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Heute — 14. April 2026Haupt-Feeds

Des projets bloqués depuis des années à Korbous, mais…

14. April 2026 um 14:15

Nichée sur les hauteurs du Cap Bon, Korbous est l’une des stations thermales les plus anciennes de Tunisie, réputée depuis des siècles pour ses sources d’eau chaude aux vertus thérapeutiques. Une région bénie par la nature, entre mer et collines verdoyantes, qui aurait tout pour être une destination de référence, et qui pourtant peine à décoller.

Le 8 avril dernier, le ministre du Tourisme s’est rendu sur place pour examiner la situation. Des projets touristiques à l’arrêt, paralysés par des blocages juridiques et fonciers, une région au potentiel intact mais inexploité. Sur place, aux côtés de la gouverneure de Nabeul et des investisseurs concernés, le message était sans ambiguïté: identifier les blocages, coordonner les efforts, débloquer sans délai. Car les atouts sont là: sources thermales, littoral préservé, cadre idéal pour le tourisme de bien-être et l’écotourisme. Des richesses qui attendent depuis trop longtemps d’être valorisées. Le signal est fort. Les investisseurs, eux, attendent désormais les actes.

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Des réservations en chute libre: voici les destinations les plus touchées en mars 2026

06. April 2026 um 10:11

Le mois de mars 2026 est difficile pour le tourisme. Les réservations de voyages reculent de 19,6% en France par rapport à mars 2025. Cause principale: la guerre au Moyen-Orient. Elle inquiète les voyageurs. Elle perturbe les vols. Elle fait fuir les clients de nombreuses destinations.

Les destinations qui s’effondrent

L’Égypte est la grande perdante du mois. Ses réservations chutent de 69%. C’est brutal. Le pays avait pourtant bien démarré l’année, porté par l’ouverture du Grand Musée Égyptien. Mais la proximité avec la zone de conflit a tout changé. Les États-Unis ne s’en sortent pas mieux. Ils perdent 50% de leurs réservations. Maurice recule de 47%. La Tanzanie de 45%. Le Mexique de 37%. Le Portugal de 34%. Ces destinations n’ont pourtant rien à voir avec le Moyen-Orient. Mais les voyageurs français sont frileux. Ils attendent. Ils reportent leurs projets.

La Grèce perd 28% de ses réservations. La Tunisie, 26%. Le Maroc, 12%. Même l’Espagne, première destination du classement, n’échappe pas à la tendance. Elle recule de 2,9%. C’est peu, mais c’est un signal.

Les destinations qui résistent et même progressent

Dans ce tableau sombre, quelques destinations tirent leur épingle du jeu.

L’Albanie crée la surprise. Ses réservations explosent de 222%. C’est la plus forte hausse du baromètre. La destination est encore peu connue. Ses prix sont bas. Ses liaisons aériennes s’améliorent. Les voyageurs s’y intéressent de plus en plus.

Le Japon résiste bien aussi. Il affiche une hausse de 21%. C’est remarquable pour une destination asiatique, dans un contexte où toute la région souffre. La Guadeloupe progresse de 19%. La République dominicaine de 14%. Le Canada de 9%. Ces destinations ont un point commun: elles sont loin des zones de tension. Les voyageurs s’y sentent en sécurité.

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« Brader la destination Tunisie serait une erreur irréversible »

04. April 2026 um 08:17

À la suite des informations parfois inquiétantes et souvent contradictoires concernant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la Tunisie, nous avons voulu en avoir le cœur net en sondant la perception des professionnels du secteur. Le premier d’entre eux est un confrère, fondateur d’une revue spécialisée dans le secteur touristique (avant de recueillir d’autres témoignages). Tout de go, il tire la sonnette d’alarme.

Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et un climat anxiogène persistant, il appelle les hôteliers tunisiens à résister aux pressions tarifaires des tour-opérateurs. Tout en pointant un facteur de compétitivité perdu : l’obligation du passeport pour les touristes étrangers.

Interrogé sur l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la destination tunisienne, il n’a pas manqué de souligner l’opacité qui règne autour des données officielles sur le tourisme en Tunisie. Pour étayer ses dires, il indique que les chiffres du tourisme en Tunisie, de la saison 2024-2025, n’ont toujours pas été publiés…

 

Lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : le succès discret des agences de voyages tunisiennes vers l’Arabie saoudite

 

Sur le fond, le journaliste a tenu à rappeler un argument géographique essentiel : la Tunisie est loin de la zone de conflit. Le vrai problème, estime-t-il, réside dans l’amalgame persistant qui affecte une partie de l’opinion publique européenne, peu au fait de la géographie, et qui tend à assimiler l’ensemble des pays arabes et musulmans dans une même perception de danger. Face à cela, il reconnaît qu’un certain freinage des réservations a bien eu lieu, les tour-opérateurs eux-mêmes le confirment. Mais il distingue ce ralentissement d’un refus catégoriel. À ses yeux, il s’agit avant tout d’une conséquence du climat anxiogène généré par la surexposition médiatique à la guerre. Lequel retarde la prise de décision du touriste sans l’annuler.

