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Aux couleurs du Portugal : Deux guitares au palais Ahmed Bey

08. Oktober 2026 um 11:54

Avec beaucoup de délicatesse, le récital de la guitariste portugaise Marta Pereira da Costa a été décalé d’une demi-heure dans l’attente de l’appel à la prière d’Al Icha à partir de la mosquée voisine du palais Ahmed Bey à la Marsa. Une attention très appréciée par le public présent qui attendait de découvrir la musicienne portugaise et Francisco Sales qui l’accompagnait avec une deuxième guitare.

Marta Pereira da Costa n’est pas inconnue du public tunisien. Elle s’est déjà produite en 2009 à Ennejma Ezzahra et apporté l’énergie de sa présence et celle de sa guitare qui chante le fado, ce style musical portugais entre tous.

Concert acoustique donc, avec deux guitares qui dialoguent, deux guitares dont l’une porte l’autre, le tout se mariant à merveille. La première pièce a pris la forme d’un voyage au Portugal, un peu comme un prélude musical qui annonce la couleur et installe un univers sonore aux couleurs vives.

Avec « Mouvement », un second morceau plutôt impressionniste, la musicienne est venue rappeler sa culture classique et sa connaissance du piano. Dans un style qui évoque certaines études de Debussy, les deux guitares ont d’abord décrit le flux de l’eau avant un final impétueux, proche d’une farandole débridée.

Les pièces musicales allaient ensuite se succéder, tissées dans une vaste diversité sonore et une rencontre permanente entre les cultures et les sonorités. Une magnifique interprétation du mythique « Summertime » de Gerschwin allait éblouir l’assistance. Jeu épuré, tempo jazzy et guitares débridées pour un crescendo final transmuant une complainte en échappée belle.

Puis ce fut une invitation à danser, tous portés par un air entraînant aux effluves jaillis du nord du Portugal. À l’unisson, trois cents mains battaient la cadence, épousaient l’invitation des deux guitares et distillaient la joie du moment.

Quatre autres pièces de structure plus classique constitueront le second versant du récital. Au début, l’on dirait une Nocturne de Chopin mais imperceptibles, les couleurs portugaises reprenaient le dessus.

Le style de Marta Pereira da Costa est ainsi : un ancrage classique, des arpèges qui se déploient à l’infini de deux guitares puis des vibrations entre jazz et folklore. Deux moments idéaux allaient suivre. Imprégné de saudade, le premier reprendra un fado classique avec deux accords puissants et des libres variations.

Tout en émotion, le second est intitulé « Solo » et n’était autre qu’un retour aux sources puisqu’il s’agit de la toute première composition de l’artiste alors qu’elle venait de troquer son piano contre une guitare portugaise. Inspiré, de facture classique, avec de claires harmonies, ce solo de l’âme ouvrira le chemin d’un final aussi rythmé que vivement applaudi.

Avec quelques mots choisis, Marta Pereira da Costa remerciera le public et promettra de revenir bientôt et plus longuement. En partance pour la Pologne, après une tournée en Inde et un récital en Tunisie, elle laisse un sillage de grâce et déjà la trace d’un enchantement musical.

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Icône du fado portugais : Marta Pereira Costa en Tunisie

05. Oktober 2026 um 09:56

C’est à l’invitation de l’ambassade du Portugal à Tunis que la guitariste portugaise Marta Pereira da Costa se produira prochainement dans nos murs.

Première femme à jouer de la guitare portugaise dans le monde du fado, cette musicienne connaît actuellement un succès international remarquable.

Au-delà du fado, elle explore des sonorités jazz et associe à cet élan, des rythmes du Brésil et du Cap-Vert.

Lors de son récital à Tunis, la jeune diva portugaise sera accompagnée par Francisco Sales à la guitare acoustique.

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La Goulette 2026 : combien rapportent réellement les croisières

210.000 croisiéristes ont accosté au port de la Goulette depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui confirme l’attractivité de l’escale.

Ils sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Dès qu’ils jettent l’ancre, c’est toute une ruche qui se met en place. Au port de la Goulette, chaque arrivée de navire s’accompagne d’une dynamique intense où s’activent guides, bus, taxis, commerçants et autres opérateurs.

Deux acteurs majeurs

Actuellement, le port enregistre deux escales régulières par semaine, opérées notamment par les compagnies Costa Croisières et MSC Croisières, représentant environ 9 000 passagers hebdomadaires. Des négociations sont par ailleurs en cours pour l’ajout de deux escales régulières supplémentaires par semaine.

Cette tendance s’inscrit dans une progression plus large du trafic : le nombre de passagers est ainsi passé d’environ 56 000 en 2022 à une projection de près de 500 000 d’ici là fin 2026.

Recettes en devises

« Sur la base d’une hypothèse prudente — 80 % des passagers débarquant avec une dépense moyenne de 50 euros par personne — les recettes générées atteindraient près de 360 000 euros par semaine, soit plus de 18 millions d’euros par an en devises », commente Sami Debbiche, directeur général de Goulette Shipping Cruise (GSC), la société qui gère le village touristique et le port des croisières de la Goulette.

À ces montants, s’ajoutent d’autres sources de revenus, notamment les taxes passagers, les frais de stationnement des navires et les services portuaires. Autant de flux financiers qui profitent à la fois à l’autorité portuaire et au terminal de croisière, renforçant ainsi l’apport global de cette activité à l’économie nationale, souligne encore le responsable.

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Les estimations pour l’année 2026 portent sur 500.000 croisiéristes débarquant au terminal Goulette Shipping Cruises.

Stratégie promotionnelle

Au-delà des chiffres, les autorités multiplient les initiatives pour consolider cette dynamique. La direction du terminal de croisière de La Goulette mène, en coordination avec les acteurs institutionnels — dont le ministère du Tourisme — une stratégie active de promotion de la destination. Celle-ci repose notamment sur des contacts directs avec les compagnies internationales et une présence régulière dans les salons professionnels dédiés au secteur.

Lors d’une rencontre tenue le 25 mars 2026, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a échangé avec des responsables du secteur, dont Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

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De droite à gauche: Sofiene Tekaya (ministre du Tourisme), Slim Ben Jabballah (réceptif des compagnies MSC et Costa) et Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

Ce dernier a confirmé l’intérêt croissant pour la Tunisie dans les itinéraires maritimes, indiquant qu’en moyenne 6 600 passagers arrivent par escale, dont près de 90 % participent à des excursions vers des sites culturels et touristiques, avec une attention particulière portée aux produits de l’artisanat local.

Perspectives 2027

Dans cette perspective, la compagnie prévoit d’intensifier sa programmation vers la Tunisie à partir de 2027, invoquant notamment la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique. Les autorités tunisiennes considèrent désormais le tourisme de croisière comme un levier stratégique de diversification.

L’objectif affiché est double : renforcer l’attractivité des ports, améliorer leur capacité d’accueil et hisser la qualité des services, tout en valorisant une offre culturelle à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, la montée en puissance des escales à La Goulette apparaît comme l’un des indicateurs les plus tangibles du repositionnement progressif de la Tunisie sur la carte des grandes destinations méditerranéennes de croisière.

©Destination Tunisie

 

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