Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.
Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.
L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.
Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.
Après le clap de fin du festival international de Carthage, le 19 août dernier, la place est désormais cédée aux organisateurs privés. Sitôt le festival officiel clôturé, 12 spectacles ont été annoncés cette année, du 26 août au 15 septembre, avec à l’affiche des noms tunisiens et arabes. La Presse — Afin de poursuivre la […]
Le ténor tunisien Hassen Doss sera en Italie le 14 octobre prochain pour recevoir le Prix d’excellence européen méditerranéen, connu sous le nom d’Oscar de la Méditerranée. La cérémonie se tiendra à Rome, la Ville Éternelle, et récompense à chaque édition des personnalités remarquables dans des domaines comme le journalisme, la culture, la diplomatie, le […]
La seconde édition de l’événement culturel Cinéma Jet 2026 se tiendra du 3 au 13 septembre à Zaghouan et du 30 septembre au 11 octobre à Jendouba en septembre 2026 : une nouvelle occasion pour amener le cinéma à la rencontre des territoires, des générations et des imaginaires.
Après une première édition qui a fait voyager le cinéma au-delà des salles traditionnelles, la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, et les Etats membres de l’UE, réitèrent, pour cette deuxième édition, son partenariat avec Cinématdour, une initiative qui porte dans son ADN la décentralisation culturelle et la conviction que le cinéma doit aller à la rencontre de tous les publics, partout en Tunisie.
Plus qu’un festival itinérant, Cinéma Jet entend ainsi poursuivre une même ambition : faire du cinéma un trait d’union entre les régions, les générations et les publics, et inscrire la culture au plus près de la vie des territoires.
Placée sous le signe de l’inclusion le festival poursuivra sa route cette année à Zaghouan, dans le centre de la Tunisie, avant de mettre le cap sur Jendouba, dans le nord-ouest.
À Zaghouan, Cinéma Jet investira différents lieux du gouvernorat et proposera bien plus qu’une programmation cinématographique : projections, ateliers artistiques, rencontres, masterclasses, créations collectives et expériences immersives composeront un parcours conçu pour aller à la rencontre des publics et faire de chacun un spectateur, mais aussi un acteur de la création.
Le cinéma comme point de départ
Le cinéma reste au cœur de Cinéma Jet, mais devient le point de départ d’un parcours artistique plus large. Films tunisiens et européens, courts et longs métrages, rencontres avec des professionnels et propositions artistiques permettront au public de découvrir des regards et des imaginaires venus d’ici et d’ailleurs.
La programmation européenne réunira notamment l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique et la Suisse, faisant du festival un espace de dialogue entre les cultures et les sociétés européennes et tunisiennes.
Cette ouverture se prolongera à travers une série d’ateliers : théâtre avec Chedli Arfaoui, autour de l’expression et de la sensibilisation aux conduites à risque chez les jeunes ; danse avec Oumayma Bahri, pour transformer le patrimoine de Zaghouan en mouvement ; illustration avec Sonia Ben Salem, où les enfants réinventeront les affiches et les univers des films et photographie avec Rabii Ben Brahim – The Dreamer, pour découvrir Zaghouan à travers le regard de ses habitants.
Les jeunes pourront également apprendre à faire leur propre film avec un smartphone, de l’écriture au montage, avant de présenter leurs créations au public.
De nouvelles façons de vivre le cinéma
Cinéma Jet ouvrira également une fenêtre sur les nouvelles formes de narration avec un VR Corner, organisé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie.
Autre expérience originale : CinéDJ, proposé par le Goethe-Institut Tunis, où deux courts-métrages seront accompagnés en direct de performances musicales originales. Une rencontre immersive entre cinéma et musique électronique, où l’image et le son se répondent pour transformer la projection en une expérience sensorielle.
Parmi les temps forts de cette édition figure l’avant-première tunisienne de ‘‘Les Baronnes’’ de Nabil Ben Yadir, co-écrit avec sa mère Mokhtaria Badaoui. Le film raconte l’histoire de quatre femmes de Molenbeek qui décident de reprendre leur destin en main. Une histoire d’émancipation, de solidarité et de transmission qui résonne pleinement avec le thème de l’inclusion porté par cette édition.
