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Tunisie: les prix vont-ils continuer d’augmenter au mois d’avril?

08. April 2026 um 09:37

Dans les allées des marchés, le constat est le même depuis plusieurs jours. Les prix ont grimpé, alimentant l’inquiétude des consommateurs. Derrière cette hausse, les autorités évoquent une conjoncture particulière, marquée par un ralentissement de l’activité de certains fournisseurs au lendemain de l’Aïd el-Fitr et par un chevauchement des saisons agricoles qui a réduit les quantités disponibles.

Mais, peu à peu, les étals retrouvent des couleurs. Depuis la semaine dernière, les circuits d’approvisionnement se remettent en place et les marchés commencent à reprendre leur rythme habituel, selon le ministère du Commerce.

Face à cette poussée des prix, la première réponse des autorités a été de fixer des plafonds, dans l’espoir de préserver un équilibre fragile entre producteurs et consommateurs. Une mesure qui, dans les faits, n’a pas suffi à contenir la hausse. Le ministère a alors changé de cap, optant pour une réduction des marges bénéficiaires afin de peser plus directement sur les prix.

Dans le même temps, les importations ont été intensifiées. Volailles et œufs à couver ont ainsi été injectés sur le marché pour combler le manque et rétablir un certain équilibre entre l’offre et la demande.

Sur le front des viandes rouges, la situation reste plus tendue. Les autorités reconnaissent un déficit et tentent d’y répondre par une double approche: soutenir la production locale via la société Ellouhoum et recourir à l’importation. À l’approche de l’Aïd al-Adha, des contrats ont été conclus pour l’importation d’ovins, sous contrôle vétérinaire strict, tandis qu’environ 3 000 têtes issues de l’élevage local seront proposées.

Malgré ces tensions, le ministère se veut rassurant. Les stocks stratégiques de produits de base sont jugés suffisants, couvrant plusieurs mois de consommation selon les filières. De quoi écarter, pour l’instant, le spectre de pénuries.

Au-delà de la gestion immédiate, les autorités regardent plus loin. Le projet de zone de libre-échange, dont les aménagements extérieurs sont achevés, devrait bientôt entrer dans une nouvelle phase. Pensée comme une passerelle vers les marchés africains, elle ambitionne de renforcer la présence des produits tunisiens sur le continent.

En parallèle, une stratégie d’exportation se dessine, avec un accent particulier sur des produits phares comme l’huile d’olive et les dattes, destinés notamment aux marchés asiatiques et américains. Les performances des entreprises tunisiennes dans ces secteurs sont d’ailleurs jugées encourageantes.

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Les Tunisiens auront bientôt une nouvelle formule de pain au même prix

07. April 2026 um 16:45

La Tunisie a décidé de modifier la fabrication du pain subventionné, un aliment de base consommé chaque jour par la majorité des citoyens. Début avril 2026, un nouvel arrêté conjoint entre le ministère de l’Agriculture et le ministère du Commerce, publié au Journal officiel, officialise cette réforme.

Jusqu’à présent, la farine utilisée pour le pain était extraite du blé à hauteur de 78 %. Cela signifie que 22 % du grain restait inutilisé, entraînant un gaspillage et un pain moins riche en fibres. Désormais, le taux d’extraction passe à 85 %, ce qui permet d’utiliser une plus grande partie du grain. La farine devient ainsi plus complète et riche en fibres, et le pain sera légèrement plus foncé tout en restant meilleur pour la santé. Le prix pour les consommateurs reste inchangé.

Le texte de l’arrêté précise également:

  • Le semoule issu du blé dur sera extrait à 70%;

  • La farine pour pain raffiné et pâtisseries sera extraite à 71%, avec un taux de cendres ne dépassant pas 0,55%.

Cette réforme aura aussi un impact sur la gestion des ressources céréalières du pays et contribuera à réduire les importations de blé tendre.

Jusqu’ici, plusieurs types de farine circulaient sur le marché à des prix différents. Certaines boulangeries détournaient la farine subventionnée pour fabriquer des pains spéciaux ou des pâtisseries, ce qui entraînait des pertes importantes.

Avec la nouvelle réglementation, la farine destinée au pain subventionné sera plus foncée, ce qui facilitera le contrôle et limitera les détournements. L’Office des Céréales pourra également ajuster les taux d’extraction selon les besoins des moulins et des usines de semoule.

