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Les prix du pétrole bondissent après de nouvelles frappes américaines sur l’Iran

09. Juli 2026 um 23:13

Les prix du pétrole ont prolongé leurs gains ce jeudi après de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes dans la nuit du mercredi aujeudi, ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut au Moyen-Orient. Ces tensions alimentent la crainte que la reprise des hostilités ne perturbe le transport maritime à travers le détroit d’Ormuz et ne compromette le redressement récent des exportations du Golfe.

Le brut WTI progressait de 1,12% à 74,34$ le baril ce matin, tandis que le Brent gagnait 1,12% à 78,89$ le baril. Le brut est resté nettement orienté à la hausse même après avoir réduit une partie de ses gains. Le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 8% lors de la session précédente, après que le président Donald Trump a déclaré mercredi le cessez-le-feu américano-iranien effectivement caduc, ordonné de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes et averti de possibles actions militaires supplémentaires, poussant Téhéran à menacer de fermer le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit menace la reprise des approvisionnements du Golfe

La dernière escalade fait suite à une série d’attaques contre des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les craintes quant à la sécurité de l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde. Un pétrolier qatari transportant du GNL, un pétrolier saoudien et au moins un autre navire commercial ont été touchés lors d’incidents distincts au cours des deux derniers jours, tandis qu’un autre tanker a signalé avoir été atteint par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, déclenchant un incendie mais sans faire de victimes. Ces attaques ont conduit plusieurs pétroliers et méthaniers à retarder ou annuler leur transit prévu dans ce détroit, les opérateurs réévaluant les risques sécuritaires.

Le Centre conjoint d’information maritime dirigé par les États-Unis a par la suite relevé le niveau de menace pour la navigation dans le détroit d’Ormuz à « sévère », tandis que l’Organisation maritime internationale a appelé les navires à faire preuve d’une extrême prudence lors du transit par cette route. Dans ce contexte, Washington a lancé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, affirmant vouloir dégrader la capacité de Téhéran à menacer le transport maritime commercial, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait contre les actifs militaires américains et a réitéré ses menaces concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit a jeté un nouveau doute sur la reprise récente des exportations pétrolières du Golfe. Le trafic de pétroliers à travers Ormuz s’était progressivement amélioré à la suite du cessez-le-feu du mois dernier, mais les opérateurs craignent désormais que de nouvelles attaques contre des navires commerciaux ne freinent cette reprise et ne menacent à nouveau les flux de brut en provenance du Golfe Persique.

Au final, les marchés suivent désormais attentivement l’évolution du conflit américano-iranien, les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz et tout signe de perturbations supplémentaires des exportations de brut au Moyen-Orient.

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Contrebande | Le bilan de la douane au premier semestre 2026

09. Juli 2026 um 23:06

Les services de la Douane tunisienne ont réalisé des saisies records de marchandises, de drogues et de devises d’une valeur de plusieurs millions de dinars au cours du premier semestre 2026.

Dans un communiqué, la Direction générale de la douane a rappelé que ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la contrebande sur l’ensemble du territoire.

Au cours des six premiers mois de cette année, la douane est parvenue à saisir des devises étrangères d’une valeur estimée à près de 5,5 millions de dinars, près de 17 kg d’or et 72 kg d’argent et des vêtements de contrebande pour une valeur dépassant les 5 millions de dinars.

Les services de la douane ont également saisi plus de 214 kg de drogues et près de 180.000 comprimés psychotropes, ainsi que d’importantes quantités de produits alimentaires et de cigarettes de contrebande.

Y. .N

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Oman confie sa Stratégie nationale des mobilités aériennes avancées au Consortium GUAMobility

09. Juli 2026 um 21:38

Le Sultanat d’Oman a officiellement confié au consortium international GUAMobility la mission d’élaborer sa Stratégie Nationale des Mobilités Aériennes Avancées (Advanced Air Mobility – AAM), une étape structurante dans la transformation du système de transport, de logistique et d’aménagement du territoire du pays à l’horizon 2040. Cette décision a été prise par le ministère des […]

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Alerte aux entreprises : des faux agents fiscaux tentent de collecter des dons

09. Juli 2026 um 18:36

La Direction générale des impôts (DGI) a lancé, ce jeudi, un appel à la vigilance après la circulation d’informations faisant état de tentatives d’usurpation de la qualité d’agents de l’administration fiscale par certaines personnes. Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, la DGI a indiqué que des individus se présentent comme des agents […]

