La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’ex-député à l’Assemblée des représentants du peuple Rached Khiari à six mois de prison pour atteinte à autrui via les réseaux sociaux, suite à une plainte déposée à son encontre par un ancien élu, rapporte Mosaique FM.
Rappelons que l’ancien député de la coalition Al-Karama a été condamné à huit mois de prison en première instance dans le cadre de cette affaire.
Ce dernier, qui faisait l’objet de plusieurs condamnations, avait été arrêté en août 2022 après 5 mois de cavale, avant d’être libéré en septembre de la même année, puis arrêté de nouveau pour être condamné en février 2025 un an de prison ferme pour atteinte à autrui via les réseaux sociaux. Remis en liberté en novembre 2025, après avoir purgé sa peine, il ne semble pas au bout de ses déboires judiciaires.
La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à 18 mois de prison, rapporte Mosaique FM. Elle était poursuivie pour des déclarations médiatiques condamnant le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie.
Sonia Dahmani, qui était poursuivie dans cette affaire conformément à l’article 54 de 2022, avait interjeté appel après avoir été condamnée à deux ans de prison en première instance.
Arrêtée en mai 2024, avant d’obtenir la libération conditionnelle n novembre 2025, elle a comparu en état de liberté.
En s’inclinant à domicile face à Mamelodi Sundowns (0-1), en demi-finale aller de la Ligue des champions d’Afrique, disputée hier soir, dimanche 12 avril 2026, au stade de Radès, l’Espérance sportive de Tunis a sérieusement hypothéqué ses chances d’accéder à la finale, même si les Sang et Or ont souvent mieux joué à l’extérieur qu’à domicile et qu’ils ont déjà battu leur adversaire chez lui.
Pourtant, en première période, les coéquipiers du Mohamed Amine Ben Hamida ont laissé entrevoir de bonnes intentions en dominant leurs adversaires sud-africains et en se créant pas moins de quatre occasions non concrétisées, dont un bolide de Danho sur la transversale.
Par contre, les visiteurs ont fait preuve de réalisme en marquant sur leur unique occasion de la rencontre, en début de seconde mi-temps, grâce à Brayan Léon Muniz qui a conclu de la tête une belle triangulation sud-africaine.
Les hommes de Patrice Beaumelle ont tenté de réagir mais ils ont manqué de précision pour prendre à défaut la défense de Sundowns et même le carton rouge reçu par Grant Kekana, pour jeu dangereux (84e) n’a pas aidé les Espérantistes à trouver le chemin de filets. Le but encaissé contre le sens du jeu semble avoi complètement perturbé les schémas de l’équipe qui s’est vu refuser un but validé par l’arbitre mais refusé suite à l’intervention du VAR.
Dans 6 jours à Pretoria, l’Espérance doit se surpasser pour venir à bout d’une équipe sud-africaine qui, contrairement à ses habitudes, a montré hier soir qu’elle était capable de verrouiller le chemin du gardien Williams. Ce sera dur mais pas impossible, étant donné le style de jeu espérantiste plus à l’aise à l’extérieur, comme elle l’avait déjà montré contre le même adversaire.
Les services de sécurité d’Alexandrie, au nord de l’Egypte, enquêtent sur les circonstances du suicide du mannequin Basant Suleiman, survenu dimanche 12 avril 2026, à l’aube, dans le quartier de Smouha.
Selon les médias égyptiens, évoquant les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme a chuté du balcon d’un appartement situé au 13e, en diffusant la vidéo de son suicide en direct sur sa page de réseau social.
Dans les minutes précédant l’incident, Basant Suleiman semblait profondément bouleversée. Elle évoquait une forte pression psychologique et de lourdes difficultés financières, ainsi que des conflits familiaux avec son ex-mari, et exprimait son angoisse quant à l’avenir de ses deux filles, dont la garde lui avait été retirée. Elle a également adressé un message poignant, lorsqu’elle s’est jetée du balcon en lançant: «Prenez soin de mes enfants.»
Cet incident a provoqué un choc, et pas seulement dans le milieu artistique. La détresse exprimée par la défunte les minutes ayant suivi son saut dans le vide ont donné un grand retentissement à cette tragédie relayée en direct sur les réseaux sociaux.
Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour.
Imed Bahri
Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué Al-Quds Al-Arabi, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.
L’ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. «Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort», a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : «J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes».
Un système de détention complexe en marge de la loi
Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.
Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.
Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des «conteneurs de la mort». Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.
Un survivant a décrit ces moments : «Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne».
«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour», a déclaré un autre témoin, ajoutant que «les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse».
L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.
Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.
D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.
Une «économie parallèle» basée sur les rançons
«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé», affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.
De plus, les prisons sont devenues une sorte d’«économie parallèle» basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.
Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.
Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.
Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.
Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.
Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.
Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.
Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention.
Violences sexuelles dans certains centres de détention
Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une «collaboration avec des groupes d’opposition». Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.
Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.
Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces «conteneurs de la mort» où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.
Une économie sous tension… mais pas sans ressorts : analyse de l’inflation en Tunisie, du risque souverain et du rôle des banques dans la stabilité économique et le financement de l’État.