La projection sera précédée d’une masterclass avec Nabil Ben Yadir, organisée avec la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA).
Autre rendez-vous majeur : The Wave, organisé par EU MedBridge, en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, le 10 septembre à Zaghouan. Artistes, acteurs culturels, centres culturels européens et projets soutenus par l’UE, notamment Maghroumin et Creative Europe, se retrouveront autour d’une programmation mêlant création artistique, rencontres et échanges sur le rôle de la culture dans le dialogue et la cohésion sociale.
Né en 1900 à Neuilly, Jacques Prévert est poète, scénariste, auteur pour jeunesse, comme de dialogues pour le cinéma et le théâtre.
Lié à ses débuts au surréalisme, il évolue vers une expression populaire, familière et quotidienne en gardant une vision libertaire, pacifiste, sociale et anticléricale.
Son langage fortement marqué par les jeux de mots tourne en dérision la pesanteur et la tradition, créant une modernité accessible et largement enseignée dans les milieux scolaires.
Il est incontestablement l’une des voix les plus connues de la poésie française contemporaine, inspirant nombre de chanteurs, musiciens et autres poètes. Il décède en 1977.
Œuvres Complètes, Gallimard/ Bibliothèque La Pléiade, 1992 Tome 1 ; 1996 Tome II
Tahar Bekri
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t’ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais de même Rappelle-toi Barbara Toi que je ne connaissais pas Toi qui ne me connaissais pas Rappelle-toi Rappelle-toi quand même ce jour-là N’oublie pas Un homme sous un porche s’abritait Et il a crié ton nom Barbara Et tu as couru vers lui sous la pluie Ruisselante ravie épanouie Et tu t’es jetée dans ses bras Rappelle-toi cela Barbara Et ne m’en veux pas si je te tutoie Je dis tu à tous ceux que j’aime Même si je ne les ai vus qu’une seule fois Je dis tu à tous ceux qui s’aiment Même si je ne les connais pas Rappelle-toi Barbara N’oublie pas Cette pluie sage et heureuse Sur ton visage heureux Sur cette ville heureuse Cette pluie sur la mer Sur l’arsenal Sur le bateau d’Ouessant Oh Barbara Quelle connerie la guerre Qu’es-tu devenue maintenant Sous cette pluie de fer De feu d’acier de sang Et celui qui te serrait dans ses bras Amoureusement Est-il mort disparu ou bien encore vivant Oh Barbara Il pleut sans cesse sur Brest Comme il pleuvait avant Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé C’est une pluie de deuil terrible et désolée Ce n’est même plus l’orage De fer d’acier de sang Tout simplement des nuages Qui crèvent comme des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l’eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.
Moussa Touré a une relation particulière avec le Fifak. Dans cet entretien, il explore son lien profond avec le festival, un lieu d’échange essentiel entre les générations. Son parcours atypique débutant par la technique, avant de devenir un réalisateur guidé par l’observation et le silence. Ses réflexions mettent en lumière les thématiques de l’identité et […]
Après avoir posé ses projecteurs entre les reliefs de Tabarka et les oasis de Nefta lors d’une première édition prometteuse à l’automne 2025, le festival itinérant « CinémaJet » reprend la route. Portée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie en partenariat avec l’initiative «CinémaTdour », cette 2e édition réaffirme une ambition essentielle : […]
La scène artistique mondiale perd l’une de ses figures les plus emblématiques et singulières. La plasticienne avant-gardiste japonaise Yayoi Kusama est décédée le 14 août à Tokyo à l’âge de 97 ans (son décès a été rendu public jeudi 27 août). Incarnation vivante de l’art contemporain et véritable phénomène culturel, elle laisse derrière elle une […]
La Presse — La semaine dernière, l’Humeur parlait des frontières, de celles que les hommes tracent sur les cartes et de celles, plus cruelles encore, qu’ils dressent dans les esprits. Le drame de Ceuta, et les réflexions d’écrivains comme Leïla Slimani ou Claudio Magris, rappelaient combien une frontière peut devenir autre chose qu’une ligne : […]
Troisième journée de la 39e édition du Fifak. Les compétitions internationales et nationales se poursuivent en présence des jurys et une affluence croissante lors de cette soirée nocturne marquée par un spécial « Ghazawiyet » dédié à la Palestine avec la projection de courtes vidéos représentatives du Festival international des femmes de Gaza, et ce, en présence […]
Envie de morceaux à la confluence du jazz, du rock et des mélopées orientales ? On vous conseille Sarab (« mirage », en arabe).