 

La saison sera sans doute celle du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. D’où la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix.

 

Quel que soit le scénario – poursuite ou cessation des hostilités au Moyen-Orient -, notre confrère, au fait des données sur le secteur touristique, prédit une saison placée sous le signe du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. C’est dans ce contexte qu’il identifie le principal danger : la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix. Mais notre interlocuteur s’y oppose catégoriquement : il s’agirait là d’une erreur fatale. « Céder aux sirènes du discount, prévient-il, compromettrait durablement l’image de la destination et rendrait le relèvement tarifaire ultérieur quasiment impossible ».

À ce défi s’ajoute un facteur aggravant d’ordre international : la flambée du prix du kérosène, dont le coût a doublé sur les marchés mondiaux. Le transport aérien sera frappé de plein fouet, entraînant mécaniquement une hausse des coûts pour le voyageur. Notre interlocuteur note toutefois que la Tunisie conserve une carte à jouer face à ses concurrents directs. L’Égypte et la Turquie, bien qu’elles s’efforcent de rassurer leur clientèle, seront elles aussi affectées par le même phénomène d’amalgame géographique, la Turquie ayant déjà par ailleurs essuyé des impacts directs du conflit.

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie. Une troisième voix prône le profil bas, dans l’attente d’une accalmie avant de relancer les campagnes traditionnelles. En attendant, les professionnels du secteur préparent la saison estivale avec une relative sérénité, conscients des turbulences possibles mais déterminés à avancer.

 

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie.

 

L’obligation du passeport

In fine, notre spécialiste aborde un autre handicap compétitif, apparu dès la saison précédente : l’obligation faite aux touristes étrangers voyageant en formule tout compris de se présenter munis d’un passeport. Une mesure qui, selon lui, a considérablement freiné certains marchés. Et notamment le marché italien, où la tradition du séjour qui se décide à la dernière minute est bien ancrée. Le coût du passeport, pouvant atteindre 90 à 100 euros selon les pays, représente une charge dissuasive pour une famille : quatre passeports à renouveler, c’est jusqu’à 400 euros supplémentaires avant même de boucler sa valise.

 

Lire également: Conditions d’entrée en Tunisie dès janvier 2025

 

Autant de raisons, conclut-il, de choisir la Turquie, le Maroc, l’Égypte, la Grèce ou l’Espagne, des destinations qui, elles, continuent d’accepter la carte d’identité. La Tunisie aurait ainsi perdu un facteur de compétitivité majeur. Quand bien même les autorités soutiendraient que les chiffres globaux n’en ont pas souffert ; sans cette décision, ils auraient été meilleurs, assure-t-il.

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Musées : la Fédération du tourisme surprise par la hausse des droits d’entrée

03. April 2026 um 16:43

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien, dans un communiqué publié vendredi 3 avril, se dit stupéfaite à la suite de la décision consistant à réviser le droit d’entrée aux sites et musées relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), avec effet immédiat et sans préavis ni concertation avec la profession. Cette décision a été publiée au JORT N° 34 daté du 31 mars 2026, précise la fédération.

La fédération met en relief la valeur patrimoniale des sites, monuments et musées tunisiens, une valeur, dit-elle, reconnue à l’échelle universelle, rappelant que le droit d’accès est resté modeste comparé à celui pratiqué dans d’autres pays. La fédération conteste toutefois la promptitude de la décision et l’application immédiate de ces nouveaux tarifs.

Pour les agences de voyages spécialisées dans le tourisme « réceptif », les effets qui découleront de cette décision seront extrêmement préjudiciables et les pertes, pour certaines d’entre elles, sont estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours.

En effet, les agences de voyages tunisiennes sont liées par des contrats signés à l’année avec les opérateurs étrangers, il leur est donc impossible légalement de renoncer à une quelconque clause notamment de tarifs convenus et en cours d’application, explique la fédération.

Elle cite à titre d’exemple le droit d’entrée du Musée national du Bardo majoré de 130 % pour les clients étrangers. D’autres sites ont vu leurs prix augmenter de près de 70 %.

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Hôteliers et restaurateurs auditionnés au Parlement : compte-rendu de la rencontre

La Commission du tourisme à l’ARP a tenu une séance d’audition des représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat à l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) a tenu hier une séance consacrée à l’audition des représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT). Cette réunion avait pour objectif d’examiner les préoccupations du secteur touristique et de recueillir leurs avis sur deux propositions de loi relatives respectivement à l’organisation de la profession de guide touristique et à la mise en place d’un système national de tourisme social.