Abdelwaheb Ben Moussa *
Ces derniers mois, plusieurs signaux ont mis l’économie tunisienne sous les projecteurs : inflation persistante, contraintes budgétaires de l’État et notations prudentes attribuées à certaines banques tunisiennes.
Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler inquiétant. Pourtant, ils ne sont pas indépendants : ils s’inscrivent dans un même système macro-financier où la politique monétaire, la situation budgétaire et la solidité du secteur bancaire évoluent en interdépendance.
Comprendre ces interactions est essentiel pour interpréter correctement les tensions économiques actuelles et éviter les conclusions simplistes.
L’inflation persiste
Contrairement à certaines prévisions d’un ralentissement rapide, l’inflation en Tunisie ne baisse pas et tend même à s’accentuer récemment. Selon l’Indice des prix à la consommation publié par l’INS, le taux d’inflation annuel a augmenté à 5 % en février 2026, contre 4,8 % en janvier. Cette progression est principalement due à l’accélération des prix des produits alimentaires.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) continue d’agir pour contenir les pressions sur les prix, mais ses efforts se heurtent à des facteurs externes et structurels. La hausse des prix de l’énergie et des importations, notamment alimentaires, alimente encore le ressenti inflationniste des ménages.
Autrement dit, la désinflation n’est pas encore observable, et le système économique doit composer avec une inflation persistante dans certains secteurs.
Entre risque et stabilisation
Le risque souverain joue un rôle central dans l’évaluation des banques tunisiennes. Les notations internationales tiennent compte de l’environnement macroéconomique autant que de la gestion interne des institutions financières. Une banque bien gérée peut apparaître prudente dans ces évaluations simplement parce qu’elle opère dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires.
Distinguer risque souverain et fragilité opérationnelle permet d’interpréter correctement les notations et de ne pas confondre perception macroéconomique et performance institutionnelle.
La forte exposition des banques à la dette publique est souvent considérée comme un facteur de vulnérabilité. En réalité, cette relation remplit également une fonction stabilisatrice. Les obligations d’État constituent des actifs sûrs et liquides, et les banques financent l’État lorsque l’accès aux marchés internationaux est limité.
Une diversification progressive des portefeuilles bancaires reste toutefois souhaitable pour réduire la concentration sur la dette publique et stimuler le financement de l’économie productive.
Inflation, banques et dette
L’économie tunisienne fonctionne selon un équilibre où plusieurs dimensions financières interagissent. L’inflation persistante pèse sur les finances publiques et sur le pouvoir d’achat, influençant la perception du risque souverain et les conditions de financement de l’État et du système bancaire. Les banques deviennent alors un canal de transmission de ces tensions vers le financement de l’économie.
Ces interactions montrent que les défis actuels ne sont pas isolés mais font partie d’un équilibre macrofinancier global.
Renforcer la résilience du système économique
Plusieurs leviers peuvent renforcer la stabilité économique à long terme. La diversification des actifs bancaires et le financement accru du secteur privé, notamment des PME, permettraient de réduire la dépendance à la dette publique. Le développement des marchés financiers domestiques offrirait de nouveaux instruments pour partager les risques.
La transparence des politiques économiques et le renforcement des cadres de gouvernance peuvent également améliorer la confiance des investisseurs et atténuer la perception du risque souverain.
Lecture de l’infographie :
Inflation : prix, énergie, importations – influence la politique monétaire et les finances publiques ;
Risque souverain : dette publique, finances publiques – conditionne la perception des marchés et notations ;
Système bancaire : crédit, liquidité, financement de l’État – transmet les tensions vers l’économie ;
Centre : Financement de l’économie – investissements, PME, croissance.
Comprendre les équilibres
Les débats sur l’inflation persistante, le risque souverain et la solidité des banques traduisent des préoccupations légitimes. Mais leur interprétation nécessite une vision globale des interactions économiques. La BCT, les banques et les finances publiques ne fonctionnent pas isolément : elles forment un système interdépendant où chaque élément influence la stabilité globale.
L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement de gérer les tensions à court terme, mais de consolider les fondations macro-financières pour soutenir une croissance durable et renforcer la crédibilité du pays sur les marchés internationaux. **
* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.
** Mention: un outil d’intelligence artificielle est utilisé pour affiner le style, la fluidité et la structure.
Ce que nous appelons «crise migratoire» parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. La manifestation contre le racisme organisée samedi 11 avril 2026 à Tunis n’est pas une scène périphérique. C’est un miroir. Un révélateur. Une condensation visible d’angoisses sociales plus profondes : précarité persistante, déclassement, fatigue démocratique et perte de repères collectifs.
Abdelhamid Larguèche *
Dans ce contexte, une présence étrangère pourtant marginale devient centrale. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants subsahariens en situation irrégulière représentent une part limitée de la population tunisienne – estimée entre 20 000 et 25 000 personnes. Leur visibilité suffit cependant à produire un effet de loupe. Ce que les chiffres relativisent, l’imaginaire social l’amplifie.
Il n’y a pas d’invasion. Il y a une exagération. Et cette exagération produit des conséquences bien réelles, y compris des tensions locales parfois vives que l’on ne peut ignorer.
