La Chine a exprimé hier sa profonde préoccupation face à la reprise des affrontements militaires dans la région du Golfe, appelant toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, à rétablir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz et à préserver le cessez-le-feu durement acquis. La Presse — Le porte-parole du ministère […]
Le domicile de Lamine Yamal, jeune vedette de l’équipe nationale espagnole, a été visé par une tentative d’intrusion à Barcelone, quelques heures seulement après la qualification de l’Espagne pour la finale de la Coupe du monde 2026. Deux individus auraient tenté de pénétrer dans la propriété du joueur en escaladant la clôture extérieure, profitant de […]
L’inflation américaine a fortement ralenti en juin, et plus que ne l’avaient prévu les analystes, la forte baisse des prix de l’énergie ayant apporté – au moins temporairement – un soulagement généralisé des pressions sur les prix.
Plus précisément, l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la plus grande économie mondiale a augmenté à un taux annuel de 3,5 % le mois dernier, en baisse significative par rapport aux 4,2 % de mai, selon un rapport de la Fed publié mardi 14 juillet. Les estimations moyennes des analystes prévoyaient un ralentissement plus modéré de 3,8 % par an.
En comparaison mensuelle, l’IPC a diminué de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui constitue également la plus forte baisse mensuelle enregistrée par l’indice depuis plus de 6 ans, soit depuis avril 2020. La tendance était similaire pour la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires et qui est considérée par les banques centrales comme plus révélatrice des tendances générales.
Plus précisément, l’IPC de base a chuté à un taux annuel de 2,6 % en juin, contre 2,9 % précédemment; alors que les analystes ne prévoyaient qu’une légère baisse à 2,8 % sur un an.
Dans une première réaction des marchés, la lecture de l’indice, meilleure que prévu, propulse les contrats à terme sur le S&P 500 en territoire positif juste avant l’ouverture de Wall Street. Tandis que le Nasdaq a considérablement accentué la hausse qu’il enregistrait après la publication du rapport et que le Dow Jones est en voie d’effacer complètement ses propres pertes.
Comme indiqué ci-dessus, l’atténuation des pressions inflationnistes est principalement due à la baisse mensuelle de 5,7 % des prix de l’énergie en juin, même si, sur une base annuelle, on constate une hausse de 15,7 %. Par exemple, les prix de l’essence et du diesel ont enregistré une baisse mensuelle de plus de 9 % en juin.
Le corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran a annoncé, mercredi, dans un communiqué diffusé par la télévision d’État, que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la cessation des « actes d’agression » américains, tout en menaçant de bloquer d’autres voies d’exportation stratégiques. Cette déclaration intervient après une nouvelle série de frappes menées mardi […]
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis vont étendre leurs frappes contre l’Iran pour s’en prendre à ses centrales électriques et ses ponts la semaine prochaine, à moins que Téhéran n’accepte de négocier. « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux, car la semaine prochaine, ce sera au tour […]
Un important incendie de forêt qui s’est déclaré dans la forêt de Fontainebleau, au sud de Paris, a ravagé de vastes étendues de végétation, contraignant près d’un millier de personnes à quitter leurs domiciles. Selon les services de secours, le feu, qui s’est déclaré dans cette forêt située à environ 60 kilomètres au sud-est de […]
La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.
Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.
En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».
Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis
Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.
« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.
Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.
Une confrontation diplomatique de plus
En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.
La France a été éliminée très logiquement par l’Espagne à Dallas, hier soir, mardi 14 juillet 2026, au cours d’un match que la Roja a dominé d’une manière indiscutable. Privés du ballon par un milieu de terrain espagnol habile et entreprenant, les joueurs français ont passé la plupart du temps à courir pour tenter de le récupérer et n’ont que très rarement été en mesure d’adresser vers le but adverse des tirs lointains et non cadrés.(Photo : Le duel des stars Yamal-Mbappé a tourné au profit de l’Espagnol).
