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Daher délocalise au Maroc : Tarbes tremble pour ses emplois

01. Juni 2026 um 10:25

Selon plusieurs médias spécialisés, le groupe français Daher prépare le transfert d’une partie de la fabrication et de l’assemblage de pièces aéronautiques actuellement réalisés sur son site de Tarbes vers son usine de Tanger ainsi que vers des sous-traitants implantés dans des pays à coûts de production plus faibles. Les activités concernées portent notamment sur des composants destinés à plusieurs programmes d’Airbus, dont les A320, A330 et A350.

Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du plan interne « Edge », destiné à améliorer la rentabilité de la branche industrielle du groupe. Daher présente notamment cette évolution comme un moyen d’alléger la charge de travail du site de Tarbes et de dégager des capacités pour les marchés de la défense ainsi que pour les futurs programmes aéronautiques appelés à succéder à l’A320.

Le projet suscite toutefois des inquiétudes parmi les représentants du personnel du site tarbais, qui redoutent ses conséquences à moyen terme sur l’emploi et l’activité industrielle locale. À ce stade, aucune suppression d’emplois n’a été officiellement annoncée par l’entreprise.

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Industrialisation en Afrique : Le Maroc 1er, la Tunisie confirme sa 4e place selon la BAD

28. Mai 2026 um 09:05

Le Maroc est devenu la première puissance industrielle d’Afrique selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement. La Tunisie, déjà quatrième dans la précédente édition, conserve son rang dans le haut du classement continental, derrière le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Présenté lors des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, ce classement évalue le développement industriel de 54 pays africains sur la période 2010-2024. Il prend notamment en compte la diversification économique, les exportations manufacturières, les infrastructures, le financement et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Selon la BAD, 41 pays africains ont amélioré leur score d’industrialisation entre 2010 et 2024, tandis que la performance industrielle moyenne du continent a progressé de 6 %. Mais l’Afrique reste marginale dans l’industrie mondiale, avec moins de 2 % de la production manufacturière et 1,4 % des exportations manufacturières mondiales.

Le Maroc détrône l’Afrique du Sud

Ce rapport marque un tournant dans la hiérarchie industrielle du continent. L’Afrique du Sud, longtemps installée en tête de l’indice, cède désormais son rang au Maroc, porté par l’essor de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et des exportations industrielles fortement orientées vers l’Europe.

L’Afrique du Nord confirme ainsi son poids dans l’industrialisation du continent. Quatre des cinq premières places reviennent à des pays du Maghreb ou d’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud étant le seul pays subsaharien à figurer dans ce peloton de tête.

La Tunisie confirme son rang

Pour la Tunisie, l’information principale est moins une progression qu’une confirmation. Déjà classée quatrième dans la précédente édition de l’indice, qui couvrait la période 2010-2019, elle conserve son rang dans le nouveau classement 2025, élargi à la période 2010-2024. Dans le détail, la Tunisie obtient un score de 0,7760 en 2024, contre 0,8415 pour le Maroc et 0,8396 pour l’Afrique du Sud, ce qui illustre un classement resserré en tête mais encore dominé par les deux premiers.

Ce maintien confirme la résilience d’un tissu industriel diversifié, malgré les difficultés économiques, les tensions budgétaires et le ralentissement de l’investissement observés ces dernières années. Le pays conserve des positions solides dans les industries mécaniques et électriques, les composants automobiles, le textile technique, ainsi que certaines activités pharmaceutiques et électroniques.

Lire aussi: La Tunisie, 4ème pays le plus industrialisé d’Afrique ! (2023)

Un rang solide, des défis toujours ouverts

Le rapport souligne aussi le poids croissant de l’Afrique du Nord, qui a attiré 56 % des investissements industriels africains recensés par le baromètre associé à l’indice, entre 2020 et 2025, principalement autour du Maroc et de l’Égypte.

Ce positionnement favorable ne masque pas plusieurs fragilités. La Tunisie reste confrontée à des difficultés liées à la compétitivité, à la logistique, au financement industriel et à la montée en gamme technologique.