Le migrant comme symptôme
Le mécanisme est connu. Lorsque les sociétés peinent à nommer leurs propres fractures, elles cherchent un visage pour les incarner. Le migrant devient alors ce visage : non pas toujours la cause des tensions, mais leur support commode. Il concentre des peurs qui le dépassent : chômage, insécurité économique, sentiment d’abandon politique.
Depuis les déclarations officielles de 2023 sur un supposé «changement démographique», cette dynamique s’est accélérée. Les faits restent pourtant têtus : entre 2024 et 2025, l’OIM a accompagné près de 15 700 retours volontaires (6 885 en 2024 et 8 853 en 2025). Autrement dit, la présence migrante n’est ni massive ni stable. Mais le débat, lui, s’est durablement installé.
C’est ici que l’économie rattrape l’idéologie. La Tunisie connaît un chômage structurel de 15,2 % fin 2025, particulièrement élevé chez les jeunes. Pourtant, certains secteurs manquent cruellement de main-d’œuvre, notamment l’agriculture, où les besoins restent souvent non couverts dans les régions intérieures en raison de la pénibilité et de la précarité des conditions.
Les travailleurs migrants ne prennent pas massivement les emplois des Tunisiens : ils occupent des vides que beaucoup de locaux refusent. Refuser les travailleurs dont on a besoin ne protège pas l’économie : cela l’affaiblit.
Une politique efficace… mais aux effets limités
La réponse des autorités a été ferme : durcissement des contrôles, démantèlement des camps informels et accélération des retours. Le résultat est tangible : une baisse d’environ 80 % des départs irréguliers vers l’Italie entre 2024 et 2025.
Toute politique a cependant ses effets visibles et ses effets invisibles. Moins de départs ne signifie pas forcément moins de souffrance : cela peut aussi signifier plus d’invisibilité. Des milliers de migrants se retrouvent aujourd’hui dans une zone grise, sans travail stable, sans logement digne, exposés à une vulnérabilité accrue. Une politique peut réduire les flux sans résoudre les causes profondes et créer, en silence, de nouvelles fragilités. Une politique migratoire qui ne produit que du contrôle sans produire d’intégration finit toujours par déplacer les problèmes sans les résoudre.
L’amnésie africaine
Mais le cœur du problème est peut-être ailleurs. Il tient à une forme d’oubli collectif. La Tunisie semble redécouvrir l’Afrique comme une altérité, alors qu’elle en est historiquement une composante. Bien avant les frontières modernes, l’Ifriqiya était un espace de circulation intense : caravanes transsahariennes, échanges intellectuels, flux commerciaux. Ibn Khaldoun pensait déjà le monde en incluant pleinement l’Afrique subsaharienne.
Ce que nous percevons aujourd’hui comme une intrusion était hier une circulation ordinaire. Cet héritage n’a pas disparu ; il a été recouvert par la colonisation, puis par un repositionnement stratégique presque exclusif vers l’Europe et le monde arabe.
L’oubli de notre africanité ne nous protège pas : il nous appauvrit.
Une opportunité stratégique ignorée
Au-delà du débat moral ou sécuritaire, il existe un enjeu stratégique. La Tunisie est idéalement placée : au carrefour de l’Europe, du monde arabe et de l’Afrique, membre de l’Union africaine et intégrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Pourtant, elle reste tournée à plus de 70 % vers l’Europe pour ses exportations.
Le vrai risque n’est pas tant «l’Afrique qui arrive», mais la Tunisie qui n’ose pas aller vers l’Afrique. Dans un continent appelé à dépasser 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, cette absence est une erreur stratégique. Les migrants présents pourraient, dans un cadre régulé, devenir des relais culturels, linguistiques et commerciaux.
Des pistes existent : migration circulaire saisonnière dans l’agriculture, programmes de formation et de régularisation ciblée pour les travailleurs qualifiés ou pénibles, partenariats bilatéraux avec certains pays subsahariens. Derrière chaque migrant, il y a un réseau, une langue, un marché potentiel.
Frontière ou passerelle ?
La Tunisie est face à un choix clair : rester une frontière qui bloque ou devenir une porte qui relie, tout en préservant sa stabilité et sa cohésion sociale.
Continuer à traiter la migration uniquement comme un problème sécuritaire, c’est se condamner à une gestion à court terme. Intégrer les mobilités dans une vision stratégique, c’est répondre à des besoins économiques réels, reconstruire un ancrage africain et ouvrir de nouveaux horizons.
Le débat migratoire en Tunisie n’est pas seulement un débat sur les étrangers. C’est un test de lucidité nationale. Faire du migrant un bouc émissaire peut apaiser temporairement certaines peurs légitimes. Mais cela ne crée ni emploi, ni croissance, ni projet collectif durable.
Faire du migrant un problème, c’est souvent éviter de regarder nos vrais défis en face.
La Tunisie n’est pas à la frontière de l’Afrique. Elle en est une porte.
Toute porte peut être fermée pour des raisons de sécurité et de contrôle. Mais une porte fermée trop longtemps finit par devenir une impasse. L’Afrique est déjà là, dans notre histoire, notre géographie et nos intérêts futurs.