Dr Mounir Hanablia
Les Bleus ne se sont quasiment jamais créé de véritables occasions de buts. Le premier but espagnol est survenu sur penalty (transformé par Mikel Oyarzabal) après une faute grossière de l’arrière gauche Lucas Digne sur le virevoltant Lamine Yamal. Le second but a été le fruit d’un bon mouvement collectif qui a vu le défenseur Pedro Porro démarqué battre le gardien français.
Un jeu peu créatif et prévisible
Face à une défense espagnole bien organisée et anticipant les actions adverses, le jeu français est apparu tel qu’il a toujours été depuis le début du Mondial, peu créatif, prévisible, et comptant sur la réussite de ses attaquants, absente durant la soirée, sans doute sous l’effet de la fatigue accumulée, mais aussi de la frustration et du manque de leadership.
Emporté par le naufrage, Kylian Mbappé, intronisé leader du groupe sans en avoir les qualités nécessaires, a été incapable de maîtriser ses nerfs, allant jusqu’à tenter d’agresser le gardien adverse, puis s’obstinant à tirer un coup franc d’une position favorable alors que, visiblement, il manquait de la concentration nécessaire pour le faire.
Comble de malchance, William Saliba, pièce maîtresse de la défense, a dû quitter le terrain, blessé.
Il ne s’agit pas ici de tirer satisfaction d’avoir joué les Cassandre dans un précédent article. Mais si on repasse en revue sa campagne en Coupe du monde, et abstraction faite du match contre l’Irak, l’équipe de France aura éprouvé des difficultés face au Sénégal pendant plus d’une heure. L’ampleur du score face à une Norvège déjà qualifiée et laissant au repos son attaquant vedette ne pouvait faire illusion. La Suède ayant déjà subi une raclée face aux Pays-Bas était dénuée de toute organisation défensive digne de ce nom. Le match contre le Paraguay a constitué le premier signal d’alarme, vite relégué au second plan dans la polémique suscitée par le jeu si on peut le qualifier ainsi des Sud-américains, et la composition ethnique de l’équipe du Coq. Mais tous ceux qui ont vu jouer l’Uruguay en 1970, l’une des équipes les plus hermétiques qui aient jamais évolué en Coupe du monde, se souviendront de quelle brillante manière les Brésiliens menés par la star Pelé en étaient venus à bout. Force est de reconnaître que face au Paraguay, de cette manière-là en quoi on reconnaît la marque des champions, la France fut dénuée. Quant au Maroc, il n’a quasiment jamais menacé le camp français.
A l’opposé l’équipe d’Espagne a commencé sa campagne d’une manière modeste, en se cassant les dents contre le Cap Vert, puis en montant progressivement en puissance d’abord contre l’Arabie saoudite, un simple match d’entraînement, ensuite face à l’Uruguay, une équipe difficile. Puis il y eut l’Autriche, le Portugal, considéré comme l’un des favoris avec son armada de vedettes, suivi de la Belgique, toutes des équipes européennes bien organisées.
Ainsi l’Espagne indubitablement n’a pas manqué de chance, même si cette chance là n’a rien à voir avec celle méthodique qui n’a cessé d’accompagner les Argentins. Néanmoins elle est arrivée aux demi-finales en ayant accumulé dans la difficulté le capital confiance nécessaire alors même que ses deux attaquants phare, Lamine Yamal et Nico Williams, demeurent en méforme. A l’inverse des Français dont le premier véritable test dans cette Coupe du monde confirma toutes les carences en se soldant par leur élimination. La France championne du Monde 2026, ce n’est effectivement pas encore demain la veille.