Contrairement au Maroc, qui a multiplié les investissements dans les grands écosystèmes industriels et les infrastructures portuaires et automobiles, la Tunisie peine encore à attirer des projets industriels de très grande taille susceptibles de transformer profondément sa structure économique.

Le classement de la BAD met ainsi en lumière un paradoxe tunisien : le pays conserve une base industrielle reconnue à l’échelle africaine, mais cherche encore le modèle capable d’accélérer sa modernisation et sa capacité d’innovation dans un contexte mondial de reconfiguration des chaînes de production.

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Cap sur le Maroc des pâtisseries : Découvrons les cousins de nos gâteaux !

08. März 2026 um 09:43

Si nos pâtisseries proposent différents gâteaux inspirés de la Forêt noire bavaroise, de la tradition ottomane ou de nombreuses préparations françaises, on y trouve rarement des références aux différents pays du Maghreb.

Pourtant, les gâteaux de nos voisins mériteraient d’être mieux connus et peuvent se prévaloir de proximités et de saveurs qui sont loin d’être surprenantes.

Le hasards m’a mis face à face avec un délicieux assortiment de gâteaux marocains. Et, je n’aurai pas besoin de vous faire un dessin pour avouer que j’ai plongé dans ces saveurs proches mais paradoxalement méconnues en Tunisie.

Au bout de mes pâtisseries marocaines, je me demande comment ces spécialités ne sont-elles pas présentes chez certains de nos artisans. Les gourmets n’en feraient d’ailleurs qu’une bouchée!

De nombreuses spécialités

Une découverte sublime, je m’empresse de vous le dire! Il est vrai que certains gâteaux du Maroc sont tout aussi connus chez nous. Toutefois, hormis les makroudh et baklawas que nos deux pays ont en partage, il existe de nombreuses spécialités marocaines dont nous ignorons à peu près tout.

C’est le cas de la « chebbakia » qui accompagne le mois de Ramadan. Préparé avec de la semoule et du sésame, ce gâteau est un délice dont la fleur d’oranger et quelques épices relèvent le goût. Un régal!

Contrairement à notre « ghraiba », celle du Maroc désigne des macarons aux amandes et aux grains de sésame. Là encore, ce sont de succulentes bouchées qui donnent leur pleine mesure dans nos palais. Incontournable!

« Kaab el Ghzel », autrement dit les cornes de gazelle, ressemblent à de petits croissants où se conjugueraient les effluves de l’eau de fleur d’oranger et les textures de la pâte d’amande. Irrésistible!

Continuons cet inventaire gourmand avec la « mhancha », un gâteau à base de pâte feuilletée fourrée aux amandes et nappée de miel. Un nectar!

Décidément, ces pâtisseries ne laissent pas indifférent et incitent à la découverte. Le plus sérieusement du monde, je voudrais suggérer une dégustation qui puisse nous ouvrir ces nouveaux horizons et étancher notre soif de savoir.

Bien sûr, pareille initiative permettrait de découvrir certaines saveurs en partage, comme celles du « bachkitou » et des « feqqas » qui sont les cousins marocains de nos gâteaux secs.

Mieux connaître les « baghrir »

Une occasion aussi de mieux connaître les « baghrir » qui ressemblent à s’y méprendre à nos « ghraiefs ». De même, les « sfenj » du Maroc sont en tous points similaires à ceux de Tunisie, héritage andalou oblige.

Saveurs voisines, il est vrai! Pourtant, cette proximité est riche de mille différences minuscules qui introduisent à des goûts subtils et surprenants.

Cap sur le Maroc des pâtisseries et ses spécialités les plus emblématiques. Avec en prime, cet art consommé qu’ont nos voisins pour présenter des plateaux gourmands qu’on dirait tout droit sortis d’un palais des Mille et une nuits!

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Crise Espagne–États-Unis : A Rabat, une satisfaction discrète ?

Alors que la crise diplomatique entre l’Espagne et les Etats-Unis alimente un vif débat dans la presse espagnole, le regard se tourne de plus en plus vers Rabat. Dans plusieurs éditoriaux publiés ces derniers jours, certains commentateurs évoquent le rôle croissant du Maroc dans les équilibres stratégiques de la région.

