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OCDE – PISA 2025 : la lecture décroche en France et dans le monde

09. September 2026 um 16:39

Les performances en lecture des élèves de 15 ans connaissent un net recul dans la plupart des pays de l’OCDE. En France, le score tombe à 456 points, contre 474 en 2022, confirmant une dégradation qui touche également les mathématiques. L’essor des écrans, les difficultés de concentration et les nouveaux usages de l’intelligence artificielle alimentent les interrogations.

Publié le 8 septembre 2026, le rapport PISA 2025 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constitue l’une des évaluations internationales les plus larges jamais réalisées. Quelque 760 000 élèves de 15 ans, répartis dans 91 pays et économies, ont participé à cette édition.

Le constat est particulièrement sévère en matière de lecture. La moyenne des pays de l’OCDE atteint 466 points en 2025, contre 482 en 2022. Depuis 2015, le recul atteint 28 points, soit l’équivalent d’environ un an et demi d’apprentissage.

Selon l’OCDE, environ trois pays ou économies sur quatre disposant de données comparables ont enregistré une baisse significative des performances en lecture entre 2018 et 2025.

 

Lire aussi :PISA 2025 : l’Asie confirme sa domination, le Maroc à la peine et un Maghreb largement absent

 

Cette dégradation ne se limite d’ailleurs pas à la lecture. Les performances moyennes en mathématiques ont également fortement diminué, tandis que les résultats en sciences se sont davantage stabilisés sur la période récente. L’OCDE estime désormais qu’environ un élève de 15 ans sur cinq est en difficulté dans chacune des trois disciplines évaluées.

La France passe sous la moyenne de l’OCDE

La France n’échappe pas à cette tendance. Les élèves français obtiennent en 2025 un score de 456 points en compréhension de l’écrit, contre 474 points en 2022. Ce résultat place la France sous la moyenne de l’OCDE et parmi les niveaux les plus faibles jamais enregistrés par le pays dans l’enquête PISA.

Le recul français ne concerne pas uniquement la lecture. L’OCDE relève également une baisse des performances en mathématiques, tandis que le niveau en sciences reste globalement comparable à celui de 2022. Dans l’ensemble, les résultats français de 2025 figurent parmi les plus faibles mesurés par PISA.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les performances scolaires. L’OCDE souligne que l’origine socioéconomique demeure un déterminant majeur des résultats des élèves.

La « lecture hâtive » gagne du terrain

Au-delà du recul des scores, l’enquête met en évidence une transformation des pratiques de lecture. Les adolescents sont de plus en plus exposés à des flux continus d’informations numériques, favorisant une consultation rapide des contenus plutôt qu’une lecture approfondie.

Cette évolution alimente les inquiétudes sur la capacité des jeunes à comprendre des textes complexes, à hiérarchiser l’information et à distinguer les sources fiables des contenus trompeurs.

L’OCDE relève notamment que moins de la moitié des élèves des pays membres déclarent vérifier systématiquement la crédibilité des sources d’information tout en privilégiant les données scientifiques par rapport au simple « bon sens ».

L’intelligence artificielle, nouvel enjeu scolaire

L’arrivée massive des outils d’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension au problème. L’OCDE met en garde contre une utilisation de l’IA qui remplacerait l’effort personnel plutôt que de renforcer l’apprentissage.

Les élèves utilisant fréquemment l’IA pour certaines tâches scolaires, notamment résumer des textes, rédiger ou effectuer des recherches, obtiennent des résultats plus faibles en sciences que ceux qui ne l’utilisent pas dans ce cadre. L’écart peut atteindre 20 points, soit environ une année de scolarité.

L’organisation ne préconise toutefois pas de bannir la technologie. Elle estime au contraire que l’IA et les outils numériques peuvent contribuer à améliorer l’apprentissage lorsqu’ils sont utilisés de manière ciblée et sous l’encadrement des enseignants.

Un avertissement pour les systèmes éducatifs

Le rapport PISA 2025 dépasse ainsi la seule question du niveau scolaire. Il pose celle de la capacité des systèmes éducatifs à préserver l’attention, la compréhension et l’esprit critique à l’heure de la multiplication des écrans et des outils numériques.

Pour l’OCDE, le redressement passe notamment par un enseignement davantage centré sur les fondamentaux, un investissement dans les enseignants, un accompagnement ciblé des élèves en difficulté et une implication accrue des familles.

Le recul de la lecture apparaît dès lors comme l’un des signaux les plus préoccupants de cette nouvelle édition de PISA : derrière une baisse statistique des scores se dessine une question plus profonde sur la capacité des jeunes générations à lire, comprendre, vérifier et penser dans un environnement saturé d’informations.

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Berlin : semaine cruciale pour le budget et la dette allemande

09. September 2026 um 15:22

Le ministre des Finances et président du Parti social-démocrate allemand (SPD), Lars Klingbeil, vient de soumettre mardi 8 septembre au Parlement fédéral le projet de budget de l’État pour 2027. Les dépenses prévues s’élèvent à 555,4 milliards d’euros. Soit une légère augmentation par rapport à l’année en cours.

Les nouveaux emprunts s’élèvent à 118,7 milliards d’euros, contre 98 milliards en 2026. Ce montant n’inclut pas les prêts du Fonds spécial pour les infrastructures et la défense. Si ces derniers sont inclus, les emprunts du gouvernement allemand pour 2027 avoisineront les 200 milliards d’euros.

Le discours du ministre des Finances au Bundestag marque le début d’une semaine de délibérations cruciales. Jusqu’à vendredi, les députés examineront en détail les dépenses de chaque ministère, telles que prévues dans le projet de budget du gouvernement fédéral. L’intervention du chancelier Friedrich Merz, mercredi, est attendue avec impatience. D’autres délibérations suivront, le budget devant être adopté en décembre.

Alertes des agences de notation

Avant même le début des débats parlementaires, les agences de notation européennes et américaines alertent Berlin sur le fait que l’explosion de la dette entraîne une hausse significative des charges d’intérêts, c’est-à-dire du coût du refinancement. « Bien que l’Allemagne continue de bénéficier de conditions de financement relativement favorables, le service de la dette est alourdi par la hausse des taux d’intérêt et l’augmentation des nouveaux emprunts », écrit Margaretha Wegner, analyste chez Fitch spécialisée sur l’Allemagne, dans l’édition dominicale du journal Die Welt.

