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Dattes tunisiennes : plus de 900 MDT à l’export, malgré un poids mondial limité

25. August 2026 um 17:20

La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.

Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.

La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.

Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.

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La Poste Tunisienne ouvre une enquête après des soupçons de fraude sur un retrait

25. August 2026 um 15:35

La Poste Tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir engagé des vérifications après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en cause un de ses agents. Un citoyen y dénonçait un écart entre les 800 dinars que sa mère âgée souhaitait retirer et les 820 dinars figurant sur le reçu.

Face à l’émoi suscité par cette séquence, l’institution a assuré traiter l’affaire « avec sérieux et responsabilité », dans l’attente des conclusions de l’enquête. Elle a rappelé son attachement au respect des clients, à la qualité de l’accueil et à l’éthique du service public, tout en défendant ses agents contre toute diffamation.

La Poste Tunisienne a néanmoins prévenu qu’aucun manquement avéré ne serait toléré et que les sanctions prévues par la loi s’appliqueraient si des responsabilités étaient établies. Elle a par ailleurs indiqué poursuivre le renforcement de ses contrôles internes, de sa gouvernance et de la sensibilisation de ses agents à leurs obligations professionnelles.

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Perplexity : une valorisation à plus de 30 milliards de dollars grâce à Nvidia

24. August 2026 um 15:08

Nvidia envisagerait de participer à une nouvelle levée de fonds de Perplexity. Cette opération pourrait porter la valeur de la start-up spécialisée dans la recherche par intelligence artificielle à plus de 30 milliards de dollars, contre environ 20 milliards lors de son précédent tour de financement, réalisé un an auparavant.

La nouvelle valorisation envisagée représenterait une progression de plus de 50 % en l’espace d’un an. Perplexity connaît parallèlement une forte accélération de son activité : ses revenus annualisés seraient désormais supérieurs à 750 millions de dollars, alors qu’ils se situaient sous les 250 millions au début de l’année.

Cette progression serait notamment liée à Perplexity Computer, son agent d’intelligence artificielle destiné à automatiser différentes tâches professionnelles. Le développement de cet outil contribue ainsi à renforcer les perspectives commerciales de la start-up et son attractivité auprès des investisseurs.

Pour Nvidia, une nouvelle participation dans Perplexity prolongerait son implication dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. Le fabricant de puces a déjà investi dans plusieurs entreprises du secteur et cherche à développer ses relations avec les acteurs qui participent à l’essor des technologies d’IA.

À ce stade, aucune annonce concernant un investissement finalisé n’a été faite. Nvidia et Perplexity n’ont pas commenté les informations concernant cette éventuelle opération.

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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

24. August 2026 um 14:58

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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Véhicules électriques / Bornes de recharge : l’ANME met le paquet

24. August 2026 um 13:29

L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME) prépare un élargissement du réseau de recharge pour véhicules électriques, avec de nouvelles installations prévues dans plusieurs régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le transport à l’ANME, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle de l’Agence.

L’Agence collabore déjà avec des investisseurs privés pour développer les stations, pendant que certains établissements publics et municipalités installent de leur côté leurs propres bornes. À terme, même un commerce ou une station-service pourra héberger un point de recharge, en marge de son activité principale, sous réserve de respecter un cahier des charges encore en préparation, qui fixera les normes techniques, les responsabilités en cas de panne et l’obligation d’afficher clairement le tarif du service. Les exploitants auront leur identifiant fiscal propre, y compris pour les projets solaires.

Le solaire en toile de fond

L’ANME envisage également d’alimenter progressivement ces infrastructures à l’énergie solaire. L’enjeu dépasse la seule mobilité : le secteur des transports absorbe environ un tiers de l’énergie consommée dans le pays.

Le cahier des charges à venir dessine, en ce sens, une vraie opportunité pour les commerçants, exploitants de parkings et gérants de stations-service désireux de diversifier leurs revenus. Côté investisseurs, la structuration réglementaire du secteur, couplée à l’ouverture aux capitaux privés, pourrait accélérer l’émergence d’un véritable marché tunisien de la recharge électrique, encore largement à construire.

