, organisée sous le […]

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Dhiaeddine Maknine : une voix jeune au service du malouf

Von: M. B
24. Oktober 2026 um 17:16

À 21 ans seulement, le chanteur et multi‑instrumentiste Dhiaeddine Maknine s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses du patrimoine musical tunisien. Entre distinctions nationales, engagements pédagogiques et une prestation triomphale à Bizerte, il incarne une génération qui conjugue fidélité et renouvellement. Un parcours précoce et prometteur Né le 12 novembre 2005 à Bizerte, Dhiaeddine […]

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Italie : les Tunisiennes dans le top 5 des nationalités féminines bénéficiaires de titres de séjour pour le travail

24. Oktober 2026 um 17:15

Avec 616 nouveaux titres de séjour délivrés pour motif professionnel en 2025, les Tunisiennes se classent au cinquième rang des nationalités féminines bénéficiaires en Italie. Les ressortissants tunisiens occupent, quant à eux, la troisième place pour les titres liés au travail, avec 5 612 documents délivrés, tandis que les autorisations pour études ont progressé de […]

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Francophonie : Sonia M’Barek nommée au Conseil économique et social de l’AUF

Von: S. R
24. Oktober 2026 um 17:07

La Tunisienne Sonia M’Barek a annoncé, samedi 24 octobre 2026, sa nomination en tant que membre du Conseil économique et social (CES) de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), en qualité de représentante de la région Afrique du Nord. Elle a également indiqué qu’elle assurera la vice-présidence de la Commission régionale d’experts économiques et scientifiques […]

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Sécurité hydrique : La SONEDE dévoile son plan pluriannuel de transition énergétique et ses mesures d’urgence pour l’été 2027

24. Oktober 2026 um 16:54

Une stratégie pluriannuelle dédiée à la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable a été élaborée par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) afin de faire face au stress hydrique chronique et aux impacts des changements climatiques. Ce document cadre a été rendu public par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques […]

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Le poème du dimanche | ‘‘Ceci n’est pas un poème’’ de Arwa Ben Dhia

25. Oktober 2026 um 07:31

Arwa Ben Dhia est docteure en électronique, ingénieure brevets et autrice tunisienne polyglotte, elle a publié plusieurs recueils de poésie.

Née en Tunisie en 1986 et installée en France depuis 2009, elle a remporté plusieurs prix littéraires.

Traductrice, elle a dirigé une anthologie poétique, ‘‘Nos muses les murs’’, Ed. Mindset, 2025.

Honorée par la distinction d’Ambassadrice de la Paiix, attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP).

Tahar Bekri

Aucune image.

Ceci n’est pas un poème.

Ni rime, ni prosodie.

Ceci n’est pas un poème.

Cessez les devinettes.

Ne comptez pas les syllabes.

Ne cherchez pas les erreurs.

Ceci n’est pas un poème.

Sans inspiration. Sans raison.

Ceci n’est pas un poème.

Nulle farce. Nulle offense.

Ceci n’est pas un poème.

Soyez indulgents.

Peut-être êtes-vous le poème.

Paris, le 27 juillet 2026

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Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire

24. Oktober 2026 um 11:37

Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.

Imed Bahri

Le Financial Times rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire. 

Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : «Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain».

Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.

Mettre en place un «système de dissuasion complet»

Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que «personne ne peut l’en empêcher». M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un «système de dissuasion complet» afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.

Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.

Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée «de près de zéro à plus de 50%». Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.

Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la «civilisation» iranienne et de renvoyer le pays à «l’âge de pierre». Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.

La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.

Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire

Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : «La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement [de l’uranium] ou la préservation des acquis nucléaires». Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.

Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : «Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime». Il a toutefois ajouté : «Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?».

Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une «défaite auto-infligée». Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.  

Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ «État au seuil du nucléaire». L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.

Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.

Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.

Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi

L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.

Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.

L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.

Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.

Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au Financial Times qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : «Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir». Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.

Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.

Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.

*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.

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Collaborer avec l’industrie sans sacrifier la science : le double impact, mode d’emploi à inventer

24. Oktober 2026 um 15:29

Loin d’être une double contrainte, la collaboration entre science et industrie peut produire, de façon systématique, des bénéfices dans les deux sphères. C’est l’enseignement central que le Pr Pascal Le Masson (MINES ParisTech-PSL) a tiré de son ouvrage Science et Société à l’aune du double impact.