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280 MD pour une centrale solaire 100% financée par la Tunisie

09. Juli 2026 um 18:32

Les travaux de réalisation de la centrale photovoltaïque dans la délégation de Chebika, relevant du gouvernorat de Kairouan, ont atteint un taux d’avancement d’environ 34%. Ce projet stratégique vise à produire 105 mégawatts d’électricité propre, en tant que première centrale de ce type réalisée avec un financement entièrement tunisien et grâce à des compétences nationales […]

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4e édition du Salon International de la Transition Énergétique : La Tunisie s’affirme sur le marché mondial

09. Juli 2026 um 18:30

Les énergies renouvelables constituent une alternative efficace permettant d’apporter des solutions globales et durables aux défis environnementaux et aux problématiques de préservation des ressources énergétiques. La Tunisie s’est ainsi engagée dans une nouvelle ère énergétique durable, affichant une ferme volonté de ne pas rester à l’écart du développement mondial des énergies propres. Cette orientation se […]

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Inflation sous‑jacente : ancrage persistant au‑dessus de 4%

09. Juli 2026 um 16:35

Selon le dernier rapport de l’INS, l’inflation sous‑jacente a légèrement augmenté à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai, montrant que les prix non volatils conservent une dynamique soutenue. Les produits libres progressent de 6,3% sur un an.  Alors que les produits encadrés augmentent de seulement 1,3%.

Cette divergence met en évidence l’effet des mécanismes de régulation des prix : les biens non encadrés portent la majeure partie des ajustements tarifaires, alors que le contrôle des prix atténue temporairement les augmentations sur les produits réglementés.

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Tunisie : le tourisme dépasse le milliard d’euros de recettes au premier semestre 2026

09. Juli 2026 um 16:10

Le secteur touristique tunisien confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale. Au cours des six premiers mois de 2026, les recettes générées par le tourisme ont atteint 3,352 milliards de dinars, soit près d’un milliard d’euros, enregistrant une progression de 8,3 % par rapport à la même période de 2025. Cette performance, publiée par la […]

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INS: quand l’alimentation fait monter les prix

09. Juli 2026 um 15:50

L’INS vient de publier son rapport détaillé sur les prix de consommation. Sur un an, les prix  alimentaires augmentent de 7,1%, contribution importante à l’inflation globale. La hausse est surtout portée  par  les produits animaux et certains produits frais : viande ovine (+18,3%), viande bovine (+13,6%), volaille (+13,5%), poissons frais (+11,7%) et fruits frais (+11,0%).

Ces hausses reflètent  des tensions d’offre (coûts d’approvisionnement, disponibilité saisonnière, conditions sanitaires ou logistiques) et/ou une transmission des coûts agricoles et d’importation vers le consommateur.

À l’autre extrémité, certains sous-groupes exercent un effet désinflationniste : les huiles alimentaires diminuent de 5,5% et les œufs de 3,1% sur un an, traduisant une correction des prix ou une amélioration de l’offre sur ces segments.

Sur un mois, le groupe « Alimentation et boissons » recule de 0,9%, porté par les baisses mensuelles de la volaille (-3,1%), des légumes frais (-2,7%), des œufs (-2,1%), des fruits frais (-1,6%) et de la viande ovine (-1,1%). Ce contraste entre un fort niveau annuel et un recul mensuel suggère une volatilité saisonnière et des effets de base récents.

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Les fruits tunisiens s’exportent désormais vers 27 destinations

09. Juli 2026 um 15:46

Les exportations de fruits tunisiens continuent d’afficher une dynamique positive. Depuis le début de l’année et jusqu’au 8 juillet 2026, elles ont atteint 18 873 tonnes, pour une valeur totale de 88,07 millions de dinars, soit une progression de 20 % en volume et de 15 % en valeur par rapport à la même période […]

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Les éleveurs appelés à protéger leur cheptel de la vague de chaleur

09. Juli 2026 um 15:31

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a a appelé, jeudi, les éleveurs à renforcer les mesures de protection de leurs cheptels face à la vague de chaleur attendue dans les prochains jours, avertissant des risques liés au stress thermique sur la santé des animaux et les productions animales. Dans un […]

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INS: habillement et hôtellerie tirent l’inflation mensuelle (+0,2%)