Le sélectionneur Mohamed Ouahbi dresse un bilan des Lions de l’Atlas et se félicite du parcours du Maroc au Mondial 2026, malgré l’élimination contre la France en quarts de finale. À Salé, le sélectionneur marocain a également présenté ses ambitions…
Le président américain a affirmé que les Etats-Unis joueraient le rôle de «gardien» du détroit d’Ormuz et imposeraient un péage de 20 % sur toutes les cargaisons empruntant ce passage stratégique. La Presse — Le président américain Donald Trump a déclaré hier que les Etats-Unis rétablissaient un blocus naval contre l’Iran dans le détroit d’Ormuz. […]
Le commandement central américain a déclaré dans un communiqué publié hier, qu’il avait achevé le 12 juillet le ciblage de dizaines de sites avec des munitions guidées de précision, notamment des systèmes de défense aérienne militaires iraniens, des sites radar côtiers, des installations de missiles et de drones, ainsi que des petits bateaux. La Presse […]
La qualité de vie dans les grandes villes continue de révéler de profondes disparités à travers le monde. Le Global Liveability Index 2026, publié par l’Economist Intelligence Unit (EIU), classe 173 villes selon leur capacité à offrir un environnement favorable au quotidien, en évaluant la stabilité, la santé, la culture et l’environnement, l’éducation ainsi que […]
“L’Iran ne contrôle pas le détroit d’Ormuz. Il demeure une voie navigable internationale. Les forces américaines sont positionnées et prêtes à veiller à ce qu’il en reste ainsi”, a insisté le Centcom. Cependant, les autorités iraniennes affirment que le passage par ledit détroit n’est pas possible actuellement La Presse — L’armée américaine a affirmé hier […]
L’Algérie durcit les conditions d’accès à son allocation touristique. Réuni dimanche 12 juillet sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres a décidé que les 750 euros accordés aux voyageurs adultes (ainsi que les 300 euros destinés aux mineurs éligibles) seront désormais versés, à titre provisoire, par le biais d’une carte bancaire et non […]
L’Angleterre et l’Argentine s’affrontent mercredi 15 juillet 2026 en demi-finale de la Coupe du monde 2026. Cette affiche très attendue, qui oppose deux grandes nations du football mondial, sera diffusée en direct sur beIN SPORTS MAX 1 et beIN SPORTS MAX 3. Le coup d’envoi de cette rencontre est prévu à 22h00, heure de La […]
L’homme d’affaires et activiste pro-palestinien américain James « Fergie » Chambers a été arrêté en Espagne à la suite d’une demande d’extradition émise par les États-Unis. Il est visé par un acte d’accusation américain portant sur des soupçons de blanchiment d’argent et de soutien à des organisations interdites. Arrêté par les forces de l’ordre espagnoles […]
La richesse mondiale est de plus en plus mobile. Les grandes fortunes changent de résidence en fonction de nouveaux critères : stabilité politique, sécurité, fiscalité, qualité de vie, opportunités d’investissement ou encore facilité d’accès aux marchés internationaux. Selon le Henley Private Wealth Migration Report 2026, publié le 16 juin 2026 par Henley & Partners, la compétition entre les pays pour attirer les millionnaires s’intensifie.
Le rapport analyse les mouvements des personnes disposant d’un patrimoine élevé et met en évidence une nouvelle géographie mondiale de la richesse. Au-delà des avantages fiscaux, les grandes fortunes recherchent désormais des environnements offrant une combinaison entre sécurité, stabilité institutionnelle, infrastructures performantes et perspectives économiques durables.
Singapour en tête des destinations privilégiées
Parmi les pays qui renforcent leur attractivité auprès des grandes fortunes, Singapour figure parmi les destinations les plus recherchées. La cité-État séduit grâce à son environnement économique stable, son rôle de centre financier mondial, son cadre réglementaire favorable aux entreprises et son niveau élevé de sécurité.
D’autres destinations confirment également leur position auprès des investisseurs fortunés, notamment l’Italie, la Suisse, la Grèce, Hong Kong et la Nouvelle-Zélande. Lesquelles attirent les millionnaires à la recherche d’un cadre de vie sécurisé et d’un environnement favorable à la préservation et au développement de leur patrimoine.
Les Émirats arabes unis, un nouveau pôle d’attraction
Les Émirats arabes unis, notamment grâce à l’attractivité de Dubaï, continuent également de renforcer leur position comme destination majeure pour les grandes fortunes internationales.