Pascal Le Masson a présenté son livre, le 20 octobre 2026 à Tunis, dans l’amphithéâtre de la Business School, lors du cycle « Science et Société » organisé par le Centre de Recherche Collaborative et d’Innovation (CRCI) de l’Université Centrale Group. Deux séries de résultats étayent cette thèse : un lien avec l’industrie figure dans l’histoire de nombreux travaux couronnés par le prix Nobel, et les thèses menées en partenariat avec une entreprise ne sacrifient pas la production scientifique.

Pour l’industriel, s’associer à la science semble synonyme de lenteur, d’exigence de publication et de résultats peu opérationnels. Pour le scientifique, devoir en plus se rendre utile à l’industrie est une charge sans garantie de gain. Les laboratoires de l’École des Mines laissaient pourtant entrevoir une autre réalité. Selon Pascal Le Masson, travailler avec l’industrie y fait naître des idées originales et des énigmes nouvelles, étrangères à la science normale comme à la science à la mode. Les partenaires industriels, eux, n’attendent pas des solutions, mais des connaissances surprenantes dont ils règlent ensuite les détails d’application. Restait à savoir si cet échange gagnant-gagnant était exceptionnel. L’ouvrage entend montrer qu’il peut être systématique et qu’il faut en comprendre le fonctionnement.

Des ferments lactiques à CRISPR

Le chercheur l’illustre par l’histoire des « ciseaux ADN » CRISPR-Cas9, qui ont valu à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna le prix Nobel en 2020. La représentation spontanée y voit une science fondamentale dont les applications découlent en cascade. Quentin Plantec, dont la thèse porte sur ce sujet, raconte une autre histoire, qui commence en amont.

À l’origine, une entreprise produit des ferments lactiques, ceux des yaourts et des fromages. Un ferment de qualité ne fait pas « tourner » le lait, ce qui suppose qu’il ne soit pas attaqué par des virus de bactéries, les bactériophages. En étudiant de longues lignées bactériennes, l’entreprise repère des comportements de résistance qu’elle ne parvient pas à interpréter et s’adresse à un laboratoire scientifique.

Les chercheurs préviennent qu’ils ne résoudront pas son problème, mais l’anomalie les intéresse, car les théories de l’immunité prévoyaient que cela ne devait pas fonctionner ainsi. Leur étude révèle que l’ADN de la bactérie contient des marqueurs CRISPR, entre lesquels s’intercalent des séquences très inhabituelles, variables d’une lignée à l’autre. Ce sont des fragments découpés dans l’ADN des virus attaquants, conservés puis réintégrés dans le génome bactérien. Il s’agit d’une immunité acquise, apprise au contact du virus, qui permet ensuite à la bactérie de lui résister.

Pour la science, la publication correspondante a été bien plus citée, et pendant très longtemps, que celles de Charpentier et Doudna. L’industriel a pu en retour optimiser la résistance de ses bactéries et obtenir des ferments de bien meilleure qualité, grâce à une assurance qualité fortement accrue, le tout bien avant le prix Nobel.

Ce qui intéresse Pascal Le Masson, ce sont les conditions de ce double gain. À aucun moment les deux parties ne se sont entendues sur un objectif commun : les scientifiques visaient l’immunologie et la reconnaissance académique, l’industriel la qualité de sa production. Il a suffi de s’accorder pour discuter, des objectifs divergents pouvant coexister. Les connaissances apportées par l’industriel surprenaient et enrichissaient les scientifiques, tandis que celles des scientifiques offraient à l’industriel des pistes originales à exploiter. Selon le chercheur, les théories de la conception permettent de rendre compte de ce résultat contre-intuitif.

Les prix Nobel : un lien avec l’industrie plus fréquent qu’attendu

Pour savoir si ce cas est isolé, Quentin Plantec a soumis l’hypothèse à deux tests opposés. Le premier porte sur la recherche dite fondamentale, avec une épreuve volontairement exigeante : les prix Nobel. Le doctorant a pris tous les prix décernés depuis l’origine en physique, en chimie et en médecine, jusqu’à 2016. Pour chacun, il a recherché si l’article princeps, rédigé alors que son auteur était encore peu connu, avait été produit en lien avec l’industrie, puis il a compté ces cas décennie par décennie.

Contre toute attente, ces prix ne relèvent pas du passé. On cite volontiers IBM ou General Electric, mais comme un phénomène propre au milieu du XXe siècle. Or, depuis le début du siècle, une part significative des prix Nobel est obtenue en lien avec une collaboration industrielle. Pour Pascal Le Masson, la recherche à double impact est présente sans qu’on en ait toujours conscience, et elle contribue au moins en partie à expliquer ces distinctions. Une première communication en tirait une provocation : collaborer avec l’industrie serait une nouvelle recette pour obtenir le prix Nobel.

