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Béja | Découvertes archéologiques sur le site de Henchir Matria à Teboursouk

08. Oktober 2026 um 22:03

Dans le cadre d’une convention de coopération internationale avec l’Université de Sassari (Italie), l’Institut national du patrimoine a mené une campagne de fouilles archéologiques sur le site de Henchir Matria, situé au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, du 6 septembre 2026 au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont pris part aux travaux et ont tous œuvré dans une parfaite harmonie à l’étude et à la mise en valeur de deux secteurs principaux de la ville antique connue sous le nom de Numluli.

Le premier secteur comprend le Capitole, construit en 170 apr. J.-C. L’équipe y a mis au jour le dallage de la place publique, une fontaine ainsi que de nombreux éléments architecturaux et décoratifs du temple (chapiteaux, colonnes, décors géométriques variés et fragments de statues, etc.), qui remontent tous à la période romaine.

Le second secteur comprend une basilique vandale construite au milieu du Ve siècle apr. J.-C. Elle abrite des sépultures de notables chrétiens, différentes salles, des murs, ainsi que des jarres funéraires et des jarres implantées verticalement destinées au stockage des provisions. Le secteur a également livré des panneaux de mosaïque.

INP

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Tunis | La 5e édition de la Foire du livre tunisien s’annonce à la Cité de la Culture

08. Oktober 2026 um 21:43

La Cité de la Culture Chadli Klibi accueille la 5ᵉ édition de la Foire nationale du livre tunisien du 23 octobre au 1er novembre 2026 sous le slogan inspirant « Avec la lecture… ta vie sera ensoleillée ».

Cet événement culturel majeur réunit 66 maisons d’édition tunisiennes venues présenter leurs plus récentes parutions et échanger avec le public.

Durant dix jours consacrés à la littérature et au savoir, les lecteurs sont invités à découvrir une programmation riche au cœur de la capitale.

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Arts plastiques : Lamia Bouzouita entre Venise et Wonderland

08. Oktober 2026 um 14:59

Depuis le 3 octobre, la galerie Saladin accueille à Sidi Bou Saïd une exposition de Lamia Bouzouita intitulée « Venise et le pays des merveilles ». Cette exposition qui se poursuivra jusqu’au 25 octobre, offre au public une intéressante collection d’œuvres et plusieurs thèmes différents.

La série intitulée « Alice » se trouve au seuil de l’exposition et se décline en plusieurs œuvres inspirées par le personnage de Lewis Caroll. D’un seul tenant, les tableaux sont solidaires, ont été créés dans un seul élan et sont destinés à un unique collectionneur.

Un peu plus loin, le bal continue avec une deuxième série intitulée « Perdu dans le carnaval ». Ce sont cette fois des masques, des danses et des éclats de mémoire vénitienne qui sont à l’honneur. Avec aussi la touche onirique qui amplifie la peinture de Bouzouita.

Les fleurs, les etoiles et toujours les rêves sont au cœur des trois autres séries qui complètent la collection. Le regard peut alors chercher les flux et les fluides, la densité et la légèreté.

À sa manière, Lamia Bouzouita convoque le merveilleux, pétrit ses œuvres iconoclastes de vibrations plastiques et installe des atmosphères où la beauté ordinaire est irradiée par le surréel.

Contrepoint idéal, la géométrie qui jaillit des tableaux optiques de la série « Spazio » vient suggérer d’autres merveilleux qui se déploient jusqu’aux infinis des lignes et des ellipses. Entre tension poétique et rationalité euclidienne, le regard hésite et finit par choisir les deux faces du miroir que lui tend une Alice de toutes les tentations.

Artiste tuniso-italienne, Lamia Bouzouita, née en Tunisie, vit depuis vingt ans à Venise. Après l’Académie des Beaux-arts de Venise, elle a souvent exposé dans la cité des Doges. La galerie Saladin accueille sa première exposition en Tunisie.