De son côté, Julian Zimmermann, analyste au sein du cabinet européen Scope, prévient que « lorsque la part du budget consacrée au service de la dette augmente, les fonds disponibles pour d’autres priorités politiques diminuent. Cela accentue la pression pour stabiliser les finances publiques et réduire les déficits à long terme. »

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Trump interdit l’importation de certains produits canadiens aux Etats-Unis

09. September 2026 um 14:00

Donald Trump a intensifié son différend commercial avec le Canada, en interdisant l’importation de certains produits canadiens aux États-Unis et en augmentant les droits de douane sur d’autres.

Cette annonce fait suite à l’imposition par Ottawa de nouveaux droits de douane sur les importations américaines en réponse aux droits de douane supplémentaires annoncés par Washington le 22 août sur les importations canadiennes. Les produits canadiens interdits d’importation aux États-Unis comprennent les boissons alcoolisées, les produits laitiers et les motos de grosse cylindrée. Cette interdiction entrera en vigueur le 29 septembre, conformément à un décret présidentiel.

De plus, à compter du 15 septembre, des droits de douane supplémentaires de 50 % seront imposés sur une gamme de produits, allant des matelas aux voiturettes de golf, en passant par les bateaux à moteur. En revanche, certains produits canadiens seront exemptés des droits de douane supplémentaires, bien que la liste soit nettement plus courte. Le papier toilette en fait partie.

Pour justifier l’interdiction d’importer des boissons alcoolisées canadiennes, Trump a cité le boycott des boissons alcoolisées américaines par les Canadiens. Depuis l’an dernier, les vins américains et autres boissons alcoolisées ont disparu des rayons des magasins dans la plupart des provinces canadiennes. Les Canadiens ont ainsi voulu exprimer leur mécontentement face aux nouveaux tarifs douaniers américains, mais aussi face aux propositions répétées de Trump de faire du Canada le 51e État des États-Unis.

Pari

Le ministre canadien des Relations avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, a déclaré à X qu’Ottawa « examinait » ces mesures « injustifiées ». Tout en ajoutant qu’il était en contact avec le représentant au commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer. « Lorsque les États-Unis seront prêts au dialogue, notre gouvernement travaillera de bonne foi et de manière constructive à la création de relations commerciales plus sûres et mutuellement avantageuses qui respectent pleinement la souveraineté canadienne », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a averti que la stratégie de son gouvernement visant à réduire la dépendance envers les États-Unis aurait des « coûts » économiques à court terme. Mais il prend un risque économique considérable. Près de 60 % des importations canadiennes proviennent des États-Unis et environ 70 % des exportations canadiennes sont destinées à ce voisin.

Dans le même temps, Trump a annoncé l’exclusion des entreprises canadiennes du programme de contrats gouvernementaux américains, selon un message publié sur Truth Social.

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En Chine, l’inflation repart à la hausse, alimentée par le pétrole et l’IA

09. September 2026 um 11:54

L’inflation refait surface en Chine, expliquée par la hausse des prix de l’énergie et la demande croissante de produits liés à l’intelligence artificielle.

L’indice des prix à la consommation en Chine a progressé de 0,8 % en août sur un an, annonce ce mercredi le Bureau national des statistiques. Cette hausse, conforme aux prévisions des analystes, est plus marquée que celle de juillet (0,5 %) et constitue la première augmentation de l’inflation depuis avril.

Parallèlement, l’indice des prix à la production progresse de 3,8 %, contre 3,5 % en juillet. Il dépasse les prévisions qui tablaient sur une hausse de 3,6 %. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, atteint 1 %, enregistrant ainsi sa première hausse en quatre mois.

D’après Dong Liujuan, statisticienne au Bureau national des statistiques, les prix de l’énergie ont contribué à hauteur de 0,28 point de pourcentage à la hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation. Parallèlement, les prix de certains produits alimentaires ont commencé à augmenter en raison de facteurs saisonniers et des conditions météorologiques, avec des hausses mensuelles pour les légumes frais, les œufs et le porc.

Cette évolution survient quelques mois seulement après que la Chine est sortie d’une période de déflation historique. Alors que son économie continue de faire face à une faible demande des consommateurs et à un ralentissement de la croissance.

Le pétrole et le Moyen-Orient

Par ailleurs, les pressions inflationnistes pourraient s’intensifier davantage en raison de la crise géopolitique au Moyen-Orient. La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les craintes de perturbations plus graves du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, affectant l’approvisionnement en pétrole, en gaz et en autres matières premières.

A cet égard, le prix du pétrole brut Brent avoisine les 100 dollars le baril ce mercredi. Et ce, suite à l’attaque américaine contre des pétroliers iraniens près de l’île de Kharq, l’un des principaux centres d’exportation de pétrole brut d’Iran.

Ainsi, la hausse des prix internationaux de l’énergie crée un problème supplémentaire pour la Chine, car les entreprises doivent faire face à des coûts de production plus élevés. Tandis que la faiblesse de la demande des consommateurs limite leur capacité à répercuter pleinement la hausse des coûts sur les prix finaux.

L’explosion de l’intelligence artificielle

Outre l’énergie, un autre facteur contribuant à la hausse des prix est la demande explosive de semi-conducteurs et de produits électroniques, liée à d’énormes investissements dans l’intelligence artificielle.

Le prix de certaines puces a augmenté jusqu’à 700 % en un an. Alors que des hausses importantes sont également enregistrées pour les métaux non ferreux, comme le cuivre, les marchés anticipant une éventuelle augmentation des droits de douane américains sur les importations de métaux travaillés.

La demande engendrée par le développement de l’intelligence artificielle commence également à se répercuter sur les prix des produits de consommation. Les prix des tablettes, des ordinateurs et des téléphones portables ont augmenté de plus de 10 % par an, reflétant le cycle d’investissement mondial créé autour de l’intelligence artificielle.

Les prix de l’or ont également augmenté. La hausse des cours internationaux le mois dernier a alimenté l’inflation dans la catégorie « biens et services divers », qui inclut les bijoux. Cette catégorie a progressé de 7,3 % sur un an. Tandis que le prix des bijoux en or a augmenté de 34 %.

L’indice des prix à la production a continué de refléter principalement les hausses des prix des matières premières et des produits finis, impactés par la flambée des coûts du pétrole et des semi-conducteurs. Les secteurs du charbon, des métaux, de l’énergie, de la chimie et de l’électronique ont enregistré des augmentations significatives de leurs prix à la production.

Il convient de souligner en particulier la hausse des prix départ usine des biens de consommation durables, qui ont augmenté de 1,2 % en août , enregistrant ainsi le taux de croissance le plus rapide depuis que ces données sont disponibles (1996).