A Rabat, aucune déclaration officielle n’est venue commenter la crise. Mais derrière ce silence diplomatique, certains observateurs estiment que les tensions entre Madrid et Washington pourraient illustrer une évolution géopolitique perceptible depuis plusieurs mois.

Le Maroc au cœur des débats espagnols

Dans la presse espagnole, la crise diplomatique provoquée par le refus du gouvernement de Pedro Sánchez d’autoriser l’utilisation des bases de Naval Station Rota et de Morón Air Base pour des opérations américaines contre l’Iran a rapidement pris une dimension stratégique.

Dans un éditorial publié par le quotidien ABC, des sources militaires citées par le journal évoquent le risque qu’une rupture avec Washington affaiblisse la position de Madrid face à Rabat. Le texte mentionne notamment la possibilité d’une « Marche verte du XXIe siècle », en référence à la stratégie utilisée par Hassan II lors de la Green March de 1975.

Sur les ondes de Cadena COPE, le journaliste Ángel Expósito a également affirmé que « le Maroc, principal partenaire de Washington et de Tel-Aviv, se réjouit » de la situation créée par la tension entre Madrid et les États-Unis.

Dans une tribune publiée par El Mundo, l’éditorialiste Federico Jiménez Losantos a pour sa part estimé que « nos ennemis stratégiques au sud de l’axe Baléares-Gibraltar-Canaries sont le Maroc », affirmant que l’Espagne pourrait se retrouver isolée en cas de crise majeure.

Ces prises de position illustrent la place que le Maroc occupe désormais dans le débat stratégique espagnol.

Un partenaire stratégique renforcé

La montée en puissance diplomatique du Maroc repose sur une série de partenariats consolidés ces dernières années. Depuis les accords d’Abrahamde 2020, Rabat a renforcé ses relations avec les Etats-Unis et avec Israël.

Sur le plan militaire, plusieurs accords de coopération ont été signés entre Rabat et Tel-Aviv depuis 2021, portant notamment sur le renseignement, la cybersécurité et l’industrie de défense. Israël a notamment fourni au Maroc des systèmes de défense avancés comme le Barak MX, ainsi que des drones et des technologies de surveillance.

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Les deux pays coopèrent également dans les domaines de l’innovation technologique, de l’agriculture et de la cybersécurité.

Avec les États-Unis, Rabat participe régulièrement aux manœuvres militaires African Lion, l’un des plus importants exercices militaires organisés sur le continent africain, impliquant chaque année des milliers de soldats américains et marocains.

Sur le plan économique, les relations entre Washington et Rabat s’appuient également sur un accord de libre-échange en vigueur depuis 2006 et sur des investissements américains dans plusieurs secteurs stratégiques.

Une évolution perceptible depuis juin 2025

Pour certains observateurs, les inquiétudes exprimées aujourd’hui dans la presse espagnole ne sont pas totalement nouvelles.

Le 27 juin 2025, Webdo soulignait déjà cette dynamique dans un article intitulé « Tensions États-Unis – Espagne : Rabat saisit l’opportunité diplomatique », qui analysait le rapprochement stratégique entre le Maroc et Washington dans un contexte de frictions intermittentes entre Madrid et certains partenaires occidentaux.

Dans les médias marocains, la crise est généralement abordée avec prudence. Le site Morocco World News souligne notamment que le Maroc ne cherche pas à remplacer l’Espagne comme base alternative pour les États-Unis, rappelant que les spéculations apparues dans certains médias espagnols reflètent surtout les inquiétudes politiques internes à Madrid.

D’autres médias, comme Bladi.net, évoquent également l’hypothèse d’un rôle accru du Maroc dans la stratégie américaine, tout en rappelant que les bases espagnoles de Naval Station Rota et de Morón Air Base restent des infrastructures militaires majeures difficilement remplaçables à court terme.

Sur les réseaux sociaux marocains, plusieurs commentaires ont également interprété les débats apparus dans les médias espagnols comme le signe de l’influence croissante du Maroc dans les équilibres régionaux.

