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Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis

29. August 2026 um 19:54
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Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis. Sa nomination, qui succède à Dominique Mas – appelé à d’autres fonctions -, a été actée par un décret du président Emmanuel Macron signé le 27 juillet 2026 et publié au Journal officiel le 29 juillet.

Secrétaire des affaires étrangères, Aurélien Maillet occupait jusque-là le poste de chargé de mission auprès du directeur d’Asie et d’Océanie au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, une fonction confirmée par plusieurs actes de délégation de signature publiés au Journal officiel en 2025 et 2026. Il avait intégré le corps des secrétaires des affaires étrangères en 2012 comme stagiaire à l’issue du concours interne, avant d’être titularisé l’année suivante.

Sa prise de fonctions intervient dans un contexte où le Consulat général de France à Tunis reste un point de contact essentiel pour la communauté française de Tunisie, en particulier pour les services consulaires et l’accompagnement des ressortissants.

Le 16 août, Laurent Caizergues, conseiller des Français de l’étranger pour la Tunisie et la Libye, lui a souhaité la bienvenue dans un message insistant sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre le Consulat, les élus et les acteurs de terrain. Il a souligné que les attentes des Français établis en Tunisie et en Libye demeuraient nombreuses, et que la qualité de ce dialogue conditionnerait la capacité à y répondre.

Cette nomination s’inscrit plus largement dans une série de désignations de consuls généraux français actées par décrets du 27 juillet 2026 et publiées au Journal officiel du 29 juillet.

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Niger : tentative d’infiltration du palais présidentiel par des mutins

29. August 2026 um 14:57

Des soldats mutins ont tenté, samedi 29 août, de pénétrer dans le palais présidentiel de Niamey mais ont été repoussés par la garde présidentielle, selon des sources sécuritaires citées par l’AFP.

La mutinerie a débuté dans une base militaire proche de l’aéroport, où des soldats ont été pris en otage et des tirs ont éclaté. Des habitants ont rapporté des tirs nourris dans plusieurs quartiers de la capitale durant la nuit, notamment près du palais et de l’aéroport.

L’armée nigérienne affirme être « progressivement en train de reprendre le contrôle ». Dans un communiqué lu à la télévision, le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a appelé la population « au calme ». La télévision publique, brièvement coupée, a été rétablie vers 10 heures (heure de Niamey).

La situation reste évolutive.

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Le Rapport UE 2025 alerte sur les droits humains en Tunisie

29. August 2026 um 14:23

Le Rapport annuel 2025 de l’Union européenne (UE) sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde présente, d’une part, des évolutions positives observées à l’échelle mondiale (transferts de pouvoir pacifiques, mobilisations citoyennes, avancées vers l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays) et, d’autre part, des reculs significatifs dans certains contextes et pays, dont la Tunisie.

Pour la Tunisie, le rapport relève une détérioration continue de la situation des droits humains et de l’État de droit : restrictions accrues à la liberté d’expression, d’association et de réunion ; recours à la détention arbitraire et à des poursuites pénales contre des journalistes, des avocats, des défenseur·euse·s des droits humains et des opposants politiques ; et fermeture de l’Instance nationale d’accès à l’information en août 2025. Le classement de la Tunisie dans l’indice de la liberté de la presse de Reporters sans frontières a reculé de 11 places en 2025, à la 129e position sur 180.

Le document signale également une répression renforcée contre les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés, en particulier subsahariens, avec des arrestations et détentions arbitraires, des expulsions collectives et des allégations de mauvais traitements, dans un contexte d’absence de système national d’asile et de suspension des enregistrements par le HCR. Des protestations sociales et environnementales, notamment à Gabès, sont mentionnées.

Sur le plan de la coopération Tunisie-UE, le rapport s’inscrit dans un contexte marqué par le mémorandum d’entente de 2023 sur la migration, qui a conduit l’UE et ses États membres à mobiliser environ 105 millions d’euros pour le contrôle des frontières et les interceptions en mer, tandis que des ONG (dont Amnesty International et Human Rights Watch) appellent à plus de transparence et, dans certains cas, à la suspension de financements liés à la sécurité frontalière en l’absence de garanties crédibles sur le respect des droits humains.

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Pétrole : Washington négocie un accord majeur avec Caracas

29. August 2026 um 11:49

Les États-Unis négocient avec les autorités vénézuéliennes un accord qui pourrait donner aux entreprises américaines un accès de long terme à plusieurs champs pétroliers du pays. Au cœur des discussions : la relance de la production, l’ouverture du secteur aux investisseurs américains…

Les États-Unis et le Venezuela sont engagés dans des négociations en vue d’un vaste accord pétrolier susceptible de modifier en profondeur les relations énergétiques entre les deux pays.

Selon les informations rapportées par Bloomberg, Washington cherche à obtenir un accès durable à plusieurs champs pétroliers vénézuéliens, tandis que des entreprises américaines pourraient être appelées à investir dans leur développement et leur exploitation. Les discussions portent notamment sur une douzaine de gisements représentant une part considérable des réserves du pays.

L’objectif américain est double : accroître l’offre de brut disponible pour le marché américain et favoriser la remise en état d’une industrie pétrolière vénézuélienne fortement dégradée après des années de sous-investissement, de sanctions et de difficultés opérationnelles.

Le Venezuela dispose des premières réserves pétrolières prouvées au monde. Mais l’essentiel de ces ressources demeure difficile à exploiter, notamment en raison de la nature particulièrement lourde du brut et du vieillissement des infrastructures.

Les discussions actuellement menées portent sur 17 champs pétroliers et gaziers, selon des informations également rapportées par Reuters. Ces actifs représenteraient environ 90 milliards de barils de réserves prouvées, soit près d’un tiers des réserves vénézuéliennes…

Pour Washington, l’enjeu dépasse toutefois la seule question commerciale. L’accès au pétrole vénézuélien pourrait contribuer à sécuriser davantage l’approvisionnement énergétique des États-Unis dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations des flux pétroliers.

Alejandro Betancourt, un intermédiaire clé

Les négociations mettent également en lumière le rôle d’Alejandro Betancourt, homme d’affaires vénézuélien devenu un intermédiaire important entre les milieux d’affaires américains et les nouvelles autorités de Caracas.

Fondateur de Derwick Associates, Betancourt s’est progressivement imposé comme une figure centrale dans les discussions visant à attirer les investisseurs étrangers dans le secteur énergétique vénézuélien. Il dirige également North American Blue Energy Partners, présenté comme l’un des principaux producteurs pétroliers indépendants du pays.

Son rôle n’est toutefois pas exempt de controverses. L’homme d’affaires a fait l’objet d’enquêtes en Europe portant notamment sur des soupçons liés à des contrats énergétiques. Sa proximité avec les nouvelles autorités et son implication dans les négociations pétrolières suscitent donc des interrogations dans certains milieux politiques et économiques.

Vers un nouveau paysage pétrolier au Venezuela ?