La vraie question n’est plus de savoir si elle viendra, mais ce que nous voulons en faire, avec lucidité, pragmatisme et respect de notre propre société.
Le parquet de Bizerte a autorisé le transfert du corps d’une femme médecin d’une quarantaine d’années pour autopsie au service médico-légal de l’hôpital universitaire Habib Bougatfa afin de déterminer les causes de son décès, après sa découverte sans vie à son domicile.
Les forces de sécurité ont été chargées d’enquêter pour faire la lumière sur les circonstances de la mort, rapporte Mosaique FM, en citant une source policière.
L’huile d’olive tunisienne fait son entrée au Brésil, un marché qualifié de prometteur et stratégique, avec la participation de quatre marques nationales de premier plan au salon Anuga Select Brazil à São Paulo, qui s’est tenu du 6 au 9 avril 2026.
Cette participation, organisée par la Chambre de commerce arabo-brésilienne, s’inscrit dans le cadre d’un plan tunisien visant à faciliter l’accès des produits alimentaires tunisiens aux marchés latino-américains et à sécuriser des circuits de distribution directe au sein du vaste secteur de la grande distribution brésilien.
Le conseiller Hassen Saadani, chef du Bureau commercial et consulaire tunisien à São Paulo, a annoncé l’arrivée des premiers chargements d’huile d’olive tunisienne au Brésil, coïncidant avec le salon et marquant le lancement officiel des exportations vers ce marché.
Cap sur l’Amérique Latine
M. Saadani a souligné que l’huile d’olive tunisienne n’est pas seulement un produit agricole, mais bien «une histoire, une culture et un pont économique» reliant la Tunisie au monde. La présence de quatre marques tunisiennes au salon témoigne de la confiance dans la qualité de l’huile d’olive tunisienne et sa compétitivité à l’échelle mondiale, a-t-il souligné.
Les entreprises tunisiennes participantes souhaitent tirer parti de la plateforme Anuga pour mettre en valeur les qualités de l’huile d’olive tunisienne, considérée comme l’une des meilleures au monde. Leur objectif est de consolider leurs marques en développant une identité forte pour les produits tunisiens auprès des consommateurs brésiliens, et d’élargir leur clientèle grâce à l’accès aux circuits de distribution de taille moyenne et petite ainsi qu’aux grandes surfaces. Elles cherchent également à comprendre la culture des consommateurs en adaptant leurs emballages et leurs méthodes marketing aux spécificités du marché brésilien.
De son côté, William Adib Dib, président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, a déclaré que l’intérêt pour les produits arabes, et notamment tunisiens, est en constante augmentation. L’excellente réputation de ces produits ouvre d’importantes perspectives pour la conclusion d’accords commerciaux majeurs, contribuant ainsi à renforcer la balance commerciale, a-t-il souligné.
Exemption douanière totale
Le salon Anuga Select Brazil est une plateforme essentielle pour les exportateurs tunisiens souhaitant diversifier leurs débouchés au-delà des marchés traditionnels et tirer parti de la demande mondiale croissante d’huile d’olive de haute qualité, un produit qui fait la renommée de la Tunisie.
Il convient de noter que le gouvernement brésilien a accordé une exemption douanière totale pour les importations d’huile d’olive vierge extra tunisienne.
Cette décision est entrée en vigueur le 14 mars 2025, entraînant la suppression totale des droits de douane, ramenés de 9 % à 0 %. L’exemption concerne principalement l’huile d’olive vierge extra.
La demi-finale très attendue de la Ligue des champions de la CAF 2025-2026 opposera l’Espérance de Tunis aux Mamelodi Sundowns. Le match aller aura lieu ce dimanche 12 avril à 20h00 locale au stade Hammadi Agrebi de Radès, tandis que le match retour se déroulera le samedi 18 avril à 14h00 heure de Tunis au stade Loftus Versfeld. Quelle est la valeur marchande des deux équipes sur le marché ?
Valeur marchande de l’Espérance de Tunis
Selon les chiffres du site spécialisé Transfermarkt, la valeur marchande du club tunisien est estimée à 20,25 millions d’euros, presque la moitié de celui de Mamelodi Soundowns.
Voici le top 10 des joueurs les plus chers des Sang et Or :
Yan Sasse – Brésil : 1,7 million d’euros ;
Youcef Belaïli – Algérie : 1,5 million d’euros ;
Chiheb Jebali – Tunisie : 1,3 million d’euros ;
Mohamed Amine Tougai – Algérie : 1,3 million d’euros ;
Selon le site spécialisé Transfermarkt, la valeur marchande totale du club sud-africain est estimée à 36,35 millions d’euros, presque le double de celui de l’Espérance.