Hôtels: baisse de la capacité d’accueil

Les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, conduits par leur présidente Dora Milad, accompagnée des membres du bureau exécutif, Jalel Henchiri et Tahar Zahar, ont présenté un exposé sur les principales difficultés du secteur touristique. Ils ont indiqué que la capacité d’accueil est passée de 235 000 à 175 000 lits, suite à la fermeture de 164 hôtels, soit environ 30 % des établissements classés, tout en mettant en garde contre une aggravation de la situation en raison du contexte sécuritaire régional.

Ils ont également souligné que le secteur hôtelier, à l’instar des autres activités touristiques, souffre de problèmes structurels tels que le chevauchement des rôles et le manque de coordination entre les différents intervenants. La qualité des services est en baisse ont-ils indiqué, principalement en raison du manque de main-d’œuvre qualifiée et de l’émigration d’une partie de celle-ci, conséquence d’un décalage entre le système de formation et les besoins du marché.

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Les membres de la Commission tourisme à l’ARP: Mohamed Yahiaoui, président Hamadi Laachari Ghilani, vice-président, Aymen Boughdiri, rapporteur, en présence des membres Salah Sayadi, Badis Belhaj Ali et Mohamed Hédi Allani.

L’aérien pointé du doigt

À cela s’ajoute la faiblesse du transport aérien national, confronté à une crise structurelle affectant l’économie et l’image de la destination tunisienne.

Ils ont appelé notamment à renforcer les infrastructures de transport aérien, à faciliter l’accès au marché pour les compagnies aériennes, même à titre exceptionnel, à accélérer la digitalisation des services touristiques, à améliorer l’accès au financement et à rehausser l’esthétique des zones touristiques.

Lors des échanges, les intervenants ont insisté sur la nécessité de diversifier l’offre touristique, soulignant que le modèle basé uniquement sur le tourisme balnéaire et saisonnier n’est plus viable face à la concurrence accrue et à la baisse du pouvoir d’achat sur les marchés traditionnels. Ils ont plaidé pour le développement du tourisme alternatif, notamment le tourisme des seniors, en forte croissance à l’échelle mondiale.

Favoriser l’innovation et la diversité

En réponse aux observations des députés, les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie ont insisté sur la nécessité d’un cadre juridique global, élaboré de manière participative entre les pouvoirs exécutif et législatif, favorisant la diversité, l’innovation et l’intégration dans l’environnement naturel et culturel.

Concernant la proposition de loi relative à la mise en place d’un système national de tourisme social, les représentants des deux fédérations ont estimé que le texte, dans sa version actuelle, est peu applicable et soulève plusieurs problèmes pratiques et juridiques. Selon eux, il risque d’aggraver la crise du secteur, de décourager l’investissement, tant national qu’étranger, et de réduire les recettes en devises.

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Questions de choix et de liberté

Ils ont également critiqué l’obligation faite aux établissements touristiques privés de consacrer près d’un tiers de leur capacité à une catégorie sociale spécifique, estimant qu’elle contrevient aux principes fondamentaux du droit tunisien, tels que la liberté contractuelle et la liberté d’investissement, ainsi qu’aux règles de concurrence et de fixation des prix.

Ils ont proposé que l’adhésion au système de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales, tout en appelant à développer des alternatives, notamment en réhabilitant les hôtels fermés et en aménageant des plages et espaces publics adaptés aux familles.

La FTRT pointe l’arsenal juridique

Le président de la Fédération, Habib Ben Moussa, a estimé pour sa part face aux parlementaires que la crise du secteur résulte essentiellement d’un arsenal législatif contraignant, datant pour l’essentiel des années 1980 et ne répondant plus aux standards internationaux de compétitivité.

Il a ajouté que la multiplicité et la dispersion des textes juridiques et réglementaires constituent un frein à son développement, tout comme la multiplicité des organes de contrôle, en l’absence de coordination entre eux.

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La délégation de restaurateurs à l’ARP conduite par le président de la FTRT, Habib Ben Moussa, avec Ali Tahri, Haroun Trimech, Mohamed Mahdaoui et Mohamed Haouas.

Le secteur est en effet soumis à des contrôles parallèles de plusieurs ministères (Tourisme, Intérieur, Finances, Santé, Commerce), ce qui disperse les efforts d’investissement et engendre parfois des contradictions dans l’application des conditions.

Révision du cadre législatif

Il a également évoqué la longueur et la complexité des procédures administratives, soulignant que l’obtention des autorisations nécessaires à la création d’un restaurant touristique peut prendre plusieurs années, gelant les investissements à la phase de création et alourdissant les charges financières des investisseurs.

Il a appelé à une révision et une unification du cadre juridique du secteur, en adéquation avec l’évolution du tourisme mondial, ainsi qu’à une révision du régime fiscal applicable aux restaurants classés, soumis à des contraintes strictes, alors que se développent en parallèle des établissements non classés opérant sans les mêmes obligations fiscales.