09. Juli 2026 um 15:17

Au mois de juin 2026, l’inflation annuelle s’est établie à 5,3%. Ce niveau résulte d’une combinaison de dynamiques hétérogènes entre les principaux groupes de consommation. D’une part, le rythme de progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » a ralenti (7,1% en juin contre 8,2% en mai), ce qui a pesé modérément sur l’inflation annuelle. D’autre part, on observe une accélération des prix du Tabac (1,0% en juin contre 0,8% en mai) et une légère hausse du rythme pour le groupe « Loisirs et culture » (4,4% contre 4,3%). Ces mouvements contrastés expliquent en grande partie la stabilisation du taux global autour de 5,3%.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% entre mai et juin 2026. Les hausses mensuelles les plus marquées concernent l’habillement et les chaussures (+1,7%) et la restauration/hôtellerie (+1,0%), tandis que l’alimentation recule (-0,9%).

 

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars auprès du Fonds monétaire arabe

09. Juli 2026 um 13:47

Aux dernières nouvelles, la Tunisie a signé un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), pour un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte. Soit environ 312 millions de dollars. Et ce, afin de soutenir la stabilité économique et financière du pays.

Signé par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, et le directeur général du FMA, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, l’accord prévoit un décaissement en trois tranches, avec une première tranche versée dès son entrée en vigueur.

Le communiqué de la BCT précise encore que le prêt sera remboursé sur sept ans, dont trois ans et demi de grâce, avant un remboursement en huit échéances semestrielles. Ce financement appuiera le programme de réformes économiques et financières du gouvernement,. De même qu’il contribuera au financement de la balance des paiements et renforcera la résilience de l’économie tunisienne, ainsi que les équilibres budgétaires et extérieurs. Il témoigne également de la confiance du Fonds monétaire arabe dans les réformes engagées par la Tunisie.

Il convient de noter que ni le BCT ni le Fonds monétaire arabe n’ont communiqué le taux d’intérêt et les autres conditions financières du prêt. Le communiqué officiel de la BCT se limite aux modalités de décaissement et de remboursement.

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Fruits : les exportations tunisiennes ont rapporté 88 millions de dinars

09. Juli 2026 um 13:46

Les exportations de fruits tunisiens ont atteint, depuis le début de l’année et jusqu’au 8 juillet 2026, près de 18 873 tonnes pour une valeur totale de 88,07 millions de dinars, contre 15 738 tonnes d’une valeur de 76,67 millions de dinars durant la même période de 2025. Les quantités exportées ont ainsi progressé de […]

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Banque mondiale 2027 : où se situe la Tunisie dans la nouvelle carte mondiale des revenus ?

09. Juli 2026 um 12:28

La Banque mondiale a publié sa nouvelle classification des revenus par pays pour l’exercice budgétaire 2027, couvrant la période allant du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027. Selon cette nouvelle édition, la Tunisie demeure classée parmi les économies à revenu intermédiaire inférieur (lower-middle-income economies), une catégorie définie selon le revenu national brut (RNB) par […]

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Tunisie | Le blues des employés de l’Utica en crise

09. Juli 2026 um 12:12

Selon une source au sein de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), les difficultés financières de la principale organisation patronale ont impacté de façon critique la situation des employés.

En vertu de la loi de finances de 1975, le syndicat patronal est financé par une contribution de 0,5 % versée par les chefs d’entreprise du secteur privé — plus précisément les titulaires de patentes — au Trésor public, par l’intermédiaire du système de sécurité sociale.

Depuis le début de l’année 2024, le syndicat patronal fait face à un déficit budgétaire qui n’a cessé de s’aggraver, atteignant un seuil critique au cours du second semestre de la même année.

Cette situation perdure en raison du refus du Premier ministère de débloquer ces fonds au profit de l’Utica, alors même que leur allocation est prévue par la loi de finances votée annuellement — un processus impliquant l’approbation du ministère des Finances, de la Cour des comptes et de l’Assemblée.

C’est à croire que l’Etat, qui est censé collecter les contributions des entreprises au profit de l’organisation patronale, est-il en train d’exporter sa crise financière aiguë vers celle-ci ?

I. B.    

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La BCT navigue à vue | Deux plans stratégiques, zéro indicateurs

09. Juli 2026 um 11:32

Le Rapport annuel 2025 de la Banque Centrale de Tunisie est paru le 7 juillet 2026 — fait suffisamment rare pour être signalé, la BCT ayant pris l’habitude, depuis 2011, de le publier en septembre ou octobre. Cette fois, elle devance même l’échéance réglementaire du 20 juin. Un progrès de gouvernance ? Peut-être. Ou peut-être, une publication savamment calée avant le remboursement, une semaine plus tard, d’une obligation souveraine en euros de 750 millions —. Un rapport qui raconte tout, sauf l’essentiel.