Voici les 10 joueurs les plus chers des «Brésiliens» d’Afrique :
Iqraam Rayners – Afrique du Sud : 3 millions d’euros ;
Marcelo Allende – Chili : 2,5 millions d’euros ;
Teboho Mokoena – Afrique du Sud : 2,5 millions d’euros ;
Tashreeq Matthews – Afrique du Sud : 2,4 millions d’euros ;
Nuno Santos – Portugal : 2,2 millions d’euros ;
Aubrey Modiba – Afrique du Sud : 1,8 million d’euros ;
Brayan León – Colombie : 1,6 million d’euros ;
Fawaaz Basadien – Afrique du Sud : 1,4 million d’euros ;
Jayden Adams – Afrique du Sud : 1,4 million d’euros ;
Peter Shalulile – Namibie / Afrique du Sud : 1,2 million d’euros.
La disparition de Leïla Marouane, née Leïla Mechentel, survenue à Paris le 8 avril 2026, marque la perte d’une voix singulière de la littérature francophone. Née en 1960 à Djerba, en Tunisie, dans une famille algérienne en exil, elle portera toute sa vie cette tension originelle, ce sentiment d’appartenance fragmentée qui irrigue en profondeur son œuvre.
L’auteur du « Châtiments des hypocrites » et de « La jeune fille et la mère » n’a jamais écrit pour accompagner son époque. Elle écrivait contre elle, contre ses silences, contre ses angles morts.
Journaliste à ses débuts au quotidien Horizons, elle avait très tôt compris que les mots pouvaient être autre chose qu’un simple récit : une ligne de front.
Son œuvre s’est construite dans la tension. Celle de l’exil, d’abord, imposé par la violence des années 1990 en Algérie. Celle, plus intime, d’identités fragmentées, de vies prises dans des contradictions profondes. À travers ses romans, Leïla Marouane a exploré ces failles sans jamais céder à la facilité ni au confort du consensus.
Son dernier livre, paru en mars 2025, prolonge cette démarche. En revenant sur la «décennie noire», elle n’en propose ni une mémoire figée ni un récit apaisé, mais une plongée dans ce que cette période continue de produire : du trouble, de la douleur, et une nécessité persistante de dire.
Dans un paysage littéraire souvent tenté par l’effacement, elle aura choisi la frontalité. Non comme posture, mais comme exigence.
Leïla Marouane laisse une œuvre qui dérange autant qu’elle éclaire. Une œuvre qui refuse l’oubli.
Le président Kaïs Saïed et la Banque centrale de Tunisie peuvent-ils préserver l’économie tunisienne des séquelles durables de la guerre israélo-américaines contre l’Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz ? C’est possible grâce à un soutien financier du Fonds monétaire international (FMI) de 2,5 milliards de dollars sur sept ans, qui permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers.
Larbi Ben Bouhali *
Aujourd’hui, la Banque centrale de Tunisie dispose de très faibles réserves de change, équivalentes à seulement 101 jours de dépenses en devises étrangères. En 2025, les sociétés étrangères en Tunisie et les investisseurs offshore (loi 72) ont gagné 3 milliards de dinars de dividendes qui vont sortir de l’économie tunisienne, alors que la Tunisie a un besoin urgent de liquidités en dollars américains (Sources : BCT, IACE).
La Banque centrale de Tunisie ne doit pas imprimer davantage de dinars pour combler le déficit ; une telle mesure détruirait le pouvoir d’achat du dinar et une forte inflation ruinerait la classe moyenne et les plus démunis.
D’autres solutions existent pour emprunter des dollars américains et soutenir l’économie tunisienne. Inspirons-nous des autres pays et de leurs stratégies pour sauver leurs économies face au choc de la pénurie de pétrole et à la flambée des prix.
La Tunisie doit trouver d’urgence 2,5 milliards de dollars
Cette année, le président Kaïs Saïed a besoin d’une force de frappe financière considérable, d’au moins 2,5 milliards de dollars, pour couvrir les coûts supplémentaires engendrés par la guerre États-Unis-Iran.
La Tunisie a un besoin urgent de liquidités, en dollars américains, pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et combler le déficit budgétaire ainsi que les déficits commerciaux et énergétiques de cette année et de l’année prochaine (2027).
En 2026, le gouvernement tunisien devra emprunter 27 milliards de dinars, soit 51 % des recettes fiscales totales de 52,5 milliards de dinars, alors que son déficit budgétaire s’élève à 11 milliards de dinars. De plus, il devra emprunter davantage pour couvrir les coûts supplémentaires liés à l’énergie, notamment les coûts des subventions à l’électricité et le surcoût de la dette intérieure et extérieure, car le prix du pétrole brut devrait dépasser les 90 dollars le baril en moyenne cette année (alors que le budget 2026 tablait sur un prix de 63 dollars le baril).
Répercussions négatives de la guerre d’Iran sur l’économie tunisienne
Les risques pour l’économie tunisienne liés à la guerre Iran-États-Unis sont les suivants :
1. Plus de 100 000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe. Nombre d’entre eux risquent de perdre leur emploi, ce qui affectera les transferts de devises vers la Tunisie. De plus, le coût élevé de l’énergie impactera les revenus des Tunisiens résidant en Europe et, par conséquent, les transferts de fonds vers la Tunisie.
2. L’inflation devrait augmenter en raison de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. La Banque centrale maintiendra des taux d’intérêt élevés plus longtemps, ce qui freinera la consommation et l’investissement, les taux d’intérêt élevés limitant l’investissement privé.