La conclusion d’un accord de grande ampleur pourrait accélérer la transformation du secteur pétrolier vénézuélien et renforcer considérablement la présence américaine dans le pays. Mais plusieurs obstacles demeurent, notamment juridiques et politiques. La législation vénézuélienne encadre strictement la propriété et l’exploitation des ressources pétrolières, tandis que la légitimité des nouvelles autorités de Caracas reste un sujet sensible.

Dans cet ordre d’idées, le Venezuela envisagerait désormais de quitter l’OPEP, une décision qui constituerait un tournant majeur pour un pays membre fondateur du cartel depuis 1960. Une telle évolution pourrait faciliter l’augmentation de la production vénézuélienne sans les contraintes liées aux quotas de l’organisation.

Si les négociations aboutissent, Washington pourrait ainsi obtenir bien davantage qu’un simple contrat pétrolier : un accès durable à une partie des ressources énergétiques parmi les plus importantes de la planète, tout en consolidant son influence stratégique sur le Venezuela.

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USA-Canada: ces mots qui tuent !

29. August 2026 um 11:21

Donald Trump persiste et signe. En plein bras de fer commercial avec le Canada, le président américain signe un décret rebaptisant le lac Ontario « lac d’Amérique ». Si cette décision est symbolique, elle n’en heurte pas moins profondément les sensibilités canadiennes. 

 

La proximité géographique peut-elle se transformer en une véritable malédiction ? « On ne choisit pas ses voisins », lançait, avec un fatalisme teinté d’ironie, feu Hédi Nouira, Premier ministre tunisien sous Habib Bourguiba, face aux provocations à répétition et aux crises diplomatiques que le turbulent Mouammar Kadhafi infligeait à la Tunisie au début des années 1980. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, aurait sans doute pu méditer cette vieille maxime après une nouvelle initiative de Donald Trump, lequel a décidé de rebaptiser le lac situé à la frontière américano-canadienne. Une décision qui s’inscrit dans une série de gestes symboliques et de provocations diplomatiques du président américain, dont le décret signé le 20 janvier 2025, jour de son retour à la Maison-Blanche, ordonnant de remplacer officiellement le nom de « golfe du Mexique » par celui de « golfe d’Amérique ».

« A un dollar près »

Cette nouvelle offensive du président états-unien contre le Canada, qu’il accuse de « dépouiller » les Etats-Unis, risque de doucher l’espoir, exprimé jeudi 27 août par Ottawa, d’une reprise des discussions commerciales. « Les Canadiens nous ont très mal traités. Ce sont des gens méchants », a déclaré le président américain.

Les deux pays, pour l’heure, se rendent coup pour coup en matière de taxes douanières. Le Canada a riposté à de nouveaux droits de douane américains entrés en vigueur samedi avec une série de surtaxes visant certains produits, après la rupture de négociations commerciales entre les deux pays. Ces mesures seront effectives le 8 septembre.

Mais attention. Un décret présidentiel de ce type n’a d’autorité qu’à l’intérieur des Etats-Unis et n’engage ni les autres pays ni les organismes internationaux. En effet, après le décret similaire signé par Donald Trump en janvier 2025 renommant le golfe du Mexique, l’agence de presse américaine Associated Press avait refusé d’adopter cette nouvelle appellation dans ses dépêches, ce qui lui avait valu d’être temporairement exclue d’événements à la Maison Blanche – une décision jugée anticonstitutionnelle par la justice américaine en avril 2025.

Provocation gratuite

Ainsi, dans son nouveau « trip » consistant à redessiner les cartes du monde au gré de ses lubies, et alors même qu’il mène une guerre commerciale contre son voisin du nord, Donald Trump a … ordonné, selon ses propres termes, de changer « immédiatement » le nom du lac Ontario en « lac d’Amérique ».

Une nouvelle provocation qui, comme souvent avec le président américain, ne s’est pas limitée au texte du décret. Dans une mise en scène où la provocation rivalise avec le mauvais goût, Trump a fait installer dans le Bureau ovale une carte affichant le nouveau nom de cette étendue d’eau, l’un des Grands Lacs d’Amérique du Nord. Et, histoire de bien faire passer le message, le très controversé « lac d’Amérique » y apparaissait en grosses lettres rouges. Difficile de faire plus théâtral et plus provocateur à l’égard du voisin canadien.

Et d’enfoncer le clou, le décret publié par la Maison-Blanche affirme que « les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs ». Le texte va jusqu’à souligner que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac », au motif que ses zones les plus profondes se trouvent du côté américain.

Une formulation pour le moins provocatrice lorsqu’on sait que le lac Ontario est une étendue d’eau transfrontalière, gérée conjointement par les États-Unis et le Canada. Derrière ce changement de nom hautement symbolique se dessine ainsi une nouvelle démonstration de la méthode Trump, soit  transformer jusqu’aux toponymes en instruments de puissance et de rapport de force.

Une leçon d’histoire

Réaction immédiate de l’altier Premier ministre canadien, l’homme qui a su dire non à son puissant voisin : « Nous savons que les États-Unis sont en train de changer. Leurs relations commerciales, leur politique étrangère, leurs monuments nationaux, leurs hydronymes » mais « les Canadiennes et les Canadiens savent aussi qu’il faut appeler les choses par leur nom, et ce lac se nomme Lac Ontario, aujourd’hui et pour toujours », a-t-il écrit en français sur son compte X.

Et de rappeler implacablement  qu’« Ontario », également le nom d’une province canadienne, venait d’un mot huron, « Ontari’io », qui signifie « le lac est beau, le lac est grand ». Ce nom remonte « à plus de 400 ans, bien avant la Confédération canadienne et la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique ».

Pour sa part, le grand chef du pays wendat, Pierre Picard, s’est dit indigné et choqué par la décision de Donald Trump, qu’il accuse de « tenter d’effacer notre histoire ». « Je veux lui dire (au président américain, NDLR) qu’il est inacceptable pour nous, en tant que pays, d’avoir un président capable d’effacer notre histoire, notre culture et notre identité. Je ne pense pas que quiconque soit en mesure de faire changer d’avis Trump, mais pour nous, il est important que, en tant que grand chef, je fasse entendre notre voix aux États-Unis et que je leur fasse savoir que nous sommes profondément mécontents de cette décision », a-t-il martelé.

M. Picard a ajouté qu’il espérait que les entreprises de cartographie ne se plieraient pas au changement de nom unilatéral imposé par le président américain et que Mark Carney lui avait indiqué que le Canada ne le ferait pas non plus.

Pour rappel, les Wendats occupaient une partie de la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs, cette région étant riche en routes commerciales tant avant qu’après le contact avec les Européens. Ils ont baptisé le lac « Ontari : io ».