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Corridor vers l’Afrique : l’ambition tunisienne à l’épreuve de l’action

07. April 2026 um 14:08

Un pays qui dispose depuis toujours d’une position géographique exceptionnelle entre deux continents, et qui découvre en 2026 qu’il pourrait en faire un corridor commercial. Ce constat n’est pas une critique, c’est un diagnostic. Et tout diagnostic honnête doit partir de là : la Tunisie n’invente pas une opportunité, elle tente de la rattraper.

Le 1er avril 2026, lors du Forum économique Tunisie-Niger, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a lancé les travaux de préparation d’un corridor terrestre reliant Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine, en coordination avec la Libye. L’annonce est structurante. Elle mérite une lecture rigoureuse, mais ni d’enthousiasme de façade, ni de pessimisme de confort.

Derrière les annonces, quelques ordres de grandeur permettent de situer l’enjeu. Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique subsaharienne est estimé à environ 520 millions de dollars, estime le CEPEX en 2025. En parallèle, les échanges avec cette région ont atteint 1,65 milliard de dinars en 2024, en recul par rapport à l’année précédente, et représentant encore moins de 3 % du commerce extérieur tunisien.

Dans le même temps, environ 400 transactions ont été réalisées dans le cadre des certificats d’origine liés à la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine). Tandis que le projet libyen SSS, centré sur Syrte et évalué à 2 milliards de dollars, a déjà reçu des validations institutionnelles à l’échelle régionale. L’horizon annoncé pour la mise en opération du corridor reste fixé à 2029.

Ces chiffres ne racontent pas seulement un potentiel. Ils dessinent un écart entre une ambition affichée et une réalité encore limitée dans ses flux.

Pourquoi maintenant, malgré les contraintes

La Tunisie agit aujourd’hui dans un environnement plus complexe qu’il y a une décennie. La Libye reste institutionnellement fragmentée, le Sahel demeure instable sur le plan sécuritaire. Et les financements internationaux sont devenus plus exigeants dans leur allocation. Ce contexte ne remet pas en cause l’intérêt du projet, mais il en redéfinit les conditions de réussite.

Dans le même temps, plusieurs dynamiques convergent. La recomposition des chaînes de valeur mondiales repositionne la Tunisie comme un point d’articulation entre une Europe en recherche de sécurisation de ses approvisionnements et une Afrique en quête de diversification logistique. À titre d’exemple, plus de 90 entreprises françaises réunies à Gammarth fin mars 2026 ont explicitement identifié la Tunisie comme une plateforme potentielle d’ancrage euro-africain. Un signal extérieur qui tient autant de la validation que de l’incitation à structurer davantage l’offre.

Par ailleurs, les économies ciblées (Niger, Tchad, Mali, Burkina Faso) sont caractérisées par leur enclavement et une dépendance structurelle aux importations. Elles expriment une demande soutenue dans des secteurs où la Tunisie dispose d’avantages compétitifs, notamment l’agroalimentaire, les composants industriels, le textile et certains segments pharmaceutiques. Dans ces marchés, le facteur déterminant n’est pas seulement le prix ou la qualité, mais le délai d’acheminement, qui peut aujourd’hui atteindre plusieurs dizaines de jours, là où des alternatives logistiques plus optimisées réduisent considérablement ces temps de transit.

Enfin, il faut souligner que ce corridor ne part pas d’une feuille blanche. Des flux commerciaux existent déjà, des transactions sont réalisées dans le cadre de la ZLECAf, et des réseaux d’acteurs privés se sont progressivement structurés autour de ces marchés. Autrement dit, le corridor envisagé ne créerait pas un marché ex nihilo, mais chercherait à accélérer et fluidifier des échanges déjà amorcés.

Un cadre utile, mais insuffisant

La ZLECAf est souvent présentée comme l’élément structurant de cette dynamique. Elle constitue effectivement un cadre important, en ce qu’elle facilite la réduction des barrières tarifaires entre les pays africains. Mais elle ne couvre pas l’ensemble des obstacles qui conditionnent la réalité des échanges.