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Textile tunisien : la FTTH dément un retard de production lié aux coupures d’électricité

24. August 2026 um 13:08

La Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH) conteste les informations faisant état d’un retard de production de quatre mois dans le secteur textile tunisien en raison des coupures d’électricité. Selon les éléments recueillis auprès des industriels concernés, le retard serait lié à l’approvisionnement en tissus, livré avec plus de trois mois de décalage.

La Tunisie a connu un délestage électrique partiel d’une durée limitée à dix jours, indique la FTTH dans un communiqué. La fédération affirme que les vérifications effectuées auprès des industriels concernés ne permettent pas d’établir un lien entre ces coupures et le retard constaté dans la chaîne de production.

Selon la FTTH, la livraison des tissus par le donneur d’ordre a accusé un retard de plus de trois mois par rapport au calendrier contractuel. Le décalage dans la production trouverait ainsi son origine en amont, au niveau de l’approvisionnement, et non dans la capacité de production ou la fiabilité énergétique des usines tunisiennes.

La fédération rappelle par ailleurs que l’industrie tunisienne du textile et de l’habillement s’appuie depuis plus de trois décennies sur le respect des délais, la qualité d’exécution et la conformité aux normes internationales. Elle souligne également ses relations de long terme avec plusieurs maisons européennes. La FTTH appelle enfin à examiner les faits sur la base d’éléments vérifiables et indique rester disponible pour échanger avec ses partenaires, ses clients et les différents observateurs du secteur.

Pour rappel, dans un communiqué rendu public récemment, le ministère de la Défense néerlandais a déclaré que la distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été.

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Chine : la robotique devient une vitrine de puissance technologique

24. August 2026 um 12:38

Organisée à Pékin du 22 au 26 août 2026, la deuxième édition des World Humanoid Robot Games réunit plus de 2 000 robots issus de 666 équipes et de 16 pays. Au-delà des compétitions sportives, l’événement illustre la transformation de la robotique chinoise en industrie stratégique, soutenue par l’État et portée par une chaîne d’approvisionnement de plus en plus mature.

En une décennie, les compétitions chinoises de robots sont passées de simples concours universitaires à de véritables vitrines technologiques. Pékin fait désormais de la robotique humanoïde un secteur prioritaire, au même titre que l’intelligence artificielle ou les véhicules électriques.

Les épreuves de cette édition vont bien au-delà de la course ou du football : elles testent également la capacité des robots à accomplir des tâches industrielles et quotidiennes, comme manipuler des objets, charger des matériaux ou connecter des câbles. Plus de 40 % des épreuves exigent une autonomie complète.

Le spectacle témoigne des progrès rapides réalisés par les constructeurs chinois. Des robots humanoïdes ont notamment dépassé les performances humaines sur certaines épreuves d’athlétisme, illustrant les avancées en matière de puissance, de vitesse et de contrôle. Mais derrière les records, l’enjeu est surtout industriel. Les entreprises chinoises cherchent désormais à démontrer que ces machines peuvent quitter les terrains de compétition pour intégrer les usines, les entrepôts, les services et les environnements professionnels.

Cette évolution est le résultat d’une politique industrielle engagée depuis plusieurs années par Pékin, combinant investissements publics, soutien à l’innovation et développement d’une importante chaîne de fournisseurs. Les compétitions de robots deviennent ainsi un laboratoire grandeur nature de la stratégie chinoise visant à transformer la prouesse technologique en avantage industriel et économique.

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Le gaming, nouvel eldorado économique: pourquoi la Tunisie ne doit pas rester spectatrice?

24. August 2026 um 12:05

Longtemps considéré comme un simple loisir réservé aux jeunes, le gaming s’impose aujourd’hui comme un véritable secteur économique, technologique et culturel à l’échelle mondiale. Face à cette mutation, une question centrale se pose : où en sommes-nous réellement, et que font nos décideurs pour soutenir et développer ce secteur, qui s’annonce parmi les plus attractifs et compétitifs des années à venir ?