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Pénurie d’eau: rayons vides, patience épuisée

29. August 2026 um 11:01

La Tunisie n’a jamais assisté à une telle situation, même pendant la pandémie de Covid-19. À l’époque, la crise était mieux gérée. Aujourd’hui, tous les Tunisiens sont concernés, abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs voix s’élèvent pour le dire, qu’il s’agisse d’experts ou d’universitaires.

Des files d’attente interminables et des rayons vides : on n’en entendait parler que dans les théories économiques, et certains pays d’Europe de l’Est ont déjà connu cette situation par le passé…

Ridha Chkoundali, dans un post sur Facebook, dénonce les files d’attente interminables et les rayons vides qui se multiplient en Tunisie de 2026, une situation qu’il n’avait pas connue depuis les années 1960. Il raconte avoir patienté deux heures pour acheter deux bouteilles d’eau, avec encore une heure d’attente prévue pour les remplir.

Il pointe du doigt un gouvernement lent et une administration pléthorique qui assistent, impassibles, à la dégradation des conditions sociales jour après jour. Il évoque également les coupures répétées d’électricité et d’eau — jusqu’à quatre fois par jour et la misère dans laquelle vivent les citoyens, privés même de sommeil.

Il compare la Tunisie à l’Égypte qui, malgré ses 113 millions d’habitants et des finances publiques épuisées, n’en est pas arrivée à une telle situation. Il interpelle donc le gouvernement : avec moins de 12 millions d’habitants et des problèmes dont le diagnostic et les solutions font l’unanimité parmi les experts, qu’attendez-vous pour agir ?

 

Lire aussi: La Tunisie fait la queue pour boire !

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Protéger les enfants en ligne : pour une réponse à la hauteur des risques

28. August 2026 um 16:27

Les appels à restreindre l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans se multiplient en Tunisie. Ces mesures, présentées comme des « interdictions », sont techniquement des restrictions fondées sur l’âge, traduisant une inquiétude légitime des parents face à des enfants passant des heures devant les écrans, exposés à des usages numériques affectant leur sommeil, bien-être, confiance ou scolarité. Les réseaux sociaux sont devenus le théâtre du cyberharcèlement, de sollicitations sexuelles et de contenus violents ou haineux.

Pourtant, ces plateformes sont aussi des lieux d’apprentissage, de créativité et d’accès à l’information. La responsabilité collective n’est pas de choisir entre opportunités et protection, mais de permettre aux enfants de bénéficier des premières sans être exposés aux seconds, en intégrant sécurité, vie privée et bien-être dès la conception. En Tunisie, une enquête U-Report de 2021 révèle que près d’un adolescent sur deux déclare avoir vécu ou observé une violence en ligne.

Ce débat dépasse la Tunisie : de nombreux pays comme Australie, Royaume-Uni, Union africaine, États européens réfléchissent à la protection des enfants en ligne. Les restrictions d’âge ne peuvent constituer qu’un élément d’une approche globale : seules, elles ne suffisent pas et risquent de priver les jeunes de bénéfices numériques.

Lire aussi: Cyberviolence et addiction numérique : le cauchemar des jeunes

Une interdiction partielle peut envoyer un signal fort, mais ne résoudra pas le problème, car les risques tiennent aussi à la conception des plateformes.

Leurs algorithmes privilégient l’engagement plutôt que le bien-être, recommandant des contenus captivants. Leur modèle économique repose sur le temps d’attention. Lorsque des restrictions d’âge sont isolées, les caractéristiques à l’origine des risques demeurent, réduisant l’incitation des entreprises à investir dans des systèmes adaptés aux enfants. Les enfants contournent les contrôles comptes empruntés, appareils partagés  avec un risque accru de ne pas signaler les abus.
Nous demandons aux enfants de se protéger d’environnements non conçus pour leur sécurité, aux parents de contrôler des technologies échappant à leur maîtrise, aux écoles de réparer les conséquences d’écosystèmes conçus pour capter l’attention. Le débat doit interroger la responsabilité des plateformes. Lorsqu’un produit présente des risques pour les enfants, nous exigeons des fabricants qu’ils améliorent sa sécurité. Pourquoi moins d’exigences pour des plateformes utilisées par des millions d’enfants ?

Plusieurs pistes : renforcer le cadre juridique ; exiger la sécurité dès la conception (« safety by design ») ; améliorer la coopération avec les plateformes ; développer des mécanismes de signalement et retrait de contenus illicites.

L’UNICEF recommande d’investir dans l’éducation au numérique, l’accompagnement parental, la formation des enseignants et le renforcement des services de protection.

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Le déficit commercial américain atteint 118,8 milliards de dollars

28. August 2026 um 15:58

Le déficit américain du commerce des biens a bondi de 17,2 % en juillet 2026, atteignant 118,8 milliards de dollars, contre 101,4 milliards en juin.

Le déficit commercial américain retrouve ainsi un niveau particulièrement élevé. À 118,8 milliards de dollars, il s’agit de son niveau le plus important depuis mars 2025, lorsque les entreprises américaines avaient massivement accéléré leurs importations avant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures douanières.

Le principal moteur de cette aggravation est la progression des importations. Elles ont augmenté de 11,4 milliards de dollars en un mois, pour atteindre 318,2 milliards. Cette hausse est notamment liée aux biens d’équipement, dont les importations ont progressé de 11,3 %. Les entreprises américaines continuent d’investir massivement dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle, ce qui alimente la demande de semi-conducteurs, d’ordinateurs et de machines.

Le phénomène illustre un paradoxe de l’économie américaine : alors que Washington cherche à réduire sa dépendance aux importations grâce aux droits de douane, le développement accéléré de secteurs stratégiques comme l’IA stimule au contraire les achats de technologies à l’étranger.

Dans le même temps, les exportations américaines de biens ont diminué de 6 milliards de dollars, à 199,4 milliards. Il s’agit de leur plus faible niveau depuis janvier. Le recul a notamment été marqué dans les produits industriels, dont les exportations ont chuté de 11,2 %.

Cette détérioration pourrait peser sur la croissance américaine au troisième trimestre. Selon des économistes cités par Reuters, le commerce extérieur pourrait retirer environ un point de pourcentage à la croissance du PIB au troisième trimestre, après avoir déjà pesé de 1,14 point au deuxième trimestre…

Le déficit commercial américain apparaît ainsi comme l’un des paradoxes de la politique économique de Washington : malgré l’offensive tarifaire, les besoins massifs de l’économie américaine, notamment dans l’intelligence artificielle, continuent de pousser les importations à la hausse.

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Soldes d’été: entre scepticisme des consommateurs et promesses de “vraies” réductions

28. August 2026 um 13:52

Certains Tunisiens scrutent déjà les vitrines dès les premiers jours pour prendre de l’avance, tandis que d’autres préfèrent attendre la première, voire la deuxième démarque. L’objectif est de repérer dès maintenant les articles à acheter le jour J. Pourtant, cet été, ils sont peu nombreux à se lancer réellement dans les soldes.