Le pays bénéficie d’une politique favorable aux investisseurs, d’une fiscalité attractive, d’infrastructures modernes et de programmes facilitant l’installation des entrepreneurs et des investisseurs étrangers.
Les États-Unis restent également une destination importante pour les grandes fortunes grâce à la profondeur de leur marché, leur capacité d’innovation et leur écosystème entrepreneurial.
Une nouvelle compétition mondiale pour la richesse
Le rapport souligne que les États ne se livrent plus uniquement une bataille pour attirer des capitaux, mais aussi pour attirer des entrepreneurs, des talents et des créateurs de valeur.
Les programmes de résidence par investissement, les politiques fiscales compétitives et l’amélioration du climat des affaires deviennent des leviers stratégiques pour séduire cette population internationale à fort pouvoir d’investissement.
Des pays confrontés à une perte d’attractivité
À l’inverse, certains pays développés rencontrent davantage de difficultés à retenir leurs grandes fortunes. Des facteurs comme l’évolution de la fiscalité, l’augmentation des coûts, les incertitudes réglementaires ou une perception de baisse de compétitivité peuvent encourager certains millionnaires à chercher de nouvelles destinations.
Le Royaume-Uni, la France ou encore l’Allemagne figurent parmi les pays qui doivent renforcer leur attractivité pour limiter les départs de contribuables fortunés.
L’attractivité ne se résume plus aux impôts
Le rapport met en avant une évolution majeure : les millionnaires ne choisissent plus leur destination uniquement en fonction de la fiscalité. Ils évaluent désormais un ensemble de critères comprenant la sécurité, la qualité des services publics, l’éducation, la santé, la stabilité politique, la protection des actifs et les opportunités économiques.
Dans cette nouvelle compétition mondiale, les pays capables de proposer un environnement complet, combinant stabilité, innovation et qualité de vie, seront les mieux placés pour attirer les grandes fortunes et les investissements internationaux.
Pour les économies émergentes, le défi est double : améliorer leur environnement des affaires et renforcer leur crédibilité internationale afin de devenir, à leur tour, des destinations capables de capter une partie de la richesse mondiale en mouvement.
L’équipe du Maroc quitte la Coupe du monde de la FIFA 2026, suite à sa défaite contre l’équipe de France, jeudi 9 juillet, avec des gains financiers de 21,5 millions de dollars (équivalant à 201 millions de dirhams marocains).
Les « Lions de l’Atlas » n’ont pas réussi à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026, comme ce fut le cas lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le parcours des Lions de l’Atlas s’est cependant achevé sur la satisfaction d’avoir figuré parmi les huit meilleures équipes du monde.
La récompense financière reçue par l’équipe nationale marocaine comprenait 19 millions de dollars après sa qualification pour les quarts de finale, auxquels s’ajoutaient 2,5 millions de dollars représentant les coûts de préparation au tournoi, soit le même montant que celui perçu par toutes les équipes participant à la Coupe du monde.
A rappeler que le Maroc s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en battant le Canada en huitièmes de finale. Mais auparavant, il avait battu les Pays-Bas en seizièmes de finale, après s’être qualifié en terminant deuxième du groupe C avec 7 points, derrière le Brésil, leader du groupe, à la différence de buts.
Selon le règlement des primes de la Coupe du monde 2026 approuvé par la FIFA, l’équipe gagnante recevra 50 millions de dollars, 33 millions pour le finaliste, 29 millions de dollars pour le troisième, et 27 millions pour le quatrième.
Les équipes classées de la cinquième à la huitième place reçoivent chacune 19 millions de dollars, contre 15 millions de dollars pour les équipes classées de la neuvième à la seizième place, 11 millions de dollars pour celles classées de la dix-septième à la trente-deuxième place, et 9 millions de dollars pour les 16 dernières équipes.