Si ces réactions relèvent davantage de l’opinion publique que de la diplomatie officielle, elles illustrent néanmoins un sentiment de confiance croissant quant au rôle régional du Maroc.

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A Rabat toutefois, la ligne officielle reste inchangée. Sous l’autorité du roi Mohammed VI, la diplomatie marocaine privilégie la prudence lorsqu’un différend oppose deux partenaires occidentaux majeurs.

Mais derrière cette discrétion diplomatique, la crise actuelle entre Madrid et Washington semble confirmer qu’un nouvel équilibre stratégique est progressivement en train de se dessiner autour du détroit de Gibraltar.

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Le Maroc absorbe près d’un quart des dattes tunisiennes exportées

03. März 2026 um 10:42

En seulement cinq mois de la campagne 2024-2025 (octobre-février), 22,8% des dattes tunisiennes exportées ont été destinées au Maroc, loin devant l’Italie (9,9%) et la France (6,9%), selon les données officielles de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Ce positionnement place le Royaume en tête des importateurs individuels, confirmant une dynamique qui dépasse la simple conjoncture.

Une tendance confirmée sur plusieurs campagnes

La place du Maroc ne constitue pas une surprise ponctuelle. Au terme de la campagne complète 2022-2023, le Royaume représentait déjà 17,7% des volumes exportés (22 900 tonnes), se classant premier parmi les destinations.

En début de campagne 2025-2026 (octobre-janvier), le Maroc demeure en tête avec 16,8% des quantités exportées, soit près de 13 000 tonnes sur un total de 77 000 tonnes écoulées à l’international.

La répétition de ces niveaux sur plusieurs saisons confirme une position structurelle plutôt qu’accidentelle.

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Pourquoi le Maroc importe malgré sa production locale

Le Maroc est lui-même un producteur important de dattes, avec une production annuelle oscillant généralement entre 100 000 et 150 000 tonnes, concentrée notamment dans les régions oasiennes du sud-est. Il est particulièrement réputé pour la variété Majhoul, positionnée sur un segment premium.

La Tunisie, de son côté, domine le marché de la Deglet Ennour, variété qui représente plus de 85% de ses exportations et constitue le cœur de sa compétitivité internationale.

Cette différence de spécialisation explique en grande partie la stabilité des flux commerciaux entre les deux pays. Il ne s’agit pas d’une dépendance, mais d’une complémentarité variétale : le marché marocain absorbe la Deglet Ennour tunisienne pour répondre à une demande intérieure soutenue, notamment lors des pics saisonniers, tout en poursuivant ses propres exportations de Majhoul.

Une filière tunisienne fortement tournée vers l’export

La production tunisienne de dattes pour la campagne 2025-2026 est estimée à 404 000 tonnes, en hausse par rapport à la saison précédente. Sur ce volume, environ 120 000 à 140 000 tonnes sont destinées à l’exportation, plaçant la Tunisie parmi les principaux acteurs mondiaux.

Sur la période octobre-janvier, 77 000 tonnes ont déjà été exportées, générant plus de 500 millions de dinars de recettes, avec un prix moyen de 6,50 dinars le kilogramme.

Si l’Union européenne demeure le premier bloc d’exportation tunisien, le Maroc apparaît régulièrement comme le premier client pris isolément, illustrant l’importance stratégique des échanges agricoles intramaghrébins.ne pour sa part le marché de la Deglet Ennour. Cette spécialisation différenciée explique en grande partie la stabilité des échanges commerciaux entre les deux pays.

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Industrie africaine : le Maroc détrône l’Afrique du Sud ; la Tunisie à la 4e place

30. Mai 2026 um 09:54

Selon le dernier rapport de la BAD, le Maroc devient la première puissance industrielle d’Afrique, suivi de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. La Tunisie confirme sa 4e place.

 

Le Maroc sur le toit de l’Afrique ? La performance mérite d’être soulignée. Selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD) et présenté le 25 mai en marge des Assemblées annuelles de l’institution à Brazzaville, le royaume chérifien confirme sa montée en puissance économique au point de supplanter progressivement l’Afrique du Sud en tant que principale puissance  industrielle du continent.