Ce sujet prend tout son sens après la tenue récente de la grande finale de Counter-Strike à l’Accor Arena de Bercy, suivie d’une cérémonie de clôture au Grand Palais à Paris. Cet événement a réuni des personnalités de premier plan : Emmanuel Macron, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, grand passionné du gaming, le président de la FIFA Gianni Infantino, ainsi que la star portugaise Cristiano Ronaldo. Ensemble, ils ont clôturé deux mois de compétitions ayant opposé plus de 2 000 joueurs sur les 25 jeux vidéo les plus populaires au monde. Emmanuel Macron a remis le trophée à l’équipe chinoise All Gamers, vainqueur de cette troisième édition de l’Esports World Cup, initialement prévue en Arabie saoudite mais délocalisée en raison du contexte géopolitique.

Lire aussi: Le gaming made in Tunisia, une fenêtre sur la Méditerranée

Moez Joudi L'Economiste-MaghrébinFace à un tel engouement, l’expert en économie Moez Joudi dresse un bilan sans équivoque : l’industrie mondiale du jeu vidéo génère un chiffre d’affaires estimé entre 200 et 225 milliards de dollars, dépassant largement les marchés combinés du cinéma et de la musique.  » C’est une industrie en or, à fort potentiel, et qui intéresse particulièrement les jeunes », souligne-t-il.

 

 

Lire également : Le gaming, l’heure du boom

Pourtant, en Tunisie, la situation contraste fortement. Sur sa page officielle Facebook, Moez Joudi pointe du doigt le manque criant de soutien institutionnel :  » En Tunisie, nous avons beaucoup de jeunes doués dans ce domaine, qui cherchent un climat d’affaires propice pour ce genre d’industries. Au niveau du système en place, du cadre juridique, fiscal et de change, ainsi qu’au niveau des gouvernants du pays, aucun intérêt, aucune connaissance, aucune adaptation, aucune écoute et aucune intention ! On tourne en rond et on laisse la jeunesse du pays pourrir et mourir, noyée soit dans le désespoir, soit au large des côtes tunisiennes, du nord au sud. C’est une rupture totale avec les aspirations de ces jeunes et avec les domaines d’activités de leur présent et de leur avenir. Lamentable et révoltant ! ».

Un constat amer, qui interpelle sur l’urgence d’une politique publique adaptée, capable de transformer ce potentiel en levier de développement économique et social.

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Armée néerlandaise : la chaleur tunisienne retarde les nouveaux uniformes militaires

24. August 2026 um 09:47

La distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été. C’est ce qu’affirme l’Agence de presse néerlandaise ( ANP) qui cite le ministère de la défense néerlandais.

Les militaires néerlandais devront patienter au moins quatre mois de plus avant de recevoir leur nouvel équipement de combat. C’est ce qu’a révélé le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, dans des documents adressés au Parlement des Pays-Bas. Prévue initialement pour septembre 2026, la distribution des nouvelles tenues ne débutera finalement qu’au premier trimestre 2027. Vestes et pantalons de combat figurent parmi les pièces dont la livraison n’a pu être honorée dans les temps.

À l’origine de ce contretemps : des perturbations survenues en Tunisie, où est implanté un fournisseur de l’entreprise allemande Hexonia. C’est à cette dernière que la Défense néerlandaise avait confié, il y a deux ans, la fabrication de son nouveau système de vêtements de combat, dans le cadre d’un contrat de grande ampleur destiné à ses forces armées. Or les températures extrêmes enregistrées cet été ont entraîné des coupures d’électricité chez ce sous-traitant tunisien, ralentissant la production de plusieurs composants de la tenue.

Le ministère néerlandais de la Défense se veut toutefois rassurant : ce report ne devrait avoir aucune incidence concrète sur l’équipement des soldats actuellement en poste ni sur celui des futures recrues. Ces dernières se verront remettre des vêtements de remplacement à titre provisoire, en attendant l’arrivée des nouvelles tenues.

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La Steg inaugure une station électrique de 47 MDT à Bou Argoub

24. August 2026 um 09:45

La Steg a mis en service une nouvelle station de transformation électrique à haute tension à Bou Argoub, dans le gouvernorat de Nabeul. D’un coût de 47 millions de dinars, l’infrastructure doit renforcer l’alimentation électrique de la région, notamment de sa zone industrielle, et améliorer la fiabilité du réseau.