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60 ans de peinture au Maroc : des pionniers aux nouvelles écritures

08. Oktober 2026 um 14:35
Après Rabat, « 60 ans de peinture au Maroc » arrive à Casablanca. Dans quatre lieux, plus de 160 artistes racontent six décennies de création, des pionniers de la modernité aux écritures les plus contemporaines. Une traversée où les formes…

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Le prix Nobel de littérature pour la Canadienne Anne Carson

08. Oktober 2026 um 12:24

La poétesse canadienne Anne Carson vient de remporter le prestigieux prix Nobel de littérature 2026. Elle succède au hongrois László Krasznahorkai qui avait été couronné en 2025.

Si l’on en croit nos confrères de RFI, le jury a célébré une « œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a donné naissance à de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ».

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Aux couleurs du Portugal : Deux guitares au palais Ahmed Bey

08. Oktober 2026 um 11:54

Avec beaucoup de délicatesse, le récital de la guitariste portugaise Marta Pereira da Costa a été décalé d’une demi-heure dans l’attente de l’appel à la prière d’Al Icha à partir de la mosquée voisine du palais Ahmed Bey à la Marsa. Une attention très appréciée par le public présent qui attendait de découvrir la musicienne portugaise et Francisco Sales qui l’accompagnait avec une deuxième guitare.

Marta Pereira da Costa n’est pas inconnue du public tunisien. Elle s’est déjà produite en 2009 à Ennejma Ezzahra et apporté l’énergie de sa présence et celle de sa guitare qui chante le fado, ce style musical portugais entre tous.

Concert acoustique donc, avec deux guitares qui dialoguent, deux guitares dont l’une porte l’autre, le tout se mariant à merveille. La première pièce a pris la forme d’un voyage au Portugal, un peu comme un prélude musical qui annonce la couleur et installe un univers sonore aux couleurs vives.

Avec « Mouvement », un second morceau plutôt impressionniste, la musicienne est venue rappeler sa culture classique et sa connaissance du piano. Dans un style qui évoque certaines études de Debussy, les deux guitares ont d’abord décrit le flux de l’eau avant un final impétueux, proche d’une farandole débridée.

Les pièces musicales allaient ensuite se succéder, tissées dans une vaste diversité sonore et une rencontre permanente entre les cultures et les sonorités. Une magnifique interprétation du mythique « Summertime » de Gerschwin allait éblouir l’assistance. Jeu épuré, tempo jazzy et guitares débridées pour un crescendo final transmuant une complainte en échappée belle.

Puis ce fut une invitation à danser, tous portés par un air entraînant aux effluves jaillis du nord du Portugal. À l’unisson, trois cents mains battaient la cadence, épousaient l’invitation des deux guitares et distillaient la joie du moment.

Quatre autres pièces de structure plus classique constitueront le second versant du récital. Au début, l’on dirait une Nocturne de Chopin mais imperceptibles, les couleurs portugaises reprenaient le dessus.

Le style de Marta Pereira da Costa est ainsi : un ancrage classique, des arpèges qui se déploient à l’infini de deux guitares puis des vibrations entre jazz et folklore. Deux moments idéaux allaient suivre. Imprégné de saudade, le premier reprendra un fado classique avec deux accords puissants et des libres variations.

Tout en émotion, le second est intitulé « Solo » et n’était autre qu’un retour aux sources puisqu’il s’agit de la toute première composition de l’artiste alors qu’elle venait de troquer son piano contre une guitare portugaise. Inspiré, de facture classique, avec de claires harmonies, ce solo de l’âme ouvrira le chemin d’un final aussi rythmé que vivement applaudi.

Avec quelques mots choisis, Marta Pereira da Costa remerciera le public et promettra de revenir bientôt et plus longuement. En partance pour la Pologne, après une tournée en Inde et un récital en Tunisie, elle laisse un sillage de grâce et déjà la trace d’un enchantement musical.

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Rabat dévoile son nouveau visage dans un documentaire sur M6

08. Oktober 2026 um 10:51
La capitale marocaine est à l’honneur sur M6, vendredi 9 octobre, à travers un documentaire inédit de 47 minutes réalisé par Rabah Aït-Hamadouche. Entre architecture monumentale, tourisme de luxe et initiatives entrepreneuriales, le film explore les transformations de Rabat à…

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Prix Michael Philip Cracknell : Qui seront les trois lauréats ?

