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Avec une croissance de 5,7 %, la BVMT est classée deuxième au niveau arabe en février

04. April 2026 um 20:21

La Bourse de Tunis est classée deuxième au niveau arabe, à la fin du mois de février 2026, en termes de croissance, portée par la hausse des secteurs phares et l’amélioration des indices de confiance des investisseurs.

Selon le dernier rapport du Fonds monétaire arabe (FMA), la Bourse de Tunis a enregistré une croissance de 5,72 %, se classant au 2ème rang, après la Bourse de Mascate, qui occupe la première place.

Cette performance positive de la bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) s’inscrit dans un contexte divergent sur les marchés financiers arabes, dans la mesure où le marché boursier tunisien a réussi à dépasser les taux de croissance réalisés par d’autres marchés arabes, tels que Abu Dhabi, Dubaï et l’Égypte, tandis que l’indice composite du FMA pour l’ensemble des marchés financiers arabes a reculé de 0,83 % au cours de la même période.

En contrepartie, certains marchés financiers ont connu des baisses, durant le même mois. Ainsi, la Bourse de Damas a enregistré une baisse d’environ 1,84 %, suivie de la Bourse de Qatar avec un recul de 2,26 %, puis par la Bourse de Casablanca avec 2,82 %, et la Bourse de Palestine avec une baisse de 3,64 %.

Le marché financier saoudien est à la tête de la liste des marchés ayant enregistré les plus fortes baisses, soit une diminution d’environ 5,91 %. Selon les dernières données, la capitalisation boursière de la Bourse de Tunis a enregistré une hausse notable de 6,56 %, en février dernier.

Grâce à cette performance, la Tunisie est classée, au troisième rang au niveau arabe, après les bourses de Mascate et de Beyrouth, et devançant des grands marchés boursiers stables tels que Dubaï, l’Égypte et Abou Dhabi.

Cette forte performance enregistrée par la Bourse de Tunis, en plus des évolutions positives sur d’autres places boursières, telles que les bourses de Mascate et de Dubaï, a contribué à atténuer la baisse de la performance générale marquée sur les marchés financiers arabes.

Le marché boursier tunisien a contribué positivement à la capitalisation boursière totale de la région. Cette performance intervient alors que la capitalisation boursière totale des marchés arabes a reculé de 2,34 %, perdant environ 103,4 milliards de dollars par rapport à la fin janvier 2026.

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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

07. Januar 2026 um 10:28

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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