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La Fifa accusée de «trucage» favorisant Messi et l’Argentine

09. Juli 2026 um 07:23

Des erreurs arbitrales graves ont perturbé le déroulement de la présente Coupe du monde coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, à telle enseigne que les spécialistes du football crient déjà au «scandale» voire au «trucage» de certains matches, suscitant un vaste débat parmi les experts et les fans. Tous sont unanimes pour dire que Messi devait être exclu lors des matchs Algérie-Argentine et Argentine-Cap Vert, cependant la Fifa n’était pas du même avis, jugeant nécessaire de fermer les yeux sur ses fautes graves sur le terrain. (Photo: Le coup de boule de Zidane vaut carton rouge et expulsion, mais pas le tacle appuyé de Messi : les temps ont décidément changé au sein de la Fifa ).  

Habib Glenza

Auteur d’un triplé face à l’Algérie (3-0), Lionel Messi est entré dans l’histoire de la Coupe du Monde. Mais l’Argentin aurait sans doute dû quitter la pelouse dès la 32e minute de jeu pour avoir commis un tacle appuyé sur le défenseur algérien Aissa Mandi. L’arbitre polonais Marciniak et celui du VAR n’ont rien vu

L’absence de sanction a suscité de vives critiques de la part d’anciens professionnels. Nedum Onuoha, ancien défenseur de Manchester City et de l’équipe d’Angleterre des moins de 21 ans, a exprimé son incrédulité face à la décision.

«Je vais aborder cela de la même manière que Messi l’a fait et je pense que cela aurait dû être un carton rouge, à mon avis. On a l’impression que le moment a été manqué», a déclaré Onuoha sur ESPN. Et d’ajouter : «Quand le joueur était au sol, on pouvait voir que Messi avait un certain niveau d’inquiétude envers lui parce qu’il savait qu’il venait potentiellement de faire quelque chose qui pourrait lui causer des ennuis. L’arbitre l’a probablement manqué – et je comprends pourquoi il l’a manqué – mais pour l’arbitre assistant vidéo [VAR] de regarder cela et de dire ‘non, tout va bien, il n’y a rien de plus’… Je pense personnellement que cela mérite un rouge.»

Traitement préférentiel pour les joueurs vedettes

L’ancien international vénézuélien Ale Moreno a fait écho aux sentiments de Onuoha, suggérant que l’incident alimente un récit de traitement préférentiel pour les joueurs vedettes. «C’est à 100% un carton rouge pour Lionel Messi. Cela aurait dû l’être», a affirmé Moreno. Et d’ajouter : «Je vous dis ce qui est également préoccupant, et cela s’inscrit dans ce récit selon lequel les grands joueurs bénéficient d’un traitement préférentiel. Quand Messi était sur le point de marquer un triplé, et que le gardien Zidane a effectivement fait un arrêt, ils ont montré le président de la Fifa Gianni Infantino souriant et disant ‘oh là là, c’était proche !’ Cela s’inscrit bien dans ce récit selon lequel les joueurs vedettes reçoivent un traitement différent.» La controverse a conduit certains fans à affirmer que la Coupe du Monde 2026 est déjà «truquée», a écrit le Daily Mail.

«Les interrogations se sont multipliées après l’annulation du but de Zico pour une faute de Marwan Attia, alors qu’une action similaire en faveur de l’équipe égyptienne n’avait pas fait l’objet d’une vérification avant le troisième but de l’Argentin», écrit le journal Al-Ahram. Il note aussi un carton rouge oublié contre un joueur de l’Albiceleste. «Dans une autre action qui a suscité la polémique, l’arbitre n’a pas brandi de carton rouge à l’encontre du défenseur argentin Nahuel Molina, bien qu’il ait taclé Imam Ashour hors du ballon lors d’un incident considéré comme antisportif», écrit aussi le journal égyptien.

Selon l’avis d’un spécialiste de l’arbitrage, Nasser Abbas, «le match Égypte-Argentine est le pire sur le plan arbitral. Le troisième but de l’Argentine est illégal : il y a eu une faute sur Hamdi Fathi et Mohamed Salah, et l’arbitre vidéo ainsi que l’arbitre de terrain ont privé l’équipe d’Égypte d’une place en quarts de finale. L’arbitrage d’aujourd’hui n’était pas à la hauteur du match», a-t-il commenté. De quoi relancer le débat sur le potentiel favoritisme accordé par la Fifa à l’Argentine et Lionel Messi.