Fondé en 2018 par la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis, le…
Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux.
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Mi-août, à Deauville, une photo de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition en plein air. Élus de gauche et associations réclament sa réinstallation.
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À 25 ans, le jeune écrivain tangérois Souleiman Berrada porte sur sa ville un regard à la fois intime et neuf. Publié par les éditions françaises Assouline, Tangier Tangerine rassemble photographies et illustrations pour raconter une cité plurielle, entre mémoire,…
Ouvert avant-hier soir, mardi 25 août 2026, le Festival du poisson à La Goulette sera clôturé ce soir, jeudi 27 août, dans cette cité portuaire et balnéaire située à une vingtaine de kilomètres au nord de Tunis. Il réunit résidents et visiteurs autour des thèmes de la mer, de l’art culinaire, de la mémoire culturelle et du vivre-ensemble.
Lors de cet événement, les rues de La Goulette se transforment en une scène à ciel ouvert cette manifestation culinaire, culturelle et populaire visant à valoriser l’identité maritime de la ville à travers des spectacles, des initiatives commerciales et des activités dédiées au patrimoine local. À l’occasion du festival, la municipalité interdit la circulation et le stationnement sur l’avenue Franklin Roosevelt — l’une des principales artères de la ville — de 17 heures à minuit. Et ce afin de garantir la sécurité du public et faciliter les déplacements des participants. Les automobilistes sont également invités à respecter la signalisation et à emprunter des itinéraires alternatifs afin de limiter les perturbations de la circulation.
Le cœur de la manifestation est un défilé de carnaval traversant les rues de La Goulette, transformant l’espace urbain en un lieu de rencontre entre expressions artistiques et traditions locales.
L’événement est conçu pour dépasser le simple cadre du spectacle, s’inscrivant dans une démarche plus large de revitalisation urbaine et de mise en valeur du patrimoine de La Goulette. La ville — historiquement liée au port, à la pêche et à sa dimension multiculturelle, notamment à travers le quartier italien connu sous le nom de «Petite Sicile» — se présente ainsi comme un espace capable d’allier tradition et initiatives culturelles contemporaines.
Parmi les thèmes centraux de l’événement figurent également la tolérance interreligieuse et le dialogue entre les différentes composantes de la communauté, dans le sillage de la sortie de la statue de la Madone de Trapani de l’église de la ville où coexistent dans une parfaite entente musulmans, chrétiens et juifs depuis plusieurs siècles.
Une attention particulière est aussi portée à la dimension gastronomique ainsi qu’à la promotion des activités économiques locales. Durant toute la durée du festival, un marché aux poissons est installé, permettant aux producteurs de vendre directement aux consommateurs et créant ainsi un lien entre la manifestation et l’une des activités traditionnellement associées à l’identité de la ville. Cette initiative s’accompagne d’une formule destinée aux restaurants et aux commerces, proposant un plat complet à base de poisson au prix fixe de 14 dinars, afin d’encourager la participation du public et de soutenir les activités commerciales pendant l’événement.
Le Festival du poisson constitue donc aussi une tentative de réinsuffler de la vie collective dans les espaces publics de La Goulette, grâce à une combinaison de spectacles, d’activités commerciales, de gastronomie et d’initiatives culturelles. Le choix d’ancrer le programme dans le lien avec la mer et le patrimoine de la ville vise à renforcer l’image de La Goulette en tant que destination de proximité pour les résidents comme pour les visiteurs, tout en valorisant son caractère maritime et son histoire.