Les thèses CIFRE : l’industrie n’empêche pas la science

Le second test prend le chemin inverse avec une recherche réputée très appliquée, celle des thèses relevant du mécanisme  Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE). Dans ce dispositif français, le doctorant est embauché par une entreprise et travaille avec un laboratoire académique, dans un cadre tripartite. Une thèse sur dix lancée en France est une thèse CIFRE, soit un quota d’environ 2000 par an, pour un dispositif peu coûteux et discret dans le budget de l’État. Selon Pascal Le Masson, les travaux de Quentin Plantec, parmi d’autres, ont contribué à souligner son intérêt, et le nombre de thèses CIFRE augmente régulièrement depuis quelques années. Il précise avoir travaillé de près avec la directrice de l’agence qui le gère.

L’étude repose sur un échantillon de 613 thèses CIFRE, dont le doctorant a examiné, à l’arrivée, l’impact industriel et l’impact scientifique. L’hypothèse de départ était une corrélation négative : des thèses scientifiques qui publient mais déposent peu de brevets, des thèses appliquées riches en brevets mais pauvres en publications, et peut-être quelques thèses intermédiaires.

Les résultats infirment ce schéma et dessinent trois groupes. Le premier réunit des thèses surtout académiques, peu productrices d’applications, ce qui n’étonne pas le chercheur : les entreprises, notamment les groupes industriels très scientifiques, ne s’intéressent pas aux seules applications. Le deuxième regroupe des thèses à fort impact industriel, matérialisé par des brevets. Il n’existe pas de relation entre le degré d’implication industrielle d’une thèse et son volume de publications : ces thèses publient autant que les autres. Le troisième, de l’ordre de 10 à 15 % des thèses, associe collaboration industrielle et excellentes publications, ce que Pascal Le Masson qualifie de double impact intensif. Un même dispositif produit ainsi des profils très divers. Le chercheur y voit une boîte à outils riche, que les acteurs configurent selon leurs préoccupations, là où l’on supposait un modèle pauvre de recherche impliquée.

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Energies renouvelables : pourquoi la production stagne à 9 %?

24. Oktober 2026 um 11:25

Le développement des énergies renouvelables en Tunisie souffre d’un décalage structurel entre les orientations affichées et leur exécution sur le terrain. Alors que la stratégie nationale vise une part de 35 % d’énergies propres dans la production d’électricité d’ici 2030 puis 50 % en 2035, le niveau atteint stagne à environ 9 %. La dynamique […]

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Barrages tunisiens : les réserves atteignent 1,075 milliard de m³

Von: R. I
24. Oktober 2026 um 11:10

Les réserves en eau des barrages tunisiens ont atteint 1,075 milliard de mètres cubes au 23 octobre 2026, correspondant à un taux de remplissage de 46 %, selon les données du ministère de l’Agriculture présentées par l’expert du secteur agricole Anis Ben Rayana. Cette situation est jugée relativement favorable par rapport à celle de l’année […]

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Ezzeddine Zayani : « La contestation lycéenne en France rebat les cartes de la campagne présidentielle »

24. Oktober 2026 um 10:48

Entre un désordre mondial de plus en plus instable et une France traversée par la colère lycéenne et les tensions politiques, les points de rupture se multiplient. L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani décrypte, dans cet entretien, une crise aux multiples facettes, sociale, économique et identitaire et ses possibles répercussions sur les Tunisiens résidant en France.

Interview. 

Comment analysez-vous ce qui se passe en France ces dernières semaines, entre les manifestations lycéennes, les violences et la mobilisation… ?

Je dirais, sans exagérer, qu’il s’agit d’une crise à multiples facettes. Il y a ce que nous voyons, mais aussi ce qui est larvé, caché, ce que l’on cherche à laisser dans l’opacité. Il faut rappeler également que le mouvement lycéen est d’abord né de revendications légitimes : des établissements dignes de ce nom, des conditions d’études correctes et la défense d’une école publique accessible. C’est d’abord le refus de l’abandon de quelque chose qui a fait la puissance de la France : l’éducation gratuite et de qualité.  

Plus encore, cette colère serait également liée à la dégradation des services publics, à la crise économique et à l’endettement de l’État français. Les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens, les professeurs non remplacés, les classes surchargées et les inégalités scolaires entre territoires. Ce qui fait que la contestation lycéenne en France va sans doute rebattre les cartes de la campagne présidentielle de 2027. 

Certains y voient une récupération politique du mouvement lycéen, notamment par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Partagez-vous cette lecture ?