Pendant plus d’une décennie, l’Afrique du Sud a trôné sur le classement l’industrie africaine, suivie à quelques longueurs du Maroc, de l’Égypte et de la Tunisie. Pretoria, précise le document, demeure une « puissance industrielle majeure », mais sa compétitivité recule depuis plusieurs années, plombée par une crise énergétique chronique, une désindustrialisation rampante de sa base manufacturière et une perte d’attractivité pour les investisseurs étrangers ».

Lire aussi: BAD : les gouverneurs appellent à la réforme financière africaine

Trio gagnant

Quel est le secret de cette montée en puissance patiemment élaborée ? D’abord, le royaume chérifien doit son ascension à quinze ans de politique industrielle continue et fondée sur les investissements publics massifs et également soutenue par une diplomatie économique offensive en Afrique, qui a permis au Maroc de diversifier progressivement son appareil productif.

En effet, longtemps associé aux phosphates et, plus récemment, à l’automobile, le royaume s’impose désormais dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’aéronautique.

L’industrie automobile, longtemps marginale, est devenue le premier secteur exportateur du pays. Près d’un million de véhicules ont été produits en 2025, contre 535 000 en 2023 et 465 000 en 2022, selon les données sectorielles agrégées par les analystes. Les exportations automobiles vers l’Union européenne ont atteint 15,1 milliards d’euros dès 2023, plaçant le pays devant la Chine et le Japon en termes de valeur expédiée vers le marché unique.

L’aéronautique, deuxième pilier de la stratégie, a généré 2,54 milliards de dollars de recettes à l’export en 2024. Plus de 150 entreprises opèrent dans les écosystèmes de Casablanca, Tanger et Nouaceur, dont Boeing, Safran et Airbus.

Ensuite, le Maroc possède un réseau d’infrastructures que peu de pays africains peuvent égaler : ligne à grande vitesse Al Boraq entre Tanger et Casablanca, expansion en cours du port de Tanger Med et du futur Nador West Med, projets de port atlantique de Dakhla, agrandissement de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, etc.

« Lorsqu’un pays investit massivement dans les ports, les réseaux de transport, les télécommunications ou la connectivité, il attire mécaniquement des investisseurs internationaux mais aussi des opérateurs nationaux capables de changer la structure de l’économie », analyse Abdelmalek Alaoui, président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique.

Enfin, la capacité croissante à attirer les investissements étrangers grâce à un cadre d’investissement plus attractif : la nouvelle Charte de l’investissement, entrée en vigueur en 2023, a renforcé les incitations fiscales et financières, simplifié certaines procédures administratives et amélioré l’accompagnement des investisseurs.

Inégalités

Cela étant, cette réussite industrielle incontestable ne masque pas certaines fragilités. Ainsi, souligne la BAD,  les retombées de cette croissance restent inégalement réparties entre les territoires et les catégories sociales. Les régions proches des grands pôles industriels et portuaires bénéficient davantage de la mondialisation que les zones plus éloignées.

« Il y a un Maroc qui gagne, un Maroc proche des ports et des grands circuits mondiaux, mais il y a aussi un Maroc des marges », souligne Abdelmalek Alaoui. Selon lui, l’industrialisation rapide a contribué à accentuer les écarts sociaux entre les catégories les plus favorisées et les populations les plus vulnérables.

Autre fragilité mise en lumière par la BAD : l’insuffisante création d’emplois au regard des besoins d’une population active en forte croissance. Malgré un tissu entrepreneurial dynamique et une industrialisation soutenue, l’économie marocaine peine encore à offrir des débouchés à la hauteur des attentes, en particulier pour les jeunes diplômés, dont le chômage demeure élevé.

Finalement, le défi posé au Maroc apparaît donc double : poursuivre sa montée en gamme industrielle tout en veillant à une meilleure redistribution des bénéfices de la croissance. Car si le royaume s’est imposé comme l’une des locomotives économiques du continent africain, la question sociale reste, elle, plus que jamais au cœur de l’équation.