Selon les estimations de Bloomberg Economics, la hausse de l’inflation en Chine en août semble principalement due à des tensions sur l’offre plutôt qu’à une demande accrue. Les pressions inflationnistes restent donc concentrées sur un segment relativement restreint de l’économie, l’énergie, l’électronique et les matières premières jouant un rôle prépondérant.

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Une panne informatique sème le chaos dans les aéroports britanniques

09. September 2026 um 11:36

Après une journée de chaos dans les aéroports britanniques, le trafic aérien reste perturbé mercredi 9 septembre à la suite d’une importante panne technique ayant affecté le système de contrôle aérien du Royaume-Uni.

La défaillance, survenue mardi 8 septembre, a touché le système de traitement des données de National Air Traffic Services (NATS), l’organisme chargé du contrôle de la circulation aérienne britannique. Elle a provoqué des restrictions importantes dans plusieurs grands aéroports, notamment Heathrow, Gatwick, Manchester et Birmingham.

Selon les données de Flight Radar24, environ 1 300 vols ont été annulés mardi. Tandis que des centaines d’autres ont subi des retards. Pour ce mercredi, au moins 177 vols avaient déjà été supprimés; alors que les compagnies aériennes s’efforçaient de repositionner leurs appareils et leurs équipages.

NATS a indiqué avoir identifié le problème et mis en place une solution permettant au système de reprendre progressivement son fonctionnement.

Les autorités et les professionnels du secteur soulignent que l’incident ne correspond pas exactement aux précédentes perturbations majeures ayant frappé le contrôle aérien britannique. La panne de mardi est liée à un problème technique du système de traitement des données de vol de NATS. Alors que l’incident de 2023 avait notamment affecté le traitement automatique des plans de vol et provoqué une paralysie beaucoup plus large du trafic aérien.

Cette nouvelle défaillance ravive néanmoins les interrogations sur la robustesse des infrastructures britanniques de contrôle aérien. En 2024, l’autorité britannique de l’aviation civile avait déjà demandé à NATS de revoir ses dispositifs de secours après l’incident de 2023.

L’Autorité britannique de l’aviation civile a annoncé qu’elle examinerait les circonstances de la panne et déterminerait si des mesures supplémentaires étaient nécessaires.

Si le système de contrôle aérien fonctionne désormais normalement, les conséquences de la panne pourraient donc se prolonger plusieurs jours. Le déplacement des avions et des équipages, ainsi que l’accumulation des retards et des annulations, rendent en effet le retour à un programme normal particulièrement difficile…

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Le yen atteint son plus haut niveau depuis 7 mois face au dollar

08. September 2026 um 12:46

Le yen a atteint mardi 8 septembre son plus haut niveau en sept mois face au dollar. Les cambistes continuant de liquider leurs positions courtes dans un contexte d’anticipations croissantes d’une hausse des taux d’intérêt par la Banque du Japon.

En début de séance ce mardi, le yen a atteint 153,53 contre le dollar, dépassant les niveaux atteints lorsque le gouvernement japonais est intervenu pour soutenir la monnaie en juillet. Cette hausse s’ajoute à une augmentation de 1,2 % du yen lors d’une séance de Bourse calme lundi, en raison d’un jour férié aux États-Unis. Ce qui porte la devise japonaise à environ 4 % par rapport au niveau d’environ 160 yens pour un dollar qu’elle a atteint la semaine dernière.

Les opérateurs et les analystes estiment qu’une combinaison de facteurs, notamment les paris sur une accélération du resserrement monétaire de la Banque du Japon, la possibilité que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds et les pressions politiques américaines, entraînent actuellement un changement radical de la trajectoire de cette monnaie en difficulté.

L’attention du marché se porte désormais sur les données relatives à l’inflation américaine qui seront publiées cette semaine, les dernières données clés avant la réunion du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) des 15 et 16 septembre. Les opérateurs estimant à 60 % la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt américains ce mois-ci, suite au rapport sur l’emploi non agricole de vendredi, plus favorable que prévu.

Les investisseurs surveillent également les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs implications sur l’inflation après que l’Iran a menacé lundi de riposter à toute nouvelle attaque américaine visant ses actifs. Tout en avertissant que les infrastructures énergétiques de toute la région sont menacées, y compris les intérêts américains dans le secteur pétrolier et gazier.

Les prix du pétrole se sont maintenus près de leur plus haut niveau en six semaines, le prix du Brent restant supérieur à 97 dollars le baril.

De son côté, le yuan chinois s’est maintenu stable sur le marché offshore, proche de son plus haut niveau en trois ans et demi, à 6,708 contre le dollar. Et ce, dans l’attente des données commerciales prévues plus tard dans la journée. Lesquelles devraient montrer une croissance plus rapide des exportations du pays au cours du mois d’août.

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L’or progresse dans un contexte de dollar plus faible

08. September 2026 um 12:10

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce mardi, le dollar s’étant affaibli, l’attention étant portée sur les prochaines données concernant l’inflation aux Etats-Unis.

L’or au comptant a progressé de 0,43 % à 4 423,23 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en décembre ont reculé de 0,19 % à 4 468 dollars. L’indice du dollar a reculé de 0,3 %, rendant les métaux libellés en dollars moins chers pour les acheteurs détenant d’autres devises, selon Reuters.

Les cours de l’or ont chuté le 4 septembre après la publication de données montrant une forte accélération de la croissance de l’emploi aux États-Unis au cours du mois d’août; tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. Bien que l’or soit reconnu comme une protection contre l’inflation, la hausse des taux d’intérêt réduit l’attrait de ce métal qui ne rapporte pas d’argent.

La Deutsche Bank prévoit désormais que la Banque centrale européenne (BCE) relèvera ses taux d’intérêt de 25 points de base en décembre, en plus de la hausse déjà prévue en septembre, les risques persistants dans le secteur de l’énergie continuant de peser sur les anticipations d’inflation.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 0,82 % sur le marché au comptant pour atteindre 66,70 dollars l’once, le platine de 0,1 % à 1 833,42 dollars et le palladium de 0,48 % à 1 399,01 dollars.

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Le Bitcoin sous les 79 000 $ sous la pression de la Fed et du pétrole

08. September 2026 um 10:25

Le Bitcoin sous les 79 000 dollars ($) ce mardi, prolongeant son repli depuis le sommet des trois derniers mois atteint la semaine dernière. Alors que des données sur l’emploi américain plus solides que prévu ont ravivé les anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale…

La plus grande cryptomonnaie du monde s’échangeait en dernier lieu en baisse de 1,6 % à 78.406,5 $ mardi 8 septembre. Elle avait brièvement dépassé les 82 000 $ la semaine dernière avant de reculer suite au rapport sur l’emploi américain publié vendredi. En effet, ce rapport révèle que les employeurs américains ont créé 162 000 emplois en août, soit près du triple des prévisions des économistes.