Moktar Lamari *

Le millésime 2025 est un festival de bonnes nouvelles : croissance à 2,5% (contre 1,6% en 2024), chômage ramené à 15,2%, inflation en repli à 4,9% en glissement annuel — son plus bas niveau depuis 2017 —, taux directeur abaissé à 7% après deux baisses de 50 points de base, dette extérieure à long terme reculant de 47,5% à 39,5% du PIB, IDE en hausse de 30% à 3,5 milliards de dinars

Des silences assourdissants

Le gouverneur Fethi Zouhaier Nouri navigue, dans son mot introductif, entre optimisme administré et satisfecit technique. Ce que Kapitalis résume avec justesse dans son second volet critique («Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences», 08/07/2026) : le paquebot avance, certes, mais avec une coque fissurée — dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension…

Ce que ni le gouverneur ni son rapport ne racontent, en revanche, c’est où en est la Banque Centrale par rapport à ses propres plans stratégiques — celui de 2019-2021 et celui de 2023-2025, aujourd’hui échu. Aucun bilan, aucun taux de réalisation, aucun indicateur chiffré comparant l’annoncé au réalisé.

Un silence d’autant plus assourdissant que ce même rapport 2018 (juin 2019), qui lançait le premier plan, promettait des «objectifs Smart» — spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporellement définis. Sept ans plus tard, on cherche encore le «M» de mesurable.

Quatre défaillances, un même diagnostic

Primo, la défaillance sur la dette. Le rapport 2025 célèbre le recul du ratio de dette extérieure de huit points de PIB en un an. Mais cette embellie tient à l’appréciation du dinar face au dollar (+9,8% en 2025) et à la hausse conjoncturelle des IDE — deux variables externes, pas le fruit d’une stratégie de désendettement pilotée par un plan interne.

La dette publique globale, elle, stagne à 82,1% du PIB. Aucun des deux plans stratégiques n’affichait de cible chiffrée de réduction de l’endettement ; on ne peut donc juger d’aucune réussite, seulement constater une conjoncture favorable qu’on habille en performance institutionnelle.

Secundo, la défaillance sur la digitalisation. Les deux plans en faisaient un axe cardinal — TuniChèque, Open Banking, dispositif de management de l’innovation. Le rapport 2025 évoque, selon la synthèse de Challenges TN, «une Banque Centrale qui mise sur le numérique et l’intelligence artificielle».

Mise, certes. Mais avec quel taux d’adoption du paiement digital ? Quelle part de marché de l’Open Banking ? Aucun chiffre. On mise sans jamais dire combien on a gagné à la table.

Tertio, la défaillance sur l’inclusion financière — troisième pilier explicite du plan 2023-2025. Le rapport 2025 ne fournit aucun indicateur de bancarisation, aucun taux d’inclusion, aucune évolution de la population non bancarisée. Silence total sur l’objectif qu’on s’était pourtant donné en toutes lettres.

Quarto, la défaillance sur la modernisation des instruments monétaires. Le volume de refinancement bancaire reste à 11 594 millions de dinars fin 2025 (soit une moyenne annuelle de 12 763 millions), avec un pic à 15 120 millions en mars.

La BCT demeure, pour reprendre l’image de Kapitalis, «la grande fontaine où viennent boire les banques». Sept ans de plans stratégiques successifs n’ont pas réduit la dépendance structurelle du système bancaire à la liquidité centrale — la modernisation promise reste, en ce sens, un mot sans mécanique.

La souveraineté sous-traitée

Voici le paradoxe qui fâche vraiment. Le plan 2019-2021 n’est pas né dans un bureau tunisien isolé : il a été co-articulé dans le sillage d’une convention de coopération signée à Paris le 28 mars 2019 entre Marouane El Abassi et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France — convention couvrant précisément la politique monétaire et de change, la supervision bancaire, la finance digitale et l’inclusion financière (source : Tustex, 02/04/2019 ; Rapport Annuel BCT 2018, juin 2019).

Le plan 2023-2025, lui, a bénéficié de l’appui du projet GIZ «Recap Composante BCT», explicitement dédié à soutenir «certains projets stratégiques de la Banque Centrale de Tunisie» dans le cadre du partenariat tuniso-allemand pour les réformes (Source : GIZ Tunisie).