La station, située dans la zone industrielle Hached à Bou Argoub, a été inaugurée vendredi 21 août 2026 par la gouverneure de Nabeul et le président-directeur général de la Steg. Le projet repose sur deux transformateurs 33/225 kV, d’une capacité de 40 MVA chacun, ainsi que sur 27 cellules de moyenne tension destinées à renforcer l’alimentation des zones avoisinantes.

Son principal enjeu est toutefois son intégration au réseau de transport à haute tension. La station est désormais reliée à trois pôles électriques — Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha — à travers trois lignes aériennes de 225 kV. Les liaisons représentent au total près de 45 kilomètres de nouvelles lignes : 9,6 km entre Bou Argoub et Grombalia, 10,5 km vers Jebel Ressas et 24,7 km vers Bouficha.

Réalisée en un an et demi, cette station vient ainsi renforcer l’architecture du réseau électrique du Cap Bon en augmentant sa capacité de transformation et en multipliant les points de connexion avec le réseau haute tension.

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Mouled : 350 tonnes de zgougou produites… mais seulement 95 tonnes collectées !

24. August 2026 um 08:44

À l’approche du Mouled et face à la hausse de la demande en zgougou et en fruits secs, le traitement de l’augmentation des prix de ces produits nécessite un suivi de l’ensemble des maillons des circuits de distribution afin d’identifier l’origine des hausses enregistrées et de garantir un prix équitable reflétant les coûts réels et la valeur ajoutée du produit.

C’est ce qu’a déclaré, dimanche, le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi.

Il a appelé les différents intervenants, du producteur au commerçant, en passant par les autorités de contrôle et les organisations de défense du consommateur, à œuvrer en faveur d’un marché équitable et transparent, permettant au citoyen de célébrer le Mouled sans supporter des prix excessifs.

Lotfi Riahi a souligné que la protection du pouvoir d’achat ne signifie ni lutter contre le commerçant ni exercer une pression sur le producteur. Elle consiste, selon lui, à parvenir à un équilibre entre les intérêts du producteur, du distributeur et du consommateur.

Le prix final dépend de toute la chaîne

Le président de l’organisation a expliqué que le prix final du zgougou et des fruits secs ne dépend pas uniquement du coût de production. Il est également influencé par les différentes étapes que traverse le produit, de la production, la collecte et le regroupement au stockage et au transport, puis à la vente en gros, à la distribution et à la vente au détail.

Les marges bénéficiaires ainsi que l’évolution de l’offre et de la demande interviennent également dans la formation du prix final.

Selon lui, la multiplicité des maillons de distribution peut accentuer l’écart entre le prix à la source et celui payé par le consommateur. Il préconise ainsi un suivi des prix à chaque étape, ainsi que la détermination du coût réel et de la marge bénéficiaire appliquée à chaque maillon.

Cette démarche doit permettre, a-t-il précisé, de distinguer les hausses justifiées par les coûts des augmentations qui ne le sont pas.

Zgougou : 350 tonnes de production contre 95 tonnes collectées

Concernant le zgougou, Lotfi Riahi a indiqué que la production est estimée à environ 350 tonnes, alors que quelque 95 tonnes seulement sont collectées.

Cet écart entre les quantités disponibles et les volumes collectés nécessite, selon lui, un suivi accru de la part des services de l’administration des forêts, afin d’identifier les raisons de cette situation et ses répercussions sur les prix.

Extrait des fruits du pin d’Alep, le zgougou est un produit local à valeur alimentaire et patrimoniale. Son prix au consommateur est toutefois influencé, outre les coûts de production, de collecte et de transformation, par les frais de stockage et de transport, le nombre d’intermédiaires et les marges bénéficiaires, ainsi que par la spéculation et l’évolution de l’offre et de la demande à l’approche du Mouled.

Fruits secs : une chaîne qui pèse sur le prix final

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur a également insisté sur la nécessité de distinguer une hausse réelle du coût de production d’une augmentation injustifiée résultant de l’exploitation commerciale de l’occasion du Mouled.