Par ailleurs, le gouvernement a emprunté 33 milliards de dinars au système bancaire, privant ainsi les banques de liquidités, qui ne peuvent plus prêter au secteur privé et donc contribuer à la croissance économique.
3. Le fardeau de la dette tunisienne va s’alourdir, le coût du service de la dette augmentera et le gouvernement tunisien augmentera les impôts (il les a augmentés de 7 % en 2025 et de 8 % en 2024) et empruntera davantage pour financer les dépenses supplémentaires, puisqu’il contracte de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes.
Il convient de rappeler, dans ce contexte, que la dette publique tunisienne par s’élève à 12 500 dinars, que la dette privée tunisienne par ménage s’élève à 9 263 dinars, et que la dette totale par ménage atteint 21 763 dinars, soit 140 % du PIB.
4. Cette année, le produit intérieur brut tunisien devrait reculer de 0,5 % (estimation) en croissance nominale. L’économie ralentira en termes nominaux et réels, ce qui réduira les recettes fiscales de l’État. Le chômage des jeunes restera élevé, dépassant les 30 %, cette année et l’année prochaine, et la dette publique augmentera.
5. La flambée des prix du carburant a contraint les compagnies aériennes à réduire leurs vols et à augmenter leurs tarifs dans le monde entier afin de limiter leurs coûts. Cette situation affectera le secteur touristique mondial et réduira les recettes touristiques tunisiennes, tant nominales que réelles.
Les solutions trouvées par d’autres pays
Comment d’autres pays se procurent-ils des dollars américains pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires engendrée par la guerre Iran-Américaine ?
1. La banque centrale des Émirats arabes unis a injecté 8 milliards de dollars de liquidités pour octroyer des prêts sans intérêt et financer la surchauffe des prix des carburants et des subventions.
2. Le gouvernement australien a injecté 1 milliard de dollars pour soutenir les entreprises en difficulté.
3. Le gouvernement français proposera des prêts allant jusqu’à 50 000 € aux petites entreprises les plus exposées à la hausse des prix du carburant dans les secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture.
4. Le gouvernement/la banque centrale de Turquie a vendu 10 % de ses réserves d’or pour lever 20 milliards de dollars et soutenir son économie.
5. La Banque centrale du Qatar (QCB) a débloqué des milliards de dollars pour mettre en œuvre un plan de soutien financier permettant aux établissements de crédit de reporter jusqu’à trois mois le remboursement du principal et des intérêts pour les emprunteurs affectés par le conflit iranien. Ce plan comprend un renforcement des liquidités grâce à une réduction des réserves obligatoires et à des opérations de pension afin de maintenir la stabilité face aux tensions sur les marchés régionaux.
6. La Banque mondiale, le FMI et plus de 40 pays à travers le monde ont pris des mesures et injecté des milliards de dollars dans leurs économies pour atténuer et gérer le coût élevé de l’énergie et les chocs liés à l’offre et au prix du pétrole brut auxquels le monde est confronté.
Que peut faire la Tunisie ?
La Tunisie n’a d’autre choix que de collaborer avec la Banque mondiale et le FMI pour faciliter son accès aux prêts en dollars américains. Le FMI peut lui accorder 2,5 milliards de dollars à un taux d’intérêt inférieur à 3 % par an.
Membre de la Banque mondiale et du FMI depuis 1958, la Tunisie a toujours collaboré avec le FMI et a honoré l’intégralité de sa dette extérieure envers le FMI et d’autres créanciers étrangers, sans aucun retard, au cours des 68 dernières années.
Les avantages que la Tunisie tirerait du soutien financier du FMI seraient considérables : elle pourrait ainsi réduire le coût annuel de sa dette extérieure, accroître ses réserves de change, stabiliser le taux de change du dinar et inscrire son économie sur la voie d’une croissance durable.
Ces trois dernières années, le gouvernement tunisien a mis en œuvre toutes les réformes majeures demandées par le FMI, notamment la réduction des dépenses publiques consacrées aux subventions alimentaires, la diminution de la masse salariale du secteur public en pourcentage du PIB (13 % du PIB actuellement), la réforme du barème fiscal (le gouvernement tunisien a augmenté les impôts de 7 % en 2024 et de 8 % en 2025) et la réforme de la gouvernance des entreprises publiques.
Je suis convaincu que le président Kaïs Saïed peut saisir cette nouvelle approche du FMI comme une opportunité pour conclure un nouvel accord de partenariat, assorti d’un soutien financier de 2,5 milliards de dollars sur sept ans. Cet accord permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers, les incitant à revenir investir en Tunisie et à créer des milliers d’emplois pour les 650 000 Tunisiens sans emploi.
Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?
Naamen Bouhamed *
En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?
Ce n’est pas par hasard, ni par «préférence pour l’ombre». C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.
1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante
L’article dépeint le «cash-cache» comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?
Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).
À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.
Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.
2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»:
L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.
Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.
Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.
Le cash est le «private equity» du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.
3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre:
L’article parle de «crise de confiance» et de «vote silencieux». C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé ; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.
Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.