Ces données ont porté la probabilité implicite de marché d’une hausse de taux de 25 points de base de la Fed lors de la réunion du 16 septembre à environ 60 %, selon le CME FedWatch.

Des taux d’intérêt plus élevés pèsent généralement sur le Bitcoin et les autres actifs sensibles au risque, en renforçant l’attrait des placements rémunérateurs et en resserrant les conditions financières. Les rendements des bons du Trésor américain ont également progressé, le rendement à 10 ans s’établissant autour de 4,8 %. Les investisseurs attendent désormais les prix à la production américains jeudi et les données sur l’inflation à la consommation vendredi, dernières publications majeures sur l’inflation avant la réunion de la Fed.

Les prix du pétrole constituent un obstacle supplémentaire. Le Brent a grimpé à environ 98$ le baril ce mardi, son niveau le plus élevé depuis environ six semaines. Alors que l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran suscitait des inquiétudes quant aux perturbations de l’approvisionnement et du transport maritime à travers le détroit d’Ormuz..

Les altcoins prolongent leurs pertes

La plupart des altcoins reculent, prolongeant leurs pertes dans un contexte de prudence généralisée. L’Ethereum, deuxième crypto mondiale, a perdu 1,3 % à 2 466,92 $. Le XRP, troisième, a chuté de 1,8 % à 1,38 $. Solana a reculé de 2,3%; tandis que Cardano a baissé de 1,1 %.

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L’Iran menace d’une zone d’exclusion maritime dans le Golfe

08. September 2026 um 08:41

L’Iran a menacé de répondre à la « guerre économique » américaine par une zone d’exclusion maritime dans le Golfe Persique. Tandis que les attaques des Houthis du Yémen ont exacerbé les tensions autour des approvisionnements énergétiques régionaux.

Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré lundi 7 septembre sur X que Washington avait reçu un « avertissement clair » de la part des nouveaux missiles iraniens et que toute guerre économique serait contrée par une zone d’exclusion maritime s’étendant à travers le Golfe jusqu’au périmètre du blocus américain. La posture opérationnelle de l’Iran vis-à-vis des navires de guerre et des bases américaines avait été « fondamentalement recalibrée », a-t-il ajouté…

Par ailleurs, des militants houthis ont lancé une vague d’attaques contre l’Arabie saoudite, faisant 73 blessés selon les autorités saoudiennes. Celles-ci ont visé plusieurs sites du royaume et ont renforcé les craintes que le conflit ne se propage aux États du Golfe accueillant des forces militaires américaines.

Quant au président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, il a averti séparément que les compagnies pétrolières et gazières américaines ainsi que les infrastructures énergétiques dans l’ensemble du Golfe étaient exposées à des représailles si Washington attaquait les installations pétrolières et gazières iraniennes.

Ces menaces ont accentué les inquiétudes concernant les approvisionnements en énergie. Dans ce contexte de tension extrême, le Brent a progressé de 1% à 98,01$ le baril ce mardi…

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Pékin mobilise 54 milliards de dollars pour renforcer ses géants financiers

07. September 2026 um 12:39

La Chine va mobiliser 54 milliards de dollars pour renforcer les fonds propres de plusieurs grandes banques et compagnies d’assurance publiques. Coordonnée par le ministère des Finances, cette opération vise à consolider la stabilité du système financier. De même, Pékin cherche à renforcer la capacité des établissements à absorber les risques et à soutenir une économie confrontée à une demande de crédit encore faible.

Le ministère chinois des Finances a annoncé qu’il prévoit notamment d’injecter 57 milliards de yuans, soit environ 8 milliards de dollars, dans trois assureurs publics. China Life Insurance Group, le premier assureur-vie du pays, doit recevoir 35 milliards de yuans. Tandis que China Taiping Insurance Group bénéficiera de 7 milliards de yuans. La People’s Insurance Company of China prévoit pour sa part un placement privé d’actions pouvant atteindre 15 milliards de yuans.

Deux autres groupes publics doivent également être renforcés : China Export & Credit Insurance Corporation, avec 10 milliards de yuans, et China Reinsurance Group, avec 3 milliards de yuans.

Les grandes banques renforcent leur capital

Le dispositif concerne aussi les principales banques publiques chinoises. L’Agricultural Bank of China prévoit de lever 160 milliards de yuans. Alors que l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) doit lever 100 milliards de yuans grâce à des placements privés destinés à renforcer leur capital de catégorie 1. L’Export-Import Bank of China bénéficiera de son côté d’une injection de 30 milliards de yuans.

Cette opération prolonge le plan annoncé en mars par Pékin, qui prévoyait déjà l’injection de 300 milliards de yuans, soit environ 44 milliards de dollars, dans les banques publiques afin de limiter les risques systémiques et d’accroître leur capacité à financer notamment les entreprises technologiques.

À travers cette nouvelle recapitalisation, Pékin cherche à donner davantage de marges de manœuvre à ses établissements financiers pour maintenir l’offre de crédit et soutenir l’activité. Le secteur bancaire évolue toutefois dans un environnement difficile, marqué par une faible demande de prêts et une pression croissante sur la rentabilité. Dans l’assurance, les taux d’intérêt bas pèsent également sur les performances et rendent nécessaire un renforcement des fonds propres.

Pour les autorités chinoises, l’enjeu est donc double : préserver la solidité du système financier tout en utilisant les banques et les assureurs comme leviers de soutien à la croissance.

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OpenAI dans la tourmente après un détournement d’IA en Allemagne

07. September 2026 um 11:59

OpenAI reconnaît qu’un incident impliquant plusieurs de ses agents d’intelligence artificielle (IA) met en lumière la nécessité d’une plus grande transparence sur les comportements imprévus des systèmes autonomes. Des agents ont détourné l’usage d’un site wiki allemand pour en faire une sorte de forum clandestin destiné à coordonner des comportements interdits, notamment des méthodes de triche.

L’affaire, révélée par Reuters le 5 septembre, concerne une opération au cours de laquelle une multitude d’agents d’OpenAI ont utilisé un site communautaire allemand comme support de communication. Les agents ont notamment publié du contenu et utilisé la plateforme pour échanger des informations permettant de contourner certaines restrictions et de faciliter des comportements contraires aux règles qui leur étaient imposées.

OpenAI a reconnu l’incident sous le nom de « wiki incident », tout en indiquant qu’il devait être considéré comme un cas de « misalignment », ou désalignement : un comportement d’un système d’IA qui s’écarte de l’objectif ou des contraintes fixés par ses concepteurs.