Le consommateur ne doit pas, selon lui, supporter seul le poids de la hausse des prix lorsque celle-ci n’est pas proportionnelle à l’évolution des coûts réels et de la valeur ajoutée du produit.

S’agissant des fruits secs produits localement, Lotfi Riahi a souligné que l’existence d’une production tunisienne ne signifie pas nécessairement que le produit arrive au consommateur à un prix abordable.

Le prix final se forme à travers une succession d’étapes, du producteur ou agriculteur à la collecte, au stockage, au transport, à la vente en gros, à la distribution et, enfin, à la vente au détail.

Chaque maillon peut ajouter un coût et une marge bénéficiaire, ce qui peut entraîner un écart important entre le prix à la source et le prix final, sans que cet écart soit toujours expliqué par les coûts réels ou la valeur ajoutée.

Lotfi Riahi a ainsi appelé à renforcer la transparence dans la formation des prix et à expliquer les écarts enregistrés tout au long des circuits de distribution.

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Qatar : forte chute de la production de gaz en six mois

22. August 2026 um 11:41

La production de gaz naturel du Qatar a chuté de 47,5 % au premier semestre 2026, à 55,02 milliards de m³ contre 104,82 milliards un an plus tôt. A cause des attaques contre les installations de GNL et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

La production qatarie de gaz naturel a enregistré un recul spectaculaire au cours des six premiers mois de 2026. Selon les données de l’initiative conjointe sur les données pétrolières (JODI), citées par l’Unité de recherche énergétique « Energy » le 21 août, elle est tombée à 55,02 milliards de mètres cubes, contre 104,82 milliards au premier semestre 2025, soit une baisse de 49,8 milliards de m³.

Cette chute constitue l’une des conséquences les plus importantes de la guerre avec l’Iran sur le secteur gazier du Qatar, dont l’économie dépend fortement des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL).

La contraction s’est accentuée au printemps. Au deuxième trimestre, la production qatarie s’est limitée à 16,33 milliards de m³, contre 52,34 milliards durant la même période de 2025, soit un recul de 69 %.

La dégradation a commencé en mars, avec une production ramenée à 5,37 milliards de m³, puis à 5,19 milliards en avril et 5,03 milliards en mai. Une légère amélioration est intervenue en juin, avec 6,12 milliards de m³, mais ce niveau demeurait inférieur de 66 % à celui de juin 2025…

Une amélioration relative a toutefois été enregistrée en juillet, avec des exportations remontées à 1,52 million de tonnes, contre 1,23 million en juin. Ce niveau reste néanmoins inférieur de 78 % à celui de juillet 2025, où les exportations avaient atteint 6,82 millions de tonnes.

La consommation intérieure recule également

La baisse de l’activité gazière ne concerne pas uniquement les exportations. La consommation intérieure de gaz du Qatar a diminué de 31 % au premier semestre, à 13,97 milliards de m³, contre 20,36 milliards un an auparavant. Au deuxième trimestre, la consommation a chuté de 53 %, à 5,17 milliards de m³ contre 10,96 milliards au deuxième trimestre 2025.

Ce recul de la production intervient alors que le Qatar figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux de GNL. La perturbation de ses exportations a donc des conséquences bien au-delà du Golfe.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les chargements de GNL en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis ont diminué de 35 milliards de m³ entre mars et juin. La hausse de la production en Amérique du Nord, en Afrique et dans d’autres régions a cependant permis de compenser une grande partie de ce déficit.

Pour l’ensemble de 2026, l’AIE prévoit que l’offre de GNL du Qatar et des Émirats pourrait être inférieure d’environ 45 %, soit 54 milliards de m³, à celle de 2025…

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Jeux méditerranéens : le Tunisien Mehrez Boussayene reconduit à la vice-présidence du CIJM

22. August 2026 um 10:59

À la veille de l’ouverture de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens à Tarente, le Comité international a renouvelé son bureau exécutif : l’Italien Francesco Baramotto accède à la présidence, tandis que le Tunisien Mehrez Boussayene conserve son poste de premier vice-président.