08. Oktober 2026 um 09:10

C’est au musée national du Bardo que sera présenté le palmarès de la première édition du prix Michael Philip Cracknell. La cérémonie de remise du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement se tiendra jeudi 8 octobre à 18h.

Créé en hommage à Michael Philip Cracknell, cofondateur d’Enda et profondément engagé en faveur de l’environnement et du développement, le prix consacre un héritage fait d’engagement, de responsabilité et d’action concrète.

Doté d’un montant global de 100.000 dinars, le Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement distingue des initiatives tunisiennes déjà à l’œuvre, capables d’apporter des réponses concrètes aux défis environnementaux, de démontrer leur impact et de franchir une nouvelle étape dans leur développement.

La soirée mettra à l’honneur les dix finalistes de cette première édition et sera marquée par l’annonce des trois lauréats. Elle sera également l’occasion de présenter : Le Manuel du Citoyen du Monde.

Œuvre de Roberto Savio, économiste et journaliste italo-argentin, fondateur de l’agence de presse Inter Press Service (IPS) et activiste international engagé en faveur de la citoyenneté mondiale et de la justice sociale. La présence de l’auteur sera une occasion de mettre en relief son parcours et sa vision de la citoyenneté et de la paix dans le monde.

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Mina Achir, la voix de Midnight Pin qui refuse les étiquettes

08. Oktober 2026 um 05:00

Cheveux rose vif, voix traversée d’électricité, une salle comble qui ne la lâche pas. À peine descendue de scène, Mina Achir, chanteuse de Midnight Pin, se confie sur la nuit, sur la Palestine, et sur la liberté de ne rien devoir prouver.

Guichets fermés aux Journées musicales de Carthage et voici que le groupe tunisien Midnight Pin poursuit son exploration d’un rock alternatif qui mêle les langues et les influences. Sa vocaliste, Mina Achir, Algérienne installée à Tunis, revient pour l’Économiste Maghrébin sur la naissance de la formation, sur Geno-Suite, sur ses inspirations et sur ses projets.

Bien qu’épuisée, elle accepte de répondre alors que des dizaines de fans l’entourent encore, réclamant selfies et échanges. Quelques instants plus tôt, sur scène, elle semblait en parfaite symbiose avec le public, se livrant sans retenue. Haut noir sans manches, bijoux discrets, carré long à la frange épaisse : une allure sobre dont le rose vif des cheveux fait toute l’expressivité, à l’image de l’univers du groupe.

C’est le 6 octobre, au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la culture à Tunis, que Midnight Pin a présenté son répertoire. L’aventure remonte à 2014, quand la chanteuse et auteure-compositrice-interprète a fondé le groupe avec le guitariste chanteur Saif Eddine Ncib. D’abord cantonnée aux reprises, la formation s’est peu à peu tournée vers la composition originale. Cette étape a soudé ses membres et leur a permis de porter un message à travers leurs propres morceaux. Un premier album est sorti en 2023, affirmant une identité qui mêle l’arabe et l’anglais. Ce mélange est né naturellement. Seïf écrivait en arabe, littéraire ou en derja, tandis que Mina Achir écrivait en anglais. En confrontant leurs textes, ils ont constaté qu’ils abordaient des thèmes proches depuis des angles complémentaires : la langue comptait moins que le message.

Le nom du groupe prolonge cette démarche. Il naît d’un rapport intime à la nuit et à la musique, perçue comme un moyen d’évasion. Minuit marque aussi un passage entre la nuit et le jour, un commencement comme une fin, une boucle qui reflète la façon dont le groupe conçoit sa musique, sans se laisser enfermer dans un style. Il passe ainsi de la bossa nova au R&B et à d’autres registres, et chaque chanson est pour Mina Achir l’occasion de se redécouvrir.