La Coupe du Monde 2026 a été critiquée de toutes parts : prix des billets exorbitants, restrictions injustes imposées à l’équipe nationale iranienne, exclusion d’un arbitre somalien, attribution du tout premier «Prix de la Paix de la Fifa» au président américain Donald Trump, au moment où ses troupes bombardent des cibles civiles en Iran et tuent des innocents, et évidemment les scandales d’arbitrage qui n’en finissent pas. En dépit de tout cela, le patron du football mondial Gianni Infantino est en roue libre pour briguer un troisième mandat -avec pour seul mantra de ne jamais se mettre à dos les États-Unis- et la Fifa n’a jamais généré autant de profits. (L’illustration de l’article est une caricature générée par l’IA).
Imed Bahri
Dans une enquête intitulée «La Fifa sort encore plus riche d’une Coupe du monde marquée par les controverses», Bloomberg indique que le ressentiment envers la Fifa a atteint son paroxysme après qu’elle a autorisé, sous la pression de Trump, un joueur américain suspendu à participer à la compétition, une décision largement condamnée par la communauté internationale.
«La question n’est plus de savoir si le carton rouge était mérité, mais si la Fifa a porté atteinte à l’intégrité de la Coupe du Monde et à son autorité en tant qu’instance dirigeante du football mondial», selon Nick De Marco, avocat spécialisé dans le sport et basé au Royaume-Uni.
Il est à indiquer que Moez Nasri, président de la très décriée Fédération tunisienne de football (FTF), est membre de la commission de discipline de la Fifa ayant décidé de retirer le carton rouge au footballeur américain Folarin Balogun.
Les revenus records de la Fifa
Ces critiques devraient toutefois s’effilocher une fois le tournoi terminé. Après la défaite 4-1 des États-Unis face à la Belgique, la polémique autour de l’attaquant américain Balogun s’est apaisée. Infantino, quant à lui, reste pleinement concentré sur ce qui est sa priorité absolue : générer des revenus, toujours plus de revenus !
La Fifa a toujours été confrontée au dilemme de concilier ses liens avec les milieux influents et fortunés et sa mission première : faire respecter les règles du football. Il semble que l’argent finira par l’emporter. Sous la direction de cet homme de 56 ans à la tête du sport le plus lucratif au monde, la Fifa devrait engranger environ 9 milliards de dollars directement grâce à la Coupe du Monde 2026, soit une augmentation de près de 2 milliards de dollars par rapport à l’édition 2022 au Qatar.
Il y a plus de dix ans, le nom de la Fifa est devenu synonyme de scandale suite à une affaire de corruption instruite par le parquet fédéral américain et basée sur enquête menée par le FBI après que la Coupe du monde 2022 ait été attribuée au Qatar au détriment des États-Unis. L’enquête du FBI avait prouvé que des pots-de-vin ont été versé à des membres de la Fifa pour l’attribution de cette compétition au Qatar. Le scandale a fini par emporter le président de la Fifa de l’époque Sepp Blatter acculé à démissionner ce qui a mis fin brutalement à son règne qui avait duré 17 ans.
Moins d’un an plus tard, Infantino était devenu le nouveau visage de l’organisation. Il a supervisé des réformes, instauré une certaine transparence et considérablement élargi l’envergure des tournois Fifa, notamment la très lucrative Coupe du Monde des Clubs. Mais il a également conduit l’instance dirigeante du football sur une voie familière où argent, pouvoir et politique s’entremêlent. Infantino a surtout retenu la leçon avec ce qui est arrivé à Blatter, il ne faut jamais se mettre à dos les États-Unis.
La Coupe du Monde génère des revenus pour toutes les parties prenantes. Les grandes entreprises chargées de la vente de nourriture et de boissons dans les stades engrangent des profits substantiels. Dans certains stades, les supporters ont dépensé jusqu’à 100 dollars par personne et par match, soit près du double des dépenses moyennes lors des matchs de NFL, le championnat américain.
Les annonceurs ont également profité des pauses hydratation obligatoires, qui ont transformé un match traditionnel en deux mi-temps en un match en quatre mi-temps.