L’assemblée générale élective du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) s’est tenue jeudi 20 août 2026 à Tarente, en Italie, quelques heures avant le coup d’envoi de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens, fixé au vendredi 21 août dans la même ville.

Au terme de ce scrutin, l’Italien Francesco Baramotto a été porté à la présidence de l’organisation. Mehrez Boussayene, président du Comité national olympique tunisien, a quant à lui été réélu au poste de premier vice-président du CIJM.

Le bureau exécutif ainsi constitué compte également le Français Bernard Amsalem, reconduit deuxième vice-président, et le Grec Iakovos Filippousis, élu secrétaire général.

En parallèle de ce nouveau mandat, Mehrez Boussayene demeure président par intérim du CIJM. Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la clôture des Jeux de Tarente 2026, avant que le nouveau bureau exécutif ne se réunisse pour la première fois, le 4 septembre prochain.

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Dot Landing : réintégrer la diaspora dans l’écosystème entrepreneurial tunisien

21. August 2026 um 13:58

The Dot dévoile Dot Landing, un nouveau dispositif d’accompagnement pensé pour les Tunisiens de l’étranger souhaitant lancer ou développer une entreprise dans leur pays d’origine.

Il s’agit d’un pari qui repose sur un constat simple : la Tunisie dispose déjà d’un écosystème entrepreneurial parmi les plus dynamiques de la région, porté notamment par le Startup Act, mais sa diaspora, qualifiée et engagée, reste souvent en marge de ce tissu local faute de passerelles concrètes.

L’initiative n’en est pas à son coup d’essai : deux cohortes pilotes ont déjà permis d’épauler 35 jeunes pousses, réparties entre un premier lot de 27 porté par la Région Île-de-France, la FIPA et MEET Africa 2, et un second de 8 pris en charge par la GIZ Tunisie.

Concrètement, le parcours s’étale sur quatre mois après un diagnostic initial et une phase d’immersion dans l’écosystème local. Six modules structurent le coaching ; business model, financement, cadre juridique, marketing et export, management, écosystème avec un coach en résidence dédié à chaque projet, un accès à un réseau d’experts et une communauté d’entrepreneurs. Point final du parcours : un Demo Day devant des investisseurs et des partenaires. D’ici 2028, le programme ambitionne d’accompagner entre 30 et 45 porteurs de projet sur trois cohortes.

Cette initiative cible des projets déjà en activité, MVP, premiers clients ou revenus générés, tous secteurs confondus, avec un accent particulier sur les TIC, l’IA, la green tech, la santé, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via un formulaire en ligne.

Impact sur l’investissement en Tunisie

Ce type de dispositif cible un maillon souvent négligé du financement entrepreneurial tunisien : les porteurs de projet déjà installés à l’étranger, disposant d’un capital financier et de réseaux internationaux, mais peu connectés aux mécanismes locaux. En structurant ce pont, Dot Landing peut accélérer des transferts de compétences et de capitaux vers des secteurs jugés stratégiques comme la tech ou les énergies renouvelables, tout en offrant aux fonds d’investissement tunisiens un flux de projets déjà validés par un accompagnement structuré.

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IA: Anthropic prépare une IPO comparable ou supérieure à celle de SpaceX

21. August 2026 um 13:25

Anthropic pourrait préparer une entrée en Bourse d’une ampleur comparable, voire supérieure, à celle de SpaceX. Le spécialiste de l’intelligence artificielle envisagerait de déposer son dossier dès la fin août, même si le calendrier reste susceptible d’évoluer.

Le groupe, à l’origine de Claude, connaît une progression spectaculaire de ses revenus. Son chiffre d’affaires annualisé aurait atteint 65 milliards de dollars fin juillet, tandis que ses revenus du deuxième trimestre ont dépassé 11,5 milliards de dollars, contre 787 millions un an auparavant.