Autrement dit : les deux architectures stratégiques qui devaient façonner l’avenir de l’institut d’émission tunisien ont été, chacune, tricotées avec l’assistance technique d’une puissance étrangère — la France puis l’Allemagne.

Rien d’illégitime en soi : la coopération technique entre banques centrales est monnaie courante. Mais quand on prétend, dans le même souffle, défendre la souveraineté monétaire du pays face au FMI et refuser les conditionnalités extérieures, il est pour le moins cocasse de faire concevoir sa propre feuille de route institutionnelle à Paris puis à Berlin — sans jamais publier le document final ni ses indicateurs pour que le citoyen tunisien juge sur pièces.

Les trois contradictions

Primo, la BCT s’impose aux banques commerciales une rigueur prudentielle chiffrée au dixième de point (LCR, ratios de fonds propres) qu’elle ne s’applique jamais à elle-même dans l’évaluation de ses propres plans stratégiques.

Secundo, l’absence de consultation annoncée pour troisième plan pour l’après-2026, dans un rapport déjà critiqué pour ses propres incohérences statistiques, laisse l’institution sans cap institutionnel public au moment précis où elle négocie sa crédibilité face à Afreximbank et aux marchés obligataires.

Tertio, une planification stratégique conçue avec assistance étrangère mais jamais rendue publique dans ses détails n’est ni transparente, ni le fruit d’une réflexion endogène évaluable — c’est, au sens propre, une souveraineté administrée par procuration.

Qu’il pleuve des bons chiffres ou qu’il vente des critiques, la BCT continue son cycle de plans sans jamais dire ce qu’elle en a fait.

Le gouverneur actuel de la BCT a choisi de ne parler aux parlementaires, ni au journalistes… il préfère communiquer avec le FMI, les bailleurs de fonds internationaux, mais pas aux Tunisiens. Va savoir pourquoi…

* Economistes universitaire.

Blog de l’auteur.

Précédents articles :

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UBCI lance le Desk Italia pour faciliter les relations économiques Tunisie‑Italie

09. Juli 2026 um 11:28

Dans le cadre du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, l’UBCI a présenté son nouveau Desk Italia. A savoir, un guichet spécialisé destiné à faciliter les flux internationaux, le financement et l’accompagnement opérationnel des entreprises tunisiennes et italiennes. À travers cette initiative, la banque entend renforcer son rôle d’intermédiaire stratégique au service des investissements et des partenariats entre les deux pays. À cette occasion, L’Économiste Maghrébin a rencontré Amina Khouadja, responsable des partenariats institutionnels et du Desk Italie à l’UBCI, qui revient sur les objectifs et les ambitions de cette nouvelle structure.

 

Pourquoi créer un Desk Italie à l’UBCI ?

Amina Khouadja : L’UBCI a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, une initiative qui s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture à l’international et de renforcement des relations économiques entre la Tunisie et ses principaux partenaires. Il faut rappeler que les relations économiques entre la Tunisie et l’Italie sont denses et stratégiques. L’Italie est un partenaire commercial majeur et un investisseur important dans des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, l’automobile, les composants électroniques, l’agroalimentaire, les technologies, les énergies renouvelables et le textile. Partant de cette réalité, il y a des entrepreneurs, des projets et des emplois.

Le Desk Italie a été créé pour offrir un accompagnement bancaire spécialisé, réactif et proche des besoins concrets des entreprises, pour transformer ces opportunités en réalisations durables. Ce dispositif a pour vocation d’accompagner et de faciliter les échanges économiques ainsi que les investissements entre la Tunisie et l’Italie, en offrant un accompagnement bancaire spécialisé aux entreprises, investisseurs et porteurs de projets des deux pays. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique développée en partenariat avec la Chambre Tuniso-Italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI). À cette occasion, un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) a été signé entre M. Mourad Fradi, Président de la CTICI, et M. Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI. À travers cette initiative, l’UBCI confirme son ambition de devenir la banque de référence des relations économiques tuniso-italiennes. Ce partenariat illustre la volonté commune de l’UBCI et de la CTICI de renforcer les échanges économiques entre les deux pays, de favoriser les investissements bilatéraux et de créer un environnement propice au développement des opportunités d’affaires.