Les lenteurs aux frontières, les disparités de procédures douanières, l’absence d’infrastructures logistiques adaptées, les contraintes liées au transport et à l’assurance des marchandises, ou encore les coûts informels, continuent de peser lourdement sur la circulation effective des biens. Dans ce contexte, un corridor ne se résume pas à un accord juridique ou à une déclaration politique. Il repose sur une capacité à mettre en cohérence des chaînes opérationnelles souvent fragmentées.

C’est précisément sur ce terrain que se joue la différence entre un cadre théorique et un corridor réellement fonctionnel.

La Libye comme partenaire structurant

Dans cette équation, la Libye occupe une position centrale. Elle n’est pas seulement un pays de transit, mais un acteur qui développe lui-même une stratégie d’intégration continentale, avec des projets logistiques ambitieux et des axes orientés vers le Sahel.

Cette configuration ouvre la voie à une logique de complémentarité, à condition que la coordination entre Tunis et Tripoli dépasse le niveau des intentions pour atteindre celui des mécanismes concrets de gouvernance et d’exécution. Les flux, les responsabilités, les procédures et les engagements devront être clairement définis pour éviter les déséquilibres et garantir une certaine continuité opérationnelle.

Au-delà de cette relation bilatérale, une réalité régionale plus large demeure : l’absence de coordination maghrébine structurée limite la portée potentielle de toute initiative de ce type. Sans articulation régionale, les coûts logistiques augmentent, les délais s’allongent et la vulnérabilité aux facteurs extérieurs s’accroît.

Dans cette configuration, un corridor conçu sans intégration régionale restera nécessairement contraint dans son extension et dans sa capacité à devenir un véritable axe structurant à l’échelle continentale.

 

Forum économique Tunisie-Niger

 

Les conditions concrètes de la transformation

La réussite d’un tel projet ne dépend pas uniquement de son annonce, mais de sa mise en œuvre progressive et mesurable. Elle commence au niveau national, notamment par l’efficacité des points de passage comme Ras Jedir, dont la modernisation constitue un préalable incontournable. Sans fluidité à la source, les ambitions de transit régional se heurtent à des blocages immédiats.

Elle repose également sur la capacité à définir des objectifs clairs et mesurables dans le temps. Et ce, qu’il s’agisse des délais de transit, des volumes exportés ou de la régularité des flux. L’absence de métriques précises rend toute évaluation difficile et fragilise le pilotage du projet.

Le financement constitue un autre levier déterminant. Les mécanismes existants, qu’ils relèvent des institutions africaines ou européennes, sont en mesure d’accompagner ce type d’infrastructure. A condition que les dossiers présentés soient techniquement solides, cohérents et bien structurés. L’accès aux ressources financières dépend ici directement de la qualité de la préparation.

Enfin, l’environnement opérationnel dans son ensemble doit être pris en compte, depuis les procédures douanières jusqu’à la logistique intégrée, en passant par les assurances et la sécurisation des flux. C’est dans cette dimension souvent invisible que se joue l’efficacité réelle d’un corridor.

Un test de capacité, plus qu’un projet d’infrastructure

Le Plan de développement 2026–2030 inscrit l’intégration africaine parmi ses priorités stratégiques. Dans ce cadre, le corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne apparaît comme une première matérialisation concrète de cette orientation.

Sa réussite permettrait de démontrer une capacité à transformer une ambition en dispositif opérationnel viable. À l’inverse, un échec viendrait rappeler que la difficulté ne réside pas dans la formulation des projets, mais dans leur exécution dans la durée.

La Tunisie dispose d’atouts indéniables, qu’il s’agisse de sa position géographique, de ses compétences sectorielles ou de ses relations institutionnelles. Mais dans ce type de projet, ces avantages ne prennent pleinement leur valeur que s’ils sont traduits en mécanismes concrets, coordonnés et efficaces.

Dans cette région, les infrastructures ne suffisent pas à elles seules à créer des corridors. Ce sont les pratiques, la coordination et la constance dans l’exécution qui finissent par dessiner les routes — et déterminer ceux qui les empruntent réellement.

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AfCFTA: le Secrétariat renforce le dialogue avec les médias africains

03. April 2026 um 12:25
Source: African Continental Free Trade Area (AfCFTA) Secretariat

Pour la première fois ce trimestre, le Secrétariat de la ZLECAF (AfCFTA) a organisé un webinaire destiné aux professionnels des médias. Ce rendez-vous avait pour objectif d’améliorer la couverture médiatique du commerce et de l’intégration africains. Des journalistes de tout le continent y ont participé.