 Absolument. Il y a eu, à mon avis, un véritable hold-up de cette manifestation lycéenne. C’est une aubaine pour ceux qui cherchent à faire autre chose que d’aboutir sereinement aux revendications des lycéens. De ce fait, l’approche de l’élection présidentielle de 2027 explique en grande partie cette instrumentalisation.

La France insoumise, le Parti socialiste, la droite et l’extrême droite cherchent chacun à se positionner. Les dés sont jetés, chacun connaît les visées de l’autre. La droite tente d’exploiter cette situation extrêmement difficile pour démontrer qu’elle est capable de maintenir l’ordre. 

La droite et l’extrême droite ont-elles réussi à imposer l’idée que les violences seraient le fait de Maghrébins, d’Arabes ou d’immigrés en situation irrégulière ?

A priori, non. Il n’y a pas eu un déferlement vers Marine Le Pen. Ce qui est remarquable, c’est que La France insoumise n’a pas baissé les bras et a tenu bon. Médiapart a rapporté les propos d’un commissaire des services de renseignement affirmant avoir reçu une consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon, tandis que des policiers contestaient l’attribution des violences à LFI. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a, pour sa part, accusé les Insoumis d’avoir « jeté de l’huile sur le feu » en dénonçant une instrumentalisation des services de renseignement.

 Ce démenti de Médiapart a eu un effet considérable. Il y a encore des garde-fous : les gens du pouvoir ne peuvent plus commercialiser certaines manipulations comme avant. 

François Hollande et Dominique de Villepin ont-ils joué un rôle dans ce basculement ?

 Oui. J’ai suivi la déclaration de François Hollande, qui s’est élevé contre cette façon d’accuser gratuitement La France insoumise. Et Dominique de Villepin a montré, une fois de plus, que c’est le sage qui parle. Quand le sage parle, les autres doivent écouter.  Selon lui, ces réactions constituent “un coup de semonce important. On ne peut pas, dans une véritable démocratie, accuser sans preuves. La démocratie n’est pas encore perdue”.

Pourquoi l’extrême droite insiste-t-elle autant sur l’islam, l’immigration et l’origine des casseurs ?

Parce qu’elle veut faire campagne avec cela. Elle veut faire passer dans les esprits des électeurs, surtout les plus âgés, l’idée que les casseurs sont des Maghrébins, des Arabes ou des immigrés en situation irrégulière. Or, ce n’est pas si simple. A mon humble avis, je pense que les Français ne sont plus disposés à absorber « n’importe quoi ».

 

L’extrême droite veut faire campagne avec cela. Elle veut faire passer dans les esprits des électeurs, surtout les plus âgés, l’idée que les casseurs sont des Maghrébins, des Arabes ou des immigrés en situation irrégulière.

 

La crise française est-elle donc davantage économique et sociale qu’identitaire ?

 Oui. La crise véritable de la France ne se situe pas au niveau de ces tartes à la crème : islam, immigration, Arabes. Elle est au niveau de l’endettement, du pouvoir d’achat et des choix économiques, notamment liés aux conséquences de la guerre en Ukraine. Ce sont des erreurs que l’on a essayé de camoufler par des vidéos, des annonces et des déclarations complètement fausses. 

Pensez-vous que ce mouvement va s’essouffler, notamment avec les vacances scolaires ?

Peut-être. Les autorités comptent beaucoup sur cet élément : les vacances, mais aussi peut-être l’apaisement grâce à ce que le gouvernement propose. La preuve, on parle de 3 500 enseignants contractuels affectés pour parer au manque et aux vacances de postes. 

Avec l’approche des échéances électorales et la montée de l’extrême droite, n’y a-t-il pas une inquiétude pour les Tunisiens vivant en France ?

 Il faut faire très attention. Ceux qui n’ont pas la nationalité française doivent rester neutres et ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de la France. En revanche, les binationaux ont le droit de s’exprimer sur leur pays d’adoption, mais dans la légalité, jamais en tant que casseurs. La France aura toujours besoin d’une Tunisie qui regorge de compétences, et nous avons besoin d’eux. Il faut retrouver l’équilibre qui existait du temps de De Gaulle et de Chirac.

 

La France aura toujours besoin d’une Tunisie qui regorge de compétences, et nous avons besoin d’eux. Il faut retrouver l’équilibre qui existait du temps de De Gaulle et de Chirac.

 

Quel rôle jouent les médias français dans ce climat de tension, notamment après les tirs de Trappes et La Verrière vendredi 23 octobre ?