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin 

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Success Story | Kaouther Aounallah et ses pâtisseries Sweet Jana

09. Juli 2026 um 10:49

Dans un article publié sur son site web le 25 juin 2026, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), brosse un portrait élogieux de Kaouther Aounallah, une Tunisienne qui a créé une activité autour de la datte inspirée par le patrimoine culturel de sa région et ouvert, grâce à sa success story, des perspectives à sa communauté. Extraits… (Photo : Kaouther Aounallah et son associée Zakia Guenniche).

Kaouther Aounallah, l’une des bénéficiaires du programme Agri-accélérateur mis en œuvre par la FAO, qui apporte un accompagnement personnalisé, des conseils et un soutien à des entreprises agroalimentaires dirigées par des jeunes dans 11 pays, dont la Tunisie, présente avec un sourire satisfait un plateau de pâtisseries à l’un de ses clients réguliers. Chacun de ses produits transmet un peu de l’âme de l’oasis de Kebili, située dans le sud de la Tunisie, et montre comment des entrepreneuses peuvent transformer des ressources locales en des activités durables qui soutiennent leurs communautés. Ses créations puisent leur essence dans la saveur délicate et miellée de la datte qui a bercé toute son enfance.

«J’ai grandi dans un milieu agricole, et les dattes occupaient une place centrale dans notre quotidien», indique-t-elle. «Elles nous nourrissaient, nous protégeaient et nous maintenaient en bonne santé.»

Aujourd’hui, elle transforme cet héritage de douceur en une source d’indépendance et une vocation. En 2022, après avoir achevé ses études en sciences agricoles au Kef dans le nord-ouest de la Tunisie, elle fait le choix courageux de revenir à Kebili, sa ville natale, pour y fonder sa propre entreprise. C’est ainsi qu’est née Sweet Jana, une pâtisserie artisanale qui met cet ingrédient local traditionnel à l’honneur dans une gamme de spécialités et dynamise l’économie locale.

Kaouther exploite le goût sucré naturel de la datte pour promouvoir un nouveau concept : un encas nutritif, séduisant et adapté à un style de vie sain. «Nous proposons des produits qui répondent aux besoins d’un large public, des athlètes qui recherchent un concentré d’énergie naturel aux parents soucieux d’offrir des encas plus sains à leurs enfants», explique-t-elle. «Nos recettes inspirées des traditions locales sont agrémentées d’une touche d’innovation pour répondre aux attentes d’aujourd’hui», ajoute-t-elle.

La pâtisserie de Kaouther est solidement établie et en pleine expansion, mais le chemin de la réussite est jalonné d’embûches pour une entrepreneuse en Tunisie. Les restrictions d’accès aux financements, aux informations pratiques et aux marchés demeurent des freins majeurs, surtout dans le secteur agricole. Dans un contexte rural marqué par un manque de perspectives et un chômage qui reste élevé, notamment parmi les diplômés de l’université, nombreux sont ceux qui se cherchent un avenir à l’étranger.

«Je me suis parfois sentie bien seule face aux difficultés que je rencontrais», indique-t-elle. Et d’ajouter : «Mais j’ai tenu bon, parce que je savais que mon projet avait du sens. Aujourd’hui, chaque obstacle que je surmonte me rend plus forte, et m’incite à aller encore plus loin.»

Pleinement consciente des défis que rencontrent les femmes dans son pays, Kaouther a fait de l’émancipation féminine l’axe central de son activité. Elle emploie huit femmes issues de sa famille et de son entourage, et leur offre des perspectives qui sont extrêmement rares en milieu rural. «Je voulais montrer que notre projet pouvait avoir un impact réel sur l’économie locale», déclare-t‑elle. Et d’ajouter : «Aider les femmes, surtout en milieu rural, à trouver un emploi et à devenir plus indépendantes est l’une de mes principales ambitions.»

Elle accorde également une grande importance à l’écoresponsabilité, qu’elle concrétise dans les pratiques opérationnelles de son entreprise. Chez Sweet Jana, les emballages sont respectueux de l’environnement et les déchets sont limités à tous les stades, ce qui contribue à réduire l’empreinte écologique de l’entreprise – une démarche qui reste rare parmi les petits producteurs. Même les noyaux des dattes sont valorisés : ils sont renvoyés aux agriculteurs qui les transforment en aliments pour animaux. Ce système circulaire réduit les déchets tout en soutenant l’agriculture locale.

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L’équation iranienne : ingénieurs, drones et souveraineté

09. Juli 2026 um 10:17

Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique.  En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.

L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.

Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.

Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.

Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran  souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…

On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.

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