Action et encadrement

Lors du débat, les députés ont reconnu que les difficultés du secteur ne doivent pas occulter certaines insuffisances, appelant les structures professionnelles à renforcer la formation et l’encadrement, ainsi qu’à jouer un rôle plus actif dans la promotion de la destination tunisienne, notamment à travers la valorisation du patrimoine culinaire. Ils ont également relevé qu’un nombre important de restaurants ne répond pas aux normes, ce qui nuit à l’image de la Tunisie face aux destinations concurrentes.

Les intervenants ont proposé l’élaboration d’un texte législatif unifié intégrant automatiquement l’autorisation de vente de boissons dans le certificat de classification touristique, ainsi que la révision du système de pension complète afin de dynamiser l’activité économique en dehors des hôtels.

En conclusion, les membres de la commission ont réaffirmé leur engagement à accélérer les réformes nécessaires dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration touristique, à travers des propositions concrètes visant à moderniser le cadre législatif et à lever les obstacles entravant l’activité des professionnels.

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Tourisme méditerranéen : des gagnants et des perdants de la guerre en Iran

03. April 2026 um 14:33

Entre annulations massives, flambée des prix du carburant et fermetures d’espaces aériens, le conflit iranien fait vaciller l’économie touristique de toute la Méditerranée orientale. Chypre, la Grèce, la Turquie et l’Égypte paient un lourd tribut. Tandis que l’Espagne et Malte profitent d’un report inattendu des flux de voyageurs.

La guerre qui embrase l’Iran n’épargne pas le secteur touristique méditerranéen. Alors que les combats s’intensifient, les répercussions se font sentir jusqu’aux côtes chypriotes, grecques et égyptiennes. En quelques semaines, la confiance des voyageurs s’est effondrée, les vols ont été annulés par milliers, et les prix du kérosène ont explosé, plongeant une partie de la région dans une crise inédite.

Chypre, territoire le plus touché

L’île de Chypre, située à moins de 300 kilomètres des côtes libanaises et syriennes, paie le plus lourd tribut. Selon un rapport de l’Association des hôteliers publié par le site ThePrint le 26 mars, le taux d’annulation des réservations de courte durée a atteint 100 % au lendemain des premières frappes, avant de retomber autour de 45 % quelques semaines après.

La Banque centrale de Chypre a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, passant de 3,0 % à 2,7 %, en citant explicitement l’impact de la guerre.

La Grèce et la Turquie sur la corde raide

En Grèce, Aegean Airlines, la première compagnie du pays, enregistre une baisse à deux chiffres des réservations pour l’été. Même tendance en Turquie, où les hôteliers d’Antalya et d’Izmir voient les précommandes fondre. « Les clients nordiques et américains se reportent vers l’ouest. Ils ont peur d’un embrasement régional », explique Melih Özbek, consultant en tourisme à Istanbul.

Les deux pays, dont l’économie dépend fortement des recettes estivales, redoutent une saison blanche. Le ministre grec du Tourisme a annoncé la semaine dernière un plan d’aide d’urgence de 50 millions d’euros pour les petites îles de l’Égée orientale.

L’Égypte asphyxiée par la hausse des billets d’avion

En Égypte, le problème est différent mais tout aussi grave : la flambée du prix du pétrole rend le voyage inabordable. Le baril de Brent a franchi à nouveau le seuil des 110 dollars, du jamais-vu depuis juillet 2022. Résultat : les tarifs aériens vers Charm el-Cheikh et Le Caire ont bondi de plus de 200 %, selon le site 22-med.com. « Les familles européennes qui venaient passer une semaine à la mer Rouge renoncent. Le billet d’avion coûte désormais plus que le séjour », déplore Samir Fawzi, directeur d’une agence au Caire.

L’occupation hôtelière a chuté de 20 à 25 % par rapport à l’année dernière, selon la fédération égyptienne du tourisme.

Des gagnants inattendus : le Maroc et la Tunisie comme destination de repli

Toute crise crée des opportunités. La Méditerranée occidentale profite pleinement du mouvement de repli. L’Espagne enregistre une hausse notable des réservations en provenance du Royaume-Uni, d’Allemagne et de France. Malte tire également son épingle du jeu, vantant sa neutralité et sa sécurité.

Le conflit profite toutefois à certains pays d’Afrique du Nord qui deviennent des destinations de substitution : le Maroc et la Tunisie sont cités parmi les destinations qui attirent les voyageurs initialement destinés au Moyen-Orient.

Par ailleurs, l’aéroport d’Istanbul, lui, se positionne comme une plaque tournante alternative au Golfe. « Le trafic de transit vers l’Asie et l’Europe emprunte désormais la route du Bosphore », constate un analyste du cabinet OAG.

Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), le conflit coûte chaque jour 550 millions d’euros de recettes touristiques au seul Moyen-Orient. Un manque à gagner que la Méditerranée orientale commence à mesurer, angoisse après angoisse, annulation après annulation.