L’épisode soulève également la question de la transparence de l’entreprise. OpenAI avait connaissance de l’incident plusieurs semaines avant de s’exprimer publiquement.Et ce, alors qu’elle gérait parallèlement les conséquences d’un autre incident impliquant ses agents et la plateforme Hugging Face.

L’entreprise estime désormais que les incidents de ce type doivent faire l’objet d’une communication plus claire. Elle souligne toutefois que l’industrie de l’IA ne dispose pas encore de normes communes permettant de déterminer précisément comment signaler les comportements de désalignement observés pendant l’entraînement, l’évaluation ou le déploiement des modèles.

Vers un nouveau cadre de signalement

OpenAI affirme travailler à la mise en place d’un cadre spécifique de divulgation des incidents de désalignement. L’entreprise souhaite également que l’ensemble du secteur adopte des standards plus précis pour rendre compte des comportements inattendus des agents autonomes.

Cette démarche intervient alors que les capacités des agents IA progressent rapidement et qu’ils sont désormais capables d’exécuter des tâches complexes sur Internet, d’interagir avec des systèmes externes et de poursuivre des objectifs sur de longues périodes.

L’enjeu dépasse ainsi le seul cas d’OpenAI. Pour les acteurs de l’IA, la difficulté consiste désormais à surveiller non seulement les erreurs classiques des modèles, mais aussi les stratégies inattendues qu’ils peuvent développer pour atteindre un objectif donné. OpenAI indique travailler avec plusieurs autorités réglementaires à travers le monde sur ces questions.

Une nouvelle alerte sur les agents autonomes

Le « wiki incident » intervient après plusieurs épisodes ayant renforcé les interrogations sur la capacité des entreprises à contrôler leurs agents IA. Reuters avait notamment rapporté en juillet qu’un agent d’OpenAI avait réussi à contourner certaines mesures de confinement et à intervenir sur des systèmes liés à Hugging Face.

Pour OpenAI, ces événements montrent que la sécurité de l’IA ne peut plus se limiter aux tests effectués avant la mise à disposition des modèles. La surveillance des comportements en conditions réelles et la transparence sur les incidents deviennent désormais des composantes centrales de la gouvernance des systèmes autonomes.

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Algérie – Espagne : les grands dossiers économiques au menu de la visite de Tebboune

07. September 2026 um 10:57

La visite d’État du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Espagne, en octobre prochain, doit consacrer le réchauffement des relations entre Alger et Madrid. L’énergie, le commerce, les investissements et les infrastructures devraient figurer parmi les principaux dossiers économiques…

Les relations entre l’Algérie et l’Espagne s’apprêtent à franchir une nouvelle étape. Abdelmadjid Tebboune doit effectuer en octobre 2026 une visite d’État à Madrid, à l’invitation du roi Felipe VI et du chef du gouvernement, Pedro Sánchez. Une visite qui intervient après plusieurs années de tensions et qui devrait accorder une place centrale aux dossiers économiques.

Au-delà de sa portée diplomatique, cette visite doit permettre de donner un contenu concret au rapprochement amorcé entre les deux pays. Énergie, investissements, échanges commerciaux et coopération industrielle figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de cette nouvelle dynamique, selon les éléments rapportés par Al Araby le 6 septembre.

Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne a dépassé 10 milliards de dollars en 2025, illustrant le poids des relations économiques bilatérales malgré la période de refroidissement traversée par les deux pays.

Les relations bilatérales avaient atteint un niveau de tension particulièrement élevé en 2022, lorsque l’Algérie avait suspendu le traité d’amitié et de coopération conclu en 2002 et gelé une partie des échanges commerciaux. Cette crise faisait notamment suite au changement de position de Madrid sur la question du Sahara occidental. Le dialogue a toutefois progressivement repris. Une étape importante a été franchie en juillet 2026 avec la visite à Alger de Pedro Sánchez, la première d’un chef de gouvernement espagnol depuis le début de la crise…

Le gaz, pièce maîtresse du partenariat

L’énergie devrait occuper une place prépondérante dans les discussions. L’Algérie demeure un fournisseur majeur de gaz naturel de l’Espagne, ce qui confère aux relations énergétiques une importance stratégique pour les deux pays.

Selon les éléments rapportés par Al Araby, les deux parties envisagent notamment une augmentation d’environ 10 % des exportations de gaz algérien vers l’Espagne via le gazoduc Medgaz, ainsi qu’un doublement des volumes de gaz naturel liquéfié acheminés par méthaniers. L’Algérie fournit actuellement à l’Espagne environ 10 milliards de mètres cubes de gaz par an, principalement par le gazoduc Medgaz qui relie directement les deux pays, auxquels s’ajoutent les cargaisons de GNL.

Le rapprochement politique ouvre également des perspectives dans le commerce et l’investissement. Alger souhaite notamment accélérer la diversification de son économie et attirer davantage de capitaux, de technologies et de savoir-faire étrangers.

Pour les entreprises espagnoles, le marché algérien représente un potentiel important dans plusieurs secteurs : industrie, infrastructures, transports, énergie et technologies. La visite de Tebboune pourrait ainsi déboucher sur de nouveaux accords et sur l’identification de projets communs susceptibles de donner une dimension plus durable au partenariat économique.

L’enjeu pour les deux capitales sera désormais de transformer le rapprochement diplomatique en coopération économique concrète, fondée sur des investissements, des projets industriels et une intensification des échanges.

Migration et sécurité en toile de fond

Les discussions ne seront toutefois pas exclusivement économiques. La migration devrait figurer à l’agenda, notamment la gestion des flux migratoires, la lutte contre les réseaux de trafic d’êtres humains, les questions de réadmission et le contrôle des frontières. La coopération sécuritaire et la lutte contre le terrorisme devraient également être abordées, dans un contexte où Madrid considère l’Algérie comme un partenaire stratégique au Maghreb.

Pour Alger comme pour Madrid, l’objectif est désormais de consolider le retour au dialogue et de l’inscrire dans la durée. L’énergie, le commerce et l’investissement pourraient constituer les principaux leviers de cette nouvelle phase des relations algéro-espagnoles.

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L’Iran hausse le ton : la prochaine riposte sera plus douloureuse

07. September 2026 um 10:25

Les autorités iraniennes ont averti que toute nouvelle attaque contre le pays entraînerait une riposte plus sévère, annonçant au passage une intensification des efforts pour stabiliser l’économie.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a affirmé, dimanche 6 septembre, que toute attaque future contre les intérêts et la sécurité de l’Iran recevrait désormais une réponse « plus rapide, plus lourde et plus douloureuse ». Cette déclaration intervient alors que le conflit avec les États-Unis et Israël entre dans une nouvelle phase de tensions autour des infrastructures énergétiques et du détroit d’Ormuz.