Une valorisation qui pourrait dépasser les 2 000 milliards de dollars

L’ampleur de la future opération dépendra notamment de la valorisation retenue. Certains investisseurs envisageraient désormais une valeur d’au moins 2 000 milliards de dollars pour Anthropic en cas de cotation en octobre. Un tel niveau dépasserait celui atteint par SpaceX lors de son IPO, qui lui avait permis de lever 86,2 milliards de dollars après l’exercice de l’option de surallocation.

Anthropic avait été valorisée à 965 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds en mai. L’entreprise anticiperait également des revenus annuels de 190 à 200 milliards de dollars en 2028.

Cette croissance rapide doit toutefois être mise en perspective avec les investissements considérables nécessaires au développement des modèles d’IA. La valorisation finale et les modalités de l’opération restent donc encore incertaines.

Chiffres clés:

• 86,2 Md$: montant levé par SpaceX lors de son IPO.
• 65 Md$: chiffre d’affaires annualisé d’Anthropic fin juillet.
• 965 Md$: dernière valorisation connue d’Anthropic.
• 2 000 Md$+: valorisation potentiellement visée.

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L’entrepreneur portefeuille, la nouvelle tendance au Royaume-Uni  

21. August 2026 um 11:46

Un chef d’entreprise britannique sur quatre pilote désormais plusieurs sociétés à la fois. C’est ce que révèle une étude du GoDaddy Small Business Research Lab, qui suit l’activité de plus de 600 000 petites entreprises numériques au Royaume-Uni.

Cette nouvelle génération, baptisée «entrepreneurs à portefeuille», affiche des performances nettement supérieures aux dirigeants d’une seule structure: un cinquième d’entre eux dépasse les 10 000 livres de revenus mensuels, soit plus du double du taux observé chez les mono-entrepreneurs. Ils sont même trois fois plus nombreux à franchir la barre des 25 000 livres par mois. Autre signal fort, 44% de ces entrepreneurs envisagent d’embaucher dans l’année, contre seulement 19% pour les entreprises uniques. Fait notable: un tiers d’entre eux s’est lancé avec un capital de départ inférieur à 500 livres.

Ces résultats tombent alors que les patrons britanniques multiplient les critiques contre le gouvernement travailliste, jugé responsable d’un coût du travail qui s’alourdit: cotisations sociales patronales en hausse, salaire minimum revalorisé et nouvelles lois sur les droits des travailleurs qui alourdissent la paperasse administrative.

Cette montée en puissance de l’entrepreneuriat multiple s’explique surtout par la technologie: l’IA et les outils numériques rendent le lancement d’une activité moins coûteux et moins complexe, permettant même aux moins technophiles de tester et commercialiser rapidement leurs idées. Une dynamique qui se traduit concrètement par des salaires plus élevés et davantage d’emplois créés à l’échelle locale.

Un modèle qui interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial

Ce modèle interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial, encore largement centrée sur le projet unique. Il ouvre une piste pour les incubateurs et bailleurs locaux: accompagner des porteurs de projets multiples plutôt qu’un seul plan d’affaires, notamment via des outils IA à bas coût qui peuvent démocratiser davantage l’initiative entrepreneuriale.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Afrique: le marché des smartphones à moins de 100 dollars vacille

21. August 2026 um 10:03

L’Afrique demeure la seule région du globe où les téléphones à moins de 100 dollars pèsent encore lourd dans les importations: 30% des expéditions au deuxième trimestre 2026, contre à peine 1% en Chine continentale, 2% en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord, et 8% au Moyen-Orient. Un chiffre qui isole totalement le continent, mais qui, en raison de la conjoncture internationale, commence à montrer des signes de faiblesse.

Ce segment d’entrée de gamme s’est effondré de 34% en Afrique sur un an au deuxième trimestre, un recul cinq fois plus marqué que celui de l’ensemble du marché continental de smartphones, limité à 7% sur la même période. En cause: l’explosion des prix des puces mémoire DRAM et NAND, portée par l’appétit des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Sur un appareil vendu sous les 99 dollars, la mémoire absorbe désormais 64% du coût des composants, elle n’en pesait qu’un tiers un an auparavant.