Le rôle des médias français est particulièrement délicat dans une période de forte tension. La manière dont un fait divers ou un acte criminel est relayé peut contribuer à éclairer l’opinion publique, mais aussi, involontairement ou non, à nourrir un climat de peur et de méfiance. Ce qui s’est passé le 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière est d’abord un drame humain. Un homme de 39 ans a ouvert le feu depuis sa voiture, causant la mort d’une personne et blessant cinq autres, dont une enfant de 12 ans. D’ailleurs, le Parquet national antiterroriste s’est saisi du dossier, évoquant des assassinats en relation avec un mobile potentiellement raciste.

À ce stade, la prudence s’impose. Tant que l’enquête n’a pas permis d’établir l’ensemble des faits et des motivations, il est important d’éviter toute généralisation. Un acte criminel, aussi grave soit-il, ne doit pas être transformé en accusation contre une communauté, une origine ou une religion.

Certains médias sont régulièrement critiqués pour une couverture jugée trop axée sur la sécurité et l’identité. Il appartient toutefois à chacun d’apprécier le traitement de l’information. L’essentiel est de rappeler que les médias ont une responsabilité : informer avec rigueur, respecter la présomption d’innocence et distinguer clairement entre un individu, un acte et une communauté.

 

Je l’espère. Il y a deux signaux très importants. Le premier, ce sont les élections de mi-mandat (midterms, ndlr) du 3 novembre aux États-Unis. Leurs résultats seront très importants,

 

Dans un contexte électoral tendu, cette rigueur est encore plus nécessaire. La France a besoin d’un débat apaisé, fondé sur les faits, et non d’amalgames susceptibles d’alimenter les peurs et les divisions.

Ce désordre mondial va-t-il s’estomper pour laisser place à un nouvel ordre mondial, ou est-il encore trop tôt pour le dire ?

 Je l’espère. Il y a deux signaux très importants. Le premier, ce sont les élections de mi-mandat (midterms, ndlr) du 3 novembre aux États-Unis. Leurs résultats seront très importants, car ils dévoileront un autre visage de cette Amérique.

Ces élections de mi-mandat renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 sièges du Sénat. Les manifestations dans les grandes universités américaines seront-elles suivies dans les urnes ? C’est le premier signal que nous devons suivre de près. Le second, ce sont les élections en Israël. Si les Israéliens veulent la paix, ils devront sanctionner Netanyahou. Une fois cela fait, peut-être nous pourrons nous remettre à espérer et retrouver un certain optimisme. 

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Tunisie : un prix de référence de 5,200 dinars le kilo pour les dattes

24. Oktober 2026 um 10:26

La récolte tunisienne de dattes devrait atteindre 354.000 tonnes durant la saison 2026-2027, contre 404.000 tonnes la saison précédente, soit une baisse de 12,4 %, selon des données présentées jeudi par des représentants du ministère de l’Agriculture devant une commission parlementaire. La production est estimée à 303.000 tonnes de Deglet Nour et 54.200 tonnes d’autres […]

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Baisses de prix dans les grandes surfaces dès ce samedi

24. Oktober 2026 um 09:53

Les grandes surfaces tunisiennes lancent, ce samedi 24 octobre 2026, une série de baisses de prix. Cette mesure concerne de nombreux produits de première nécessité. Des réductions sur les viandes blanches et le poisson Les réductions sur les viandes blanches durent toute une semaine. Le poulet est proposé à 8,450 dinars le kilo. Les blancs […]

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La Tunisie est-elle prête à renégocier l’accord d’association avec Bruxelles ?

24. Oktober 2026 um 09:48

Dans ses relations avec la Tunisie, l’Union européenne (UE) a continuellement privilégié, sous le discours de la «coopération», les intérêts agricoles, l’accès aux marchés et les impératifs de stabilité de l’Europe elle-même, a souligné Mohamed Sassi dans son ouvrage intitulé «Les relations Tunisie-Union européenne: six décennies d’histoire» paru en 2025 aux éditions Nirvana, à Tunis. Mais la Tunisie a-t-elle jamais fait preuve, vraiment de capacité de négociation pour la défense de ses intérêts vitaux ? Aujourd’hui, elle demande la révision des termes des accords passés avec l’UE, mais alors que Bruxelles se dit prêt à moderniser l’Accord d’association avec Tunis, Tunis s’est-il vraiment préparé à s’y engager avec des idées et des programmes clairs ?

Latif Belhedi  

L’UE se dit prête à entamer un dialogue avec la Tunisie en vue de moderniser l’Accord d’association de 1995, afin de l’adapter aux nouveaux défis économiques, technologiques et énergétiques, tout en renforçant les investissements et l’intégration industrielle entre les deux rives de la Méditerranée.