Al-Ahram choisit de titrer sur la dignité des joueurs tout en fustigeant une partialité flagrante de la Fifa. Pour le célèbre journal, le tournant du match réside dans ce penalty non sifflé en seconde période et l’utilisation jugée «sélective» de l’arbitre assistant (VAR)

«Notre équipe nationale n’a pas seulement affronté le génie argentin, elle a dû faire face à un sifflet partial qui a refusé de voir l’évidence. Comment la VAR a-t-elle pu ignorer cette semelle flagrante dans la surface à la 72e minute ?», écrit encore le journal égyptien. Et il ajoute : «L’Égypte a gagné le respect du monde, mais a perdu un match qui lui a été confisqué par des décisions incompréhensibles.»

Pour le quotidien indépendant Al-Masry Al-Youm, ce match est la preuve que les instances internationales protègent délibérément (ou non) les nations majeures du football au détriment des sélections africaines. Le journal note que chaque contact litigieux a été sifflé en faveur des Sud-Américains et que les fautes à répétition sur les attaquants égyptiens sont restées impunies : «C’est toujours la même histoire, déplore-t-il. Dès qu’une nation arabe ou africaine bouscule la hiérarchie mondiale, le sifflet devient tremblant. L’Argentine n’avait pas besoin de l’aide de l’arbitre pour briller, mais elle en a bénéficié à chaque seconde de tension. C’est une honte pour le sport et la Fifa.»

Le diktat de Trump et la soumission d’Infantino

Autre incident, le président américain Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec le président de la Fifa Gianni Infantino, pour lui demander de revoir la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Avec plaisir répondit-il, et le carton rouge a été annulé conformément au très controversé article 27 du Code de discipline. Le joueur a pu jouer son match face à la Belgique, comme quoi Monsieur Infantino se croit le propriétaire d’une société commerciale privée et décide ce qui lui semble utile pour son business !  

Pour certains analystes sportifs, le soutien de la Fifa à Messi est dû à son penchant pour l’Etat sioniste et son amitié pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu. En effet, les vidéos sur la présence de Messi en Israël et sa méditation devant le mur des lamentations, ont fait le tour du monde.

Ce génie du football, cette idole qui va bientôt terminer sa carrière sportive exceptionnelle, n’a vraiment pas besoin d’un coup de pouce de la Fifa et encore moins du lobby juif mondial.

Le monde sportif a connu d’autres gloires du football a l’instar de Pelé, Maradona, Ronaldinho et autres qui ont joué rien que par plaisir et pour faire plaisir aux supporters amoureux de football et non pas pour faire plaisir aux politiciens de tout bord. Et chaque fois qu’ils ont commis de graves erreurs, ils ont été sanctionnés, et parfois durement ? Souvenons-nous du coup de boule de Zinédine Zidane au thorax de Marco Materazzi, le 9 juillet 2006, lors de la finale de la Coupe du monde de football à Berlin, qui opposait la France à l’Italie, et qui valut à ce dernier un carton rouge et l’expulsion à la 110e minute de la rencontre et la France de terminer à dix joueurs et de perdre aux tirs au but : 5-3. C’était une autre époque et le très corrompu Infantino n’était pas encore membre dirigeant de la Fifa.

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Quand la FIFA se plie aux désidératas de M. Trump ! 

08. Juli 2026 um 10:25

Décidément, sous l’ère Trump, la politique chevauche allégrement la planète du sport roi. Le président américain a reconnu avoir appelé le patron de la FIFA pour exiger un réexamen du carton rouge infligé à l’attaquant vedette de l’équipe américaine, Folarin Balogun. Sidérant.

 

Incompréhensible, injustifiable, honteuse, choquante. La presse internationale n’a pas eu de mots assez durs pour décrire la décision encore jamais vue dans l’histoire de la Coupe du monde et qui a été prise par la FIFA de réintégrer l’attaquant américain Folarin Balogun expulsé lors de la rencontre ayant opposé la sélection américaine à la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Et ce, suite au coup de fil scandaleux du président américain Donald Trump au président de la FIFA Gianni Infantino pour annuler le carton rouge du joueur fautif.

Stupéfait par cette ingérence sans précédent, Josep Blatter, l’ex-dirigeant suisse qui a présidé la FIFA de 1998 à 2015, date à laquelle il a fini par être poussé à la démission par une cascade d’affaires, a rappelé dans un message posté sur X que « Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants ».