L’étude elle-même admet que l’informel «compense le chômage» et «absorbe les chocs». C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.
4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie» :
L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.
Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.
5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée :
L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : «Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»
Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.
La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.
6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée :
Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.
Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.
Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.
7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien :
Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :
– légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash : comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande ;
– mettre en place des «deals de transition» sectoriels : dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans ;
– créer un guichet bancaire «cash-friendly» : la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés ;
– changer la stratégie d’investissement : arrêter de vendre la Tunisie comme «low cost», et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.
Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme :
L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.
La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.
Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.
Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?
Né en 1943, à Aref-sur-Arges (Roumanie), Horia Badescu est poète, essayiste, journaliste, universitaire et diplomate.
Lauréat de l’Académie roumaine et de plusieurs prix littéraires, dont, le Prix européen de poésie francophone, «Léopold Sedar Senghor». Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages parus en Roumanie et dans divers pays.
Ecrit en roumain et en français. Traduite en différentes langues, sa poésie «répond à une nécessité vitale, elle ne chante pas pour séduire mais pour sauver. Elle constitue un exercice de survie.» (Jean-Max Tixier), Horia Badescu «…nous précède en nos déserts et relève les repères.» (Luc Norin)
Tahar Bekri
Des automnes, des hivers ont passé,
chaque fois et depuis toujours illusoires
et pourtant si réels,
tel l’air du soir avant qu’il commence à neiger.
Sur l’arête des heures, sur leur fil édenté,
des paroles qui glissent au-dessus
du clavier égaré du premier instant.
Les jours cueilleront dans leurs corbeilles la fournaise,
mais restera tout entière la lumière insatiable qui coule
de l’œil céleste,
et rien de ce qui t’est destiné ne changera,
et rien ne pourra emporter ce qui doit rester
après toi :
un rai,
le murmure d’un chant
tel le susurrement amoureux de l’herbe,
une traînée de sang qui monte du cœur insatiable
du monde,
un signe pour le retour
quand l’horizon plonge dans les eaux,
et seule la sirène du bateau perpétue à jamais
la respiration éternelle
de la mer.
‘‘Celui qui reste debout’’, Editions Pétra, Paris, 2021.
L’Allemagne va étendre ses projets en Tunisie et attirer une quinzaine de nouveaux projets d’investissement, qui permettront d’accroître l’efficacité opérationnelle des entreprises industrielles allemandes implantées dans notre pays.
C’est ce qu’a annoncé Jacqueline Groth, représentante de l’ambassade d’Allemagne pour les programmes de coopération et les affaires économiques, hier, vendredi 10 avril 2026, à l’occasion de la signature du Pacte pour la compétitivité du secteur des industries électroniques, par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et le cluster électronique Elentica.
Ce Pacte vise à renforcer le partenariat public-privé et à doubler les exportations du secteur des industries électroniques, afin qu’elles atteignent 7 milliards de dinars à l’horizon 2030, contre 3,5 milliards de dinars en 2025. C’est une preuve manifeste de l’ambition de la Tunisie de devenir un pôle régional de premier plan pour l’industrie électronique, a souligné Mme Groth, en louant la qualité des ressources humaines et les atouts de la Tunisie en tant que destination d’attraction des investissements extérieurs.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet «Partenariats pour l’emploi et le soutien aux micros et petites entreprises : un travail décent pour une transition socialement juste», mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Mme Groth a fait cette annonce à l’occasion de la célébration de 70 ans de relations diplomatiques entre l’Allemagne et la Tunisie sous le slogan «Aichekschön !», un mot-valise né d’un jeu de mots, combinant les mots tunisien «Aichek» et allemand «Dankeschön»
La Tunisie et l’Allemagne entretiennent des partenariats économiques très importants et s’engagent en faveur d’un développement durable et d’une croissance économique dynamique dans les deux pays.
Cet engagement se traduit, selon Mme Groth, par un niveau record d’échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont dépassé 5,3 milliards d’euros en 2025, avec un excédent de près de 1,1 milliard d’euros en faveur de la Tunisie.
Les exportations tunisiennes vers le marché allemand ont, quant à elles, dépassé 3,2 milliards d’euros la même année, soit une hausse de 13 % par rapport à 2024.
Cela s’ajoute au volume des investissements directs étrangers allemands dans notre pays, l’Allemagne se classant deuxième, après la France, grâce à la présence de plus de 320 entreprises allemandes actives dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’industrie des composants automobiles, l’électronique, le textile et les services technologiques, qui fournissent plus de 93 000 emplois.
Le beau temps n’aura duré que quelques jours, puisque l’Institut national de météorologie (INM) annonce pour demain, dimanche 12 avril 2026, un retour des pluies et des vents accompagnés d’une baisse des températures pendant plusieurs jours.
Les averses seront éparses dans les régions de l’ouest. Elles s’étendront progressivement vers le nord dans l’après-midi et seront parfois orageuses et localement fortes, avec des cumuls de 20 à 40 millimètres, accompagnées de grêle localisée et de vents violents lors des orages.
Les vents seront également forts, atteignant jusqu’à 70 km/h dans les régions du centre et du sud, provoquant des tempêtes de sable et de poussière localisées.