Geno-Suite, écrire face à ce qui bouleverse

Cette envie de dire ce qui touche les membres du groupe prend un relief particulier dans Geno-Suite, mini-album de quatre titres profondément marqué par ce qui se passe en Palestine. Mina Achir confie avoir été si affectée qu’elle ne pouvait se taire : les quatre chansons sont nées de cette douleur.
Face à l’injustice ou au massacre, elle réagit d’abord en être humain, et l’écriture lui sert à traduire ce qu’elle ressent. À ses yeux, l’alternative n’est pas une obligation idéologique car chacun reste libre de décider ce que sa musique laisse transparaître.

Son oreille s’est formée dans l’enfance, au rythme des goûts de son père, avec Pink Floyd parmi ses premières références, aux côtés d’artistes de la pop et du rock. David Bowie et Jeff Buckley l’ont marquée, tandis que plusieurs groupes rock ont façonné son goût pour les distorsions, l’énergie et les textures sonores. Elle apprécie aussi Gorillaz pour sa façon de créer. Cette richesse irrigue Midnight Pin, pensé comme une création vivante, capable d’évoluer sans se perdre.

Vers un public plus large

Le groupe prépare de nouvelles chansons, dont l’une, au titre évoquant « le néant », a été jouée lors du concert. D’autres festivals tunisiens sont envisagés. Midnight Pin aimerait surtout conquérir un public plus large et, pourquoi pas, se produire à l’étranger pour représenter l’Afrique du Nord.

Mina Achir revendique avec fierté ce statut de groupe nord-africain attaché à ses racines et à son héritage, tout en assumant une musique contemporaine et ouverte. Pour elle, l’enjeu n’est pas de choisir mais de faire dialoguer : les racines et l’ouverture, l’arabe et l’anglais, le rock et ses voisins, l’intime et le monde.

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Bayt Mal Al-Qods soutient les oléiculteurs palestiniens

07. Oktober 2026 um 12:08
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods, présidé par le Roi Mohammed VI, a lancé, mardi 6 octobre dans la localité d’Al-Ram, au nord d’Al-Qods, la campagne « Aouna 2026 », destinée à soutenir les agriculteurs palestiniens durant…

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Festival international maghrébin du film : Oujda mise sur la relève

07. Oktober 2026 um 11:54
Du 16 au 21 octobre, Oujda accueille la 15e édition du Festival international maghrébin du film. Au-delà de la compétition, le rendez-vous veut renforcer son rôle de passerelle entre cinéastes, professionnels et jeunes talents. En bref 16-21 octobre 2026 :…

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Rémanences : 23 photographes interrogent la durabilité à Tunis

07. Oktober 2026 um 11:01

L’Association Club Photo de Tunis (ACPT) organise sa 9e exposition collective, RÉMANENCES, du 10 au 24 octobre 2026 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition réunit plus de 70 œuvres de 23 photographes autour du thème « Durabilité & Responsabilité ».

À travers cette exposition, l’ACPT propose d’aborder la durabilité au-delà des seules questions environnementales. Les photographes s’intéressent aux traces laissées par les activités humaines, aux transformations des territoires, aux ressources naturelles, au vivant, mais aussi aux pratiques et aux savoir-faire transmis d’une génération à l’autre.

Le titre RÉMANENCES renvoie à ce qui demeure après le passage : une trace inscrite dans les paysages, les territoires, les gestes ou la mémoire. Les œuvres présentées proposent ainsi des regards différents sur ce que les sociétés préservent, transforment ou transmettent.

23 regards sur un même enjeu

L’exposition réunit Aicha Bouaziz, Ala Din Zemzmi, Amel Belkhoudja, Anis Krabaa, Asma Ben Gharbi, Atef Ouni, Aziz Boutrif, Cheima Fezzani, Dalila Yacoubi, Domenico Fascano, Foued Dhouafli, Houssem Ben Othmen, Imen Karray, Kaouther Bedoui, Khaled Kanzari, Khaoula Heni, Marouan Ben Amara, Mohamed Ben Othmen, Mohamed Menzli, Noomen Daoued, Sofiene Reguigui, Soumaya Boulati et Slim Sassi.

Leurs photographies abordent la durabilité sous des angles variés, entre observation des fragilités, relations entre l’être humain et son environnement, mémoire des territoires et transmission des pratiques. L’ACPT entend ainsi privilégier la diversité des regards plutôt qu’une lecture unique du thème.