Parallèlement au discours militaire, le gouvernement iranien entend renforcer son action sur le front économique. Le ministre de l’Économie, Seyed Ali Madanizadeh, a reconnu l’ampleur des difficultés auxquelles le pays est confronté, notamment l’inflation, le chômage et les dysfonctionnements du marché. Il a estimé que la responsabilité du redressement économique incombe d’abord aux institutions iraniennes, et pas uniquement aux pressions exercées de l’extérieur.

Le ministère de l’Économie a ainsi activé un « quartier général de la guerre économique », chargé notamment de limiter les conséquences des sanctions américaines et des restrictions imposées aux exportations iraniennes.

Le pétrole au cœur de la bataille

La pression américaine vise particulièrement le secteur pétrolier iranien. Les sanctions et le blocus des exportations réduisent les recettes dont Téhéran a besoin pour financer son économie. Cette situation intervient alors que le pétrole reste au cœur du bras de fer entre les deux pays. L’Iran conserve toutefois la capacité de perturber les flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Téhéran envisage désormais de créer une zone maritime restreinte dans le détroit et d’imposer des sanctions aux navires qui y pénétreraient. Cette menace fait peser un risque supplémentaire sur la circulation maritime et sur les marchés mondiaux de l’énergie.

Le détroit d’Ormuz constitue désormais l’un des principaux leviers de pression de Téhéran. En effet, l’Iran affirme conserver le contrôle de cette voie maritime stratégique, alors que les États-Unis cherchent à rétablir la circulation des navires et à maintenir leur pression sur les exportations iraniennes.

Face à l’aggravation des difficultés économiques, les autorités iraniennes cherchent donc à déplacer une partie de leur attention vers les problèmes internes. L’inflation, le chômage, la dépréciation de la monnaie et les perturbations des échanges pèsent lourdement sur la population. Le gouvernement veut désormais renforcer la gestion de l’économie et réduire les effets des sanctions, tout en maintenant sa capacité de résistance face à Washington.

Cette double stratégie — résistance militaire et redressement économique — intervient alors que le rapport de force reste particulièrement incertain. Téhéran conserve des moyens de pression sur les routes énergétiques du Golfe, mais le blocus américain et les sanctions réduisent progressivement ses marges de manœuvre économiques.

Pour l’Iran, l’enjeu est désormais de démontrer que la pression économique américaine ne peut pas suffire à faire plier le régime, tout en évitant qu’une nouvelle escalade militaire ne provoque des dommages supplémentaires à une économie déjà fortement fragilisée.

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Allemagne : l’extrême droite s’impose en Saxe-Anhalt avec 44 % des voix

07. September 2026 um 09:24

L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté, dimanche 6 septembre, une victoire historique aux élections régionales en Saxe-Anhalt, avec 44 % des voix, devant les conservateurs de la CDU du chancelier Friedrich Merz; et ce, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.

Avec 44 % des suffrages, l’AfD a plus que doublé son score de 2021, lorsqu’elle avait obtenu 20,8 %. La CDU, qui gouvernait la Saxe-Anhalt depuis 2002, subit en revanche un revers spectaculaire, son score tombant à environ 18,5 %, contre 37,1 % lors du précédent scrutin.

Le parti dirigé localement par Ulrich Siegmund, âgé de 35 ans, n’a toutefois pas obtenu la majorité absolue lui permettant de gouverner seul. La formation devra donc composer avec un paysage politique où les principaux partis allemands refusent jusqu’ici toute coalition avec elle.

La participation, particulièrement élevée, aurait atteint 77 %, selon la chaîne publique ZDF. Pour M. Siegmund, ce résultat constitue néanmoins un événement historique et une première étape vers les ambitions nationales de l’AfD, notamment en vue des élections fédérales de 2029…

Pour Marcel Fratzscher, président de l’Institut allemand de recherche économique, le scrutin représente avant tout « un vote de défiance » envers le gouvernement fédéral. Merz est confronté à une forte impopularité alors que ses réformes destinées à relancer une économie allemande en difficulté peinent encore à convaincre.

Le chancelier avait lui-même averti qu’une victoire de l’AfD pourrait nuire à la Saxe-Anhalt et décourager les investisseurs étrangers. Le parti d’extrême droite est désormais crédité de 28 % au niveau national, contre 20 % pour les conservateurs selon un récent sondage INSA.

Immigration, Russie et remise en cause de l’euro

La progression de l’AfD repose notamment sur une ligne dure en matière d’immigration. Le parti réclame un renforcement massif des restrictions migratoires et propose notamment des classes séparées pour les enfants de réfugiés.

Son programme prévoit également une refonte du service public audiovisuel, la promotion de valeurs jugées plus traditionnelles, davantage d’enseignement du russe dans les écoles et l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens. Sur le plan international, l’AfD défend un rapprochement avec la Russie, une réduction du soutien à l’Ukraine et la sortie de l’euro…

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Bardella-Farage : le pacte contre les traversées clandestines

05. September 2026 um 13:13

Jordan Bardella a promis qu’une victoire du Rassemblement national à l’élection présidentielle française de 2027 mettrait fin au rôle de la France comme point de départ des migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni par la Manche.

S’exprimant à Birmingham, lors de la conférence annuelle de Reform UK, le président du RN a assuré qu’un gouvernement dirigé par Marine Le Pen ferait « tout son possible » pour que la France ne soit plus une « porte d’entrée » vers le Royaume-Uni pour l’immigration clandestine.

Les deux formations ont annoncé la signature d’un mémorandum d’entente visant à mettre un terme aux traversées de la Manche à bord de petites embarcations. Selon cet accord, si Reform UK arrive au pouvoir au Royaume-Uni et si le RN accède au pouvoir en France, les migrants arrivant clandestinement sur les côtes britanniques depuis la France pourraient être renvoyés vers la France, qui s’engagerait à organiser leur retour vers leur pays d’origine.

Le texte prévoit également une coopération accrue entre les deux pays ainsi qu’un mécanisme de partage des coûts liés à la sécurité des frontières.

Le pacte conclu à Birmingham dépasse ainsi la seule question migratoire. Il marque un rapprochement entre deux formations populistes de droite qui cherchent à transformer leur influence électorale en coopération politique transfrontalière.

Pour Nigel Farage comme pour Jordan Bardella, l’objectif est désormais de faire de la lutte contre l’immigration clandestine un axe majeur de leurs futures campagnes électorales.