Pour beaucoup, les « soldes » tels qu’ils existent en Tunisie ne correspondent pas à l’idée de vraies promotions, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où l’on parle bel et bien de réductions significatives. Les soldes d’été, qui ont débuté le 7 août et s’achèveront dans six semaines, devaient être, selon le discours officiel, une occasion de rafraîchir sa garde-robe à prix réduits. Dans la pratique, cependant, le grand public reste sceptique quant à la nature même de ces opérations.

“Ce ne sont pas de vraies soldes”

Mohamed Ali, un jeune Tunisien, décrit son expérience : « J’ai fait un tour le matin à 8 h au centre-ville, dans des grandes marques. À 9 h, il n’y avait pas grand monde. J’ai l’impression que ce ne sont pas de vraies soldes. Il y a 30 dinars de réduction par rapport au prix habituel, ça reste excessivement cher. Le reste varie entre 70 et 90 dinars. Je trouve que c’est de la camelote. »

Et d’ajouter : « C’est devenu une société de consommation : les gens achètent n’importe quoi. Alors qu’il y a la friperie : une bonne partie des Tunisiens préfèrent y aller, c’est moins cher. On peut tomber sur des pièces uniques et de bonnes marques.  »

Il note toutefois : « J’ai constaté qu’il y a pas mal de gens qui achètent deux ou trois pièces. Je suis assez souvent en ville et j’ai bien vu les soldes au rendez-vous ».

En somme, l’intérêt du Tunisien durant cette période, c’est qu’il cherche à acheter du neuf avec le moindre coût. Si la vague de chaleur persistante a clairement freiné la fréquentation des magasins de vêtements et de chaussures, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule la faiblesse des ventes.

Malgré des rabais légaux d’au moins 20%, les promotions ne suffisent plus à déclencher l’acte d’achat. Les consommateurs reportent les dépenses non urgentes, prolongent la durée d’usage de leurs vêtements et privilégient le strict nécessaire.
Les commerçants espèrent un rebond avec la baisse attendue des températures et l’effet de la rentrée scolaire, mais toute reprise dépendra surtout de la marge de manœuvre budgétaire des ménages.

En bref, le problème des soldes 2026 n’est pas seulement climatique ou commercial : il reflète un consommateur plus prudent, qui compte chaque dinar et arbitre en faveur des dépenses du quotidien.

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L’UE s’attend à une baisse de la production de sucre

28. August 2026 um 13:00

La production de sucre de l’Union européenne devrait reculer d’environ 19 % pour la nouvelle campagne, selon les premières estimations de l’Observatoire du sucre de la Commission européenne publiées le 27 août 2026. Cette baisse est expliquée par la réduction des surfaces consacrées à la betterave sucrière et par les conditions climatiques difficiles qui ont affecté les cultures.

La nouvelle campagne sucrière européenne s’annonce donc nettement moins favorable que la précédente. Selon les premières projections communiquées par l’Union européenne, la production pourrait diminuer de 19 %, conséquence notamment du recul des superficies cultivées en betteraves sucrières.

Cette contraction intervient dans un contexte déjà difficile pour le secteur agricole européen, marqué par la hausse des coûts de production, les tensions commerciales et surtout les épisodes de chaleur et de sécheresse qui ont touché plusieurs régions du continent.

La réduction des surfaces consacrées à la betterave constitue l’un des principaux facteurs expliquant le recul attendu de la production. Les agriculteurs européens ont déjà réduit leurs superficies en réponse aux conditions du marché. La Commission européenne avait d’ailleurs indiqué en avril que les producteurs avaient engagé une réduction des surfaces de betteraves afin de s’adapter aux nouvelles conditions économiques du secteur.

Cette évolution pourrait limiter les volumes disponibles au cours de la prochaine campagne et accroître la dépendance de certains marchés européens aux importations.

Les conditions climatiques aggravent la situation

La météo constitue un autre facteur de risque majeur. Les fortes chaleurs estivales et le manque d’eau ont affecté plusieurs cultures européennes. La Commission européenne souligne que les cultures de printemps et d’été sont particulièrement vulnérables aux températures élevées et au déficit hydrique, notamment dans les régions déjà exposées à la sécheresse.

Le secteur sucrier est ainsi confronté à un double problème : une superficie cultivée plus faible et des rendements potentiellement dégradés par les conditions climatiques…

La Commission européenne a pris plusieurs mesures pour soutenir les producteurs. En avril, les États membres ont notamment approuvé la suspension temporaire du régime de perfectionnement actif pour certaines importations de sucre de canne brut destiné au raffinage. L’objectif était de réduire la pression exercée sur le marché européen par les importations et de rétablir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande…

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Signal et Carrefour Tunisie transforment chaque achat en un geste pour la rentrée

28. August 2026 um 12:32

Jusqu’au 30 septembre, 500 millimes seront reversés pour chaque produit Signal acheté afin de soutenir la rentrée scolaire des enfants accompagnés par l’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse.

Tunis, le [date] Une rentrée scolaire devrait être, pour chaque enfant, une promesse de nouveaux départs, de découvertes et de projets. Pourtant, pour certaines familles déjà confrontées à des parcours de vie particulièrement éprouvants, préparer la rentrée peut représenter une difficulté supplémentaire.

C’est pour leur apporter un soutien concret que Signal et Carrefour Tunisie s’associent à l’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse dans le cadre d’une opération solidaire dédiée à la rentrée scolaire 2026-2027.

Cette initiative permettra d’accompagner les enfants soutenus par l’association dans la préparation de leur rentrée et l’acquisition de leurs fournitures scolaires.

Pour Signal, chaque sourire compte. Cette opération permet de transformer un geste quotidien en un soutien concret pour des enfants, afin de les aider à aborder leur rentrée scolaire dans les meilleures conditions.

Un produit du quotidien, un geste qui compte

Jusqu’au 30 septembre 2026, pour tout achat d’un produit Signal dans l’ensemble du réseau Carrefour Tunisie, 500 millimes seront reversés à cette initiative solidaire.

L’opération concerne tous les dentifrices Signal disponibles, quels que soient leur format ou leur variante, ainsi que les brosses à dents de la marque.

Ainsi, un achat aussi simple que celui d’un produit d’hygiène du quotidien devient une contribution directe à une rentrée plus sereine pour ces enfants et leurs familles.

« À travers cette opération, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de contribuer simplement à une rentrée plus sereine pour ces enfants. En mobilisant l’ensemble de notre réseau, un achat du quotidien peut devenir un véritable geste de solidarité », déclare Mourad Naili, Sous-directeur Marketing de Carrefour Tunisie.

La solidarité à portée de tous

Cette opération traduit une conviction commune aux trois partenaires : les gestes les plus simples peuvent produire un véritable impact lorsqu’ils sont multipliés.

Signal s’engage aux côtés des enfants et de leurs familles pour faire de chaque sourire le symbole d’une rentrée placée sous le signe de l’espoir et de la confiance.