Seize ans autour de la photographie

Fondé à Tunis en 2010 avant de devenir une association en 2012, le Club Photo de Tunis œuvre depuis seize ans à la promotion de la photographie à travers des formations, des sorties, des rencontres, des concours et des projets collectifs.

Avec RÉMANENCES, l’association poursuit cette démarche en faisant de la photographie un espace de réflexion sur le présent et sur ce qui pourrait en subsister.

Le vernissage est prévu le samedi 10 octobre à partir de 16h30 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition sera accessible jusqu’au 24 octobre 2026.

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Tourisme culturel : « Petit Pays », l’exposition photo qui devient un voyage dans le patrimoine

07. Oktober 2026 um 09:20

L’exposition photo « Petit Pays je t’aime beaucoup » est de retour du 22 au 25 octobre à Djerba. Cette exposition prend désormais l’envergure d’un événement qui conjugue les œuvres des photographes avec une plongée dans le patrimoine.

En effet, les participants à cet événement au départ de Tunis pourront découvrir plusieurs aspects du patrimoine djerbien à travers des visites dans des musées, des mosquées et des huileries.

Des activités liées au patrimoine culinaire sont également au programme. De plus, un concert live à la marina de Houmt-Souk ajoutera une touche festive finale à cet itinéraire culturel de quatre jours.

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Journées Musicales de Carthage : L’Espagne sous le signe du flamenco

07. Oktober 2026 um 08:59

Le guitariste flamenco Dani de Moròn sera le 10 octobre à 15h sur la scène des Journées Musicales de Carthage pour un concert qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs à la Cité de la culture.

L’Ambassade d’Espagne en Tunisie poursuit ainsi sa collaboration avec les Journées Musicales de Carthage, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne. Cette participation espagnole bénéficie également du soutien de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, renforçant ainsi les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.

Dani de Morón est l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération. Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de Matilde Coral.

Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.

Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie « Meilleur album de flamenco » pour 21, Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.

Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.

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Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

07. Oktober 2026 um 08:05

Une campagne de fouilles archéologiques menée sur le site de Henchir El Materia, au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, a permis d’étudier plusieurs composantes de l’ancienne cité de Numluli. Les travaux, réalisés dans le cadre d’une coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari en Italie, se sont déroulés du 6 septembre au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont participé aux travaux, consacrés notamment à l’étude et à la valorisation de deux secteurs majeurs de la cité antique.

Un Capitole romain construit au IIe siècle

Le premier secteur comprend le Capitole de Numluli, un édifice religieux dont la construction remonte à l’année 170 après J.-C., durant la période romaine.

Les fouilles ont notamment porté sur les éléments de la place publique ainsi que sur une fontaine. Les archéologues ont également mis au jour plusieurs éléments architecturaux et décoratifs associés au temple, parmi lesquels des chapiteaux, des colonnes, des motifs géométriques et des fragments de statues.

Ces vestiges apportent des éléments supplémentaires sur l’organisation de l’espace monumental et public de Numluli durant la période romaine.

Une basilique vandale et des traces de la vie quotidienne

Le second secteur exploré correspond à une église construite au milieu du Ve siècle, durant la période vandale. Le complexe comprend notamment des espaces funéraires associés à des notables chrétiens, différentes pièces ainsi que des structures de délimitation.

Les fouilles ont également permis d’étudier des jarres funéraires et de grandes jarres installées verticalement, utilisées pour le stockage des provisions. Des pavements en mosaïque, présentés comme particulièrement remarquables, ont aussi été identifiés.

Lire aussi : Patrimoine : Le plus important des monuments de la Carthage romaine se trouve encore sous terre

L’ensemble de ces découvertes permet d’approfondir la connaissance de Numluli durant l’Antiquité tardive, en documentant à la fois ses espaces religieux et funéraires, mais aussi certains aspects de la vie quotidienne et des pratiques de stockage dans la cité.

La campagne s’inscrit ainsi dans le cadre de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Italie et contribue à la documentation scientifique et à la valorisation du patrimoine archéologique de la région de Béja.