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e-Visa en Tunisie : le moment est-il venu ?

03. April 2026 um 10:47

La question du visa électronique s’impose. Adopter l’e-Visa avec des frais symboliques : 10 dollars par touriste, 20 par famille (le visa classique étant conservé pour des raisons sécuritaires) est une des solutions. C’est ce que prédit le politologue Sami Jallouli.

Il rappelle via son post fb, que cette solution intermédiaire, plébiscitée par des pays comme l’Égypte (30 dollars), équilibre facilitation touristique, revenus et contrôle sécuritaire. Il estime que ce montant, affecté directement à une promotion intelligente, n’alourdit pas le budget du touriste européen ou arabe…

Mais la grande question que tout le monde se pose reste : et si cette mesure s’appliquait en Tunisie? Quels en seraient donc les avantages? Dans cette réflexion, Sami Jallouli souligne qu’une telle solution permettrait à la Tunisie non seulement de renforcer le contrôle sécuritaire et les données, au lieu d’un accès totalement libre, mais elle offrirait en l’occurrence un examen préalable des noms des arrivants avant même leur atterrissage à l’aéroport.

Il précise dans ce contexte : “Nous pourrions exploiter cette base de données pour établir des statistiques sur les nationalités des touristes, leurs âges et leurs destinations préférées. Ce qui aiderait à la planification stratégique touristique et à cibler précisément les campagnes publicitaires sur la base des données collectées, plutôt qu’une promotion aléatoire.”

Et de poursuivre : “Cette mesure nous permettrait d’améliorer la valeur de la destination touristique, de valoriser nos sites historiques et de protéger et soutenir notre patrimoine matériel et immatériel.”

En marketing, il arrive souvent que les choses offertes gratuitement donnent une impression de faible valeur et d’indifférence; il est même prouvé dans bien des cas que plus les prix sont élevés, plus la demande est forte.

Et de conclure : “Imposer des frais modestes et des procédures électroniques pourrait conférer à l’État un caractère plus organisé et professionnel… Cela réduirait les files d’attente aux passeports, car les données sont préenregistrées dans le système, sans besoin de les ressaisir. Il suffirait de passer le passeport sur le système de manière individuelle… Un montant de 10 ou 20 dollars est dérisoire comparé aux coûts des billets et de l’hébergement, mais il donne au touriste le sentiment d’entrer dans un pays organisé qui respecte ses données et lui offre des procédures d’entrée fluides…”

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Tourisme alternatif : en finir avec la niche pour conquérir le grand public

Parce que le tourisme alternatif doit profiter au plus grand nombre de touristes au-delà du cercle des initiés, la Fi2T veut compter sur les agences de voyage pour la démocratisation du tourisme d’expérience.

Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.

L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.

Un déficit d’information malgré une offre d’excellence

La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.

Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.

Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.

Lire aussi: Hébergements touristiques alternatifs : les dernières retouches avant l’adoption du nouveau cadre juridique 

Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.

D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.

L’urgence des nouveaux cahiers des charges

Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.

Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

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Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.

Une plateforme vitrine

Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.

Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».

Sortir du « mass market »  

Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

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Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»

Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.

En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.

©Destination Tunisie

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Tunis, la renaissance qui séduit le monde

01. April 2026 um 11:42

Tunis s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations les plus en vue en Méditerranée. Saluée par The New York Times, la capitale tunisienne est décrite comme une ville qui « se réinvente en temps réel ».

Portée par des prix attractifs, une accessibilité renforcée et une scène créative dynamique; Tunis attire un nombre croissant de voyageurs en quête d’authenticité. C’est ce que rapporte le site algérien spécialisé VVA.

A l’appui de cela, le journal américains cite des chiffres qu’il juge éloquents voire flatteurs. Ainsi, « après 6,4 millions de visiteurs en 2022, la Tunisie a dépassé les 11 millions de touristes en 2025. Elle renoue avec son attractivité d’avant crise. Vols courts depuis l’Europe, formalités simplifiées et coût de la vie compétitif expliquent en partie cet engouement ».

Et ce n’est pas tout. Car Tunis séduit également par sa transformation. C’est le cas à Sidi Bou Saïd, souligne le média, « les façades traditionnelles côtoient concept stores et initiatives durables. Cette modernité s’ancre dans un riche héritage, notamment à Carthage, dont les vestiges restent accessibles, ou au musée du Bardo, célèbre pour ses mosaïques ».

Entre cafés hybrides, gastronomie revisitée et vie nocturne animée, Tunis conjugue passé et présent. Une alchimie qui fait de la capitale une destination à la fois vivante, culturelle et résolument contemporaine, conclut The New York Times.

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Les leaders du tourisme s’unissent contre le gaspillage alimentaire

31. März 2026 um 17:39

À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et ONU Tourisme ont lancé «Recipe of Change», une initiative mondiale pour réduire le gaspillage alimentaire dans le secteur du tourisme.