En mobilisant l’ensemble de son réseau, Carrefour Tunisie entend, pour sa part, rapprocher la solidarité du quotidien de ses clients et leur offrir la possibilité d’agir concrètement à travers leurs achats habituels.

L’Association Tunisienne des Greffés de la Moelle Osseuse veillera à ce que les contributions collectées soient consacrées à l’accompagnement scolaire des enfants bénéficiaires.

« Pour nos enfants en rémission, la rentrée n’est pas simplement le retour à l’école. C’est le retour à une enfance que la maladie avait suspendue. Après avoir livré un combat qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves est une véritable renaissance. Chaque cartable devient alors le symbole d’une victoire : celle de la vie qui reprend ses droits.», témoigne Sahar Ben Hassen, Psychologue et Directrice exécutive de l’ATGMO

Jusqu’au 30 septembre, chaque achat peut faire la différence.

Un produit Signal acheté, c’est 500 millimes versés pour leur rentrée.

 

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Chery se hisse au 4ᵉ rang du marché tunisien des véhicules particuliers

28. August 2026 um 11:23

Avec 7% de part de marché au premier semestre 2026, Chery occupe la 4ᵉ position sur le marché tunisien des véhicules particuliers. Cette performance accompagne l’élargissement de l’offre de STA, qui a lancé sa gamme « Chery Super Hybrid » ainsi que son premier modèle 100% électrique, dans un contexte marqué par un nouveau cadre réglementaire pour le financement des importations automobiles.  

Chery a terminé le premier semestre 2026 au 4ᵉ rang du marché tunisien des véhicules particuliers, avec une part de marché de 7%. La marque, distribuée en Tunisie par la Société Tunisienne d’Automobiles (STA), a élargi son catalogue au cours de la période avec plusieurs modèles hybrides et un premier véhicule entièrement électrique.

STA a ainsi lancé la gamme « Chery Super Hybrid » (CSH), qui comprend cinq modèles : Tiggo 4 HEV, Tiggo 7 PHEV, Tiggo 8 PHEV, Tiggo 9 PHEV et Arrizo 8 PHEV. À cette offre s’ajoute l’I03, premier véhicule 100% électrique de la société. Un nouveau showroom a également été ouvert à Aïn Zaghouan.

Cette évolution de l’offre intervient alors que STA a enregistré une progression de son activité au premier semestre. Le chiffre d’affaires s’est établi à 87 MDT, en hausse de 18% sur un an. Les ventes locales de véhicules neufs sont passées de 69 MDT à 82 MDT, tandis que les ventes de pièces de rechange ont progressé de 3,5 MDT à 4,1 MDT.

Le résultat net atteint 6,2 MDT, contre 4,6 MDT au premier semestre 2025, soit une augmentation de 36%. Le résultat d’exploitation s’élève à 8,5 MDT, contre 6,9 MDT un an auparavant, et l’excédent brut d’exploitation ressort à 9,4 MDT.

Les charges financières nettes ont, de leur côté, diminué à 0,3 MDT, contre 1,1 MDT au premier semestre 2025, grâce à la baisse des intérêts sur crédit à court terme et sur escompte d’effets.

L’impôt sur les sociétés s’établit à 2,3 MDT. Il comprend la contribution sociale de solidarité ainsi que la nouvelle contribution de diversification des sources de la sécurité sociale, fixée à 4% des bénéfices imposables depuis 2026. Le bénéfice par action atteint 3,1 DT, contre 2,3 DT un an plus tôt, sur la base de 2 millions d’actions.

Les états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, publiés le 21 août 2026, font également ressortir une hausse de 70% du total du bilan, à 170 MDT contre 100 MDT à fin décembre 2025. Cette progression provient principalement d’un nouveau poste d’actif de 52,5 MDT correspondant à un blocage de fonds en couverture de lettres de crédit (LC), conséquence du nouveau dispositif réglementaire.

STA est le concessionnaire officiel de Chery et des camions Daewoo en Tunisie. Son activité au premier semestre 2026 s’inscrit dans un environnement marqué par l’élargissement de l’offre vers l’hybride et l’électrique et par l’entrée en vigueur d’un nouveau cadre réglementaire pour le financement des importations automobiles.

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Tunisie – Se soigner peut-il appauvrir ?

28. August 2026 um 11:20

Tomber malade ne devrait pas compromettre l’équilibre financier d’une famille. Pourtant, pour de nombreux ménages tunisiens, une maladie chronique, un traitement prolongé ou des examens médicaux coûteux peuvent rapidement déséquilibrer le budget. Derrière les chiffres des dépenses de santé se cache ainsi une réalité douloureuse : celle de familles contraintes de puiser dans leurs revenus, de réduire d’autres dépenses essentielles ou parfois de s’endetter pour pouvoir se soigner.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, Chokri Arfa, professeur universitaire et expert en économie et financement de la santé, alerte sur le poids du reste à charge pour les ménages. Selon lui, la question n’est pas seulement de savoir combien la Tunisie dépense pour la santé, mais surtout qui paie et dans quelle mesure le système protège réellement les patients contre le risque financier de la maladie qui peut engendrer l’appauvrissement.

Une charge directe qui fragilise les ménages

En 2023, les ménages tunisiens ont financé directement près de 38 % des dépenses courantes de santé, selon les données citées par Chokri Arfa. Autrement dit, sur 100 dinars consacrés à la santé, près de 38 dinars sont payés directement par les patients et leurs familles. Cette proportion est d’autant plus préoccupante que les analyses internationales retiennent 20 % comme repère au-delà duquel la dépendance aux paiements directs accroît fortement le risque de dépenses catastrophiques et d’appauvrissement. La Tunisie se situe ainsi à près du double de ce niveau.

Pour Chokri Arfa, le problème réside moins dans le volume global des dépenses de santé que dans leur mode de financement. Plus la part restant à la charge des ménages est élevée, plus le risque financier lié à la maladie repose sur les individus plutôt que sur les mécanismes de solidarité collective.

Ce risque est bien réel. En 2021, 10,6 % des ménages tunisiens consacraient au moins 10 % de leur budget aux soins, contre 8,4 % en 2015. Pour les familles modestes, quelques consultations supplémentaires, un traitement coûteux ou des examens répétés peuvent alors suffire à déséquilibrer durablement le budget.

Médicaments, examens et maladies chroniques : la facture s’alourdit

Une grande partie de cette charge se concentre sur les médicaments. Selon l’universitaire, ils représentent plus des deux tiers du reste à charge des ménages, dont plus de 60 % sont réalisés dans les pharmacies privées.

La situation est encore plus difficile pour les ménages les plus pauvres. Les médicaments absorbent jusqu’à 78 % de leurs dépenses directes de santé, les contraignant parfois à s’endetter, à réduire d’autres dépenses essentielles ou à reporter leurs soins.