Le fil conducteur de cette session était clair… La ZLECAF a franchi le cap du simple accord-cadre pour entrer résolument dans une phase de mise en œuvre effective sur le terrain.

L’état des lieux…

Les échanges ont fait ressortir plusieurs attentes fortes. Les participants veulent un meilleur accès aux données commerciales et aux statistiques de marché. Ils demandent des informations économiques fiables. Ils souhaitent également des plateformes centralisées et faciles à utiliser pour regrouper toutes les ressources relatives à la ZLECAF.

Sur le plan opérationnel, les entreprises se heurtent encore à de nombreux obstacles. Les paiements transfrontaliers restent compliqués. Le déploiement du PAPSS pose problème. Les transports et la connectivité restent limités. Les normes et réglementations sont fragmentées. Les chaînes de valeur agricoles subissent des blocages. La libre circulation des personnes reste restreinte.

Leçons à retenir

Les grandes leçons de ce webinaire sont nettes. La Zlecaf doit être racontée avec des exemples concrets. Il faut mettre en avant les PME, les femmes entrepreneures et les jeunes acteurs économiques. Les médias sont appelés à jouer un rôle de passerelle entre les décisions politiques et la mobilisation citoyenne. Un appel unanime a été lancé en faveur d’un engagement renforcé et d’un accès amélioré aux outils d’information.

La mobilisation des Comités Nationaux de Mise en Œuvre a illustré cette synergie. Des représentants du Nigeria et du Ghana ont participé activement. Cela montre que l’action nationale doit s’aligner sur la vision continentale.

Pour conclure, le Secrétariat a confirmé la poursuite de ces sessions trimestrielles, jetant ainsi les bases d’un partenariat pérenne avec les médias, au service d’un journalisme plus éclairé et plus percutant sur les enjeux de la Zlecaf.

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Tunisie | Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne

03. April 2026 um 12:13

La Tunisie a annoncé le lancement d’études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye. Il s’agit toutefois d’un projet encore au stade préparatoire, et non d’une infrastructure opérationnelle.

Cette initiative a été présentée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors du Forum économique Tunisie-Niger, tenu mercredi 1er avril 2026, au Centre de promotion des exportations (Cepex), à Tunis, en présence d’e M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce de l’Industrie du Niger. Le corridor projeté devrait relier le point de passage de Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine. L’objectif est de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de transport des marchandises tunisiennes à destination du sud du Sahara. Et l’enjeu politique et économique est que Tunis transforme en infrastructure un axe stratégique annoncé de longue date, à savoir, renforcer sa présence commerciale en Afrique.

Dans son rapport gouvernemental 2025 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Tunisie désigne l’Afrique comme l’un des marchés prioritaires de sa politique commerciale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ratification de l’accord par la Tunisie a été finalisée le 7 août 2020, et le pays participe également à l’initiative de développement commercial pilotée par le secrétariat de la Zlecaf.

Assurer la continuité logistique

Cette annonce intervient alors que Cepex a déjà prévu un programme fortement axé sur l’Afrique pour 2026, avec 65 actions promotionnelles et le soutien d’environ 1 250 entreprises tunisiennes, notamment des rencontres d’affaires et des initiatives dédiées aux marchés subsahariens. Dans ce contexte, le corridor terrestre est présenté comme un outil permettant d’assurer la continuité logistique d’une présence commerciale qui a déjà généré environ 400 transactions d’exportation dans le cadre de la Zlecaf, en particulier dans les secteurs des composants mécaniques et électroniques, du textile et de l’agroalimentaire.

Ce n’est pas un hasard si le dossier a été présenté au forum avec le Niger, un partenaire qui, actuellement, représente encore une part limitée des échanges bilatéraux : selon les données de  2024, les exportations tunisiennes vers Niamey s’élevaient à 5,28 millions de dollars. Le corridor, selon Tunis, devrait précisément servir à combler ce manque, en transformant la frontière de Ras Jedir en une porte d’entrée commerciale vers le Sahel et l’arrière-pays africain.