Sous cette pression, le continent avance en ordre dispersé. Certains pays prennent leurs distances avec le low cost: l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie voient leurs consommateurs se tourner vers le renouvellement d’appareil, la 5G et des gammes plus onéreuses, portés par un pouvoir d’achat moins sensible aux variations de prix. À l’inverse, au Mozambique, au Malawi ou au Liberia, la moindre hausse tarifaire referme un peu plus l’accès au smartphone. Les fabricants, eux, ont changé de tactique: plutôt que de baisser le prix affiché, ils misent sur le crédit, l’abonnement et les partenariats avec les opérateurs pour préserver leurs marges sans perdre leurs clients.

Un marché en recomposition qui offre des opportunités

Cette recomposition du marché du smartphone constitue une opportunité concrète pour les acteurs tunisiens du financement d’appareils et des services numériques. À mesure que la Tunisie glisse vers le segment moyen-haut de gamme, les opportunités se déplacent vers les solutions de paiement échelonné, les partenariats opérateurs-fabricants et les services d’écosystème comme le stockage cloud, plutôt que vers la simple distribution de terminaux à bas coût.

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Équipements médicaux : quand l’État ne paie plus ses fournisseurs

20. August 2026 um 15:03

Plus de 30 entreprises réunies, un même constat : la Chambre syndicale nationale des équipements médicaux, affiliée à l’UTICA, tire la sonnette d’alarme sur une situation financière qu’elle qualifie de « critique ». En cause, l’accumulation des créances impayées par les hôpitaux publics, qui menace tout le secteur.

Réunis mardi au siège de l’UTICA, les adhérents de la chambre ont dressé un état des lieux sans détour de l’encours dû par les structures hospitalières. Le constat qui s’en dégage : des délais de règlement qui s’étirent sans fin, au point de plonger une bonne partie des entreprises du secteur dans une gestion quotidienne au jour le jour.

Des distributeurs à court de liquidités

Sans trésorerie disponible, plusieurs opérateurs peinent désormais à couvrir leurs besoins courants, importer des fournitures, reconstituer leurs stocks, tenir le rythme de livraison aux hôpitaux. Chez certains distributeurs, la situation vire carrément à l’impasse vis-à-vis des fournisseurs étrangers, qui n’acceptent plus d’attendre leur règlement ; toute la chaîne d’approvisionnement médical s’en trouve fragilisée. D’où l’appel de la Chambre syndicale, adressé aux autorités de tutelle : accélérer le règlement de ces dettes, sous peine de voir disparaître des entreprises du secteur et de compromettre, par ricochet, la continuité des soins dans le public.

Pour un secteur aussi stratégique que celui des équipements médicaux, sécuriser les délais de règlement des hôpitaux publics constitue un préalable à toute stratégie d’investissement ou d’expansion durable.

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Startups africaines : la dette prend le pas sur le capital-risque

20. August 2026 um 14:59

Un plancher inédit depuis mars 2025 ! Les startups africaines n’ont mobilisé que 102 millions de dollars en juillet 2026, selon les chiffres de la plateforme spécialisée The Big Deal, bien en deçà des 258 millions de dollars mensuels enregistrés en moyenne sur l’année écoulée.

Au total, 44 jeunes pousses ont tout de même annoncé des opérations d’au moins 100 000 dollars, un volume proche de la normale : le problème n’est donc pas le nombre de deals, mais leur taille.

Sur les 102 millions levés, seulement 25 proviennent de fonds propres, un niveau inédit depuis avril 2019 ! La dette, elle, capte 75 millions, soit près des trois quarts du total, portée par les grosses opérations qui ont été réalisées.

Un ralentissement qui dure depuis janvier

Sur les sept premiers mois de 2026, le continent a mobilisé 1,46 milliard de dollars, en repli de 27 % sur un an. Le nombre de startups financées recule à 241, contre 302 en 2025, et les investisseurs actifs tombent à 256, contre 328.

Ce basculement vers la dette traduit une prudence accrue des investisseurs en capital, plus regardants sur la rentabilité que sur la croissance pure. Pour les startups africaines, l’enjeu devient donc de démontrer des modèles économiques solides avant de lever, la dette servant de relais en attendant un retour de l’appétit pour le capital-risque.

 

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