La pluie se poursuivra le lundi 13 avril dans les régions du nord et du centre, devenant parfois orageuse et forte en fin d’après-midi et durant la nuit.
Le mardi 14 avril, la pluie s’étendra localement vers le sud, accompagnée d’une baisse progressive des températures.
Le système de protection sociale tunisien traverse une crise structurelle profonde, avec un déficit cumulé de la CNRPS (retraite secteur public) et de la CNSS (secteur privé) dépassant 2,5 milliards de dinars fin 2025. Ces difficultés sont alimentées par le vieillissement démographique, la baisse du ratio actifs/retraités (tombé à 3,8:1 en moyenne), l’économie informelle et la hausse des pensions. La réforme de ce système portera sur plusieurs volets, indiqué l’expert en sécurité sociale Hedi Dahmen, lors de son intervention ce samedi 11 avril 2026 dans sur Diwan FM. (Photo: Visite du président Saïed à l’hôpital Rabta en septembre 2022).
Il est important de commencer par une réforme globale du cadre législatif, qui ne répond plus aux besoins de la société ni à l’émergence de nouveaux métiers, a estimé l’expert, en insistant sur la réforme, également, de l’organisation administrative des caisses sociales (retraite et sécurité sociale), jugée obsolète et ne répondant plus aux besoins actuels en matière de gouvernance, de transparence et de saine gestion des ressources financières et humaines.
M. Dahmen a proposé, dans ce contexte, la création d’une caisse de retraite centrale, les pensions étant la fonction première de la sécurité sociale en général, ainsi que d’une caisse de recouvrement centrale regroupant les secteurs public et privé, et d’une autre caisse centrale pour la logistique et les services publics.
L’expert a, par ailleurs, souligné que la création de ces caisses implique le retrait de tous les services non liés à la sécurité sociale aux caisses de sécurité sociale existantes (CNRPS et CNSS), tels que les prêts sociaux, les prêts étudiants, les pensions alimentaires et les services immobiliers et financiers.
«Ces services alourdissaient les caisses sociales et les détournent de leur mission principale, qui est le versement des pensions et la prestation de services sociaux», a-t-il justifié, en rappelant que l’une des raisons des déficits des caisses sociales est que leurs engagements financiers dépassent leurs recettes.
La Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) a annoncé la fusion de ses deux traversées prévues vers Marseille et Gênes, entre le 14 et le 19 avril 2026, en une seule croisière, du 17 au 20 avril. Cette mesure a été prise afin d’éviter une hausse des prix des billets due à l’augmentation du prix des carburants, elle-même liée à la situation géopolitique actuelle au Moyen-Orient.
Selon un communiqué de la compagnie, la traversée combinée (Tunis-Gênes-Marseille-Tunis) partira de Tunis le vendredi 17 avril à midi. L’arrivée au port de Gênes est prévue le samedi 18 avril à 14h00, où tous les passagers débarqueront.
La compagnie a indiqué que le ferry quittera Gênes le même jour à 19h00 pour Marseille, avec une arrivée prévue le dimanche 19 avril à 7h00. Le voyage retour de Marseille aura lieu le même jour à midi, l’arrivée à Tunis étant prévue le lundi 20 avril à midi.
Pour plus d’informations, veuillez nous contacter les numéros de téléphone suivants : +384 713 22 802 – +384 713 46 061 – +384 585 26 822.
L’impératif de transition énergétique en Tunisie s’impose comme une priorité nationale.Face à un déficit énergétique de l’ordre de 65 % des besoins nationaux en 2025, la Tunisie doit réduire cette dépendance en exploitant la «mine d’or» inépuisable des énergies renouvelables, avec un gisement solaire de plus de 3 000 heures par an.
C’est ce qu’a indiqué Imed Landolsi, le directeur de l’énergie éolienne et de la biomasse à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans un entretien à l’agence Tap, ajoutant que, pour transformer ce potentiel en levier de croissance, la Tunisie a adopté une stratégie audacieuse à l’horizon 2030, qui repose sur trois objectifs portant sur une réduction de 30 % de l’intensité énergétique, l’intégration de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique et un engagement climatique fort visant à réduire l’intensité carbone de 45 %.
«L’objectif de porter la part de la Tunisie des énergies renouvelables à 35 % de son mix énergétique, d’ici 2030 [alors qu’il n’est qu’à 4% aujourd’hui, Ndlr], est réalisable, à condition que les efforts de toutes les parties prenantes se conjuguent dans une action collective», a-t-il prévenu.
Tout en admettant, que des défis d’ordres juridique, institutionnel et tarifaire freinent encore le développement des investissements dans les énergies renouvelables, M. Landolsi a estimé que des avancées concrètes ont été engagées pour lever ces obstacles.
Et de se montrer optimiste, d’autant plus que, a-t-il précisé, «l’année 2025 a été marquée par un saut qualitatif dans la production d’électricité issue des énergies renouvelables», ajoutant que «cette tendance haussière s’accentuera dans les années à venir, portée par la mise en service de projets réalisés sous les régimes de concessions, d’autorisations et d’autoproduction».