C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur de l’UE à Tunis, Giuseppe Perrone, lors d’une intervention aujourd’hui sur les ondes d’Express FM, tout en soulignant que, trente ans après la signature de cet accord, il est devenu nécessaire de mettre à jour un cadre initialement conçu principalement pour les échanges commerciaux, en l’étendant à des domaines tels que l’intelligence artificielle, les services numériques, la transition énergétique et les nouvelles chaînes de valeur.

Mettre à jour le cadre du partenariat

Bruxelles a déjà noué des contacts préliminaires avec les autorités tunisiennes et confirme sa volonté d’engager des discussions, mais aucun calendrier de négociation ni aucune proposition formelle de révision n’ont encore été annoncés.

La position européenne s’inscrit dans le débat initié par les autorités tunisiennes, qui réclament un rééquilibrage de l’accord. Elles souhaitent favoriser un meilleur accès des produits agricoles au marché européen, attirer des investissements à haute valeur ajoutée et permettre une participation accrue des entreprises locales aux chaînes de production internationales.

En mai dernier, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, avait réaffirmé la nécessité d’un partenariat plus équitable, respectueux des priorités économiques nationales.

Perrone a rappelé que l’UE demeure le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, les exportations tunisiennes vers les pays européens ont atteint environ 44 milliards de dinars, contre 37 milliards d’importations, soit un excédent commercial d’environ 7 milliards de dinars (équivalent à 2,1 milliards d’euros). On dénombre quelque 3 400 entreprises européennes présentes dans le pays, lesquelles assurent plus de 400 000 emplois directs.

Cap sur les énergies renouvelables

L’énergie figure parmi les priorités du partenariat, avec un soutien européen au développement des énergies renouvelables, à la modernisation de la Société nationale d’électricité (Steg) et au projet Elmed, une interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie.

Cette infrastructure, développée par Terna et la Steg, prévoit une liaison bidirectionnelle d’environ 220 kilomètres, dotée d’une capacité de 600 mégawatts. En juin dernier, un contrat d’environ 770 millions d’euros a été attribué à Hitachi Energy pour la réalisation des stations de conversion en Sicile et sur la péninsule tunisienne du cap Bon. Selon Perrone, ce projet permettra de renforcer la sécurité des approvisionnements et l’intégration des marchés électriques euro-méditerranéens, tout en facilitant le recours aux énergies renouvelables. Le diplomate a fait état d’avancées significatives dans la préparation financière et technique, laissant entrevoir un début des travaux, sans toutefois en préciser la date.

En matière d’investissements, Bruxelles vise à renforcer la coopération dans les secteurs de l’automobile, du textile, de l’agroalimentaire, du numérique et des technologies environnementales. Perrone a toutefois souligné la nécessité d’une plus grande prévisibilité réglementaire et d’une amélioration du climat des affaires en Tunisie.

L’ambassadeur a par ailleurs rappelé l’existence d’un soutien budgétaire européen de 80 millions d’euros, destiné aux mesures sociales en faveur des familles vulnérables, et a annoncé la préparation d’un forum euro-méditerranéen sur l’investissement et le développement durable, prévu au printemps 2027 dans le cadre du nouveau Pacte pour la Méditerranée. L’objectif affiché par Bruxelles est de transformer le partenariat avec Tunis en un levier d’intégration économique et industrielle accrue, dépassant ainsi une coopération fondée essentiellement sur les échanges commerciaux.

Bref, l’UE sait ce qu’elle peut tirer de sa coopération avec la Tunisie. Elle sait aussi ce qu’elle peut y apporter et semble prête à un nouveau round de négociation. On attend de la Tunisie qu’elle montre le même degré de préparation et la même capacité de proposition avant le démarrage des négociations, et n’y vienne pas seulement, comme souvent, avec de grandes idées et des récriminations.

A bon entendeur…

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L’amère leçon de 60 ans de relations tuniso-européennes

24. Oktober 2026 um 08:37

Au terme de soixante ans de relations avec l’Union européenne, la Tunisie est passée peu à peu du statut de négociateur cherchant à obtenir des conditions plus équitables à celui de récepteur passif d’un agenda européen conçu ailleurs. Cette leçon amère est tirée de l’ouvrage intitulé «Les relations Tunisie-Union européenne: six décennies d’histoire»** de Mohamed Sassi paru en 2025 aux éditions Nirvana, à Tunis. Et qui propose une histoire critique de ces relations, conduite selon la méthode de l’histoire économique et des relations internationales, qui s’appuie sur les archives nationales tunisiennes et européennes ainsi que sur des témoignages d’acteurs économiques et politiques.