Les examens médicaux alourdissent également la facture. Entre 2015 et 2021, le coût des analyses de laboratoire et de l’imagerie médicale a augmenté de 84 % en termes réels, selon les données citées par Chokri Arfa. La pression est encore plus forte lorsqu’un membre de la famille souffre d’une maladie chronique : le ménage dépense alors deux fois plus pour sa santé. Les frais médicaux ne sont plus occasionnels, mais deviennent une charge récurrente qui pèse sur le budget mois après mois.

Quand la maladie fait basculer dans la pauvreté

Plus préoccupant encore est l’effet de ces dépenses sur le niveau de vie. Selon un récent rapport de la Banque mondiale cité par Chokri Arfa, les paiements directs de santé auraient fait basculer environ 260 000 personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté en 2021. Autrement dit, ces dépenses auraient entraîné une hausse de 2,2 points de pourcentage du taux de pauvreté, contre 1,8 point en 2015. L’impact financier de la maladie s’est donc aggravé plutôt que stabilisé.

Pour l’expert, cette situation est certes, liée aux difficultés du secteur public. Les ruptures de médicaments, l’insuffisance de plateaux techniques, les files d’attente et autres limites de l’offre peuvent contraindre les patients à se tourner vers le secteur privé, où ils doivent souvent payer davantage de leur poche. La dépense de santé finit alors par concurrencer les autres besoins essentiels du foyer.

C’est là que les statistiques prennent tout leur sens. Les 38% ne représentent pas seulement une proportion dans les comptes de la santé. Ils correspondent à des dinars prélevés directement sur le budget des familles, à des dépenses qui s’ajoutent aux charges courantes et, pour les plus vulnérables, à un risque réel de basculer dans la pauvreté.

Selon Chokri Arfa, l’enjeu n’est pas seulement de mesurer le coût des soins, mais de savoir qui supporte le risque financier lorsque survient la maladie. En Tunisie, une part encore trop importante de ce risque repose sur les ménages : se soigner peut alors devenir bien plus qu’une épreuve médicale. Pour certaines familles, cela peut aussi devenir une épreuve financière, avec une facture qui ne s’arrête pas à la pharmacie ou à l’hôpital, mais peut finir par atteindre le niveau de vie tout entier.

Face à ce constat, la protection financière des ménages doit être au cœur de toute réforme : si la maladie ne choisit pas ceux qu’elle frappe, le système de santé doit empêcher qu’elle ne détermine aussi qui s’endette ou s’appauvrit. 

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L’allemand SIXT s’installe en Tunisie en partenariat avec l’Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif)

28. August 2026 um 10:57

Le loueur allemand SIXT fait son entrée en Tunisie en s’appuyant sur un accord de franchise avec Tunifleet Car Rental, société détenue conjointement par Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif) et Voyages 2000 (Karim Kamoun). Cette opération vise à déployer les standards de mobilité premium du groupe dans les principaux hubs de transport du pays, avec une première vague d’agences dans les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba, Enfidha-Hammamet et Djerba-Zarzis.

Déploiement progressif et gamme de services

D’autres implantations sont déjà en préparation, avec une extension prévue vers des agences en centre-ville dans des destinations touristiques clés comme Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, ainsi que d’autres sites le long du littoral tunisien.
La gamme proposée couvre l’ensemble des besoins en mobilité : location de véhicules à court et long terme, location de vans et de camions, services avec chauffeur et leasing automobile. La flotte s’étend des voitures compactes et berlines aux SUV, véhicules premium et utilitaires.

Ambition d’un réseau national

Khalil Cherif, vice-président d’Alliance One Holding, a exprimé sa fierté de s’associer à SIXT, l’un des principaux acteurs mondiaux de la mobilité premium, pour en devenir le représentant exclusif en Tunisie. « Avec notre partenaire Voyages 2000, nous mettons en commun plusieurs décennies d’expérience dans le tourisme et l’hôtellerie afin d’offrir aux clients tunisiens et internationaux une expérience premium de location de voitures, soutenue par le réseau mondial de SIXT », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que ce lancement n’est « que la première étape », l’ambition étant de construire un véritable réseau national et de faire de SIXT le partenaire de mobilité privilégié des voyageurs, des entreprises et de l’industrie touristique tunisienne.

Un marché touristique en forte dynamique

Ruediger Proske, senior vice-président Franchise international chez SIXT SE, a qualifié la Tunisie de « marché attractif et dynamique, doté d’une industrie touristique solide et présentant un potentiel important pour les solutions de mobilité premium ». Il a rappelé que le pays a accueilli plus de 11 millions de visiteurs en 2025, enregistrant « l’une des évolutions les plus remarquables du tourisme en Afrique du Nord ».

Fort de cette dynamique, SIXT entend renforcer sa présence en Afrique du Nord et proposer, via ce nouveau partenaire de franchise, le niveau de service et la flotte premium attendus par ses clients internationaux et locaux.

Direction générale confiée à Hamdi Barouni

La direction générale de la société a été confiée à Hamdi Barouni, un spécialiste du secteur automobile fort d’une longue expérience au sein de différentes marques internationales.

Bon vent!

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Moscou banalise la rencontre entre les chefs du renseignement russe et américain

28. August 2026 um 10:37

Le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a confirmé jeudi 27 août avoir rencontré à Moscou le directeur de la CIA, John Ratcliffe, présentant l’entretien comme une « réunion de travail » ordinaire.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu cette semaine à Moscou pour une rencontre avec Sergueï Narychkine, directeur du SVR, le service russe de renseignement extérieur. Ce dernier (Narychkine) a minimisé la portée de cette visite. Selon lui, les deux responsables ont discuté de questions « indéterminées et sensibles » relevant de leurs domaines respectifs. Il a surtout insisté sur le caractère habituel de ce type de contact entre services de renseignement.

La version officielle russe contraste toutefois avec les informations publiées par plusieurs médias américains. Ceux-ci, citant leurs propres sources, affirment que Ratcliffe aurait averti Moscou de ne pas attaquer un État membre de l’OTAN. Version niée par le Kremlin. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a même qualifié ces informations de « récits d’horreur » et assuré qu’elles n’avaient « aucun rapport avec la réalité » ni avec les intentions de la Russie.

Au-delà des déclarations publiques, la rencontre confirme néanmoins l’existence d’un canal direct entre les appareils de renseignement russe et américain, malgré la dégradation profonde des relations entre Washington et Moscou…

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Un chercheur tunisien intègre le Conseil scientifique de l’OMS

28. August 2026 um 10:21

Le chercheur tunisien Hamdi Mbarek a été nommé au Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé l’institution dans un communiqué publié jeudi 27 août. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du renouvellement du Comité consultatif scientifique de l’organisation, qui réunit désormais 21 scientifiques et experts issus de différents pays.

L’OMS précise au passage que les membres de ce nouveau conseil représentent une diversité de spécialités, de régions et de générations.