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Cinéma | Le Festival de la femme et de la jeunesse de Djerba revient du 24 au 27 octobre 2026

06. Oktober 2026 um 22:32

Le Festival international du cinéma de la femme et de la jeunesse, rendez-vous cinématographique emblématique de l’île de Djerba, revient cette année du 24 au 27 octobre 2026 avec une édition spéciale marquée par une riche programmation.

Djerba s’apprête ainsi à vibrer au rythme du 7e art durant cette manifestation incontournable de l’agenda culturel tunisien qui réunira cette année une sélection de 68 films en provenance de 12 pays, projetés dans le cadre de la compétition officielle ainsi qu’en séances hors compétition.

Pour cette édition 2026, l’Inde sera à l’honneur et une place de choix sera ainsi accordée au cinéma indien à travers une projection spéciale d’œuvres contemporaines et patrimoniales.

Fidèle à sa vocation de transmission et de formation, le festival proposera un programme parallèle dense, comptant desateliers pratiques et tables rondes ainsi que des hommages appuyés à des figures marquantes du cinéma.

Y. N.

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Rabat, un profil tout neuf

06. Oktober 2026 um 14:20
De la ville nouvelle imaginée sous le Protectorat aux audaces de l’architecture contemporaine, Rabat n’a jamais cessé de composer avec la modernité. La Tour Mohammed VI, désormais point culminant de la capitale, offre un point de vue inédit. Depuis les…

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Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents

06. Oktober 2026 um 11:43

Les grandes applications enseignent l’anglais et l’espagnol. L’appli Dialect existe pour les langues qu’on hérite, celles que les grandes plateformes ignorent. Ahcène Bensalama est l’un des deux créateurs de Dialect, l’appli pour apprendre la langue de ses parents, celle qu’on parle vraiment à la maison. Le tunisien en fait partie, enregistré par une voix native.

«On l’a faite pour ceux qui ont grandi loin de la Tunisie et qui veulent parler le tunisien de leur famille. On apprend cinq minutes par jour, avec des cartes, des quiz et un parcours qui avance petit à petit», explique-t-il.

L’appli enseigne 19 langues d’origine, dont beaucoup sont absentes de Duolingo, Babbel et Rosetta Stone : les darija maghrébines, le kabyle, le wolof, le tamoul, etc.

Des voix 100 % natives sur 10 d’entre elles et une mémorisation par répétition espacée. Cinq minutes par jour suffisent pour l’apprentissage des bases, explique encore le jeune développeur.  

Le tunisien, rappelons-le, est une langue sémitique (afro-asiatique), variété d’arabe maghrébin ; vocabulaire à substrat berbère (environ 8-9 % du lexique) et emprunts au français, à l’italien, au turc et à l’espagnol. Il est parlé par 11,5 millions de locuteurs dont 10 % en dehors de la Tunisie, correspondant à la diaspora. C’est à ces derniers essentiellement que Dialect s’adresse.

I. B.

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Nouvelle de Amel Mokhtar | Le mariage m’a tuée

06. Oktober 2026 um 10:04

Originaire de Sers (Kef), née en 1964 à Makthar (Siliana), Amel Mokhtar est romancière et nouvelliste. Après des études universitaires, elle rejoint en 1985, le journalisme. Elle publie en 1993, son premier roman, «‘ala nakhabi al-hayat» (Toast à la vie) à Dar Al-Adab, à Beyrouth, suivi de «Al-korsi al-hazzaz» (La chaise à bascule), en 2003, roman censuré pour immoralité, puis finalement mis en distribution. Il révèle une écriture audacieuse, dénonçant les retors de la société, transgressant les interdits et les tabous. Son œuvre, qui compte d’autres romans, comme «Maestro», 2006 ou «La fumée du palais», 2013, ainsi que des recueils de nouvelles, est aujourd’hui largement reconnue et récompensée de différents prix et distinctions littéraires.

Traduite de l’arabe et présentée par Tahar Bekri

Je l’ai rencontré par hasard. Cela aurait pu être passager comme toute rencontre fortuite entre un homme et une femme qui se connaissent superficiellement. Sauf que le destin planifiait à sa manière et selon ses scénarios. Le destin fixa cet instant afin qu’il devienne le début d’une histoire d’une passion enflammée, puis un mariage réussi, selon les critères sociaux.