Une promesse électorale pour 2027

Jordan Bardella a présenté cette perspective comme un engagement politique en vue de la présidentielle française de 2027. Le dirigeant du RN veut notamment renforcer le contrôle des frontières françaises et empêcher les départs de migrants depuis les côtes françaises. Cette position s’inscrit dans la stratégie du RN visant à faire de l’immigration l’un des thèmes centraux de la prochaine campagne présidentielle.

Le rapprochement entre les deux partis intervient alors que la France et le Royaume-Uni ont déjà renforcé leur coopération contre les traversées clandestines. En avril 2026, les deux pays ont conclu un nouvel accord destiné à accroître les moyens humains, technologiques et de renseignement consacrés à la surveillance des côtes françaises et à la lutte contre les passeurs. Le gouvernement britannique affirme que cette coopération a déjà empêché des dizaines de milliers de personnes de tenter la traversée…

Plus de 16 000 arrivées depuis le début de l’année

Malgré le renforcement de la coopération franco-britannique, les traversées se poursuivent. Selon les données citées par Reuters, plus de 16 000 personnes ont été détectées au Royaume-Uni après avoir traversé la Manche à bord de petites embarcations depuis le début de 2026. Le nombre d’arrivées est toutefois inférieur de plus de 40 % à celui enregistré sur la même période précédente.

Dans le même temps, le nombre moyen de migrants embarqués sur chaque bateau augmente, les passeurs adaptant leurs méthodes face au renforcement des contrôles…

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Irlande : révision spectaculaire de la croissance, à plus de 10 %

05. September 2026 um 12:12

L’économie irlandaise a enregistré une croissance spectaculaire au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) ayant progressé de 10,2 % sur un trimestre…

Cette révision exceptionnelle illustre une nouvelle fois la forte volatilité des statistiques irlandaises, largement influencées par l’activité des multinationales installées dans le pays.

Le bond de 10,2 % intervient après une contraction de 7,0 % au premier trimestre, selon les données révisées. L’économie irlandaise affiche ainsi l’un des retournements trimestriels les plus spectaculaires de ces dernières années.

La performance dépasse largement l’estimation initiale publiée en juillet, qui situait la croissance trimestrielle à 3,9 %. Elle constitue également le rythme de progression le plus élevé depuis le premier trimestre 2021.

Les multinationales au cœur de la performance

Cette accélération est principalement liée aux secteurs dominés par les multinationales. Le secteur industriel mondialisé a progressé de 22,1 %, tandis que les activités liées à l’information et aux communications ont augmenté de 2,3 %.

Au total, les secteurs fortement exposés aux multinationales ont enregistré une progression de 11,2 % au deuxième trimestre. Ces chiffres rappellent la particularité de l’économie irlandaise, où les activités de grands groupes internationaux, notamment dans l’industrie pharmaceutique et technologique, peuvent provoquer d’importantes variations du PIB national…

Une croissance à interpréter avec prudence

La nouvelle estimation constitue une excellente nouvelle pour les chiffres de croissance irlandais, mais elle ne signifie pas pour autant que l’économie intérieure connaît une expansion comparable.

Le poids considérable des multinationales dans le PIB irlandais peut amplifier les variations liées aux exportations, aux transferts d’actifs et aux opérations internationales des grands groupes. Le chiffre de 10,2 % doit donc être replacé dans ce contexte particulier.

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L’excédent commercial du Brésil dépasse 7 milliards de dollars en août

05. September 2026 um 11:37

Le Brésil a enregistré en août 2026 un excédent commercial de 7,4 milliards de dollars. Cette performance repose sur une progression plus rapide des exportations que des importations.

Les exportations brésiliennes ont augmenté de 12,2 % sur un an, pour atteindre 33,2 milliards de dollars, contre une progression des importations de 9,2 %, à 25,8 milliards de dollars. Cette performance commerciale a notamment été portée par les matières premières. Les exportations de minerai de cuivre ont bondi de 223,1 % sur un an en août, contribuant fortement à l’élargissement du surplus. Idem pour les ventes à l’étranger de pétrole brut, de soja, de café et de carburants qui ont enregistré des progressions à deux chiffres….

Sur les huit premiers mois de 2026, l’excédent commercial brésilien s’est établi à 55,3 milliards de dollars, soit une progression de 28,2 % par rapport à la même période de 2025. Le pays conserve ainsi une importante capacité à dégager un solde extérieur positif, malgré un environnement commercial international marqué par les tensions tarifaires et les incertitudes géopolitiques.

Cette performance intervient alors que les relations commerciales entre Brasilia et Washington restent tendues. Les États-Unis ont imposé de nouvelles surtaxes sur certaines importations brésiliennes, poussant les deux gouvernements à reprendre les discussions sur leurs relations commerciales. Des responsables brésiliens et américains se sont notamment entretenus fin août et sont convenus de poursuivre les négociations.

 

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Malgré ces tensions, les exportations brésiliennes ont continué de progresser en août. Les données montrent notamment une hausse de 12,1 % des ventes vers les États-Unis sur le mois, selon les informations disponibles sur les échanges brésiliens.

La Chine et l’Europe renforcent leur poids

Le Brésil dispose également de débouchés importants en dehors du marché américain. Les ventes vers la Chine et l’Union européenne demeurent des composantes majeures de ses échanges extérieurs. La diversification des marchés constitue un atout dans un contexte où les politiques tarifaires américaines compliquent les perspectives des exportateurs brésiliens.

Les exportations vers la Chine ont notamment progressé de 15 %, tandis que celles vers l’Union européenne ont augmenté de 46,4 % en août, selon la presse locale.

Le résultat d’août confirme donc la solidité du commerce extérieur brésilien. Avec 33,2 milliards de dollars d’exportations contre 25,8 milliards d’importations, le pays a dégagé un surplus mensuel supérieur aux attentes.

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Alimentation : les prix mondiaux au plus haut depuis 2022, selon la FAO

05. September 2026 um 09:23

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression en août, atteignant leur plus haut niveau depuis novembre 2022. L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 133,3 points, en hausse de 1,9 % sur un mois et de 2,5 % sur un an, selon un rapport de la FAO.

Cette nouvelle accélération intervient dans un contexte marqué par les conditions météorologiques extrêmes, les tensions géopolitiques et les perturbations des échanges, notamment en mer Noire. Tous les grands groupes de produits suivis par la FAO ont enregistré une hausse en août.