Cette mobilisation regroupe les principales entreprises touristiques, représentant plus de 600 millions de clients et 56,5 milliards de dollars de revenus annuels.

L’objectif est de mesurer le gaspillage, adopter des solutions pratiques et influencer les comportements des consommateurs afin d’atteindre l’objectif 12.3 des Nations unies : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030.

Des groupes comme Accor, Hilton, Club Med ou TUI participent déjà, inspirés par des projets pilotes réussis comme « Green Ramadan » qui a permis une baisse de 60 % du gaspillage dans plusieurs hôtels. ONU Tourisme et le PNUE encouragent davantage d’acteurs à rejoindre cette initiative pour un tourisme plus durable et responsable.

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210 000 croisiéristes depuis janvier: Costa veut augmenter ses escales en Tunisie…

26. März 2026 um 08:35

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekia, a reçu le 25 mars 2026 deux représentants du secteur maritime. Il s’agit du directeur des croisières chez Costa, et du président de la Chambre nationale du transport touristique. La réunion a porté sur le développement du tourisme de croisière et le renforcement des escales dans les ports tunisiens.

Un bilan encourageant depuis le début de l’année

Depuis janvier 2026, environ 210 000 touristes ont transité par les ports tunisiens dans le cadre de croisières. La Chambre nationale du transport touristique note également un intérêt croissant de plusieurs armateurs internationaux pour la destination.

Au port de La Goulette, chaque escale accueille en moyenne 6 600 passagers. Près de 90 % d’entre eux visitent des sites archéologiques et culturels ou achètent des produits de l’artisanat local.

Costa prévoit d’intensifier ses escales

Le représentant de Costa a indiqué que la compagnie compte augmenter la fréquence de ses escales tunisiennes à partir de 2027. Il a cité la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique comme facteurs déterminants dans cette décision.

La Tunisie mise sur ses ports

Le ministre Tekia a rappelé que son département suit l’évolution du marché international des croisières. Des travaux sont en cours pour renforcer la capacité d’accueil des ports touristiques et améliorer la qualité de leurs services. L’objectif affiché est de consolider la place de la Tunisie parmi les destinations méditerranéennes de croisière.

Le ministre a par ailleurs souligné que ce secteur contribue à l’activité économique locale et à la valorisation du tourisme culturel.

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Saison touristique 2026 en Tunisie : faut-il anticiper une stratégie de crise ?

La guerre au Moyen-Orient réveille de vieux démons: amalgames, peur de voyager, risque d’explosion des coûts du transport aérien. Un type de crise qui ne connaît pas les frontières et qui pourrait impacter lourdement une destination touristique comme la Tunisie.

Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.

Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.

Niveau de booking inquiétant

Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.

À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.

Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.

L’Europe du sud comme valeur refuge

Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.

Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.

Rassurer la clientèle

La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.

Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.

Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.

Attention au bradage

En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.

La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.

Hédi HAMDI

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« Lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés des zones touristiques », demande une députée

A l’ARP, la Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a écouté une députée proposant de limiter les loyers dans les zones touristiques.

Lors de la séance su mercredi 11 mars 2026, une parlementaire a proposé une initiative relative à l’organisation de l’exploitation des appartements et logements meublés.

Celle-ci a expliqué que la proposition de loi vise à lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés, notamment dans les zones touristiques, ainsi que contre l’absence de déclaration de ces locations aux autorités compétentes.

Cette situation entraîne à la fois une charge supplémentaire pour les citoyens et une perte de recettes fiscales importantes pour l’État. Elle a proposé de soumettre la location de logements et d’appartements meublés à un cahier des charges strict approuvé par arrêté du ministre chargé du tourisme, ainsi que d’obliger tout bailleur à conclure un contrat écrit et à tenir un registre numéroté et visé par l’administration fiscale, dans lequel seraient inscrites les recettes, les dépenses et les contrats conclus avec tous leurs détails.

Au cours du débat, les membres de la commission ont souligné la nécessité de ne pas confondre l’hébergement dans des unités touristiques et hôtelières structurées, soumises à une réglementation spécifique, avec la location de logements et d’appartements appartenant à des particuliers, qui relève des règles de location prévues par le droit civil et échappe par nature à la compétence du ministère du Tourisme, sauf dans le cas où le logement est exploité de manière régulière à des fins d’hébergement touristique. Ils ont proposé, à cet égard, de revoir le contenu de cette initiative.

À l’issue de la séance, la commission a décidé d’organiser plusieurs auditions avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les textes présentés et d’approfondir leur examen dans le cadre d’une coopération et d’une complémentarité entre les fonctions exécutive et législative.