A cet instant exactement, quelqu’un m’appela au téléphone, me disant que cet homme était ton époux attendu. Peut-être m’en étais-je moquée, car j’ai cru que cela m’habitait à cause de ma mère qui insistait tout le temps et sans relâche, pour que je me dépêche de me marier, considérant qu’une fille qui dépasse la vingtaine, sans se marier est une vieille fille aux yeux de la société.

J’avais dépassé vingt-cinq ans mais je n’avais pas ressenti que j’étais une vieille fille, comme ils le disent. J’étais une fille joyeuse, allante, aimant la vie jusqu’à la folie. Le mariage n’était pas, quel que fût son prix, parmi mes objectifs. Mon premier objectif et le plus important était de réussir au travail, quant à mon second objectif, c’était de conserver au sein de l’institution du mariage, une passion folle. Je savais pertinemment que ce que je visais était parmi les équations difficiles, plutôt, impossibles dans la vie. Je considérais les expériences qui reconnaissaient la mort de la passion et de l’amour comme des expériences incomplètes ou bancales. Je m’assois sur le siège d’un spectateur roi qui a une haute confiance en lui-même et ses capacités. Je persistais alors sur le fait que je n’épouserais qu’un bel homme, de mon niveau culturel et de mes idées. Ainsi, nous échangerions une passion de légende. Après cela, il me sera possible de parier et de gagner le pari de conserver la flamme de la passion, entre moi et mon mari, jusqu’au dernier moment que durera notre mariage.

Quand le téléphone me chuchota que ce bel homme était mon époux attendu, j’ai cru que c’était une autre feinte du destin. Sauf que ce dernier, cette fois-ci, était sérieux, plutôt même, généreux envers moi et m’avait fourni tout ce que je désirais : me marier. J’ai épousé un bel homme cultivé, un artiste, je me suis mariée dans la fournaise d’une histoire vraie.

Au début du voyage-mariage, sur lequel ont passé dix ans, j’étais enthousiaste jusqu’à me vanter de mes hautes capacités, magiques, à vaincre, probablement, l’institution du mariage.

A chaque occasion et à chaque rencontre avec des amis, je me vantais et insistais sur ma réussite d’avoir conservé nos sentiments enflammés, même après le mariage. Tant que mon mari croyait en mon idée et se distinguait par sa mentalité ouverte et libre, il m’a aidée et m’aidera à gagner le pari afin que notre passion reste enfiévrée.

Puis les fatigues involontaires commencèrent. Je suis tombée enceinte, ce que nous attendions ardemment. Arrivèrent ainsi des fatigues que je ne m’imaginais absolument pas. Tout ce que nous entendons des autres passe sans signification, jusqu’à ce que nous le vivions par nous-mêmes et posions nos pieds sur la braise. A ce moment-là et c’est seulement à ce moment, que nous nous rappelons les expériences des autres et nous les comprenons.

Les fatigues de la grossesse changent le caractère, perturbent tous les sentiments clairs puis nous dépassons l’étape et nous fêtons le nouveau-né. Le mariage commence à étendre ses barreaux solides que nous avons pensés, au début, en or, J’avais cru, personnellement, que c’étaient des barreaux d’une passion enflammée qui ne s’éteindraient jamais.

Peu à peu, le cercle des barreaux gouverne et révèle que nous sommes de vrais prisonniers de l’institution du mariage qui bénéficie de ses propres lois très spécifiques et de ses jugements excessifs envers l’homme. Souvent, les époux plongent dans les échanges d’accusations, à cause du manque de conviction, de satisfaction du choix de l’autre ou du manque de parité et l’absence de sentiments de l’un envers l’autre. Mais dans la situation que je vis, où il n’y a pas de possibilité d’accrocher les erreurs sur le porte-manteau de l’autre, dans cette situation de parité et de passion, je me demande où se trouve la faille, après avoir reconnu à moi-même, d’abord, que j’ai perdu le pari et que, ce qui reste de notre passion enflammée, ce sont des sentiments silencieux et bridés, qui n’ont pas le moindre droit de s’exprimer devant l’encombrement des sujets et des dossiers ouverts à étudier et à discuter dans le partenariat du mariage!