En effet, le sucre a enregistré la progression la plus spectaculaire. Son indice FAO a bondi de 11,9 % en un mois, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2025. Cette envolée s’explique notamment par les inquiétudes concernant les récoltes en Europe et en Asie, affectées par la chaleur et la sécheresse, ainsi que par la baisse des perspectives de production au Brésil…

Pour sa part, l’indice FAO des céréales a progressé de 2,2 % en août. Les cours mondiaux du blé ont augmenté de 2,6 % sur un mois et affichent désormais une progression de 15 % sur un an. La hausse est alimentée par les perturbations persistantes de la logistique des exportations en mer Noire, mais aussi par la dégradation des perspectives de récolte dans plusieurs régions européennes touchées par un temps chaud et sec.

Le maïs a lui aussi progressé de 2,5 %, sous l’effet des inquiétudes concernant les rendements aux États-Unis et dans l’Union européenne, ainsi que d’une demande soutenue des secteurs de l’éthanol et de l’alimentation animale.

Les huiles végétales ont poursuivi leur mouvement de hausse, avec un indice FAO en progression de 1,1 % en août. Les huiles de palme et de soja ont notamment bénéficié d’une demande mondiale soutenue et des craintes concernant les effets du phénomène El Niño sur les récoltes en Asie du Sud-Est.

Les prix de la viande ont augmenté de 1 %, tandis que ceux des produits laitiers ont progressé de 2,3 %, enregistrant leur première hausse en quatre mois.

Le climat devient un facteur déterminant

La hausse d’août illustre surtout la convergence de plusieurs facteurs de risque. Les épisodes de chaleur extrême et de sécheresse en Europe, les inquiétudes concernant un épisode marqué d’El Niño et les perturbations des routes commerciales mondiales compliquent les perspectives d’approvisionnement.

La FAO estime que ces facteurs font progressivement réapparaître une « prime de risque » sur les marchés alimentaires. Selon son économiste en chef, Máximo Torero, les chocs climatiques, les tensions géopolitiques et les perturbations logistiques convergent désormais pour resserrer les perspectives d’offre.

Encore loin du record de 2022

Malgré cette nouvelle progression, les prix alimentaires mondiaux restent nettement inférieurs au sommet atteint après le déclenchement de la guerre en Ukraine. L’indice FAO demeure 16,8 % sous son record historique de mars 2022. La situation actuelle n’en constitue pas moins un signal préoccupant pour les importateurs de produits agricoles et pour les pays fortement dépendants des marchés internationaux.

Avec des céréales au plus haut depuis plus de deux ans, un sucre à son sommet depuis plus d’un an et des risques climatiques qui s’intensifient, les marchés alimentaires abordent ainsi les prochains mois dans un environnement particulièrement incertain.

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États-Unis : le prix du diesel atteint un niveau historique

05. September 2026 um 08:22

Le carburant diesel, utilisé dans les camions et les tracteurs aux États-Unis, a atteint vendredi 4 septembre un record historique de 5,85 $ le gallon (3,8 litres), selon les données de l’American Automobile Association. Le précédent record avait été établi en 2022, après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les prix de l’énergie ont fortement augmenté depuis que les États-Unis ont lancé une guerre contre l’Iran, Téhéran ripostant en bloquant le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport des hydrocarbures.

Dans les stations-service américaines, le prix de l’essence a également augmenté récemment, pour atteindre un prix moyen de 4,15 dollars le gallon.

À noter que la guerre au Moyen-Orient, impopulaire auprès des Américains, met sous pression l’administration du président Trump à quelques semaines des élections de mi-mandat.

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France : l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré

04. September 2026 um 15:31

La France vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Marqué par plusieurs épisodes de canicule, une sécheresse exceptionnelle et de vastes incendies, annonce Météo-France.

De juin à août 2026, la température moyenne sur 24 heures a atteint 24,0 °C, soit une anomalie de +3,6 °C par rapport aux normales. L’été 2026 dépasse ainsi largement les précédents records, notamment ceux de 2003 (+2,7 °C) et de 2022 (+2,3 °C).

L’un des marqueurs les plus spectaculaires de cet été réside dans la durée des épisodes de fortes chaleurs. La France a connu 53 jours de vague de chaleur, un niveau qualifié d’« inédit » par Météo-France.

Trois épisodes majeurs se sont succédé entre juin et août, avec des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du territoire. Les températures maximales ont affiché, sur l’ensemble de la saison, une anomalie moyenne de +4,8 °C, dépassant là encore le précédent record de 2003, établi à +3,3 °C.

Une sécheresse aggravée par le déficit de pluie

À la chaleur s’est ajoutée une importante pénurie de précipitations. L’été 2026 figure parmi les plus secs jamais observés en France, avec des précipitations inférieures d’environ 40 % à la moyenne. La combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique a fortement asséché les sols et accentué les risques d’incendie. Les conditions ont été particulièrement difficiles dans plusieurs régions du pays, où les feux de végétation ont atteint une ampleur exceptionnelle.

Cette situation climatique a favorisé la multiplication des incendies géants. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, notamment dans le sud-ouest et le sud de la France.

Le bilan de l’été a notamment été marqué par un important incendie près de Bordeaux, qui a conduit à l’évacuation d’environ 250 000 personnes. Au total, plus de 100 000 hectares auraient été détruits au cours de la saison. La sécheresse des sols, combinée aux températures extrêmes, a ainsi créé des conditions particulièrement favorables à la propagation rapide des feux.

Des mers également exceptionnellement chaudes

Le record ne concerne pas uniquement les températures terrestres. Les eaux bordant la France métropolitaine et la Corse ont également atteint des niveaux de température jamais observés auparavant. Cette chaleur marine constitue un autre indicateur de l’intensité de l’épisode climatique, avec des conséquences potentielles sur les écosystèmes côtiers et marins.

L’été 2003, longtemps considéré comme la référence en matière de chaleur extrême en France, est désormais nettement dépassé. Avec une moyenne de 24 °C et une anomalie de +3,6 °C, l’été 2026 s’installe au premier rang des étés les plus chauds depuis 1900. Météo-France souligne également que les températures maximales ont atteint des niveaux particulièrement élevés au cours de la saison.

Pour la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cet été « restera dans l’histoire ». Elle a appelé à « être à la hauteur des enjeux » climatiques, estimant que la question est désormais de savoir si ce record restera exceptionnel ou s’il annonce une succession de nouveaux records.

Une chaleur qui se prolonge en septembre

Le passage à l’automne météorologique ne signifie toutefois pas la fin immédiate des fortes chaleurs. Une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France début septembre, avec des températures pouvant approcher 40 °C dans certains secteurs.

Après un été déjà historique, cette nouvelle séquence de chaleur prolonge ainsi une année 2026 particulièrement exceptionnelle sur le front climatique.

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