Spécialiste en génétique moléculaire, en génomique, en médecine de précision et en analyse de données génomiques, Hamdi Mbarek est titulaire d’un doctorat en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université d’Évry-Val-d’Essonne, en France. Il a ensuite mené des recherches postdoctorales à l’Université de Tokyo, au Japon, puis à l’Université VU d’Amsterdam, aux Pays-Bas, où ses travaux ont porté sur l’hérédité des maladies, les troubles mentaux, les addictions et la génétique des jumeaux. Il dirige actuellement la recherche et l’analyse des données à l’Institut du Qatar pour la santé de précision, selon un média local.

Principal organe consultatif scientifique externe de l’OMS, ce conseil a pour mission de fournir des avis indépendants et stratégiques sur les priorités scientifiques, les technologies émergentes et les innovations susceptibles d’influer sur la santé à l’échelle mondiale. Il contribue également à anticiper les avancées scientifiques à fort impact, aidant ainsi l’organisation à repérer les orientations, les risques et les opportunités émergentes en matière de santé – renforçant sa capacité à suivre les progrès scientifiques qui façonneront la santé mondiale dans les décennies à venir.

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Pétrole : le Venezuela et Ormuz font reculer les cours

28. August 2026 um 09:59

Les prix du pétrole ont légèrement reculé ce vendredi 28 août, pénalisés par les informations faisant état d’un possible accès américain aux réserves pétrolières du Venezuela et par les perspectives d’une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Le Brent cède 0,3 %, à 89,45 dollars le baril, tandis que le WTI reculait de 0,2 %, à 83,39 dollars. Les deux références restaient toutefois orientées vers une baisse hebdomadaire de 4 à 5,5 %.

Le marché pétrolier reste suspendu aux évolutions géopolitiques. Après le rebond enregistré jeudi 27 apût, les cours ont repris leur mouvement de baisse ce vendredi matin, les investisseurs intégrant plusieurs signaux susceptibles d’améliorer les perspectives d’approvisionnement mondial.

Le premier concerne le Venezuela, dont les immenses réserves pourraient progressivement revenir davantage sur le marché international. Le second concerne le détroit d’Ormuz, où les perspectives d’une reprise partielle de la navigation réduisent la prime de risque attachée aux perturbations des exportations du Golfe.

Ainsi, l’administration américaine serait proche de conclure un accord lui donnant un accès à long terme à une partie des réserves de pétrole du Venezuela, rapporte Reuters. L’accord envisagerait notamment le développement de plusieurs champs pétroliers vénézuéliens par des entreprises américaines. Pour les marchés, cette perspective ouvre la possibilité d’une augmentation à terme de l’offre mondiale de brut. Mais les effets ne seraient pas immédiats. Les infrastructures pétrolières vénézuéliennes nécessitent d’importants investissements et travaux de remise à niveau. Une remontée significative de la production demanderait donc du temps.

Cette évolution intervient alors que le Venezuela envisagerait également de quitter l’OPEP, dans le contexte de son rapprochement avec Washington. Une telle décision donnerait théoriquement à Caracas davantage de liberté pour développer sa production et attirer des capitaux étrangers, sans être soumis aux contraintes collectives de l’organisation en matière de production…

Ormuz reste au centre des préoccupations

Le deuxième facteur qui pèse sur le pétrole concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. L’Iran aurait indiqué préparer une liste de conditions pour permettre la réouverture de cette voie maritime. Parallèlement, des informations font état d’un accord entre l’Iran et Oman permettant la reprise d’une partie du trafic.

La perspective d’une réouverture, même partielle, réduit mécaniquement la prime de risque incorporée dans les cours. Avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième du pétrole mondial…

Le pétrole reste ainsi particulièrement volatil, chaque nouvelle information pouvant modifier rapidement les anticipations concernant l’offre mondiale. Entre le retour potentiel du Venezuela sur le marché, la perspective d’une réouverture d’Ormuz et la persistance des tensions entre Washington et Téhéran, le marché pétrolier tente désormais de mesurer ce qui l’emportera : le retour de l’offre ou la persistance du risque géopolitique.

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Coopération sécuritaire : des policiers tunisiens en formation dans le Michigan

28. August 2026 um 09:44

Une délégation de la direction générale de la formation de la police tunisienne a passé plusieurs jours dans le Michigan pour observer les méthodes de formation des forces de l’ordre américaines, en visitant la police d’État locale et le collège de justice criminelle de l’université d’État.

L’échange, confirmé par l’ambassade américaine à Tunis, s’inscrit dans une logique de coopération sécuritaire. Il doit permettre à la Tunisie de mieux faire face à des menaces communes, comme le trafic de stupéfiants, la criminalité transfrontalière ou le terrorisme. Les officiers tunisiens ont ainsi pu observer la gestion des académies de police et les mécanismes de contrôle de la qualité des formations.

Ces enseignements devraient profiter directement à l’Académie de police des sciences sécuritaires, construite avec le soutien des États-Unis. L’objectif est de former des spécialistes opérationnels capables de répondre aux priorités partagées par les deux pays.

L’ambassadeur américain, originaire du Michigan et très attaché à ses racines, a qualifié ce partenariat d’« étape importante » dans une relation bilatérale qui dure depuis près de 230 ans. Selon lui, ce rapprochement entre la police de son État d’origine et la police nationale tunisienne illustre la profondeur de l’amitié entre les deux nations.

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Ankara-Tel-Aviv : le regain de tensions peut-il déboucher sur un conflit armé ?

28. August 2026 um 09:39

Quid de l’escalade des tensions entre Israël et la Turquie ? Existe-t-il un risque de conflit armé entre Tel-Aviv et Ankara ?  

 

La guerre des mots, d’une violence inédite, qui oppose le président turc, Recep Tayyip Erdogan, au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, peut-elle un jour se transformer en affrontement armé ?

Entre les deux dirigeants, les passes d’armes ne se comptent plus. Netanyahou, accuse notamment Erdogan de soutenir le « terrorisme » en permettant à des responsables du Hamas de séjourner en Turquie, tandis qu’Ankara multiplie les critiques contre la politique israélienne notamment  à Gaza.

Dans ce climat de tension croissante, Israël a également franchi un seuil symbolique cette année en reconnaissant le génocide arménien. Une décision particulièrement lourde de conséquences, puisque les gouvernements israéliens s’étaient jusque-là gardés de prendre une telle position afin de ne pas compromettre davantage leurs relations déjà fragiles avec la Turquie.

 

Lire aussi: La Turquie émet un mandat d’arrêt international contre Netanyahu

 

La Syrie, nouveau théâtre de confrontation

Et c’est désormais sur le dossier syrien que se cristallisent les tensions entre Ankara et Tel-Aviv. Depuis la chute de Bachar al-Assad, la Turquie s’est engagée activement dans la reconstruction de la Syrie et y apporte également un soutien militaire. Un peu plus d’un an, cette présence turque et israélienne repose sur un statu quo aussi fragile que tacite.