Avec les jours et les années, le mariage, qu’au début, tous croient un havre d’amour, se transforme en un contrat d’une vraie société, au sens économique profond du terme. Nous réglons les problèmes d’un point de vue matériel, économique, lié à la balance économique, mondialiste. Nous discutons d’affaires diverses, et quand nous nous taisons un peu, il nous traverse l’esprit d’ouvrir les pages de notre histoire et de lire ensemble des extraits de poésie, comme nous le faisions au début de notre mariage, de voir un film au cinéma ou de pousser notre analyse de l’être humain. Nous découvrons soudain que nous sommes tous deux fatigués, nous réalisons ainsi, soudainement, que nous sommes épuisés, lui, se plaint d’un torticolis et moi, de maux de tête ou de dos. Nos regards se brisent et chacun de nous s’enfuit vers lui-même et se recroqueville sur ses vraies douleurs, c’est-à-dire, l’incapacité d’irriguer la plante fanée en son profondeur, reportant cela à demain, espérant d’autres circonstances plus souples pour une telle discussion, espérant un sentiment réel de puissance et de désir. Mais le lendemain ne sera pas meilleur, le tourbillon court et tourne d’une rapidité qui ne s’arrête pas et s’il s’arrête, c’est définitivement, pour la dernière scène d’adieu

Cette nuit, alors que nous nous préparons en silence pour fêter le dixième anniversaire de notre mariage, j’ai pensé proposer à mon mari la séparation, afin que chacun de nous retrouve sa liberté humaine. Au dîner, je lui ai dit : «J’ai une proposition à l’occasion de cet heureux anniversaire», il sourit et dit : «Moi aussi, j’ai une proposition». La curiosité m’a incité à connaître sa proposition avant de présenter la mienne. Il insista pour m’entendre la première. Notre entêtement finit par reporter cela à demain. J’étais persuadée qu’il allait me proposer la même proposition à laquelle j’ai pensée

Au lit, pendant que j’étais entre sommeil et éveil, j’ai essayé pour la dernière fois de le pousser à avouer sa proposition. Sa voix enfouie dans le sommeil me parvint : «Demain, je te dirai tout».

Remerciements à l’auteure.

Copyright Tahar Bekri pour la traduction.

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Sadok Rouai revient sur la naissance de la BCT et du dinar

06. Oktober 2026 um 08:11

Vient de paraître aux éditions Arcadia, à Tunis, ‘‘La genèse de la création de la Banque centrale de Tunisie et du dinar – Le rôle de la France et du FMI’’, de l’économiste Sadok Rouai, qui revient sur une période déterminante de l’histoire financière de la Tunisie : la création de la BCT et de la monnaie nationale.

L’auteur propose une relecture de ce qui a souvent été résumé à la «bataille du dinar», en s’intéressant aux négociations complexes qui ont accompagné la construction de la souveraineté monétaire tunisienne. Il met notamment en lumière les pressions exercées par la France ainsi que le soutien technique apporté par le Fonds monétaire international (FMI) dans la mise en place des réformes monétaires.

Fondé sur des archives et des reconstitutions financières, l’ouvrage entend renouveler la lecture des origines du dinar tunisien et de la BCT, en montrant une souveraineté monétaire construite progressivement, dans un contexte de contraintes et de négociations.

Économiste, diplômé de la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université de Tunis et titulaire d’un Diplôme d’études supérieures bancaires de l’Institut technique de banques à Paris, Sadok Rouai a débuté sa carrière à la BCT, où il a notamment travaillé aux départements des études, des relations internationales et de la supervision bancaire.

En 1987, il rejoint le FMI, où il exercera pendant plus de trois décennies comme conseiller principal auprès d’un administrateur.

Avec ce nouveau livre, l’auteur met ainsi son expérience des institutions financières tunisiennes et internationales au service d’une plongée dans les origines de la souveraineté monétaire de la Tunisie.

Djamal Guettala 

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