Enfin, la manifestation s’inscrit dans une saison estivale durant laquelle plusieurs villes tunisiennes misent sur des événements culturels et des initiatives locales pour animer les espaces urbains et soutenir les économies de quartier.
e ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé, dans un communiqué publié, mardi, l’ensemble des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs à faire preuve de vigilance et à prendre les précautions nécessaires afin d’atténuer les effets de la vague de chaleur sur les cultures et le cheptel.
Cet appel intervient suite à la publication d’un bulletin, par l’Institut National de la Météorologie (INM), faisant état de la hausse des températures, durant les journées à venir, lesquelles (temperatures) devront dépasser largement les moyennes de la période (+2 à +11 degrés), avec des maximales qui se situeront entre 42 et 48 degrés.
Le ministère a recommandé, dans ce cadre, d’éviter de laisser les animaux en plein soleil, de les placer dans des zones ombragées et bien aérées et de leur fournir de l’eau potable.
Il a proposé, aussi, d’éviter le transport, les déplacements et les rassemblements de bétail en période de canicule et d’assurer une exploitation rationnelle des ressources en eau, en privilégiant les périodes plus fraîches pour l’irrigation.
Le département de l’Agriculture a préconisé, aussi, de surveiller les cultures et les arbres fruitiers, en particulier dans les zones les plus exposées aux fortes chaleurs, et de prendre les mesures préventives nécessaires.
Il a réitéré, ainsi, l’impératif d’éviter de déclencher des incendies ou de se livrer à toute activité susceptible de provoquer des incendies, notamment dans les zones forestières, les pâturages et les terres agricoles arides.
En ce qui concerne les pêcheurs, ils sont invités à suivre les prévisions météorologiques et à respecter les recommandations des services météorologiques et de sécurité maritime.
Fondateur du festival Arabesques et ardent promoteur du dialogue interculturel, ce chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres imagine la France qu’il voudrait gouverner. Une République qui concentre ses moyens sur les territoires délaissés, lutte plus fermement contre les…
Les recettes des exportations tunisiennes de dattes ont enregistré, au cours des dix premiers mois de la campagne 2025/2026, couvrant la période d’octobre 2025 à juillet 2026, une hausse de 12,2% par rapport à la même période de la campagne précédente, pour atteindre 908,4 millions de dinars (MD), selon les données publiées lundi par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).
En termes de volumes, les exportations ont atteint 144,1 mille tonnes, contre 127,2 mille tonnes durant la même période de la campagne 2024/2025, enregistrant ainsi une progression de 13,3%.
La variété « Deglet Ennour » représente à elle seule 84% du volume total des exportations. Le prix moyen des dattes s’est établi à 6,30 dinars/kg au cours des dix premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 7,05 dinars/kg pour la variété « Deglet Ennour ».
Comparativement à la même période de la campagne précédente, le prix moyen des dattes a enregistré une légère baisse de 0,9%.
Les dattes tunisiennes sont exportées vers près de 86 pays répartis sur différentes régions du monde. Les pays de l’Union européenne représentent 45,7% du volume total des exportations, avec notamment l’Italie (11,5%), l’Allemagne (9,9%) et la France (8,2%).
Les exportations vers l’Afrique représentent, quant à elles, 22,9% du volume total, principalement à destination du Maroc (18,2%). L’Asie absorbe 19,6% des volumes exportés, notamment vers la Turquie (5,4%), l’Inde (3,1%) et la Malaisie (2,8%).
S’agissant des dattes biologiques, les exportations ont atteint 8 256,9 tonnes durant les dix premiers mois de la campagne, soit 5,7% du volume total des exportations de dattes, pour une valeur d’environ 82,2 MD.
Par rapport à la même période de la campagne précédente, le volume des exportations de dattes biologiques a progressé de 8,1%, tandis que les recettes ont augmenté de 32,6%.
Le prix moyen des dattes biologiques s’est établi à 9,96 dinars/kg. L’Allemagne demeure la première destination de ces produits, absorbant 33% du volume total des exportations de dattes biologiques, suivie de la Belgique (12%) et des Pays-Bas (11%).
La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.
La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.
Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.
La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.
Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.
Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.