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Paris, base de lancement d’un Maroc «mondialisé»

30. Mai 2026 um 07:50

Les 16 et 17 mai 2026. Un week-end au climat morose si classiquement parisien même au printemps. La Maison du Maroc comme abri. Le souffle de l’esprit Erasmus a contré les bourrasques abondamment pluvieuses sur le campus cosmopolite de la Cité Universitaire Internationale de Paris. Jusqu’à dégager un espace pour l’expression des ambitions marocaines.

Jean-Guillaume Lozato *

Après une présentation soignée tenue entièrement dans la langue de Molière, les organisateurs ont donné la parole à Samira Sitaïl, l’ambassadrice du Royaume à Paris, qui a produit un discours très protocolaire, posé, non dénué d’une certaine sensibilité. Au-delà de cette maîtrise technique d’un exposé très policé, initié avec une très convenue entrée en matière : «honneur sincère de participer à cette session du trentième Forum Horizons Maroc de l’association AMGE Caravane»

Après ce qui s’assimilait à l’antichambre du sujet à venir, l’assistance a pu pénétrer dans le vif du sujet : le Maroc, sa matière grise et son développement par rapport à ses étudiants expatriés qui se trouveraient dorénavant missionnés comme faire-valoir de la réussite patriote.

La parole fut ensuite donnée à Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des Finances qui, après avoir insisté sur le concept du «Made in Morocco», a souligné, chiffres à l’appui, le changement de statut de son pays, sans omettre de rappeler la perfectibilité de certains aspects de ma gouvernance comme la décentralisation. Partant de cette ébauche d’autocritique, la ministre a souligné les enjeux des bilatéralités et les multilatéralités. 

Déplacement de curseur sur l’échiquier du monde

Cette incursion marocaine en territoire français n’a pas été placée uniquement sous le signe du parisianisme, ni du rapprochement avec le pays hôte.

Le Maroc, après avoir emprunté une chicane composée de biais et de compromis, voire de compromissions selon les interprétations de certains, n’est plus seulement un simple demandeur. La nation dirigée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI est devenue une habile négociatrice transcontinentale. Le glissement d’acteur régional d’envergure à puissance grandissante semble s’être déjà opéré. Cependant, cette prouesse d’un déplacement de curseur sur l’échiquier du monde comporte le danger d’un éparpillement oublieux de la nécessaire consolidation de certaines bases. 

Avec des jeunes de mieux en mieux formés, de plus en plus qualifiés et reconnus, en plus de ses agents diplomatiques policés et sérieux, le pays ne fait plus de la simple figuration. Il y eut au passage un appel du pied en direction de la diaspora composée de Marocains fraîchement installés à l’étranger (France et Belgique surtout), d’autres qui y sont établis depuis plus longtemps, et d’autres encore dont les parents et grands-parents étaient arrivés en Europe il y a plusieurs décennies. Avec des différences ou des dissensions perceptibles lors des échanges informels autour des cocktails. Allant du positif au beaucoup plus mesuré. De Mohamed, étudiant marocain de la deuxième génération qui a affirmé «adorer Paris et Lille mais détester Bruxelles et Lyon», à Nabila exposante de passage en France : «Paris est comme Casa, avec les inconvénients de très grande ville, mais plein d’opportunités pour tout ce qui est échanges internationaux autour des RH». Tandis qu’une étudiante arabophone qui réside dans la capitale française se défend d’avoir un lien avec la berbérité, affichée par certains de ses concitoyens.

Le tissu associatif marocain a besoin d’être repensé pour gérer les diversités afin de gagner en efficacité. Comme l’ont souligné nos confrères du magazine Jeune Afrique : «La diplomatie marocaine est en avance sur la société qu’elle représente». Tout sera donc affaire non d’organisation proprement dit, mais de coordination.

Le Maroc et l’espace nord-africain

Au vu de cette évolution générale, la question se pose de pouvoir ou non parier sur le Maroc afin qu’il fasse bénéficier l’espace nord-africain de son aura, par effet d’entraînement ou d’aubaine. Encore faut-il que les autres Etats de la région se montrent coopératifs, ce qui est loin d’être acquis. 