Entourloupette juridique

Rembobinage des faits. Lors de la rencontre de la sélection américaine contre la Bosnie-Herzégovine mercredi dernier comptant pour le 16e de finale de la Coupe du Monde, l’arbitre brésilien décida-après visionnage de l’action à la vidéo (VAR)-d’expulser l’attaquant américain Folarin Balogun pour avoir asséné une violente semelle sur la jambe du défenseur Tarik Muharemovic, écrasant son tendon d’Achille. Ainsi, le joueur fautif écopa d’un carton rouge direct pour un geste jugé dangereux, bien que les avis divergent sur son intentionnalité. Or selon l’article 10.5 du règlement de la FIFA, le carton rouge signifie la suspension automatique d’un match sans possibilité d’appel.

Coup de théâtre : la FIFZ dépoussière un vieux texte de son arsenal juridique de ses tiroirs. A savoir l’article 27 du Code disciplinaire qui permet à l’instance judiciaire de « suspendre totalement ou partiellement l’exécution d’une sanction disciplinaire ».

Traduction : le joueur américain expulsé est suspendu, mais autorisé à jouer lundi pour le huitième de finale de la Coupe du monde de football contre la Belgique. Admirez l’entourloupette judiciaire que les responsables de la FIFA auront tirée de leurs chapeaux !

Ingérence

Comment cette entorse criarde au règlement de la FIFA a-t-elle été possible ? Comment expliquer « ce revirement soudain, sans précédent dans l’histoire moderne de la Coupe du monde, alors que le tournoi battait son plein » et qui « a immédiatement déclenché une polémique sur l’ingérence politique et l’intégrité sportive », s’interroge la presse américaine ?

C’est que, entre temps, Donald Trump, a appelé Gianni Infantino pour exiger le réexamen de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, l’arme offensive numéro 1 du pays organisateur. Ironie de l’histoire : le joueur qu’il a défendu est un citoyen américain en vertu du droit du sol, un principe constitutionnel qu’a contesté en vain le président des États-Unis jusqu’à la Cour suprême.

Comme les désirs du Prince sont des ordres et contre toute attente, la FIFA a annoncé, dimanche, revenir sur la suspension du meilleur buteur de la sélection américaine avec trois buts au compteur dans ce Mondial.

« Merci à la FIFA d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice », a un peu plus tard posté le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social.

« Tout ce que j’ai fait, c’est de demander une révision parce que je ne pensais pas que c’était une faute […] Je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas lui dire quoi faire et je ne pense pas que ce soit lui qui ait pris la décision » a-t-il ajouté.

Pour rappel, Donald Trump et son ami Gianni Infantino ont tous deux reconnu avoir discuté du carton rouge infligé à un joueur américain, mais ont démenti, bien entendu, que l’annulation de la suspension résultait de pressions politiques.

Le caniche de Trump

« Gianni Infantino a passé près d’une décennie à courtiser Trump, qui le qualifie d’ « ami » et l’a régulièrement reçu dans le Bureau ovale », note le Wall Street Journal.

« M. Infantino s’efforce depuis des années de s’attirer les faveurs de M. Trump », abonde le New York Times, qui rappelle que, « l’année dernière, la FIFA a créé et décerné à M. Trump le Prix de la paix de la FIFA, alors que le président américain menait une campagne publique – qui s’est soldée par un échec – pour remporter le prix Nobel de la paix ».

« La non-suspension de l’attaquant américain n’a pas fini de faire parler .Depuis que le foot est foot, la FIFA prétend vendre de l’équité. En levant la suspension du meilleur buteur de l’US Soccer Team à la veille d’un huitième de finale contre la Belgique, la très peu vénérable institution vient de mettre son impartialité en solde », titrait le quotidien bruxellois, Le Soir.

No comment.

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Affaire Balogun | L’UEFA part en guerre contre la Fifa 

08. Juli 2026 um 08:11

L’affaire Balogun a fait basculer la Coupe du Monde 2026 dans une crise institutionnelle rare, opposant frontalement la Fifa à l’UEFA. En cause : le revirement de l’instance mondiale, qui a levé la suspension automatique de l’attaquant américain Folarin Balogun à la veille d’un huitième de finale décisif, après un carton rouge que le règlement rendait pourtant incontestable. Le football mondial sens dessus dessous… (Image d’illustration réalisée par IA).

Habib Glenza

L’UEFA a réagi par un communiqué d’une dureté inhabituelle, dénonçant une lignerouge franchie et une atteinte à l’intégrité de la compétition. En arrière-plan, un coup de fil : celui du président américain, qui aurait personnellement pesé sur le dossier. De quoi transformer une banale sanction disciplinaire en affaire de gouvernance mondiale, à l’entrée du tableau final de la Coupe du monde de football 2026.