Adel Ben Youssef *

L’auteur n’est pas un historien comme les autres. Il a d’abord soutenu à Sorbonne Université une thèse de doctorat portant sur l’entreprise pétrolière française Desmarais Frères, puis mené des recherches postdoctorales à l’Université Paris-IV et à l’Université de Genève, son regard glissant peu à peu de l’histoire des entreprises vers l’histoire économique tunisienne et celle de ses relations extérieures.

Cette formation transdisciplinaire lui donne les moyens d’aborder les archives des négociations tuniso-CEE avec la précision de l’historien économiste et l’ampleur de vue de l’historien des relations internationales.

Il est actuellement Maître de conférences à l’Institut préparatoire aux études littéraires et aux sciences humaines de Tunis (IPELSHT, Université de Tunis 1), où il enseigne l’histoire économique, ainsi que l’histoire des relations internationales à l’Ena (Université Tunis El Manar) et pilote un axe de recherche lié à sa spécialité au sein du Laboratoire Diraset, Études maghrébines à la FLSH de Tunis.

La contribution académique la plus visible du livre tient à son socle archivistique. Mohamed Sassi dépouille de façon systématique les archives nationales tunisiennes, en particulier celles du ministère des Affaires étrangères versées en 2012, et s’appuie sur des entretiens avec les principaux négociateurs tunisiens des années 1970 à 1990, dont le regretté Tahar Sioud.

Le croisement de l’archive et de l’histoire orale permet de restituer des coulisses de négociation et des logiques décisionnelles jusqu’ici mal documentées.

Dans son compte rendu pour l’Académie des sciences d’outre-mer, Jacques Frémeaux salue un livre «bien documenté, notamment grâce à la consultation des archives et à une enquête orale auprès de personnalités tunisiennes», et relève qu’il retrace «avec précision et finesse» le passage de la Tunisie d’une économie tournée vers la France à l’époque du protectorat à la négociation avec une Communauté européenne en construction et en élargissement.

Trois «tournants» et une ligne structurelle

Mohamed Sassi bâtit un récit limpide, teinté de tragique : depuis l’indépendance, les relations économiques de la Tunisie avec l’Europe ont traversé trois moments décisifs, et aucun n’a tenu ses promesses.

Le premier tournant correspond au premier accord de coopération de 1969. Les négociations avaient commencé dès 1963, année de l’indépendance tunisienne et de la signature du traité de Rome.

Or, d’après Sassi, cet accord est bien loin de combler les attentes tunisiennes : l’éventail des produits couverts reste trop étroit et les produits agricoles tunisiens en sont presque absents. Pour un pays dont l’économie repose sur l’agriculture, cette lacune réduit radicalement la portée réelle de l’accord.

Dans un entretien antérieur, Sassi va jusqu’à parler d’«échec» à propos des négociations de 1963 à 1969, «premier tournant manqué» de l’histoire économique tunisienne.

Le deuxième tournant est la convention de coopération de 1976. Le texte représente un progrès : un plus grand nombre de produits obtiennent des facilités à l’exportation, des clauses économiques et sociales sont ajoutées, un prêt bancaire d’un montant substantiel est prévu, et la situation des travailleurs tunisiens en Europe s’améliore. Mais l’analyse critique de Sassi met au jour un problème plus profond : le dispositif enferme en fait la Tunisie dans un rôle de sous-traitance et de transformation à bas coût, les gains d’exportation à court terme dissimulant l’arrêt de la montée en gamme de l’appareil productif.

Quand la Grèce (1981), puis l’Espagne et le Portugal (1986) rejoignent la CEE, ces nouveaux membres entrent en concurrence directe avec les pays du Maghreb sur de nombreux produits ; la «Politique méditerranéenne globale» (PMG) lancée alors par la Communauté est jugée par Sassi «plus ambitieuse que ses résultats».

Le troisième tournant, c’est l’accord d’association de 1995 et le processus de Barcelone. C’est la partie la plus développée et la plus critique du livre. En apparence, Barcelone promettait une hausse notable de l’aide financière et un encouragement à l’économie de marché ; côté européen, les privatisations et la réforme tarifaire engagées par la Tunisie dans les années 1990 passaient pour des signaux positifs.

Sassi met toutefois en évidence deux conséquences que le récit dominant passe sous silence.