Même les villes hôtes, qui se plaignaient des coûts élevés avant le début du tournoi, constatent désormais une augmentation des dépenses. Les données de Bank of America pour la période du 10 au 21 juin montrent que les dépenses par carte bancaire dans les villes hôtes de la Coupe du Monde ont augmenté de 6,3% sur un an, tandis que les dépenses des visiteurs extérieurs à ces villes ont bondi de 16,7%.
Cette édition de la Coupe du Monde a vu le nombre d’équipes participantes passer de 32 à 48. Les prix ont également plus que doublé, atteignant le montant record de 871 millions de dollars. Chaque équipe participante est assurée de recevoir au moins 12,5 millions de dollars simplement en se qualifiant pour le tournoi.
Le Cap-Vert a engrangé plus de 21 millions de dollars grâce à son parcours historique dans le tournoi, soit environ 0,75 % du PIB de ce petit pays. Pour de nombreuses fédérations de football, les sommes distribuées par la Fifa constituent une ressource essentielle pour la majorité de leurs membres.
Infantino en roue libre pour un nouveau mandat
Infantino se prépare à briguer un nouveau mandat début 2027, lors du 77e Congrès de la Fifa qui se tiendra à Rabat, au Maroc, l’un des pays hôtes de la prochaine Coupe du Monde. Chacune des 211 associations membres dispose d’une voix.
L’issue de l’élection semble quasiment acquise, Infantino étant une fois de plus le seul candidat. Les fédérations d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique lui ont déjà apporté leur soutien. S’il est élu, ce sera son troisième mandat.
La Fifa pourra facilement présenter la Coupe du Monde actuelle comme un succès total, et à bien des égards, ce fut le cas. Malgré le prix élevé des billets, les stades étaient pleins et les plus grandes stars du football ont continué à marquer de nombreux buts. Le tournoi a également renforcé la représentation internationale, avec neuf équipes africaines qualifiées pour les phases finales. Les supporters ont été également chaleureusement accueillis dans les pays hôtes.
On ignore encore comment les protestations de stars du football et de personnalités politiques affecteront Infantino suite à l’appel téléphonique qu’il a reçu de Trump après l’expulsion de Balogun.
Des personnalités politiques britanniques et belges ont réclamé sa démission. L’ancien entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, a déclaré : «C’est notre sport, pas le leur. Si Donald Trump et Gianni Infantino ont réellement réglé cette affaire entre eux, c’est de la folie. Cela remet tout en question».
Cependant, pour la majorité des associations membres, le soutien à Infantino reste inébranlable. Le président de la Confédération asiatique de football, le bahreïni Cheikh Salman Al-Khalifa, a déclaré : «La Fifa ne s’est jamais mieux portée qu’aujourd’hui». Des pays du Koweït à l’Afrique du Sud ont également exprimé leur soutien indéfectible.
La Fédération royale marocaine de football a salué «l’excellent travail accompli par M. Gianni Infantino et son équipe pour développer le football africain et mondial».
Tout cela pour dire qu’en dépit des controverses, des polémiques et des scandales, l’emprise de ce dernier sur le football mondial reste totale.
Décidément, sous l’ère Trump, la politique chevauche allégrement la planète du sport roi. Le président américain a reconnu avoir appelé le patron de la FIFA pour exiger un réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant vedette de l’équipe américaine, Folarin Balogun. Sidérant.
Incompréhensible, injustifiable, honteuse, choquante. La presse internationale n’a pas eu de mots assez durs pour décrire la décision encore jamais vue dans l’histoire de la Coupe du monde et qui a été prise par la FIFA de réintégrer l’attaquant américain Folarin Balogun expulsé lors de la rencontre ayant opposé la sélection américaine à la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Et ce, suite au coup de fil scandaleux du président américain Donald Trump au président de la FIFA Gianni Infantino pour annuler le carton rouge du joueur fautif.