Il ne s’agit pas de l’ouverture immédiate d’une nouvelle route commerciale déjà fonctionnelle, mais plutôt de la transition vers une phase plus concrète, celle des études et de la planification, d’une stratégie par laquelle la Tunisie tente de réduire sa dépendance aux marchés européens traditionnels et de s’imposer comme une plateforme pour le commerce entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.

L. B.

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AGOA : un levier stratégique pour l’avenir commercial de l’Afrique

02. April 2026 um 12:33

Le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) par les États-Unis constitue un signal majeur pour l’économie africaine dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique. Pour la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, cette décision offre aux pays africains un cadre commercial plus prévisible, essentiel pour soutenir les exportations, stimuler les investissements et consolider la résilience économique.

En 2025, malgré l’escalade des rivalités commerciales, l’économie mondiale a démontré une capacité d’adaptation notable. Les chaînes d’approvisionnement se sont ajustées et les marchés sont restés largement interconnectés. Toutefois, les pressions ont été plus fortes pour les économies les plus fragiles, qui dépendent davantage d’un accès stable aux marchés internationaux.

Lire aussi — Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

Dans ce contexte, la reconduction de l’AGOA apparaît comme un facteur de stabilité. A rappeler que ce dispositif commercial préférentiel bénéficie aujourd’hui à 32 pays d’Afrique subsaharienne, dont 21 classés parmi les « pays les moins avancés ». Il soutient notamment les exportations dans les secteurs du textile, de l’agriculture et de la manufacture légère. Même si ces exportations représentent une part limitée des importations américaines, elles jouent un rôle crucial pour l’emploi, les recettes en devises et l’équilibre budgétaire des pays bénéficiaires.

Plus largement, ces décisions illustrent l’influence des grandes économies sur la stabilité du système commercial mondial. Dans un environnement marqué par la rivalité stratégique, les accords négociés restent possibles, comme en témoigne également l’accord d’association conclu entre l’Union européenne et les pays de l’Amérique latine, Mercosur.

Pour les pays en développement, la cohérence des règles commerciales demeure essentielle, en ce sens que le commerce reste un moteur de diversification économique et de création de valeur. Mais ces progrès reposent sur des politiques prévisibles et des cadres multilatéraux capables d’évoluer avec les transformations de l’économie mondiale.

À l’heure où l’Organisation mondiale du commerce (OMC) discute de réformes pour adapter les règles commerciales aux chaînes d’approvisionnement contemporaines et au commerce numérique, l’enjeu est on ne peut plus clair : maintenir la confiance dans un système fondé sur la coopération plutôt que sur la fragmentation.

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L’Allemagne, deuxième investisseur étranger en Tunisie avec 100 000 emplois à la clé

28. März 2026 um 12:44

À l’occasion du 70e anniversaire de leurs relations économiques, l’ambassade d’Allemagne à Tunis a publié un bilan chiffré qui donne la mesure d’une coopération bien ancrée et loin d’être symbolique.

Selon un communiqué publié par l’ambassade d’Allemagne en Tunisie, près de 300 entreprises allemandes sont actuellement actives sur le territoire tunisien, faisant de l’Allemagne le deuxième plus grand investisseur étranger dans le pays. Ces entreprises opèrent dans des secteurs aussi variés que l’industrie manufacturière, la filière automobile et les énergies renouvelables, à savoir trois domaines qui structurent une bonne partie de l’économie productive tunisienne.

L’empreinte sociale de ce tissu économique est loin d’être négligeable! Environ 100 000 emplois lui sont directement attribués, un chiffre que l’ambassade met en avant pour illustrer la dimension concrète, et pas seulement financière, de ce partenariat. Par ailleurs, sur le plan commercial, le volume des échanges bilatéraux s’établit à environ 5 milliards d’euros par an.  

Toujours selon le communiqué de l’ambassade, il sied de rappeler que les investissements directs allemands en Tunisie ont été évalués à 100 milliards d’euros en 2024. 