Ankara consolide son influence dans le nord de la Syrie, notamment dans les zones proches de sa frontière, tandis qu’Israël cherche à étendre la sienne dans le sud du pays. Deux présences qui, jusqu’ici, cohabitent sans affrontement direct, mais dont les zones d’influence pourraient tôt ou tard se retrouver sur une trajectoire de collision.

Mais, à l’aube du mardi 18 août, une série de frappes israéliennes s’abat sur la base aérienne d’Abou Douhour, dans le nord de la Syrie. Cet aéroport militaire, situé à quelque 70 kilomètres de la frontière turque, est hors service depuis plusieurs années. Mais le bombardement, qui n’a fait aucune victime, a tout l’air d’un avertissement adressé à Recep Tayyip Erdogan : depuis la chute de Bachar el-Assad, en décembre 2024, la Syrie est devenue le nouveau théâtre de confrontation par procuration entre le président turc et le Premier ministre israélien.

Mandat d’arrêt international contre Netanyahou

Autre théatre de confrontation : la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Ainsi, vendredi 21 août 2026, la Turquie a annoncé émettre un mandat d’arrêt international contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dans le cadre d’une enquête sur l’interception de la flottille pour Gaza et la détention des militants à bord.

« Dans le cadre de la procédure judiciaire relative à l’attaque en eaux internationales contre les activistes de la flottille (…) et conformément aux mandats d’arrêt émis le 14 juillet 2026 à l’encontre de Benyamin Netanyahou et Afek Moskovitch pour génocide, le ministère de la Justice a demandé au ministère de l’Intérieur d’émettre des notices rouges en vue de leur arrestation internationale », a affirmé le ministre turc de la Justice, Akin Gürlek, sur son compte X.

Ainsi, le Premier ministre israélien est poursuivi pour « crimes contre l’humanité, génocide, privation aggravée de liberté, coups et blessures volontaires, torture, destruction de biens, pillage aggravé et détournement de véhicules de transport », a-t-il ajouté.

Pour rappel, les 430 membres d’équipage de la Flottille, composée d’une cinquantaine de bateaux arraisonnés par l’armée israélienne en Méditerranée, à l’ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus à la prison de Ktziot, dans le sud-ouest du pays, avant d’être expulsés en mai dernier.

Partis de Turquie, les militants de la Global Sumud Flotilla voulaient attirer l’attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par Israël. En avril, une précédente flottille pour Gaza avait déjà été interceptée par Israël au large de la Grèce.

A noter également que le ministre d’extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l’étranger en publiant une vidéo de militants de la flottille agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.

 

Erdogan : « un dictateur antisémite »

Peu après l’annonce turque, le bureau de Benyamin Netanyahou a réagi en qualifiant le président turc Recep Tayyip Erdogan de « dictateur antisémite » : « [Il] a massacré des Kurdes, abrite des terroristes du Hamas, occupe la moitié de Chypre et emprisonne un nombre record de journalistes et de responsables politiques qui s’opposent à lui. Il cherche maintenant à étendre son agression contre Israël à la Syrie. Israël ne le tolérera pas », prévient le communiqué ce vendredi.

« Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace », avait déclaré Benyamin Netanyahou quelques jours avant, alors que la Turquie dément toute présence sur le site. La Turquie a démenti toute présence de ses troupes « avant ou pendant l’attaque ». Ankara a prévenu qu’il continuerait « résolument » de protéger l’intégrité et la souveraineté de la Syrie. En revanche, la présidence turque a tenu à préciser qu’elle n’envisageait pas de riposte et qu’Ankara ne tomberait pas « dans le piège » tendu par le Premier ministre israélien.

Garder la tête froide

Au final, les deux puissances régionales pourraient-elles aller jusqu’à l’affrontement armé ? Jusqu’à présent, cette hypothèse semblait encore peu crédible en Turquie. Les deux pays sont en effet des alliés des États-Unis, même si leurs relations avec Washington et leurs intérêts stratégiques divergent profondément. La Turquie dispose par ailleurs de la deuxième armée de l’OTAN en effectifs et son industrie de défense a connu des avancées spectaculaires ces dernières années, notamment dans le domaine des drones.

Ankara a également renforcé ses garanties sécuritaires en signant, le 7 août, un pacte de défense avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, prévoyant notamment un principe de solidarité en cas d’agression contre l’un des États signataires. Un nouvel élément à prendre en compte dans l’équation régionale.

Côté israélien, l’ouverture d’un front direct avec la Turquie serait, à l’évidence, une entreprise extrêmement risquée. Mais si la perspective d’une guerre ouverte reste encore peu probable, les analystes jugent de plus en plus plausible la multiplication d’incidents et d’affrontements indirects entre les deux puissances, sur les différents théâtres où leurs intérêts stratégiques se chevauchent, à commencer par la Syrie. Le véritable danger pourrait donc moins résider dans une guerre déclarée que dans une escalade progressive, nourrie par des confrontations successives et de plus en plus difficiles à contenir.

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État de santé d’Abir Moussi jugé « critique » par son avocat

28. August 2026 um 09:03

L’avocat Hatem Chelly affirme avoir constaté une dégradation « critique » de l’état de santé de la présidente du PDL, qui souffrirait notamment de difficultés respiratoires et d’un épuisement physique important.

L’état de santé d’Abir Moussi suscite des inquiétudes après son transfert en urgence vers un hôpital, jeudi 27 août 2026, à la suite d’une visite de son avocat à la prison de Bulla Regia. Dans une publication diffusée sur Facebook, Hatem Chelly rapporte avoir constaté chez la présidente du Parti destourien libre (PDL) des douleurs généralisées, des difficultés à respirer ainsi qu’un important état d’épuisement physique. Il qualifie sa situation de « critique ». Selon l’avocat, Abir Moussi se trouve par ailleurs dans des conditions de détention particulièrement difficiles. M. Chelly cite notamment les températures élevées régnant dans l’établissement, ainsi que l’absence de ventilation et de climatisation.

L’avocat tunisien affirme également que sa consœur demandait depuis plusieurs jours à pouvoir consulter un médecin, sans que cette requête n’ait, selon lui, été prise en compte. D’après son témoignage, les agents de l’établissement pénitentiaire n’ont décidé de son transfert à l’hôpital que jeudi, après avoir constaté que son état était particulièrement préoccupant.

L’avocat précise qu’Abir Moussi a été conduite en urgence vers l’hôpital après leur rencontre. Il convient de rappeler que la présidente du PDL avait été interpellée le 3 octobre 2023 alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République afin d’y déposer des recours contre des décrets présidentiels.

En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’avait condamnée, dans cette affaire, à dix ans de réclusion. La peine comprend neuf ans pour « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire », ainsi que six mois pour « entrave à la liberté du travail ». Aucun détail officiel n’a, à ce stade, été communiqué concernant l’état de santé d’Abir Moussi ou les examens médicaux auxquels elle aurait été soumise.

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