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Des élus au parlement veulent instaurer un système national de tourisme social

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Des élus au parlement veulent instaurer un système national de « tourisme social »

A l’ARP, un groupe de parlementaires a proposé une initiative visant à instaurer un système national de tourisme social.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance aujourd’hui consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives. Parmi elles, une proposition de mise en place d’un système national de tourisme social.

Les concernés ont expliqué que la hausse des prix des appartements et des chambres d’hôtel dans les zones touristiques a contribué au recul des indicateurs du tourisme intérieur, devenu difficilement accessible pour les personnes à revenus faibles ou moyens. Ils estiment donc nécessaire d’intervenir pour obliger les établissements touristiques à assumer leur responsabilité sociale, notamment en consacrant une partie de leurs services à ces catégories.

30% de la capacité pour les catégories défavorisées

Lors du débat, les députés ont estimé que, malgré la dimension sociale et humaine évidente de la proposition de loi, son adoption se heurterait à plusieurs obstacles juridiques et pratiques. Ils ont notamment jugé irréaliste et excessif d’imposer aux établissements touristiques privés de réserver au moins 30 % de leur capacité d’hébergement et de services aux catégories défavorisées et à revenus limités.

Ils ont souligné que le tourisme social, en tant qu’expérience nouvelle dans le pays, devrait être introduit progressivement avec une évaluation régulière de ses résultats. Dans ce cadre, ils ont proposé que l’adhésion au programme de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales pour les établissements concernés.

En réponse aux interventions des députés, les représentants des initiateurs ont précisé que le taux de 30 % n’est qu’une proposition susceptible d’être révisée par la commission, tout comme les dispositions techniques du projet, qui devraient néanmoins comporter un minimum d’obligations pour garantir son application.

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Sabkhet Ben Ghayadha ou comment Mahdia veut changer de visage

Sabkhet Ben Ghayadha est un projet voulu par la société civile soutenu par plusieurs institutions privées et publiques et se penche sur le futur de la ville de Mahdia.

Déployé sur 142 hectares, dont plus de 30 hectares de plans d’eau, le projet vise à requalifier une zone marginalisée et sous-exploitée, en intégrant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels de manière cohérente. Il ne s’agit ni d’un simple aménagement, ni d’un geste isolé, mais d’une vision structurée de la ville de demain, respectueuse de l’identité culturelle et environnementale de Mahdia, et favorisant l’attractivité économique, la création d’emplois et la qualité de vie des habitants.

Sabkhet Ben Ghayadha se positionne comme un projet urbain exemplaire, fruit d’un dialogue entre citoyens, professionnels et institutions, et porteur d’une ambition collective de modernité, de durabilité et de cohésion sociale.

Partenaires divers

Porté par le groupement international MAP / ARLYNK / PwC, le projet Sabkhet Ben Ghayadha bénéficie d’une expertise complémentaire et d’un partenariat solide avec l’État tunisien, représenté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, et l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP).

La convention structurante signée en novembre 2025 a réuni les acteurs institutionnels et privés autour d’un objectif commun : sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre du projet. Cette démarche garantit rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.

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La journée du 14 janvier 2026 marquera une étape décisive dans la première phase opérationnelle du projet Sabkhet Ben Ghayadha, avec la tenue d’une conférence de presse au siège de Nechaa Mahdia et d’ateliers participatifs réunissant habitants, élus, professionnels et institutions publiques. L’événement mettra en lumière l’importance de la participation citoyenne et des engagements institutionnels dans la co-construction d’un projet urbain exemplaire.

Le grand public impliqué

La journée débutera dès le matin avec la mini-conférence “Art & Identité”, explorant les liens entre créativité locale et identité territoriale. Elle se poursuivra par une réunion d’information grand public, offrant aux habitants l’opportunité d’échanger directement avec les porteurs du projet sur les choix urbains et paysagers, ainsi que sur les enjeux de développement régional et environnemental.

L’atelier “Supports de consultation”, organisé en parallèle, permettra de préparer les documents de concertation et de recueillir les contributions citoyennes, avant la conférence de presse officielle à 11h30, moment central de la journée. Il s’agit en fait d’une série d’ateliers de concertation destinés à recueillir l’avis des citoyens, des élus, des professionnels et de la société civile sur les choix urbains, techniques et paysagers à venir.

L’après-midi sera marqué par une mini-conférence sur le développement régional, situant le projet Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale, et par une rencontre officielle au Complexe des jeunes de Mahdia, où autorités locales, députés et représentants institutionnels devraient réaffirmer leur engagement pour le succès du projet.

Un programme diversifié

La journée sera achevée par un atelier de restauration des contributions, consolidant les apports des citoyens et des professionnels et posant les bases du récit collectif du projet.