D’abord, le processus de Barcelone repose institutionnellement sur des accords bilatéraux : l’Union négocie séparément avec la Tunisie, le Maroc, l’Algérie. Pour Sassi, ce dispositif a objectivement fait obstacle à l’intégration régionale maghrébine et, après l’échec de l’Union du Maghreb arabe (UMA) créée en 1989, a enfoncé la Tunisie dans l’isolement. Or, quand 80 % du commerce tunisien dépend de l’Europe, cet isolement se traduit par une perte systématique de marge de négociation.

Ensuite, le principe de réciprocité inscrit dans l’accord de 1995 contenait une bombe à retardement. Conformément aux règles de l’OMC, la Tunisie disposait d’une période transitoire de douze ans avant l’ouverture complète de son marché. Or la révolution de 2011 a éclaté précisément au moment où cette période s’achevait et où la réciprocité allait s’appliquer pleinement.

Dans un entretien de 2025, Sassi souligne explicitement que la collision entre la révolution et l’ouverture du marché a infligé à la Tunisie un double choc sans le moindre amortisseur.

L’après 2011 : désordre, concurrence et perte de subjectivité

Le traitement de l’après-2011 est tout aussi lucide et mordant. La révolution a beau avoir apporté un espoir politique, elle a durablement abîmé la croissance tunisienne. Malgré l’obtention en 2012 d’un statut de «partenaire privilégié» dans le cadre européen, la relation n’a pas entamé l’asymétrie structurelle. Deux forces nouvelles entrent alors en jeu : la Turquie, puissance régionale émergente, et la Chine, dont la pression économique concurrence les positions tunisiennes, réduisant encore l’espace de manœuvre déjà restreint du pays.

La discussion consacrée aux négociations de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) prolonge la posture critique de Sassi. Il estime que la partie tunisienne y est en position de faiblesse manifeste, faute d’avoir su traduire ses besoins de développement en agenda de négociation. Ce jugement fait écho à sa thèse centrale : «la Tunisie doit redevenir actrice de son lien à l’Europe».

Pour Sassi, la leçon amère de soixante ans de relations avec l’Europe est que la Tunisie est passée peu à peu du statut de négociateur cherchant à obtenir des conditions plus équitables à celui de récepteur passif d’un agenda européen conçu ailleurs.

Un incontournable ouvrage de référence

La valeur du livre de Mohamed Sassi ne tient pas à un jugement simpliste, «pro-européen» ou «anti-européen», mais à la patience de l’historien qui restitue une série de négociations en apparence techniques comme un terrain où se croisent choix politiques et contraintes structurelles. Il montre comment la logique européenne, de la Politique méditerranéenne globale au processus de Barcelone puis à la Politique européenne de voisinage, a continuellement privilégié, sous le discours de la «coopération», les intérêts agricoles, l’accès aux marchés et les impératifs de stabilité de l’Europe elle-même ; et il n’élude pas davantage les myopies, l’impréparation et l’érosion de la capacité de négociation du côté tunisien.

Le compte rendu de l’Académie des sciences d’outre-mer présente ce livre comme «un heureux produit de la coopération universitaire franco-tunisienne». Vu plus largement, il offre un récit venu de la rive sud, appuyé sur des archives de première main, qui remet en cause une histoire des relations euro-méditerranéennes longtemps écrite depuis Bruxelles. Pour qui veut comprendre pourquoi un pays lié à l’Europe par six décennies de relations institutionnalisées a fini par s’enfoncer dans un approfondissement de la dépendance et une perte de subjectivité, l’ouvrage de Sassi constitue une référence incontournable. Cet ouvrage ne se limite donc pas à une lecture : les personnes et les bibliothèques universitaires qui s’intéressent aux relations entre la Tunisie et l’Europe, des années soixante à aujourd’hui, ont tout intérêt à s’en procurer un exemplaire. 

Pour résumer, ce livre ne s’adresse pas uniquement aux lecteurs curieux des rapports entre la Tunisie et l’Europe, des années soixante à nos jours : il concerne aussi les responsables de bibliothèques universitaires, qui auraient tout avantage à en acquérir un exemplaire.

* Université de Sousse).

** Le livre est tiré d’un mémoire d’habilitation à diriger des recherches (HDR) que l’enseignant universitaire a soutenu à l’université La Sorbonne, le 3 juillet 2024, devant un jury présidé par Dominique Bargot, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences d’outre-mer et professeur émérite à la même université, et dont j’étais le rapporteur externe, aux côtés des professeurs Olivier Forcade, Frédéric Turpin (Sorbonne Université) et Samia El Mechat (Université de Côte d’Azur/Nice).

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