Les capacités du Royaume du Maroc à se poser en médiateur ou modérateur doublé d’un organisateur s’étaient vérifiées au sommet de Skhirat en 2015, au moment des négociations entre les différentes sensibilités libyennes. Il possède les capacités pour évoluer en terrain neutre. L’escale parisienne l’a démontré, avec la conférence suivie par un salon entrepreneurial à la Porte de Champerret.

Les intervenant(e)s de l’Etat Chérifien ont fait transparaître une forme d’assurance, outrepassant le cadre strictement national et/ou africain, en évoquant la consolidation des acquis euroafricains et euromaghrébins.

Concernant l’Europe du Sud et donc l’interface méditerranéenne, le Maroc entretient une relation profonde avec l’Espagne. Tandis que l’Italie a toujours regardé vers la Tunisie et l’Algérie pour des considérations énergétiques. Le Maroc pourrait-il compléter son carnet d’adresse et lancer des projets avec l’Italie, diversifiant ainsi ses tropismes européens ? Interrogée à ce sujet, la ministre de l’Economie et des Finances s’est montrée très intéressée mais a préféré temporiser en précisant qu’il s’agissait d’un dossier «qui mérite un développement approfondi». Une problématique sur laquelle un partenariat ou au moins une concertation avec la Tunisie serait des plus logiques. Et qui aurait pour effet de redynamiser l’espace du Grand Maghreb.

Tout en envisageant une expansion mondialisée, les antennes françaises et plus spécifiquement parisiennes du Royaume chérifien devraient tenir compte de l’emplacement de la Fondation Maison du Maroc à Paris, en pleine Cité universitaire internationale là même où l’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge) organise régulièrement des tables rondes et autres événements…

L’espace parisien agira-t-il en terrain neutre ou en terreau fertile pour les ambitions marocaines ? 

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Le Maroc, 1er pôle industriel en Afrique  

28. Mai 2026 um 10:00

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.

Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.

Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.

L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.

Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.

Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.

La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.

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Le all inclusive accélère le déclin du tourisme tunisien

28. Mai 2026 um 08:06

D’après Walid Tritar, président de la Fédération interprofessionnelle du tourisme (Fi2t), le «all inclusive» n’est plus un choix mais plutôt une nécessité imposée par le marché ! Quel marché ? Dites, plutôt, imposé par les tours opérateurs étrangers qui poussent nos hôteliers à davantage de concessions. Ces derniers répondent à toutes les exigences des TO qu’ils justifient avec des arguments oiseux, tout en fermant les yeux sur le bradage des prix, le mal chronique dont souffre le tourisme tunisien !

Habib Glenza, à Lödz

On comprend maintenant pourquoi 177 hôtels ont été obligés de fermer en 2025, ce qui représente environ 60 000 lits (25% de la capacité d’hébergement) comme il a été révélé par le directeur général de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui. 

Ces fermetures sont dues à des difficultés financières, ce qui revient à dire que les hôteliers ne gagnent pas suffisamment d’argent et ne rentrent pas dans leurs frais… mais au lieu de changer de méthode, ils trouvent encore le moyen d’ajouter au séjour à bas prix, le all inclusive et le bradage des prix.

Laissons parler les chiffres 

    Le bilan de l’activité touristique est nettement en deçà des résultats de nos concurrents directes au sud de la Méditerranée : Maroc, Egypte et Turquie.

    Les recettes, en devises, de l’exercice touristique 2024/2025 :

    – Turquie : 65,2 milliards de dollars pour 62 millions de touristes ;

    – Egypte : 14 milliards de dollars pour 15,7 millions de touristes ;

    – Maroc :  14 milliards de dollars pour 19,8 millions de touristes ;

    – Tunisie : 2,5 milliards de dollars pour 11 millions de touristes.

    Une simple analyse des recettes rapportées au nombre de touristes hébergés, nous donne les résultats suivants :

    – Turquie : 1 500 dollars par touriste (environ 4 900 dinars) ;

    – Egypte : 892 dollars par touriste (environ 2 900 dinars) ;

    – Maroc : 710 dollars par touriste (environ 2 300 dinars) ;

    – Tunisie : 227 dollars par touriste (environ 740 dinars).