Ce qui se joue dépasse largement le cas d’un joueur. C’est la crédibilité de l’arbitrage, l’indépendance de la Fifa face au pouvoir politique, et la rivalité larvée entre les deux plus grandes instances du football qui se retrouvent exposées en pleine lumière.

Chronologie de l’affaire Balogun 

Tout part d’un geste. Lors de la victoire des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale, Balogun, buteur dans la rencontre, est exclu après un tacle jugé dangereux sur le défenseur Tarik Muharemovic, semelle en avant. La sanction tombe après recours à la vidéo : carton rouge direct, synonyme de suspension automatique pour le match suivant.

Dans le cadre réglementaire du tournoi, cette suspension d’un match n’est pas censée être discutable. Plusieurs responsables de la Fifa avaient eux-mêmes rappelé, dans un premier temps, qu’un carton rouge direct entraînait un match de suspension ne pouvant faire l’objet d’un appel.

Dans un Mondial à 48 équipes qui avait déjà vu seize nations éliminées dès la phase de poules sans le moindre passe-droit, Balogun, meilleur buteur des siens avec trois réalisations, semblait donc condamné à manquer le huitième de finale contre la Belgique.

C’est là que survient le coup de théâtre. À la veille de la rencontre, la Commission de discipline de la Fifa annonce que la suspension est assortie d’un sursis probatoire d’un an. Traduction concrète : Balogun redevient immédiatement alignable. Le joueur, qui avait publiquement déclaré qu’il devait accepter la sanction, se retrouve réintégré dans le groupe américain à quelques heures du coup d’envoi.

L’article 27 controversé

Pour justifier ce revirement, la Fifa invoque l’article 27 de son Code disciplinaire. Ce texte autorise l’organe compétent à suspendre, totalement ou partiellement, l’exécution d’une sanction. Dans le cas Balogun, la formulation officielle est limpide : l’exécution de la suspension est reportée pendant une période probatoire d’un an. Si le joueur commet une nouvelle faute de nature comparable dans les douze mois, la sanction initiale sera réactivée.

Le problème, soulevé par plusieurs juristes du droit du sport, tient à la collision avec un autre article. L’article 66.4 du même Code prévoit qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant, sans marge d’interprétation. 

La Royal Belgian Football Association s’est ditestupéfaite et a dénoncé une mesure en contradiction directe avec le règlement de la compétition, rappelant que le caractère automatique de la suspension avait été réaffirmé par écrit à toutes les sélections, via la Circulaire n°16 distribuée aux fédérations en mai 2026.

Ne pouvant contester la décision devant la Fifa elle-même, dossier concernant un joueur adverse, la fédération belge a d’abord obtenu le droit de faire appel, puis s’est tournée vers le Tribunal arbitral du sport (Tas), dont la chambre ad hoc peut trancher en urgence pendant un grand tournoi. Le risque pour les États-Unis est réel : aligner un joueur finalement jugé inéligible pourrait exposer à une défaite sur tapis vert.

La Fifa a franchi une ligne rouge

La réaction de l’UEFA a donné à l’affaire sa dimension politique. Dans un communiqué, l’instance européenne estime que la décision a franchi une ligne rouge et met en jeu l’intégrité du jeu. Son argumentaire est frontal : une suspension automatique d’un match après un carton rouge relève d’une règle, pas d’une option discrétionnaire soumise à l’appréciation d’un organe.

L’UEFA va plus loin en pointant le risque de précédent. Si une sanction automatique peut être levée dans un cas, alors toutes les situations comparables du tournoi devront être traitées de la même manière, sous peine de rompre l’égalité entre les équipes. 

Cette sortie publique pèse lourd dans les rapports de force du football. Il est rare que l’UEFA attaque aussi ouvertement la Fifa en plein Mondial, sur un dossier disciplinaire concernant une nation non européenne. Le geste dit surtout combien la confiance entre les deux instances s’est dégradée et combien la crédibilité de la Fifa a été entamée.

Pression personnelle de Trump sur Infantino

Le point le plus explosif se situe hors du terrain. Selon Reuters et l’AFP, le président américain Donald Trump aurait personnellement appelé le patron de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander de réexaminer le carton rouge. Le chef d’État a ensuite salué publiquement, sur son réseau Truth Social, la réparation de ce qu’il présente comme une injustice, tandis que la Maison-Blanche relayait la nouvelle.

Ni la Fifa ni les autorités américaines n’ont commenté cette intervention téléphonique. Mais la seule perspective d’un chef d’État influençant une décision disciplinaire en plein tournoi a suffi à embraser le débat. L’ancien président de la Fifa, Sepp Blatter, est sorti du silence pour rappeler qu’un carton rouge se renverse par des règles, des preuves et des instances indépendantes, pas par des appels politiques. 