Stupéfait par cette ingérence sans précédent, Josep Blatter, l’ex-dirigeant suisse qui a présidé la FIFA de 1998 à 2015, date à laquelle il a fini par être poussé à la démission par une cascade d’affaires, a rappelé dans un message posté sur X que « Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants ».
Entourloupette juridique
Rembobinage des faits. Lors de la rencontre de la sélection américaine contre la Bosnie-Herzégovine mercredi dernier comptant pour le 16e de finale de la Coupe du Monde, l’arbitre brésilien décida-après visionnage de l’action à la vidéo (VAR)-d’expulser l’attaquant américain Folarin Balogun pour avoir asséné une violente semelle sur la jambe du défenseur Tarik Muharemovic, écrasant son tendon d’Achille. Ainsi, le joueur fautif écopa d’un carton rouge direct pour un geste jugé dangereux, bien que les avis divergent sur son intentionnalité. Or selon l’article 10.5 du règlement de la FIFA, le carton rouge signifie la suspension automatique d’un match sans possibilité d’appel.
Coup de théâtre : la FIFZ dépoussière un vieux texte de son arsenal juridique de ses tiroirs. A savoir l’article 27 du Code disciplinaire qui permet à l’instance judiciaire de « suspendre totalement ou partiellement l’exécution d’une sanction disciplinaire ».
Traduction : le joueur américain expulsé est suspendu, mais autorisé à jouer lundi pour le huitième de finale de la Coupe du monde de football contre la Belgique. Admirez l’entourloupette judiciaire que les responsables de la FIFA auront tirée de leurs chapeaux !
Ingérence
Comment cette entorse criarde au règlement de la FIFA a-t-elle été possible ? Comment expliquer « ce revirement soudain, sans précédent dans l’histoire moderne de la Coupe du monde, alors que le tournoi battait son plein » et qui « a immédiatement déclenché une polémique sur l’ingérence politique et l’intégrité sportive », s’interroge la presse américaine ?
C’est que, entre temps, Donald Trump, a appelé Gianni Infantino pour exiger le réexamen de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, l’arme offensive numéro 1 du pays organisateur. Ironie de l’histoire : le joueur qu’il a défendu est un citoyen américain en vertu du droit du sol, un principe constitutionnel qu’a contesté en vain le président des États-Unis jusqu’à la Cour suprême.
Comme les désirs du Prince sont des ordres et contre toute attente, la FIFA a annoncé, dimanche, revenir sur la suspension du meilleur buteur de la sélection américaine avec trois buts au compteur dans ce Mondial.
« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice », a un peu plus tard posté le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social.
« Tout ce que j’ai fait, c’est de demander une révision parce que je ne pensais pas que c’était une faute […] Je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas lui dire quoi faire et je ne pense pas que ce soit lui qui ait pris la décision » a-t-il ajouté.
Pour rappel, Donald Trump et son ami Gianni Infantino ont tous deux reconnu avoir discuté du carton rouge infligé à un joueur américain, mais ont démenti, bien entendu, que l’annulation de la suspension résultait de pressions politiques.
Le caniche de Trump
« Gianni Infantino a passé près d’une décennie à courtiser Trump, qui le qualifie d’ « ami » et l’a régulièrement reçu dans le Bureau ovale », note le Wall Street Journal.
« M. Infantino s’efforce depuis des années de s’attirer les faveurs de M. Trump », abonde le New York Times, qui rappelle que, « l’année dernière, la FIFA a créé et décerné à M. Trump le Prix de la paix de la FIFA, alors que le président américain menait une campagne publique – qui s’est soldée par un échec – pour remporter le prix Nobel de la paix ».
« La non-suspension de l’attaquant américain n’a pas fini de faire parler .Depuis que le foot est foot, la FIFA prétend vendre de l’équité. En levant la suspension du meilleur buteur de l’US Soccer Team à la veille d’un huitième de finale contre la Belgique, la très peu vénérable institution vient de mettre son impartialité en solde », titrait le quotidien bruxellois, Le Soir.