    Il résulte donc de l’analyse de ces chiffres que le touriste qui se rend en Turquie dépense 7 fois plus que celui qui visite la Tunisie, l touriste qui se rend en Egypte dépense 4 fois plus que celui qui visite la Tunisie et le touriste qui se rend au Maroc dépense 3 fois plus que celui qui visite la Tunisie. Et dire qu’il fut un temps, dans les années 1980 et 1990, où notre pays était leader en Afrique du Nord en termes d’entrées et de recettes ! C’était avant l’adoption de la panacée du all inclusive

    Monsieur Tritar, voilà à quoi nous mène votre politique, qui défend le all inclusive comme étant une nécessité et non un choix, vers davantage de difficultés financières pour l’ensemble du secteur touristique tunisien. N’oubliez jamais que des banques de développement touristiques ont fait faillite, dont la BNDT et la BDET, en raison des difficultés de remboursement des crédits accordés aux hôteliers !

    Continuez à justifier et à pratiquer le all inclusive et, peut-être, d’autres gratuités, et vous allez accélérer la mort du tourisme tunisien, qui est déjà moribond, en dépit des déclarations d’autosatisfaction des responsables du secteur qui ne trompent plus personne.

    Comment redresser un tourisme tunisien moribond ?

    Mes conseils de professionnel du secteur pour un redressement réel de la situation actuelle du notre tourisme avant qu’il ne coule :

    1 – relevez le taux annuel d’occupation qui se trouve sous la barre des 45% en recourant à des formules plus fructueuses que le all inclusive ;

    2 – améliorez les services rendus, en particulier dans les hôtels 4 et 5 étoiles ;

    3 – luttez contre le bradage des prix ;

    4 – choisissez sans plus tarder un programme de formation continue pertinente ;

    5 – mettez en œuvre un programme de formation de base, en particulier dans le secteur de la buanderie qui laisse beaucoup à désirer. 

    A propos de buanderie, ce sous-secteur ne bénéficie d’aucune attention ni de la part des hôteliers, ni de celle de l’ONTT (absence de formation à l’Iseth de Sidi Dhrif et aux Centre régionaux de formation relevant de l’ONTT).

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    Marokko – Royal Air Maroc setzt elf Flugverbindungen vorübergehend aus

    Von: maghreb
    24. Mai 2026 um 09:58

    Royal Air MarocDie nationale marokkanische Fluggesellschaft reagiert auf gestiegene Kerosinkosten infolge der Spannungen im Nahen Osten sowie auf eine veränderte Nachfrage. Insgesamt elf internationale Strecken sind von der Maßnahme betroffen. Casablanca – Die marokkanische Fluggesellschaft Royal Air Maroc (RAM) nimmt kurzfristige Anpassungen an ihrem internationalen Streckennetz vor. Aufgrund der stark gestiegenen Kerosinpreise und einer rückläufigen Passagiernachfrage auf […]

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    Pour voyager au Maroc : les Tunisiens soumis à des formalités

    À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations de football que le Maroc accueillera du 25 septembre 2025 au 25 janvier 2026, les autorités marocaines mettent en place de nouvelles formalités pour les voyageurs tunisiens.

    Désormais, tout ressortissant tunisien se rendant au Maroc pour des raisons touristiques, professionnelles ou familiales devra obtenir une AEVM (Autorisation électronique de voyage au Maroc). La demande doit être effectuée en ligne au moins 96 heures avant le départ sur la plateforme officielle www.acces-maroc.ma.

    Par ailleurs, les supporters de la CAN devront quant à eux solliciter un visa électronique via l’application Yalla.

    Certaines catégories de voyageurs sont toutefois exemptées de ces obligations :

    • les titulaires de passeport diplomatique,

    • les passagers en transit,

    • les personnes âgées de 55 ans et plus,

    • ainsi que les résidents permanents au Maroc ou conjoints de Marocains.

    Cette mesure, de nature temporaire, vise à renforcer l’organisation et la sécurité des flux de voyageurs pendant la compétition continentale.

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