Le contexte donne du poids à ces critiques. La proximité affichée d’Infantino avec Trump, multipliée depuis des mois lors de sommets diplomatiques, nourrit déjà les interrogations sur la neutralité politique de l’institution, qui sanctionne la Russie pour son invasion de l’Ukraine mais pas Israël pour son génocide à Gaza, alors que la Coupe du Monde 2026 est coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

L’affaire Balogun vient cristalliser cette suspicion d’un football mondial perméable au pouvoir politique.

Le cas de Ronaldo et l’article 27

La défense de la Fifa repose en partie sur l’existence d’un précédent. Quelques mois plus tôt, Cristiano Ronaldo avait écopé de trois matchs de suspension pour un coup de coude en qualifications. Deux de ces matchs avaient finalement été assortis de sursis via le même article 27, permettant au capitaine portugais de disputer l’entrée en lice de sa sélection au Mondial. La décision avait déjà suscité la critique à l’époque.

Ce parallèle est à double tranchant pour la Fifa. Il montre que l’article 27 n’a pas été inventé pour Balogun. Mais il révèle aussi une application sélective : deux stars majeures bénéficient d’un traitement de faveur là où des joueurs de moindre notoriété purgent leur suspension sans discussion. C’est précisément cette jurisprudence à géométrie variable que dénonce à juste titre l’UEFA.

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Mondial 2026 : « USA dehors ! »… La presse internationale savoure la chute américaine après l’affaire Balogun

07. Juli 2026 um 09:27

L’élimination des États-Unis face à la Belgique (4-1), en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, dépasse largement le cadre sportif dans la presse étrangère. Au lendemain de la polémique autour de Folarin Balogun, autorisé à jouer malgré une suspension attendue, plusieurs médias européens rivalisent d’ironie, estimant que le terrain a finalement rendu son verdict.

Le score est sans appel, mais ce sont surtout les commentaires d’après-match qui retiennent l’attention. De l’Allemagne à l’Italie, en passant par l’Espagne, plusieurs grands médias voient dans la victoire belge une réponse cinglante à la polémique qui avait précédé le huitième de finale.

Bild : « La Belgique venge le monde du football »

Le quotidien allemand Bild ne cache pas sa satisfaction. Son titre résume à lui seul le ton adopté : « USA DEHORS ! La Belgique venge le monde du football. »

Le journal poursuit sur le même registre en visant directement Donald Trump, dont l’intervention présumée dans le dossier Balogun a alimenté la controverse : « Il s’avère que Donald Trump s’inquiétait pour le mauvais attaquant », ironise-t-il, en référence à la prestation très transparente de Folarin Balogun face aux Belges.

Marca : « Le débat est redevenu du football »

En Espagne, Marca salue avant tout la réponse apportée par les Diables rouges sur le terrain.

« La Belgique a transformé le bruit en rage, le débat en football et la polémique en véritable spectacle », écrit le quotidien sportif madrilène, estimant que les Belges ont répondu à la controverse par leur prestation plutôt que par des déclarations.

La Gazzetta dello Sport : « Karma is a bitch »

Le commentaire le plus mordant vient peut-être d’Italie. Dans un long éditorial, La Gazzetta dello Sport n’épargne ni les États-Unis ni Donald Trump.

Le quotidien écrit notamment que « Donald Trump sait désormais que le football est plus complexe que la simple mise en jeu d’un joueur suspendu au mépris de toutes les règles », avant de conclure avec une formule devenue le fil rouge de son analyse : « Karma is a bitch. »

Pour le journal italien, les Américains ont obtenu que Balogun soit aligné, mais ils ont sous-estimé l’orgueil d’une équipe belge qui s’est sentie lésée par toute cette affaire. Résultat : une démonstration sur le terrain et une qualification incontestable pour les quarts de finale.

Une victoire belge qui referme une séquence explosive

Au-delà du 4-1, une idée revient dans de nombreux commentaires : la Belgique a clos sur le terrain une polémique qui avait largement débordé le cadre du football. La prestation effacée de Balogun, pourtant au cœur de toutes les discussions avant le match, renforce encore cette lecture.

Les Diables rouges retrouveront désormais l’Espagne en quarts de finale. Les États-Unis, eux, quittent leur Coupe du monde dans un climat où la controverse autour de Balogun aura presque davantage marqué les esprits que leur parcours sportif.

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