Cette journée clé s’inscrit dans une dynamique plus large initiée les 12 et 13 janvier. La première journée sera consacrée à une conférence sur l’histoire de Mahdia, rappelant ses racines méditerranéennes et fatimides et posant les fondations d’une réflexion sur le développement régional et les grands projets structurants, en intégrant les enjeux environnementaux et climatiques. Le lancement du concours d’idées mobilisera la créativité des citoyens pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier permettra aussi la tenue d’ateliers de storytelling, visites de site, analyse du concours d’idées 2021 et workshops créatifs, donnant aux professionnels, élus et habitants l’occasion de s’exprimer sur les choix urbains et paysagers et garantissant une démarche de co-construction.

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Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

07. Januar 2026 um 12:47

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

07. Januar 2026 um 10:28

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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Tourisme : Le Japonais Hankyu Travel lance des circuits dédiés à la Tunisie

02. Januar 2026 um 18:28

Le tour-opérateur japonais Hankyu Travel inaugure, à partir de février, une série de voyages organisés exclusivement destinés aux touristes nippons en Tunisie. Ces circuits immersifs ambitionnent de faire découvrir, en une dizaine de jours, les grands sites historiques, culturels et naturels du pays.

Le marché touristique japonais s’ouvre davantage à la Tunisie. Dès février, l’agence Hankyu Travel proposera des circuits complets de 8 à 11 jours, conçus pour un public nippon en quête de destinations culturelles et patrimoniales. L’annonce a été relayée par l’ambassade de Tunisie à Tokyo.

Un itinéraire couvrant l’essentiel du patrimoine tunisien

Les programmes élaborés par l’opérateur japonais traversent les principaux pôles touristiques du pays. Les voyageurs débuteront par le Grand Tunis, avec des escales à Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd, avant de rejoindre Kairouan, haut lieu du patrimoine islamique. Le circuit inclut également le théâtre romain d’El Jem, classé au patrimoine mondial, ainsi que Sousse.

Le Sud tunisien figure parmi les temps forts du séjour, avec des excursions dans le désert, la découverte des oasis, Matmata et ses habitations troglodytiques, sans oublier Djerba, île emblématique du tourisme culturel et balnéaire.

Des départs étalés sur le printemps

Plusieurs dates ont été programmées afin de répondre à la demande du marché japonais. Les départs sont prévus en février, mars, avril et mai, permettant une fréquentation étalée sur la basse et la moyenne saison touristique, un enjeu stratégique pour la destination Tunisie.

L’initiative de Hankyu Travel confirme l’intérêt persistant du marché asiatique pour la Tunisie, notamment pour son patrimoine millénaire et la diversité de ses paysages. Elle pourrait contribuer à diversifier la clientèle touristique et à renforcer la reprise du secteur en 2026, dans un contexte de concurrence accrue entre les destinations méditerranéennes.

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Douz ne fait pas le plein par hasard

02. Januar 2026 um 13:53

Avec un taux d’occupation de 86 % et près de 2 000 touristes ayant passé la nuit du Nouvel An administratif dans ses hôtels, campements et unités d’animation, Douz confirme une dynamique touristique hivernale qui dépasse l’effet ponctuel des fêtes. Derrière ces chiffres, se dessine un positionnement saharien de plus en plus structuré dans le Sud tunisien.

86 % d’occupation et 1 980 touristes pour la nuit du Nouvel An

Les chiffres ont été communiqués par Yasser Souf, commissaire régional au tourisme à Kébili, lors de plusieurs interventions sur des radios nationales et régionales consacrées au bilan de la nuit du Nouvel An administratif. Selon ce bilan consolidé, la zone touristique de Douz a enregistré un taux d’occupation de 86 %, avec 1 980 touristes ayant passé la nuit dans les différentes unités touristiques, incluant hôtels, campements et structures d’animation réparties dans l’espace saharien.

Cette fréquentation s’inscrit dans un contexte organisationnel encadré. Des équipes de contrôle relevant de la délégation régionale du tourisme ont assuré plusieurs visites de terrain durant la période afin de vérifier la qualité des services proposés, lesquels ont été jugés globalement satisfaisants.

Une clientèle majoritairement européenne et une activité soutenue en 2025

La majorité des touristes accueillis à Douz durant cette période étaient de nationalité italienne et française, aux côtés de touristes tunisiens. Ce profil confirme l’attractivité du produit saharien auprès des marchés européens, notamment en période hivernale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, la région de Kébili a enregistré près de 176 000 arrivées touristiques jusqu’au 10 décembre, contre un peu plus de 171 000 sur la même période de 2024, soit une progression d’environ 1 %. Le nombre de nuitées a suivi la même tendance, passant d’environ 189 000 à près de 193 000. Par ailleurs, plus de 2 500 excursions vers l’espace désertique ont été recensées durant l’année, confirmant le rôle central du désert dans l’activité touristique locale.

Comparée à certaines années antérieures marquées par des afflux plus importants lors des fêtes, la fréquentation actuelle traduit moins une contraction qu’une évolution du modèle, fondée sur la régularité, la spécialisation de l’offre et la valorisation de l’expérience saharienne.

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