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Sidi Bouzid : 292 infractions relevées en novembre dernier

Von: walid
08. Dezember 2025 um 15:28
Sidi Bouzid : 292 infractions relevées en novembre dernier

Quelque 292 infractions économiques ont été relevées dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, durant le mois de novembre dernier à l’issue de 2564 visites d’inspection effectuées dans les commerces et marchés. Ces infractions concernent notamment les secteurs des fruits et légumes (98 infractions), des œufs et volailles (24), de l’habit (16), des restaurants et cafés […]

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L’UE mise sur le digital pour booster le commerce entre la Tunisie et l’Europe

05. Dezember 2025 um 12:25

L’Union européenne vient de lancer en Tunisie un programme régional de quatre ans destiné à moderniser les échanges commerciaux grâce au commerce digital. Objectif : soutenir la transformation numérique, harmoniser les cadres juridiques et ouvrir davantage les marchés aux PME tunisiennes.

L’Union européenne a dévoilé en Tunisie un nouveau programme régional, intitulé « Commerce digital et e-commerce dans la région MENA », qui s’étendra de 2025 à 2029. Cette initiative vise à dynamiser le partenariat économique entre la Tunisie et l’Europe en misant sur la transformation numérique et l’intégration régionale.

Financé conjointement par l’UE et l’Allemagne, le projet sera mis en œuvre par la GIZ Tunisie et le Centre du commerce international (ITC). Il ambitionne de créer un environnement propice au développement du commerce électronique, tout en générant de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les jeunes entrepreneurs.

Harmonisation juridique et outils transfrontaliers

Le programme s’attaque à plusieurs chantiers prioritaires :

  • Renforcement des stratégies nationales en matière de commerce électronique ;
  • Harmonisation des cadres juridiques avec les normes internationales ;
  • Développement d’outils transfrontaliers, tels que les paiements électroniques et la signature électronique.

Il prévoit également de fluidifier les procédures douanières et logistiques liées au e-commerce, afin de réduire les délais et les coûts de circulation des marchandises.

Booster l’accès des PME aux marchés internationaux

Une partie essentielle du projet concerne l’accompagnement des petites et moyennes entreprises tunisiennes. L’objectif est de renforcer leurs capacités, d’améliorer leur compétitivité sur les plateformes numériques et de faciliter leur accès aux marchés régionaux et européens.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération privilégiée entre la Tunisie et l’Union européenne. En misant sur le digital, les deux partenaires entendent revitaliser leurs échanges commerciaux et anticiper les évolutions du commerce mondial, largement tiré par l’économie numérique.

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Agroalimentaire et commerce : La grève générale du 10 décembre se confirme

03. Dezember 2025 um 11:49

Les employés des secteurs de l’agroalimentaire et du commerce se dirigent vers une grève sectorielle générale annoncée pour le 10 décembre.

La décision, actée lors de la réunion de la commission administrative sectorielle du 13 novembre, s’inscrit dans un climat de tension sociale entretenu depuis plusieurs semaines.

Aucune ouverture au dialogue

Selon Mohamed Barkati, secrétaire général intérimaire de la Fédération générale de l’industrie alimentaire, du tourisme et du commerce, aucune démarche n’a été entamée par les autorités ou la partie patronale pour convoquer les syndicats à la table des négociations.

Il affirme sur les colonnes d’Echaâb News, organe de presse de l’UGTT, que, faute d’échanges constructifs, les travailleurs estiment que la grève constitue aujourd’hui l’unique moyen de défendre leur droit à une revalorisation salariale.

La mobilisation reste totale dans les structures professionnelles concernées. Les militants et adhérents de la centrale syndicale considèrent que l’absence de dialogue social justifie un passage à l’action.

Les préparatifs s’intensifient au sein des unions régionales, où les assemblées du personnel se succèdent afin d’assurer une adhésion massive au mouvement.

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Commerce : Des progrès importants avec le Royaume-Uni

02. Oktober 2025 um 10:15

Les importations du Royaume-Uni en provenance de Tunisie ont atteint selon des chiffres actualisés en mai 2025, le montant de 489 millions de livres sterling (environ 1,9 milliard de dinars). Quant aux exportations britanniques vers la Tunisie, elles sont de 264 millions de livres sterling (environ 1 milliard de dinars).

Ces chiffres qui gagnent en volume soulignent les progrès des échanges bilatéraux entre les deux pays. Ces échanges sont encadrés depuis 2011 par un accord d’association Tunisie-Royaume-Uni et ont atteint 753 millions de livres sterling (2952 millions de dinars), témoignant de l’importance des liens économiques entre nos deux pays.

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